Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Spiritualité - Page 10

  • "Club des Hommes en Noir" : le traditionalisme entre fidélité et résistance ?

    IMPRIMER

    Du site de l'Homme Nouveau :

    Le traditionalisme entre fidélité et résistance ?
    Une approche du Club des Hommes en Noir

    Les abbés Celier et Guelfucci avec Jean-Pierre Maugendre sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir pour aborder l'histoire des traditionalistes. À quand cette sensibilité remonte-t-elle ? Est-elle seulement une question de liturgie ? Les réactions épidermiques qu'elle suscite ne sont-elles pas dues à une méconnaissance ? Pourquoi les 60 dernières années ont-elles été si importantes ?

    Retrouvez Le Club des Hommes en Noir pour sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc.

     

  • "Sans nourrir les racines, toute tradition religieuse perd sa fécondité" (pape François)

    IMPRIMER

    Discours du pape à la Communauté du Collège Pontifical Roumain :

    19 mai 2022

    Chers frères et sœurs !

    Je suis heureux de vous accueillir à l'occasion du 85e anniversaire de la fondation du Collège Pio Roumain. Je vous salue tous, supérieurs de la Congrégation pour les Églises orientales, prêtres, étudiants et employés du Collège, et je remercie le recteur, le père Gabriel, pour les paroles qu'il m'a adressées en votre nom.

    Il y a deux ans, au cours de la Divine Liturgie que j'ai présidée à Blaj, dans le Champ de la Liberté, j'ai encouragé la résistance aux nouvelles idéologies qui cherchent à s'imposer et à détacher les peuples, parfois de manière insidieuse, de leurs traditions religieuses et culturelles. Au cours de cette célébration, j'ai proclamé Bienheureux sept évêques martyrs, les désignant comme des exemples pour tout le peuple roumain. Ici, à Rome, dans la ville qui conserve le témoignage de Pierre, de Paul et de nombreux autres martyrs, vous pouvez pleinement redécouvrir vos racines, par l'étude et la méditation. C'est une occasion précieuse de réfléchir à la manière dont ces racines se sont formées. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que l'Église grecque catholique roumaine n'avait plus d'évêques actifs, car ils avaient été tués ou emprisonnés, l'évêque Ioan Ploscaru de Lugoj, qui a été emprisonné pendant quinze ans, a écrit dans son journal : "Les prêtres et les évêques de l'Église grecque catholique considéraient cette période comme la plus précieuse de leur existence. C'est une grâce de pouvoir offrir à Dieu ses souffrances et le témoignage de sa foi, même au prix de sa vie". Ceux qui donnent leur vie pour l'Évangile pensent de cette façon, ils embrassent la réponse de Dieu au mal du monde : ils se livrent, ils imitent l'amour doux et gratuit du Seigneur Jésus, qui s'offre pour ceux qui sont proches et lointains. C'est la source qui a permis aux racines de s'enfouir dans la terre, de devenir fortes et de porter du fruit. Et ce fruit, c'est vous.

    Chers amis, sans nourrir les racines, toute tradition religieuse perd sa fécondité. En effet, un processus dangereux se produit : au fil du temps, on se concentre de plus en plus sur soi-même, sur sa propre appartenance, en perdant le dynamisme des origines. Puis on se concentre sur les aspects institutionnels, externes, sur la défense de son propre groupe, de son histoire et de ses privilèges, perdant, peut-être sans s'en rendre compte, la saveur du don. Pour poursuivre la métaphore, c'est comme si l'on s'arrêtait pour regarder le tronc, les branches et les feuilles, en oubliant que tout est soutenu par les racines. Or, ce n'est que si les racines sont bien arrosées que l'arbre continue à prospérer, sinon il se replie sur lui-même et meurt. C'est ce qui arrive quand on devient complaisant et qu'on est atteint par le virus de la mondanité spirituelle, qui est le pire mal qui puisse arriver dans l'Église : la mondanité spirituelle. On s'étiole alors dans une vie médiocre, auto-référentielle, de carriérisme, d'escalade, de recherche de satisfactions personnelles et de plaisirs faciles. L'attitude consistant à essayer de grimper, d'avoir du pouvoir, de l'argent, de la célébrité, d'être à l'aise, d'aller de l'avant. C'est vouloir grandir sans racines. Il est vrai qu'il y en a d'autres qui vont vers les racines pour s'y cacher, parce qu'ils ont peur de la croissance. C'est vrai.

