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Eglise - Page 1451

  • Indonésie : la liberté religieuse de nouveau bafouée

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    Radio Vatican

    Des centaines d'extrémistes islamistes ont lancé une série de deux jours de protestations contre la construction de l'église catholique de Saint Stanislas Kostka à Kranggan, sous-district de Bekasi Regency, dans la province de Java-Ouest. Dans une situation très similaire à celle des fidèles de l'Eglise Yasmin – engagés dans une rude bataille avec les autorités de Bogor – les catholiques Kranggan sont susceptibles de voir leurs efforts réduits à néant, le processus d'obtention des permis a commencé en 2003 et toutes les obligations légales, y compris le funeste Imb ont été remplies. Toutefois, selon les manifestants, un édifice chrétien dans une région à majorité musulmane ne servirait qu’à «nourrir» l'affrontement interreligieux et mettrait en danger la coexistence pacifique entre les différentes religions. Lors des manifestations un peu plus tôt cette semaine, les extrémistes ont lancé un appel aux autorités en leur demandant de geler l’octroi de l’Imb (Izin Mendirikan Bangunan).

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  • Joseph Ratzinger : Pourquoi suis-je encore dans l’Eglise ?

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    Une réflexion exprimée à Munich le 4 juin 1970 et qui n’a rien perdu de son étonnante actualité, à l’heure où l’on parle à nouveau de réformer l’Eglise.  

    Le pape émérite était à l’époque titulaire de la chaire de dogmatique de l’université de Ratisbonne.  Quelques extraits de la conférence du futur Benoît XVI :

    «  J'aimerais (…) fournir une première réponse sous forme d'une analogie. (…) Nous avions dit qu'en examinant l'Eglise de trop près nous avions fini par perdre de vue l'ensemble. On peut approfondir cette idée en la rapprochant d'une image que les Pères de l'Eglise ont mise en évidence dans leur interprétation symbolique du monde et de l'Eglise. Ils expliquèrent que la lune figurait dans l'organisation du cosmos ce qu'était l'Eglise dans l'organisation du salut, au sein du cosmos intellectuel et spirituel. (…)

    L'Eglise reflète la lumière du Christ

    Pour les Pères, l'application à l'Eglise de la symbolique de la lune découlait de deux idées principales : d'une part de la correspondance entre la lune et la femme (la mère), d'autre part de l'idée que la lune n'est pas source de lumière, puisqu'elle la reçoit d'Hélios. Sans lui, elle ne serait qu'obscurité ; elle brille, mais sa lumière n'est pas sa lumière, c'est la lumière d'un autre. Elle est lumière et obscurité à la fois. Elle-même n'est qu'obscurité, mais elle dispense une clarté, qui lui vient d'un autre, dont la lumière se propage par son intermédiaire. C'est exactement en cela qu'elle représente l'Eglise, qui illumine bien qu'elle ne soit elle-même qu'obscurité : elle ne puise pas la lumière en elle-même, mais elle la reçoit du véritable hélios, le Christ, si bien qu'elle peut, bien qu'elle ne soit elle-même qu'un amas de pierre (...), éclairer les ténèbres dans lesquelles nous vivons de par notre éloignement de Dieu — « la lune nous raconte le mystère du Christ » (Saint Ambroise).

    L'astronaute ou la sonde lunaire ne découvrent sur la lune qu'un désert, des pierres, du sable et des montagnes, mais aucune source de lumière : la lune n'est en définitive que cela, elle n'est qu'un désert de sable et de pierres. Et pourtant, elle est, non pas en soi, mais parce qu'elle reçoit et réfléchit la lumière, source de lumière et elle le reste à l'époque des voyages dans l'espace. (…) Alors je pose la question : n'avons-nous pas là une image véritable de l'Eglise ? [1]

    L'Eglise est l'Eglise du Christ

    Ce que recouvre cette image me paraît être essentiel. Néanmoins (…) j'aimerais l'expliquer en m'appuyant sur une autre observation. (…) Notre Eglise ainsi que toutes les nombreuses églises se sont substituées à Son Eglise ; chacun a désormais la sienne. Les églises sont devenues nos entreprises dont nous sommes fiers ou dont nous avons honte ; beaucoup de petites propriétés privées se juxtaposent, il ne s'agit que de nos églises « à nous », que nous bâtissons nous-mêmes, qui sont nos œuvres et nos propriétés, et que nous voulons donc en conséquence transformer ou maintenir en place. Derrière « notre église » ou aussi derrière « votre église », « Son Eglise » a disparu. Mais la seule qui compte, c'est la Sienne et, si elle n'existe plus, alors notre église doit aussi démissionner. Une église qui ne serait que la nôtre serait une entreprise vaine et puérile (…).

