Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Spiritualité - Page 12

  • Pierre Canisius, jésuite et catéchiste (21 décembre)

    IMPRIMER

    374px-Saint_Petrus_Canisius.jpgLe mercredi 9 février 2011, lors de l'audience générale du mercredi, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à saint Pierre Canisius, fêté le 21 décembre

    Chers frères et sœurs,

    Je voudrais vous parler aujourd’hui de saint Pierre Kanis, Canisius, forme latinisée de son nom de famille, une figure très importante du XVIe siècle catholique. Il était né le 8 mai 1521 à Nimègue, en Hollande. Son père était bourgmestre de la ville. Alors qu’il était étudiant à l’université de Cologne, il fréquenta les moines chartreux de Sainte Barbara, un centre dynamique de vie catholique, ainsi que d’autres hommes pieux qui cultivaient la spiritualité dite devotio moderna. Il entra dans la Compagnie de Jésus le 8 mai 1543 à Mayence (Rhénanie-Palatinat), après avoir suivi un cours d’exercices spirituels sous la direction du bienheureux Pierre Favre, Petrus Faber, l’un des premiers compagnons de saint Ignace de Loyola. Ordonné prêtre en juin 1546 à Cologne, dès l’année suivante, comme théologien de l’évêque d’Augsburg, le cardinal Otto Truchsess von Waldburg, il participa au Concile de Trente, où il collabora avec deux confrères, Diego Laínez et Alfonso Salmerón.

    En 1548, saint Ignace lui fit terminer sa formation spirituelle à Rome et l’envoya ensuite au Collège de Messine pour accomplir d’humbles travaux domestiques. Ayant obtenu à Bologne un doctorat en théologie le 4 octobre 1549, il fut destiné par saint Ignace à l’apostolat en Allemagne. Le 2 septembre de cette même année, 1549, il rendit visite au Pape Paul III à Castel Gandolfo, puis se rendit dans la basilique Saint-Pierre pour prier. Là, il implora l’aide des grands saints apôtres Pierre et Paul, afin qu’ils accordent une efficacité permanente à la Bénédiction apostolique pour son grand destin, pour sa nouvelle mission. Dans son journal, il note certaines phrases de cette prière. Il dit: «J’ai alors ressenti qu’un grand réconfort et que la présence de la grâce m’étaient accordés au moyen de ces intercesseurs [Pierre et Paul]. Ils confirmaient ma mission en Allemagne et semblaient me transmettre, comme apôtre de l’Allemagne, le soutien de leur bienveillance. Tu sais, Seigneur, de combien de façons et combien de fois en ce même jour tu m’as confié l’Allemagne pour laquelle, par la suite, je continuerais à être sollicité, pour laquelle je désirerais vivre et mourir».

    Lire la suite

  • O Oriens (21 décembre)

    IMPRIMER

    Les antiennes O de l'Avent (voir ICI)

    21 décembre

    O Oriens, splendor lucis aeternae, et sol iusticiae : veni, et illumina sedentes in tenebris et umbra mortis.

    O Orient, splendeur de la lumière éternelle et soleil de justice : Viens, Seigneur, illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort

  • O Clavis David (20 décembre)

    IMPRIMER

    Les antiennes O de l'Avent (voir ICI)

    20 décembre

    O Clavis David, et sceptrum domus Israël ; qui aperis et nemo claudit ; claudis et nemo aperit : veni et educ vinctum de domo carceris, sedentem in tenebris et umbra mortis.

    O Clé de David, ô Sceptre d’Israël, tu ouvres et nul ne fermera, tu fermes et nul n’ouvrira : Viens, Seigneur, et arrache les captifs établis dans les ténèbres et la nuit de la mort.

  • 19 décembre : O radix Jesse

    IMPRIMER

    Les antiennes O de l’Avent (source)

    Par Monique Brulinthéologienne, Professeur honoraire à l’ICP

    Avec les antiennes des Vêpres qui se chantent au Magnificat dans les sept jours qui précèdent Noël, du 17 au 23 décembre, la liturgie de l’Avent atteint sa plénitude. Ces antiennes, que l’Eglise romaine chantait déjà avec une grande solennité au temps de Charlemagne, commencent toutes par l’interjection O : O Sagesse, O Adonaï et Chef de la maison d’Israël, O Rameau de Jessé, O Clé de David, O Soleil de justice, O Roi des nations, O Emmanuel.

