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International - Page 342

  • L’Eglise de France solidaire des chrétiens d’Irak

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    « Le cardinal Philippe Barbarin, Mgr Michel Dubost et Mgr Pascal Gollnisch (secrétaire de l’Oeuvre d’Orient)  se rendront du 28 juillet au 1er août prochain en Irak. Ils seront les émissaires de l’Eglise catholique en France auprès des chrétiens d’Orient. Ils seront accueillis par le patriarche chaldéen Mgr Louis-Raphaël Sako. Les trois devraient « signifier la lutte contre l’indifférence doit être permanente. Ils seront priants et acteurs auprès des communautés menacés. (…) Prions pour que cette délégation porte un peu de réconfort et de lumière dans la situation très grave que subissent nos frères en Orient », indique un communiqué de l’Eglise catholique en France.

    A Lyon, un rassemblement en soutien aux chrétiens d’Irak se tiendra samedi place Saint-Jean. Monseigneur Barbarin s’y rendra.

    Au nom des évêques de France, Mgr Pontier, Archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France, appelle les paroisses à s’unir, tout spécialement lors de la prière universelle des messes célébrées les samedi 26 et dimanche 27 juillet, à partir d’une proposition commune. Pour Mgr Pontier,

    « Il s’agit de ne pas perdre cette communion spirituelle avec les communautés chrétiennes locales qui devaient nous accueillir, pour se retrouver ensemble dans la prière pour la paix et manifester la fraternité».

    En principe, Mgr Marc Stenger se rendra en Syrie au nom de la CEF, sur invitation du Patriarche Grégoire III, pour les 150 ans de la Cathédrale grecque-catholique. »

     Lu sur le site de « Riposte catholique », ici : Le cal Barbarin, Mgr Dubost et Mgr Gollnisch en Irak

     Et, pour leur emboîter le pas, qu’attendent NN. SS Guy Harpigny et Léon Lemmens, évêques belges « référendaires pour le dialogue interreligieux » ( voir Fin du ramadan : la lettre de deux évêques et d'un responsable protestant) ?

    JPSC 

    La classe politique française se mobilise également : mobilisation-de-la-classe-politique-pour-les-chretiens-d-irak

  • Chrétiens d’Irak : la mélodie du silence

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    Les islamistes ont chassé les chaldéens de Mossoul. L'avenir des chrétiens d'Irak est plus incertain que jamais, s'inquiète Marc Fromager sur « Figarovox ». Marc Fromager est directeur de l'Aide à l'Eglise en Détresse, et rédacteur en chef de L'Eglise dans le Monde. Il est également l'auteur de Chrétiens en danger, vingt raisons d'espérer (EDB) 

    PHO662dfeda-10ec-11e4-b751-c20a30bf2938-805x453 (1).jpg« FigaroVox: Depuis la prise de Mossoul par les islamistes d'EEIL, comment a évolué la situation des chrétiens d'Irak?

    MARC FROMAGER: La communauté chrétienne d'Irak est purement et simplement menacée d'extinction. Depuis l'invasion américaine de 2003, la situation n'a cessé de se dégrader pour les chrétiens dans ce pays. Avec la prise deMossoul par les islamistes, le 10 juin, on a franchi une étape supplémentaire. La menace est devenue frontale pour les chaldéens, d'autant que de nombreux villages chrétiens se trouvent à proximité de Mossoul. Le 17 juin, l'EIIL a ordonné aux derniers chrétiens de la ville de devenir musulmans, ou bien d'accepter le statut de dhimmi, qui oblige au paiement d'un impôt de «protection» ou bien de quitter la ville avant le 19 juillet à midi. Leurs maisons ont été marquées de la lettre N -nazara en arabe qui désigne les chrétiens-, et confisquées. Les chrétiens de Mossoul contraints à l'exode ont dû abandonner tous leurs biens, confisqués par les islamistes. A Bagdad, il y a encore des chrétiens, mais la situation est devenue chaotique. Reste la partie kurde du pays où les chrétiens bénéficient, pour le moment, d'une sécurité relative.

    Mossoul était-elle une des plus anciennes villes chrétiennes du monde? Depuis quand les chrétiens sont-ils présents en Irak?

    Le christianisme s'est largement répandu au Moyen-Orient, où il est né. Il y a eu des chrétiens dans l'actuelle Irak très certainement dès les semaines qui ont suivi la Pentecôte, c'est-à-dire aux tout débuts du christianisme. L'apôtre Saint Thomas est passé là. Il y avait d'ailleurs une relique de lui à Mossoul, qui est l'ancienne Ninive de la Bible. Avec Antioche et Damas, Mossoul abritait probablement une des plus importantes communautés chrétiennes de l'époque. Un des titres de gloire de Mossoul pour les chrétiens, est d'avoir eu comme évêque Saint Isaac le Syrien -même s'il est né dans le territoire actuel du Qatar-, encore appelé Saint Isaac de Ninive.

