Irlande : les évêques parlent clair sur l'avortement
Cinq évêques irlandais étaient présents mardi soir à la veillée pour la vie organisée au pied levé devant l'Oreichteas à Dublin, mais c'est par la voie de leur conférence qu'ils ont opposé une réponse ferme aux propositions d'assouplir la loi condamnant l'avortement en Irlande formulées par un groupe d'experts censés indiquer au gouvernement comment respecter la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme. Je vous en propose ici ma traduction.
Première réponse de la Conférence des évêques d’Irlande
au Rapport du groupe d’experts sur le jugement A, B et C contre Irlande
Une société qui croit que le droit à la vie est le plus fondamental de tous les droits ne peut ignorer le fait que l’avortement est d’abord et avant tout une question morale.
En tant que société une responsabilité particulière nous incombe en vue d’assurer le respect de ce droit au nom de ceux qui sont sans défense, sans voix ou vulnérables. Cela comprend notre devoir en tant que société de défendre et de promouvoir le droit égal à la vie de la mère enceinte et de l’enfant innocent et sans défense qu’elle porte en son sein lorsque la vie de l’une ou de l’autre de ces personnes est menacée.
Défense de la Vie - Page 157
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Avortement : les évêques irlandais montent au créneau
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Un test qui est peut-être une prouesse technique mais pas un progrès médical
Patrick Leblanc: le nouveau test de dépistage de la T21, une "prouesse technique", mais "est-ce aussi un progrès médical?" (gènéthique.org)
Dans une tribune publiée par Le Quotidien du Médecin, le Docteur Patrick Leblanc, gynécologue-obstétricien et coordinateur du Comité pour sauver la médecine prénatale (CSMP) interpelle sur la nécessité d'une réflexion éthique préalablement à la mise en place du nouveau test de diagnostic prénatal de la trisomie 21, (DPN NI). En effet, quelques brins d'ADN foetal circulant chez la gestante peuvent être détectés, étudiés de manière très précoce et fiable, évitant l'amnio- ou choriocentèse". (Cf Synthèses de presse Gènéthique du 30/07/12, 29/08/12). Le Dr Patrick Leblanc s'interroge: "prouesse technique, est-ce aussi un progrès médical?"
Pour le Dr Patrick Leblanc "quinze années de traque institutionnalisée de la T21 [trisomie21] ont engendré une certaine anesthésie des consciences avec une banalisation de la iatrogénicité de l'amniocentèse et la perte d'au moins 500 foetus normaux par an". En outre, précise-t-il, "nous assistons à une course dans la performance et la précocité des tests. En matière de T21, il faut dépister plus et plus tôt pour éliminer plus". Alors que le test a déjà fait l'objet d'une commercialisation dans 4 pays européens, sous le nom de Prenatest (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 29/08/12), "2 équipes françaises sont en cours de validation de leurs propres tests annoncés tout aussi performants". Ainsi, le gynécologue-obstéricien interpelle: "la grande fiabilité du DPN NI et l'absence de fausse couche induite autorisent-elles de clore le débat?".
Poursuivant sur l'accès au test, il mentionne que "parce que 15% des foetus porteurs de la T21 'échappent' au DPN classique, la proposition du DPN NI sera, dans un second temps, étendue à l'ensemble des femmes en vertu du principe de l'égalité d'accès 'aux soins' ", ajoutant qu'en parallèle, "le coût de ce test diminuera rapidement car les laboratoires ont en ligne de mire le chiffre de plus de 800 000 naissances par an. Un marché juteux expliquant l'âpre concurrencee entre les firmes de génie génétique, des lobbyings rapportés et la volonté d'éluder toute problématique éthique par ses partisans...".
Autres arguments présentés par les promoteurs du DPN NI, "la possibilité d'interrompre la grossesse dans le cadre d'une IVG car réalisable dans le même délai". S'interrogeant sur l'acceptabilité de cet argument, le Dr Patrick Leblanc répond que celui-ci nous renvoie "non seulement[...] à la banalisation de l'acte [d'IVG], mais il nous interroge". Ainsi, il effectue un parallèle avec la peine de mort: "devrions-nous changer d'avis sur la peine de mort parce qu'on en améliorerait les conditions d'application? ".