    Elles donnent lieu à une forme originale d’énoncé des noms divins inspirés des Saintes Ecritures dans l’admirable articulation du Premier et du Nouveau Testament. Vers l’an 830, Amalaire de Metz faisait remarquer à propos de ces grandes antiennes que les ô marquent l’admiration et introduisent dans l’ordre de la vision et du regard, plus que dans celui de la narration et de l’exhortation (De Ordine Antiphonarii, ch. 13). L’horizon qu’elles laissent apercevoir ouvre sur une dimension eschatologique, celle de la nouvelle venue du Seigneur. Leur Veni est porteur de toute l’espérance actuelle de l’Eglise.

    Les fidèles de l’époque baroque seront très sensibles à cette attente vibrante si proche de leur ethos. Comme l’observait un commentateur du XVIIe siècle, ce sont « des exclamations en forme de désir » auxquelles l’âme fidèle doit se disposer et qui prendront tout leur effet à partir « des actes de vertu, de foi, d’espérance, du double amour de Dieu et du prochain ».

    « Il n’y a guère de chrétien qui ne se sente touché d’une piété plus particulière dans ces saints jours, et lorsqu’il voit cette union de toute l’Eglise, les ministres de Dieu dans le chœur, les âmes religieuses dans leur solitude ; les laïcs de toute condition et de tout sexe dans les églises ; enfin tous les fidèles occupés d’un même désir, faire retentir les mêmes voix, réitérer si souvent les mêmes prières ; il éprouve en lui-même que son cœur s’attendrit et que les désirs si ardents des âmes saintes, attirent la grâce de Dieu sur les autres, qui les fait aussi désirer comme elles. Le zèle des parfaits en donne aux imparfaits et ces derniers se trouvant heureusement mêlés avec les premiers, ils se sentent échauffés par le feu des autres. » (Les ô de l’Avent selon l’usage de Paris et de Rome avec l’office de Noël, Paris, 2e édition, 1690).

    Ces antiennes inspireront bien des musiciens – notamment, Marc-Antoine Charpentier. Elles ont été l’objet, dans l’ancienne France, d’un investissement de piété populaire en des cérémonies où, dans certains villages, on pouvait faire participer les enfants.

    Comme le faisait observer Dom Guéranger, « l’instant choisi pour faire entendre cet appel à la charité du Fils de Dieu est l’heure des Vêpres, parce que c’est sur le Soir du monde (vergente mundi vespere) que le Messie et venu. » On chante ces antiennes à Magnificat pour marquer que le Sauveur que nous attendons nous vient par Marie.

    O Radix Jesse, qui stas in signum populorum, super quem continebunt reges os suum, quem gentes deprecabuntur : veni ad liberandum nos, jam noli tardare.

    O Rameau de Jessé, étendard dressé à la face des nations, les rois sont muets devant toi tandis que les peuples t’appellent : Viens, Seigneur, délivre-nous, ne tarde plus.

  • Les sept grandes antiennes préparatoires à Noël

    IMPRIMER

    De Sandro Magister (Settimo Cielo) en traduction française sur Diakonos.be :

    Avent en musique. Sept antiennes à redécouvrir

    À partir d’aujourd’hui, le 17 décembre, et jusqu’à l’avant-veille de Noël, on chante au Magnificat des vêpres de rite romain sept antiennes, une par jour, qui commencent toutes par une invocation à Jésus, celui-ci n’étant jamais nommé.

    Ce temps de sept jours est très ancien: il remonte au pape Grégoire le Grand, vers l’an 600.

    Au début de chaque antienne, Jésus est successivement invoqué comme Sagesse, Seigneur, Rejeton, Clé, Astre, Roi, Emmanuel. En latin: Sapientia, Adonai, Radix, Clavis, Oriens, Rex, Emmanuel.

    Si on les lit en partant de la dernière, les initiales de ces mots latins forment un acrostiche: « ERO CRAS”, c’est-à-dire: « Je serai [là] demain », annonçant la venue du Seigneur. La dernière antienne, qui termine l’acrostiche, est chantée le 23 décembre. Le lendemain, aux premières vêpres, la fête de Noël commence.