    Lire la suite

  • Saint Bernardin de Sienne (20 mai)

    IMPRIMER

    D'Evangile au Quotidien :

    Bernardino Albizeschi naît le 8 septembre 1380, jour de la Nativité de Marie, à Massa Maritima, près de Sienne (en Toscane, Italie). Tout jeune, il fut privé, de ses nobles et pieux parents ; mais il trouva dans une de ses tantes une véritable mère. Voyant un jour cette femme refuser de donner à un pauvre, il lui dit : « Pour l'amour de Dieu, donnez à ce pauvre ; autrement je ne prendrai rien aujourd'hui. »

    Sa pureté était si grande, que le moindre mot inconvenant l'affligeait profondément : « Silence, disaient les étudiants quand ils le voyaient apparaître au milieu de leurs conversations trop libres, silence, voici Bernardin ! »

    À dix-sept ans, il entra dans une confrérie de garde-malades, et soigna pendant quatre ans, dans un hôpital, avec un dévouement et une douceur rares, toutes les infirmités humaines. Se traitant lui-même avec la dernière dureté, il ne songeait qu'aux besoins des autres ; il parut surtout héroïque dans une peste affreuse, où il s'imposa mille fatigues et brava mille fois la mort.

    En 1402 l'inspiration du Ciel le conduisit dans l'Ordre des Frères Mineurs où il commença très tôt sa mission de prédicateur à travers toute l’Italie ; il la poursuivra jusqu'à la fin de sa vie malgré une santé fragile. Grâce à la bonté de sa Mère céleste, sa voix, faible et presque éteinte, devint inopinément claire et sonore ; Bernardin fut un apôtre aussi brillant par son éloquence que par sa science, et opéra en Italie de merveilleux fruits de salut.

    Le principal caractère de la vie de ce grand saint, c'est son amour extraordinaire pour la très Sainte Vierge. Faisant un jour l'éloge de la Sainte Vierge, il lui appliqua cette parole de l'Apocalypse : « Un grand signe est apparu au Ciel. » Au même instant, une étoile brillante parut au-dessus de sa tête. Une autre fois, parlant en italien, il fut parfaitement compris par des auditeurs grecs qui ne connaissaient que leur langue maternelle.

    Un jour, un pauvre lépreux lui demanda l'aumône ; Bernardin, qui ne portait jamais d'argent, lui donna ses souliers ; mais à peine le malheureux les eut-il chaussés, qu'il se senti soulagé et vit disparaître toute trace de lèpre.

    Bernardin, allant prêcher, devait traverser une rivière et ne pouvait obtenir le passage de la part d'un batelier cupide auquel il n'avait rien à donner. Confiant en Dieu il étendit son manteau sur les eaux, et, montant sur ce frêle esquif, passa la rivière.

    C'est à Bernardin de Sienne que remonte la dévotion au saint Nom de Jésus : il ne pouvait prononcer ce nom sans éprouver des transports extraordinaires.

    Il invitait les édiles à inscrire le nom de Jésus sur les murs des édifices, au moins les 3 lettres « IHS » (I : esus – H : umani – S : alvator » = Jésus sauveur des hommes). Il prêchait en montrant aux foules un panneau portant le monogramme du Christ « IHS » peint en lettres (gothiques) d’or dans un soleil symbolique. En effet sa prédication était centrée sur le nom de Jésus dont il recommandait la dévotion. (source : http://ecole-franciscaine-de-paris.fr)

    Il a été aussi un des apôtres les plus zélés du culte de saint Joseph.

    II est mort à Aquila au cours d'une dernière course apostolique le 20 mai 1444. Moins d'un an après sa mort, le procès de canonisation fut ouvert et aboutit en 1450.

    Bernardino (Albizeschi) de Sienne, en effet, fut canonisé le 24 mai 1450, par le pape Nicolas V (Tomaso Parentucelli, 1447-1455), soit à peine 6 ans après sa mort.

  • Lyon : Pauline Jaricot sera béatifiée dimanche (22 mai 2022)

    IMPRIMER

    Du site de l'Eglise catholique à Lyon :

    Pauline Jaricot béatifiée dimanche 22 mai 2022 !