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  • 3 juillet : l'apôtre Thomas

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    1215005756381.jpgLors de l'Audience générale du 27 septembre 2011, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse à l’apôtre Thomas que l'on fête aujourd'hui, 3 juillet.

    Chers frères et sœurs,

    Poursuivant nos rencontres avec les douze Apôtres choisis directement par Jésus, nous consacrons aujourd'hui notre attention à Thomas. Toujours présent dans les quatre listes établies par le Nouveau Testament, il est placé dans les trois premiers Evangiles, à côté de Matthieu (cf. Mt 10, 3; Mc 3, 18; Lc 6, 15), alors que dans les Actes, il se trouve près de Philippe (cf. Ac 1, 13). Son nom dérive d'une racine juive, ta'am, qui signifie « apparié, jumeau ». En effet, l'Evangile de Jean l'appelle plusieurs fois par le surnom de «Didyme» (cf. Jn 11, 16; 20, 24; 21, 2), qui, en grec, signifie précisément « jumeau ». La raison de cette dénomination n'est pas claire.

    Le Quatrième Evangile en particulier, nous offre plusieurs informations qui décrivent certaines caractéristiques significatives de sa personnalité. La première concerne l'exhortation qu'il fit aux autres Apôtres lorsque Jésus, à un moment critique de sa vie, décida de se rendre à Béthanie pour ressusciter Lazare, s'approchant ainsi dangereusement de Jérusalem (cf. Mc 10, 32). A cette occasion, Thomas dit à ses disciples : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ! » (Jn 11, 16). Sa détermination à suivre le Maître est véritablement exemplaire et nous offre un précieux enseignement : elle révèle la totale disponibilité à suivre Jésus, jusqu'à identifier son propre destin avec le sien et à vouloir partager avec Lui l'épreuve suprême de la mort. En effet, le plus important est de ne jamais s’écarter de Jésus. D'ailleurs, lorsque les Evangiles utilisent le verbe « suivre » c'est pour signifier que là où Il se dirige, son disciple doit également se rendre. De cette manière, la vie chrétienne est définie comme une vie avec Jésus Christ, une vie à passer avec Lui. Saint Paul écrit quelque chose de semblable, lorsqu'il rassure les chrétiens de Corinthe de la façon suivante : « Vous êtes dans nos cœurs à la vie et à la mort » (2 Co 7, 3). Ce qui se produit entre l'Apôtre et ses chrétiens doit, bien sûr, valoir tout d'abord en ce qui concerne la relation entre les chrétiens et Jésus lui-même : mourir ensemble, vivre ensemble, être dans son cœur comme Il est dans le nôtre.

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  • François : bon sang, mais c'est bien sûr !

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    IOR, Curie, nominations, Lampedusa, discours et prédications incisives... Les plus perspicaces commenceraient-ils à voir où le pape veut aller ? C'est ce que l'on peut penser à la lecture d'un article du journaliste espagnol J.L. Restan traduit sur le site de notre amie de Benoît-et-moi. C'est à lire ici : http://benoit-et-moi.fr/2013-II/articles/tout-devient-clair.html

  • IOR : on fait le ménage

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    Cité du Vatican, 2 juillet 2013 (VIS). Hier soir a été diffusé par la Salle de Presse du Saint-Siège un communiqué exposant les derniers changements survenus au IOR:

