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International - Page 344

  • Asia Bibi condamnée à moisir en prison

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    D'Eglise d'Asie (EDA - MEP) :

    Renvoi sine die du procès en appel d’Asia Bibi

    L’affaire Asia Bibi, qui mobilise depuis plusieurs années les militants des droits de l’homme au Pakistan et à l’étranger, est suspendue par « ordre venu d’en haut », ont annoncé hier les avocats de la défense. Mère de quatre enfants, la jeune femme chrétienne, condamnée à mort en 2010 pour blasphème, attend depuis quatre ans de passer devant la cour d’appel de Lahore.

    Ces derniers mois, les dates d’audiences qui avaient été fixées ont toutes été annulées à la dernière minute ou reportées, pour des motifs aussi divers que peu crédibles. Des atermoiements qui, selon les observateurs, sont dus au fait qu’Asia Bibi est devenue le symbole de la cause des victimes des lois anti-blasphème qui sévissent au Pakistan et le porte-drapeau des nombreuses campagnes internationales qui font pression sur le gouvernement du pays, dénonçant une situation « de violation permanente des droits de l’homme ».

    Le cas d’Asia Bibi est « un dossier trop sensible », confirme Me Sardar Mushtaq Gill, avocat chrétien à la tête de l’équipe chargée de défendre l’accusée, et qui tente actuellement d’avoir des explications plus précises de la Haute Cour sur le blocage du procès en appel de sa cliente. Le 27 mai dernier, la dernière audience, déjà renvoyée à de multiples reprises, avait été annulée le jour même, tandis que l’affaire Asia Bibi disparaissait inexplicablement du rôle du tribunal.« L’audience était bien inscrite sur le rôle le mardi matin, et subitement dans l’après-midi elle a disparu sans aucune explication ! », s’était étonné Me Naeem Shakir, qui reconnaît n’avoir « jamais rencontré ce cas de figure auparavant ».

    Les avocats de la jeune chrétienne envisagent d’invoquer l’article 561 du Code pénal, qui confère des « pouvoirs spéciaux » à une Cour afin d’empêcher ou de corriger des abus et des injustices évidentes commises par de hauts tribunaux, et obtenir ainsi une date d’audience fixe avant l’été.

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  • L'Occident et la Syrie : chronique d'un aveuglement

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    De Philippe Degouy dans l'Echo.be ("Lu pour vous"):

    L’aveuglement occidental face au dossier syrien

    Partant du constat que la Syrie d’aujourd’hui est devenue un vaste sanctuaire pour le djihad mondial, le chercheur Frédéric Pichon, fin connaisseur du monde arabe, pose la question qui résume son dernier ouvrage: «comment en est-on arrivé là?» Son dernier essai, «Pourquoi l’Occident s’est trompé» (éditions du Rocher) retrace les quatre dernières années qui ont transformé la Syrie en un bourbier sans nom, plongée dans une guerre civile au terrible bilan de quelque 150.000 morts. Sans compter la destruction d’un large pan de son patrimoine culturel. 
    Aujourd’hui, la Syrie figure dans le trio de tête des pays les plus dangereux et représente certainement le plus important vivier de terroristes venus du monde entier. Un danger qui menace la stabilité de la région et qui se présente désormais aux portes de la vieille Europe. La France, ciblée par l’auteur, mais également les autres nations occidentales peuvent désormais constater les dégâts de leur politique court-termiste. «Seule une solution politique était envisageable dans l’intérêt de la région et des Occidentaux. Au lieu de cela, le conflit a encouragé une spirale de la violence dans une région qui n’en avait pas besoin. Pire, le soutien indirect à la frange de la rébellion la plus extrémiste est lourd de menace pour l’avenir de l’Europe elle-même» explique Frédéric Pichon.