    Le Vatican a annoncé officiellement lundi 4 octobre 2021 la date de béatification de Pauline Jaricot, dimanche 22 mai 2022.

    Fondatrice de l’Oeuvre de la Propagation de la foi et du Rosaire Vivant, Pauline Jaricot sera béatifiée à Lyon – Eurexpo dimanche 22 mai 2022, à 15h, lors d’une célébration présidée par le cardinal Luis Antonio Tagle, préfet de la congrégation pour l’évangélisation des peuples.

    Qui est Pauline Jaricot ?

    Pauline Jaricot (1799-1862), adolescente se laisse séduire par les illusions du monde ; à 17 ans, elle est touchée dans son coeur et se sent appelée à se donner totalement à Dieu.

    Elle veut communiquer l’amour du Christ qui la brûle, à ceux qui ne le connaissent pas encore, autour d’elle et dans le monde, ou réveiller ceux qui vivent loin de Lui.

    Contemplative mais aussi femme d’action, elle met en place en 1819, à 20 ans, les fondements de l’oeuvre de la Propagation de la Foi pour soutenir les missions, oeuvre qui sera officialisée en 1822.

    En 1826, à 27 ans, Pauline Jaricot fonde le Rosaire Vivant, oeuvre destinée à raviver la dévotion mariale par la récitation du chapelet.

    Interpellée par les conditions misérables de travail et de vie des ouvriers en soierie, elle s’engage à leurs côtés lors des insurrections des canuts en 1831 et 1834.

    Cette prise de conscience l’amène à vouloir créer une usine modèle à Rustrel en 1845,avec le souci du respect de la dignité humaine. Ses objectifs demeurent l’évangélisation du monde ouvrier et la lutte contre les injustices sociales.

    La guérison miraculeuse d’une petite fille, reconnue en mai 2020 par le pape François, fait que Pauline sera bientôt bienheureuse.

    Découvrir Pauline Jaricot

    • La biographie sur Pauline Jaricot par Catherine Masson
     
  • Un jeune catholique découvre la puissance de la musique sacrée traditionnelle

    IMPRIMER

    De Justin Lang  sur le National Catholic Register :

    Un jeune catholique découvre la puissance de la musique sacrée traditionnelle

    "La tradition musicale de l'Église universelle est un trésor d'une valeur inestimable, plus grande encore que celle de tout autre art." -Sacrosanctum Concilium

    19 mai 2022

    Je suis un catholique depuis le berceau. Je suis né après que la messe de saint Paul VI était déjà bien établie. J'ai grandi en connaissant des hymnes comme 'On Eagle's Wings' et 'The King of Glory', et j'ai chanté avec enthousiasme depuis mon banc avec tous les hymnes de la messe, parce que je voulais participer activement, comme on me l'avait dit.

    Les choses ont commencé à changer lorsque j'ai lu, au milieu de la vingtaine, un excellent article qui suggérait les caractéristiques des chants que nous ne devrions pas chanter à la messe (c'était il y a environ 15 ans, et, malheureusement, je n'ai pas pu retrouver l'article).  Certaines de ces caractéristiques étaient les suivantes : ne pas chanter de chants qui contiennent une hérésie ou qui parlent plus de moi que de Dieu ; éviter les chants qui semblent appartenir à un piano-bar ou à une pièce de théâtre. J'ai commencé à être un peu plus réservé quant aux chansons que je chantais à la messe. Et les gens autour de moi ont commencé à faire attention.

    J'ai appris le piano quand j'étais enfant et j'ai adoré mes cours de chorale au lycée. Ainsi, lorsque j'ai commencé à chanter avec ma femme et mes enfants à la messe, les gens m'entendaient chanter fortement, et ils aimaient ma voix. Lorsque j'ai commencé à m'abstenir de chanter certains chants, nos voisins dans les bancs autour de moi l'ont remarqué. Ils ont commencé à poser des questions, et mes réponses sur le fait de chanter des hymnes adaptés à la messe les ont intrigués. Il n'a pas fallu longtemps pour qu'ils commencent à me regarder lorsqu'un hymne était annoncé. Est-ce que je prenais le recueil de cantiques ? Ils ont suivi le mouvement.

