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Eglise - Page 867

  • Opus Dei, Focolari, Légionnaires du Christ... : des sectes dans l'Eglise ?

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    Christian Laporte, sur le site de La Libre, fait écho à un appel adressé au pape par d'anciens membres de divers mouvements présents au sein de l'Eglise et dont les pratiques s'apparenteraient à celles des sectes :

    Des victimes interpellent François, une analyse très étayée à l’appui.

    C’est ce qui s’appelle reprendre la balle au bond… Évoquant un passage fort de sa fameuse Lettre au Peuple de Dieu publiée fin août dernier dans la tourmente des révélations récurrentes de scandales de pédophilie impliquant des hommes et des femmes d’Église, des ex-membres de mouvements ecclésiaux aux convictions fortes interpellent directement le pape François.

    "Si un membre souffre…" (Corinthiens)

    Leur réflexion part d’un verset de l’épître de Paul aux Corinthiens : "Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui."

    Un groupe d’ex-membres de l’Opus Dei, du Mouvement des Focolari/Œuvre de Marie, des Légionnaires du Christ l’interpellent en leur nom mais aussi en celui de "tous ceux qui se reconnaissent victimes d’emprise sectaire au sein de l’Église".

    Et d’expliquer au Pape que "leurs parents, amis et connaissances ainsi que moult personnes qui ont étudié de près certaines structures ecclésiales et leurs dérives de type sectaire veulent aider des proches tombés dans leurs filets".

    S’ils ont décidé de faire la présente démarche, c’est "afin de témoigner que l’appartenance à ces structures et l’obéissance à la doctrine de leurs fondateur ou fondatrice ont contribué à ruiner (leurs) vies en (leur) faisant subir au nom de Dieu des abus de pouvoir, de conscience, des abus sexuels, financiers, etc."

    Des milieux influents

    Leur conclusion ? "Dans ces mouvements religieux ou ecclésiaux et ces nouvelles communautés, des personnes ont beaucoup souffert et souffrent encore à cause des dérives sectaires."

    Une accusation en l’air ? Ils s’en défendent, disant "détenir des témoignages et des récits des souffrances vécues […] Certains préfèrent garder, par prudence, l’anonymat, redoutant la très grande influence de certains membres hauts placés de ces mouvements et nouvelles communautés dans tous les domaines : sociaux, politiques, religieux."

    Leur diagnostic n’en est pas moins interpellant : "Nous devons libérer notre parole emprisonnée de trop longues années sous le joug de l’omerta spécifique à chacun de ces mouvements et communautés qui sont en fait des Églises parallèles à l’Église catholique mais qui souffrent de la même maladie du cléricalisme dans leur fonctionnement et qui apparaît clairement dans leurs actions."

    Leur appel au Pape vise aussi à "mettre en garde les actuels adeptes et les autres personnes pouvant être sollicitées par leurs membres actifs contre les dangers physiques, psychiques et spirituels qui peuvent être résumés (sans cependant être exhaustifs) dans une étude qui voudrait susciter une approche critique envers ces structures".

    Une recherche publiée en Belgique

    C’est ici que la démarche passe directement par la Belgique… Et par la recherche doublée du livre De l’emprise à la liberté - Dérives sectaires au sein de l’Église - Témoignages et réflexions qui a été publié il y aura bientôt deux ans.

    Coordonnée par le psychosociologue Vincent Hanssens qui fut notamment vice-recteur de l’Université catholique de Louvain, elle est partie d’une enquête auprès d’anciens membres issus de divers pays et milieux dont les témoignages ont été analysés notamment par des chercheurs et des acteurs ecclésiaux pleinement intégrés dans l’institution, à l’aune de la doctrine de l’Église.

    En allant à la rencontre du Pape, c’est aussi, selon les signataires, "un appel à toute l’Église afin qu’elle renforce sa prudence et ses dispositifs de vigilance, tant pour le présent et le futur, que pour prendre en compte les souffrances du passé".

    "De l’emprise à la liberté" dirigé par Vincent Hanssens est paru aux Édition Mols.

