Eglise - Page 702
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Temps pascal en confinement; feuillet du mardi (19 mai) de la 6e semaine : 3 textes de Marie Noël autour de 3 questions vitales
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Le "chemin synodal" ou quand l'Eglise d'Allemagne cesse d'être catholique
De Sandro Magister sur Settimo Cielo en traduction française sur diakonos.be :
Le synode de l’Église allemande sous la loupe de l’analyste. Une révolution qui s’auto-détruit
L’anthologie publiée sur Settimo Cielo des documents de travail du « chemin synodal » en cours dans l’Église allemande, sur les trois thèmes névralgiques que sont les pouvoirs dans l’église, le rôle des femmes et la morale sexuelle, a provoqué l’émoi.
Le premier des trois documents pose les bases d’une véritable révolution proprement dite, une « démocratisation » de l’Église avec accès aux rôles dirigeants par des élections, et obligation pour les élus de rendre des comptes non seulement à d’autres « organes désignés démocratiquement » mais également « à une juridiction indépendante ».
Mais cela ne constitue-t-il pas une subversion de la structure fondamentale de l’Église catholique?
C’est à cette question que répond le professeur Pietro De Marco, philosophe et historien de formation, ancien professeur de sociologie de la religion à l’Université de Florence et à la Faculté théologique d’Italie centrale.
Le texte intégral du document sur « Pouvoir et division des pouvoirs dans l’Église » est disponible en allemand sur le site officiel synodalerweg.de et en italien dans la revue « Il Regno » du Per mars 2020.
Et voici les deux articles précédents de Settimo Cielo qui encadrent cette question :
> François et le schisme d’Allemagne. Chronique d’un cauchemar
> Sexe, femmes et pouvoir. Les trois défis que l’Allemagne lance à l’Église
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Le « Synodale Weg » et la pente glissante de l’Église allemande
de Pietro De Marco
Les évêques allemands n’en sont peut-être pas conscients mais le parcours du « Synodale Weg », du chemin synodal qu’ils ont eux-mêmes lancé, visant à « redéfinir l’Église depuis le bas », est également le chemin de la dissolution et de la disparition de l’Église en tant qu’institution et souveraineté dans la citoyenneté démocratique et son magma de valeurs.
Je trouve d’emblée que la qualité très médiocre des textes qui accompagnent une décision aussi importante est regrettable. Et je ne parle pas de théologie, dont on parle souvent mais qu’on voit rarement, et ce n’est pas un hasard. Les documents préparatoires sont tout simplement « politiques » dans l’acception ordinaire du terme : des instruments en vue d’une action. Et leur appareil rhétorique est celui-là même qui accompagne toute velléité de « démocratisation » de cette institution qui n’est en soi pas démocratique puisque « de iure divino » qu’est l’Église. Cet élan trompeur montre son vrai visage à travers l’organisation du synode, sa composition, sa représentativité et ses règlements. Le « Synodale Weg » est à la fois une machine de guerre et une préfiguration de ses résultats : une nouvelle division et de nouveaux sujets – actifs et passifs – des pouvoirs.
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Déconfinement du culte en France : la surprise du Conseil d’Etat commentée par Jean-Marie Guénois, directeur-adjoint du « Figaro »
« C'est une surprise et une décision juridique importante : le Conseil d'Etat a «ordonné» lundi 18 mai, en fin d'après-midi, au gouvernement de «lever l'interdiction générale et absolue» des célébrations dans les lieux de culte, liée au coronavirus.
Concrètement, il enjoint – sous «délai de huit jours» - le premier ministre, de prendre de nouvelles mesures «proportionnées» aux risques sanitaires encourus mais qui permettront une reprise des cultes dans le cadre du déconfinement en cours, tout en respectant la «préservation de la santé publique».
Un «droit fondamental»
Deux raisons ont conduit à cette décision du juge des référés du Conseil d'Etat. La première est qu'il considère que «la liberté de culte» - qui est un «droit fondamental» - comporte par nature «le droit de participer collectivement à des cérémonies dans les lieux de culte».
