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Eglise - Page 860

  • Une grande première : la messe célébrée par le pape dans la péninsule arabique

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Emirats arabes unis : la première messe célébrée par un pape sur la péninsule arabique

    Le chrétien n’est armé que de sa foi et de son amour

    Le dernier rendez-vous de cette visite a été consacré aux chrétiens : le pape François a célébré une messe au stade « Zayed Sports City », avec quelque 180 000 baptisés d’une centaine de nationalités, mais aussi 4 000 musulmans.

    Il est arrivé aux alentours de 10h (7h à Rome) en voiture découverte, aux abords du stade, où il a été ovationné chaleureusement par des pèlerins qui scandaient « We love you ! » C’est dans le stade même, comble – 45 000 places -, que le pape a célébré la messe, sous un grand podium blanc.

    Dans son homélie, il s’est spécialement arrêté sur la Béatitude de la « douceur » : « Heureux les doux » (Mt 5, 5). « N’est pas heureux celui qui agresse ou écrase, mais celui qui garde le comportement de Jésus qui nous a sauvé : doux aussi devant ses accusateurs », a-t-il souligné. Et de donner aux chrétiens le conseil de saint François « sur la manière de se rendre auprès des Sarrasins et des non chrétiens » : « Ne faire ni procès ni disputes, être soumis à toute créature humaine à cause de Dieu et confesser simplement qu’ils sont chrétiens » (Première Règle, XVI).

    « Ni procès, ni disputes, a insisté le pape, et cela vaut aussi pour les prêtres… le chrétien part armé seulement de sa foi humble et de son amour concret. »

    Prêts à faire du bien à quiconque

    Il a aussi appelé à « la sainteté du vivre-au-quotidien, qui n’a pas besoin de miracles et de signes extraordinaires » : « Les Béatitudes ne sont pas pour des super-hommes, mais pour qui affronte les défis et les épreuves de chaque jour. Celui qui les vit selon Jésus rend propre le monde. Il est comme un arbre qui, même en terre aride, absorbe chaque jour de l’air pollué et le restitue oxygéné. »

    Et le pape a exhorté : « Je vous souhaite d’être ainsi, bien enracinés en Jésus et prêts à faire du bien à quiconque vous est proche. Que vos communautés soient des oasis de paix. » Il s’agit de « tenir son cœur propre… pratiquer la douceur et la justice malgré tout… être miséricordieux avec tous… vivre l’affliction en étant unis à Dieu ».

    La célébration reflétait les couleurs et les langues des différents rites représentés : chaldéens, coptes, grecs-catholiques, grecs-melchites, latins, maronites, syro-catholiques, syro-malabars, syro-malankars… que le pape a salués avant de rejoindre l’aéroport pour rentrer à Rome.

  • La Déclaration sur la Fraternité signée à Abu Dhabi par le pape et le grand imam d'al-Azhar

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/EMIRATS ARABES UNIS - Signature d’une Déclaration d’Abu Dhabi sur la fraternité de la part du Pape et du grand imam d’al-Azhar

    Abu Dhabi (Agence Fides) – Un Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune signée par le Pape François et le cheikh Ahmed al Tayyeb, grand imam d’al-Azhar, en tant qu’instrument visant à attester aux yeux du monde que « la foi porte le croyant à voir dans l’autre un frère à soutenir et à aimer » et que « de la foi en Dieu, qui a créé l’Univers, les créatures et tous les êtres vivants – égaux pour Sa Miséricorde – le croyant est appelé à exprimer cette fraternité humaine en sauvegardant la Création et tout l’Univers et en soutenant toute personne, en particulier les plus nécessiteuses et les plus pauvres ». Tel est l’événement imprévu qui a marqué la participation du Pape à la Conférence sur la fraternité humaine en cours à Abu Dhabi au cours de l’après-midi du 4 février dans le cadre de sa visite apostolique aux Emirats arabes unis.

    La signature de ladite déclaration a eu lieu au Founders Memorial, après les interventions tenues à la conférence par le Prince héritier, le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, par Ahmed Al-Tayyib, grand imam d’al-Azhar, et par le Pape François. Les trois hommes sont entrés dans la salle de la conférence en se tenant par la main. Le grand imam d’al-Azhar, dans son intervention, a révélé que l’idée de signer ensemble un document sur la fraternité humaine et la paix était née autour d’une table à la Domus Sanctae Marthae, au Vatican, à l’occasion d’une visite de ce même cheikh Ahmed al Tayyeb au Pape François.

