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liturgie - Page 135

  • Liturgie : il faut relativiser les propos du pape François

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    Nous avons publié ici : François : "Vatican II et Sacrosantum Concilium doivent être appliqués tels quels" l’interview  accordée  par le pape François au  directeur de la « Civilta Catholica », le  père jésuite Antonio Spadaro,  sur la liturgie, le rite extraordinaire, le rapport à la tradition, la politique et populisme : des propos, formulés  dans un style qui rappelle aux plus anciens d’entre nous celui des années « postconciliaires ». Ils suscitent la réflexion suivante, exprimée sur son blog par le Père Simon Noël , moine de l’abbaye belge de Chevetogne :  

    "Le Saint Père a l'habitude d'accorder régulièrement des interviews, soit dans l'avion lors de ces voyages, soit à des journaux en d'autres moments. La dernière en date, au P. Spadaro, a déjà fait couler beaucoup d'encre, notamment chez ceux qui s'intéressent à l'état de la liturgie dans l’Église latine.

    Cette question de la liturgie me tient à cœur. Aussi je vous fait part de quelques impressions personnelles sur cette récente interview.

    La première chose à dire, et qui relativise beaucoup de choses, est que ces interviews ne constituent pas des actes du magistère. Le pape ne parle pas ici à toute l’Église en tant que pape, pasteur et docteur universels. Il parle en tant que personne privée. Ses dires ne sont nullement dépourvus d'intérêt, car ils nous permettent de mieux connaître sa vision personnelle des choses, et la vérité peut toujours sortir du choc des idées. Mais les paroles du pape dans ce contexte n'ont pas la force contraignante des documents magistériels, comme la constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium, l'instruction Liturgiam authenticam ou le motu proprio Summorum Pontificum.

    Ceci dit, voyons de plus près certaines choses dites par le Saint Père.

    Il rejette la notion de réforme de la réforme. Mieux vaut en effet à l'avenir laisser tomber ce concept dans les débats liturgiques. Cette notion est en effet ambiguë car elle peut dans certains esprits être un vêtement qui recouvre en fait le rejet de la réforme conciliaire. Il est vrai que cette réforme a eu de bons fruits mais aussi de mauvais. Tout un discernement est donc à faire au cas par cas. Plutôt donc que de vouloir une réforme de la réforme qui serait un retour en arrière, il serait préférable de revenir à et d'étudier la réforme, telle que l’Église l'a vraiment voulue, dans ses documents les plus officiels. Tout ce travail serait beaucoup plus fructueux qu'une stérile opposition de principe aux propos du pape.

    Il faut donc comprendre les paroles du pape comme une adhésion ferme à la réforme mais aussi comme un appel à se pénétrer des enseignements authentiques de l’Église, par exemple sur la place du latin et du chant grégorien, sur la qualité des traductions liturgiques, sur le caractère sacré que doit garder une célébration, sur la place du silence dans la liturgie. Là-dessus, le cardinal Sarah fait un excellent travail. On peut aussi convenir que ce que ce dernier a dit sur l'orientation de l'autel ne contient aucune contradiction avec les documents du magistère sur la liturgie. Le cardinal a une position équilibrée et il montre qu'il ne veut nullement agir en désaccord avec le pape. Il dit aussi qu'à long terme ce retour à une liturgie authentique est inéluctable. Car le pape n'est pas seul dans l’Église. Tenons compte aussi des jeunes générations à venir. Dans nos pays, nos assemblées seront de plus en plus constituées de croyants convertis et de personnes qui pratiqueront par conviction personnelle, et qui ne seront pas prêtes à accepter n'importe quoi au niveau liturgique. C'est là la conviction heureuse du cardinal Sarah, son espérance et son pari sur l'avenir.