La seconde est qu'il estime que des «mesures d'encadrement moins strictes» que «l'interdiction de tout rassemblement» sont effectivement «possibles» dans ces lieux de cultes tout en préservant la sécurité sanitaire, grâce à «la tolérance des rassemblements de moins de 10 personnes dans d'autres lieux ouverts au public» prévue dans le décret du 11 mai régissant le déconfinement.
Le juge conclut par conséquent que «l'interdiction générale et absolue présente un caractère disproportionné au regard de l'objectif de et constitue ainsi, eu égard au caractère essentiel de cette composante de la liberté de culte, une atteinte grave et manifestement illégale à cette dernière».
Jouer la montre
Ces mots «atteinte grave et manifestement illégale» à la liberté de culte auront beaucoup de poids à l'avenir. Pour l'Eglise catholique notamment qui n'a toutefois pas osé se mouiller – en tant que conférence des évêques - dans cette affaire n'attaquant pas le gouvernement alors qu'elle était dans son droit. Des évêques ont protesté mais aucun n'a finalement attaqué en raison de la collégialité épiscopale. Seules quelques associations religieuses et un parti politique sont donc montés au créneau.
Le président du Parti Chrétien Démocrate, PCD, Jean-Frédéric Poisson, avait ainsi déposé une requête au nom de son parti. Il a aussitôt fait savoir sur son compte tweeter qu'il était «très satisfait» de ce résultat mais que «jouer la montre pour son exécution serait inacceptable» de la part du gouvernement.
Ce risque dénoncé par cet homme politique existe en effet. Car le premier ministre, devant la grogne des catholiques en particulier, avait concédé face au Sénat, que les offices religieux pourraient reprendre à la fin du mois de mai, pour la fête de Pentecôte notamment, le 31, ou la veille pour la fête juive de Chavouot, sans attendre le 2 juin.
Or le délai de huit jours, imparti par le Conseil d'Etat pour assouplir l'interdiction de célébrer des cultes recoupera, à quelques journées près, ces fêtes religieuses. Sans toutefois inclure la fin du ramadan, prévue le 24 mai. Le gouvernement pourrait très bien jouer la montre à moins qu'il ne presse le pas, notamment pour l'islam.
Quant à Maître Jérôme Triomphe, un avocat qui a déposé une requête au nom de la Fraternité Saint Pierre, catholiques traditionnalistes attachés et reconnus par Rome mais aussi au nom d'autres instituts également de droit pontifical, il a confié lundi soir au Figaro : «C'est une très grande victoire. Les catholiques ont été les premiers à mettre en place des mesures sanitaires plusieurs semaines avant le confinement. Ils ont accepté avec discipline les mesures sanitaires destinées à protéger les plus fragiles d'entre les nôtres de toute contamination. Mais à partir du moment où le déconfinement a été ordonné, que l'on peut se presser sans masque dans les commerces, que les enfants retournent à l'école et que l'on peut circuler à nouveau librement sur la voie publique, il était inadmissible d'interdire radicalement une liberté aussi fondamentale et essentielle que le culte alors même que les ministres du culte proposent de mettre en place des mesures sanitaires bien plus strictes que dans les supermarchés».
Pour sa part, dans le champ politique, Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat a considéré que cette décision est «une bonne nouvelle pour la liberté de culte qui est un droit fondamental».
Dans la soirée et pour ne pas donner l'impression d'être complètement hors hors-jeu, la conférence des évêques a publié un communiqué prenant acte de cette décision du conseil d'État. Avec ce commentaire : «Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer. A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.»
Ref. Déconfinement: le Conseil d'Etat ordonne de lever l'interdiction de réunion dans les lieux de cultes
D’après « le Parisien », chaque culte a réagi à cette ordonnance judiciaire selon sa « sensibilité » :
→ Profil bas, la Conférence des Evêques de France (CEF), dribblée par des associations de fidèles plus pressées qu’elle, a « pris acte d’une décision de « justice ainsi rétablie », estimant que le gouvernement avait traité le monde religieux « un peu moins bien que le reste des citoyens ».
→ Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) s’est montré circonspect: « Il suffira que le Premier ministre mette une contrainte de 10 ou 15 personnes (maximum) et ça n'ouvrira pas la voie à la reprise des cérémonies religieuses d'ampleur. Ce seront des petites réunions mais pas des cérémonies religieuses ». C’est en effet un retour possible du bâton gouvernemental à l’ordonnance du Conseil d’Etat…
→ Le Grand Rabbin de France est réticent à l’idée de sortir des abris : « Rouvrir les synagogues, serait dangereux. L'impératif reste le même, celui de protéger la vie. On analysera seulement quand on aura des certitudes sanitaires. Et pour cela il faut attendre encore un peu pour juger des effets du déconfinement ».
→ La Fédération protestante de France souhaite que la décision demeure aux mains du politique, tandis les évangéliques du CNEF assurent que, « quelque soit la date », ils appelleront leurs membres à respecter les consignes et recommandations « appropriées »...
JPSC
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Déconfinement des messes en France : le juge des référés du Conseil d’Etat ordonne au gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte
Dans une ordonnance rendue ce 18 mai, le juge des référés du Conseil d’État français ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ». Lu ce jour sur le site web du Conseil d’Etat français :« Saisi par plusieurs associations et requérants individuels, le juge des référés du Conseil d’État rappelle que la liberté de culte, qui est une liberté fondamentale, comporte également parmi ses composantes essentielles le droit de participer collectivement à des cérémonies, en particulier dans les lieux de culte. Elle doit, cependant, être conciliée avec l'objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé.
Dans l’ordonnance rendue ce jour, le juge des référés relève que des mesures d’encadrement moins strictes que l’interdiction de tout rassemblement dans les lieux de culte prévue par le décret du 11 mai 2020 sont possibles, notamment compte tenu de la tolérance des rassemblements de moins de 10 personnes dans d’autres lieux ouverts au public dans le même décret.Il juge donc que l’interdiction générale et absolue présente un caractère disproportionné au regard de l’objectif de préservation de la santé publique et constitue ainsi, eu égard au caractère essentiel de cette composante de la liberté de culte, une atteinte grave et manifestement illégale à cette dernière.
En conséquence, il enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de huit jours, le décret du 11 mai 2020 en prenant les mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu applicables en ce début de « déconfinement », pour encadrer les rassemblements et réunions dans les établissements de culte. »> Lire les ordonnances de jugement
> Retrouvez l'ensemble des ordonnances liées au COVID-19
A la bonne attention des autorités religieuses et des pouvoirs publics belges : il y va bien entendu des messes publiques mais aussi des offices et autres types de réunions ecclésiales susceptibles de se tenir dans les églises.
JPSC
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Pour l'Ascension et la Pentecôte : 'aucune perspective pour la reprise des célébrations ?' s'interroge le président du CD&V
Traduire "enig zicht op perspectief in ons land ?" par "aucune perspective en vue dans notre pays ?"Enfin une timide prise de position de la part d'un acteur politique de notre pays ! Mais peut-être les autres préfèrent-ils ne rien dire ni faire avant la fin du ramadan et la célébration de l'Aïd...
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Coronavirus : contribution laïque à la réflexion sur la reprise du culte catholique
Une fidèle lectrice bruxelloise nous transmet, pour information, le « placet » qu’avec d’autres paroissiens, elle vient de remettre aux évêques pour obtenir le déconfinement des messes publiques actuellement interdites dans tous les diocèses belges en raison de la pandémie du coronavirus.Cette démarche vient s’ajouter aux nombreux courriers déjà reçus à ce propos par les autorités religieuses responsables. Observons à cet égard que le Conseil National de Sécurité n’a, malheureusement, pas accepté les propositions faites par la Conférence épiscopale qui demandait une reprise des messes pour la Pentecôte, ni fixé une date ultérieure pour conclure un dialogue apparemment bien confiné. Illustration de la communion des saints, le malheur des uns fait peut-être le bonheur des autres : les églises italiennes sont rouvertes au culte depuis ce matin (JPSC).
C'est à lire ci-dessous mais cette publication n'implique aucune caution de la part de belgicatho.
