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International - Page 340

  • Irak : le S.O.S. du patriarche des Chaldéens

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    IRAK : SOS de Mgr Sako, patriarche des chaldéens (source)

    « Nous espérons qu’il n’est pas trop tard ». C’est par ces mots que Mgr Sako, patriarche des Chaldéens, conclut son appel au secours à la communauté internationale après la prise de Qaraqosh par l’EI. Nous publions ci-dessous l’intégralité du communiqué de Mgr Sako envoyé à l’AED ce matin, 7 août 2014.

    SOS : Appel du Patriarcat Chaldéens pour une aide d’urgence

    Les militants de l’Etat islamique ont attaqué au mortier la plupart des villages de la plaine de Ninive durant la nuit du 6 au 7 août. Ils contrôlent désormais la zone. Environ 100 000 chrétiens, horrifiés et paniqués, ont fui leurs villages et leurs maisons sans rien emporter d’autres que leurs vêtements. En exode, vivant une réelle via crucis, les chrétiens se dirigent à pied, dans la chaleur brulante de l’été, vers les villes kurdes d’Erbil, de Dubok et de Soulaymiyia. Parmi eux, des personnes malades, âgées, des enfants et des femmes enceintes. Ils font face à une catastrophe humaine et à un véritable risque de génocide. Ils ont besoin d’eau, de nourriture et d’abris.

    Concernant les églises et les ses biens dans les villages désormais occupés par les militants d’ISIS, nous avons des témoignages de destructions et de profanations. Des vieux manuscrits et des documents (1500) ont été brûlés.

    Il est évident pour tous que le gouvernement central est  incapable de maintenir l’ordre et la loi dans cette partie de l’Irak. Il existe aussi des doutes sur la capacité de la Région du Kurdistan de défendre seule l’avance acharnée des djihadistes. Il y a clairement un manque de coopération entre le gouvernement central et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan. Ce « vide » est profitable pour ISIS (l’Etat Islamique ndlr) pour imposer sa loi et sa terreur. Il y a un besoin d’un soutien international et d’une armée professionnelle et bien équipée. La situation va de mal en pis.

    Nous lançons avec tristesse et douleur un appel à toutes les consciences, à toutes les personnes de bonne volonté, aux Nations-Unies, à l’Union européenne pour sauver ces personnes innocentes de la mort. Nous espérons qu’il n’est pas trop tard.

    + Louis Raphael Sako,
    Patriarche de Babylone des Chaldéens
    Président de l’Assemblée des évêques catholiques d’Irak,
    Bagdad, Irak, le 07 août 2014.

  • L'urgence irakienne : briser le silence

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    Sur la Libre, Francis Van De Woestyne souligne l'urgence de la situation en Irak :

    La communauté internationale ne sait plus où prévenir, où agir, où guérir. Elle gronde, elle menace. Mais en vain. Et son impuissance nous lasse. 

    Car les lieux d’infamie se multiplient. Les urgences arrivent en cadence : lorsqu’une trêve, fragile, est signée à Gaza, c’est l’Est de l’Ukraine qui s’enflamme. On en vient presque à oublier la Syrie et son déluge d’atrocités. Sans parler de la Libye où les fanatiques font la loi. Ou le Nigeria où Boko Haram sème la terreur dans les villages. Il est un autre endroit, où l’hérésie avance : l’Irak. 

    Là, les chrétiens sont en danger. De mort. De disparition. Et les plaintes des martyrs ne parviennent que faiblement aux Occidentaux, concentrés sur d’autres conflits. Leur bourreau a un nom : Abou Bakr al-Baghadi. 

    Ce calife, ce vautour, les chasse de la terre où ils vivaient depuis la nuit des temps. C’est là, dans ces contrées d’Irak et de Mésopotamie, que le judaïsme est né, et que les chrétiens ont toujours vécu. Pendant des siècles, la cohabitation des citoyens de différentes confessions s’est faite sans trop de heurts. 

    Depuis quelques décennies, l’Irak vit dans la terreur. Et récemment, la persécution touche ces Irakiens chrétiens, forcés de se convertir à l’Islam, de payer un impôt ou de fuir. Sur leur maison, on dessine un "N" (Nazaréen) comme à d’autres on accrochait une étoile jaune. Ils étaient quelque 800 000 autour de Mossoul. Il en reste une poignée. 

    Résignés, abandonnés, ils ont choisi le chemin de l’exil. Face la terreur que fait régner sur cette région le nouvel Etat islamique, l’Europe ne peut rester les bras ballants. Que faire ? Les accueillir, oui bien sûr. Mais protéger leur fuite, c’est déjà céder. Il faut condamner et désigner du doigt les pays qui arment ces fanatiques islamiques. Et mobiliser, crier, hurler pour briser le silence grâce auquel on persécute les chrétiens d’Irak. 

