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Eglise - Page 680

  • Le désir de plaire au monde : l'erreur fatale de Vatican II

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    Du blog d'Aldo Maria Valli en traduction française sur le le site "Benoît et moi" :

    Le concile et cette erreur fatale

    Le thème du Concile Vatican II ressemble à un fleuve karstique. Même si pendant longtemps il n’émerge pas à la surface, nous savons qu’il est là et marque en profondeur notre appartenance à l’Église. Puis, lorsqu’il se manifeste à nouveau, comme cela s’est produit récemment avec le débat lancé par Mgr Carlo Maria Viganò, le thème est systématiquement passionné et clivant. Parce que c’est un thème incontournable.

    Pour beaucoup de gens de ma génération (je suis né en 1958), le Concile pendant des décennies n’était pas un problème: c’était simplement un fait. Né et élevé dans l’Église post-conciliaire, j’ai longtemps vu dans le Concile quelque chose d’inéluctable : il fallait qu’à un certain moment l’Église fasse certains choix.

    Plus tard, lorsque j’ai commencé à étudier l’Église pré-conciliaire et à prendre conscience de la confrontation et des blessures qui ont marqué les assises conciliaires, j’ai oscillé entre deux tendances: d’un côté, une sorte de regret de ne pas avoir pu vivre une période qui a dû être difficile mais aussi enthousiasmante, et de l’autre, le désir de mieux comprendre le point de vue de ceux qui, en contradiction avec l’esprit de l’époque, mettaient en garde contre les résultats du Concile et l’usage qui en serait fait à l’avenir.

    Maintenant que j’approche de la vieillesse et que je ressens le besoin d’aller à l’essentiel de la foi, il me semble que je peux dire, en toute humilité et en tant que simple baptisé, que le Concile a été mû par une erreur fatale: le désir de plaire au monde.

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  • La vidéo virale d'un chant grégorien interprété dans une cage d'escalier

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    D'Aleteia.org (Timothée Dhellemmes) :

    Ils interprètent un chant grégorien dans une cage d’escalier, leur vidéo devient virale

    Kings Return Music

    06 juillet 2020

    Ce n’est pas la première fois que les quatre membres du groupe « Kings Return » publient une vidéo depuis leur cage d’escalier. Mais ce coup-ci, ils ne s’attendaient probablement pas à un tel engouement. Ils se présentent comme un groupe musical d’amis, créé en 2016, et expliquent ainsi le nom  « Kings Return » qu’ils ont choisi : « Cela nous rappelle d’être le gardien de notre frère et de rendre hommage à notre roi, Jésus, qui a lui-même promis de revenir ».

  • Etats-Unis : des églises catholiques incendiées

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    Deux cas :

  • La Parole va-t-elle rester entassée dans nos greniers et y pourrir ? (homélie pour le 15ème dimanche du temps ordinaire)

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    Homélie de l'abbé Christophe Cossement (sur son blog) :

    Les aventures de la Parole à semer

    homélie du 15e dimanche A, 12 juillet 2020

    Quand Jésus raconte cette parabole du semeur, il y a déjà quelques temps que les apôtres l’accompagnent, et ils ont eu l’occasion de constater la diversité des réponses à Jésus. Ils ont vu certains l’accueillir inconditionnellement dans leur vie, au point de changer de façon de penser et de comportement. Ils ont éprouvé avec peine le refus sur lequel Jésus a butté plus d’une fois. Mais aussi toute la gamme des accueils enthousiastes qui se sont terminés en abandon ou en indifférence. Et aujourd’hui nous nous posons les mêmes questions que les apôtres et nous nous demandons : que faut-il pour que nos enfants, nos petits-enfants, nos amis, nos collègues accueillent aussi l’Évangile dans leur vie ?

    Dans cette parabole, Jésus nous fait connaître le cœur humain et ses réactions quand la Vérité en personne vient à lui. Il décrit des attitudes néfastes à la Parole qui sont de toujours, mais qui sont grandement amplifiées par la culture contemporaine. Aujourd’hui, le diable a facile d’enlever la Parole dès qu’elle semée, avant même qu’elle ne touche un cœur. Dans la culture du zapping, on est encouragé à être « l’homme d’un moment » (Mt 13,21), qui ne trouve pas utile de persévérer dans la difficulté, encore moins dans la persécution. Et que dire de la séduction des gadgets technologiques, des voyages fascinants, des loisirs toujours plus divers et palpitants, qui forcément accaparent notre cœur et étouffent la Parole.