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  • Après un pape argentin, un pape philippin ?

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    De l'abbé Claude Barthe sur Res Novae :

    Res Novae : Après le Pape Bergoglio, le Pape Tagle ?

    Res Novae : Après le Pape Bergoglio, le Pape Tagle ?

    Cette analyse est extraite du numéro 4 de la lettre d'information, d'analyse et de prospective religieuse Res Novae, dirigée par l'abbé Claude Barthe (cf. présentation ici). Pour pouvoir lire cette lettre, il suffit de s'y abonner aux conditions indiquées ci-dessous. À la fin de la dernière assemblée du Synode des évêques, le cardinal Luis Antonio Gokim Tagle, archevêque de Manille, s’est distingué sur l’une de ces vidéos qu’il affectionne et qui a fait le tour du monde. Il y fait des pas de danse pour signifier la pastorale missionnaire de l’Église qui s’avance vers les hommes, cependant qu’autour de lui des personnes de différentes régions du monde claquent des doigts sur le rythme qu’il donne.On ne saurait d’ailleurs être plus synodal que le cardinal Tagle. En 2014, il avait eu ces mots, lors d’une conférence de presse à la Sala Stampa du Saint-Siège : « Dans ce Synode, l’esprit de Vatican II s’est manifesté chez les Pères ». Et après la dernière assemblée, il délivrait aux jeunes ce message : « Le synode va continuer là où vous êtes dans le monde entier, dans vos maisons, vos paroisses, vos écoles ».

    Souriant et… énigmatique…

    Souriant et énigmatique, assez insaisissable, il se dévoile peu, comme s’il était « en réserve ». Sa pensée n’a peut-être pas une grande originalité. Cependant, pour les personnages les plus en vue du pontificat actuel, Luis Antonio G.Tagle est rêvé comme le nouveau Montini de ce nouveau Roncalli que représenterait le Pape François. Que serait en effet devenu Vatican II, ouvert par Angelo Roncalli, sans l’élection (difficile) de Giovanni Battista Montini, en 1962 ? À la mort de Jean XXIII, aucun texte n’avait été encore voté. Le vrai Concile a été dirigé par Paul VI, réformateur inquiet et décidé, tout en étant relativement « modéré » par rapport aux progressistes de type Rahner et autres du groupe Concilium. Le pape Montini est donc celui qui a mené à terme les intuitions roncalliennes dans ce qu’il pensait devoir être un merveilleux rajeunissement du visage de l’Église.Ce grand remue-ménage d’aujourd’hui, qui finalement ne bouge pas grand-chose mais crée un style ecclésial nouveau, une sorte d’hyper-Vatican II (les ouvertures morales d’Amoris lætitia), n’aura de conséquences durables que si le successeur de François a la capacité de réellement bâtir une nouvelle étape dans la transformation de l’Église.

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  • Le discours du pape à Abou Dhabi

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    logo-emirats-arabes-abu-dhabi-800x425.pngEmirats arabes unis: le discours de la paix à Abou Dhabi (traduction officielle) (source)

    « Le devoir de bannir toute nuance d’approbation du mot guerre »

    « La fraternité humaine exige de nous, représentants des religions, le devoir de bannir toute nuance d’approbation du mot guerre », déclare le pape François dans son discours d’Abou Dhabi lors du sommet des religions pour la paix ce lundi 4 février 2019.

    Voici la traduction officielle en français du discours du pape François devant les participants de ce congrès, de différentes religions. Nous allons compléter plus tard les ajouts signalés notamment par (…).

    Discours du pape François

    Al Salamò Alaikum! La paix soit avec vous!

    Je remercie de tout cœur Son Altesse le Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan et le Docteur Ahmad Al-Tayyib, Grand Imam d’Al-Azhar, pour leurs paroles. Je suis reconnaissant au Conseil des Anciens pour la rencontre que nous venons d’avoir, près de la Mosquée du Cheikh Zayed.

    Je salue cordialement les Autorités civiles et religieuses et le Corps diplomatique. Permettez-moi aussi un remerciement sincère pour l’accueil chaleureux que tous m’ont réservé, ainsi qu’à notre délégation.