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Une nouvelle émission religieuse : sur CNEWS, avec Aymeric Pourbaix, rédacteur en chef du périodique « France Catholique ».
Lu sur le site web des Associations Familiales Catholiques
« Depuis deux semaines, la chaîne CNews a lancé en catimini sa nouvelle émission religieuse. Objectif : analyser l’actualité avec un regard chrétien, spirituel et philosophique.
Héritier de l’émission Dieu Merci de la chaîne Direct 8, ce nouveau programme diffusé tous les dimanches à 13h00 s’est construit sur un programme ambitieux.

Aymeric Pourbaix (photo), animateur de l’émission et rédacteur en chef de France Catholique, est épaulé par Véronique Jacquier, éditorialiste politique à CNews, et Charlotte d’Ornellas, journaliste à Valeurs actuelles et chroniqueuse à L’Heure des Pros, une autre émission diffusée sur CNews.
Pour sa première émission “En quête d’esprit” sur Cnews dimanche dernier, Aymeric Pourbaix recevait en compagnie des journalistes Charlotte d’Ornellas et Véronique Jacquier, Joseph Thouvenel (secrétaire confédéral de la CFTC) et le père Chauvin (religieux de Saint-Vincent-de-Paul) » :
Voir aussi l’émission d’hier, dimanche 17 mai, ici : REPLAY - EN QUÊTE D’ESPRIT DU 17/05/2020
JPSC
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Jean-Paul II, c'est aussi le prolongement de Vatican II et les réunions d'Assise...
... comme le rappelle (pour s'en féliciter) Andrea Tornielli sur Vatican News :
Les mains tendues vers tous, un témoignage d’actualité
Centenaire de la naissance de Jean Paul II: un Pape qui a navigué sur la route tracée par le Concile Vatican II et emprunté des voies nouvelles.Le 27 octobre 1986, à un moment dramatique de notre histoire récente, alors que la perspective d'une guerre nucléaire devenait concrète, Saint Jean-Paul II a courageusement convoqué à Assise les représentants des religions du monde, en surmontant les nombreuses résistances, parfois internes.
«Se retrouver ensemble avec autant de chefs religieux pour prier», déclarait-il, «est en soi une invitation au monde d'aujourd'hui à prendre conscience qu'il existe une autre dimension de la paix et une autre façon de la promouvoir, qui ne résulte pas de négociations, de compromis politiques ou de marchandages économiques. Mais qui est le résultat de la prière, qui, malgré la diversité des religions, exprime une relation avec un pouvoir suprême qui dépasse notre seule capacité humaine». «Nous sommes ici», ajoutait Karol Wojtyla, «parce que nous sommes sûrs d’avoir besoin d'une prière intense et humble une prière confiante, si l'on veut que le monde devienne enfin un lieu de paix véritable et permanente».
Ce 18 mai 2020, nous célébrons le centenaire de la naissance d’un grand pontife venu de derrière le rideau de fer, qui, dans son long service pétrinien, a fait entrer l'Église dans le nouveau millénaire, a vu s'effondrer le Mur qui divisait l'Europe en deux, a espéré voir naître une nouvelle ère de paix, mais qui au contraire, a dû faire face, déjà ancien et malade, à de nouvelles guerres - et à un terrorisme déstabilisateur et impitoyable, qui instrumentalise le nom de Dieu pour semer la mort et la destruction.
Pour le combattre, en janvier 2002, il a convoqué une nouvelle fois les religions à Assise sans jamais céder à l'idéologie du choc des civilisations, en axant toujours tout, jusqu'au bout, sur la rencontre entre les peuples, les cultures, les religions. Il a témoigné d’une foi rocheuse, d’une ascèse de grand mystique, d’une humanité débordante. Il s’est adressé à tous et n'a jamais négligé aucun détail pour éviter le déclenchement d'un conflit, pour favoriser des transitions pacifiques, pour promouvoir la paix et la justice. Il a parcouru le globe de long en large pour embrasser les peuples du monde entier en proclamant l'Évangile. Il s'est battu pour défendre la dignité de chaque vie humaine. Il a effectué une visite historique à la Synagogue de Rome.