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  • Plus de 200 chrétiens victimes d'un nouveau massacre perpétré par Boko Haram

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    Nigéria : au moins 202 morts dans l’attaque d’Attagara par Boko Haram (source)

     

    La brutale attaque d’Attagara et d’autres villages chrétiens par Boko Haram le 3 juin dernier (voir ici et là), est en passe de devenir le plus grand massacre de chrétiens jamais perpétré par ces barbares djihadistes. Dans un article d’aujourd’hui de son correspondant au Nigéria, Voice of the Persecuted (VOP) établit le bilan – provisoire… – à 202 victimes ! Une vieille chrétienne locale a signalé que les corps de 40 petits enfants ont été, jusqu’à présent, inhumé mais qu’on a rettrouvé les corps de 5 autres dans le fleuve. Une autre femme rescapée raconte au correspondant de VOP : « Les insurgés [Boko Haram] nous ont dit qu’on devait devenir musulmanes et nous couvrir d’un voile [hamar], sinon, quand ils reviendront, ils nous tueront. Mais nous préférons mourir que de laisser nos frères sans sépulture ». Les tueurs de Boko Haram n’ont pas quitté la région : ils contrôlent les collines et toutes les routes d’accès aux villages chrétiens. Les forces gouvernementales nigérianes n’ont pas pointé le bout de leur nez depuis trois jours ! Des milliers de villageois ont fui, le nombre de blessés n’est pas connu mais il doit être aussi élevé et ce bilan de 202 morts risque d’être revu à la hausse ces prochains jours…

    Source : Voice of the Perscuted

  • Russie - Ukraine : quand Emmanuel Todd s'attaque aux préjugés

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    C'est sur Herodote.net :

    Ukraine et Russie : Emmanuel Todd brise nos préjugés 

    Dans un entretien exclusif avec Herodote.net, l'historien dresse un panorama inattendu de la Russie de Poutine, chiffres à l'appui.

    Il craint  aussi que l'Ukraine nous entraîne dans une guerre... 

     
  • Rome-Moscou : rien ne va plus

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    Les rapprochements esquissés entre le Patriarcat de Moscou et le Saint-Siège  sous le règne de Benoît XVI ne sont plus à l’ordre du jour. En cause : l’Ukraine. Pour le patriarche moscovite, l'Église catholique se livre à des activités politiques directes, ce qui jette « une ombre très mauvaise» sur les relations entre l’Église russe et le Vatican.

    Lu sur le site de « La Vie » :

    « Nous vous en avions parlé, les églises chrétiennes sont, qu'elles le veuillent ou non, au cœur du conflit ukrainien. 

    C'est le cas également de l'Église gréco-catholique du pays, dont l'histoire est jalonnée de contentieux historiques qui l'ont vu s'opposer à la Russie, mais aussi à l’Église orthodoxe russe. C'est ainsi que pendant quarante ans (jusqu'en 1989) elle a dû vivre dans la clandestinité après avoir été supprimée par Staline qui avait par ailleurs attribué une grande partie de ses biens à l’Église orthodoxe russe. Aujourd'hui, elle regroupe environ 8% de la population du pays. 

    Au regard de ce contexte et de la récente actualité, on comprend mieux pourquoi les gréco-catholiques craignent pour leur survie, et combien ils ont été inquiets suite aux derniers propos tenus par le patriarche orthodoxe Cyrille de Moscou lors d'une réunion au ministère russe des Affaires étrangères ce 28 mai. 

    « L'Église gréco-catholique d’Ukraine se livre à des activités politiques directes, malheureusement, en utilisant des slogans russophobes tranchants et en lançant de durs jugements contre l'Église orthodoxe russe dans ses déclarations publiques » a-t-il ainsi déclaré, estimant même selon l'agence APIC qu'un tel comportement « russophobe jette une ombre très mauvaise » sur les relations entre l’Église russe et le Vatican. 

    Depuis le début
     du conflit, l’archevêque gréco-catholique, Mgr Sviatoslav Shevchuk, tout comme son prédécesseur Lubomir Husar, ont pris une position très claire, appelant à l'intégration européenne, et invitant les pays occidentaux à intervenir activement en Ukraine. « Mgr Sviatoslav Shevchuk et le faux patriarche Philarète (chef de file de l’église orthodoxe ukrainienne dissidente de Moscou ndlr) sont même allés aux États-Unis pour se rendre aux bureaux du Ministère d'État, et demander aux États-Unis d'intervenir dans les affaires ukrainiennes», avait déjà dénoncé le métropolite Hilarion, chef du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou. 


    Alors que ce dimanche encore le pape François a invité les catholiques à « prier pour la paix », de tels propos du côté de Moscou ne risquent pas de lever les incompréhensions.