    Je remercie aussi toutes les personnes qui ont contribué à rendre possible ce voyage et qui ont travaillé avec dévouement, enthousiasme et professionnalisme pour cet événement: les organisateurs, le personnel du Protocole, celui de la sécurité et tous ceux qui de diverses manières ont donné leur contribution «dans les coulisses». Un merci spécial à Monsieur Mohamed Abdel-Salam, ancien conseiller du Grand Imam.

    De votre patrie je me tourne vers tous les pays de cette Péninsule, auxquels je désire adresser mon plus cordial salut, avec amitié et estime.

    Avec un esprit reconnaissant au Seigneur, en ce huitième centenaire de la rencontre entre Saint François d’Assise et le sultan al-Malik al-Kamil, j’ai accueilli l’opportunité de venir ici comme croyant assoiffé de paix, comme frère qui cherche la paix avec les frères. Vouloir la paix, promouvoir la paix, être instruments de paix: nous sommes ici pour cela.

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  • "Les vrais ennemis du pape sont les courtisans" : quand le cardinal Müller met les points sur les i

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    De la Nuova Bussola Quotidiana en traduction française sur le site "Benoît-et-moi" :

    Formidable interview du cardinal Müller

    L'ex-préfet de la CDF s'entretient longuement avec Riccardo Cascioli, et il met les points sur les i sans langue de bois sur de nombreux sujets: abus sexuels, lobby gay, complot contre le Pape, différence entre opinions du Pape et Magistère, cléricalisme, francs-maçons, musulmans, relativisme doctrinal, oecuménisme... (4/2/2019)

    MÜLLER: "LES VRAIS ENNEMIS DU PAPE SONT LES COURTISANS"

    www.lanuovabq.it (3 février 2019) :

    «Parler d'abus de mineurs par des prêtres en ignorant que plus de 80% sont des actes homosexuels signifie ne pas vouloir résoudre le problème», «le problème le plus grave de l'Eglise aujourd'hui est la tendance au compromis avec le monde, le renoncement à proclamer la vérité toute entière». 

    Le cardinal Gerhard Müller parle d'un ton mesuré, toujours à la recherche des mots justes en italien, mais ses jugements sont clairs et sans ambiguïté. En dépit de sa silhouette imposante, il a des manières très débonnaires; et malgré une formation théologique plus que solide (il s'occupe entre autres de l'oeuvre complète du Cardinal Joseph Ratzinger-Benoît XVI), il a la capacité d'être très clair. Il m'accueille très cordialement dans son appartement à deux pas de la Basilique Saint-Pierre, qu'il a conservé même après avoir reçu le congé du Pape François lequel, de manière un peu brutale, n'a pas renouvelé en juillet 2017 sa charge de préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Mais cette année, ses interventions, face à la confusion croissante qu'il y a dans l'Église, ont toujours eu le cachet du "gardien de l'Orthodoxie", sorte de shadow-préfet de l'ex-Saint Office.

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    Cardinal Müller, dans vingt jours, il y aura le sommet au Vatican sur les abus sexuels, un scandale qui brouille l'image de l'Eglise, mais qui provoque aussi de nombreuses tensions....

    Je crois qu'avant tout, cette question doit être comprise dans sa dimension réelle. Aussi grave que cela puisse être, il est injuste de généraliser, car les abus concernent un nombre très limité de prêtres. Et je voudrais remercier tous les évêques, prêtres, diacres et autres collaborateurs de l'Église catholique pour la manière dont ils se consacrent à la mission confiée par Jésus et dont ils vivent selon les critères de notre spiritualité chrétienne. Il est juste que l'opinion publique se rende compte de ce bon travail et des sacrifices que nos bons pasteurs font pour de nombreux hommes qui cherchent la vérité de leur vie, qui cherchent la vérité de Dieu en Jésus Christ. En second lieu, nous devons reconnaître qu'il s'agit d'un phénomène qui a atteint son pic dans les années 70 et 80 du siècle dernier, notamment comme effet de la révolution sexuelle. En outre, on peut se demander pourquoi l'opinion publique est incitée à ne parler que de cela et non de tous les abus et crimes contre les enfants et les adolescents qui existent dans le monde: non seulement les abus sexuels, qui dans la plupart des cas sont hors de l'Église, mais aussi d'autres crimes comme l'avortement, ou la possibilité que beaucoup se voient refuser de vivre avec leur propre père, mère, frère et sœur. Et ainsi de suite.