    Ce livre avait suscité une réaction de l'abbé Seminckx au travers d'un courrier adressé à Vincent Hanssens que l'on trouvera reproduite ICI.

  • 2019 sera une année clef pour le pontificat du pape François

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    2019, une année clef pour le pontificat du pape François (ANALYSE)

    En 2019, pour sa sixième année à la tête de l’Eglise catholique, le pape François sera confronté à de nombreux défis. Abus sexuels, rôle des femmes ou encore voyages dans le monde entier, l’année qui s’ouvre s’annonce chargée pour le Souverain pontife.

    Pour le pape François, l’année 2018 a constitué un véritable tournant. Alors que le Souverain pontife était encore largement populaire fin 2017, ses propos maladroits sur les abus sexuels au Chili ont engendré une rupture entre le pape argentin et une partie de l’opinion publique. La révélation de nouveaux scandales dans la gestion de ces abus n’a pas amélioré la situation. Pire encore, un ancien nonce, Mgr Carlo Maria Viganò, a directement accusé le pape François d’avoir eu connaissance des abus commis par l’ex-cardinal Theodore McCarrick et d’en avoir pourtant fait un conseiller.

    Si 2018 a été l’année des révélations et des excuses, 2019 doit désormais être celle du passage à l’action et de la prise de mesures concrètes, comme le demandent de nombreuses voix que ce soit chez des fidèles, des victimes ou même des prêtres. Inédite, la convocation à Rome en février prochain de tous les présidents des conférences épiscopales pour aborder le thème de la protection des mineurs sera ainsi un moment décisif.

    Le risque est toutefois grand que les attentes très élevées dans certaines parties du monde soient déçues en raison de l’universalité de ce sommet. En effet, certains épiscopats semblent toujours convaincus que les abus sont avant tout un problème occidental. L'enjeu sera donc de parvenir à ces deux objectifs – véritable prise de conscience chez tous les évêques et réponses sérieuses. Sinon, comme l'affirmait le pape lui-même lors de ses vœux à la Curie le 21 décembre, l'Eglise risque de perdre toute “crédibilité”.

    Nombreux voyages et opération de la cataracte

    Sur un tout autre sujet, le synode sur l’Amazonie, convoqué en octobre prochain, pourra également constituer un moment clef du pontificat. Réunissant tous les évêques de la région amazonienne, ce synode pourrait se prononcer sur l’ordination d’hommes mariés – les viri probati – et le rôle des femmes. Face au manque de prêtres, explique ainsi le document préparatoire publié en juin dernier, il faut trouver de “nouveaux chemins” ce qui suppose “d’évaluer et de repenser les ministères nécessaires”. Sans oublier, poursuit le document, de “discerner le type de ministère officiel qui peut être confié aux femmes”.

    Par ailleurs, 2019 constituera une année importante en termes de voyages apostoliques. Pas moins de quatre voyages sont d’ores et déjà annoncés : le Panama du 23 au 27 janvier, Abou Dabi du 3 au 5 février, le Maroc les 30 et 31 mars et la Macédoine et la Bulgarie du 5 au 7 mai. Parmi ces déplacements, celui à Abou Dabi marquera une grande première puisque jusqu’à présent aucun chef de l’Eglise catholique n’a foulé le sol de la péninsule arabe.

    Outre ces voyages officiellement annoncés, d’autres pourraient également avoir lieu, notamment en Afrique et à Madagascar en septembre et au Japon en novembre. Au total, ce ne sont donc pas moins de six voyages qui sont déjà envisagés ce qui ferait de 2019 l’année où le pape François voyagera le plus, à égalité avec 2016.

    En 2019, le premier pape latino-américain fêtera le 13 mars le sixième anniversaire de son accession au pontificat ainsi que ses 83 ans le 17 décembre. Il n’aura donc plus que deux ans de moins que Benoît XVI quand celui-ci avait renoncé au pontificat, notamment en raison de son âge avancé. Enfin, le pape François devrait subir une opération de la cataracte en 2019. Si cette opération est bénigne, elle n’en concerne pas moins un homme âgé, à la tête de plus d’un milliard de catholiques dans le monde. XLN

    Il faut ajouter un voyage en Roumanie :

    https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2019-01/c-est-desormais-officiel-le-pape-francois-se-rendra-en-roumanie.html

  • Le pape François soutient la Marche pour la Vie à Paris le 20 janvier prochain

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    Chers amis,

    Nous avons eu la joie de recevoir un message du pape François qui « salue cordialement les participants de la Marche pour la vie organisée le dimanche 20 janvier 2019 à Paris » et nous encourage à « témoigner sans se lasser des valeurs inaliénables de la dignité humaine et de la vie ».