    Les antiennes sont inspirées de textes de l’Ancien Testament qui annoncent le Messie. Mais avec une particularité: les trois dernières antiennes comportent des expressions qui ne s’expliquent qu’à la lumière du Nouveau Testament.

    L’antienne « O Oriens » du 21 décembre comporte une référence claire au cantique de Zacharie, le « Benedictus », qu’on lit au chapitre 1 de l’Evangile de Luc: « Nous aurons la visite d’un soleil venu d’en haut afin d’illuminer ceux qui se trouvent dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort ».

    L’antienne « O Rex » du 22 décembre inclut un passage de l’hymne à Jésus du chapitre 2 de la lettre de Paul aux Ephésiens: « Celui qui des deux [c’est-à-dire les juifs et les païens] n’a fait qu’un peuple ».

    Enfin l’antienne « O Emmanuel » du 23 décembre s’achève par l’invocation « Dominus Deus noster », une invocation exclusivement chrétienne puisque seuls les disciples de Jésus reconnaissent le Seigneur leur Dieu dans l’Emmanuel.

    Voici donc le texte intégral des sept antiennes, en latin et en français. Avec entre parenthèses les principales références à l’Ancien et au Nouveau Testament:

    *

    I – 17 décembre

    O SAPIENTIA, quae ex ore Altissimi prodiisti,
    attingens a fine usque ad finem fortiter suaviterque disponens omnia:
    veni ad docendum nos viam prudentiae.

    Ô Sagesse, qui es issue de la bouche du Très-Haut (Ecclésiastique 24, 3), tu déploies ta force d’un bout du monde à l’autre et tu régis l’univers avec force et douceur (Sagesse 8, 1): viens nous enseigner la voie de la prudence (Proverbes 9, 6).

    II – 18 décembre

    O ADONAI, dux domus Israel,
    qui Moysi in igne flammae rubi apparuisti, et in Sina legem dedisti:
    veni ad redimendum nos in brachio extenso.

    Ô Seigneur (Exode 6, 2 Vulgate), guide de la maison d’Israël, qui es apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent (Exode 3, 2) et lui as donné tes commandements sur le mont Sinaï (Exode 20): viens nous sauver avec ton bras puissant (Exode 15, 12-13).

    Lire la suite

  • 18 décembre : "O Adonaï"

    IMPRIMER

    Commentaires sur les grandes Antiennes « Ô »
    par Dom Guéranger dans « l’Année Liturgique » 

    18 décembre : « Ô Adonaï » (source)

    « Ô Adonaï, guide du peuple d'Israël, qui êtes apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent, et lui avez donné vos commandements sur le mont Sinaï, armez votre bras, et venez nous sauver. »

    Ô Seigneur suprême ! Adonaï ! venez nous racheter, non plus dans votre puissance, mais dans votre humilité. Autrefois vous vous manifestâtes à Moïse, votre serviteur, au milieu d'une flamme divine ; vous donnâtes la Loi à votre peuple du sein des foudres et des éclairs : maintenant il ne s'agit plus d'effrayer, mais de sauver. C'est pourquoi votre très pure Mère Marie ayant connu, ainsi que son époux Joseph, l'Edit de l'Empereur qui va les obliger d'entreprendre le voyage de Bethléhem, s'occupe des préparatifs de votre heureuse naissance. Elle apprête pour vous, divin Soleil, les humbles langes qui couvriront votre nudité, et vous garantiront de la froidure dans ce monde que vous avez fait, à l'heure où vous paraîtrez, au sein de la nuit et du silence. C'est ainsi que vous nous délivrerez de la servitude de notre orgueil, et que votre bras se fera sentir plus puissant, alors qu'il semblera plus faible et plus immobile aux yeux des hommes. Tout est prêt, ô Jésus ! vos langes vous attendent : partez donc bientôt et venez en Bethléhem, nous racheter des mains de notre ennemi.