    C'est vrai. Mais l'Église s'est trouvée confrontée à un phénomène inquiétant et, comme le montre le cas de l'ex-cardinal McCarrick, il est encore difficile de juger le passé.

    Clairement, pour l'Église, il est terrible que des prêtres soient impliqués, des hommes qui, au lieu d'avoir une vie exemplaire, abusent de leur mission. Représentants de Jésus-Christ le bon pasteur, agissant comme des loups: c'est une perversion de leur mission. 

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  • Ces chrétiens qui résistèrent à Hitler

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    De Franck Abed sur son site :

    Ces chrétiens qui ont résisté à Hitler par Dominique Lormier

    FRANCK ABED CHRETIEN

    Historien et écrivain, Dominique Lormier est l’auteur d’une centaine de livres (documents historiques, biographies, littérature). Chevalier de la Légion d’Honneur et membre de l’Institut Jean Moulin, il retrace à travers vingt-sept portraits choisis, d’hommes et de femmes catholiques, protestants et orthodoxes, une histoire de la résistance chrétienne face à Hitler.

    Trop souvent, certains stigmatisent l’attitude des chrétiens en général, et de l’Eglise Catholique en particulier pour leur passivité ou complaisance supposées à l’égard du régime hitlérien. Lormier tord le coup à ces légendes noires en étant factuel et sans jamais tomber dans le parti pris idéologique. Il est important de ne jamais céder à l’anachronisme quand nous souhaitons comprendre le passé.

    D’emblée, précisons que « lors de l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en janvier 1933, l’Allemagne compte 40 millions de protestants et 20 millions de catholiques ». Le nouveau chef d’Etat du Reich perçoit très vite l’importance de se concilier les chrétiens pour atteindre ses objectifs politiques : « en mettant en avant sa lutte contre le communisme, Hitler tente de séduire de nombreux chrétiens, afin de faire oublier que le nazisme est composé, en grande partie, d’athées convaincus et de néo-païens ouvertement racistes, antisémites et antichrétiens, comme Martin Bormann, Reinhard Heydrich, Alfred Rosenberg et Heinrich Himmler ».

    Comme chacun sait, l’Eglise Catholique romaine avec Mit brennender Sorge rédigée pour le Pape Pie XI en 1937 par Eugenio Pacelli, futur Pie XII,  dénonce le non-respect du concordat du 20 juillet 1933, critique l’idéologie nationale-socialiste, condamne le racisme, le culte de l’Etat, du chef et le paganisme. Lormier écrit que « l’incompatibilité du nazisme avec le catholicisme est au coeur de cette encyclique ».

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  • Un diagnostic sévère concernant l'Eglise de Belgique

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    De l'abbé Barthe sur Res Novae (cliquer sur le texte pour l'agrandir) :

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  • Daesch aurait déterminé des musulmans à se convertir au christianisme

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    Du site de Valeurs Actuelles :

    Syrie : Daech a poussé des musulmans vers la chrétienté

    Religion. En Syrie, des musulmans se convertissent à la foi chrétienne après avoir vécu l’enfer à cause de l’Etat islamique. 

    « Si l’Etat islamique représente l’islam, je ne veux plus être musulman. Leur Dieu n’est pas mon Dieu. » Ces mots forts sont ceux de Farhad Jasim, 23 ans, qui fréquente désormais l’Eglise des Brethren, raconte la chaîne NBC News. En Syrie, la vie sous Daech a conduit des musulmans comme ce jeune homme vers la foi chrétienne, selon ce média américain.

    Dans la ville stratégique de Kobané, à la frontière avec la Turquie, les djihadistes sont partis depuis quatre ans. Mais leur présence a laissé de profondes traces. « Leur violence et leur interprétation extrême de l’islam a interrogé certains sur leur foi », écrit la journaliste. Conséquence : une église a ouvert ses portes, le premier lieu de culte chrétien dans la ville depuis des décennies. Pourtant, « les conversions sont très rares et tabous en Syrie »,poursuit NBC News. Car l’abandon de la foi musulmane est souvent synonyme de rejet par les familles et les communautés. 