    Ref. Le patriarche Cyrille de Moscou s'en prend à l'Église gréco-catholique

     

    Mise à jour du 9 juin :

     

    Selon le site de l’hebdo « La Vie », le pape François aurait transmis oralement (via le directeur du Choeur de la chapelle Sixtine de passage en Russie) au patriarche orthodoxe de Moscou Cyrille 1er sa disponibilité à “le rencontrer n’importe où“, rapporte l’agence AsiaNews. Selon les sources du Patriarcat citées par AsiaNews, le patriarche, au cœur de l'actualité, se serait contenté de remercier son hôte pour cette disponibilité, “cadeau précieux“ des “amis de Rome“.

     

    JPSC

  • Meriam Yahya : le Saint-Siège plaide pour la liberté religieuse

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    Soudan : Meriam Yahya met au monde une petite fille
    Le Saint-Siège plaide pour la liberté religieuse

    (Zenit.org- Anita Bourdin) - Le Saint-Siège plaide pour la liberté, et le respect de la liberté religieuse dans le cas de Meriam Yahya Ibrahim Ishaq, médecin chrétien de 27 ans, condamnée à mort pour apostasie. Elle a mis au monde, le 27 mai, à l’infirmerie de la prison de Khartoum, une petite fille: Maya.

    La communauté internationale continue de demander aux autorités soudanaises la libération de la jeune femme et de son premier fils de 20 mois, tandis qu'elle  continue de subir des pressions pourl a faire abjurer la foi chrétienne, ce qu'elle refuse.

    Son mari, un chrétien du Soudan du Sud, se bat pour la faire libérer, avec le soutien de l’Eglise locale, d’ONG et des diplomates.

    Dénoncée par un parent, elle est accusée d’avoir abandonné l’islam pour se convertir au christianisme. En fait, elle est la fille d'une chrétienne orthodoxe et d’un musulman qui a abandonné sa famille quand elle était petite, ce qui fait qu'elle a été élevée par sa mère dans les valeurs chrétiennes. Or, la loi coranique prévoit la transmission de la foi dans la ligne paternelle : elle serait donc musulmane.

    Elle est également accusée d'adultère pour avoir épousé un chrétien – son mariage n’étant pas reconnu - et elle a été condamnée pour cela à cent coups de fouet.

    La peine capitale est suspendue pendant deux ans à partir de la naissance de sa fille – la loi prévoyant l’allaitement pendant cette période -. 

    « Il faut respecter le droit fondamental de la liberté religieuse », déclare Mgr Silvano Maria Tomasi, Observateur permanent du Saint-Siège auprès de l'ONU à Genève.

    « C’est, explique-t-il au micro de Radio Vatican, un cas symptomatique et nous devons le situer dans le contexte plus large des cas comme celui d'Asia Bibi au Pakistan ou d'autres personnes accusées ou emprisonnées pour blasphème ou d'autres types de violations ou d'allégations de violations de la charia. Le problème fondamental est de savoir comment respecter les droits fondamentaux de ces personnes , en face de certaines traditions ou des situations politiques où il est difficile , pour des raisons d'histoire et de la culture publique , de respecter ces droits fondamentaux ? »

    Il insiste sur le « respect du principe de la liberté religieuse , qui est un droit fondamental , non seulement de pratiquer une religion , mais aussi de changer de religion ».

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  • Protection de l'embryon : l'Europe inféodée à l'ONU ?

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    D'Adélaïde Pouchol sur le site de l'Homme Nouveau :

    Protection de l’embryon : quand l’Europe est soumise à l’Onu

    Rédigé par Adélaïde Pouchol le 30 mai 2014 dans Éthique et tac

    Protection de l’embryon : quand l’Europe est soumise à l’Onu

    « User de son veto, le dernier jour de son exercice, pour refuser de transmettre l'Initiative “Un de Nous” au Parlement et au Conseil européens, ce serait, pour la Commission, abuser d'un pouvoir que les citoyens lui ont déjà retiré et agir de façon antidémocratique ».Ce que redoutait Grégor Puppinck, président de l’European Center for Law and Justice(ECJL) est finalement arrivé. Le 28 mai dernier, la Commission européenne a mis à la poubelle les deux millions de signatures recueillies dans le cadre de l’initiative citoyenne « Un de nous » pour demander l’arrêt du financement public des pratiques impliquant la destruction d’embryons humains.

    La démocratie selon la Commission européenne

    La possibilité de recourir à une initiative citoyenne avait été introduite par le traité de Lisbonne, le 13 décembre 2007, pour, selon les mots de la Commission européenne, « encourager une plus grande participation démocratique des citoyens aux affaires européennes ». « Un de nous » avait recueilli près du double du million de signatures requis et remplissait toutes les conditions de recevabilité. Cela n’a pas empêché la Commission européenne de rejeter la plus grande pétition de l’histoire des institutions européennes, et cela le dernier jour du délai qui lui était imparti.