    Lire également : 

  • France : appel à un front commun contre la GPA

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    Lu sur le site de Famille chrétienne:

    6a00d83451619c69e201a511f15832970c.pngLa présidente de La Manif pour tous , Ludovine de la Rochère, dénonce l’instrumentalisation faite de l’affaire de ce petit garçon trisomique abandonné à sa mère porteuse en Thaïlande pour promouvoir une gestation pour autrui (GPA) éthique. Une grande manifestation est prévue à Paris et Bordeaux le 5 octobre contre cette pratique « inhumaine ».

    Que vous inspire l’affaire Gammy, du nom de cet enfant trisomique abandonné par ses parents à la naissance en Thaïlande à l’issue d’une gestation pour autrui ?

    Le sort de ce petit garçon est révélateur de ce qui se passe, de manière générale, dans la pratique de la gestation pour autrui (GPA). À savoir que les enfants sont choisis sur catalogue, après que les parents d’intention ont pris toutes les précautions du côté de la mère porteuse et de la donneuse d’ovocytes, comme l’on faisait autrefois pour les esclaves, dont on surveillait leurs capacités et leurs déposes éventuelles. Et lorsque le service après-vente n’est pas conforme à ce que l’on souhaite, on élimine, on trie, on choisit. Par essence, la GPA conduit à faire un choix sur les qualités, les attributs et la santé de la mère de substitution et de l’enfant pour que celui-ci ressemble le plus possible aux parents d’intention et à leurs critères. C’est humainement inacceptable.

    Si cette affaire a été médiatisée, c’est parce que la mère porteuse a voulu garder ce petit garçon bien qu’il soit handicapé. Autrement, ça ne serait pas sorti. Le garçon a été abandonné par ses parents et sa sœur jumelle a été abandonnée par la mère porteuse. C’est ça la réalité de la GPA : une grossesse pour abandon et une marchandisation de l’enfant.

    En France, certains rebondissent sur cette affaire pour défendre la notion de GPA éthique. Cette pratique peut-elle exister ?

    On assiste en France à une véritable instrumentalisation de cette affaire. En somme, à entendre les commentateurs, le problème, ce n’est pas la GPA, mais ses dérives. Elle doit donc être encadrée. Et qui dit encadrer, dit légiférer. En fait, ces mêmes commentateurs détournent l’origine et les conséquences de cette affaire à leur profit en évoquant la possibilité d’une GPA éthique. Mais par essence, la GPA ne sera jamais éthique. Comme pourrait-elle l’être alors qu’elle instrumentalise la femme et son corps, et fait de l’enfant un objet de commerce ? En réalité, « GPA » et « éthique » sont deux termes antinomiques. Le journal Libération va même jusqu’à faire la différence, dans son édition du 6 août, entre compensation et rétribution. Mais il n’y a en réalité aucune différence entre ces deux termes car ce seront toujours des personnes aisées qui feront concevoir leurs enfants par des femmes pauvres. Imagine-t-on une femme cadre porter l’enfant d’une autre ? La maternité de substitution n’est rien d’autre que l’exploitation de la pauvreté. Et cela n’a rien d’éthique.

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  • Irak : toute la plaine de Ninive tombe aux mains de la folie islamiste

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    D'Aleteia.org :

    Qaraqosh est tombée, les chrétiens fuient la plaine de Ninive

    C'est une tragédie. On a appris dans la nuit que les troupes kurdes abandonnaient leurs positions à Qaraqosh. Mgr Sako a lancé un appel au secours à l'aube.

    Il est des phrases que l'on voudrait ne pas avoir à écrire. "L'Etat Islamique a pris Qaraqosh, plus grande ville chrétienne d'Irak. Mgr Petros Mouche, évêque de la ville, a dû lui-même partir. Des femmes enceintes et des personnes âgées sont actuellement sur la route, souvent à pied", nous informe l'association Fraternité en Irak.

    C'est toute la plaine de Ninive qui va maintenant tomber aux mains de la folie islamiste, dans le silence et l'inaction des grandes puissances, de l'ONU comme de la Ligue Arabe. Dans la nuit du 6 au 7 août, les habitants de Qaraqosh, Qaramless, Bartala, Tell Keff, Ba'ashika, et la plaine de Ninive ont fui suite au retrait kurde. Le départ a été déclenché par l'annonce des kurdes qu'ils abandonnaient leurs postes de combats à Qaraqosh. "À minuit, la quasi-totalité des habitants de Qaraqosh est partie, nous informe l'association Fraternité en Irak, après l'annonce des kurdes qu'ils se repliaient, abandonnant leur poste." "Ces villes chrétiennes se sont vidées de leurs habitants cette nuit. C'est au moins un quart des chrétiens d'Irak qui sont concernés. C'est une tragédie, un revers militaire des kurdes très inquiétant pour la suite, c'est une menace pour l'avenir de la région du kurdistan irakien", constate Faradj Benoit Camurat, responsable de l'association, joint ce matin.