    « Notre arme est la prière »

    « Même sous le régime syrien avant la révolution, il était strictement interdit de passer de l’islam au christianisme ou l’inverse », raconte Omar*, administrateur de l’église protestante, à la chaîne de télévision américaine. Il ajoute que se convertir à une autre religion, sous Daech, était inimaginable. « L’Etat islamique vous aurait tout de suite tué ».

    Omar affirme que « la plupart des frères ici se sont convertis ou viennent à l’église à la suite de ce que Daech a fait contre eux et leur famille. Personne n’est obligé de se convertir. Notre arme est la prière, la diffusion de l’esprit d’amour, de fraternité et de tolérance. »

    4,6% de chrétiens

    Seulement 4,6% des Syriens sont de confession chrétienne, selon les chiffres de l’Aide à l’Église en détresse. Cette organisation caritative catholique a calculé que 700 000 chrétiens ont fui la Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011. Cet exode massif a réduit de moitié leur proportion dans la population.

    *Le prénom a été changé, pour des raisons de sécurité.

  • Restauration de l'église du Saint-Sacrement à Liège . L'évêque s'implique. Et vous?

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    Pour équilibrer le budget de la restauration indispensable de ce beau monument du XVIIIe siècle classé au patrimoine de la Région wallonne, l’association de fidèles « Sursum Corda a.s.b.l » (tel.04 3441089 ou portable 0470947005, email: sursumcorda@skynet.be) lance un appel aux donateurs. Vous trouverez ci-dessous toutes les précisions utiles afin d’y répondre :

    cliquer sur les images ci-dessous pour les agrandir

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  • Le Pape en voyage aux Émirats arabes unis pour tendre la main à l'islam

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    De Jean-Marie Guénois dans le « Figaro » : 

    Pape Emirat 368608695.jpg"François est arrivé dimanche soir à Abu Dhabi pour une visite de trois jours au cours de laquelle il compte confirmer sa politique de main tendue avec l'islam. Un déplacement dans un contexte tendu, alors que ce pays est impliqué dans le conflit au Yémen.

    Mettre ses pas dans ceux de Saint François. Il y a huit siècles exactement, en 1219, le poverello d'Assise rencontrait le Sultan Malik Al-Kamil sur le delta du Nil. La cinquième croisade battait son plein mais la rencontre fut pacifique. Cette même démarche de paix, le pape François entend la mener à sa manière, ce lundi et mardi, dans un tout autre contexte: lors d'un voyage aux Émirats arabes unis (EAU) où, pour la première fois, le chef de l'Eglise catholique foule la péninsule arabique et va y célébrer une messe chrétienne en plein air.

    «Je suis heureux de cette opportunité offerte par le Seigneur, a confié François dans un message vidéo le 31 janvier adressé aux Emirats arabes unis, pour écrire, dans votre cher pays, une nouvelle page dans l'histoire des relations entre les religions en confirmant que nous sommes frères même si nous sommes différents». Ainsi le pape affermit-il sa politique de main tendue avec l'islam. Il couronnera cet élan à la fin du mois de mars par une visite au Maroc.

    Diplomatie vaticane

    Ces deux jours à Abu Dhabi ne vont toutefois pas de soi en raison du contexte du conflit des Emirats arabes unis et de l'Arabie Saoudite avec le Yémen. À commencer par la diplomatie vaticane qui aurait plutôt appuyé sur le frein si elle avait été associée à l'organisation de ce voyage non prévu dans le calendrier et décidé par le pape seul. Emile Nakhleh, ancien directeur du programme d'analyse de la stratégie politique de l'islam de la CIA, cité par l'hebdomadaire progressiste catholique américain, National Catholic Reporter - pourtant proche du pontificat - résume le problème: «Ce n'est pas une bonne optique pour le pape de visiter les Emirats Arabes Unis qui sont toujours impliqués dans les atrocités commises au Yémen. Je ne sais pas comment sa sainteté peut même justifier cela».

    Mais un autre expert, le Frère Paul Lansu, conseiller du mouvement catholique «Pax Christi international» y voit une opportunité pour François «de parler avec les autorités de ce pays en espérant qu'il puisse convaincre les responsables des Emirats de changer de politique à propos du désastre qu'ils ont fait au Yémen avec les Saoudiens.»