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  • François en Terre sainte, sous le signe de l'interreligieux

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    De Jean Mercier sur le site web de « La Vie » (extraits) :

    Bras dessus, bras dessous. C’est avec deux complices argentins, le rabbin Abraham Skorka et le professeur musulman Omar Abboud, que François se rendra vers les sources du christianisme, du 24 au 26 mai. Un pape qui débarque avec ses vieux copains plutôt qu’en pontife suprême de l’Église romaine ? Il s’agit d’une première sous le signe du dialogue triangulaire entre juifs, chrétiens et musulmans.

    La volonté inter­religieuse (…) était mineure lors du premier pèlerinage dugenre, en 1964, lorsque Paul VI, à Jérusalem, avait snobé les dignitaires musulmans et juifs. Pour le premier voyage d’un pape hors d’Italie depuis 1812, il était venu pour embrasser le patriarche de ­Constantinople Athénagoras, un geste considérable dont la portée s’est un peu effacée de nos jours, mais que François a voulu célébrer en en faisant le prétexte de son déplacement, cette fois pour rencontrer ­Bartholomée, le patriarche actuel, 50 ans plus tard.

    En Israël, des violences antichrétiennes

    Avec ses amis de Buenos Aires, François apportera une note de légèreté. À la différence de Jean Paul II et Benoît XVI, Jorge Mario Bergoglio n’a pas vécu la Seconde Guerre mondiale et ne porte pas sur ses épaules le poids écrasant de l’Histoire, notamment de la Shoah (…).

    Depuis des décennies, Jorge Bergoglio entretient avec le judaïsme une fraternité de proximité, liée à son vécu argentin. En Israël, pourtant, certains juifs ultras le rejettent. À l’approche de sa venue, des incidents se sont multipliés, visant la communauté chrétienne.

    À côté de ces intimidations, les chrétiens locaux doivent ravaler leur frustration que le voyage du pape ne donne pas lieu à de grandes et belles réjouissances populaires. Si Jean Paul II fut attendu par une foule en délire sur les bords du lac de Tibériade et si Benoît XVI fut accueilli en grande pompe à Nazareth, cette fois, les festivités seront réduites à une simple messe dominicale à Bethléem, en présence de 6000 fidèles triés sur le volet… Pendant deux jours, les rues seront désertes sur le passage du pape, volets baissés et magasins fermés par ordre de la police. Rien à voir avec la bousculade de 1964, quand Paul VI était littéralement porté par un peuple en liesse dans les rues de Jérusalem. Giovanni Battista Montini avait versé des larmes sous le coup de l’émotion…

    La mission s’annonce délicate

    Sur place, que va faire François pour marquer les mémoires ? Certains l’attendent sur le terrain œcuménique, annoncé par lui comme primordial, sous forme d’une avancée puissante vers les orthodoxes. D’autres espèrent qu’il profitera de l’occasion pour rappeler que l’Église est née à Jérusalem, et pâtit d’être trop centrée sur Rome.

    Mais le terrain interreligieux reste incontournable.(…). Benoît XVI avait créé la surprise lors de sa première journée en Jordanie, en appelant à une sorte d’insurrection commune des musulmans et des chrétiens pour faire gagner la raison contre l’obscurantisme fondamentaliste.

    Il est probable que François, qui passera aussi à Amman (Jordanie), louera aussi tout ce qu’il y a de positif dans l’islam du royaume hachémite, pays le plus ouvert à la liberté religieuse dans la région. Mais (…)  le dialogue interreligieux ne peut pas être à sens unique. Il faudra remettre les points sur les “i”. L’Église doit prendre la défense des chrétiens persécutés en Égypte et ailleurs. » (…)

    Le message d’une Église prophétique

    L’enjeu n’est pas mince selon David Neuhaus, prêtre, vicaire patriarcal pour les catholiques hébraïques (…) : « Jean Paul II est passé naturellement de l’univers juif et israélien aux réalités arabes, musulmanes et palestiniennes, ce qui signifiait que les murs et les barrières ne sont ni éternels ni sacro-saints. Benoît XVI n’a pas eu peur de dire des vérités que beaucoup ne voulaient pas entendre. François, avec son charisme d’une parole très directe, peut secouer les leaders politiques et les pousser à repenser leur vision des choses. (…) »