    La plus grande tragédie pour les chrétiens d'Irak est en train de se jouer : depuis cette nuit ils fuient la plaine de Ninive. Certains chrétiens sont déjà arrivés à Erbil, notamment l'évêque, d'autres joints par Fraternité en Irak vers 4h30 sont sur la route. Des milliers de personnes dont beaucoup de chrétiens, mais aussi des Shabaks, minorité musulmane menacée, sont sur les routes.  Des milliers de gens sont sur la route se dirigeant vers les villes kurdes d'Erbil et Dohuk.

    À 6 h ce matin, le patriarche des chaldéens Louis Sako a lancé un SOS international d'appel à l'aide :  "beaucoup de gens sont à pieds. Quand le jour sera levé, que vont devenir les vieillards, les femmes enceintes sous la chaleur?" "Il faut que la communauté internationale fasse quelque chose pour secourir ces milliers de gens sur la route" lance Mgr Sako.

    Lire également : http://www.aed-france.org/actualite/irak-qaraqosh-la-plus-grande-ville-chretienne-prise-par-letat-islamique/

    et aussi : http://www.famillechretienne.fr/societe/monde/irak-les-enfants-les-femmes-enceintes-et-les-vieillards-courent-un-grand-danger-147536

  • Plus d'un millier de personnes rassemblées à Bruxelles pour soutenir les chrétiens d'Orient

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    A l'appel du Comité de soutien aux chrétiens d'Orient, plus d'un millier de personnes se sont rassemblées aujourd'hui à Bruxelles devant les institutions européennes. On notait la présence de Mgr Hudsyn, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles. En marge de ce rassemblement, deux jeunes djihadistes appelaient à massacrer les chrétiens.

    Un ami, présent à la manifestation, nous a fait parvenir les photos reproduites ci-dessous.

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  • Chrétiens d’Irak : le patriarche Sako a écrit hier au Pape pour dénoncer l’inaction de la Communauté internationale

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    Dans un courrier notamment adressé au Pape François, le patriarche chaldéen dénonce l’inaction de la Communauté internationale devant une situation de plus en plus dramatique.

    Sur le site « aleteia » :

    946943_344454189014198_1679769375_n.jpg"Les chrétiens d’Irak affrontent une tragédie énorme". Pour Louis Raphaël Sako, la solution se trouve "uniquement dans la main de la communauté internationale, à commencer par les super puissances ".Le Patriarche chaldéen appelle à une prise de conscience, et exige de véritables actions : " Nous sommes devant une crise existentielle : le fait que nous existions ou que nous n'existions plus." " Nos chrétiens ont un besoin vital d'une aide humanitaire urgente", ainsi que d’une protection efficace et permanente.

    Voici un extrait de son courrier en date du 5 Août 2014 :

     A Sa Sainteté le Pape François,

    A Leurs Béatitudes les Patriarches d’Orient,

    A Leurs Excellences Les Présidents des conférences Épiscopales,

    Les chrétiens de l’Irak affrontent une tragédie énorme. Les chrétiens de Mossoul (province Irakienne de Ninive), horrifiés, ont quitté la ville avec seulement leurs habits sur eux. Leurs églises ont été profanées. Le 2 août, une migration de masse a eu lieu depuis les villages de Telkef, Batnaya et Telleskuf. La petite ville de Sinjar et d’autres villes voisines sont tombées et 70 personnes ont été massacrées. Hier, lundi 4 août, l'EI a commencé à bombarder le village Telkef, et une jeune chrétienne a été tuée.
    (…) Il est évident qu’il n’a y pratiquement pas de collaboration entre le Gouvernement central et celui de la Région Kurde, d'autant plus que le nouveau gouvernement n’est pas encore formé ! Nos partis politiques ont échoué à mener toute action tangible. Quant à l’Église, elle se trouve toute seule, plus qu’en tout autre temps. Néanmoins, il faut que ses leaders réagissent, quand bien même il serait trop tard, en exerçant la pression nécessaire sur la communauté internationale ainsi que sur ceux qui détiennent le pouvoir de décider, afin de faire cesser ces crimes scandaleux et ces destructions, qui touchent surtout des citoyens désarmés.

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  • Scouts d’Europe : venite et videte !

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    L’ Eurojam, c’est le plus gros rassemblement scout de l’été 2014 en France. Il a lieu une fois tous les 30 ans en France, c’est l’Eurojam des Guides et Scouts d’Europe, du 3 au 10 août 2014 à Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois, en Normandie.