  • Le chemin de la vraie joie (homélie pour le 3e dimanche de l'Avent)

    IMPRIMER

    L'homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 3e dimanche de l’Avent (B) (archive 2017) :

    le chemin de la vraie joie

    Aujourd’hui c’est le dimanche du Gaudete, de la joie, et nous redécouvrons cette réalité fondamentale : nous sommes faits pour la joie. C’est Dieu qui a mis en nous le désir d’être comblés de joie. Quand on lit le récit de la création de l’homme et de la femme (Gn 2), on comprend que cette joie se trouve dans l’amitié avec Dieu, et dans la confiance avec laquelle on va dépendre de lui.

    Mais l’histoire de la création nous raconte aussi le péché originel (Gn 3), c’est-à-dire ce mouvement intérieur de l’homme qui dit : je ne veux pas dépendre, je veux me débrouiller tout seul et vivre comme je le décide.

    À partir de cela, notre recherche de joie va se fracasser sur les limites et les peines de la vie (Gn 3,16). Et nous serons devant une alternative : ou bien nous débrouiller pour mettre la main sur quelques petites joies de la vie, tous les plaisirs modernes ou anciens, et tirer plus ou moins bien notre épingle du jeu. On peut même le faire en étant un peu généreux, juste ce qu’il faut pour avoir bonne conscience. Mais notre cœur est quand-même assez loin de Dieu, et il ne le regarde que comme un accessoire spirituel pour la vie de l’honnête homme. Et nous sentirons aussi amèrement que nos joies sont fragiles, qu’elles ne reposent que sur des circonstances incertaines. En réaction, nous pourrions dire que nous ne mettrons notre joie que dans ce qui dépend de nous… Mais comment serions-nous par nous-mêmes une source de joie suffisante ?

    Ou bien nous disons : je veux vivre la grande joie, la joie pleine et débordante pour laquelle tout mon être est fait. Je ne me contente pas des joies que je peux prendre, mais j’espère la joie que Dieu me promet. C’est cela que nous célébrons aujourd’hui : la joie que Dieu promet. Car Dieu ne reste pas insensible à l’homme, il ne lui dit pas : tu veux partir, eh bien débrouille-toi ! A contraire, il pense à une alliance, il l’annonce par des prophètes, il la prépare avec Jean-Baptiste, il la scelle avec Jésus. Et aujourd’hui nous recevons de la bouche de saint Paul ce commandement de la joie : « soyez toujours dans la joie… c’est la volonté de Dieu à votre égard ! » (1 Th 5,16) Dieu vient à Noël et il dit : ne restez pas tristes au milieu de tous vos désirs inassouvis, venez chanter avec la Vierge Marie : « mon âme exalte le Seigneur » (Ps), et avec Isaïe : « je tressaille de joie dans le Seigneur » (Is 61).

    C’est très instructif de voir qu’au moment où Dieu veut réjouir notre cœur de façon très simple par sa venue, par son sourire au fond de nous, qui peut nous remplir de reconnaissance, c’est le moment où dans la rue on nous propose de nous réjouir pour tout ce qui passe, tout ce qui casse, tout ce qui lasse. Il ne faudrait pas s’étonner qu’après il y ait une vague tristesse qui traîne dans nos cœurs. Mais si vous voulez payer le prix de la vraie joie plutôt que celui des joies éphémères, heureux êtes-vous ! Nous achetons la vraie joie en renonçant à quelques futilités, et aussi à ces désirs qui nous jettent hors de nous-mêmes et nous font perdre la paix. Et même en acceptant quelques humiliations qui nous libèrent de notre amour-propre. Alors nous pouvons passer du temps pour penser à Dieu, à sa présence en nous, pour lui dire notre amour. Bref, pour entrer plus avant dans la prière. Cela nous pousse à nous engager aussi, par amour de lui et des autres, dans tel service, telle visite, tel coup de main, tel pardon. Peu à peu une joie imprenable grandit en nous, parce que nous pouvons dire : Dieu est grand, son amour est puissant, et je vis dans l’amitié du Christ chaque instant de ma vie. C’est la joie qui naît de l’amour.

    Et si cette amitié vous semble loin, n’est-ce pas le moment de vivre le sacrement de réconciliation ? Une bonne confession sans chichis, sans retenue, quel coup de soufflet sur les braises de l’amour ! Notre vocation est de goûter la Lumière qui, d’en haut, est venue dans le monde et qui y vient maintenant. Nous sommes tant aimés !