    On a aussi émis des craintes sur l'avenir de la liturgie tridentine. Il est bien possible que le Saint Père ne voie dans cette liturgie qu'un simple phénomène de mode, auquel il n'attache guère d'importance. Mais là aussi il ne s'agit que de son avis personnel. Mais comme il ne prend pas cela au tragique, faut-il donc avoir des craintes démesurées? Depuis le motu proprio Summorum Pontificum, l’Église veut manifestement que l'on reconnaisse à la liturgie traditionnelle sa valeur magistérielle, sa fonction d'éducatrice de la foi. Elle veut que cette reconnaissance porte aussi des fruits dans notre manière de célébrer le novus ordo. Du reste le pape veut vraiment arriver à une pleine réintégration de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X. Il faut dès lors tout analyser dans un contexte plus global.

    Je regardais hier une vidéo sur la Communauté Saint Martin. Voilà un bon exemple de la fécondité que donne le sens profond de la Tradition de l’Église, dans une véritable fidélité au Siège de Pierre. Leur vie liturgique est profonde, sérieuse, à la fois traditionnelle et ouverte au monde d'aujourd'hui.

    Aussi je demande de relire les propos du pape dans la lumière des enseignements authentiques de l’Église et d'une certaine manière de les relativiser. On a certes le droit de les lire avec un esprit critique mais il faut aussi tenir compte des signes des temps et des imprévus de Dieu. Un mouvement profond de retour à la vraie Tradition est lancé depuis plusieurs années et à la longue c'est lui qui s'affirmera."

    Ref. Les interviews du pape

    L’auteur de la formule « réforme de la réforme » liturgique est le pape Benoît XVI, qui n’est pas le premier venu et a signé, entre autres, maints écrits qui font autorité  sur la manière de concevoir l’esprit de la liturgie.

    JPSC

  • François : "Vatican II et Sacrosantum Concilium doivent être appliqués tels quels"

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    De Marie-Lucile Kubacki sur le site de La Vie, des propos peu susceptibles de rassurer ceux qui sont attachés à la célébration du rite traditionnel, des propos qui s'inscrivent apparemment en faux contre les déclarations du cardinal Sarah :

    Dans une interview accordée au père Antonio Spadaro et publiée dans un livre, le pape François s’exprime avec fermeté sur les sujets qui fâchent : liturgie, rite extraordinaire, rapport à la tradition, politique et populisme. Extraits choisis.

    Dans tes yeux se trouve ma parole, tel est le titre du livre qui sort en Italie ce 10 novembre et regroupe tous les discours, textes, messages et homélies de la période pendant laquelle Bergoglio était archevêque de Buenos Aires. Tout ou du moins ce dont il reste une trace écrite ou dont il était possible de faire la retranscription à partir d’un enregistrement. Un pavé de 950 pages qui s’ouvre par une nouvelle interview, intitulée « Les traces d’un pasteur », donnée au père Antonio Spadaro, jésuite, directeur de la Civilta Cattolica et auteur du premier entretien du pontificat en 2013. L'occasion pour François de revenir sur un certain nombre de sujets d'actualité.

    Le rite extraordinaire

    « La simplicité des enfants, m’évoque, avec les adultes, un rite direct, où tout le monde participe, elle m’évoque des messes paroissiales où on expérimente une telle piété. Me viennent à l’esprit des propositions visant à pousser les prêtres à tourner le dos aux fidèles, à repenser Vatican II, à employer le latin. Et cela pas seulement pour des petits groupes mais pour tous », explique le père Spadaro.

    Réponse du pape :  « Le pape Benoît XVI a posé un geste juste et magnanime pour aller à la rencontre d’une certaine mentalité présente dans certains groupes et parmi les personnes qui, nostalgiques, se sont éloignées. Mais c’est une exception. C’est pourquoi on parle de rite "extraordinaire". L’ordinaire de la messe, ce n’est pas cela. On doit aller à la rencontre de ceux qui sont liés à une certaine manière de prier, il faut être magnanime. Mais l’ordinaire ce n’est pas cela. Vatican II et Sacrosantum Concilium doivent être appliqués tels quels. Parler de la "réforme de la réforme" est une erreur. »