    Ce n’est pas étonnant que l’Église connaisse de grandes difficultés au milieu d’une telle culture qui produit tant de terres impropres à la Parole. Il y a un défi spécial pour elle à prémunir ses enfants de toutes ces tendances qui étoufferont à coup sûr le bon grain semé. Souvent nous n’en sommes pas conscients. Nous parlons peu du combat pour garder la foi. Et c’est sûrement pour notre temps que Jésus a dit : « le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la Terre ? » (Lc 18,8).

    Néanmoins, nous devons encore nous laisser interpeller nous-mêmes. Car bien qu’il soit difficile à la Parole de s’enraciner durablement dans les cœurs, encore faut-il qu’elle soit semée ! Et là, on peut dire que notre Église a bien péché. Il n’y a pas si longtemps que parler d’évangéliser était vu comme une insulte. Sûrement, ça serait du prosélytisme, et il faudra cesser ces pratiques, dans un esprit d’ouverture… Avec tout ça, la Parole reste entassée dans nos greniers, et elle pourrit là, bien gardée à l’abri de toute critique. Ce n’est pas cela que le Seigneur veut.

    Ô Christ, donne-nous l’élan d’être disciples missionnaires ! Permets-nous de dire sans honte notre amour pour toi ! Permets-nous d’être quelque peu incorrects, donne-nous des occasions d’interpeller ceux que nous croisons et de leur dire : est-ce vraiment parce que tu as réfléchi que tu estimes que Dieu ne doit pas être cherché ni aimé ? Crois-tu que, parce que tout le monde est indifférent, tu as raison de l’être aussi ? Si Dieu existe et qu’il t’aime, prendras-tu le risque de bouder son amour sans lui répondre ? Est-ce vraiment raisonnable de faire passer le Seigneur après tant de choses ?

    Ce n’est pas facile de parler ainsi car nous sommes dans une culture libérale individualiste, où la grande question pour chacun ce sont mes petites affaires. Mais c’est vraiment une triste perspective, celle d’essayer de tirer son épingle du jeu jusqu’à ce que la mort un jour nous emporte. Alors que nous sommes tant aimés, alors qu’un cœur divin attend notre réponse !

    Ô Christ, guéris nos cœurs ! Nous te le demandons avec confiance, car le Père a dit par le prophète Isaïe : « ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. » (Is 55,11)

  • Des terroristes incendient une église catholique dans le nord du Mozambique

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    De  sur le site de l'Observatoire de la Christianophobie :

    Mozambique : des terroristes incendient une église catholique dans la province de Cabo Delgado

  • Le port du masque obligatoire dans les églises

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    De cathobel.be :

    Le port du masque généralisé dans les églises

    par 

    L’Eglise catholique s’aligne sur la décision prise par le Comité de concertation et rend le port du masque obligatoire lors des offices et, de manière générale, dans l’ensemble des églises du pays. Le port du masque sera effectif dès le samedi 11 juillet.

    Dès cette date, les personnes qui refusent ou négligent de porter un masque dans un lieu public encourent le risque d’être sanctionnées pénalement. La Conférence des évêques de Belgique précise, dans un communiqué, que le port du masque n’empêche pas de se conformer aux autres mesures sanitaires en vigueur, parmi lesquelles le lavement régulier des mains et le maintien d’une distance sociale d’un mètre cinquante.

    Pour rappel, depuis le 1er juillet, 200 personnes maximum sont autorisées à se rassembler dans un lieu de culte, pour autant que la capacité des locaux le permette et moyennant le respect de la distanciation sociale.

    Le protocole mis en place lors des célébrations liturgiques est consultable ici.
    Le communiqué officiel publié par la Conférence des évêques de Belgique en date du 10 juillet est accessible ici.

    Sur cathobel également : Opinion – La culture du masque … plutôt la dictature du masque et de la peur !

  • Allemagne : les facultés de théologie et les séminaires se dépeuplent à un rythme inquiétant

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    De Cyprien Viet sur Vatican News :

    La crise des vocations sacerdotales s’amplifie en Allemagne

    10 juillet 2020

    L’Église catholique en Allemagne fait face à une forte diminution du nombre d’ordinations, dans le contexte de la pandémie de coronavirus mais aussi, plus largement, d’une sécularisation massive.