    Découvre dans ces interviews l’enjeu du rassemblement, le système de sélections mis en œuvre et les défis incroyables relevés pour construire une ville de 12 000 habitants au milieu des bois, là où aujourd’hui, il n’y a rien.

    A noter : La 1ère Liège "Saint-Jean Baptiste" participe à cet évènement exceptionnel rassemblant plus de 12.000 scouts et guides d'Europe en Normandie. Le chef scout liégeois est Romain Bolly (Mangouste) - 0499/15.45.34. Et,comme titre le quotidien de l’Eurojam, « Venite et videte » !

     Le mouvement de jeunesse chrétien qui monte :  

    Un ancien scout d’Europe nommé évêque d’Amiens cette année

    Ce rappel, lu sur le site d’Aleteia :

    Olivier-Leborgne1.JPGUn ancien scout vient d'être nommé évêque ! Le père Olivier Leborgne, jusqu’à présent vicaire général du diocèse de Versailles, a été nommé évêque d’Amiens par le pape François jeudi 20 février 2014. Son ordination épiscopale sera célébrée le dimanche 6 avril à 15h30 en la cathédrale d’Amiens.
     
    Olivier Leborgne a été scout à la 1ère Aubergenville, puis routier et chef d’équipe pilote au clan Saint Germain, rapporte le site des Scouts d’Europe, qui se réjouit de sa nomination et l’assure de ses prières. Il s’est engagé comme chef de troupe de la première Aubergenville en 1984. Ordonné prêtre le 29 juin 1991 à Versailles, pour le diocèse de Versailles, il a accepté la charge de conseiller religieux pour le district Yvelines Ouest en 1995.
     
    L’association des Guides et Scouts d’Europe (A.G.S.E.) est le 2e mouvement de scoutisme en France avec plus de 30000 adhérents, et le premier appliquant la pédagogie originelle telle que conçue par Baden Powell et adaptée par le Père Sevin. Elle fait partie de la Fédération du Scoutisme Européen (F.S.E.), lancée en 1956 par quelques dizaines de jeunes chrétiens allemands qui voulaient participer à la reconstruction d’une Europe chrétienne et unie. 

     sources: Scouts d'Europe

    Ref Un ancien scout d’Europe nommé évêque d’Amiens

     Mgr Leborgne fut scout, routier puis conseiller religieux des scouts d'Europe

    JPSC 

  • Irak : deux nouvelles villes prises par les djihadistes, 200 000 personnes en péril

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    Lu sur le site web « aleteia » aujourd’hui :

    Les peshmerga kurdes ne sont pas parvenus ces deux derniers jours à empêcher les islamistes de l'auto proclamé Etat Islamique de s'emparer de deux nouvelles villes du nord de l'Irak. Selon l'ONU, ces deux défaites risquent de renvoyer jusqu'à 200 000 personnes sur les routes, ce qui ne pourrait que déboucher sur une nouvelle catastrophe humanitaire. Les islamistes de l'EI ont également pris le contrôle de deux gisements pétroliers, Aïn Zalah et Batma, près de Zoumar.

    C'est un grave revers pour les forces kurdes en Irak. La prise de Sinjar, ville de 310 000 habitants située à 50 km de la frontière syrienne, vient renforcer la constitution d'un califat islamique à cheval sur l’Irak et la Syrie. Sinjar accueillait par ailleurs plusieurs dizaine de réfugiés chassés des villes prises par les islamistes, notamment des Turcomans chiites, qui ont de nouveau dû fuir vers Dohouk, au Kurdistan irakien.

    Par ailleurs, dans la nuit de vendredi à samedi, 23 soldats des forces gouvernementales irakiennes ont été tués à Jourf al-Sakhr, sur la route reliant les bastions insurgés aux villes saintes chiites au sud de Bagdad.

    Pour l'instant, les forces kurdes se seraient repliées dans les montagnes, en attendant de recevoir des renforts. Selon certaines sources sur place, mais cette information reste à confirmer, les forces de l'Etat Islamique auraient peu après leur arrivée détruit le sanctuaire de Sayyeda Zeinab, fille de l’imam Ali et figure vénérée de l’islam chiite.