    Commentaire d'un lecteur de belgicatho :

    "Ces propos concernant les supposés "nostalgiques" contrastent avec ceux de Benoît XVI exprimés dans sa lettre accompagnant le motu proprio "Summorum Pontificum", dont voici un extrait: "Aussitôt après le Concile Vatican II, on pouvait supposer que la demande de l’usage du Missel de 1962 aurait été limitée à la génération plus âgée, celle qui avait grandi avec lui, mais entretemps il est apparu clairement que des personnes jeunes découvraient également cette forme liturgique, se sentaient attirées par elle et y trouvaient une forme de rencontre avec le mystère de la Très Sainte Eucharistie qui leur convenait particulièrement." Je suppose que le Cardinal Bergoglio n'a jamais rencontré le public dont il parle, il se rendrait compte qu'il est constitué essentiellement de jeunes adultes! Est-ce à dire que, pour lui, ces gens ne font pas partie des "périphéries"?..."

  • Des prêtres pour les diocèses de demain

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    JPSC

  • Les insuffisances du rituel du baptême

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    Du Père Jean-Régis Fropo sur le site du bimensuel L'Homme Nouveau

    Nouveau Rituel du baptême : le cri d’alarme d’un exorciste

    Dans son ministère de prêtre exorciste le Père Jean-Régis Fropo a fait un double constat : le Rituel du baptême des petits enfants de 1970 a été tant expurgé qu’il ne combat pas l’influence démoniaque pouvant opérer dès la naissance et même dans la vie intra-utérine, comme les sept exemples qu’il donne le montrent.

    J’ai été prêtre exorciste dans le diocèse de Fréjus-Toulon (Mgr Dominique Rey) de 2005 à 2014 et j’ai reçu des centaines de personnes en souffrances diverses et pour des causes souvent mélangées, psychologiques et maléfiques. Plusieurs cas rencontrés dans mon ministère en France et à l’étranger m’ont alerté sur la question du Rituel utilisé lors du baptême des petits enfants. Ces cas sont les suivants.

    Lire la suite sur le site de l'Homme Nouveau

  • Pour restaurer la liturgie : la méthode N'Koué

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    Du site de l'association "Pro Liturgia" :

    Extraits de la Lettre pastorale de Mgr Pascal N’Koué, aux fidèles de son diocèse de Parakou (Bénin) :

    « La prière est une expérience d’amour. Elle est un don de Dieu qui s’accueille dans la foi. Quand on prie on se dit : Dieu est présent, de façon invisible. Il est présent hors de moi et au-dedans de moi. Je me rends disponible pour l’écouter, lui parler et agir. Mais d’abord l’écouter. Car c’est lui la Parole qui sauve. Chacun prie comme il vit, avec ses défauts et ses préoccupations, ses misères et ses atouts, selon son âge, ses échecs et ses espérances. Prier, croyez-moi, c’est le travail le plus difficile.

    La prière chrétienne présuppose la foi. Sans elle, il est impossible de prier et surtout de persévérer. Car “la prière est un combat. Contre qui ? Contre nous-mêmes et contre les ruses du Tentateur qui fait tout pour détourner l’homme de la prière” (CEC, 2725). On comprend le conseil de saint Paul : “Puisez votre énergie dans le Seigneur… Revêtez l’équipement de combat que Dieu vous donne, afin de tenir bon contre les manœuvres du diable, car nous ne nous battons pas contre les hommes, mais contre les forces invisibles, les puissances de ténèbres qui dominent le monde, les esprits mauvais qui sont au-dessus de nous” (Eph. 6, 14). Cet équipement dont il s’agit c’est la vérité, la justice, la paix, la foi etc. C’est exigeant.

    Eh oui, la vie chrétienne n’est pas un fauteuil mousseux bien rembourré, de tout repos, fait pour les invertébrés. C’est réellement un combat. Ne faisons pas les malins. La prière intérieure ne peut pas être un somnifère, un opium, qui nous endort. Un chrétien flagada et flageolant - c’est-à-dire douillet - est un contresens.