    L’Église catholique en Allemagne voit ses facultés de théologie et ses séminaires se dépeupler à un rythme inquiétant. Le nombre d’ordinations sacerdotales est à nouveau très faible cette année, avec seulement 57 ordinations sacerdotales pour les diocèses allemands cette année, un chiffre à peine plus élevé que les 55 ordinations de l’an dernier.

    La pandémie de coronavirus a posé des problèmes logistiques et provoqué le renvoi de certaines célébrations, mais la tendance globale est clairement à la baisse, selon les données présentées par le quotidien Augsburger Allgemeine, et relayées par l’agence Kath. La baisse est continue depuis les années 1960, à l’image d’une société allemande qui s’est progressivement détachée du fait religieux, y compris désormais dans des Länder comme la Bavière, traditionnellement considérée comme un bastion catholique, alors que les territoires de l’ex-Allemagne de l’Est sont marqués par un fort taux d’athéisme depuis plusieurs décennies.

    Une baisse continue depuis 60 ans

    En 1962, l’Allemagne avait enregistré 557 ordinations, et seulement 303 en 1970.  La baisse allait se poursuivre durant les décennies suivantes, avec dans les années 1990 entre 139 et 295 ordinations, puis dans les années 2000 entre 81 et 131. La relative stabilisation enregistrée en France, avec une centaine d’ordinations par an depuis une quinzaine d’années, ne se retrouve pas en Allemagne où la diminution se poursuit.

    «Il s’agit d’une tendance alarmante, commente Thomas Sternberg, président du Comité central des catholiques allemands (Zdk). L’an dernier, il y a eu une ordination pour 11 prêtres partis à la retraite», explique-t-il. Cette donnée rejoint le constat d’une augmentation des sorties d’Église, un phénomène massif outre-Rhin, mais dont les motivations sont parfois fiscales, et non pas seulement spirituelles, car l’affiliation officielle à une Église suppose le paiement d’un impôt.

    Plus de 272 000 catholiques ont quitté leur Église en 2019, soit 26% de plus qu’en 2018. Les affaires d’abus sexuels commis par des membres du clergé catholique semble avoir accentué ce phénomène de désaffiliation mais certains observateurs remarquent que le nombre de sorties d’Église, est à peu près équivalent concernant l’Église protestante avec environ 270 000 départs annuels selon les données les plus récentes. La sécularisation est donc un mouvement de fond qui dépasse les différences institutionnelles.

  • Un tiers des catholiques allemands envisagent de quitter l'Eglise

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    Du National Catholic Register :

    Un sondage révèle que 30% des catholiques allemands envisagent de quitter l'église

    L'enquête fait suite à la publication des chiffres officiels le mois dernier, qui ont montré qu'un nombre record de catholiques ont officiellement quitté l'Église en Allemagne en 2019.

    Catholic News Agency

    9 juillet 2020

    BERLIN, Allemagne - Un sondage publié jeudi a révélé que 30% des catholiques allemands envisagent de quitter l'Eglise.

    Le sondage, mené par l'institut de recherche INSA Consulere pour l'hebdomadaire catholique Die Tagespost, a indiqué que près d'un tiers des personnes interrogées étaient d'accord avec la déclaration "Je suis membre de l'Eglise et je peux imaginer de quitter l'Eglise bientôt".

    Les chercheurs ont déclaré le 9 juillet que 54% des catholiques étaient en désaccord avec cette déclaration, 9% ont déclaré ne pas savoir et 7% n'ont pas donné de réponse, a rapporté CNA Deutsch, le partenaire d'information en langue allemande de CNA.

    L'enquête fait suite à la publication de chiffres officiels le mois dernier, qui ont montré qu'un nombre record de catholiques ont officiellement quitté l'Eglise en Allemagne en 2019.

    Selon les statistiques, 272 771 personnes ont quitté l'Eglise catholique l'année dernière, ce qui représente une augmentation significative par rapport au chiffre de 2018 (216 078).

    Certaines de ces personnes qui quittent officiellement l'Église catholique en Allemagne cherchent à éviter de payer l'impôt ecclésiastique du pays. Si une personne est enregistrée comme catholique, 8 à 9 % de son impôt sur le revenu est versé à l'Église. La seule façon pour eux de ne plus payer l'impôt est de faire une déclaration officielle de renonciation à leur appartenance à l'Église. Il n'est alors plus autorisé à recevoir les sacrements ou à recevoir une sépulture catholique.