    Nous étions déjà dans une paroisse qui suivait les rubriques de la liturgie plus étroitement que n'importe quelle autre du diocèse, et j'apprenais que ce n'était pas tout ce que cela pouvait être. J'ai commencé à lire les documents de l'Église sur la musique dans la liturgie, et j'ai été choqué. L'encyclique la plus récente sur la musique sacrée, Musicae Sacrae, a été écrite en 1955 par le pape Pie XII. Elle indique certains instruments qui conviennent aux rites sacrés, déclarant que "l'orgue occupe à juste titre la position principale" et que "le violon et les autres instruments de musique qui utilisent l'archet sont remarquables."

    Lire la suite

  • L'épreuve de la foi, la bénédiction de l'attente (10ème catéchèse du pape sur la vieillesse)

    IMPRIMER

    Du PAPE FRANÇOIS lors de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du mercredi 18 mai 2022 (source) :

    L'épreuve de la foi, la bénédiction de l'attente (10ème catéchèse sur la vieillesse)

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    Le passage biblique que nous avons entendu conclut le Livre de Job, une sommité de la littérature universelle. Nous rencontrons Job dans notre parcours de catéchèse sur la vieillesse : nous le rencontrons comme un témoin de la foi qui n'accepte pas une "caricature" de Dieu, mais qui crie sa protestation face au mal, jusqu'à ce que Dieu réponde et révèle son visage. Et Dieu finit par répondre, comme toujours de manière surprenante : il montre à Job sa gloire mais sans l'écraser, bien au contraire, avec une tendresse souveraine, comme Dieu le fait, toujours, avec tendresse. Il faut bien lire les pages de ce livre, sans préjugés ni clichés, pour saisir la force du cri de Job. Cela nous fera du bien de nous mettre à son école, pour vaincre la tentation du moralisme face à l'exaspération et à la démoralisation devant la douleur d'avoir tout perdu.

    Dans ce dernier passage du livre - nous rappelons l'histoire, Job qui perd tout dans la vie, perd ses richesses, perd sa famille, perd son fils et perd aussi la santé, et reste là, couvert de plaies, en dialogue avec trois amis, puis un quatrième, qui viennent le saluer : c'est l'histoire - et dans ce passage aujourd'hui, le passage de conclusion du livre, quand Dieu prend enfin la parole (et ce dialogue de Job avec ses amis est comme une route vers le moment où Dieu donne sa parole) Job est loué parce qu'il a compris le mystère de la tendresse de Dieu caché derrière son silence. Dieu réprimande les amis de Job qui prétendaient tout savoir, savoir sur Dieu et sur le mal, et qui, venus pour consoler Job, avaient fini par le juger avec leurs schémas préconstitués. Que Dieu nous préserve de ce piétisme hypocrite et présomptueux ! Dieu nous préserve de cette religiosité moralisatrice et de cette religiosité des préceptes qui nous donne une certaine présomption et conduit au pharisaïsme et à l'hypocrisie.

    Voici comment le Seigneur s'exprime à leur égard. Ainsi parle le Seigneur : "Ma colère s’est enflammée contre [vous] [...] parce que vous n’avez pas parlé de moi avec justesse comme l’a fait mon serviteur Job. [...] » : c'est ce que dit le Seigneur aux amis de Job. « Job mon serviteur intercédera pour vous. Uniquement par égard pour lui, je ne vous infligerai pas l’infamie méritée pour n’avoir pas parlé de moi avec justesse, comme l’a fait mon serviteur Job." (42, 7-8). La déclaration de Dieu nous surprend, car nous avons lu les pages enflammées de la protestation de Job, qui nous ont laissé effrayés. Pourtant - dit le Seigneur - Job a bien parlé, même quand il était en colère et même en colère contre Dieu, mais il parlait bien, car il a refusé d'accepter que Dieu soit un "Persécuteur", Dieu, c'est autre chose. Et comme récompense, Dieu rend à Job le double de tous ses biens, après lui avoir demandé de prier pour ses mauvais amis.