    Cette année, nous vous proposons de découvrir à partir de 12h notre « Village Pour la Vie » qui s’installe pour la première fois -avec stands de restauration- au départ de la Marche pour la Vie. Y seront représentées de nombreuses associations qui œuvrent tout au long de l’année au service de la dignité de la vie humaine et des plus fragiles, parmi lesquelles la Fondation Jérôme Lejeune, Alliance Vita, Choisir La vie, les Associations Familiales Catholiques, la fédération européenne One Of Us. 

    RDV le dimanche 20 janvier à Paris, Porte Dauphine, à 13h30 !
    Venez nombreux et partagez notre teaser :

    Teaser Marche pour la vie 2019

    Pour nous aider, vous pouvez encore commander nos tracts, affiches et autocollants (si vous êtes francilien), faire partie de nos 1 000 bénévoles (nous en recherchons encore 300), où vous inscrire dans nos cars qui partent de plus de 40 villes de France :

    Pour nous aider autrement : Je donne 

  • L’ambiance des années 1960-1970 sévirait-elle encore dans l'Eglise d'aujourd'hui ?

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    Ces évêques qui ont gardé la foi en la fécondité de l’ambiance des années 1960-1970

    Suite à cet article, un lecteur a adressé à "Riposte catholique" le commentaire suivant :

    A. Vous auriez aussi bien pu intituler votre texte de la manière suivante :

    “Ces évêques qui ont gardé la foi en la fécondité de l’ambiance des années 1960-1970,” car j’ai la conviction qu’à partir du début des années 1960, ce n’est pas avant tout le Magistère, ou une partie du Magistère, ce n’est pas avant tout la pastorale, ou une partie de la pastorale, dans l’acception orthodoxe et réaliste de chacun de ces deux termes, mais c’est avant tout une ambiance qui a commencé à naître, puis qui a continué à être profondément et durablement dérégulatrice, au sein du christianisme catholique contemporain.

    B. Quels sont les éléments constitutifs de cette ambiance ? Le déploiement de cette ambiance repose sur la prise en compte puis la mise en oeuvre de croyances, d’après lesquelles plus on laisse agir certaines conceptions, certaines paroles, certaines conduites, certaines pratiques, qui ont pour effet de contribuer à l’amputation, à la déformation, à la dénaturation, à la fragilisation, au mépris, à l’oubli, à l’ignorance, à l’occultation, à la déstructuration ou à la détérioration de la conception la plus catholique qui soit des fondements et du contenu du catholicisme, et de la relation la plus catholique qui soit à ces fondements et à ce contenu, et plus on est “authentiquement chrétien”, “vitalement chrétien”, ou “un chrétien adulte”.

    C. Ainsi, à une doctrine et à une pastorale catholiques se sont substituées une ambiance et une praxis “conciliaires”, puis “post-conciliaires”, une ambiance et une praxis que l’on considère, aujourd’hui, comme étant “inclusives”, et que l’on considérera, demain, comme étant “synodales”.

    D. Et nous sommes aujourd’hui en présence de clercs qui ne veulent presque plus parler et agir en faveur de la connaissance, de la compréhension, de la préservation, de la propagation, de la prise en compte, de la mise en oeuvre, de la réception, de la transmission, du respect et du souci des fondements et du contenu du catholicisme par les catholiques eux-mêmes, mais qui veulent bien continuer à imposer et à infliger aux catholiques les différentes composantes ou dimensions de cette ambiance, qui est à la fois officiellement évangélisatrice et effectivement décatholicisante.