    Les chercheurs ont également interrogé des membres de l'Église évangélique en Allemagne (EKD), un organisme représentant 20 groupes protestants, dont des luthériens. Ils ont constaté que 26 % des personnes interrogées envisageaient de partir.

    L'EKD a également publié des statistiques officielles le mois dernier, montrant que le nombre de ses membres a considérablement diminué en 2019, passant de 21,14 millions en 2018 à 20,7 millions en 2019, soit une baisse de 440 000.

    L'Église catholique en Allemagne s'est engagée dans une "voie synodale" réunissant laïcs et évêques pour discuter de quatre grands thèmes : la manière dont le pouvoir est exercé dans l'Église, la morale sexuelle, le sacerdoce et le rôle des femmes.

    Les évêques allemands ont d'abord déclaré que le processus se terminerait par une série de votes "contraignants", ce qui a suscité des inquiétudes au Vatican, qui craint que les résolutions ne remettent en cause l'enseignement et la discipline de l'Église.

    En juin 2018, le pape François a envoyé une lettre de 28 pages aux catholiques allemands, les exhortant à se concentrer sur l'évangélisation face à "l'érosion et la détérioration croissantes de la foi".

    Après des échanges entre la conférence des évêques et les responsables du Vatican, la première assemblée synodale a eu lieu à Francfort fin janvier.

    La deuxième réunion, prévue en septembre, a été reportée à février 2021 en raison de la crise du coronavirus. Les organisateurs ont décidé que la "Voie synodale" se terminera probablement en février 2022, plutôt qu'en octobre 2021, comme prévu initialement.

    Les chercheurs de l'INSA Consulere ont interrogé 2 040 adultes pour l'enquête Tagespost du 3 au 6 juillet.

  • Une statue du Sacré-Coeur a disparu à Saint-Jean-Sart

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    D'Adrien Renkin sur SudInfo.be :

    La statue du Sacré-Cœur de Saint-Jean-Sart a été volée: ce Christ, en plâtre, venait d’être totalement restauré et replacé il y a trois semaines

    9 Juillet 2020

    Vendredi dernier, la statue du Sacré-Coeur de Saint-Jean-Sart dans la commune d’Aubel a disparu. Le Christ en plâtre ne s’est pas volatilisé tout seul, quelqu’un l’a déboulonné. Un acte qui heurte le comité qui venait de le remettre à neuf.

    La statue a disparu.
    La statue a disparu. - D.R.

    Lorsqu’une statue du Christ disparaît, il n’y a que deux possibilités. Soit il s’agit d’un miracle, soit d’un vol odieux. (...) La statue du Sacré-Cœur de Saint-Jean-Sart a en effet disparu entre jeudi dernier et vendredi et elle n’a toujours pas refait surface.

  • USA : L'idéologie et l'industrie de l'avortement au détriment de la santé des femmes

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    ETATS UNIS : L’IDÉOLOGIE ET L’INDUSTRIE DE L’AVORTEMENT, AU DÉTRIMENT DE LA SANTÉ DES FEMMES

    07 juillet 2020

    Regrettant la décision de la Cour Suprême rendue la semaine dernière (cf. Etats-Unis : La Cour Suprême invalide une loi sur l’avortement), l'archevêque Joseph Naumann de Kansas City, président du Comité des activités pro-vie de la Conférence des évêques catholiques américains rappelle qu' « en plus de la vie des enfants à naître, la santé et le bien-être des mères sont d'une importance vitale ». Il a déclaré : « Nous nous opposons à l'avortement parce que nous croyons qu'il prend la vie d'un enfant - à chaque fois ; mais nous pensons aussi que si [il est réalisé], nous devons au moins protéger la santé de la mère », seconde victime de l’avortement.

    La Cour a supprimé l’exigence qui imposait que les médecins pratiquant des IVG dans des centres prévus à cet effet soient titulaires d’une autorisation d’exercer dans un hôpital situé à moins de 50 kilomètres du lieu de l’opérationL’archevêque estime que « c'était une exigence raisonnable que la Cour n'a pas maintenue » semblant ainsi donner la priorité aux profits de l'industrie de l'avortement sur la santé des femmes. « Malheureusement, l'industrie de l'avortement réalise des profits énormes » et elle est soutenue par une idéologie qui prétend à l’existence d’un « droit à l'avortement » qui l'emporte sur toute autre préoccupation, « y compris les services de santé ».