    Après de longues années de service, dans l'intérêt de l'institut et du Saint-Siège, le Directeur M.Paolo Cipriani, et le Vice Directeur M.Massimo Tulli ont présenté leur démission, aussitôt acceptée par le Conseil de supervision et par la Commission cardinalice. Ces organes ont demandé au Président M.Ernst von Freyberg d'assumer leur intérim. L'Autorité de contrôle financier et la Commission spéciale nommée le 26 juin ont pris acte. Le Président, est désormais assisté de M.Roland Marracini à la vice présidence, tandis que M.Antonio Montaresi sera en charge du contrôle et mise en conformité des opérations et des projets. Tous deux ont acquis leurs compétences dans le secteur bancaire en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Le Président, après avoir remercié Mr.Cipriani et M.Tulli pour l'application manifestée durant leur activité, s'est félicité de l'arrivée de M.Marranci et de M.Montaresi, dont il a salué l'excellence professionnelle. Puis il a tenu à rappeler que depuis 2010 la direction oeuvre sérieusement à aligner le IOR sur les standards internationaux en matière d'anti-recyclage. Au-delà des résultats acquis et de progrès largement dus aux organismes directifs et au personnel du IOR, il est clair que l'accélération du processus nécessite une nouvelle direction. Par ailleurs le Conseil de supervision a engagé les démarches destinées à pourvoir les postes de Directeur et Vice Directeur. En mai le Président du Conseil de supervision a chargé le Promontory Financial Group de renforcer le dispositif anti-recyclage de l'institut selon sept axes de travail, de manière à contrôler efficacement les rapports avec la clientèle. Le Président Freyberg a en outre demandé à Mme.Elizabeth McCaul et à M.Raffaele Cosimo (PFG pour l'Europe) d'assumer la charge de conseillers à la gestion du IOR. Rappelons que le IOR, un organisme créé en 1942 par décret pontifical, a pour mission statutaire d'aider le Saint-Siège et l'Eglise catholique de par le monde. Il protège le patrimoine d'un nombre précis et défini de personnes physiques et juridiques affiliées à l'Eglise, selon les normes du droit canonique et la législation de l'Etat de la Cité du Vatican. La gouvernance du IOR se compose d'une Commission cardinalice, d'un Prélat, d'un Conseil de supervision et d'une Direction. Le IOR, qui compte 114 employés, dispose d'un siège unique sur le territoire de l'Etat du Vatican.

  • L'autre suaire

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    Manoppello.jpgL'autre suaire (via Famille de Saint-Joseph)

    Évoquer « le suaire » revient à faire référence au fameux linceul de Turin. Il existe pourtant à Manoppello, en Italie, un autre suaire, représentant le Christ ressuscité… Sr Véronique-Marie nous en livre les secrets et l'histoire.

    Épisode 1 ; Épisode 2 ; Épisodes 3 et 4

  • Le choix de Benoît XVI, un merveilleux exemple de relation avec Dieu en conscience

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    Lors du dernier Angelus, le Pape a évoqué un "merveilleux exemple" de relation avec Dieu en conscience, celui de Benoît XVI "lorsque le Seigneur lui a fait comprendre dans la prière, quel était le pas qu'il devait faire. Il a suivi sa conscience avec un grand discernement et un grand courage, c'est-à-dire la volonté de Dieu qui parlait à son cœur". Cet exemple "nous fait beaucoup de bien, c'est un exemple à suivre". (VIS)

  • ONU : Non à la politique anti-vie

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    (Zenit.org - Hélène Ginabat - Anne Kurian) - La santé n’est pas « la santé simplement sexuelle et reproductive », rappelle le Saint-Siège, qui dénonce « la destruction délibérée et systématique de la vie humaine naissante ».

    Mgr Francis A. Chullikatt, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies de New-York, a pris la parole lors de la IVe session du Groupe de travail sur les objectifs du développement durable, sur le thème « La santé, dynamique des populations » le 19 juin 2013.

    L'accès à la santé pour tous

    Le Saint-Siège entend « promouvoir un réel accès aux soins de santé tout au long de la vie, de la conception jusqu'à la mort naturelle », explique Mgr Chullikatt.

    C’est pourquoi il invite les États à « aller au-delà d'une logique épuisée, stéréotypée et fatale qui réduit cet objectif à la santé simplement sexuelle et reproductive, ce qui masque un défaitisme nihiliste, faisant passer pour un « service » de santé la destruction délibérée et systématique de la vie humaine naissante ».

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  • Lumen fidei, la première encyclique de François, sera présentée vendredi

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    (Anita Bourdin - Zenit.org) - "Lumière de la foi" - "Lumen Fidei" - : c'est le titre de la première encyclique du pape François qui sera présentée vendredi prochain, 5 juillet, au Vatican, dans le cadre de l'Année de la foi.

    Elle sera publiée en français, espagnol, italien, anglais, allemand et portugais, pour commencer. 

    Le pape a dit lui-même - avec une métaphore musicale - qu'elle avait été "écrite à quatre mains" : le pape François a décidé d'assumer le texte et de le compléter le texte commencé par Benoît XVI. Le Vatican indique qu'elle ne sera pas longue.

    L'encyclique sera présentée par le cardinal Marc Ouellet, P.S.S., préfet de la Congrégation pour les évêques, Mgr Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation. 

    Le pape François avait annoncé son texte aux membres du XIIIe Conseil ordinaire du secrétariat général du synode des évêques, le 13 juin dernier.

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  • La Vierge apparaît-elle en Lorraine ?

