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Persécutions antichrétiennes - Page 111

  • Pakistan : la cour d'appel de Lahore confirme la condamnation à mort d'Asia Bibi

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    ASIE/PAKISTAN - Confirmation de la part de la Haute Cour de Lahore de

    la condamnation à mort d’Asia Bibi

     

    Lahore (agence Fides) – La Haute Cour de Lahore, tribunal d’appel, a confirmé ce matin la condamnation à la peine capitale d’Asia Bibi, la chrétienne pakistanaise accusée de blasphème et condamnée en premier degré à cette même peine en 2010. C’est ce que confirme à l’Agence Fides l’un de ses défenseurs, l’avocat chrétien Naeem Shakir, informant que le recours présenté par la défense a été rejeté. Au cours de l’audience de ce matin, tenue de 09.30 à 13.30 locales, devant le collège présidé par le juge Anwar ul Haq, la défense a présenté ses arguments sous forme écrite, arguments qui visaient à faire tomber ceux du plaignant, démasquant des témoins peu crédibles et l’évidente construction de fausses accusations. « Le juge a retenu valides et crédibles les accusations des deux musulmanes – deux sœurs – qui ont témoigné à propos du présumé blasphème commis par Asia Bibi. Ce sont celles avec lesquelles elle s’était disputée et qui avaient provoqué toute l’affaire » a expliqué Maître Shakir, trahissant sa grande amertume et sa déception. « La justice est toujours plus entre les mains des extrémistes » – a-t-il ajouté précisant qu’en accord avec le mari d’Asia Bibi, un recours sera présenté devant la Cour Suprême, dernier degré de jugement au Pakistan.

  • L’État islamique est-il vraiment un État ?

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    S’il ne répond en rien à la définition juridique classique, l’EI dispose néanmoins d’un territoire, de ressources et d’une administration. Un article d’Anne Guion sur le site de « La Vie » :

    « Dans leur magazine, Dabiq, une publication en anglais au graphisme soigné, les djihadistes de l’État islamique (EI) sont lyriques : « Aucun des États existants – musulmans ou non – n’a été, comme le nôtre, établi grâce à l’arrivée de volontaires venus de l’Est ou de l’Ouest, rassemblés sur un bout de territoire où ils ont demandé l’allégeance à un “inconnu”. Et ce, alors même que les nations du monde les attaquent. » De la propagande : l’État islamique n’est pas reconnu ; ses frontières ne sont pas définies ; il ne frappe pas monnaie. Mais dans les faits, les djihadistes avancent leurs pions.

    Un territoire conquis sur du vide

    L’EI occupe un territoire le long du Tigre et de l’Euphrate en Irak et dans le nord-est de la Syrie. Une zone de 90 000 km2, soit la superficie du Portugal, avec des grandes villes comme Raqqa et Mossoul. Et il gagne du terrain. À l’heure où nous bouclons, le 14 octobre, ses combattants occupent des quartiers de la ville syrienne de Kobané, à la frontière turque. Mais c’est un territoire conquis par défaut. En Irak, l’EI a prospéré face à une armée affaiblie. En Syrie, il a comblé le vide laissé par le régime et l’opposition modérée. Pourquoi cette volonté d’y créer un État ? Pour des raisons idéologiques, d’abord : restaurer le califat, en référence à celui qui a régné à Raqqa au VIIIe siècle et tenait tête au pouvoir de Byzance. Mais aussi remettre en cause les frontières issues de la colonisation. L’un des premiers coups d’éclat des djihadistes a ainsi été de casser le mur de sable de la frontière entre la Syrie et l’Irak, issue des accords franco-britanniques de 1916. L’objectif est ensuite stratégique : « L’EI a appris des erreurs d’al-Qaida. Plutôt que de fonctionner en réseau, il a fait le choix de la territorialisation », analyse le géographe Michel Foucher.

    Des ressources issues du pillage

    Principale source de revenus de l’EI : le pétrole irakien et syrien. Le groupe contrôlerait ainsi une vingtaine de puits. La vente des hydrocarbures ­permettrait de ­récolter entre 1 et 2 millions de dollars par jour grâce aux filières de contrebande mises en place sous Saddam Hussein lorsque l’Irak était sous embargo. « En Syrie, la zone contrôlée par l’EI constitue aussi le grenier du pays », analyse Romain Caillet, chercheur basé au Liban, spécialiste des mouvements djihadistes en Syrie et en Irak. « Ils ont pris possession de silos de blé et de moulins au nord-est d’Alep qui permettent de nourrir un million de personnes par jour », explique-t-il. Pour Michel Foucher, « l’EI n’est pas un État, mais a aujourd’hui les moyens d’un État ».

