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Politique - Page 630

  • Syrie : quand on met des boules quies aux enfants...

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    SYRIE : « On met des boules Quies aux enfants »

    source : Aide à l'Eglise en Détresse

    Voilà plus de deux ans que son pays s’est embrasé dans un conflit qui vire à la guerre civile. Sœur Raghida Al Khouri, lors d’un entretien avec l’AED, se prête au jeu des questions-réponses avec douceur. Mais aussi avec un voile de tristesse dans la gorge. Elle évoque la situation syrienne avec nuance et sa famille avec pudeur.

    • Pouvez-vous nous retracer votre parcours ?

    Je suis née à Damas, dans une famille de sept enfants, où j’ai reçu une éducation humaine et chrétienne élevée dans la foi catholique. J’ai perdu mon père que j’aimais beaucoup quand j’avais 14 ans. De lui je retiens la droiture, la justice et l’affection. J’ai fait des études en sciences de l’éducation, à Beyrouth. Et parallèlement, je suis entrée chez les Sœurs de la Charité de Besançon, communauté créée en 1799 par la Franc-Comtoise Jeanne-Antide Touret. J’ai vécu la guerre libanaise (en tant que syrienne), dans la prière et dans l’acceptation, un peu comme une mission que le Seigneur me demandait d’accomplir. J’ai occupé plusieurs postes, dont celui d’enseignante et de directrice d’établissement au Liban. Entre 2005 et 2008, on m’a mandatée en Syrie, où j’ai dirigé l’établissement scolaire du patriarcat gréco-catholique à Damas, en même temps que j’étais responsable de la communauté. En 2008, j’ai été mutée à Nice, où je suis responsable diocésaine adjointe de l’AEP  (aumônerie d’enseignement public) et de la pastorale des lycéens.

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  • Manif pour Tous, et après ?

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    Ce dimanche, ils étaient plusieurs centaines de milliers manifestant contre le mariage pour tous. C’est impressionnant et il serait stupide de nier l’ampleur de cette mobilisation ou de vouloir la minimiser comme le fait la préfecture de police de Paris aux ordres du pouvoir socialiste. Ceci dit, que va-t-il advenir ensuite de ce phénomène de protestation qui, pour se maintenir, devra surmonter bien des difficultés ? A présent que la loi a été votée et promulguée, que peuvent espérer ceux qui militent contre le mariage pour tous ? Le retrait ou l’abrogation de la loi ne paraissent pas probables. Le pouvoir ne se sent pas menacé par ces manifestants trop bien élevés pour faire craindre un renversement politique ou même la menace d’un quelconque désordre. De plus, le front anti-mariage gay est loin d’être uni et homogène. Certains adoptent une ligne minimaliste qui, tout en refusant le mariage homosexuel, s’accommode fort bien d’une formule d’union civile entre personnes du même sexe leur garantissant des droits assez équivalents à ceux des couples mariés tandis que d’autres rejettent toute forme de reconnaissance civile quelle qu’elle soit à l’égard des couples homosexuels. Certains visent la restauration d’un ordre moral favorable à la « famille traditionnelle » tandis que d’autres se contenteraient de limiter les dérives sociétales susceptibles de mettre en péril la filiation et le droit d’un enfant à avoir un père et une mère. Entre les positions exprimées par Frigide Barjot et celles de Tugdual Derville, il y a plus que de simples nuances. Il est difficile également de ne pas être troublé par le suicide, il y a quelques jours, d’un intellectuel de la droite antichrétienne mais défenseur de la Marche pour Tous devant l’autel de Notre-Dame ainsi que par les échos assez équivoques qu’un tel fait a suscités au sein des réseaux sociaux associés à la mobilisation contre le mariage pour tous. On constate que les vieux réflexes idéologiques conservent une place non négligeable au sein de ce que d’aucuns voudraient présenter comme une lame de fond totalement neuve.