    Reconnaissant qu’ « en ce moment, nous sommes dans un climat où nous n'avons pas... cette protection des enfants à naître », l’archevêque lance un appel : « Ce que nous ne pouvons pas faire avec la loi, nous pouvons le faire avec l'amour ». Il a évoqué une initiative nationale, Marcher avec les mères dans le besoin, visant à évaluer les services disponibles pour les femmes confrontées à des grossesses difficiles et à déterminer comment l'Église peut mieux soutenir les femmes dans ces situations.

    L'archevêque insiste : « Nous pouvons sauver des vies avec l'amour, que nous ne pouvons pas protéger avec les lois actuelles ».

    Pour aller plus loin :

  • Deux arrêts de la Cour suprême des Etats-Unis en faveur de la liberté religieuse

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    De zenit.org :

    Objection de conscience aux Etats-Unis: victoire des Petites sœurs des pauvres

    « Deux arrêts en faveur de la liberté religieuse »

    « Deux arrêts de la Cour suprême en faveur de la liberté religieuse », titre Radio Vatican, ce  9 juillet 2020, après la victoire des Petites soeurs des pauvres et de deux écoles catholiques des Etats-Unis.

    « C’est une double-victoire pour la liberté religieuse aux États-Unis : dans deux arrêts distincts, la Cour suprême s’est prononcée en faveur d’une congrégation religieuse féminine et de deux écoles catholiques qui avaient fait appel. La première, pour la reconnaissance du droit à l’objection de conscience dans l’application de l’Affordable Care Act (la réforme des soins de santé de l’ancienne administration Obama plus connue sous le nom d’Obamacare, ndlr), et pour le respect de la liberté d’enseignement dans les écoles confessionnelles », explique Radio Vatican.

    L’objection de conscience des Petites soeurs des pauvres

    Et de préciser la victoire pour l’objection de conscience des Petites sœurs des pauvres, qui aident les personnes âgées en état de précarité: « Les religieuses avaient fait appel des dispositions prévues par l’Obamacare prévoyant l’obligation, également pour les institutions religieuses, de couvrir les services d’avortement et de contraception dans les plans d’assurance de leurs employés, sous peine de sanctions sévères. La congrégation avait déjà remporté une victoire importante en 2014, lorsque la Cour suprême elle-même avait reconnu son droit à être exemptée de cette obligation. Les Petites sœurs des pauvres avaient toutefois déposé un deuxième recours, cette fois contre le compromis conclu avec le gouvernement, qui donnait la possibilité aux organisations confessionnelles de refuser la couverture d’assurance pour la contraception, avec ce que l’on appelle l' »opt-out », tout en permettant aux employés qui optent pour ces services d’être remboursés par l’État. Selon les Petites sœurs des pauvres, ce compromis les rendait complices de la fourniture de contraceptifs, ce qui était contraire à leurs principes religieux. »

    Pour ce qui est des écoles, la radio du pape ajoute: « Le deuxième arrêt de la Cour suprême concerne la liberté des établissements d’enseignement confessionnel de sélectionner leur personnel sur la base de leurs principes religieux et donc sans interférence des autorités de l’État. Dans cette affaire, le tribunal de dernière instance du système judiciaire fédéral s’est prononcé en faveur de l’école Our Lady of Guadalupe et de l’école St James. »

    Radio Vatican fait état de la réaction positive des évêques des Etats-Unis: « Les évêques américains saluent «un pas en avant important» pour la liberté religieuse et de conscience dans le pays. Deux déclarations en ce sens ont été publiées: la première par Mgr Thomas G. Wenski, président de la Commission pour la liberté religieuse de la Conférence épiscopale (USCCB), et Mgr Joseph F. Naumann, président des activités pro-vie des évêques, et la seconde, toujours par Mgr Wenki et Mgr Michael C. Barber, S.J. d’Oakland, président de la Commission pour l’éducation catholique de l’USCCB. »

