"De quoi se mêle l’Eglise ? L’Abbé Grosjean revient sur cette question souvent entendue, lors des récents débats de société. L’Eglise ne reste pas cantonnée à ses sacristies, mais veut servir le bien commun, le bien de tout homme et de tout l’homme. Voilà pourquoi elle peut et doit prendre sa place dans le débat public. Elle le fait non comme un lobby qui défendrait ses intérêts particuliers, mais comme un service, pour éclairer les consciences et les interpeller. Cette prise de parole libre, souvent à contre-courant des modes de pensée, des sondages, ou des discours officiels, est sans doute un des plus grands services que l’Eglise puisse rendre à la société."
PADREBLOG - #QUESTION JUIN 2013 par Padreblog
Ethique - Page 481
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De quoi l'Eglise se mêle-t-elle ?
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Aujourd'hui sur Euthanasie Stop - 26/06/2013
Que cache la peur des mots qu'on ne dit plus?
Publié par Oriane de Halloy (Infirmière)
Subversion, Perversion, Inversion, ... ou Conversion
Publié par Thierry LETHÉ (Médecin de famille)
Lire « Subversion, Perversion, Inversion, ... ou Conversion »A propos de l'euthanasie des mineurs
Publié par Christine de MONTPELLIER (Pédiatre)
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Autres articles en Néerlandais :
Wat is nu het echte probleem?
Publié par Dominiek SNEPPE (Lic. Godsdienstwetenschappen - Huismoeder)
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Euthanasie voor dementerenden ? Kritische bedenkingen
Publié par K. SOMERS (Bezorgd familielid)
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Euthanasie : quand des parlementaires se réveillent
Apparemment, les projets visant à élargir l'euthanasie, notamment aux mineurs, et à restreindre l'objection de conscience, sont loin de faire l'unanimité. Philippe Moureaux lui-même avoue être partagé et, au sein de la mouvance libérale, plusieurs mandataires font part de leurs réticences (LaLibre.be) :
Le débat divise aussi les libéraux. Ainsi, plusieurs sénateurs - Gérard Deprez, vice-président du MR, ancien président du PSC, président du MCC mais aussi Marie-Christine Marghem, également étiquetée MCC de même que des élus régionaux MR - disent leur réticence à l’égard des propositions déposées. C’est surtout le procédé parlementaire qui irrite Gérard Deprez : "J’ai signé ce texte parce que je considère que c’est une matière à ce point fondamentale et grave qu’il faut prendre le temps d’un débat serein. Je suis radicalement contre tout forcing parlementaire et radicalement contre toute manœuvre qui viserait à fixer un délai dans lequel on doit conclure."
Le texte cite notamment Nicolas Sarkozy : "Laissons la place au dialogue entre le malade, sa famille et le médecin. On n’est pas obligé de légiférer sur tout, tout le temps".
Les signataires posent aussi une série de questions :
- Est-il utile de légiférer sachant que, entre zéro et 5 cas d’euthanasie de mineurs ont été déclarés depuis 2002 aux Pays-Bas ?
- Peut-on justifier qu’un mineur soit capable de décider de sa mort ?
Les élus proposent d’autres voies : "Une partie importante du corps médical témoigne que de nombreuses personnes demandent l’euthanasie à cause d’un sentiment d’abandon plus que pour venir à bout d’une douleur physique. Différents services de soins palliatifs permettent d’accompagner les personnes dans leurs derniers instants. Mais la Belgique compte, à population égale, presque moitié moins de lits que la France dans ce type de service. N’est-il pas aussi urgent d’investir à ce niveau ?"
Les signataires rappellent en outre qu’aucun parti n’avait, dans leur programme de 2010, proposé un élargissement de la loi sur l’euthanasie.
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L'archevêque de Boston en renfort des évêques irlandais contre la légalisation de l'avortement
D'après le Vatican Insider :
L'archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, a pris fermement position contre le projet de légalisation partielle de l'avortement qui risque d'être voté au parlement irlandais. L'avortement est un crime; la vie humaine doit être protégée dès la conception. Dès l'instant où une personne vient à l'existence, ses droits doivent être respectés à commencer par celui de tout être innocent à la vie. Dès lors, l'archevêque encourage le mouvement pro-vie à se mobiliser pour sensibiliser la société aux enjeux éthiques.