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  • France : un appel pour un nouveau catholicisme social

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    Du site de l'hebdomadaire La Vie :

    Appel pour un nouveau catholicisme social

    Denis Moreau, Tugdual Derville, Joseph Thouvenel, Gaultier Bès, Patrice Obert… dix-neuf intellectuels catholiques, issus d’écoles de pensée différentes, lancent un appel pour un nouveau catholicisme social. Face à la crise des gilets jaunes et la question sociale contemporaine, « plus grave encore que celle du 19e siècle », ils veulent élaborer un carrefour en vue de l’édification des communautés solidaires.

    La fracture sociogéographique qui s’est progressivement creusée en France est en train de disloquer notre pays. Aujourd’hui, la « France périphérique » présente un potentiel insurrectionnel parce qu’elle n’en peut plus. Ce peuple de France veut vivre dignement du fruit de son travail et il le fait savoir ; il veut vivre uni dans une communauté de destin, non comme une catégorie reléguée économiquement et culturellement, exclue du récit global du « nouveau monde » financiarisé, où l’idole-argent absorbe le politique.

    Cette France périphérique marginalisée par la mondialisation concerne 60 % de la population, selon la classification du géographe Christophe Guilluy et davantage selon d’autres. Elle n’en peut plus de devenir un désert sans bureau de poste, sans maternité, sans médecin, sans usine, sans ferme et sans train ; elle n’en peut plus de payer toujours plus de taxes alors même que les services publics sont démantelés ; elle refuse la marche forcée vers la mondialisation économique ultralibérale et la globalisation culturelle sur lesquelles elle n’a aucune prise et qui se décident sans elle.

    Il y a le feu. Notre maison commune France brûle. Cette atmosphère possiblement insurrectionnelle est inquiétante. Pour le gouvernement, l’équation semble insoluble : on ne peut emmener à marche forcée un peuple vers un « nouveau monde » qui le rejette. Devant un tel contexte, la situation pourrait devenir hors de contrôle. Or, dans la révolution, c’est toujours le plus fort qui impose sa loi, pas le plus juste.

    Comment instaurer un dialogue social quand il n’y a plus de langage commun entre la sphère financière des mégalopoles et la France des périphéries, entre “les individus de n’importe où“, initiés et mobiles, et “le peuple de quelque part” ? Sur quelle réalité institutionnelle peut s’appuyer un tel dialogue quand les corps intermédiaires ont été sapés et que la représentation politique est décrédibilisée ? Comment trouver un chemin commun quand s’opposent "culture urbaine" mondialisée et culture populaire ?

    Tels sont les contours de la question sociale contemporaine. Cette nouvelle question sociale est, sous certains aspects, plus grave encore que celle du 19e siècle, qui recouvrait principalement la condition ouvrière. Un ensemble de lois avaient alors pu la résoudre, au moins en partie. Aujourd’hui, la question sociale dépasse largement les conditions particulières d’une classe sociale, elle atteint la nature même du lien collectif, dans toutes ses dimensions : familiale, culturelle, économique, écologique, géographique ; dimensions que nie l’idéologie de l’économie financiarisée. C’est la cohésion d’un peuple et d’une nation qui est en cause.

    Cette nouvelle question sociale dépasse les frontières, comme le montre l’extension du symbole des gilets jaunes au-delà de la France. Dans de nombreux pays, en Europe et dans le monde, la valeur travail, la dignité des travailleurs, leur droit à un juste salaire et à un environnement sain, sont quotidiennement bafoués. Cela concerne les structures économiques mais aussi la responsabilité de chacun, alors que la culture du « toujours moins cher » fait oublier que derrière chaque produit et chaque service, il y a des travailleurs et leur famille.

    Dans le passé, des catholiques sociaux se sont levés pour défendre la classe ouvrière. Aujourd’hui, les catholiques doivent se lever pour soutenir le peuple de France et lutter pour un système économique mondial et une Europe au service du développement humain intégral. Nous devons avoir conscience que les fractures françaises ne seront pas résolues seulement par des lois mais par l’engagement de chacun.