    Pour bien prier on a besoin de silence extérieur, mais surtout intérieur. Ce silence nous dispose à être attentifs à Dieu de façon amoureuse. La découverte du Dieu intérieur, c’est le trésor des trésors. Dieu n’est pas dans les uniformes des fêtes, dans les décors extérieurs, dans les fleurs artificielles, les guirlandes en tissus, dans les voix fantaisistes, dans les danses frénétiques... mais dans le sanctuaire de l’âme. Là est cachée la croissance de notre vie surnaturelle. Dieu est silence. Satan est bruit, faux bruit, tonneau vide. Le goût de l’oraison et de la prière silencieuse ne s’acquiert pas à coup de raisonnement, mais en apprenant à couler le mouvement intérieur de notre âme dans celui de l’Eglise. “Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra” (Mt 6, 6).

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  • L'Histoire du missel romain de ses origines à Summorum Pontificum

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    De la Lettre 567 de Paix Liturgique :

    LE MISSEL ROMAIN, DE SES ORIGINES À SUMMORUM PONTIFICUM

    Par un clin d'œil de la Providence est sorti en librairie, ce jeudi 27 octobre 2016, le dernier ouvrage de l'abbé Claude Barthe au moment même où celui-ci donnait, à Rome, le coup d'envoi du cinquième pèlerinage international du peuple Summorum Pontificum.

    Originalement, le pèlerinage Populus Summorum Pontificum devait s'ouvrir à Nursie mais un double tremblement de terre, survenu la veille au soir, a empêché les pèlerins de rejoindre la ville natale de saint Benoît. C'est donc par une émouvante messe basse célébrée par l'abbé Barthe, qui est l'aumônier du pèlerinage, qu'a commencé ce périple auprès des Tombes des Apôtres. En attendant de revenir, dans nos prochaines lettres, sur cet événement qui a témoigné, une fois de plus, de la jeunesse de la liturgie traditionnelle, nous nous arrêterons cette semaine sur le missel qui la nourrit depuis des siècles et dont le pape Benoît XVI a restitué le libre usage à toute l'Église universelle en 2007.

    En effet, c'est précisément à l'Histoire du missel tridentin et de ses origines que l'abbé Barthe vient de consacrer le volume sorti la semaine dernière aux éditions Via Romana. Afin de vous inviter à la lecture de cette précise et précieuse étude, nous sommes heureux de vous proposer la recension qu'en a faite le site ceremoniaire.net.

    Fidèle à son titre, ce livre étudie son sujet en trois parties distinctes. Partant du développement parfois parallèle de la liturgie de l’église et de la synagogue, la première partie, d’une centaine de pages, examine l’origine tantôt du culte nouveau, réalisation de l’ancien, tantôt des sacramentaires, missels et ordo, tantôt du vénérable canon romain lui-même, sans oublier les abondants commentaires allégoriques tant aimés de l’auteur : « Ce commentaire spirituel de la liturgie commence dans le Nouveau Testament lui-même. On l’a évoqué pour le livre de l’Apocalypse qui précise que les sept lampes sont les sept esprits de Dieu, que les coupes d’or, pleines de parfums représentent la prière des saints, que le lin fin, dont est revêtu l’Époux, signifie la pure vertu des saints. » (p. 99)

    De taille semblable, la seconde partie – débordant parfois le strict cadre du missel pour considérer les tendances musicales et architecturales, le jeûne eucharistique et la disparition des Vêpres dominicales – trace en détail l’histoire du missel depuis celui « dont hérite la Curie au XIe siècle », jusqu’à l’édition typique publiée quelques mois avant l’ouverture du concile Vatican II.Concernant ces ultimes éditions : « Il est étonnant que soient intervenues ces publications, et notamment celle du missel, dans la mesure où une commission préparait déjà activement le projet de texte conciliaire sur la liturgie annonçant une très profonde réforme. Peut-être que les deux préfets successifs de la Congrégation des Rites qui procédèrent à ces publications de 1960-1962 […] ont voulu ainsi dresser une borne témoin. Il était par ailleurs logique de recueillir tout le travail accompli par la Commission de Pie XII pour parvenir à une codification plus claire. » (p. 201)