    Bien sûr, nous sommes admiratifs devant ceux qui ont su soulever un tel enthousiasme, organiser de telles manifestations, canaliser de telles foules, mais, en même temps pouvons-nous nous empêcher d’être très perplexes devant une telle focalisation qui semble avoir accaparé toute l’attention et toute l’énergie des meilleurs depuis tant de semaines. Il était question de faire barrage à une loi dont, malheureusement, on n’a pas pu empêcher l’adoption. Et ensuite, pourra-t-on éviter qu’à travers le système scolaire et éducatif soit diffusée l’idéologie du gender qui évacue progressivement tous les repères concernant la différence sexuelle et son aboutissement « normal » dans la constitution de couples unissant un homme à une femme ? Un million de manifestants réunis à Paris n’aura pu empêcher, comme le soulignent les agences de presse, que le festival de Cannes mette à l’honneur, à ce moment précis, un film présentant sans retenue ni pudeur « une merveilleuse histoire d’amour entre deux jeunes filles ». Or, c’est précisément sur le terrain de la culture, de l'information, de cet air médiatique que nous respirons quotidiennement que se joue l’essentiel. Et là, il n’y a malheureusement aucune mobilisation de rue, aussi importante soit-elle, qui fasse le poids et permette d’espérer de renverser la vapeur par un quelconque « mai 68 inversé ». On peut évidemment se réjouir de voir quelques centaines de jeunes, ici et là, se réunir pour chanter, lire, proclamer, méditer… des textes qui invitent le regard à se poser sur des valeurs et des horizons autres, mais auront-ils le souffle et la persévérance pour parcourir un très long chemin à travers les friches désespérantes de notre société matérialiste et hédoniste afin d’y susciter un bourgeonnement qui soit prometteur d’un réel printemps nouveau ?

    Bref, ce « printemps français » que d’aucuns évoquent et qui, bien sûr, nous impressionne ne pourra porter de fruit que s’il s’accompagne d’un travail d’analyse mené en profondeur pour prendre avec lucidité et intelligence la mesure du processus de décomposition sociale et morale dans lequel se trouve embarquée notre société, que s’il débouche sur un investissement de chacun pour se former intellectuellement et spirituellement en vue d’une action bien pensée susceptible de porter des fruits non seulement dans le champ politique mais aussi sociétal et culturel, que s’il rejette les illusions d’un activisme trompeur sacrifiant aux réflexes faciles d’enthousiasmes artificiels et sans lendemains. 

    Relire notre commentaire au lendemain de la MPT précédente assez perspicace en ce qui concerne Madame Barjot et les récupérations politiciennes... http://www.belgicatho.be/archive/2013/03/26/hiver-belge-et-printemps-francais.html

  • Des Belges à la Manif pour Tous

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    Voir la MPT en direct sur le Salon Beige : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/26-mai-la-manif-pour-tous-en-direct-actualisez-votre-page.html

  • Manif pour Tous : ils sont partis de Belgique

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    3 cars sont partis de Bruxelles ce dimanche 26 mai de bon matin.
    Plus de 120 personnes se sont organisées en co-voiturage.
    Sans compter ceux qui partent de leur côté.

    Ils ont rendez vous a 13:00 près de la porte Dauphine
    entre le Bd Lannes et l'avenue Chantemesse (à deux blocs au sud de la porte Dauphine)

    Le réveil des consciences se propage.

    Ces français résidents en Belgique sont accompagnés de Belges souhaitant prêter main forte à cet élan puissant.  Ils comptent bien propager cet esprit dans le royaume qui s'est endormi (façon grenouille dans une marmite qui chauffe - il nous faut un coup de pattes pour sortir).

    La flamme se transmet !

  • Europe : des lois de plus en plus restrictives à l'égard des chrétiens

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    Europe : la liberté religieuse restreinte par les lois (zenit.org)

    Discriminations contre les chrétiens

    Les discriminations légales et administratives contre les chrétiens en Europe sont en augmentation, affirme le sociologue italien Massimo Introvigne qui fait état de 41 lois susceptibles d’influer négativement sur la liberté religieuse des chrétiens dans 15 pays.

    Le coordinateur de l’Observatoire de la liberté religieuse, institué par le ministère italien des Affaires étrangères,  était l’un des derniers intervenants à la conférence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le 21 mai dernier, à Tirana, en Albanie, sur la tolérance et la non discrimination.