    Lire la suite

  • Saint Yves (19 mai) (KTO)

    IMPRIMER

    De KTO :

    Saint Yves, patron de la Bretagne

    16/05/2022

    1347, alors que la guerre de Cent Ans éclate et qu’une autre guerre de succession menace la Bretagne, le pape Clément VI canonise Yves Hélory (1253 - 1303). Ayant fait des études de théologie à l’Université de Paris et de droit à celle d’Orléans, Yves est surtout connu pour donner ses biens, jusqu’aux habits qu’il porte sur lui, aux pauvres. Ses vertus héroïques vaudront à Yves d’être reconnu saint patron de toutes les professions de justice et de droit, notamment celle d’avocat. Il est possible que le transfert d’une partie de ses reliques dans un sépulcre que Jean V de Bretagne fit surmonter d’un monument dans la cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier, corresponde à son élévation au rang de saint patron de la Bretagne. Des pardons au barreau de Saint-Brieuc, des pèlerins aux avocats et juristes, ce documentaire ira sur les traces de ce saint encore très populaire dans le pays qui l’a vu naître.

    SAINT YVES, UNE PRODUCTION CAT PRODUCTIONS 2022 - Réalisée par Armand Isnard

  • "De brillants reflets du Seigneur de l'histoire" : le pape François canonise 10 nouveaux saints de l'Église catholique

    IMPRIMER

    De Hannah Brockhaus sur le National Catholic Register :

    "Brillants reflets du Seigneur de l'histoire" : Le pape François canonise 10 nouveaux saints de l'Église catholique.

    15 mai 2022

    Le pape François a reconnu dimanche 10 nouveaux saints de l'Église catholique lors d'une messe de canonisation sur la place Saint-Pierre.

    Il s'agissait de la première canonisation de l'Église depuis celle de saint John Henry Newman et de quatre autres en octobre 2019.

    Des religieux et religieuses, des prêtres et un laïc font partie des 10 personnes reconnues pour être au ciel après avoir mené une vie de sainteté exemplaire sur terre.

    "La sainteté ne consiste pas en quelques gestes héroïques, mais en de nombreux petits actes d'amour quotidien", a déclaré le pape François lors de son homélie du 15 mai (texte intégral), une journée chaude et ensoleillée à Rome.

    La messe a commencé par le rite de canonisation, qui comprenait la lecture de courtes biographies de chaque bienheureux, lues par le cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

    Une litanie des saints a été chantée avant que le pape François ne récite la formule de canonisation.

    Il a déclaré : "Pour l'honneur de la Sainte Trinité, l'exaltation de la foi catholique et l'accroissement de la vie chrétienne, par l'autorité de notre Seigneur Jésus-Christ, et des saints apôtres Pierre et Paul, et la nôtre, après une délibération appropriée et de fréquentes prières pour l'assistance divine, et après avoir demandé le conseil de plusieurs de nos frères évêques, nous déclarons et définissons saints les bienheureux Titus Brandsma, Lazare dit Devasahayam, César de Bus, Luigi Maria Palazzolo, Giustino Maria Russolillo, Charles de Foucauld, Marie Rivier, Maria Francesca di Gesu Rubatto, Maria di Gesù Santocanale et Maria Domenica Mantovani, et nous les inscrivons parmi les saints, décrétant qu'ils seront vénérés comme tels par toute l'Église. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit."

    "Servir l'Évangile et nos frères et sœurs, offrir notre vie sans rien attendre en retour, ni aucune gloire mondaine : Telle est notre vocation. C'est ainsi que nos compagnons de route canonisés aujourd'hui ont vécu leur sainteté", a déclaré le pape François.

    "En embrassant avec enthousiasme leur vocation - certains comme prêtre, d'autres comme femme consacrée, comme laïc - ils ont consacré leur vie à l'Évangile", a-t-il ajouté. "Ils ont découvert une joie incomparable, et ils sont devenus des reflets brillants du Seigneur de l'histoire. Voilà ce qu'est un saint : quelqu'un qui est un brillant reflet du Seigneur de l'histoire."

    "Puissions-nous nous efforcer de faire de même : le chemin de la sainteté n'est pas fermé, il est pour nous tous, et il commence avec le baptême. Il n'est pas fermé. Puissions-nous nous efforcer de faire de même, car chacun de nous est appelé à la sainteté, à une forme de sainteté qui lui est propre", a-t-il ajouté.