Le projet de loi irlandais considère que l'interruption de grossesse est légitime lorsqu'il y a un "vrai" et "substantiel" risque pour la vie de la femme. Le reste de l'Europe considère les anomalies fœtales comme une raison légalement acceptable d'avorter. Mais les chefs religieux de l'Eglise catholique irlandaise craignent que les modifications de la législation pourraient faire davantage de concessions à la cause pro-avortement. Ils ont appelé les prêtres à concentrer leurs réflexions sur les principes fondamentaux de l'enseignement catholique sur la protection de la dignité humaine et la défense de la vie, toute vie humaine ayant une dignité unique et irremplaçable.
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Disney assaisonne les petits à la sauce homo
Lu sur le blog de Jeanne Smits :
Disney : lesbiennes pour tout-petits
La communauté LGBT aux Etats-Unis en est toute émue : la dernière saison de Good Luck Charlie, une sitcom pour enfants diffusée par le Disney Channel, comportera une petite famille avec deux mamans. Elle apparaîtra au cours d'un des épisodes où Charlie (une jeune fille) se lie d'amitié avec une petite fille tandis que les parents de l'héroïne tentent de se lier d'amitié avec ses « deux mamans » lesbiennes.
Un hic : alors que la paire lesbienne est jeune, moderne, rigolote, les « parents hétérosexuels » de Charlie sont aussi ringards qu'ennuyeux. Surtout le père. CQFD…
L'épisode a été élaboré sous l'étroite surveillance d'experts du développement enfantin et de travailleurs sociaux, assure un responsable de Disney Channel. « Comme tous les programmes de Disney Channel, il a été conçu en vue de correspondre aux intérêts des enfants et des familles dans le monde entier et pour promouvoir les thèmes de la diversité et de l'inclusion. »
La chaîne câblée annonce 1 million de spectateurs aux Etats-Unis dans le segment des 2-11 ans ; 300.000 d'entre eux ont moins de six ans.
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SIDA : les Mutualités Chrétiennes persistent et signent
Les Mutualités Chrétiennes persistent et signent. Pour parler des maladies sexuellement transmissibles, elles continuent à relayer tels quels les slogans de Info Sida, du type : « Le sexe, c’est où, avec qui, comme vous voulez. Mais toujours protégés ». Or, avec ce genre de slogan, on propage de plus en plus les maladies sexuellement transmissibles, ce que prouvent les statistiques en Belgique.
Voir : http://www.enmarche.be/Actualite/Echos_actualite/2013/Echos1499.htm#t2
Il est donc renversant qu'une Mutualité (se prétendant chrétienne en plus) se fasse le simple porte-voix de slogans qui ont comme seul résultat la propagation de maladies graves depuis des années. La sexualité est une trop belle chose que pour la confier aux seuls idéologues du sexe « où, avec qui et comme vous voulez ».
Nous avions déjà évoqué cela ICI
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Les Jong CD&V à la Gay Pride
Le CD&V, et en particulier le mouvement des jeunes Jong-CD&V s’est distingué cette année par une participation remarquée à la gay pride. A l’heure ou le CD&V se décide enfin à muscler son discours sur l’euthanasie des mineurs (pour raisons électorales ?), voilà un fait emblématique du double langage du parti envers les chrétiens. Une petite traduction (et photos) de la description par les jeunes CD&V eux-mêmes de l’évènement, qui fait la une de leur petit magazine à destination des membres :
Jong CD&V a défilé cette année pour la première fois avec une grosse délégation (et char inclus) à la « Gay pride » annuelle. Non pas pour exprimer quelque recrudescence de belgicisme (NDLR : bien entendu ! Qu’alliez-vous penser là !), mais pour transmettre un signal. Un signal qui est aussi clair que simple : Pour JongCD&V, toutes les familles comptent. Traditionnels Homme-Femme avec enfants, parents seuls et leurs pupille ou couples de papa-papa/maman-maman avec ou sans enfants. […]
Le groupe des Jong CD&V, qui a reçu le soutien apprécié de Steven Vanackere (NDLR : une des cautions cathos du parti) et Brigitte Grouwels, a reçu beaucoup d’attention grâce à son immense boule disco montée à l’avant d’un camion de pompiers. 2 excellents DJ’s ont veillé à ce que les calories liquides distribuées soient immédiatement brûlées en se trémoussant. Différentes personnes vinrent spontanément demander s’ils pouvaient recevoir l’un de nos magnifiques T-shirt (Note : le logo de Jong CD&V customizé aux couleurs arc-en-ciel). Le public a joyeusement fait la fête avec nous. […]Après cette édition plus que réussie, je me réjouis déjà de la prochaine édition pour pouvoir de nouveau en faire ensemble une grande fête. Je suis certain que le bouche-à-bouche fera en sorte que nous serons encore plus nombreux en 2014.