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  • Qu’attendez-vous du synode sur la famille ?

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     De passage à Paris pour fêter les 30 ans de Jeunesse-Lumière dont il est le fondateur, le père Daniel-Ange adresse aux évêques un appel au courage. Fermement hostile à l'enseignement du genre à l’école ou au recours aux mères porteuses, il encourage le vaste mouvement du « bon sens »  incarné par La Manif pour tous pour défendre la famille, qui est le signe visible de la Trinité sur terre, et les enfants, premières victimes quand celle-ci fait naufrage.

    3 minutes en vérité avec le Père Daniel-Ange – « Plus le droit de se taire face aux attaques contre la famille ! ». Sur le site de l’hebdomadaire « Famille chrétienne » :

     

    JPSC

  • Irak, les raisons d’espérer: interview de Mgr Sako, Primat de l’ Eglise chaldéenne

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    JPSC

  • Avec le Christ dans les prisons de Chine

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    Avec-le-Christ-dans-les-prisons-de-Chine.jpgAvec le Christ dans les prisons de Chine

    Rose Hu

    Clovis, 17 € (272 pages)

    Présentation en quatrième de couverture :

    A voir les choses très humainement, il y a des gens qui n'ont pas de chance dans la vie. Ils naissent au mauvais endroit, au mauvais moment, et il semble que les éléments se liguent pour les faire souffrir. A voir les choses très humainement, Rose Hu fait partie de ces gens-là : elle avait une vingtaine d'années quand la Chine est devenue marxiste, sous la férule brutale et cruelle de Mao-Tsé-Toung. Et Rose Hu était catholique - fraîchement baptisée -, d'une famille aisée, donc suspecte au yeux du parti communiste.

    On devine la suite : persécution, procès, condamnation, prison, camps de travaux forcés, accès impossible aux sacrements de l'Eglise. Ce sont vingt-six années qu'elle a passées en détention, dans des conditions parfois inimaginables. On hésite tellement à évoquer les pires, qu'il est préférable de les laisser racontées sous la plume de l'auteur et victime.

    Mais voici le prodige de la grâce : alors que tant de chrétiens faiblissent et se compromettent avec le nouveau pouvoir, d'autres, dont Rose Hu, munis de la force d'en haut, sont fidèles, acceptent cette croix d'un poids inouï, la portent le front haut, l'âme recueillie, la joie dans le coeur, et s'efforcent de monter le chemin du calvaire, donc de s'élever au lieu de descendre, profitant du malheur pour saisir l'occasion divine d'une ascension intérieure.

    Ce témoignage bouleversant ne laisse pas le lecteur indemne.

     

  • Au nord du Cameroun, l'Eglise vit sous la menace de Boko Haram

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    De l'Aide à l'Eglise en Détresse - Kerk In Nood

    ACN-20140923-13656.jpgAprès les enlèvements perpétrés par Boko Haram, la pastorale n’est plus possible que sous protection militaire

    AED, Königstein - Dans les régions frontalières du nord entre le Cameroun et le Nigeria, assurer la pastorale n’est actuellement possible que sous protection de l’armée, comme le faisait remarquer Mgr Bruno Ateba, évêque de Maroua-Mokolo, au nord du Cameroun, lors d’une visite auprès de l’œuvre internationale de bienfaisance catholique « L’Aide à l’Église en détresse ». « Après l’enlèvement par Boko Haram de trois prêtres et d’une religieuse dans la région frontalière au Nigeria, les missionnaires sont accompagnés dorénavant de soldats armés lorsqu’ils y célèbrent par exemple la messe dominicale », explique cet évêque âgé de 50 ans, en charge de son évêché depuis mai 2014. Fin 2013 et en avril 2014, un prêtre missionnaire français et deux italiens ainsi qu’une religieuse canadienne avaient été enlevés, mais respectivement relâchés au bout de quelques semaines. Selon Mgr Ateba, les gouvernements de leurs pays d’origine avaient probablement versés des rançons aux ravisseurs.

    « Ce sont les extrémistes de Boko Haram qui viennent du Nigeria chez nous et sèment le désordre, car sinon, nous n’avons aucun problème dans notre région avec les musulmans. Bien au contraire, il existe un dialogue régulier et nous échangeons aussi régulièrement nos vues », ajoute l’évêque, qui appartient à la congrégation des Pallottins. En outre, la frontière entre le nord du Cameroun et le Nigeria est réputée comme extrêmement perméable parce que des familles et même des clans entiers se sont établis des deux côtés et se déplacent librement dans la région. « Les combattants de Boko Haram s’approvisionnent en nourriture dans la région frontalière et tentent de se faire de l’argent en enlevant des gens. C’est pourquoi les prêtres et les religieuses sont à présent escortés de soldats de l’armée lorsqu’ils se rendent dans des paroisses à proximité de la frontière », explique l’évêque de Maroua-Mokolo.