    La communauté chrétienne d'Irak est purement et simplement menacée d'extinction. Face à la poussée de l'islamisme radical, peut-on craindre à long terme une disparition définitive des chrétiens d'Orient?

    Lorsque l'on évoque cette possibilité, on est en général taxé de dépressif ou de vautour. Les sceptiques sous-entendent que l'on brandit cette éventualité afin de susciter la générosité des donateurs ou encore pour jeter de l'huile sur le feu en illustrant l'apparente inutilité du dialogue interreligieux. Or, si l'on regarde les chiffres, la proportion des chrétiens au Moyen-Orient n'a cessé de baisser depuis l'arrivée de l'islam. Et cette diminution n'a fait que s'accélérer tout au long du XXème siècle, et en particulier ces vingt-cinq dernières années. Malgré les déclarations optimistes ou encourageantes des autorités ecclésiastiques locales - et on comprend qu'elles ne veuillent pas accroître la tentation déjà lancinante de l'exil-, l'éventualité d'une disparition totale des chrétiens au Moyen-Orient ne cesse de se renforcer. Certes, il reste encore des millions de chrétiens en Egypte et on les imagine difficilement disparaître dans un avenir proche. Mais il est vrai qu'en Irak et peut-être demain en Syrie, le scénario devient chaque jour plus probable. Parallèlement et de manière paradoxale, il y a de plus en plus de chrétiens étrangers -en général indiens ou philippins- au Moyen-Orient. On compte ainsi un million et demi de catholiques en Arabie Saoudite, alors que les chrétiens avaient disparu de ce pays pendant quatorze siècles. Mais ce sont des travailleurs venus d'Asie et non des chrétiens d'Orient. Ils ne resteront pas dans la région.

    Alors que le monde entier a les yeux rivés vers la Palestine, le sort des chrétiens d'Orient semble susciter moins de mobilisation dans l'opinion occidentale. Comment expliquer cette indifférence?Lorsqu'il s'agit de persécutions antichrétiennes, c'est la mélodie du silence ! Est-ce parce que le christianisme n'est plus censé faire partie de la sphère publique ? Faut-il y voir un lien avec le rejet de nos racines et de notre identité ?

    C'est un grand mystère! Il ne s'agit pas que des chrétiens d'Orient. D'une manière générale, le sort des chrétiens dans le monde n'intéresse personne. Lorsqu'il s'agit de persécutions antichrétiennes, c'est la mélodie du silence! Est-ce parce que le christianisme n'est plus censé faire partie de la sphère publique? Faut-il y voir un lien avec le rejet de nos racines et de notre identité? Les chrétiens ne font-ils pas le poids face à des intérêts supérieurs, en général énergétiques ou financiers? Le plus surprenant, c'est que même l'Eglise, hormis le Pape François qui en parle de plus en plus, semble anesthésiée sur cette question. Est-ce par considération mystique, l'Eglise étant appelée à suivre le Christ jusque dans sa passion? Est-ce par humilité (ne parlons pas de nous) ou une charité déplacée (ne parlons pas de persécution, cela signifierait qu'il y a des persécuteurs)? Ou considère-t-on simplement qu'il n'y a plus rien à faire pour les chrétiens dans le monde?

    Face à leur situation tragique, que peut faire l'Occident pour aider les chrétiens d'Orient?

    Il faut d'abord en parler. Même si on n'est pas chrétien, on ne devrait pas pouvoir rester insensible à ces menaces d'extermination. La seconde urgence est que les pouvoirs publics français et européens expriment de manière ferme et constante notre indignation extrême face à ce drame. Le message est simple: ces persécutions ne sont pas pas acceptables! Pour éviter de prêter le flanc à l'accusation de partir en croisade, on pourrait placer cette exhortation sur le plan de la liberté religieuse en la revendiquant pour tous. A Mossoul, les maisons des chiites aussi ont été marquées par les islamistes. C'est également intolérable. »

    JPSC

  • Sur Twitter : un caractère arabe pour afficher son soutien aux chrétiens persécutés en Irak

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    Du Figaro.fr :

    «ن»: par ce simple caractère arabe, qui signifie «N» pour «nazaréen», des milliers de membres de Twitter affichent leur soutien aux chrétiens persécutés en Irak. Après la prise de Mossoul, deuxième ville du pays, cette lettre a été peinte sur les maisons des chrétiens.