    Ici Irak : deux nouvelles villes prises par les djihadistes, 200 000 personnes en péril

    Et, pour mémoire :

    Affiche MANIFESTATION 6-08-14.jpg

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  • 14-18 : les efforts du pape pour la paix

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    Selon wikipedia :

    Dans son encyclique inaugurale Ad beatissimi Apostolorum principis de la Toussaint 1914, Benoît XV appelle à la fin de la guerre : « Nous avons donc adressé d'instantes prières aux Princes et aux gouvernants, afin que, considérant combien de larmes et de sang la guerre a déjà fait répandre, ils se hâtent de rendre à leurs peuples les précieux avantages de la paix ». Contrairement à ses actions humanitaires, les initiatives politiques du pape restent sans succès. (...) Dès décembre 1916, le Saint-Siège avait incité à une garantie du rétablissement de la Belgique dans ses droits, mais l'Allemagne n'a répondu que par allusions à la question belge. Le 24 juillet 1917, le nonce apostolique à Munich, Mgr Pacelli, le futur Pie XII, fait alors une proposition de paix au chancelier Georg Michaelis et au ministre des Affaires étrangères Arthur Zimmermann prévoyant la restitution des colonies allemandes, l'évacuation de la Belgique et des territoires français occupés. Le pape Benoît XV est abordé par Charles Ier afin d'obtenir son appui, mais il n'est pas mis dans la confidence quant aux négociations de l'Affaire Sixte.

    Avant que l'Allemagne ne réponde, le pape Benoît XV envoie une note de paix le 1er août 1917, qui arrive officiellement quinze jours plus tard et qui est connue d'après les premiers mots qui la composent : « Dès le début ». Celle-ci prévoit la « restitution réciproque de tous les territoires occupés, en particulier l'évacuation totale de la Belgique avec l'assurance de son entière indépendance politique, militaire et économique envers toute puissance ainsi que la restitution des colonies allemandes », mais également « l'examen des questions territoriales restantes comme entre l'Autriche-Hongrie et l'Italie, tout comme entre l'Allemagne et la France dans un esprit de réconciliation et en mesure de ce qui est juste et possible ». Le pape exige en outre un désarmement et un tribunal de justice international efficace, afin de prévenir toute guerre future. (...) La réponse officielle allemande du 13 septembre 1917 à la Curie évite toute proposition ou compromis concrets en ce qui concerne les questions particulières et se contente de vagues appels à la paix.

    Les raisons de l'échec de la politique de paix du pape sont de plusieurs ordres. Si les différents appels ne peuvent déboucher sur des négociations concrètes de par leur caractère flou (?), la papauté est isolée en Allemagne depuis 1870. En 1905, la France avait voté la séparation de l'Église et de l'État et ce n'est que petit à petit que le « pape français », comme l'appelle Ludendorff, a pu assouplir la situation. Parmi les exigences italiennes en vue de son ralliement à l'Entente en 1915, le royaume d'Italie avait demandé l'exclusion du pape de toutes les négociations de paix futures, même si le pape désirait faire partie des futures conférences de paix. Chaque camp soupçonne en effet le pape d'être secrètement dans le camp opposé. Georges Clemenceau, dont l'anti-catholicisme explique le rejet des propositions de paix du pape et de l'empereur Charles d'Autriche, appelle ainsi Benoît XV « le pape boche ». L'épiscopat allemand contrecarre l'engagement pontifical en la personne du cardinal de Cologne Felix von Hartmann qui considère que le pape a parlé en tant que souverain international et non comme le berger suprême des catholiques. De même, en France, le père Antonin-Gilbert Sertillanges de l'Ordre des Frères Prêcheurs récuse les tentatives de paix pontificales devant le Tout-Paris lors d'un sermon en l'Église de la Madeleine. Dans tous les pays, à une écrasante majorité, les catholiques défendent la « juste cause » de leur patrie.

  • De retour d'Irak, la délégation de l'épiscopat français témoigne

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    Communiqué de presse

    Paris, le vendredi 1er août 2014

    Chrétiens d’Irak : retour de la délégation de la CEF

    Le Cardinal Barbarin, Mgr Dubost et Mgr Gollnisch sont de retour ce 1er août de leur voyage comme émissaires de l'Eglise catholique en France auprès des chrétiens d'Irak, accueillis par le Patriarche Chaldéen Louis-Raphaël Sako.

    Dans une interview, recueillie sur place par Natalia Trouiller, responsable de la communication du diocèse de Lyon, et publiée sur le site eglise.catholique.fr, ils reviennent sur ces nombreuses rencontres, qui les ont profondément marqués. (...)

    Ce qui a beaucoup frappé Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry et Président du Conseil pour les relations interreligieuses de la CEF, « c’est de trouver des gens qui ont tout perdu en raison de leur foi : ils demandent justice, mais sans haine ni appel à la vengeance. L’immense solidarité du peuple irakien m’a aussi frappé : paroisses, écoles, salles communes, maisons, toutes les portes se sont ouvertes pour les déplacés ». (...)

    C’est bien pour être à l’écoute des chrétiens en Irak que cette délégation de l’Eglise en France a été organisée mais plus que jamais, tout est à poursuivre ! N’oublions pas les chrétiens d’Orient !

    Merci de relayer dans vos medias ces témoignages.