    Réf : François en Terre sainte, sous le signe de l'interreligieux

     En conclusion Jean Mercier trace une ligne rouge :  l’ Eglise ne peut se laisser enfermer dans les contraintes définies par la politique. Elle doit être la gardienne d’un discours de vérité, de respect, de raison – et d’amour – dont on dira peut-être un jour qu’il a changé les mentalités. Et pour ce faire, les petites phrases-chocs risquent de ne pas suffire. Surtout en Orient.  JPSC

  • En marge du prochain voyage papal : l’accord économique, pomme de discorde entre Israël et le Saint-Siège

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    Depuis 1993, un accord économique est en négociation entre Israël et le Saint-Siège pour régler des questions de propriété et de fiscalité. Mais les discussions traînent en longueur, butant entre autres sur le refus d’Israël de restituer à l’Église des biens confisqués en 1948. Il est improbable que la prochaine visite du pape suffise à arranger les choses. Les Israéliens n’ont pas la réputation d’être accommodants  sur ce type de dossiers…

    JPSC

    Extrait de l’article paru dans le journal « La Croix » sous la signature de Anne-Bénédicte Hoffner :

    En 1993, le Saint-Siège avait officiellement reconnu Israël et tous deux avaient établi des relations diplomatiques. Quatre ans plus tard, Israël reconnaissait la personnalité juridique de l’Église catholique en Terre sainte. Mais il reste toujours à se mettre d’accord sur le volet économique de l’Accord fondamental de 1993 : malgré des rendez-vous fréquents, suivis de communiqués systématiquement encourageants, les négociations traînent en longueur.

    En cause : la restitution de certains biens immobiliers revendiqués par l’Église, et le statut fiscal de ses propriétés. Alors qu’Israël avait accepté, en 1948, de continuer à appliquer les accords de Mytilène (1901) passés avec l’Empire ottoman et exonérant les institutions chrétiennes de taxe foncière locale, l’État hébreu souhaite aujourd’hui remettre en cause cette exemption. Depuis quelques années, de nombreuses communautés religieuses – y compris à Jérusalem-Est, annexée depuis 1967 – reçoivent des factures, incluant souvent des années d’arriérés, auxquelles, pour le moment, elles ne donnent pas suite. À mots couverts, elles assurent que la présence de plusieurs d’entre elles serait menacée par le paiement de cette taxe.

    Protectrice des communautés catholiques et des Lieux saints en Israël et en Palestine, la France plaide pour que « l’accord économique avec le Saint-Siège ne porte pas atteinte à ces droits anciens », comme l’a récemment rappelé le conseiller aux affaires religieuses du ministère des affaires étrangères, Roland Dubertrand, lors d’un colloque à l’Université catholique de Lyon. « Mais les Israéliens, eux, veulent renégocier un accord ex nihilo », constate une source catholique. Ils craindraient notamment que cette exemption ne crée un précédent, encourageant d’autres organisations religieuses à exiger le même avantage.

    Quels sont les points litigieux ?

    « Les discussions sur le volet fiscal sont presque achevées », assure ce responsable catholique. Seuls les accueils de pèlerins devraient continuer à être exemptés de taxe. Mais il reste à trouver les critères permettant de les distinguer des hôtels pour touristes : le prix de la chambre ? Les heures d’ouverture ? Une télévision dans les chambres ? Il est en tout cas déjà entendu que le centre Notre-Dame de Jérusalem, racheté en 1990 par les Légionnaires du Christ, sera considéré comme hôtel.

    Les négociations les plus vives portent sur la restitution à l’Église de plusieurs bâtiments. Le cas du Cénacle de Jérusalem, lieu du dernier repas de Jésus avec les apôtres et de la Pentecôte, est emblématique : restauré par les Franciscains en 1335 et aujourd’hui englobé dans un bâtiment de deux étages – abritant une synagogue réputée abriter le tombeau du roi David –, il peut se visiter mais tout culte y est interdit.