    Les catholiques doivent se mobiliser pour édifier des communautés solidaires, fondées sur un lien de responsabilité commune, qui puissent redonner à notre pays une perspective, un destin partagé, du travail, un lien par la culture populaire, une histoire continuée, un nouveau souffle familial, éducatif, écologique, spirituel et de vraies solidarités.

    Nous sommes membres d’un peuple. La dignité de chacun est de participer à une grande œuvre commune et au bien de notre pays. Le devoir des catholiques, en ce temps crucial de l’histoire, n’est pas de défendre les intérêts d’une communauté, mais de penser et mettre en œuvre un nouveau catholicisme social au service de l’universel et de notre pays.

    Signataires : Joseph Thouvenel, syndicaliste chrétien ; Mathieu Detchessahar, docteur en gestion, professeur des Universités ; Guillaume de Prémare, délégué général d'Ichtus ; Patrice de Plunkett, essayiste ; Patrice Obert, Président des Poissons Roses ; Denis Moreau, philosophe, Professeur des Universités ; Emmanuel Gabellieri, philosophe, Professeur à l'UCLY ; Gaultier Bès, directeur-adjoint de la Revue Limite ; Pierre-Yves Gomez ; Tugdual Derville, délégué général d'Alliance VITA ; Henri Hude, philosophe ; Bernard Bourdin, professeur des universités en philosophie politique ; Antoine Renard, président des Associations familiales catholiques en Europe ; Ghislain Lafont, Président de l'Académie d'éducation et d'études sociales ;Gérard Leclerc, journaliste ; Joël Hautebert, professeur des universités ; Diane de Bourguesdon, consultante en stratégie ; Marie-Joëlle Guillaume, écrivain ; Jean-Marie Andrès, président des Associations familiales catholiques

    Contact : nouveau.catholicisme.social@gmail.com

  • RDC : l'Eglise catholique congolaise s'oppose frontalement à la version officielle du pouvoir en place

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    De Caroline Hick sur le site de la RTBF :

    RDC: l'Eglise catholique en première ligne contre Joseph Kabila

    Son avis et ses conclusions étaient attendues par une partie des Congolais, comme par la communauté internationale. Cet après-midi (11 janvier), la Cenco, la Conférence épiscopale congolaise, a fait savoir que le résultat provisoire de l'élection présidentielle, annoncé par la Céni (la commission électorale) et qui attribue la victoire à Felix Tshisekedi, "ne correspond pas" aux données collectées par ses observateurs dans les bureaux de vote et de dépouillement.

    L'église catholique congolaise s'oppose donc frontalement à la version officielle du pouvoir en place. Il y a quelques jours, un collectif catholique, organisateur des manifestations anti-Kabila en 2017 et 2018 dénonçait même la "complicité" entre le pouvoir et la Céni.

    "Une Eglise plus organisée que l'état congolais"

    Tout le monde ne se permet pas de contester le pouvoir aussi frontalement, loin de là. Mais l'église catholique congolaise peut se le permettre: elle jouit d'une popularité et d'une confiance de la part des Congolais à faire pâlir d'envie tous les représentants politiques.Pour Dieudonné Wamu Oyatambwe, politologue et auteur de "Eglise catholique et pouvoir politique au Congo-Zaire", ce n'est pas étonnant. "L'église catholique est incontournable dans la vie des Congolais. Elle est très écoutée et respectée, non pas parce que tous les Congolais sont croyants, mais parce qu'elle est crédible et organisée, bien plus que l'Etat congolais", explique-t-il. Ainsi, l'Eglise est là quand l'Etat ne l'est pas, estime le politologue. "L'église est partout et depuis longtemps. Même quand il n'y avait pas de système de communication tel que nous le connaissons, les gens communiquaient via les diocèses. Ce n'est pas étonnant qu'elle puisse annoncer les résultats quelques jours après les élections, car elle a un réseau d'information très développé."