    La dernière partie du livre, bien plus brève (et qui fournit peut-être une clé de lecture de l’illustration allégorique qui embellit la couverture : la célébration d'une messe solennelle dans les ruines de la cathédrale de Münster en 1946), traite de Summorum Pontificum et de la très curieuse situation que nous vivons, où « cette législation s’adapte bien plus à un état de fait, en le formalisant et en le rationalisant, qu’elle ne le régit. En effet, le missel tridentin tel qu’aujourd’hui restitué, parce qu’il l’a été malgré et même contre une réforme liturgique qui était destinée à le remplacer, se trouve par le fait même en une sorte d’état d’autogestion ». « Au bénéfice de la liturgie anté-conciliaire, se réaliserait ainsi, de manière assez piquante, la fameuse "inversion de la pyramide hiérarchique", chère notamment à Yves Congar. » (p. 220)

    Aujourd’hui une partie grandissante des catholiques reconnaît que la liturgie, tout comme la vie, est transmise et reçue, plutôt qu’inventée par chaque génération ex nihilo. Il s’ensuit que maintes questions liturgiques invitent non seulement des réponses littérales et des réponses allégoriques, mais aussi des réponses historiques, surtout lorsque cette réponse historique ne consiste pas seulement à indiquer la période ou l’auteur de quelque innovation (fût-elle retenue par la postérité ou non), mais aussi les circonstances qui ont présidé à son introduction. Ce précis historique, écrit dans un style lisible qui encourage une réflexion presque allégorique sur son sujet, se complète par d’amples références en bas de page permettant de poursuivre cette méditation, et témoigne non seulement de la maîtrise de l’auteur en ce domaine, mais de son évident amour pour la sainte Messe.

    >>> Claude Barthe, Histoire du missel tridentin et de ses origines, 230 pages, 20 euros, disponbile en librairie et en ligne sur le site de Via Romana.

  • Le pape émérite Benoît XVI redit son soutien à la célébration de la messe « ad orientem »

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    Lu sur le site info catho :

    « Voilà une nouvelle qui va faire couler un peu d’encre. Le pape émérite Benoît XVI s’est dit, une fois de plus, favorable à la célébration Ad Orientem, à l’occasion d’un hommage au patriarche de Constantinople dont le pape François a préfacé l’ouvrage, recueil de divers témoignages.

    Ce n’est pas la première fois que le cardinal Ratzinger (voir L’esprit de la liturgie) puis le pape Benoît XVI exprime son soutien à ce retour à la célébration vers l’Orient, non pas tournée dos au peuple, mais face à l’Orient. Alors que le cardinal Sarah avait déchaîné une foule d’opposition en reprenant ce thème à son compte et invitant les prêtres à célébrer de nouveau vers l’Orient, le pape émérite qualifie cet acte liturgique d’œcuménique.

    « Dans l’orientation de la liturgie vers l’Est, nous voyons que les chrétiens, ensemble avec le Seigneur, veulent progresser vers la rédemption de la création tout entière » 

     « Le Christ, le Seigneur crucifié et ressuscité, est à la fois aussi le “ soleil” qui illumine le monde. La foi elle aussi est toujours dirigée vers la totalité de la création. Ainsi, le patriarche Bartholomée remplit un aspect essentiel de sa mission sacerdotale à travers son engagement vis-à-vis de la création. »

    « Un pasteur du troupeau de Jésus-Christ n’est jamais orienté simplement vers le cercle de ses propres fidèles. La communauté de l’Eglise est universelle également en ce sens qu’elle inclut toute la réalité. »