    D'abord marqueur péjoratif du «dhimmi» chrétien, le «ن» (prononcez «noun») est devenu un symbole de ralliement. Il est utilisé comme mot-clé, en guise d'avatar ou glissé dans un pseudonyme. «Soutien aux chrétiens d'Irak: nous sommes aussi des Nazaréens», tweete ainsi le blogueur catholique @koztoujours, devenu «Koz ن» pour l'occasion. «Contre l'intolérance et la bêtise, s'indigne l'avocate Valérie Duez-Ruff, j'ai mis #ن sur mon profil en soutien aux chrétiens molestés.» Une mobilisation virtuelle qui a touché jusqu'à la classe politique, puisque, à titre d'exemple, le sénateur UMP Bruno Retailleau et le député PS Yann Galut s'y sont joints en arborant sur Twitter ce caractère.

  • Irak : Mgr Casmoussa nous fait part de son angoisse

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    Basilios-Georges-Casmoussa.jpgLettre ouverte de Mgr B. Georges Casmoussa, Archevêque Auxiliaire Patriarcal Syro-Catholique

    Chers amis,

    C’est de Rome que je vous écris… Les événements se précipitant en Iraq, et à Mossoul même. Dans un climat de tristesse, de consternation et d’indignation je vous fais part de mon angoisse: 

    1. Jeudi 16.7. , l’État Islamique (ISIS) a décrété, avec hauts parleurs, renchéris par quelques mosquées, que les Chrétiens de Mossoul, pour survivre, devaient choisir entre trois possibilités: soit de se convertir a l’Islam, soit de payer la jiziah (impôt imposé aux non musulmans), soit de quitter la ville sans rien prendre. Leurs biens appartenaient a l’État Islamique.

    2. Suite a ce décret les chrétiens qui restaient dans la ville (entre 100 et 200 familles, car déjà ravagés par d’autres exodes successives) quittaient la ville précipitamment avec simplement ce qu’ils pouvaient importer. Ils furent, toutefois, molestés par les ISIS aux barrages en sortant de la ville. Certains furent pillés, frappés, dépouillés de leurs argent, bijoux, cellulaires. Des passeports furent déchirés. 

    3. D’autres faits sur le terrain ont eu lieu depuis samedi 18.7. à Mossoul: Évêché syriaque catholique: rumeurs sur sa mise a feu. Ce qui est sûr, d’après Mgr Mouche: les ISIS ont fait irruption, fait descendre les portraits des patriarches et les ont brûlés devant l’Évêché. Quatre églises (Syr, cath., syr. orth., armeniens orth.) donnent sur la cour de l’évêché, dont notre ancienne cathédrale remontant au XIIe s.

    Église Mar Thomas: irruption dans l’église, prise du Musée, musée lequel contient des manuscrits précieux, des pièces racontant l’histoire de la ville de Mossoul. 

    Monastère Mar Behnam à 15 km au S.O. de Qaraqosh pris par les ISIS, les moines chassés, leurs cellulaires confisqués. Ce monastère abrite une église et le mausolée du Martyre, chef-d’œuvre de la sculpture chrétienne en Mésopotamie. 

    Monastère Mar Gorguis à la périphérie nord de Mossoul: saccagé par les ISIS. Descente de croix. Comme ils l’avaient déjà dans d’autres églises de Mossoul. Déjà les ISIS avaient pris les évêchés syriaque-orthodoxe et chaldéen. 

    On craint beaucoup pour le patrimoine artistique de Mossoul, où l’ISIS a déjà démoli des mausolées de la ville et des monuments érigés en l’honneur de personnalités culturelles ou artistiques civiles, ainsi qu’une statue de la Vierge qui dominait l’ancien évêché chaldéen, déjà miné et bombardé en 2006.

    Le climat est très lourd dans la ville. Certains témoignages reflètent la désapprobation des musulmans de la ville, mais aucune réaction des chefs religieux Sunnites de l’Iraq. Silence médiatique. Malgré quelques échos faibles. Un Futur incertain pour les chrétiens. Déjà le 10 Juin dernier, a la prise de la ville par ISIS, un premier exode massif de chrétiens avait eu lieu vers les villes chrétiennes de la Plaine de Ninive. Les 26,27, 28 du même mois, à la suite des affrontements entre les forces kurdes qui gardaient Qaraqosh et les jihadistes Sunnites qui faisaient l’assaut de la ville, 45000 chrétiens, c.a.d. la presque totalité de la ville, avaient fui leur ville vers le Kurdistan. 