    Au regard du dernier rapport de l’Observatoire de l’intolérance et de la discrimination contre les chrétiens, présenté mercredi à Vienne  et auquel l’observatoire italien a contribué, Massimo Introvigne signale qu’en 2012, les cas de sentences jugées dangereuses pour la liberté des chrétiens s’élève à 169.

    Il relève que les limites réputées les plus dangereuses sont celles imposées à l’objection de conscience de chrétiens qui ne veulent pas collaborer à l’avortement, à la vente de pilules abortives ou à la célébration de « mariages homosexuels » ; celles imposées à la liberté de prédication en faisant usant de lois  impropres contre de soi-disant « discours de haine »; à la liberté de l’école confessionnelle et à la limitation de la liberté d’éducation des parents ; à l’usage des symboles religieux ».

    Par ailleurs, ajoute le sociologue italien, « 74% des chrétiens européens estiment être plus discriminés que les personnes d’autres religions ou les athées, 71% que les media en général ne respectent pas les chrétiens, et 61% que les chrétiens sont discriminés sur leurs lieux de travail ». 

    « Certes, conclut Massimo Introvigne, on ne saurait mettre sur le même plan la violence homicide contre les chrétiens dans certains pays d’Afrique et d’Asie et les discriminations légales et administratives en Europe, mais en matière de liberté religieuse prévaut la logique du plan incliné, car là où la discrimination devient normale le passage à la violence n’est jamais loin ».

    Traduction d'Océane Le Gall

  • Pays-Bas : la clinique pour la fin de vie double ses capacités

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    "Au suivant..."  

    Presseurop Trouw  

    Trouw, 24 mai 2013

    La Levenseindekliniek, la ‘clinique pour la fin de vie’, qui accueille depuis mars 2012 les personnes dont le médecin traitant refuse de donner suite à leur demande d’euthanasie ou d’assistance au suicide, double ses capacités.

    A partir du mois de juin, 30 équipes, employant un total de 60 médecins, pourront venir en aide aux personnes qui subissent "des souffrances insupportables et sans issue", comme inscrit dans la loi de 2001 sur l’euthanasie.

    La liste d’attente qui existe actuellement auprès de la clinique (avec une durée entre 1 et 6 mois) et sur laquelle figure 180 Néerlandais, sera ainsi réduite à une durée de 4 semaines maximum.

  • Quand un évêque encourage ses diocésains à manifester à Paris ce dimanche

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    Message de Monseigneur Marc Aillet aux diocésains (Bayonne, Lescar et Oloron) à propos de la « Manif pour tous » du 26 mai

    A trois reprises, je vous ai écrit à propos du dit « mariage pour tous ». Sans doute le Conseil Constitutionnel a-t-il donné le 17 mai un avis favorable et le Président de la République s’est-il empressé, dans la foulée, de promulguer la loi Taubira.

    Je me risque toutefois à vous adresser encore un message pour vous inviter à prendre la mesure de ce qui se passe en France depuis neuf mois et qui me semble sans précédent. La vague d’opposition au mariage et à l’adoption pour tous n’a cessé de s’amplifier depuis que le Cardinal André Vingt-Trois invitait les catholiques de France à prier pour le mariage et la famille, le 15 août dernier.

    Il s’agit, à n’en pas douter, d’un mouvement social unique dans la France de ces dernières décennies :

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  • Que cache la refondation de l'école publique française ?

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    France: décryptage du projet de loi sur l'éducation
    Discussion au Sénat

    Grégor Puppinck

    STRASBOURG, 24 mai 2013 (Zenit.org) - Que sait-on du projet de M. Vincent Peillon de Refonder l’école de la République qui est actuellement en discussion au Sénat ? Pas grand-chose concrètement.

    Le texte du projet de loi rend obligatoire l’enseignement des « valeurs de la République » et de « l’esprit critique » qui feront maintenant partie du droit de tout enfant à l’instruction, même pour les enfants bénéficiant d’une instruction privée hors contrat ou à domicile (nouvel article L131-1-1).