    Ce n’est que le déploiement de sa conclusion dans l’Esprit de la liturgie:

    La célébration « vers le peuple a transformé la communauté en un cercle refermé sur lui-même ». « De la même manière que la congrégation à la synagogue regardait ensemble vers Jérusalem, de même dans la liturgie chrétienne la congrégation regarde ensemble “vers le Seigneur” », concluait-il. »

    Ref. Le pape émérite favorable à la messe « ad orientem »

    Une controverse jamais éteinte depuis le début des années « conciliaires »…

    JPSC

     

  • Rome : encore un remaniement à la Congrégation du culte divin

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    Lu sur le site « diakonos.be »,  qui cite l’agence I-media :

    Marini.jpgLe pape François a nommé, le 28 octobre 2016, 27 nouveaux membres de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, dont le préfet est le cardinal Robert Sarah. En procédant ainsi, le pontife a largement renouvelé le conseil consultatif de ce dicastère, qui comptait 30 membres fin février 2016.

    Parmi les nouveaux membres, il y a l'ancien cérémoniaire de Jean-Paul II, Piero Marini (photo, au centre) , considéré comme l'héritier de Mgr Bugnini, l'artisan de la réforme de la liturgie au moment de Vatican II, ainsi que les cardinaux Parolin, Stella et Ravasi. On y retrouve également un archevêque français, Bernard-Nicolas Aubertin ainsi qu'un québécois, Gérald Cyprien Lacroix.

    Ref. LE PAPE RENOUVELLE LE DICASTÈRE DE MGR SARAH

     Et exeunt  les cardinaux Burke, Scola, Pell, Ouellet, Bagnasco, et Ranjith …

    JPSC

     

  • Liège : les messes du week-end de la Toussaint 2016 à l’église du Saint-Sacrement

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    EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

    LES MESSES DU WEEK-END DE LA TOUSSAINT

    tous les saints.jpg 

    Dimanche 30 octobre 2016 

    10h00, messe en latin (missel de 1962) : fête du Christ-Roi, chants grégoriens et orgue, propre de la messe "Dignus est agnus"

    11h15, messe en français (missel de 1970) : messe du XXXIe dimanche ordinaire, chants grégoriens, orgue et violoncelle 

    Mardi 1er novembre 2016

    10h00, messe en latin (missel de 1962) : chants grégoriens et orgue, propre de la messe « Gaudeamus ».

    11h15, messe en français (missel de 1970) : chants grégoriens, orgue et violoncelle.   

    Mercredi 2 novembre 2016

    18h00, messe en français (missel de 1962) : messe de la commémoration des fidèles défunts, chants grégoriens de la messe de « Requiem », orgue et violoncelle.

    Renseignements : sursum corda, tél. 04.344.10.89

    Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com 

    JPSC

  • Robert Sarah, ce cardinal guinéen icône des catholiques conservateurs

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    De Marie-Christine Tabet sur le site du Journal du Dimanche :

    Robert Sarah, ce cardinal que La Manif pour tous adore

    PORTRAIT - Proche des milieux conservateurs français, le Guinéen Robert Sarah est attendu en France en fin de semaine. Le JDD l’a rencontré.

    Monseigneur Sarah, en mars 2015, à la nonciature de Paris. (Julien de Fontenay pour le JDD)

    Au centre culturel Saint-Louis des Français à Rome, personne n'avait imaginé une telle affluence pour la présentation du livre d'un cardinal. L'auditorium, à deux pas de la Piazza Navonna, n'a pu accueillir les quelque 350 curieux qui se sont présentés pour assister à la conférence de Robert Sarah sur La Force du silence*, une méditation spirituelle sous forme d'entretiens avec le journaliste Nicolas Diat. Il a fallu mettre des chaises dans les couloirs. Les retardataires sont restés debout où ont rebroussé chemin. Seul l'écrivain Tahar Ben Jelloun avait fait aussi bien en 2015. Avec un public très différent. Ce jeudi 6 octobre, l'assistance comptait pas moins de quatre autres cardinaux, une brochette de diplomates européens et africains, des religieux, le redouté vaticaniste Sandro Magister… et des représentants de nombreuses communautés catholiques.