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  • Pakistan : le viol d'une jeune chrétienne filmé par ses bourreaux

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    ASIE/PAKISTAN - Viol d’une jeune chrétienne filmé par ses bourreaux (fides.org)

    Sialkot – Quatre jeunes musulmans de Sialkot ont violé une jeune chrétienne de 15 ans, Monaza Bibi, filmant le viol de groupe. Comme Fides l’a appris de l’avocat chrétien Mushtaq Gill, qui s’occupe de l’affaire, le père de la victime a porté plainte et deux des violeurs ont été arrêtés par la police, alors que deux autres sont toujours recherchés. Maître Gill a rencontré les membres de la famille et cherche à fournir une assistance légale, même si la famille est indigente. Le père de la jeune fille a déclaré avoir subi des pressions et des menaces visant à le dissuader de porter plainte mais il a courageusement porté plainte également contre ceux qui l’avaient menacé. La police a confirmé l’existence d’une vidéo de la violence qui constituera une preuve contre les coupables.

    « Le nombre des jeunes chrétiennes victimes de violences sexuelles de la part de jeunes musulmans comptant rester impunis demeure élevé » commente Maître Gill, remarquant que « dans ce cas, vient s’ajouter la vidéo, exhibée comme un trophée ». Au Pakistan, le viol est utilisé par les jeunes musulmans comme instrument de pouvoir sur les jeunes filles des minorités religieuses appartenant à des familles pauvres et marginalisées. Il s’agit d’une forme de violence qui tend à réaffirmer la soumission des chrétiens aux musulmans. Les victimes de viol affrontent des difficultés terribles et des traumatismes psychologiques. Le nombre des viols de jeunes hindoues et chrétiennes au Pakistan est estimé à environ 1.000 par an.

  • La disparition des Chrétiens d'Orient marque la fin de notre «humanité historique»

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    Jean-François Colosimo : «Les chrétiens d'Orient sont un peuple errant et persécuté»

    Par Wladimir Garcin (FIGARO VOX)  

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Alors que la coalition internationale poursuit ses frappes contre l'Etat Islamique, Jean-François Colosimo décrypte la longue agonie des Chrétiens d'Orient dans son livre Les Hommes en trop.

    Jean-François Colosimo est écrivain et essayiste. Président du Centre national du livre de 2010 à 2013, il dirige désormais les éditions du Cerf. Son dernier livre, Les Hommes en trop, la malédiction des chrétiens d'Orient, est paru début septembre.

    FigaroVox: La France est en guerre contre l'Etat Islamique, qui persécute les minorités chrétiennes. Le sort des Chrétiens d'Orient a-t-il joué dans la décision de cette intervention?

    Jean-François COLOSIMO: Il est clair que la situation des chrétiens d'Orient en Irak est désastreuse. Pour le christianisme, l'ancienne Mésopotamie, la terre d'Abraham, est perdue. Soyons clairs: il restera des Chrétiens en Irak, mais ils n'auront plus la taille critique suffisante pour entraîner le mouvement de diversité et de sécularisation nécessaire aux sociétés qui risquent de s'uniformiser dans le fanatisme. De plus, les Chrétiens de Syrie connaissent un destin similaire à celui de leurs semblables irakiens, et empruntent à leur tour le chemin de l'exil via le Liban, la Jordanie et la Turquie.

    Les Chrétiens sont persécutés depuis 10 ans en Irak, et souffrent depuis 3 ans en Syrie, sans que cela ait provoqué le moindre engagement militaire d'un quelconque pays occidental. Les décapitations récentes de journalistes américains, toutefois, ont placé Barack Obama devant la nécessité absolue d'un réengagement militaire dans la région. Les Etats-Unis, désormais sur la voie de l'indépendance énergétique grâce aux gaz et aux huiles de schiste, n'ont cependant plus aucun intérêt à être présents sur le terrain. Le but de la conférence de Paris était donc de rassembler une coalition supplétive dans le cadre d'une intervention au Moyen-Orient.