Pour rappel, quelques revendications de la Gay Pride de cette année :- Un cadre légal pour la gestation pour autrui protégeant les futurs parents homosexuels.
- Rejet de la possibilité d’objection de conscience des centres de fertilité pour la procréation médicalement assistée pour des homosexuels.
- Simplification de la procédure d’adoption de de reconnaissance de filiation à l’intérieur du couple homosexuel.
- Institution de la parenté sociale.Voilà un contraste flagrant avec l’attitude des partis français (Détail révélateur, le petit coeur "papa + papa", "Maman + Maman", "Papa+Maman" sur le char des jeunes-CD&V, l’exact contrepied du logo « manif pour tous »). Mais ne soyons pas naïfs, la différence entre l’attitude de l’UMP et du CD&V n’est due principalement qu’à une chose : la pression que leur mettent leurs électeurs respectifs. Force est de constater que nous avons de ce point de vue des leçons à recevoir de nos voisins.
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Ubi est Deus eorum (psaume 113) ?
Endormi pendant quelques siècles, l’Islam connaît aujourd’hui un « revival » étonnant, qui trouble l’ordre de nombreuses sociétés dans le monde. Le bulletin de l’ « aide à l’Eglise en détresse » a épinglé deux types de réaction face à ce phénomène : en Syrie, celle des puissances mondiales ou régionales qui se disputent le contrôle du moyen orient et, dans leur propre pays, celle des amis des pauvres Centrafricains, qui n’intéressent personne.
Marc Fromager ( AED France ) : « Syrie, ça suffit »
Depuis deux ans, la Syrie est exposée à la vindicte internationale et nous sommes priés d’assister silencieusement à l’anéantissement d’un des plus anciens pays au monde. Le dossier étant complexe et l’unanimité imposée, il est vrai que les voix discordantes étaient forcément mal vues. Or aujourd’hui, avec la décision américaine d’armer les rebelles et le suivisme européen et notamment français en la matière, le temps est venu de mettre fin à cette mascarade.
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Euthanasie : aller témoigner à la RTBF ?
Lundi 24 juin 2013
Dans le cadre du Journal Télévisé, la RTBF
lance un appel à témoins.
On parle régulièrement de l'extension de la loi sur l'euthanasie aux mineurs. Nous souhaitons consacrer un dossier sur ce thème délicat.
Nous voulons donner la parole à tous ceux qui sont confrontés à la mort d'un adolescent, d'un enfant et débattre avec eux de la mort et de l'euthanasie.
Nous souhaitons, avec respect mais sans tabou, aborder cette problématique.
Nous recherchons donc des témoignages de personnes qui ont été ou qui sont amenées à se poser des questions sur la fin de vie des jeunes.
Recueillir l'avis:
- des parents qui se posent des questions ou doivent répondre aux questions de leur enfant
- des adolescents qui auraient abordé la question de leur fin de vie
- des personnes qui les accompagnent dans ce cheminement.
Si vous vous sentez concerné de près par ce débat sur les jeunes, la mort et l'euthanasie, votre témoignage nous intéresse. -
La galère de la GPA en Inde
De la synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org :
Inde: le malaise de la GPA
En Inde, après Ahmedabad et Bombay, la ville de Bangalore devient "un centre majeur de GPA [gestation pour autrui]". K.R Chandrakanth, manager du Base Fertility Center, la clinique du Bangalore spécialisée dans cette pratique, annonce fièrement que depuis son ouverture en 2007, 110 bébés y sont nés. Mais si le recours aux mères porteuses est légal en Inde depuis 2002 et "théoriquement encadrée par un code de bonne conduite", ce " commerce des utérus reste controversé à Bangalore". L'adjoint au maire de cette ville avait d'ailleurs accusé "le patron de Base [fertility center] d'exploiter des femmes innocentes et de piétiner les valeurs morales indiennes".