    Converti au catholicisme à l'adolescence

    Que se serait-il passé si - comme c'est l'usage - le nouvel ambassadeur près le Saint-Siège, Philippe Zeller, avait envoyé des invitations? Installé depuis quelques mois seulement à la villa Bonaparte, le diplomate avait opté pour la discrétion. Il sait déjà que les déclarations du prélat africain, défenseur de la famille et chef de file des "anti-gender", ne passent inaperçues ni à Rome… ni en France. A 71 ans, le cardinal guinéen est devenu une icône pour les catholiques conservateurs français. Un mariage inattendu.

    «Il est très apprécié des jeunes tendance Versailles»

    Né dans une famille coniagui du nord de la Guinée, le cardinal s'est converti au catholicisme à l'adolescence. Formé dans la rigueur des Spiritains, il a ensuite bravé le dictateur Sékou Touré, qui avait chassé tous les prêtres étrangers du pays. En 1979, son courage politique lui a valu d'être nommé évêque de Conakry - alors le plus jeune du monde - par Jean-Paul II. En 2010, Benoît XVI, dont il est très proche, l'a créé cardinal. Depuis vingt-deux ans à Rome, il ne semblait pas prédestiné à rencontrer le public français. "Il est très apprécié des jeunes tendance Versailles", décode un évêque. Sa popularité a grandi en France en 2012 avec l'émergencede La Manif pour tous, dont le noyau dur a défilé dimanche à Paris sur le thème de la filiation.

    «L'Europe se suiciderait si elle abandonnait ses valeurs chrétiennes»

    Son livre précédent Dieu ou rien, a d'ailleurs connu un succès de librairie inhabituel dans le registre religieux. Il a certes bénéficié du réseau efficace des monastères, mais l'a largement dépassé. L'ouvrage a fait l'objet de 14 traductions. Samedi, il commence une nouvelle tournée en France. Après Versailles, il se rendra à Bordeaux puis à Créteil et en début d'année à la basilique de Fourvière, à Lyon… Cet homme grand et fin à la voix monocorde, séduit des catholiques français en quête d'identité. Sans élever le ton, il leur assène ses "vérités" et elles les séduisent. "L'Église doit présenter le message du Christ, résume-t-il, il ne faut pas réduire l'Évangile pour séduire des partisans. Une Église qui dirait 'on accepte les gens comme ils sont' ne serait pas fidèle à elle-même. Quel est le bilan du concile Vatican II? Pas si important que cela, il me semble…" L'homme n'est pas adepte du compromis. "Il y a des chrétiens qui meurent pour leur foi au Pakistan et en Irak. Comment pourrions-nous ne pas être exigeants? Ce serait indécent. L'Europe se suiciderait si elle abandonnait ses valeurs chrétiennes."

    Ses positions doctrinales l'opposent au pape

    Alors qu'il dispose de l'un des plus beaux bureaux de la curie romaine avec une vue imprenable sur Saint-Pierre de Rome, il s'applique la frugalité qu'il professe. ll partage avec le pape François une détestation pour l'ostentatoire et les mondanités et affiche un goût pour la pastorale. Comme un curé de campagne, cet intellectuel appuie chacune de ses démonstrations d'une image explicite. "L'exigence? Mais que réussira un enfant qui n'est pas exigeant dans son travail?"