    Le projet de loi remplace en outre le cours d’instruction civique par un « un enseignement moral et civique » visant à faire « acquérir aux élèves le respect de la personne, de ses origines et de ses différences, de l'égalité entre les femmes et les hommes ainsi que de la laïcité. » (nouvel article L311-4). Cet« enseignement moral et civique vise notamment à amener les élèves à devenir des citoyens responsables et libres, à se forger un sens critique et à adopter un comportement réfléchi. Cet enseignement comporte, à tous les stades de la scolarité, une formation aux valeurs de la République, à la connaissance et au respect des droits de l'enfant » (nouvel article L. 312-15).

    Quant à l’école primaire, le texte adopté par l’Assemblée nationale en première lecture indique que « Elle assure les conditions d'une éducation à l'égalité de genre. Elle assure conjointement avec la famille l'éducation morale et civique, qui comprend obligatoirement, pour permettre l'exercice de la citoyenneté, l'apprentissage des valeurs et symboles de la République et de l'Union Européenne, notamment de l'hymne national et de son histoire. »

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  • Hugues Aufray, la PMA et le Mariage pour Tous

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    "L'humanisme c'est bien mais après, il faut être cohérent. Les écolos qui sont bio et vont détruire les champs de maïs mais, qui, en même temps, soutiennent la PMA (Procréation Médicalement Assistée), je ne comprends pas. Pour moi, la PMA c'est beaucoup plus grave que le maïs transgénique. Avec le mariage pour tous, le gouvernement est en train de construire un énorme mensonge."

    source : http://www.laprovence.com/article/edition-avignon-grand-avignon/2314385/hugues-aufray-pilonne-la-pma-et-fustige-gainsbourg.html

  • Manif pour Tous du 26 mai à Paris : Action pour la Famille mobilise

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    TOUS A PARIS LE DIMANCHE 26 MAI

    La loi Taubira ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe en France a été votée à la Chambre des députés le 23 avril, selon une procédure accélérée et des débats parlementaires écourtés. Le Conseil constitutionnel doit se prononcer prochainement sur la conformité de la loi avec la Constitution. Il n’est pas sûr que la loi votée soit conforme à la Constitution en ce qui concerne la filiation. Bien que le Conseil constitutionnel soit en principe indépendant, il ne peut pas ne pas tenir compte du contexte politique et social actuel en France.

    Or, vous le savez, cette loi divise profondément les Français. Selon le dernier sondage 54% des Français sont opposés au mariage incluant le droit à adopter des enfants pour les couples homosexuels. Pour le moment, la PMA (procréation médicalement assistée) et la GPA (gestation pour autrui) ne sont pas à l’ordre du jour, mais il sera difficile de ne pas l’inclure au nom de la non-discrimination, et ce d’autant plus que la PMA et la GPA se pratiquent en Belgique.

    Personne n’a le droit d’imposer d’emblée à un enfant d’être coupé de ses origines et d’être élevé par un couple homosexuel.

    La mobilisation pour le vrai mariage ne faiblit pas : le dimanche 26 mai, la Manif pour tous appelle à manifester massivement contre le «mariage pour tous ».

    Des cars sont affrétés au départ de Bruxelles le 26 mai. Inscrivez-vous maintenant ici

    https://docs.google.com/forms/d/1aS4JJZdEeop_MtOnfdBcc2til4If9mapIe0hWUib1KY/viewform

    Ce qui se passe en France est important et concerne toute l’Europe. Pour la première fois, on voit se lever un mouvement de grande ampleur en faveur du droit de chaque enfant, dans la mesure du possible, à connaître son père et sa mère et à être élevé par eux, un droit garanti par la Convention internationale des droits de l’enfant (1989, Art. 7). Cette mobilisation est un fait sociétal majeur dont les répercussions sont considérables.

    Joignons-nous en masse à la Manif pour tous du dimanche 26 mai à Paris ! 