  • Les apparitions de Beauraing

    IMPRIMER

    De notre ami Jean-Pierre Snyers :

    Les apparitions de Beauraing
     
    Beauraing: une commune située au sud de la Belgique, à quelques encablures de la frontière française. C'est là que du 29 novembre 1932 au 3 janvier 1933, cinq enfants de ce village on pu contempler la Mère du Ciel. Au total: 33 apparitions reconnues en 1949 par l'évêque du diocèse (Namur). Extraits du message de Marie? "Priez toujours", "Je suis la Vierge immaculée", "Qu'on vienne ici en pèlerinage", "Je convertirai les pécheurs", "Je suis la Mère de Dieu, la Reine des Cieux", "Aimez-vous mon Fils? M'aimez-vous? Alors, sacrifiez-vous pour moi". Chaque année depuis lors, plusieurs centaines de milliers de pèlerins viennent se recueillir en cet endroit rempli d'espérance. Parmi ceux-ci, comment oublier saint Jean-Paul II venu en mai 1985 en ce lieu de grâce?...
     
    Les raisons d'y croire
     
    Très souvent je me dis que le plus incroyable de tous les miracles serait le fait qu'il n'y en ai jamais eu. Deux excès à mon sens: prétendre que tous les phénomènes surnaturels sont vrais et prétendre que tous sont faux. En matière de crédibilité, Beauraing n'est pas en reste. Voici quelques exemples...
    • Interrogés séparément de très nombreuses fois par des spécialistes qui essayaient par tous les moyens de les piéger, jamais les enfants n'ont pu être confondus.
    • Deux guérisons reconnues
    • Durant les apparitions, les médecins se sont livrés à des tests (tels que pincements, piqûres, brûlures...) sur les voyants. Résultat? Aucune réaction.
    • Dès que la Vierge apparaissait, les 5 enfants tombaient simultanément et brutalement à genoux sur les pavés et cela, sans aucune douleur. "C'était comme si ces pavés étaient des coussins", disaient-ils.
    • Appelés à choisir entre 44 teintes de bleus, la couleur la plus proche d'un reflet de la robe de Marie, tous choisirent la même teinte sans avoir pu se concerter.
    • Si un objet (un chapeau par exemple) était placé devant leurs yeux pendant qu'ils voyaient, immédiatement ils l'écartaient car cela les empêchait de voir. Ce fait indique clairement qu'il s'agit d'une vision extérieure et non d'une vision intérieure.
    • Comment au vu de cela continuer de parler d'hallucinations? Faut-il soutenir que 5 cerveaux d'enfants se soient "détraqués" au même instant et à 33 reprises tout en percevant la même "hallucination"? Aucun psychiatre ne soutiendra pareille absurdité.
    • Tous les cinq furent toute leur vie d'une fidélité totale à ce qu'ils avaient vécu. Ayant très bien connu trois des voyants, je peux vous affirmer que pas une seule seconde, ils n'ont remis en doute la grâce qui leur a été faite. "Elle me manque. Je n'attends qu'une chose: la revoir!". "Quand on a vu un coin du Ciel, il est très difficile de rester dans la brume d'ici-bas", m'ont-ils dit souvent.

    Jean-Pierre Snyers  Site internet: jpsnyers.blogspot.com

  • Gaudete ("Soyez joyeux") : l'introït du 3e dimanche de l'Avent

    IMPRIMER

    D'Una Voce  sur le site d'Aleteia.org :

    Trésor du grégorien : l’introït de la joie du dimanche de Gaudete

    L’introït du troisième dimanche de l’Avent exprime la joie et la sérénité : l’Église chante la douceur désarmante des fidèles qui attendent leur Sauveur avec confiance.

    Le troisième dimanche de l’Avent est appelé d’après l’incipit, dimanche de Gaudete. Il a un caractère différent des autres dimanches précédant Noël : les ornements sont roses. C’est une sorte de réplique du dimanche de Lætare du carême.

    « Soyez joyeux »

    Les paroles de l’introït sont tirées de l’épître aux Philippiens — les disciples préférés de saint Paul : elles sont remplies de tendresse et de sérénité. Le texte latin est transparent en français, les racines des mots sont les mêmes, comme par exemple modesti(a), sollicit(i), ora(tiones), petition(es) :

    Gaudéte in Dómino semper : íterum dico, gaudéte. Modéstia vestra nota sit ómnibus homínibus : Dóminus enim prope est. Nihil sollíciti sitis : sed in omni oratióne petitiónes vestræ innotéscant apud Deum. « Soyez toujours joyeux dans le Seigneur !

