Quand, en France, on dit « science des rêves », l'écho répond « Freud » [1]. Or, la science des rêves est née en 1953, quatorze ans après la mort de Freud, et ce dernier n'y est pour rien. Les trois initiateurs ont nom Kleitman, Aserinsky et Dement. Ce sont tous trois des neurophysiologistes américains, quoique Kleitman, le maître des deux autres, soit né en Russie et ait fait une partie de ses études à Paris. [2]
Répétons-le une fois de plus : nous appelons science dans nos chroniques une méthode d'investigation permettant d'établir des prévisions calculées, c'est-à-dire chiffrées, prévisions que l'expérience vient confirmer ou infirmer. Il n'existe aucune science qui ne réponde à cette définition. En 1953, donc, Kleitman enseignait la physiologie à l'Université de Chicago. Il avait alors cinquante-huit ans et cherchait obstinément depuis sa jeunesse une approche expérimentale à l'étude des rêves. Cette approche s'était toujours dérobée, malgré d'innombrables expériences, dont certaines, très pénibles, faites sur lui-même.






Evoquer les conséquences psychologiques de l’avortement est complexe pour nos sociétés, car en parler conduit l’auditoire à penser que la démarche proposée revient à remettre en cause la dépénalisation de l’avortement, débat inconvenant pour les démocraties notamment belge et française.