    4. Ici a Rome, ou se trouve le patriarche syr. cath. Joseph III YOUNAN: Samedi 19.7., accompagné de son Auxiliaire Mgr Casmoussa et de l’archevêque de Bagdad, Mgr Abba, Sa Béatitude (S.B.) a eu une audience précipitée a la Secrétairerie d’État. S.B. a proposé au chef du Dicastère des relations avec les États, Mgr Dominique Imberto, de convoquer le corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège pour l’inciter à une action commune et urgente en faveur de la minorité chrétienne d’Iraq soumise a la persécution déclarée des islamistes fanatiques de l’ISIS. Cette même proposition, S.B. l’a réitérée au Saint-père personnellement qui l’a appelé au téléphone l’après-midi du Dimanche. S.B., pendant 10 minutes, a expliqué à Sa Sainteté, la situation critique des chrétiens en Iraq. Le S.Père, à l’Angélus de ce même dimanche, avaient parlé clairement et avec angoisse de la souffrance et de la persécution des chrétiens en Iraq. 

    5. A Bagdad, S.B. le Patriarche Louis Sako a lancé un appel vibrant en faveur du respect des droit des chrétiens irakiens et de leur survie. Il a invité les évêques catholiques et orthodoxes de l’Iraq à une session extraordinaire de l’AEI a Ainkawa lundi ou mardi. 

    6. Avec la chasse aux Chrétiens, il y a eu la chasse aux chiites à Mossoul et ses environs. Dans plusieurs villages mixtes des alentours de Mossoul, les ISIS ont mené une vraie épuration religieuse, ou ils ont molesté les communautés chiites et les ont chassées vers le Kurdistan. Des centaines de familles démunies de tout, furent accueillies dans des camps de fortune, sous un soleil torride. Les autorités kurdes les ont accueillis puis acheminées vers le sud, vers les villes chiites. 

    7. Au nom des Droits de l’Homme; au nom de l’homme, de la femme et de l’enfant chrétiens en Iraq soumis a la discrimination, chassés de leurs maisons et de leurs villes; acculés à un choix injuste, inique et inhumain, soit de se convertir a l’Islam, soit a payer la Jizia, soit à quitter leurs villes sans rien emporter… c’est un appel vibrant et pressant que nous lançons a la Communauté Internationale, aux Etats arabo-musulmans, au Secrétaire de l’ONU , au Congrès Islamique Mondial, à Al-Azhar, aux gouvernements et parlements de la CE… pour prendre leurs responsabilités vis-à-vis des minorités religieuses et ethniques en Iraq, notamment les Chrétiens d’Iraq qui sont menaces d’extermination ou voués au départ. C’est une persécution directe et ouverte de la part des Jihadistes Islamiques (ISIS) en Iraq. Ceux-ci menacent non seulement les chrétiens, en tant que groupe social, mais menacent la civilisation, le patrimoine culturel, artistique et historique de l’Iraq. Leur idéologie biffe 1400 ans de l’histoire de l’humanité en détruisant tout apport culturel, artistique et historique de notre pays, pour remettre nos peuples à l’obscurantisme du début du 7eme s. C’est une vraie menace pour la civilisation humaine tout court.

    + B. Georges Casmoussa - Archev. Auxiliaire Patriarcal Syr. Cath.

    Rome 21.7.2014

  • 80% des personnes persécutées sont des chrétiens

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    « Dénonçons plus courageusement les persécutions contre les chrétiens »

    Radio Vatican

    (RV) La question des persécutions contre les chrétiens est abordée par le Cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens, dans un entretien à l’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican. « Nous devons être plus courageux dans le fait de dénoncer les persécutions contre les chrétiens, parce qu’aujourd’hui nous assistons à plus de persécutions que durant les premiers siècles du christianisme ». Et dans cette nécessité de dénoncer ces persécutions, le Cardinal Koch voit la possibilité d’une plus grande convergence sur le plan œcuménique avec les autres églises chrétiennes. « On estime, explique le Cardinal Koch, que 80% des personnes persécutées sont chrétiennes, et je crois que nous sommes trop silencieux ».

    Le Cardinal Koch cite encore le Pape François en rappelant que « toutes les Eglises ont leurs martyrs, et que les martyrs d’aujourd’hui sont la semence de l’œcuménisme et de l’unité pour le futur ». « Le Pape François parle d’œcuménisme de la souffrance, et c’est surtout vrai pour les pays qui ont vu naître le christianisme au Moyen-Orient, où les chrétiens fuient, sont contraints de partir, parce que s’ils restent ils sont assassinés ». « Comme il est triste, ajoute le Cardinal Koch, que seuls restent des bâtiments vides et non pas les gens. Malgré tout je vois des signaux positifs dans certains endroits. Ainsi en Syrie, la persécutions ici et là unit les chrétiens ».