Pour le gynécologue-obstétricien, "affirmer que l'information des femmes et des couples qui doit être 'loyale, claire et adaptée', permettra d'éviter toute dérive eugénique est un leurre". En effet, "quelle réponse obtiendrons-nous de nos patientes lorsque l'information consistera à dire que [le test diagnostic] est précoce, anodin par prise de sang et qu'il suffira de quelque comprimés suivis, si besoin, d'un curetage en ambulatoire...?".
A terme, précise le Dr Patrick Leblanc, "le résultat inéluctable du DPN NI est la naissance de 'zéro bébé triso'. Peut-on nier l'eugénisme? Est-cela la médecine prénatale? S'agit-il d'une médecine de soin? Quelles autres affections suivront la T21? Quel est notre choix de société?". Pour le gynécologue obstétricien, "ces questions récurentes doivent être débattues de manière urgente", comme le réclame le Comité pour sauver la médecine prénatale.
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L'affaire Savita Halappanavar, un cas remarquable de désinformation médiatique
Jeanne Smits y revient :
La journaliste irlandaise auteur de l'information qui a déclenché l'hystérie pour réclamer la légalisation de l'avortement dans ce dernier pays européen– avec Malte – à l'interdire dans tous les cas, a fait savoir lors d'une émission de radio sur Newstalk 106 qu'il subsiste bien des interrogations sur les raisons de la mort de Savita Halappanavar. Même celle de savoir si la jeune femme, morte d'une septicémie massive alors qu'elle était enceinte de 17 semaines, a réellement demandé un avortement comme l'affirme son mari, Praveen.
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Six cents personnes participent à un Colloque International pour la Vie à Biarritz
Sur le Salon Beige, Michel Janva donne "quelques nouvelles du colloque pour la vie à Biarritz":
Le Journal du Pays Basque donne quelques informations sur le colloque pour la vie qui se déroule à Biarritz depuis hier. Près de 600 personnes étaient inscrites, dont deux tiers issus des Pyrénées-Atlantiques, 10% de l’Espagne.
Les deux premières tables rondes étaient consacrées à “la sensibilisation de l’opinion publique” et à “l’interpellation des politiques”. Les prises de paroles successives ont essentiellement porté sur la lutte contre l’avortement, à un degré moindre sur l’euthanasie, ainsi que sur les stratégies médiatiques et politiques à mettre en œuvre. Mgr Aillet a cité Mère Teresa :
“Quand un Homme est capable de tuer en son sein, comment voulez-vous qu’il ne tue pas son frère ?”.
Mgr Noël Simard, évêque de Valleyfield (Canada) a appelé à “défendre la vie contre les agressions et les menaces que constituent l’avortement et l’euthanasie”, en “dépassant l’anonymat, en prenant la parole, en intervenant dans les médias”. Tugdual Derville, délégué général de l’Alliance Vita, a fustigé l’euthanasie “qui devrait être réservée aux animaux et que la société laïciste veut appliquer aux Hommes”. Alicia Latorre, présidente de la Fédération espagnole des associations pro-vie a évoqué, parlant de l’avortement, “une lutte du Bien contre le Mal”. Deux représentants américains deForty Days for life, David Bereit et Shawn Carney, ont présenté leur action contre l’avortement, laquelle consiste, depuis 2004 à “prier à l’extérieur des centres de Planning familial et les cliniques ou hôpitaux qui pratiquent l’avortement”. Chaque année, Daniel Hamiche les suite au quotidien surAmericatho. Ils revendiquent
“6 740 bébés sauvés de l’avortement à la dernière minute, la fermeture de 25 centres d’avortement et 75 démissions de personnes dans des centres d’avortement”.
Cécile Edel, présidente de Choisir la Vie, initiatrice de l'annuelle Marche pour la vie à Paris (laquelle a été décalée au 13 janvier en raison de l'actualité) a demandé “comment vivre dans une société qui accepte de tuer un enfant sur quatre”. La Marche pour la vie est abolitionniste: elle milite en faveur de l’abrogation des lois sur l'avortement.