    Paradoxalement, ce sont ses oppositions doctrinales avec l'actuel pape qui ont renforcé sa notoriété. Pendant le synode sur la famille, il a ferraillé contre les progressistes qui voulaient comme François trouver une place dans l'Église aux divorcés désireux de se remarier. Il a guidé d'une main de fer les évêques africains, dont la plupart ont été nommés grâce à lui. Plusieurs fois par semaine, il les réunissait dans ses appartements pour rappeler à l'ordre ceux qui étaient prêts à céder du terrain et à se laisser imposer "une vision occidentale de la famille". Pour lui, l'Occident "n'est plus un modèle". Et il est prêt à s'engager pour l'aider à reprendre sa place. "J'ai reçu la foi et l'instruction de l'Europe, explique-t-il, Dieu ne donne rien au hasard." Dans l'hémicycle, pendant le synode, il a été peu disert.

    Il invite les prêtres à dire la messe dos aux fidèles

    «On me qualifie de traditionaliste. Ce n'est pas vrai. Je suis radical»

    Mais son intervention n'est pas passée inaperçue. Il avait mis sur le même plan la menace de la théorie du genre et celle de l'État islamique… En juillet, c'est son invitation faite aux prêtres de célébrer la messe dos aux fidèles qui a suscité une vive émotion. Préfet pour la célébration du culte divin et la discipline des sacrements, il est chargé de la liturgie… Le service de communication du Vatican a pris soin de préciser quelques jours plus tard que cette déclaration n'avait aucun caractère officiel… "ll est utile au pape, relève un fin connaisseur de la curie, il rassure tous ceux qui sont un peu déstabilisés par les positions trop audacieuses de François sur les homosexuels ou les migrants…" De son côté, le cardinal supporte pourtant mal l'étiquette d'"opposant au pape". "C'est faux et malhonnête, s'emporte-t-il, nous partageons la même foi et je me sens très proche de lui. Je suis souvent très maladroit. On me qualifie de traditionaliste. Ce n'est pas vrai. Je suis radical."

    C'est dans le silence de la Grande Chartreuse, normalement interdite aux visiteurs, où il a été invité par les moines-ermites à séjourner trois jours avec Nicolas Diat, son coauteur, qu'il a retrouvé cette radicalité à laquelle il aspire. "Nous sommes arrivés de nuit, j'ai vu le prieur sortir en sandales dans la neige pour nous accueillir. Je me suis interrogé sur le sens de cette abnégation et de ce dénuement. Pourquoi un tel sacrifice?" Un monde très éloigné des préoccupations de l'Ouest parisien. 

    * La Force du silence. Contre la dictature du bruit (Fayard).

    Marie-Christine Tabet, envoyée spéciale à Rome (Italie) - Le Journal du Dimanche

  • Le cycle de cours 2016-2017 de l'Académie de Chant Grégorien à Liège: plus que deux jours pour s'inscrire

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    A ce jour, 34 inscriptions enregistrées: option "chant grégorien" (Isabelle Valloton), 16 inscrits - option "formation de la voix"(Julie Mossay), 13 inscrits - option "orgue liturgique" (Geneviève Chapelier), 5 inscrits.

    Encore deux jours pour se joindre au nouveau cycle. Cela se passe à Liège:

    Une offre dédiée au chant grégorien qui s’élargit à la formation de la voix et à l’initiation à l’orgue, avec trois professeurs universitaires ou diplômés des conservatoires tant belges qu’étrangers.

    Les formations se donnent toutes dans les locaux de l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132, 4000 Liège). Elles sont diversifiées et cumulables : chaque élève compose le « menu » de son choix en remplissant le formulaire d’inscription à nous faire parvenir d’ici le 20 octobre prochain.

    Pour tout renseignement n’hésitez pas à téléphoner au n° d’appel 04.344.10.89 ou à adresser un message email à academiedechantgregorienliege@proximus.be

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    Voir ici :

    http://www.activeo.be/liege/academie-de-chant-gregorien-liege

    ou là : L’académie de chant grégorien à Liège : une offre qui s’élargit 

    inscriptions en ligne : www.gregorien.be 

    contacts et inscriptions : Tel. 04.344.10.89 / email academiedechantgregorien@proximus.be

    JPSC