    Les nouveaux saints sont :

    Charles de Foucauld : Soldat et explorateur français qui devint moine trappiste et missionnaire catholique auprès des musulmans d'Algérie. Connu sous le nom de Frère Charles de Jésus, il a été tué en 1916 à l'âge de 58 ans.

    Titus Brandsma : Prêtre, professeur et journaliste néerlandais qui s'est opposé à la propagande nazie dans les journaux catholiques. Il a été tué par injection létale à Dachau en 1942.

    Devasahayam Pillai : Un laïc indien qui a été torturé et martyrisé après s'être converti de l'hindouisme au catholicisme au 18e siècle.

    Marie Rivier : Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Présentation. Cette Française a fondé l'ordre en 1796, à l'âge de 28 ans, pendant le règne de la Terreur.

    Maria Francesca de Jésus : Fondatrice missionnaire du XIXe siècle qui a traversé sept fois l'océan Atlantique en bateau pour établir un ordre de sœurs capucines en Uruguay, en Argentine et au Brésil.

    Maria Domenica Mantovani : La première supérieure générale de l'Institut des Petites Sœurs de la Sainte Famille, qu'elle a cofondé pour servir les pauvres, les orphelins et les malades en Italie en 1892.

    Marie de Jésus Santocanale : La fondatrice des Sœurs Capucines de l'Immaculée Marie de Lourdes en Sicile en 1910. Elle passait la plupart de ses moments libres, de jour comme de nuit, devant le tabernacle.

    César de Bus : Prêtre catholique français qui a fondé deux congrégations religieuses au XVIe siècle. Il était un prédicateur et un catéchiste zélé, qui accomplissait de nombreuses œuvres de charité.

    Luigi Maria Palazzolo : Prêtre italien connu pour avoir créé les Sœurs des pauvres, ouvert un orphelinat et travaillé pour les pauvres.

    Giustino Maria Russolillo : fondateur des congrégations religieuses des Pères Vocationnels, des Sœurs Vocationnelles et de l'Institut Séculier des Apôtres de la Sanctification Universelle en Italie. Le prêtre s'est consacré à l'éducation des jeunes et à la culture de leurs vocations.

    La messe de canonisation a été suivie par environ 45 000 personnes, dont beaucoup sont venues de l'étranger.

    Parmi les personnes présentes sur la place Saint-Pierre figuraient également le président italien Sergio Mattarella, le ministre français de l'intérieur Gérald Darmanin, le ministre néerlandais des extérieurs Wopke Hoekstra, le ministre indien des minorités Gingee K.S. Mathan et le président algérien du Haut Comité islamique Bouabdellah Ghoulamallah.

  • Lire ou relire René Bazin

    IMPRIMER

    Lue sur ce blog inspiré par Chesterton, cette note consacrée à René Bazin, le premier auteur sans doute à avoir consacré un livre à Charles de Foucauld :

    De toute son âme, de René Bazin

    « À quelques pas de là, […] sous le couvert de quelques arbustes et d’un cèdre qui formaient son jardin, un vieux prêtre, habitué de la paroisse Sainte-Anne, se promenait, regardant le même horizon et pensant aux mêmes choses. En dehors du quartier, il était presque aussi inconnu que ces humbles qu’il secourait. Chaque soir, quand l’armée de l’usine montait, ce vieil ami sans lassitude et sans récompense humaine sortait, gagnait la motte pelée de son cèdre entre les branches duquel on voyait toute la ville, et, écoutant marcher, de l’autre côté du mur, cette misère qu’il connaissait, ému de la même sorte depuis douze ans qu’il venait là, il disait cette prière qu’avait composée son cœur tout simple :

    « Seigneur, bénissez la terre qui se voile, bénissez la ville et la banlieue, les riches là-bas pour qu’ils aient pitié, les pauvres ici pour qu’ils s’entraiment : surtout les pauvres, mon Dieu, et envoyez au-devant du père qui rentre les enfants avec l’ange qui les fait sourire. Écartez les querelles entre les époux ; mettez la paix entre les frères ; rendez heureuse pour tous la seule heure où ils sont ensemble, les petits et les grands, afin qu’aucun d’eux ne vous maudisse ; qu’ils vous aiment plutôt, Seigneur ! Je vous prie pour tous ceux qui ne vous prieront pas ce soir, je vous aime pour tous ceux qui ne vous aiment pas encore, je vous donne ma vie pour que la leur soit meilleure et moins dure. Prenez-la, si cela vous plaît. Amen. »