Il a été le premier Pape de l’Histoire à franchir le seuil d'une mosquée. Il a navigué sur la route tracée par le Concile Vatican II. Il a su parcourir des chemins nouveaux et inexplorés, se déclarant également disposé à discuter de la manière d'exercer le ministère de Pierre pour promouvoir l'unité des chrétiens. Son témoignage est plus que jamais d'actualité.
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Une civilisation en manque de père
De zenit.org (Anita Bourdin) :
Ce qui fait que les hommes sont une famille, et pas des orphelins
Le pape a poursuivi le commentaire du « discours d’adieu » de Jésus dans l’Evangile de saint Jean en introduisant le thème de se « sentir orphelin »: « Dans le discours d’adieu de Jésus aux disciples, Jésus leur donne la paix et la tranquillité par une promesse: « Je ne vous laisserai pas orphelins »: il les défend face à cette douleur, ce sentiment douloureux du fait d’être orphelin. »
Le pape a fait observer que c’est une caractéristique du monde actuel: « Aujourd’hui il y a dans le monde un grand sentiment d’être orphelin. Beaucoup ont tellement de chose mais il leur manque le père. Et cela se répète dans l’histoire de l’humanité. Quand il manque le père il manque quelque chose. »
Il a souligné que c’est une aspiration profonde présente dans les civilisations les plus anciennes: « Et il y a l’envie de rencontrer, de retrouver le père. Pensons aux mythes antiques… Toujours chercher le père qui manque. Et aujourd’hui nous vivons dans une société où manque le père. Ce sens d’être orphelin qui touche l’appartenance et la fraternité. »
Voilà, a expliqué le pape, le rôle de l’Esprit Saint: « Je m’en vais, dit Jésus, mais je vous envoie un autre Paraclet… qui vous rappellera l’accès au Père. L’Esprit Saint ne vient pas pour se faire des « clients », mais pour rappeler l’accès au Père que Jésus a ouvert… a fait voir. »
Pour le pape, la présence du Père est aussi la source de la paix: « Ce n’est qu’avec cette conscience d’enfants qui ne sont pas orphelins que l’on peut vivre en paix entre nous. Toujours, les petites ou les grandes guerres ont une dimension du sens d’être orphelin: il manque le père qui fasse la paix… »
La conscience d’être fils d’un même Père est la source de la douceur et de la fraternité: « L’Esprit Saint enseigne la douceur, l’humilité des enfants du Père. Il n’enseigne pas à insulter. C’est une des conséquences du sentiment d’être orphelin que l’insulte, les guerres, parce que s’il n’y a pas de père il n’y a pas de frères. On perd la fraternité. »
C’est la source du sentiment d’appartenir à une même famille: « Respect, douceur, humilité, ce sont des attitudes d’appartenance, d’appartenance à une famille qui a un père. « Je prierai le Père et il vous enverra un autre Paraclet » et il vous rappellera l’accès au Père. Il vous rappellera que nous avons un Père qui est le centre de tout, l’origine de tout, l’unité de tous, le salut de tous parce qu’Il a envoyé son Fils pour nous sauver tous. Maintenant il envoie l’Esprit Saint pour nous rappeler l’accès à Lui, au Père. »
Voici la « grâce » que le pape suggère de demander dans la prière: « Et avec cette paternité, cette attitude d’humilité, de douceur, de paix, demandons à l’Esprit Saint qu’il nous rappelle toujours, toujours cet accès au Père.. Que nous avons un Père… Et qu’Il donne à cette civilisation qui a un grand sens d’être orpheline, qu’Il donne accès au Père. »
« C’est ce qui donne un sens à toute la vie et qui fait que les hommes soient une famille », a conclu le pape.
Le pape a résumé son homélie dans ce tweet: « Aujourd’hui, nous vivons dans une société avec le sentiment d’être orphelin, parce que manque le Père. Demandons à l’Esprit Saint la grâce de retrouver le Père, car c’est le Père qui donne sens à toute la vie et fait que les hommes soient une famille. »
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Temps pascal en confinement; feuillet du lundi (18 mai) de la 6e semaine : récits et expériences eucharistiques (8) (Bessières s.J.)