    Mgr Bernard Podvin - Porte-parole des évêques de France

    Interview des trois membres de la délégation de la CEF auprès des catholiques irakiens

    Que souhaitiez-vous faire par ce voyage auprès des communautés chrétiennes d’Irak ?

    Mgr Dubost : Personnellement, j’avais 4 buts : tout d’abord, porter à la connaissance des catholiques irakiens l’immense souci des catholiques français à leur égard. Ensuite, nous mettre à l’écoute de ce qu’ils ont vécu et de leurs besoins immédiats. Puis aider à la mobilisation de ce qui est à faire maintenant. Enfin, aider à une réflexion à long terme sur l’avenir de l’Irak multiculturel. (...)

    Considérez-vous que vous avez accompli votre mission ?

    Mgr Barbarin : Nos espérances ont été dépassées. Nous voulions écouter les gens, nous avons entendu des témoignages tous les jours, plusieurs fois par jour. Quantité d’histoires personnelles bien concrètes. Nous en avons plein les yeux, les oreilles et le coeur, à raconter !

    Ce qui me touche, ce que je garde de ce voyage, ce sont 2 remarques : une du patriarche, « De jour en jour, grâce à votre venue, on voyait leur espérance grandir » ; et une de Mgr Youssef Thomas, « Avant nous étions sans voix ; maintenant, enfin, nous avons une voix».

    Mgr Dubost : Ce qui m’a beaucoup frappé, c’est de trouver des gens qui ont tout perdu en raison de leur foi : ils demandent justice, mais sans haine ni appel à la vengeance. L’immense solidarité du peuple irakien m’a aussi frappé : paroisses, écoles, salles communes, maisons, toutes les portes se sont ouvertes pour les déplacés. « Ils me demandent même ce que je veux manger !» témoignait une femme reçue dans le village de Malabrwan. Cela apporte quelque chose de fondamental dans le témoignage de la foi.

    Mgr Gollnisch : Moi ce qui me frappe, ce sont ces gens qui ont accepté de tout perdre en raison de foi. Nous n’avons reçu aucun témoignage d’apostasie, pas même une rumeur. On sent aussi que beaucoup de musulmans sont choqués par ce qui se passe à Mossoul. L’un d’eux l’a même payé de sa vie : le professeur Mahmoud Al-Asali.

    Nous avons été aussi les témoins complices du ministère paternel du patriarche Sako, un homme exceptionnel. On sent force des liens qui l’unissent à son peuple.

    Mgr Dubost : …et la force et le courage de cet homme qui appelle sans cesse à se battre sans les armes de la violence, et qui se fait applaudir par ces gens qui ont tout perdu !

    Mgr Gollnisch : Ce voyage nous a permis aussi de percevoir à quel point ces gens sont très proches de nous. Il y a la barrière de la langue, mais on les sent dans une grande proximité avec nous, au niveau de la foi.

    Mgr Barbarin : On a entendu l’expression de vraies souffrances, de blessures profondes : « Pourquoi ils nous persécutent ? Pourquoi ils ne nous aiment pas ? » Mais pas de désir de vengeance. De la lassitude, oui : ils ont été chassés du Kurdistan, puis de Mossoul… certains ont vécu trois, quatre, cinq exils… Ils se demandent : « Jusqu’à quand ? »

    Mgr Dubost : Il y a un dilemme profond dans le coeur de beaucoup : partir ou rester ? Le patriarche Sako leur dit : « Vous êtes libres, mais c’est notre pays ». Les personnes que nous avons rencontrées ne veulent pas partir, elles subissent l’idée de devoir partir. Ce n’est pas du tout la même chose.

    Mgr Barbarin : Nous avons été touchés aussi par ces députés chiites, sunnites qui disent : « Vous devez rester, nous avons besoin des chrétiens pour reconstruire notre pays ».

    Mgr Dubost : Ils ont perdu papiers, travail, maison, argent, bijoux, souvenirs, logement, avec une question de survie immédiate : hier nous avons vu 24 personnes logées dans une salle de classe : où seront-elles dans un mois, quand l’école fera sa rentrée ?

    Mgr Gollnisch : Contrairement aux rumeurs qui ont pu circuler, les chrétiens n’ont pas été tués. Ils ont en revanche été profondément traumatisés, atteints dans leur dignité.

    Mgr Barbarin : Une coiffeuse, qui a sauvé ses bijoux en profitant de l’heure de la rupture du jeûne de Ramadan pour quitter Mossoul est aussi abîmée que ceux qui ont tout perdu. Mais toujours cette dignité : « je veux travailler, je ne veux pas l’aumône ».

    Mgr Dubost : Le souci des enfants. Je pense à cet homme à qui on a refusé de rendre son fils tant qu’il n’aurait pas retourné la moindre de ses poches. Il a dû arracher son enfant à ses bourreaux.