    Intense mobilisation

    L'Eglise congolaise s'est particulièrement mobilisée à l'occasion de cette élection présidentielle, retardée de deux ans par rapport au calendrier initial. "Elle s'est d'abord mobilisée pour que la classe politique s'entende", explique M. Oyatambwe. C'est en effet sous son égide qu'a été signé l'accord de la Saint-Sylvestre, le 31 décembre 2016. Majorité et opposition avaient alors signé un compromis pour une transition politique pacifiste jusqu'aux élections. "Elle a aussi sensibilisé les gens sur le processus électoral", poursuit le politologue. "Elle les a incité à aller voter, elle a fourni un travail énorme. Ensuite, elle a déployé une large mission d'observation sur le terrain. C'est la seule à pouvoir mobiliser autant."L'an dernier, c'est aussi elle qui était à l'origine des manifestations réclamant le départ de Joseph Kabila. Ces rassemblements avaient causé la mort de plusieurs personnes le 31 décembre 2017 suite à l'intervention des forces de l'ordre. "Nous ne pouvons que dénoncer, condamner et stigmatiser les agissements de nos prétendus vaillants hommes en uniforme qui traduisent malheureusement, et ni plus ni moins, la barbarie", avait déclaré l'influent archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo Pasinya.

    Implantation durable au Congo

    Au Congo, l'Eglise est une institution, et cela ne date pas d'hier. Au siècle dernier, elle constituait déjà l'un des trois piliers de la trinité coloniale, aux côtés de l'administration et des entreprises coloniales. Et face aux lacunes de l'Etat, elle a pris une place considérable dans le paysage congolais. Aujourd'hui, sa mission n'est plus "civilisatrice" mais elle reste incontournable. "Elle intervient dans le système éducatif, les soins de santé, la socialisation des jeunes", explique Dieudonné Wamu Oyatambwe. Si une telle intervention de l'église dans la politique semblerait aujourd'hui inconcevable en Belgique, l'analyse n'est pas la même en RDC, où l'Eglise a encore un poids énorme dans la vie sociale des Congolais.

     
  • Procès Barbarin : le parquet ne requiert pas de condamnation

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    De Vatican News :

    Procès du cardinal Barbarin: le parquet ne requiert pas de condamnation

    Le procès du cardinal Philippe Barbarin et de cinq autres prévenus pour «non dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs» par le père Bernard Preynat, et pour «non-assistance à personnes en péril» a été prolongé d’une journée. Il s’achèvera ce jeudi. Au troisième jour de ce procès, le parquet n’a pas requis ce mercredi de condamnation.

    Depuis l’ouverture du procès lundi devant le tribunal correctionnel de Lyon, la procureure adjointe a écouté les personnes mises en causes et les plaignants sans intervenir lors des débats. Finalement, ce mercredi après-midi, Charlotte Trabut n’a requis aucune condamnation à l’encontre des six prévenus.Cette absence de réquisition suit celle de son prédécesseur qui avait classé l’affaire sans suite en juillet 2016 après une enquête préliminaire sur les mêmes faits.

    Plaidoiries des parties civiles

    Ce mercredi matin lors de leurs ultimes plaidoiries, les avocats des parties civiles ont tenté de convaincre que le cardinal Barbarin et son entourage avaient omis d’informer la justice au sujet des abus sexuels commis par le père Preynat. L’ancien aumônier scout est accusé d’avoir abusé de 70 enfants dans les années 1970-1980.«Cardinal Barbarin, vous êtes un menteur quand vous dites avoir appris les faits en 2014 par le témoignage d’Alexandre Hezez» a lancé Me Jean Boudot.

    Le cardinal Barbarin nie avoir couvert des actes pédophiles

    Selon le quotidien français La Croix, Me Boudot s’est employé à démontrer que l’obligation de dénoncer s’imposait en premier lieu au cardinal et à son entourage. Il a rappelé, indique le journal, que selon la loi, cette obligation vise à protéger non seulement les victimes mais la société dans son entier et s’impose donc à toute personne informée d’un abus sexuel sur mineur, quel que soit l’âge de celui-ci au moment où elle en prend connaissance.

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  • Saint Grégoire de Nysse (10 janvier) : la pleine réalisation de l'homme consiste dans la sainteté

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    170px-St._Gregory_of_Nyssa.jpgLors de l'audience générale du 29 août 2007, Benoît XVI a consacré son enseignement à Saint Grégoire de Nysse :

    Chers frères et sœurs!