    La situation la plus difficile est en Ukraine

    Le Cardinal Koch s’exprime également sur les rapports avec les orthodoxes. Actuellement « la situation la plus difficile » dans le dialogue entre catholiques et orthodoxes, « nous la trouvons en Ukraine, parce que le patriarcat orthodoxe de Moscou reproche à l’Eglise catholique de ne pas faire une claire distinction entre foi et politique ». Il souligne que « le monde orthodoxe est très varié en son sein, parce que les Eglises sont multiples ». Par contre, poursuit le Cardinal Koch « les relations avec le Patriarcat œcuménique de Constantinople sont très bonnes. Nous avons une longue histoire d’amitié, qui s’exprime surtout dans des visites réciproques durant les fêtes des Saint Patrons Pierre et Paul à Rome et de Saint André à Constantinople. C’est une tradition qui certainement favorise ultérieurement la communion pour l’avenir ». « Cette proximité avec les orthodoxes qui dépendent du patriarcat de Constantinople permet de vivre avec eux une communion spirituelle. Malheureusement, à cause des contrastes existant avec les autres Eglises orthodoxes cela n’est pas possible de la même manière, et il est impensable avec ces Eglises là pour l’instant de prier ensemble. »

    Pour le Cardinal Koch, « la rencontre du Pape François avec le Patriarche Bartholomée à Jérusalem, n’a pas représenté seulement un moment de commémoration de la rencontre entre Paul VI et Athénagoras, mais également un pas important pour le futur de l’œcuménisme ». Le président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens explique alors que « tous les problèmes théologiques n’ont pas encore été résolus ». « La question principale qui nous intéresse actuellement est le rapport entre synodalité et primauté. Nous ne voulons pas faire un compromis entre les deux réalités, mais une synthèse entre la grande force de l’orthodoxie, la synodalité, et la grande force du catholicisme, la primauté. Il y a aussi d’autres questions. Mais il est avant tout absolument nécessaire de résoudre cette question de la primauté » .

  • Face à notre indifférence, la tragédie des chrétiens de Mossoul

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    ASIE/IRAQ - Témoignage de l’Evêque auxiliaire chaldéen de Bagdad : « il n’était jamais arrivé que des chrétiens soient chassés de leurs propres maisons »

    Bagdad (Agence Fides) – « Nous sommes sans voix parce que ce qui est arrivé est véritablement choquant. Les chrétiens sont présents à Mossoul depuis des siècles et ces familles ont été arrachées à l’improviste à leur ville, à leurs maisons, à leurs vies. Nous sommes vraiment préoccupés pour l’avenir des chrétiens dans ce pays » : tel est le témoignage dramatique de l’Evêque auxiliaire chaldéen de Bagdad, S.Exc. Mgr Saad Syroub, après que les dernières familles chrétiennes encore présentes à Mossoul aient dû quitter la ville (voir Fides 16 et 18/07/2014). « Il n’était jamais arrivé que des chrétiens soient chassés de leurs propres maisons comme s’ils n’avaient aucun droit » poursuit l’Evêque dans un entretien accordé à la Fondation de Droit pontifical Aide à l’Eglise en Détresse, dont le texte est parvenu à l’Agence Fides. « Malheureusement, telle est la réalité aujourd’hui en Irak, en particulier à Mossoul – souligne l’Evêque. Nos pires craintes deviennent réalité et nous ne savons pas comment réagir. Cela fait trop longtemps qu’en Irak la sécurité n’existe pas et que la population, en particulier nos fidèles, est terrorisée ». Mgr Syroub fait appel à la communauté internationale afin qu’elle exerce des pressions sur le gouvernement irakien pour trouver des solutions concrètes. « Avec une plus grande stabilité interne, il n’y aura plus de place pour ces groupes de fanatiques qui prétendent gouverner notre pays. Il faut par ailleurs aider ces pauvres gens qui n’ont plus de maison et se sont vus priver de tous leurs avoirs. Il s’agit d’une véritable tragédie ». (SL) (Agence Fides 19/07/2014)

    Voir : http://www.aed-france.org/actualite/irak-un-decret-de-letat-islamique-provoque-lexil-des-derniers-chretiens-de-mossoul/

    et : http://www.aleteia.org/fr/international/article/mossoul-leveche-incendie-il-ny-a-plus-de-chretiens-dans-la-ville-5881755227652096

  • Le Pérou victime d'un chantage; plus d'allocation pour le 4e enfant; des évêques pour l'objection de conscience

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  • Irak : les dernières familles chrétiennes quittent Mossoul

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    De l'Agence Fides :

    ASIE/IRAQ - Départ de Mossoul des dernières familles chrétiennes

    Mossoul – Les dernières familles chrétiennes encore présentes à Mossoul quittent actuellement la ville en direction d’Erbil, de Dohuk et d’autres localités du Kurdistan irakien considérées comme plus sûres. C’est ce que confirment à l’Agence Fides des sources de la communauté chaldéenne locale. Le nouvel exode s’est accéléré au cours de ces deux derniers jours après que les insurgés sunnites et les militants du prétendu « Etat islamique » aient commencé à marquer avec des signes distinctifs les maisons des chrétiens et des chiites afin d’en prendre possession par la suite. Selon ce qu’indique le site Internet www.Ankawa.com, l’évacuation des derniers chrétiens est également due à l’intensification des bombardements de la part de l’armée régulière sur de nombreux quartiers de la ville, surtout au cours de la nuit. Dans de nombreux villages de la Plaine de Ninive, l’urgence principale est pour le moment représentée par la suspension de la fourniture d’eau, rendue encore insupportable par les hautes températures.