    Mgr Gollnisch : Ce voyage permet aussi de remettre les pendules à l’heure : non, ce n’est pas un combat des musulmans contre les chrétiens. C’est bien plus complexe. Le dernier attentat qui ait visé les chrétiens, avant la prise de Mossoul, c’est en 2010 dans la cathédrale de Bagdad : mais depuis, il n’y a pas eu d’attentat contre eux. En revanche, il y a une bombe par semaine dans les mosquées. Certains, chrétiens ou non, irakiens ou pas, appellent à créer des zones basées sur l’ethnie ou la religion : une région sunnite, une région chiite, une région kurde, une turkmène, et pourquoi pas une enclave chrétienne (bien qu’ils soient si peu nombreux que c’est impensable). Ce n’est pas la solution. Si l’on se met à créer des enclaves monoethniques ou monoreligieuses, forcément cela débouchera tôt ou tard sur la guerre. Regardez l’exemple de la Première guerre mondiale : en 1918, on dit « plus jamais ça », et on redessine l’Europe en mettant les Italiens avec les Italiens, les Allemands avec les Allemands, etc. Le résultat ? Moins de 30 ans plus tard, une nouvelle guerre terrible. C’est obligé : si une nation se base sur une culture rigoureusement unique, elle va forcément à un moment ou à un autre réclamer tel ou tel morceau de territoire qui lui a appartenu à un moment de son histoire.

    La beauté et la force des chrétiens d’Orient, c’est qu’ils permettent un dialogue.

    Maintenant que vous êtes rentrés, que va-t-il se passer ?

    Mgr Gollnisch : Il y a trois niveaux d’action. Le premier, c’est l’aide d’urgence : il faut appeler aux dons des fidèles en concertation avec la Congrégation pour les Eglises orientales. Il faut trouver des structures d’accueil d’ici l’hiver.  

    Ensuite, ce n’est pas à l’Eglise seule d’assumer des dizaines de milliers de personnes déplacées. Il faut mobiliser l’opinion et les structures internationales. Communiquer sur ce qui se passe.

    Enfin, on ne pourra pas faire l’économie d’un travail en profondeur qui est aussi un travail de mémoire. Il faut qu’ils écrivent ce qui s’est passé. On ne peut que remarquer que nous allons célébrer le centenaire du génocide arménien et que nous assistons à des attitudes qui s’apparentent à ce qui s’est passé. Cette fois il n’y a pas de morts, mais il y a bel et bien épuration. Ce travail de mémoire est essentiel car c’est lui qui nous aidera à ne pas considérer que la situation à Mossoul est définitive. Regardons les choses en face : Il n’y a aucun Etat islamique à Mossoul, il y a un Etat islamique autoproclamé. Ce sont des bandes qui se proclament propriétaires de Mossoul, ce sont des occupants sans titres, illégitimes. Il est hors de question de les reconnaître ni de sembler accréditer la thèse selon laquelle ils sont chez eux !

    Mgr Dubost : Cette actualité dramatique a révélé la capacité de prière des catholiques français. Il faut montrer que cette capacité est pérenne. Il faut aussi que nous réfléchissions au lien social dans notre propre pays. Si nous montrons que nous sommes capables de vivre ensemble, ce sera un témoignage pour eux. Enfin, je suis frappé par le nombre d’analyses basées sur du ressenti plus que sur des faits. Chacun utilise les chrétiens d’Orient contre quelque chose : contre les évêques, contre les musulmans, etc. Il nous faut nous former, et ne pas instrumentaliser. La situation à Mossoul est suffisamment tragique pour qu’on ne raconte pas n’importe quoi, par exemple que des chrétiens y ont été tués ! Nous devons éduquer à la paix en étant le plus vrai possible (...)

    Mgr Gollnisch : J’ai fait plus de 40 conférences sur les chrétiens d’Orient, et à chaque fois les églises étaient pleines. On sent bien que les catholiques français s’interrogent sur leur propre foi à la lumière du témoignage de nos frères irakiens. Comme l’a dit le patriarche Sako : « Vous les Français, soyez forts dans votre foi ! »

    En guise de conclusion, que diriez-vous ?

    Mgr Dubost : Soutenons l’OEuvre d’Orient. Nous avons vu l’immensité de leur travail, le réseau de liens tissés de longue haleine, l’estime dont ils jouissent sur place, l’intelligence des projets qu’ils portent. Il faut absolument les soutenir.

    Propos recueillis par Natalia Trouiller

  • Chrétiens d’Irak : la France veut une résolution de l'ONU

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    Lu sur le site du Figaro :

    Le-role-historique-de-la-France-a-l-egard-des-chretiens-d-Orient-n-est-plus-qu-un-souvenir_article_main.jpgLa France va saisir le Conseil de sécurité de l'ONU pour obtenir une condamnation des crimes commis par l'Etat islamique (EI) en Irak, notamment à l'encontre des minorités religieuses. 