    Dieu ne la prenait pas. Il la savait utile. »

    Voici la fin du premier chapitre du livre dont nous allons parler aujourd’hui. C’est du Bazin, autrement dit du Giono converti, ou encore du Bernanos plein de douceur. De toute son âme, publié en 1897, est une lecture qui illumine tout en conviant à la prière. L’intrigue se passe à Nantes, dans les années 1880. On y parle d’ouvriers, de soldats, de jeunes filles œuvrant dans la mode, de pêcheurs, de pauvres et de riches, et surtout on y parle du cœur des humbles.

    La plume est celle d’un peintre, pleine de vie. Voici un autre passage qui vous donnera une idée des talents de l’auteur dans ce domaine :

    « La terre était, devant elle, toute fleurie. La prairie avait sa fourrure de foin mûr où les marguerites, par plaques, effaçaient le vert blondissant des tiges et des graines. Ailleurs c’étaient les boutons d’or, ailleurs les trèfles mauves qui faisaient des taches. Chaque pas rompait des herbes enlacées. Le vent suscitait, des profondeurs de la moisson, des reflets comme il en court sur le dos des grandes lames. Il emportait le pollen de myriades de fleurs comme un brouillard d’écume. Toutes les bêtes qui habitent la terre criaient au bord de leurs trous. C’était la plénitude de l’été, la saison ivre, où la vie, nuit et jour, roule sous les étoiles, afin que l'homme la boive. »[1]

    La plume est aussi celle d’un fin psychologue, qui dresse devant nous des scènes de la vie quotidienne avec tact et réalisme, et –chose remarquable- nous dévoile sans mièvrerie le cœur à cœur pudique d’une jeune femme avec le Seigneur.

    Je vais m’arrêter ici, mais avant il faut que je vous dise quelque chose. Il y a plusieurs types de livres : des livres de poche, des livres brochés, des livres reliés, des ebooks… Pour tous ces formats, vous aurez les mêmes mots. Rien ne change apparemment que le prix, ou l’aspect de la bibliothèque. Seulement voilà : un livre, et tout particulièrement celui-ci, renferme quelque chose d’autre. Ce qui sépare un ebook et un vieux livre relié c’est ce qui sépare une ampoule led d’une flamme de bougie. Parfois, on oublie et on passe à côté, et c’est vraiment dommage…

    Allez donc faire un tour à Emmaüs !

    Bonne semaine,

    [1] R. Bazin, De toute son âme, édition Calmann Lévy, 1906, p.77

  • Saint Simon Stock et le scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel

    IMPRIMER

    mignard-n-saint-simon-stock-232x300.jpgSaint Simon Stock est fêté aujourd'hui. Catholique.org propose la notice biographique qui suit (et qui est empruntée à Mgr Paul Guérin, édition 1863, p. 229-233 -- Bollandistes, Paris, éd. 1874, tome V, p. 582, ...avec les inconvénients d'un style hagiographique assez daté.)

    Anglais d’origine, saint Simon Stock naquit d’une très illustre famille du Kent dont son père était gouverneur. Lorsqu’elle le portait, sa mère le consacra à la Sainte Vierge. On le voyait souvent tressaillir entre les bras de sa mère lorqu’elle prononçait le doux nom de Marie. Pour apaiser ses cris et ses pleurs, il suffisait de lui présenter une image de la Vierge Marie. Il n’avait pas encore un an qu’on l’entendit plusieurs fois articuler distinctement la salutation angélique. Cette dévotion précoce ne peut provenir que d’un mouvement extraordinaire de l’Esprit-Saint.

    A douze ans, Simon se retira au désert dans le creux d’un arbre, d’où lui vint le surnom de Stock qui signifie "tronc", en langue anglaise. Sa nourriture consistait en herbes crues, quelques racines et pommes sauvages, un peu d’eau claire lui servait de breuvage.