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  • Un livre de Didier Rance : « En Albanie, les croyants ont été exterminés »

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    Durant plusieurs décennies de dictature communiste (1945-1990), l’Église albanaise a souffert comme jamais. Les explications de Didier Rance, auteur d’un ouvrage sur le martyre de ces chrétiens, Albanie : ils n’ont pas réussi à tuer Dieu. Albanie. Ils ont voulu tuer Dieu est le titre d’un livre que vous avez écrit sur ce petit pays d’Europe peu après la chute du régime communiste. Y sont-ils parvenus ? Interview par Bertille Perrin dans « Famille Chrétienne » :

    « Un prêtre albanais m’a dit un jour : « Dans les autres pays communistes, il y a eu une persécution antireligieuse ; en Albanie, c’était une extermination ». D’après la Constitution, c’était un pays athée. Les Albanais étaient censés naître athées. Le moindre signe d’une connaissance religieuse était considéré comme une trahison envers le pays.

    La répression a pris des dimensions incroyables : 80 % des prêtres catholiques sont morts martyrs. Lorsque je suis allé en Albanie en 1995, il n’y avait plus que 15 prêtres vivants dans tout le pays, contre 200 avant le communisme. Ce sont des chiffres sans équivalent.

    Comment ont-ils fait, concrètement, pour « éliminer Dieu » ?

    Le régime voulait créer un homme pour lequel même l’idée de Dieu n’existe plus. Chaque domaine de la vie a été vidé de toute référence à Dieu. Les prénoms religieux étaient interdits, l’administration d’un sacrement était punie de mort, les dirigeants se rendaient dans les écoles pour voir si les enfants connaissaient des prières.

    J’ai connu un homme dont le père avait été tué pour avoir transmis la culture religieuse à ses enfants. Le fait même de connaître le Notre Père était un crime. Toutes les églises ont été rasées, soit plus de 2 000. La cathédrale de Shkodër, elle, a été transformée en palais des sports.

    L’Albanie compte un grand nombre de martyrs. Seront-ils béatifiés ?

    À ce jour, une quarantaine de dossiers sont en cours de traitement à la Congrégation pour la cause des saints. J’aurais voulu que la procédure soit terminée pour le voyage du pape, mais il ne fait aucun doute que ce n’est qu’une question de temps.

    Les rares prêtres non emprisonnés célébraient parfois l’eucharistie. Mais pour eux-mêmes, car c’était vraiment trop dangereux pour les fidèles.

    Au-delà des destructions d’églises et de l’interdiction du culte, le régime a-t-il aussi employé la culture pour lutter contre le christianisme ?

    Avant le communisme, la culture albanaise était très irriguée par le christianisme. Par exemple, le premier prêtre qui fut fusillé par les communistes était un poète connu. Petit à petit, ils ont liquidé tous les mouvements chrétiens, les revues ou les imprimeries.

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  • Au Nigeria, les chrétiens sont en train de se faire massacrer dans l'indifférence générale

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    Nigeria: appel à l'aide de Mgr Stephen Dami Mamza

    source : zenit.org

    Mgr Stephen Dami Mamza, évêque du diocèse nigérian de Yola, capitale de l’État d’Adamawa au nord-est du pays, appelle la communauté internationale à l'aide, pour lutter contre l'élimination des chrétiens dans la région et améliorer la situation humanitaire des réfugiés.

    Depuis 2009, un génocide se poursuit en effet au Nigeria, orchestré par la secte terroriste islamiste Boko Haram (dont la tradition littéraire signifie « l’éducation occidentale est un péché ») créée en 2002 à Maiduguri par le religieux islamique Mohammed Yusuf.

    Selon les statistiques, les attentats terroristes ont causé plus de 20.000 morts lors d'attentats visant pour la plupart des assemblées de prières chrétiennes. Depuis début 2014, on déplore 2.053 civils tués dans quelque 95 attaques.

    La peur des atrocités commises par le groupe terroriste – très bien armé – a entraîné la fuite de populations entières qui ont du quitter leurs villages, comme en témoigne le P. Michael Walsh, missionnaire de l’Ordre de Saint Augustin, au Nigeria depuis 18 ans.

    En mai dernier, le Saint-Siège avait exprimé son « horreur » après l’enlèvement par Boko Haram de plus de 200 jeunes filles, âgées de 12 à 18 ans, au lycée de Chibok, dans l'État de Borno le 14 avril.

    Mgr Stephen Dami Mamza explique aux lecteurs de Zenit la gravité de la menace pour les communautés chrétiennes « en danger d’être complètement exterminées ».

    Zenit – Pouvez-vous nous expliquer ce qui se passe ?