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    D'un ami, Jean-Pierre Snyers :

    Les « apparitions » de la Vierge en Lorraine

    La Vierge est-elle déjà apparue en Lorraine? Oui, si on en croit la liste ci-après. Cela dit, la plus grande prudence s'impose. Sur les 2400 lieux d'apparitions recensés à travers le monde, l'Eglise n'en reconnaît qu'une vingtaine. La plupart du temps aucune décision positive ou négative n'est prise par l'évêque du lieu et une reconnaissance des faits n'intervient qu'après une longue et minutieuse enquête. A titre d'information, voici donc 15 localités où de supposées apparitions ont été signalées...

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  • Pas de chanson pro-euthanasie à l'église de Putte

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    Un ami attentif nous écrit :

    Alors qu'un enquête a révèlé qu'une majorité de chrétiens flamands osent de moins en moins s'affirmer comme tels, et qu'une partie significative d'entre eux ne s'oppose plus ni à l'avortement, ni à l'euthanasie, voilà un petit sursaut révélateur :  s'il existe encore en Flandre quelques chrétiens osant réclamer un minimum de décence envers les convictions catholiques dans les murs mêmes de l'Eglise, ils ne peuvent désormais plus le faire sans mériter pour cela au minimum les manchettes du Nieuwsblad... En d'autres termes, l'exposition au pilori de la bienpensance.

    La chanson "Oud en Versleten" d'Yevgueni ne résonnera pas à l'enterrement d'Anna de Wachter (88) à l'église de Putte, d'après le Nieuwsblad.

    "Ma belle-mère était depuis 10 ans dans la maison de repos et avais depuis 7 ans la maladie d'Alzheimer", dit Ludo Geerts de Duffel, beau-fils d'Anne de Wachter (88) décédée la semaine dernière. "Elle ne savait plus où elle était, ce qu'elle faisait, comment elle était. Mais elle avait une constitution de fer. Les médecins étaient étonnés qu'elle ait survécu si longtemps. Quand elle est décédée mardi, nous étions tous auprès d'elle".

    C'est justement parce qu'ils avaient vu Anna décliner durant tant de temps que Ludo Geerts et sa femme ont choisi la chanson "oud en versleten" de Yevgueni. "Si je suis vieux et usé, que mon cerveau est déjà mort mais mon corps ne veut rien en savoir et continue à vivre en apparence, donnez-moi s'il vous plaît une petite piqûre ou  poussez moi doucement par la fenêtre. Je vous écrirai à l'avance une petite lettre pour dire que c'était un accident". '"Ma belle-mère était usée", dit Ludo Geerts.

    La chanson ne résonnera cependant pas durant l'enterrement, malgré le souhait de la famille. Le curé et le conseil paroissial entier ont opposé leur veto. Il trouvent en effet le chant inapproprié, car il "fait de la publicité" pour l'euthanasie.

  • Mariage gay : le cardinal Ruini tacle la Cour Suprême des Etats-unis

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    Le cardinal Camillo Ruini a été interviewé par Il Foglio (via Chiesa espresso (S. Magister). Le cardinal a été secrétaire puis président de la conférence des évêques d’Italie et pendant dix-sept ans vicaire du diocèse de Rome, d’abord sous le pontificat de Jean-Paul II puis sous celui de Benoît XVI. : 

    MARIEZ-VOUS COMME LE VEUT LA NATURE

    “L’égalité comprise comme étant la négation de toute différence est quelque chose qui va contre la réalité”, a affirmé au "Foglio" le cardinal Camillo Ruini, commentant la décision par laquelle la cour suprême des États-Unis a déclaré inconstitutionnelle une partie du "Defense of Marriage Act", la loi qui définissait le mariage comme étant exclusivement l’union d’un homme et d’une femme sous la juridiction fédérale.

    “Nous nous faisons des illusions si nous croyons pouvoir annuler la nature par une décision individuelle ou collective”, ajoute encore celui qui fut vicaire de Rome et président de la conférence des évêques d’Italie.

    Q. – La décision prise par la cour suprême semble confirmer que nous sommes confrontés à une avalanche impossible à arrêter qui va surmonter toute exception à propos de l’égalité entre mariage hétérosexuel et mariage homosexuel. Est-ce là le terrain sur lequel s’organisera le débat relatif au développement de la civilisation au XXIe siècle ?

    R. – Je pense vraiment que oui. Bien évidemment, la question des mariages homosexuels s’insère dans le problème plus vaste de la conception que nous avons de l’homme, c’est-à-dire de ce qu’est la personne humaine et de la manière dont elle doit être traitée.

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