    Une conférence mondiale sur «la fraternité humaine»

    Il n'est même pas certain que François aborde ce sujet fâcheux sur place. Dimanche 3 février, juste avant de prendre l'avion, il a toutefois lancé à Rome un énième appel international «d'urgence» pour une action au Yémen: «Je suis la crise humanitaire du Yémen avec grande préoccupation. La population est épuisée par ce long conflit et une multitude d'enfants souffrent de la faim sans pouvoir accéder aux dépôts d'alimentation. Le cri de ces enfants et de leurs parents monte devant la présence de Dieu». Dans sa prière pour le Yémen, il a encore ajouté: «Prions fortement, parce que ce sont des enfants qui ont faim, qui ont soif, qui n'ont pas médicaments, qui sont en danger de mort.»

    Certes le thème officiel du déplacement, «fais de moi un instrument de ta paix», reprend la première phrase de la fameuse prière de Saint François d'Assise. Certes le nouveau porte-parole du pape, Alessandro Gisotti, a précisé que ce 27ème déplacement du pape avait pour objectif de barrer la route aux «professionnels de la haine» qui «instrumentalisent le nom de Dieu pour justifier la violence».

    Mais François vient avant tout aux EAU pour participer, lundi, avec 700 autres responsables religieux de toutes confessions, à une «conférence mondiale sur la fraternité humaine» organisée par le «Conseil Musulman des Sages» présidé par son ami, le cheikh Ahmed Al Tayeb, recteur et grand iman de l'université Al Azhar du Caire (Egypte) qu'il va rencontrer pour la cinquième fois en cinq année de pontificat.

    Pour la messe, 130 000 fidèles attendus

    C'est lui qui a invité François. L'enjeu, pour l'Eglise catholique, étant d'obtenir, à terme, un statut juridique de «citoyen» pour les habitants chrétiens des pays musulmans. Le défi pour les musulmans étant de montrer le visage d'un islam tolérant. Ce voyage - fortement médiatisé par ce pays qui a financé deux agences internationales de communication anglo-saxonnes à cette fin - s'inscrit de fait dans le cadre de l'année de la «Tolérance» décrétée en 2019 par les Emirats Arabes Unis

    Relativement ouvert, ce pays de tradition musulmane malikite et non wahhabite, plus rigoriste, dispose d'un ministère de la «Tolérance». Il admet l'existence de 76 églises - dont 9 catholiques - mais avec interdiction de signes extérieurs et de prosélytisme chrétien. 90 % de ses habitants sont des étrangers essentiellement philippins et indiens. Ce sont eux qui formeront, mardi, le gros des 130.000 fidèles attendus pour la messe publique du pape. Ces travailleurs immigrés, mal payés, ne disposent d'aucun droit du sol aux Émirats arabes unis. Ils y demeurent des étrangers".

    Ref. Le Pape en voyage aux Émirats arabes unis pour tendre la main à l'islam

    JPSC

  • Le pape François dénonce vigoureusement l'assassinat de masse des enfants à naître

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Défendre la vie «durant la vie et jusqu’à la fin», un devoir absolu pour le pape François

    Il en appelle aux politiciens et déplore un « assassinat de masse »

    Défendre la vie humaine  « durant la vie et jusqu’à la fin », est un « devoir absolu » rappelle le pape François qui invite les politiciens à mettre la défense de la vie au centre de leurs programmes. Le pape a déploré un « assassinat de masse ».

    Le pape a reçu, ce 2 février 2019 au Vatican, une délégation du Mouvement italien pour la vie, à l’occasion de la 43e « Journée pour la vie », dimanche 3 février, sur le thème : « Voici, je fais toute chose nouvelle » (Isaïe 43, 19).

    Le pape François a précisé tout ce qu’implique cette défense de la vie dans tous les domaines « la santé, l’éducation, les opportunités de travail » : « tout ce qui permet à une personne de vivre dignement ».