    La liberté de l’éducation

    Ils insistent sur le respect de l’objection de conscience: « Le long litige des Petites Sœurs des Pauvres, comme dans d’autres cas similaires, aurait pu être évité en exemptant tous les objecteurs de conscience de l’obligation d’assurance pour les contraceptifs. «La contraception n’est pas un soin de santé» et «le gouvernement n’a pas le droit de forcer un ordre religieux à coopérer avec le mal», souligne la déclaration avec force, exprimant l’espoir que le jugement «clôturera définitivement cette affaire de discrimination gouvernementale contre les personnes de foi» et appelant à la vigilance pour l’avenir. »

    Pour ce qui est de la liberté de l’éducation, Radio Vatican relève également la réaction des évêques: « « L‘éducation est un aspect central de la mission de l’Église: c’est une des œuvres spirituelles de miséricorde», rappellent-ils dans la déclaration. «Les écoles Our Lady of Guadalupe et St James ont le droit, reconnu par la Constitution, de sélectionner le personnel qui exerce ce ministère de l’Église» et le gouvernement n’a pas le pouvoir d’interférer dans les décisions relatives à ce ministère. «La décision de la Cour suprême a reconnu à juste titre cette limitation de l’autorité de l’État». »

  • "Il y a beaucoup de bonté dans les prisons"; le témoignage du cardinal Pell sur sa détention dans les prisons australiennes

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    De First Things :

    MON SÉJOUR EN PRISON

    par George Cardinal Pell

    Août 2020

    Il y a beaucoup de bonté dans les prisons. Parfois, j'en suis sûr, les prisons peuvent être l'enfer sur terre. J'ai eu la chance d'être en sécurité et d'être bien traité. J'ai été impressionné par le professionnalisme des gardiens, la foi des prisonniers et l'existence d'un sens moral même dans les endroits les plus sombres.

    J'ai été en isolement pendant treize mois, dix à la prison d'évaluation de Melbourne et trois à la prison de Barwon. À Melbourne, l'uniforme de la prison était un survêtement vert, mais à Barwon, on m'a donné les couleurs rouge vif d'un cardinal. J'avais été condamné en décembre 2018 pour des délits sexuels historiques contre des enfants, malgré mon innocence, et malgré l'incohérence du dossier du procureur de la Couronne contre moi. Finalement (en avril de cette année), la Haute Cour d'Australie devait annuler mes condamnations dans un jugement unanime. Dans l'intervalle, j'ai commencé à purger ma peine de six ans.

    À Melbourne, je vivais dans la cellule 11, unité 8, au cinquième étage. Ma cellule mesurait sept ou huit mètres de long et environ deux mètres de large, juste assez pour mon lit, qui avait une base ferme, un matelas pas trop épais et deux couvertures. A gauche en entrant, il y avait des étagères basses avec une bouilloire, une télévision et un espace pour manger. De l'autre côté de l'allée étroite, il y avait une cuvette avec de l'eau chaude et froide et une douche avec de l'eau chaude de bonne qualité. Contrairement à ce qui se passe dans de nombreux hôtels chics, une lampe de lecture efficace se trouvait dans le mur au-dessus du lit. Comme mes deux genoux avaient été remplacés quelques mois avant mon entrée en prison, j'ai d'abord utilisé une canne et on m'a donné une chaise d'hôpital plus haute, ce qui était une bénédiction. Les règlements sanitaires exigent que chaque prisonnier dispose d'une heure par jour à l'extérieur, et j'ai donc été autorisé à faire deux demi-heures à Melbourne. Nulle part dans l'unité 8 il n'y avait de vitre transparente, donc je pouvais reconnaître le jour de la nuit, mais pas beaucoup plus, de ma cellule. Je n'ai jamais vu les onze autres prisonniers.

    Je les ai certainement entendus. L'unité 8 avait douze petites cellules le long d'un mur extérieur, avec les prisonniers "bruyants" à une extrémité. Je me suis retrouvé dans la partie "Toorak", du nom d'une riche banlieue de Melbourne, exactement la même que la partie bruyante, mais généralement sans pétards ni cris, sans les angoisses et la colère, qui étaient souvent produites par la drogue, en particulier la méthamphétamine. Je m'émerveillais de voir combien de temps ils pouvaient taper du poing, mais un gardien m'a expliqué qu'ils donnaient des coups de pied en piaffant comme des chevaux. Certains inondaient leurs cellules ou les encrassaient. De temps en temps, on appelait l'équipe des chiens, ou il fallait neutraliser quelqu'un. La première nuit, j'ai cru entendre une femme pleurer ; un autre prisonnier appelait sa mère.

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