    Mgr Stephen Dami Mamza – La situation au nord-est du Nigeria est très critique, surtout dans le sud du Borno et au nord d’Adamawa. Ces régions, à dominance chrétienne, ont été envahies par des membres de Boko Haram. Mon village natal, Bazza, est occupé par la secte depuis environ deux semaines. Les plus chanceux ont réussi à fuir vers les montagnes et à s'y cacher, d’autres n’ont pas réussi à fuir et ont été tués par les terroristes. D’autres encore ont été forcés à se convertir à l’islam. Les personnes prises au piège dans les montagnes sont sans nourriture et sans eau potable et beaucoup meurent de faim. Beaucoup de réfugiés sont arrivés à Yola et vivent maintenant dans des conditions de personnes déplacées. Toutes les paroisses de Yola sont pleines de ces personnes. Rien que dans ma cathédrale, nous accueillons plus de 5.000 personnes déplacées et enregistrées qui ont besoin de produits de première nécessité pour vivre.

    Quel est le dangers pour les communautés chrétiennes du Nigéria ?

    Les communautés chrétiennes, présentes dans tout le nord-est du pays, courent le risque d’être exterminées.

    Comment se fait-il qu’il n’y ait aucune résistance locale ou nationale contre Boko Haram ?

    On craint qu'il n'y ait aucune assistance de la part de la communauté internationale. Et notre armée ne semble pas prendre au sérieux cette révolte car elle a peur de Boko Haram et préfère fuir... Personnellement je ne sais pas qui soutient Boko Haram, mais il semblerait qu'il soit financé par des groupes et des individus locaux et internationaux.

    Quel est votre appel à la communauté internationale ?

    Je demande à la communauté internationale de venir à notre secours avant que nous soyons complètement exterminés. Notre armée devrait être aidée pour contenir la situation. Nous avons aussi besoin de matériels de secours pour les personnes déplacées. Les gens meurent de faim, de maladies, et n’ont pas d’abri…

    Traduction de Zenit

  • Syrie : une église mémorial du génocide arménien détruite par les djihadistes de l'Etat islamique

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    ASIE/SYRIE - Destruction de l’église mémorial du génocide arménien de Deir el-Zor de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique »

    Deir el-Zor (Agence Fides) – Les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont détruit une église arménienne de Deir el-Zor, la ville à majorité kurde qu’ils ont conquise ces derniers jours. La nouvelle, diffusée par des témoins locaux, a été confirmée par le Ministre des Affaires étrangères arménien, Edward Nalbandian, qui a condamné comme « une horrible barbarie » la destruction de l’église où étaient conservés les restes de victimes du Génocide arménien.
    L’église avait été consacrée en 1991 en tant que mémorial du Génocide et comprenait également un musée conservant les restes de victimes des massacres subis voici un siècle par les arméniens en territoire ottoman, massacres particulièrement concentrés justement dans la zone désertique autour de Deir el-Zor.
    Au sein du gouvernorat de Deir el-Zor, les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont tué, en août dernier, des centaines de membres des tribus locales et ont également combattu, ces mois derniers, les miliciens islamistes d’al-Nusra afin de s’assurer le contrôle de la zone, riche en pétrole. (GV) (Agence Fides 22/09/2014)

  • Soyez un vrai Nazrani!

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    Soyez un vrai Nazrani!

    « Voyez comment ils s'aiment », on disait des premiers chrétiens. Comment pouvons-nous nous appeler  des chrétiens et en même temps rester indifférents, alors que beaucoup de nos coreligionnaires sont pourchassés et massacrés et leurs femmes et leurs enfants emportés, souvent au nom d'une version barbare de « Allah »?

    Nos frères persécutés au Moyen-Orient sont souvent appelés « Nazrani », disciples de Jésus le Nazaréen. Comme c'est arrivé sous Hitler avec les Juifs, ils reçoivent un signe : la «ن" , la première lettre de leur nom arabe.

    Allons-nous subir cela résignés dans notre fauteuil TV ?

    Laissons ce fauteuil vide le samedi 27 septembre et laissons-nous faire nous-mêmes partie des nouvelles de la journée. Avec beaucoup d'autres et comme « Nazranis » solidaires,  laissons-nous secouer la communauté internationale face à la souffrance de la communauté de foi la plus persécutée dans le monde entier.

    Venez et laissez entendre votre voix au service de nos frères et sœurs dans une grande détresse !

    MANIFESTATION CONTRE LA PERSÉCUTION DES CHRÉTIENS

    Samedi 27 septembre 2014 à 15 h.

    MALINES, VEEMARKT

    Cet événement est une initiative conjointe d'une large plate-forme de chrétiens engagés et d’organisations chrétiennes, dont le Forum laïc Catholique-romain.

    www.stopchristenvervolging.be