    À la rumeur d’une restitution à l’Église catholique, des juifs ultra-orthodoxes y ont récemment manifesté, appelant le pape « à rester à Rome »…

    Dans un article publié lundi 19 mai, Zion Evrony, ambassadeur d’Israël près le Saint-Siège, assure au quotidien Haaretz que « l’État d’Israël n’a pas l’intention de transférer la souveraineté ou la propriété du Cénacle ou tout autre bâtiment sur le Mont-Sion au Vatican » même si le pape François y a été exceptionnellement autorisé à y célébrer une messe, lundi à 17 heures. (…).

    Ref. L’accord économique, pomme de discorde entre Israël et le Saint-Siège

     

  • Les oubliés de la Terre Sainte

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    Sur le site de « La Vie » :

    C'est la polémique qui entoure les préparatifs du voyage de François. La brièveté de celui-ci comme les consignes de sécurité ne permettront pas de répondre à bon nombre de chrétiens qui attendaient sa visite avec impatience.

    Le programme du pape en Terre Sainte (du 24 au 26 mai) a beau être dense et tourné vers le dialogue interreligieux, il ne parvient pas à contenter tout le monde. Au sein des juifs radicaux bien sûr, qui manifestaient encore ce lundi contre la venue de François, mais également au sein des chrétiens et des catholiques. 

    Ces derniers regrettent que le pape fasse l'impasse sur la Galilée, sur la bande de Gaza et sur un véritable temps d'échange à Bethléem où nombre d'entre eux résident dans des conditions parfois bien difficiles. Ceux-ci explique le journaliste Gianni Valente sur le site Vatican Insider, se considèrent justement comme ces habitants des périphéries vers lesquelles François voudrait tant tourner son Église, et ils ne pourront le rencontrer, ni même l'approcher ou le voir. 

    L'exemple le plus frappant qui illustre ce désarroi est le passage du pape sur la Place de la Mangeoire devant la Basilique de la Nativité pour une messe le dimanche matin. 10 000 personnes au maximum pourront y assister, alors que bien plus rêvaient de s'y rendre. Les places sont d'ailleurs tellement rares, que certaines ont été mises en jeu lors d'une tombola dans la paroisse de Beit Jala. 

    « C'est désolant de voir que cette visite crée dans les cœurs tristesse et déception, alors qu'elle devrait engendrer joie et bonheur » explique sur son blog le Père Mario Cornioli. Mais le plus triste explique encore le prêtre, sera le couvre-feu imposé aux habitants de Jérusalem, le lundi 26. Le pape rentrera dans une ville « morte », « il ne trouvera aucun enfant pour l'accueillir, aucune vieille dame qui voudra le toucher, ne pourra saluer aucun malade... ».

    L'impatience malgré tout

    « Tout le monde n’est pas content pour le moment », reconnaissait il y a quelques jours le père David Neuhaus, membre du comité d’organisation du voyage papal, sur les ondes de Radio Vatican. « Mais je suis sûr que le Pape va porter avec lui sa joie et son optimisme. Il est apôtre de l’espoir. Et pour cela, après la visite, je suis absolument sûr que tout le monde sera ravi » relativisait-il cependant. « 

    Voir la suite ici : Les oubliés de la Terre Sainte

    JPSC

  • Le Pape François déclare aux dirigeants de l’Onu que les enfants à naître sont « nos frères et sœurs »

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    Le Pape déclare aux dirigeants de l’Onu que les enfants à naître sont « nos frères et sœurs »

    source : c-fam.org

    Les enfants à naître sont « nos frères et sœurs », a déclaré le Pape à Navi Pillay et à ses collègues rassemblés à Rome à l’occasion de leur réunion de coordination. Le bureau de Mme Pillay s’occupe de faciliter le travail des comités de l’Onu, ceux-là mêmes qui ont récemment déclaré au  l’avortement qu’il devait changer son enseignement sur l’avortement.NEW YORK, 15 mai (C-FAM) Une des personnalités de l’Onu les plus en vue, Navi Pillay, est a baissé la tête, trahissant des signes d’impatience, lorsque le Pape François a délivré un message pro vie sans ambiguïté au secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon et aux autres dirigeants de l’Onu 

    « Aujourd’hui, de manière très concrète, les gens ont de plus en plus conscience que la dignité des nos frères et sœurs, dont la vie est sacrée et inviolable de la conception à la mort naturelle, et que cela devrait nous amener à partager dans une pleine liberté les biens que la Providence divine a placé entre nos mains », a déclaré le Pape.