    C’est pourquoi il a lancé un appel particulier aux personnes engagées en politique non seulement pour que la défense des enfants à naître soit la « pierre angulaire » de leur action pour le « bien commun », mais aussi pour que cela ne s’arrête pas là il s’agit aussi de leur « offrir un avenir et une espérance » : le pape cite implicitement le prophète Jérémie…

    Le pape n’hésite pas à déplorer un « assassinat de masse » : « Dans votre action culturelle, vous avez témoigné avec franchise que tous ceux qui sont conçus sont enfants de toute la société et que leur assassinat de masse, avec l’aval des États constitue un grave problème qui mine les bases de la construction de la justice ».

    Il a invité les politiciens à ne pas se laisser « conditionner par des logiques centrées uniquement sur leurs intérêts partisans ou immédiats », mais à « regarder plus loin », et « tout le monde », avec leur « cœur ».

    Le pape a fait observer que le verset d’Isaïe rappelle « l’œuvre merveilleuse » du Créateur qui « génère quelque chose qui n’existait pas et qui porte en lui une beauté inattendue » et il a invité à l’émerveillement et non à la main mise.

    Si la vie qui commence est violée, « ce qui reste n’est pas un accueil du don, reconnaissant et émerveillé, mais un calcul froid de ce que nous avons et de ce dont nous pouvons disposer ».  La vie se réduit alors à un « bien de consommation».  Le pape a fait observer que cette «vision dramatique» engendre « de nombreuses souffrances ».

    Il a invité à la confiance en Dieu pour réussir à inverser la tendance : « Nous continuons à agir, en connaissant nos limites mais aussi la puissance de Dieu ». Il a souligné l’engagement de nombreux jeunes au sein du mouvement et en Eglise.

    Mais le pape a aussi souligné l’engagement en faveur de la vie de qui ne partage pas la foi car « la vérité du bien de la vie, est une valeur humaine et civile, et comme telle, elle demande à être reconnue  par toutes les personnes de bonne volonté», quelle que soit sa religion.

  • Instituer un célibat optionnel des prêtres ? "Non, je ne le ferai pas" répond le pape

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    D'Aline Lizotte sur Smart Reading Press :

    LE «NON» FERME DU PAPE FRANÇOIS AU CÉLIBAT OPTIONNEL DU PRÊTRE

    «Est-il possible de penser que, dans l’Église catholique, en suivant le rite oriental, vous permettrez à des hommes mariés de devenir prêtres ?», a demandé une journaliste au pape François dans l’avion de retour des JMJ ? La réponse donnée par le pape ouvre à une réflexion sur le sens profond du célibat sacerdotal et de l’amour auquel le prêtre est appelé.

    Dans l’avion de retour des JMJ de Panama, le pape François a prononcé des paroles très claires : «Deuxièmement, je ne suis pas d’accord pour permettre le célibat optionnel. Non. Seulement, permettre quelques possibilités pour des endroits très éloignés – je pense aux îles du Pacifique. Mais c’est une chose à penser quand il y a une nécessité pastorale. Là, le pasteur doit penser aux fidèles. C’est une chose en discussion entre les théologiens, ce n’est pas ma décision. Ma décision, c’est que le célibat optionnel avant le diaconat : non. C’est mon opinion personnelle. Mais je ne le ferai pas, que cela reste clair. Je peux peut-être sembler fermé là-dessus mais je ne me sens pas paraître devant Dieu avec cette décision».

    UN CHOIX FERME DE L’ÉGLISE LATINE

    Pour l’Église catholique de rite latin (et non pas pour le rite maronite) et pour toute l’Église orthodoxe, le célibat du prêtre, sans faire l’objet d’un vœu, est la règle imposée. Lorsqu’il entre au séminaire, le jeune séminariste sait qu’on ne lui demandera pas, avant qu’il ne soit ordonné diacre, de choisir une vie de prêtre marié ou une vie de prêtre célibataire. Cela est devenu un choix ferme de l’Église latine, qui ne marie pas ses prêtres, bien qu’elle puisse, dans des cas très particuliers, ordonner des hommes mariés.

    Il y a une très grande différence entre introduire une option du célibat et ordonner des hommes mariés.

    Il y a une très grande différence entre introduire une option du célibat et ordonner des hommes mariés. L’option du célibat revient à instaurer un clergé de prêtres mariés auquel, selon la tradition de toutes les Églises, on ferme l’accession à l’épiscopat. On constitue ainsi un clergé à deux niveaux.

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