Gregor Puppinck, président du Centre européen pour le Droit et la Justice, a témoigné de son expérience au sein des institutions internationales où il tente de lutter contre les législations pro-mort :
“Vous êtes très clairement confrontés au Mal. Dans ce cas, il faut la prière. Il est normal que ce Colloque ait été organisé par l’Eglise, car l’ennemi,il n’y a que l’Eglise qui puisse le combattre”.
A l'extérieur, quelques manifestants récriminaient, voulant abroger la liberté d'expression.
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Euthanasie in België : 10 jaar toepassing van de wet van 28 mei 2002
EUTHANASIE in België : 10 jaar toepassing van de wet van 28 mei 2002
Europees Instituut voor Bio-Ethiek

Themadossier HIER
1. Historiek van de euthanasiewet en oorspronkelijke geest van de tekst
2. Samenvatting van het juridisch kader van de wet van 28 mei 2002
3. Enkele cijfers uit de rapporten van de Commissie
4. Wetsvoorstellen om het kader rond de euthanasiewet te verbreden
5. Evaluatie van de toepassing van de wet
5.1. Inefficiëntie van de controle door de Commissie
5.2. Extensieve interpretatie van de wettermen
5.3. De samenstelling van de Commissie
5.4. Aflevering van euthanatica door de apothekers
6. Enkele gevolgen van de afwezigheid van effectieve controle op de toepassing van de wet
6.1. De banalisering van de euthanasie
6.2. Naar een inbeslagname van het debat?
6.3. Een begripsverwarring
6.4. Een nieuwe aangehechte ethische vraag: de orgaandonatie
6.5. Risico’s op totalitaire verglijdingen?Lien permanent Catégories : Actualité, Belgique, Défense de la Vie, Ethique, Politique, Santé, Société 0 commentaire -
Une précieuse boussole sur le Net
Une bonne nouvelle : après une éclipse de quelques mois, la Bussola Quotidiana est de retour sur le Net. Nous sommes heureux que le travail considérable de cette équipe d'observateurs et de commentateurs vigilants (parmi lesquels l'excellent Massimo Introvigne) puisse reprendre. Riccardo Cascioli commente ce nouveau départ (en italien).Lien permanent Catégories : Actualité, Culture, Défense de la Vie, Eglise, Europe, Foi, Médias, Politique, Société 0 commentaire -
Le pape demande que tous les malades du SIDA puissent avoir accès aux thérapies
ROME, mercredi 28 novembre 2012 (Anita Bourdin - Zenit.org) – Benoît XVI demande l’accès aux thérapies pour tous les malades du sida, et spécialement pour les mères de façon à ce que leurs enfants en soient pas contaminés pendant la grossesse.
Le pape a en effet lancé un appel à l’occasion de la prochaine Journée mondiale de la lutte contre le sida, samedi, 1er décembre, au terme de l’audience générale de mercredi 28 novembre, en la salle Paul VI du Vatican. Le pape a une fois encore appelé les entreprises pharmaceutiques à permettre l’accès de tous malades du sida aux thérapies en soulignant l’importance de cette journée des Nations unies pour « attirer l’attention sur une maladie qui a causé des millions de morts et des souffrances humaines tragiques, accentuées dans les régions les plus pauvres du monde qui accèdent difficilement aux médicaments efficaces ».
Le pape a lancé un appel spécial pour les enfants qui pourraient ne pas contracter le virus dans le sein de leur mère, si elles avaient accès aux thérapies : « Je pense particulièrement aux nombreux enfants qui contractent de leurs mères ce virus, bien qu’il existe des thérapies pour empêcher cela ».« J’encourage les nombreuses initiatives qui sont promues, dans le cadre de la mission de l’Eglise, pour vaincre ce fléau.
Le pape a exprimé son « affection profonde » et sa « solidarité » avec les malades et il a demandé un « engagement plus décisif de la communauté internationale » pour vaincre le sida. Enfin, le pape a encouragé toutes les personnes qui prennent soin des malades du sida.