    Plus d’infos sur le site de la Manif pour tous http://www.lamanifpourtous.fr/fr/

    Action pour la famille asbl – Actie voor het gezin vzw
    http://www.actiegezin-actionfamille.be/welkom-accueil?lang=fr

    Action pour la famille asbl est une association citoyenne, pluraliste et indépendante qui ne reçoit aucune subvention d’organisations publiques ou privées. Vous trouverez des infos sur nos actions ainsi que des documents et prises de position sur notre site internet http://www.actiegezin-actionfamille.be/lang/fr/accueil

     

  • Call Girl ou quand le vernis du modèle suédois se fissure sur les écrans

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    H.H., dans La Libre, rend compte d'un évènement cinématographique qui mérite d'être souligné puisqu'il s'agit d'une remise en cause du modèle suédois :

    Derrière le vernis du modèle suédois

    Un premier film efficace qui gratte là où cela fait mal au pays de la social-démocratie nordique…

    Le thriller nordique a la cote ces dernières années, en littérature, au petit écran comme au cinéma. Une nouvelle preuve en est apportée ce mercredi par "Call Girl", de Mikael Marcimain, réalisateur issu du monde de la télévision. On lui doit notamment deux enquêtes de l’inspecteur Wallander, héros bien connu du romancier Henning Mankell. La filiation est d’ailleurs ici évidente, "Call Girl" s’inscrivant dans une longue tradition d’exploration des dessous, sombres, de la société suédoise.

    Comme son titre l’indique, "Call Girl" s’attache à décrire le monde de la prostitution en mettant en scène Iris (Sofia Karemyr), placée dans une institution pour ados difficiles. Lors de ses virées nocturnes à Stockholm, cette jeune fille de 16 ans comprend rapidement qu’elle peut améliorer considérablement son quotidien en monnayant ses charmes. Repérée par une mère maquerelle sans scrupule (Pernilla August), elle pénètre un univers souterrain, où se mêlent pouvoir, argent, drogue et politique.

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  • Ecologie et bioéthique sont-elles compatibles ?

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    L'écologie est-elle compatible avec la bioéthique? (source gènéthique.org)

    Ce mardi, le quotidien La Croix consacre son supplément Sciences & éthique au point de vue des écologistes français sur la bioéthique. Pour Jean-Marie Pelt, fondateur de l'Institut européen d'écologie, "l'écologie, c'est avant tout la conscience qu'il y a des limites à nos interventions sur la nature". Et "cette prudence appliquée au vivant doit s'appliquer a fortiori à l'être humain". Par conséquent, la position "avant-gard[iste]" adoptée par certains parlementaires écologistes, comme l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes, l'assouplissement de certains principes relatifs à la gestation pour autrui ou l'autorisation de la recherche sur l'embryon, "le laisse mal à l'aise".  L'agro-écologiste Pierre Rabhi met également en garde: "attention à cette tentation de l'homme démiurge qui prétend mieux faire que la nature". 

    Pour les écologistes, il faut s'interroger sur les limites des techniques, sans renier en bloc leur intérêt, précise la journaliste : "Que doit-on leur confier? A-t-on ou non intérêt à techniciser tel ou tel aspect du vivant? Les rapports humains y gagneront-ils? quels en seraient les effets pervers potentiels?". Pour Dominique Bourg, philosophe et professeur à l'université de Lausanne ces questions sont d'autant plus jusitifiées lorsqu'il s'agit du corps humain.

    La journaliste rappelle que très souvent, "les prises de position sur les question de bioéthique sont [...] d'autant plus délicates que la dimension religieuse n'est jamais loin". A ce propos, Bernard Perret, économiste, spécialiste du développement durable, affirme que "les clivages politiciens en vigueur imposent  qu'un écolo ne puisse être ni de droite ni catho". Ce que confirme un élu d'Europe Ecologie les Verts (EELV) : "quand je dis publiquement que je suis pour la défense en toute chose du vivant, on me dit que ça fait 'prolife' ". 

    Au parlement Européen, la vision écologiste de la bioéthique est plus unitaire. En effet, Alain Lipietz, ancien député européen mentionne: "quand il s'agissait de voter le budget de la recherche, nous avons toujours choisi de remplacer les recherches sur les cellules souches embryonnaires par des recherches sur les cellules souches adultes, tant le risque de manipulation sur la reproduction humaine artificielle est grand". 

    (La Croix (Emmanuelle Réju) 21/05/2013)