    Lire la suite

  • Charles de Foucauld aura mené jusqu’au bout sa vocation si singulière

    IMPRIMER

    De Jacques de Guillebon sur le site de La Nef (archive décembre 2016)

    Dieu ma joie: Évangéliser à la manière de Charles de Foucauld

    Charles de Foucauld : une vie offerte

    Le père Gorrée notait à juste titre que « tout le monde connaît, dans ses grandes lignes, la vie du vicomte Charles de Foucauld de Pontbriand, officier, explorateur, trappiste, domestique dans un couvent de clarisses, prêtre, moine-missionnaire au Sahara ». Charles de Foucauld est en effet demeuré depuis plus d’un siècle l’un des bienheureux parmi les plus populaires en France, mais aussi dans le reste du monde. Nul doute que la variété de sa vie, et cette sorte de folie qui le poussa ou dans les vices ou dans la sainteté, faisant de lui une sorte de petit frère de Rimbaud qui aurait mieux tourné, si l’on peut dire, vie couronnée par le martyre, tout ceci y est pour beaucoup. À cela il faut ajouter que son caractère quasi contemporain, comme les innombrables témoins de son existence, ou encore sa vaste correspondance, ont offert un luxe de détails aux biographes ou hagiographes. Si, encore aujourd’hui, héritiers et critiques de sa vie, de sa spiritualité et de sa pensée, ferraillent parfois, hélas, entre congrégations et communautés se réclamant de lui, il est pourtant installé parmi les grands personnages français du dernier siècle.

    Tout avait relativement mal commencé : rejeton de deux grandes familles, les Foucauld et les Morlet, très aisées, Charles à sa naissance le 15 septembre 1858 est déjà le second fils, celui qui vient consoler de la mort en bas âge de l’aîné, lui aussi prénommé Charles. Une sœur lui est donnée trois ans plus tard. Mais ce bonheur familial est de courte durée et sa mère, fervente catholique, meurt en couches lorsqu’il a six ans. Quelques mois plus tard, c’est son père, atteint de « neurasthénie », comme l’on disait alors, qui la suit dans la tombe. Confié d’abord à sa grand-mère paternelle, qui décède à son tour, l’orphelin est finalement élevé, avec sa sœur Marie, par son grand-père maternel, militaire à la retraite. Un personnage à qui il sera toujours reconnaissant de sa douceur et de son attention. « Élève intelligent mais colérique », son caractère ne changera pas.

    À l’été 1868, il part chez sa tante, Inès Moitessier, où il rencontre celle qui sera « la femme de sa vie », sa cousine Marie, future Marie de Bondy, de huit ans son aînée, catholique fervente, qui entretient une relation très maternelle avec lui. Mais la guerre de 1870 arrive et après la défaite, la famille quitte Strasbourg et s’installe à Nancy pour demeurer en France. Charles entre, lui, en troisième au lycée, où il se lie avec Gabriel Tourdes. Il s’éloigne peu à peu de la foi, et en juin 1876, après de brillantes études, Charles intègre Saint-Cyr. Deux ans plus tard, il est affecté au 4e Hussard à Pont-à-Mousson. En décembre, son régiment est transféré en Algérie, à Sétif. Foucauld, qui est venu avec sa maîtresse, et se fait remarquer par ses mœurs dissolues, est mis d’office en non-activité. Il demandera peu après à être réintégré pour aller se battre à Oran. C’est là qu’il se lie d’une amitié indéfectible avec le lieutenant Laperrine, l’officier-interprète Motylinski et le capitaine Henry de Castries, qui demeureront ses principaux correspondants au cours de sa vie. Il démissionne bientôt de l’armée, poursuivi par le scandale.

    Lire la suite

  • Une prière de Charles de Foucauld

    IMPRIMER

    foucault.jpgAujourd'hui, Charles de Jésus est canonisé. C'est l'occasion de se rappeler cette prière d'abandon :

     

     

      

     

    Mon Père,

    je m'abandonne à vous, faites de moi ce qu'Il vous plaira.

    Quoi que vous fassiez de moi, je vous remercie.

    Je suis prêt à tout, j'accepte tout.

    Pourvu que votre volonté se fasse en moi, en toutes vos créatures,

    je ne désire rien d'autre mon Dieu.

    Je remets mon âme entre vos mains,

    je vous la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon coeur,

    parce que je vous aime,

    et que c'est un besoin d'amour de me donner,

    de me remettre entre vos mains sans mesure,

    avec une infinie confiance, car vous êtes mon Père.

    Amen !

    Charles de Foucauld