    Dans les dernières catéchèses, j'ai parlé de deux grands docteurs de l'Eglise du IV siècle, Basile et Grégoire de Nazianze, Evêque de Cappadoce, dans l'actuelle Turquie. Aujourd'hui, nous en ajoutons un troisième, le frère de Basile, saint Grégoire de Nysse, qui s'est révélé un homme au caractère réfléchi, avec de grandes capacités de méditation, et d'une vive intelligence, ouverte à la culture de son temps. Il s'est ainsi révélé comme un penseur original et profond dans l'histoire du christianisme.

    Il naquit autour de 335; sa formation chrétienne fut suivie en particulier par son frère Basile - qu'il définit comme "père et maître" (Ep 13, 4:  SC 363, 198) - et par sa sœur Macrine. Il suivit ses études en appréciant particulièrement la philosophie et la rhétorique. Dans un premier temps, il se consacra à l'enseignement et se maria. Ensuite, il se consacra lui aussi entièrement, comme son frère et sa sœur, à la vie ascétique. Plus tard, il fut élu Evêque de Nysse, et se démontra un pasteur zélé, ce qui lui valut l'estime de la communauté. Accusé de malversations financières par ses adversaires hérétiques, il dut abandonner le siège épiscopal pendant une brève période, mais il y revint ensuite triomphalement (cf. Ep. 6:  SC 363, 164-170), et il continua à se consacrer à la lutte pour défendre la vraie foi.

    En particulier après la mort de Basile, recueillant presque son héritage spirituel, il coopéra au triomphe de l'orthodoxie. Il participa à divers synodes; il chercha à résoudre les conflits entre les Eglises; il participa activement à la réorganisation ecclésiastique et, en tant que "pilier de l'orthodoxie", il fut l'un des acteurs du Concile de Constantinople de 381, qui définit la divinité de l'Esprit Saint. Il reçut diverses charges officielles de la part de l'empereur Théodose, il prononça d'importants discours et homélies funèbres, il se consacra à la rédaction de diverses œuvres théologiques. En 394, il participa encore à un synode qui se déroula à Constantinople. On ne connaît pas la date de sa mort.

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  • Abus : un film tourné dans la basilique de Saint-Hubert et dans une église d'Arlon

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    Lu hier (9 janvier) dans le quotidien Sud-Presse (p. 11) : 

    Un film sur la pédophilie tourné dans nos églises 

    En avril 2018, François Ozon, le réalisateur français, tournait plusieurs scènes de son dernier film à l’église Saint-Martin d’Arlon et dans la basilique de Saint-Hubert. Un film dont le véritable synopsis fut caché à tout le monde. Il s’avère aujourd’hui que le film traite de la pédophilie au sein de l’Église en se basant sur des faits réels jugés en France pour le moment. Intitulé « Grâce à Dieu », il sortira en février prochain. … Contacté par téléphone, l’abbé Goosse, de Saint-Hubert, se dit heurté par la pratique du réalisateur français. Dans le synopsis reçu, il était question du portrait de trois personnes ayant été abusées dans leur jeunesse mais sans plus de précisions. « Ce n’est pas honnête ! Je ne comprends pas pourquoi la réalisation n’a pas joué franc jeu. On reproche souvent à l’Église de ne pas l’être… Les choses qui se sont réellement passées sont graves mais pourquoi ne pas avoir présenté convenablement le synopsis du film ? Mon collaborateur présent sur place m’avait assuré que rien d’irrespectueux n’avait été tourné. Si on m’avait présenté la véritable histoire ? Si c’était pour rendre service à la vérité, je ne m’y serais pas opposé. Mes seules prérogatives étaient qu’il n’y ait rien de contraire à la foi chrétienne et que rien ne choque la sensibilité religieuse des membres de l’Église. La manière de faire est déplorable. »

  • Pour comprendre le procès du cardinal Barbarin

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    D'Agnès Pinard-Legry sur Aleteia.org :

    Comprendre le procès du cardinal Barbarin

    Ce lundi 7 janvier s’est ouvert le procès du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, et de cinq anciens membres du diocèse de Lyon pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs.