Dans son exhortation apostolique sur l’Eglise en Afrique, « Africae Munus », Benoît XVI évoque les pandémies qui frappent les pays africains en disant : « Au nom de la vie – qu’il est du devoir de l’Église de défendre et de protéger – et en union avec les Pères synodaux, je renouvelle mon soutien et je m’adresse à toutes les institutions et à tous les mouvements d’Église qui travaillent dans le domaine de la santé et spécialement du sida. Vous réalisez un travail merveilleux et important. Je demande aux agences internationales de vous reconnaître et de vous aider dans le respect de votre spécificité et dans un esprit de collaboration » (n. 73).
Le pape s’adresse aux entreprises pharmaceutiques : « J’encourage vivement de nouveau les instituts et les programmes de recherches thérapeutiques et pharmaceutiques en cours pour éradiquer les pandémies. N’épargnez pas vos fatigues pour aboutir au plus vite à des résultats, par amour pour le don précieux de la vie.[115] Puissiez-vous trouver des solutions et rendre accessibles à tous les traitements et les médicaments tenant compte des situations de précarité ! » (Idid.). Et d’insister : « L’Église plaide depuis longtemps pour un traitement médical de haute qualité et au moindre coût pour toutes les personnes concernées[116] » (ibid.).
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Le cardinal Dalla Costa, Juste parmi les Nations
Zenit.org met en ligne ce mardi la première partie d'une notice biographique consacrée à l'archevêque de Florence, le cardinal Elia Dalla Costa :
Un nouveau Juste parmi les Nations italien (trad. Hélène Ginabat)
A l’automne 1943, lors des rafles anti-juives en vue de la déportation à Auschwitz, le cardinal Elia Dalla Costa, archevêque de Florence, donna des directives très précises pour venir en aide aux juifs.
Mort en 1961, le cardinal Dalla Costa a été reconnu le 26 novembre 2012 comme « Juste parmi les Nations » par le musée de l’holocauste Yad Vashem de Jérusalem, pour avoir sauvé des centaines de juifs.
L’Osservatore Romano en italien du 27 novembre publie ce récit de Giovanni Preziosi qui rappelle ces événements dramatiques.
Après avoir mené à terme, avec succès, le ratissage et la déportation vers Auschwitz de 1022 juifs de Rome, le service spécialisé du capitaine Theodor Dannecker remonta rapidement la péninsule pour effectuer d’autres rafles-surprise analogues dans les principales villes italiennes, suivant les procédés expérimentés dans la capitale. Cependant, Dannecker étant tombé malade après la razzia dans le ghetto de Rome, la conduite des opérations passa aux mains de son adjoint, Alvin Eisenkolb, qui prit aussitôt pour cible Florence. La ville paya ainsi son tribut atroce à la Shoah en subissant deux ratissages les 6 et 26 novembre 1943.
Le 11 septembre, à peine trois jours après la proclamation de l’armistice, les Allemands occupèrent manu militari le chef-lieu florentin en déchainant immédiatement, avec la complicité du tristement célèbre Département des services spéciaux dirigé par le commandant Mario Carità, une féroce chasse à l’homme contre tous les juifs qui se trouvaient à Florence. Firent partie du lot aussi les réfugiés à peine arrivés des pays limitrophes occupés par les nazis, dans l’espérance, qui allait hélas se révéler vaine, que leur sort serait peut-être meilleur en Italie.
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Un curé refuse des concerts du téléthon
Nous lisons sur "Fait Religieux" :
Un prêtre refuse des concerts du Téléthon dans "ses" églises
Le nouveau curé de Parthenay, dans le département des Deux-Sèvres, a refusé la tenue de deux concerts au profit du Téléthon dans deux églises des environs. Le père Philippe Airaud a avancé une position éthique pour justifier son choix : il refuse de cautionner ce qu'il considère comme « une forme d'eugénisme ». (...) Je préférerais qu'on mette la même énergie à travailler sur les cellules reprogrammées qui sont très prometteuses et ne posent pas de problèmes éthiques. D'un strict point de vue scientifique, j'estime qu'il n'y a plus de raison d'utiliser les cellules embryonnaires » (...) Ce qu'il refuse, en fait, comme il le répète, c'est la recherche sur les cellules-souches et « le tri que cela pourrait amener. Vous vous rendez compte qu'ainsi, 97 % des enfants trisomiques qui devraient naître, ne naissent pas ? Cela pourrait être une forme d'eugénisme ».