  • Une résolution de l’Onu sur la famille porte un coup aux festivités de la gay pride

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    Friday-Fax-Header-French.jpgDe Stefano Gennarini sur c-fam.org :

    Une résolution de l’Onu sur la famille porte un coup aux festivités de la gay pride

    NEW YORK, 4 juillet (C-FAM) En réaffirmant que la « famille naturelle » était l’unité fondamentale de la société, les Nations Unies viennent de porter un coup aux festivités de la gay pride de ce jeudi.

    Jeudi dernier, le Conseil des droits de l’homme adoptait une résolution sur la « protection de la famille » qui confirme la définition traditionnelle en vigueur jusque-là, et ce malgré le fait que le mouvement homosexuel s’apprêtait à fêter le week-end de la gay pride. Par là il reconnaît l’importance sociétale et individuelle de la famille, et que les Etats peuvent renforcer et protéger la famille. Cette résolution ne fait pas seulement écho aux termes de la déclaration universelle des droits de l’homme eût égard à la famille, « naturelle et fondamentale» de la société, elle affirme également que la famille est « l’environnement naturel » de l’éducation et du développement des enfants.

    Cette résolution n’a pas été bien reçue par les Etats qui accordent aux couples en cohabitation les mêmes droits qu’aux couples de même sexe, ou permettent aux personnes de même sexe de se marier. Certains Etats comme États-Unis, ont rejeté cette définition. Ils considèrent que la résolution menace les droits des individus issus de familles différentes, et essaie d’imposer un modèle unique de famille. La résolution était en cours de négociation depuis plus d’un an, mais elle a enfin été soumise au vote cette année. La dernière tentative d’inclure la phrase « différents types de famille » a échoué à la onzième heure. La résolution a été votée et a bénéficié d’une marge confortable avec 26 voix favorables et 14 contres, et 6 abstentions. Le vote a été accueilli avec des applaudissements enthousiastes.

    La seule résolution adoptée à l’Onu qui fasse mention de l’orientation sexuelle et à l’identité sexuelle a été passée à une marge bien plus étroite : 23 voix favorables contre 19 contre, et 3 abstentions. Les 71 Etats membres de l’Onu à l’origine de cette résolution ont estimé que c’était le moment opportun de passer une telle résolution, à l’occasion du vingtième anniversaire de l’Année internationale de la famille, et puisque le Conseil des droits de l’homme n’avait jamais adopté de résolution sur la famille.

    Ses partisans ont proposé un amendement reconnaissant le mariage comme une « union entre un homme et une femme » au cas où l’expression « différentes formes de familles » venait à l’emporter. Une fois assurée que la définition traditionnelle, approuvée de longue date dans la Déclaration universelle, était préservée, et la nouvelle définition rejetée, l’Arabie Saoudite le mariage homme-femme.

    Un représentant de l’Uruguay, également principal partisan des droits homosexuels à Genève, a déclaré que la famille « ne peut être définie » ou « limitée à un unique modèle ». Les Etats-Unis figurent parmi les 14 Etats membres qui ont voté contre la résolution. La « famille s’adapte avec le temps », a affirmé le représentant du pays, ajoutant qu’il existe une « myriade de structures familiales », sans mentionner explicitement les couples homosexuels qui vivent en cohabitation.

    Si Royaume-Uni n’avait pas proposé un vote sur la résolution, celle-ci aurait été adoptée par consensus. Le pays a explicitement inclus à sa définition de la famille les couples homosexuels en cohabitation et leurs enfants. L’Argentine a déclaré qu’il était « impossible de définir la famille », citant l’opinion d’un des experts de l’Onu.

    Tous les pays membres du Groupe Africain ont voté en faveur de la résolution. Aucun état européen siégeant au Conseil n’a voté pour. Suite à cette résolution, une conférence sur la protection de la famille est prévue lors de la prochaine session du Conseil des droits de l’homme, en septembre.