    « Demandons au Seigneur que s’accomplisse le travail de la justice, demandons-lui aussi qu’il guérisse tout ce qui doit l’être, dans le cœur des victimes d’actes de pédophilie aussi injustes que terribles », a déclaré le cardinal Barbarin dans un message qu’il a transmis pour les vœux du diocèse de Lyon à la veille de l’ouverture de son procès. « Je n’ai jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles », a assuré l’archevêque dans une déclaration lue devant les juges du tribunal correctionnel ce lundi. Au deuxième jour de ce procès, qui doit durer jusqu’au jeudi 10 janvier, Aleteia tente d’en décrypter les enjeux.

    Pourquoi un procès alors que le parquet a classé l’affaire sans suite ?

    C’est en 2015 que l’affaire est rendue publique lorsque Alexandre Dussot-Hezez accuse le père Bernard Preynat d’avoir abusé sexuellement plusieurs jeunes scouts (dont il fait partie) de sa paroisse de Sainte-Foy-lès-Lyon dans les années 1980-1990. Le père Preynat est déchargé de son office de curé et suspendu de tout ministère le 31 août 2015. Les victimes de ce prêtre, qui ont fondé l’association La Parole Libérée, portent également plainte en février 2016 contre Mgr Barbarin pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs dans son diocèse. Une première enquête préliminaire est ouverte le 4 mars 2016 par le parquet de Lyon pour « non-dénonciation de crime » et « mise en danger de la vie d’autrui ». Cinq mois plus tard, elle est classée sans suite et le parquet de Lyon écarte toute volonté d’entraver la justice de la part de Mgr Barbarin. Il souligne également qu’avant 2014 —  date à laquelle le cardinal rencontra pour la première fois une victime —  la non-dénonciation était prescrite après trois ans. Les plaignants décident néanmoins de lancer une procédure de citation directe devant le tribunal. Initialement prévue en avril 2018, cette dernière a finalement débuté ce 7 janvier 2019.

  • Le message du pape pour la Journée mondiale du malade 2019

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    De zenit.org (Marina Droujnina) :

    Journée mondiale du malade 2019: message du pape François (texte complet)

    «Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement»

    Le pape François « exhorte (…) à promouvoir la culture de la gratuité et du don, indispensable pour dépasser la culture du profit et du déchet ». Il « invite à rester humbles et à pratiquer courageusement la solidarité, comme vertu indispensable à l’existence ».

    C’est ce qu’il a souligné dans son message pour la Journée mondiale du malade, qui sera solennellement célébrée à Calcutta, en Inde, le 11 février 2019. Le texte du message, traduit de l’italien en sept langues, a été publié ce mardi 8 janvier 2019 par le Saint-Siège.

    Dans son message, le pape « remercie » et « encourage toutes les associations des volontaires » en soulignant que « le volontariat communique des valeurs, des comportements et des styles de vie qui sont animés par le ferment du don ».

    Le pape souligne aussi que « la dimension de la gratuité devrait surtout animer les structures sanitaires catholiques, car c’est la logique évangélique qui caractérise leur action ». « Les structures catholiques, explique-t-il, sont appelées à exprimer le sens du don, de la gratuité et de la solidarité, en réponse à la logique du profit à tout prix, du donner pour obtenir, de l’exploitation qui ne s’embarrasse pas des personnes. »

    Le pape François cite l’exemple de Sainte Mère Teresa de Calcutta qui « nous aide à comprendre que le seul critère d’action doit être l’amour gratuit envers tous, sans distinction de langue, de culture, d’ethnie ou de religion ».

    MD

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  • Est-ce toute l’Europe, ou seulement la France qui cesse d’être chrétienne ?

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    Du site de Radio Notre-Dame :

    Émission du 8 janvier 2019 : Est-ce toute l’Europe, ou seulement la France qui cesse d’être chrétienne ? (et... a fortiori la Belgique!)

    Philippe Delaroche

    Olivier Roy, politologue français, spécialiste de l’islam

    Guillaume Cuchet, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est. Il travaille sur l’histoire et l’anthropologie religieuses des sociétés contemporaines

    Jean-Paul Willaime, directeur d’études émérite à l’EPHE