Effectivement... Et ce n'est pas le récent prix Nobel de médecine qui le contredira.
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Banneux, 15 décembre : Noël dans la Joie au profit d'Emmanuel-Adoption
Comme cela est devenu une tradition, l'oeuvre Emmanuel qui prend en charge des personnes handicapées par l'adoption d'enfants et l'accueil d'adultes organise ce samedi 15 décembre un Concert en fin de journée sur le thème Noël dans la joie! Une restauration légère est prévue sur place.Invitation cordiale à tous (renseignements) -
Irlande : le rôle néfaste des institutions européennes
Jeanne Smits met en évidence le rôle joué par le Conseil de l'Europe et la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour que l'Irlande adapte sa législation sur l'avortement :
Il ne faut pas s'y tromper et il faut en prendre toute la mesure : si l'Irlande d'aujourd'hui, qui a toujours et systématiquement, par la voix de son peuple, rejeté l'avortement légal, paraît sur le point de déclencher le processus législatif qui aboutira à autoriser la mise à mort des tout-petits dans le sein de leur mère, c'est « l'Europe » qui l'y aura poussée. L'Europe au sens large : l'Union européenne pousse certes à la roue, mais en l'occurrence il s'agit du Conseil de l'Europe et de son « bras » judiciaire, la Cour européenne des droits de l'homme.
Lire également, sur le Friday Fax : Exploitation de morts tragiques pour les besoins de la campagne pro IVG irlandaise
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Les Boliviens se sont mobilisés en masse pour la vie et contre l'avortement
AMERIQUE/BOLIVIE - Participation massive de la population à la marche pour la vie et contre l'avortement
Santa Cruz (Agence Fides) - « J'aime la vie » : c'est réunie autour de ce slogan que la population de Santa Cruz a participé en masse à la Marche pour la Vie qui a eu lieu le vendredi 23 novembre, à l'initiative de plus de 300 institutions, dont le Conseil régional de la Jeunesse, l'Eglise catholique et le Comité civique féminin. Ainsi que l'a indiqué à Fides l'Eglise locale, l'initiative a voulu manifester publiquement le total désaccord des participants avec les projets de loi qui proposent la légalisation de l'avortement dans le pays.
L'Archevêque coadjuteur de Santa Cruz de la Sierra, S.Exc. Mgr Sergio Gualberti, avait invité toute la population à « participer en masse et avec enthousiasme, à la Marche pour la vie et à refuser ainsi l'avortement et l'euthanasie que veulent imposer des groupes d'idéologies étrangères » a-t-il déclaré dans une note officielle parvenue à Fides. « Face à cette situation, nous voulons, en tant que catholiques, exprimer publiquement notre foi au Dieu de la vie, vie inviolable depuis le premier instant de la conception jusqu'à la mort naturelle » a-t-il ajouté.
Dans la note envoyée à l'Agence Fides, Edwin Bazan, porte-parole de l'Eglise catholique locale, remarque que des propositions de loi de ce type visent à faire en sorte que « la culture de la mort », souvent acceptée de manière dogmatique par les hommes politiques, « s'enracine en Bolivie ». Au travers de la Marche, l'Eglise a voulu leur rappeler qu'ils doivent promouvoir une législation en faveur de la vie : « Nous voulons dire aux hommes politiques que nous, personnes qui avons voté pour eux, nous sommes un peuple qui veut la vie et non pas des projets de mort. Nous croyons que la vie est un don de Dieu et qu'il doit être respecté. Il est temps d'accompagner nos prières par des actes. La Marche constitue un message clair à la classe politique » a déclaré le porte-parole de l'Eglise catholique.
Agustin Aguilera, Vice-président de l'Association nationale des évangéliques de Bolivie, qui a participé à la Marche, a qualifié la légalisation de l'avortement « d'homicide ». « L'avortement est un mot doux pour dire « droit de tuer » parce que, lorsqu'une personne est conçue, elle a déjà le droit de vivre » a-t-il remarqué. (CE) (Agence Fides 24/11/2012)