    Son message arrive à un moment critique, alors que les Nations Unies sont en train de débattre du cadre normatif qui permettra de remplacer les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en 2015, sensés contribuer à l’éradication de la pauvreté, à l’amélioration de la santé, et au développement économique. L’Assemblée générale de l’Onu est pleine discussion, pour mobiliser un consensus sur les futurs Objectifs du développement durable.

    Le Pape a applaudi les efforts accomplis par l’Onu jusqu’aujourd’hui, mais a attiré à leur attention ceux qui sont exclus des bénéfices du progrès social et économique, en particulier les enfants à naître.

    Il a dénoncé l’injustice de la « culture de mort », et la « culture du jetable » de notre époque. L’avortement fait partie de cette culture, a ajouté le Pontife, aux côtés de « l’économie d’exclusion ». Il a insisté sur le fait que les fonctionnaires internationaux devraient combattre ces injustices dans un mouvement de « mobilisation éthique mondiale ».

    Un progrès équitable n’est possible que par une « solidarité accompagnée d’un esprit de gratuité généreux et désintéressé à tous les niveaux », a-t-il ajouté.

    Le Pape a également demandé aux hauts fonctionnaires de « fournir une protection appropriée à la famille », un « élément essentiel du développement durable humain et social ». 

    L’intervention du Pape en faveur de l’enfant à naître et de la famille rappelle celle de Jean Paul II  avant la conférence ambitieuse sur la population et le développement de 1994, alors que le gouvernement Clinton et les hauts fonctionnaires onusiens de l’époque, qui cherchaient à faire reconnaître l’existence d’un droit de l’homme à l’avortement, s’étaient faits coincer par le prédécesseur de François.

    Les négociations de l’agenda post 2015 sont le nouveau champ de bataille, sur lequel s’annonce un conflit similaire. 

    Le message du Pape François vise à éviter que l’Onu donne son aval à l’avortement, même indirectement, sous prétexte d’assurer l’accès à la santé maternelle ou la santé sexuelle et reproductive.

    Les Etats donateurs qui soutiennent le droit à l’avortement et les hauts fonctionnaires qui en sont responsables considèrent l’avortement comme une composante indispensable de la santé maternelle, sexuelle et reproductive. Les organisations qui fournissent l’avortement exploitent les ambiguïtés du langage utilisé dans les politiques onusiennes qui tournent autour de l’avortement afin d’obtenir des financements. 

    Les Objectifs du Millénaire pour le développement ont réussi à canaliser des ressources pour lutter contre des problèmes  spécifiques. Cependant, de nombreuses incertitudes et difficultés demeurent pour la mise en œuvre des nouveaux objectifs.

    L’agenda a été gonflé et il y a actuellement une douzaine de buts largement définis, d’objectifs et d’indicateurs. Mais il n’existe à ce jour aucun consensus sur les détails.

    Les critiques craignent que l’agenda post-2015 soit détourné, au détriment de l’aide au pays pauvres et touchés par les maladies, et qu’ils deviennent des objectifs impossibles à atteindre s’étendant à un spectre large de problèmes environnementaux et sociaux si chers au pays riches. 

  • Le pape rappelle le caractère inviolable de la vie humaine à l'ONU

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    De la synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org (12 mai) :

    Le pape François rappelle le caractère "inviolable" de la vie humaine devant l'ONU

     Le 9 mai, à Rome, devant le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, et les membres du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination (CCS), le pape François a rappelé le caractère "inviolable" de la vie de chaque frère, "depuis sa conception jusqu'à son terme naturel". 

    Prenant la parole en premier, le Secrétaire général de l'ONU a rendu hommage au pape argentin pour son engagement personnel "pour éradiquer la pauvreté" et "pour la dignité humaine". En réponse, le pape François a remercié tous les membres de l'ONU, "principaux responsables du système international, pour les grands efforts accomplis en faveur, [notamment] [...] du respect de la dignité humaine, de la protection de la personne". Il les a ensuite fortement appelés à "s'opposer à l'économie de l'exclusion, à la culture du rebut et à la culture de mort, qui, malheureusement, pourrait devenir une mentalité passivement acceptée". 

    Le même week-end, le pape François a apporté son soutien à la Marche pour la vie qui s'est déroulée au Canada et plaidé pour que " 'le droit inviolable à la vie de chaque personne' reçoive 'la protection légale adéquate' ". 

     AFP 9/05/2014 - Lifesitenews (Stefano Gennarini) 09/05/2014 - Zenit.org 09/05/2014