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Grand-Duché : un gouvernement sourd aux appels des catholiques
Du site "5 minutes - RTL"
L’Église se sent oubliée par le gouvernement

© RTL-Archiv
Tout a changé depuis l'arrivée de la pandémie dans nos vies, même à l'église. En ce dernier dimanche d'Octave, l'ambiance était calme dans la capitale mais les reproches fusent au sein de l’Église, à destination du gouvernement.
Renée Schmitt, l'organisatrice de l'Octave digitale, espère que cette crise ne va pas prendre des proportions encore plus accablantes, même pour l’Église et que l'Octave pourra être célébrée normalement l'année prochaine.
Les messes restent proscrites jusqu'à nouvel ordre. Pendant le direct, le cardinal Jean-Claude Hollerich n'a pas hésité à exprimer ses regrets quant à cette décision: le 6 mai, le Clergé a envoyé un concept de protection pour les messes avec visiteurs. La seule réponse fut celle du ministère de la Santé soulignant que tous les événements culturels étaient interdits. Une réaction du ministère d'Etat n'a pas été obtenue.
Il regrette que la démocratie participative de laquelle il était question au début du travail du gouvernement, ne soit plus d'actualité. Le cardinal Jean-Claude Hollerich est d'avis que la position actuelle du gouvernement donne une vue décevante des religions dans le pays.
Après leur avoir expliqué la situation au Luxembourg, des cardinaux étrangers étaient scandalisés par l'irrespect dont fait preuve le gouvernement. Le droit à la religion est évidemment mis en équilibre avec les autres droits en cas de pandémie. Mais le fait de n'obtenir aucune réponse est inacceptable et incompréhensible.
Le Clergé luxembourgeois se sent véritablement oublié par les autorités, alors qu'à certains moments, le direct vidéo des messes de l'Octave était suivi par quelque 22.000 personnes.
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La vie de Jean-Paul II (18 mai 1920 - 2 avril 2005)
Du site de l'Eglise catholique en France :
Biographie de Karol Wojtyla, pape Jean-Paul II
Les racines de Karol Wojtyla : un pape marqué par les drames du 20e siècle
Karol Wojtyla nait à Wadowice le 18 mai 1920, second fils d’un père militaire et d’une mère institutrice. Deux ans plus tôt, la Pologne recouvrait l’indépendance politique perdue à la fin du 18e siècle.
Karol Wojtyla a été marqué dans sa jeunesse par la disparition de tous ses proches. Il est âgé de 9 ans quand sa mère décède. Quelques années plus tard, son frère aîné meurt prématurément. Puis le père meurt en 1941. Ces épreuves familiales ont pris place dans un contexte historique difficile. Karol Wojtyla a partagé le sort d’une Pologne particulièrement atteinte par les drames du 20e siècle. En 1939, la Pologne perd à nouveau son autonomie avec sa partition entre l’Allemagne nazie et l’URSS. Après la guerre, elle connaîtra le totalitarisme communiste jusqu’en 1989.
Le pape Jean-Paul II visitera la Pologne communiste dès le début de son pontificat en 1979, puis de nouveau en 1983 et en 1987. Les rassemblements populaires suscités par ses visites, son soutien explicite au syndicat Solidarnosc, auront joué un rôle décisif dans la chute du pouvoir communiste en Pologne (1989), premier acte de la débâcle du bloc de l’est. L’action polonaise de Jean-Paul II aura été une des illustrations d’un pontificat marqué par les droits de l’homme et la propagation des conflits armés. En 1979, dès sa première encyclique, Jean-Paul II déclarait : « La paix se réduit au respect des droits inviolables de l’homme […], tandis que la guerre naît de la violation de ces droits et entraîne encore de plus graves violations de ceux-ci ».
L’un des derniers combats de Jean-Paul II aura été son opposition au déclenchement de la guerre en Irak par les États-Unis. Le 13 janvier 2003, devant le corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, il déclarait : « Non à la guerre ! Elle n’est jamais une fatalité. Elle est toujours une défaite de l’humanité« .