    Participez à la campagne auprès de l'ONU pour inclure la famille : http://citizengo.org/fr/7760-campagne-aupres-lonu-pour-inclure-famille

  • Des précisions sur le sort de Meriam Yahya

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    Lu sur Zenit.org :

    Soudan : Meriam dans l'attente de nouveaux papiers

    Réfugiée, avec ses enfants et son mari à l'ambassade des Etats-Unis

    Meriam Yahya Ibrahim Ishag, soudanaise catholique, condamnée à mort pour présumée apostasie de l'islam, emprisonnée, puis innocentée en appel et libérée le 23 juin et de nouveau arrêtée le lendemain, au moment où elle voulait quitter le pays, s'est confiée à CNN.

    La jeune femme, médecin, âgée de 27 ans, est actuellement réfugiée à l’ambassade américaine à Khartoum dans l’attente d’un passeport soudanais, en compagnie de son mari et de ses deux enfants: Martin, 21 mois, et Maya, née le 27 mai dernier, alors que sa mère était en prison.

    Meriam a dû accoucher enchaînée, ce qui n'a pas été sans dommage pour l'enfant : « Ma fille est handicapée parce qu’on m’a obligé à accoucher avec mes chaînes », raconte-t-elle.

    Elle ajoute: « Je n’avais pas de menottes mais j’avais des chaînes aux jambes. Je n’arrivais pas à ouvrir les jambes et les femmes ont alors dû me lever de la table. Je n’ai pas accouché allongée sur la table et ma fille a souffert… elle aura peut-être besoin d’un soutien pour marcher ».

    A la douleur physique de la femme enceinte, à la peur de ne jamais voir grandir ses enfants, au sentiment de rancœur pour avoir été condamnée injustement, se sont ajoutées les insultes des autres détenus et la pression psychologique des imams qui, ponctuellement, étaient envoyés dans sa cellule pour la convaincre de renier le christianisme, raconte la jeune femme.

    « Les femmes en prison m’insultaient », poursuit-elle, expliquant que les musulmanes et les gardiens la sommaient de « ne pas manger la nourriture des infidèles ».

    Née d'un père musulman, qui l'a abandonnée quand elle était encore enfant et éduquée par une mère chrétienne orthodoxe, d'Ethiopie, Meriam est devenue catholique et elle a épousé un chrétien du Soudan du Sud: « J’ai toujours été chrétienne, je n’aurais jamais pu être musulmane », affirme-t-elle.

    Épuisée par ces événements, la jeune femme confier qu'elle vit encore dans l’angoisse de retourner derrière les barreaux, accusée d’avoir utilisé de faux papiers pour rejoindre les États-Unis, des papiers pourtant « approuvés par l’ambassadeur du Soudan du Sud », précise-t-elle.

    Meriam ne cache pas son désarroi : « Maintenant ils protestent contre moi dans la rue. Je n’arrive même plus à décider ce qu'il faut faire. Je voudrais m’en aller et en même temps je ne voudrais pas. Mais je suis obligée de m’en aller. »

  • Ce qui se passe en Irak

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    IRAK : communiqué de Mgr Sako, patriarche des Chaldéens (source)

    Le 2 juillet 2014

    Nous publions ici l’intégralité du communiqué écrit par Mgr Louis Raphaël Sako, partriache de Babylone des chaldéens, envoyé ce mercredi 2 juillet à l’AED sur la situation en Irak.

    - Ce qui se passe en Irak -

    C’est avec une profonde douleur que je vais exposer la situation en Iraq, dans le but de la sensibilisation et dans l’atmosphère d’une consciente solidarité.

    Il n’est plus caché que la situation est bien fragile et donc personne n’est protégé. De facto, les troupes de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), occupent encore pour le moment Mossoul et sa région ; les Kurdes contrôlent Kirkuk, le gouvernement de Bagdad ne contrôle pas les principes villes Sunnites;  et le gouvernement central, jusqu’à  cette date, n’est pas encore formé ! Aucun signe n’apparait en vue d’une solution politique relative à l’établissement de la sécurité.  Tout risque d’éclater et personne ne peut faire des pronostics.

    Les troupes d’EIIL règnent en maîtres à Mossoul et dans presque tout l’ouest irakien ; les tambours de la guerre s’y annoncent fortement. Avant-hier, deux religieuses chaldéennes avec deux jeunes orphelines et un garçon de 12 ans ont été kidnappés en plein jour à Mossoul (jusqu’à cette heure, nous n’avons aucune nouvelle d’eux).

    Les réfugiés se comptent par millions.

    Allons-nous vers une guerre civile? Dieu nous en garde, mais tout semble s’y diriger. Cela peut durer un an, deux ans ou plus,  tout cela inspirerait malheureusement que la seule solution risquerait d’être la division du pays en cantons ethniques et sectaires à base de dénominations religieuses radicalisées. On se demande, si le plan est la division, pourquoi le faire avec des guerres et non pas à travers un dialogue et un accord?