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Mariage gay : défaitistes, les évêques français ?
C'est en tout cas l'avis de Massimo Introvigne (ICI) (traduction par nos soins) :
Mariage gay, la défaite des évêques français
Ce qui se passe dans l'Eglise catholique en France après les grandes manifestations contre la loi Taubira qui a introduit le mariage des couples homosexuels et leur droit à l'adoption n'est pas sans intérêt pour l'Italie où nous risquons d'assister bientôt au même scenario.
Résumons seulement, pour la commodité du lecteur, les derniers épisodes de cette saga. Le 4 juin: le Conseil «Famille et société» de la Conférence des évêques de France (CEF), présidée par l'évêque du Havre, Mgr. Jean-Luc Brunin, et qui comprend des évêques et des experts, publie un document intitulé «Poursuivons le dialogue !», où elle invite à la réconciliation entre ceux qui - également au sein du monde catholique - ont combattu dans des camps opposés sur la question du mariage de même sexe. Le 10 juin : diverses voix dans le monde catholique conservateur - pas nécessairement lié aux milieux dits «lefebvristes» - demandent que le CEF retire leur charge aux membres du Conseil Famille et Société, accusés d'enseigner une doctrine au sujet des unions de même sexe qui n'est pas conforme au Magistère de l'Eglise. Le 13 juin: le Conseil permanent de la CEF intervient qui - sans désavouer le Conseil «Famille et société» - et bien sûr sans révoquer ses membres - précise toutefois que, entre ceux qui manifestaient contre la loi Taubira et ceux qui manifestaient en sa faveur, l'Eglise n'est pas neutre; que ceux qui s'étaient opposés à une loi qui ouvre des «blessures» dans le corps social avaient raison, que leur engagement "n'est pas vain" et qu'il devra continuer en s'occupant «d'autres domaines où la vigilance est nécessaire pour le respect de la personne humaine», allusion évidente à la loi sur l'euthanasie à propos de laquelle le processus législatif est déjà en cours en France.
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S'éclater et puis mourir
Alors qu'en Belgique le débat sur l'euthanasie risque de déboucher rapidement sur un élargissement de la loi autorisant notamment le "suicide assisté" des mineurs, les Pays-Bas ne se privent pas de célébrer cette culture de mort comme on peut le lire ICI :
Lundi soir de nombreux Néerlandais seront vissés à leurs écrans de télévision pour voir un documentaire de 55 minutes sur la « mort choisie » de Priscilla Brouwer, euthanasiée à 26 ans pour ne pas subir la lente dégradation associée à la maladie héréditaire dont était morte sa propre mère alors qu'elle était encore enfant.Le film sera diffusé par une chaîne d'Etat, Nederland 2, sous le titre Nachtvlinder, « Papillon de nuit », le surnom de la jeune fille qui dès le diagnostic de sa maladie, à l'âge de 16 ans, a décidé de profiter de chaque instant, jour et nuit. Devenue une figure de la vie nocturne à Amsterdam, elle a tôt décidé qu'elle partirait lorsqu'elle estimerait « souffrir sans perspective » selon la terminologie officielle de la loi autorisant l'euthanasie, issue qu'elle avait envisagée et étudiée dès la maladie et la mort de sa propre mère.Le documentaire, goulûment filmé pour montrer la jeune Priscilla et tous ceux qui l'ont soutenue en exemple, la suit pendant ses derniers jours. Derniers jours décrétés inéluctables par la jeune femme lors de son 25e anniversaire : c'est là qu'elle estime souffrir davantage qu'elle ne tire de jouissance et de choses positives de la vie. Deux amies proches l'accompagnent dès lors dans ses démarches : aller voir le médecin de famille, par exemple, pour réclamer la mise à mort prochaine.Sans être en pleine forme, Priscilla n'en est pas pour autant en phase terminale. Mais elle dit préférer partir à 26 ans que d'attendre les quelques années de vie supplémentaire qu'elle pense pouvoir espérer dans un état diminué.Alors, elle s'offre ses derniers plaisirs. Un tour en taxi dans Amsterdam, pour saluer une dernière fois sa ville. Boire. « Cueillir le jour ». Pour ses 26 ans, elle va s'offrir une fête à tout casser, avant de partir définitivement le lendemain, entourée de ses amies.