    "La France saisira également le Conseil des droits de l'Homme pour qu'une enquête soit menée sur ces crimes", ajoutent les ministres des Affaires étrangères Laurent Fabius et de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à l'issue d'une rencontre avec des représentants des églises chrétiennes d'Orient, à Paris.

    Dans un communiqué publié aujourd'hui, les deux ministres soulignent "l'impérieuse nécessité d'assurer la protection des minorités afin de leur permettre de demeurer dans leur pays, et de préserver la diversité et l'intégrité de l'Irak. Face à la dégradation de la situation en Irak, la France s'est dit prête fin juillet à accorder l'asile aux chrétiens d'Orient. Les consulats français à Bagdad et Erbil ont également reçu pour instruction d'accueillir et de protéger les déplacés "si l'urgence le justifiait".

    Laurent Fabius se rendra en Irak "dès qu'un nouveau gouvernement sera nommé afin d'évoquer sur place ces questions et l'ensemble de la situation politique, sécuritaire et humanitaire irakienne".  

     Ref. Irak : la France veut une résolution de l'ONU

    Contrairement au Saint-Siège, demeuré fort discret dans ce dossier, la France s’affiche. Le rôle de « protecteur historique » joué par ce pays à l’égard des chrétiens d’Orient remonte à François 1er (le roi, pas le pape). Répondant à une question du journal « La Croix », Gérard Khoury, historien du Moyen-Orient, estime que le protectorat « n’est plus qu’un souvenir » mais, ajoute-t-il, il reste à la patrie des Droits de l’homme « la possibilité de jouer un rôle éthique ». Elle peut, selon lui, s’élever contre le déni de la question palestinienne et ne pas rester silencieuse devant la violence auquel nous assistons au Proche-Orient depuis 50 ans. Elle a en tout cas le mérite d’essayer.

    JPSC

  • L'été aux tristes nouvelles : Mgr Morerod exprime sa solidarité

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    Sur le site du « Suisse Romain », alias l’abbé Rimaz, nous lisons ce commentaire de Mgr Charles Morerod, évêque du diocèse de Lausanne-Genève et Fribourg, nommé par Benoît XVI en 2011 :

    22503.jpg"L’été nous apporte de tristes nouvelles, dont on parle plus ou moins : conflits en Israël Palestine, en Syrie, en Irak, en Ukraine, crashes, etc. Et il n’est pas rare, ces jours, qu’on me demande pourquoi on parle si peu – on en parle un peu, justement – du sort des chrétiens massacrés et expulsés de Mossoul. Et cela concerne plus largement le drame des chrétiens du Proche-Orient : il y a un siècle ils représentaient 10 à 20% de la population de plusieurs pays du Proche-Orient, maintenant leur nombre a fondu pour plusieurs raisons (notamment la « libération » de l’Irak par des « chrétiens » occidentaux…).

    Les chrétiens au Proche-Orient

    Malheureusement, les conflits engendrent des spirales dont il est très difficile de sortir, encourageant les extrémistes et mettant en danger une cohabitation qui a traversé les siècles. La perte d’une telle cohabitation serait une défaite pour toutes les parties concernées, mais on s’en rend compte d’abord pour les chrétiens : ces Eglises, dont certaines prient encore en araméen, sont pour nous un lien vivant avec Jésus…

    Des musulmans réagissent

    Certains musulmans réagissent. Pour ne prendre qu’un exemple, lorsque la présentatrice de téléjournal irakienne Dalia Al Aqidi porte une croix en signe de solidarité, bien que musulmane, elle accepte de donner sa vie pour les autres…

    La prière: Dieu agit

    Et nous, chrétiens d’Occident ? Si nous restons silencieux, la question n’aura guère d’incidence politique, et on pourra laisser faire ? Pour être honnête, il n’est pas facile de savoir que faire. Nous invitons à la prière, et cela suggère d’emblée une question : « Seulement la prière ? » Dans la prière, nous demandons à Dieu d’agir, et c’est la première chose à faire : il est plus capable que nous !

    Solidarité

    Mais ce que nous faisons nous-mêmes pour aider même matériellement est aussi une réponse à notre prière (Dieu nous envoie), et un signe que nous ne prions pas pour nous débarrasser avec bonne conscience de notre responsabilité. Chacun, à sa place, peut à la fois interpeller les autorités – en montrant que certains se préoccupent encore des chrétiens… - et témoigner de notre solidarité aux chrétiens orientaux que nous rencontrons aussi chez nous.

    + Charles Morerod »

    C’est extrait de la Feuille diocésaine LGF août 2013: le mot de l'évêque Mgr Charles Morerod

    JPSC