    Pour nous les Chrétiens, en nous inspirant des évènements de l’Évangile, il me semble que  nous vivons le mystère du sommeil du Christ dans la barque (Marc 4;35-41) et cela, devant une indifférence alarmante et un triste oubli de la part de la communauté internationale. Les vagues montent et menacent!

    Cependant nous ne désespérons pas.  Nous voici invités et pressés à réveiller le Christ, afin de stimuler d’avantage notre foi  pour poursuivre notre voyage sur une mer paisible ; hélas, je ne vois pas jusqu’à quel point nous pouvons compter sur les politiciens!  Dans leur majorité, ils semblent, très visiblement, préoccupés par leurs propres intérêts, surtout le pétrole !

    Nous sommes heureux du retour des familles à leurs foyers ; elles viennent de vivre le drame d’un nouvel exode, et se sont enfuies, il y a quelques jours, de la grande ville chrétienne de Qaraqosh. Nous osons espérer que cela ne va plus se répéter.

    En cette occasion nous tenons à renouveler nos remerciements à toutes les personne de bonne volonté qui œuvrent en notre faveur, et à tous les fidèles qui  prient pour nous et sont proches de nous en ces temps particulièrement critiques.

    Le Patriarche Louis Raphaël Sako

    Bagdad, le 2 juillet 2014

    Lire également : "Mon diocèse n'existe plus" par l'archevêque de Mossoul

  • L'affaire des 800 bébés en Irlande : le mea culpa d'Associated Press

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    Sylvain Dorient, sur aleteia.org, fait écho au mea culpa de l'agence Associated Press :

    Affaire des bébés en Irlande : le mea culpa de l’agence Associated Press

    L’agence de presse américaine a présenté ses excuses pour sa couverture de l’affaire des squelettes de bébés retrouvés sur le terrain d’un foyer d’accueil catholique en Irlande.

    Hélas, qui n'a pas entendu parler des faits, que nous avions relatés ici ? Catherine Coreless, une passionnée de généalogie, est à l’origine de la redécouverte de 796 squelettes de bébés, enterrés dans une fosse commune, avec un simple linceul en guise de cercueil sur le terrain du foyer Sainte-Marie, à Tuma, dans le comté de Galway.

    Ils avaient été trouvés en 1975, mais cette historienne locale avait souhaité, avec le collectif d’historiens auquel elle appartient, que soit donnée une sépulture plus décente à tous ces enfants, avec une plaque commémorative rappelant les noms. Découverte par les médias, l’affaire avait pris un retentissement international.

    Un emballement qui s’explique facilement, le cas étant particulièrement sinistre (lire notre article). Dans ce foyer, les bébés étaient nés hors mariage et selon l’historienne, ils étaient traités avec défiance, en tant qu'« enfants du péché ». L’atmosphère qu'elle décrit rappelle les romans de Dickens, enfants mal nourris, mortalité effrayante… Mais l’affaire s’est emballée à cause de dépêches de l’agence américaine Associated Press, diffusées entre le 3 et le 8 juin, qui ont parlé « d’enfants non baptisés », « jetés dans une fosse septique ». Ces détails sont faux, a reconnu l’Agence dans un communiqué, en réaction aux protestations de Catherine Coreless, horrifiée par l’ampleur médiatique qu’a prise cette histoire : "Dans les dépêches publiées entre le 3 et le 8 juin au sujet des jeunes enfants enterrés dans des tombes sans nom après leur mort à l’ancien orphelinat irlandais pour les enfants de mères non mariées, l’Associated Press a rapporté par erreur que les enfants n’avaient pas reçu le baptême de l’Eglise Catholique Romaine ; or il est désormais prouvé que de nombreux enfants de cet orphelinat étaient baptisés. L’A.P. a aussi transmis l’information erronée selon laquelle l’enseignement catholique à cette époque recommandait de refuser baptême et sépulture chrétienne aux enfants de mères non mariées ; bien que cette pratique ait pu exister, ce n’était pas la doctrine de l’Eglise. De plus, dans la dépêche datée du 3 juin, l’A.P. a cité une chercheuse qui supposait que la plupart des enfants qui étaient morts avaient été enterrés dans une ancienne fosse septique ; les recherches entreprises depuis ne permettent pas de l’affirmer, à cette date il est impossible de savoir si le réservoir incriminé contient des restes. La dépêche du 3 juin contient aussi une référence incorrecte, la date de création de l’orphelinat est 1925 et pas 1926."

    Une enquête a été ouverte par le gouvernement irlandais pour mieux connaître les traitements infligés jadis aux mères célibataires et à leurs enfants. Espérons qu’elle permettra de connaître toute la vérité, et rien que la vérité !