    Je vous le répète : soyez joyeux. Votre sérénité dans la vie doit frapper tous les regards, car le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais dans toutes vos prières exposez à Dieu vos besoins. »

    Le verset choisi est le deuxième verset du psaume 84 : Benedixísti, Dómine, terram tuam : avertísti captivitátem Iacob. « Seigneur, vous avez béni votre domaine, vous avez délivré Jacob de la captivité. »

    Un art rhétorique subtil

    L’Église, remplie des aspirations de l’Ancien et du Nouveau Testament pendant l’Avent, crie : « Viens Seigneur Jésus ! » Elle sait que le Seigneur vient selon la chair à Noël, selon la grâce dans nos âmes et qu’Il viendra dans la Parousie aux derniers temps. Chaque incise de l’introït est construite avec un art rhétorique subtil. Le mouvement ascendant (protase) met en évidence une figure de style appelée climax consistant en une suite de mots qui avec des valeurs sonores ou rythmiques font augmenter l’intensité de l’expression vers un sommet (apex). Les mots importants sont semper (toujours), vestra (votre modération), nihil (rien) et oratione (oraison).

    La première incise évoque une vague qui monte et redescend avec douceur, mouvement souligné par la répétition du verbe Gaudete (réjouissez-vous). Le sommet de la vague est le mot semper, indiquant une ferme assurance.

    Douceur désarmante

    La mélodie continue au grave sur modestia, marquant une joie intime, douce, sans exubérance. C’est la douceur désarmante du chrétien, la douceur de la Vierge Marie, modèle de la joie chrétienne.

    Sur Dominus prope est, nouvelle vague d’espérance, la mélodie remonte pour nous inviter à l’insouciance chrétienne, semblable à celle de l’enfant qui se sait aimé. Nihil est le sommet : rien ne doit nous soucier. Nous sommes au sommet mélodique sur le do.

    Puis la mélodie s’apaise — ce que caractérise ce premier mode dans lequel est écrit cet introït — , douce et tranquille sans grands écarts. Elle évoque l’oraison confiante c’est la détente. Nous sommes invités à alimenter notre prière en déposant nos demandes auprès de Dieu.

  • Troisième dimanche de l'Avent, dimanche de la Joie

    IMPRIMER

    Gaudete.jpegHomélie du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ (homelies,fr - archive 2008)

    L’antienne d’ouverture donne le ton à toute la liturgie de ce jour : « Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche ». Cette invitation pressante à la joie, a donné le nom à la Messe de ce troisième dimanche de l’Avent : « Gaudete », c'est-à-dire réjouissez-vous. La couleur liturgique adaptée à cette tonalité eut été le rose, mais cette pratique traditionnelle est tombée quelque peu en désuétude.

    Quelle est la cause de cette joie ? « Le Seigneur est proche ». Nous n’attendons pas un Dieu lointain dont la venue serait encore hypothétique, un Messie annoncé pour un temps reculé : non, notre joie est toute entière dans la paisible certitude de la présence au milieu de nous de celui qui est venu dans l’humilité de la crèche, qui viendra dans la gloire au dernier Jour, et qui dans l’entre-deux, continue de venir visiter les siens pour les secourir de sa grâce, les instruire de sa Parole, les fortifier de son Eucharistie.

    Cette joie est donc celle de sa présence, cachée certes, mais bien réelle : « le Seigneur est proche ». Ne nous a-t-il pas déjà « enveloppé du manteau de l’innocence et revêtu des vêtements du salut » (1ère lect.) ? Il est donc juste de « tressaillir de joie » dans l’Esprit qui repose sur nous, « parce que le Seigneur nous a consacrés par l’onction » (Ibid.). C’est pourquoi Saint Paul nous exhorte à « être toujours dans la joie, à prier sans relâche, à rendre grâce en toute circonstance » (2nd lect.), dans la fidélité au don reçu : « n’éteignez pas l’Esprit ».

    Lire la suite

  • « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi »

    IMPRIMER

    "Evangile au Quotidien", pour ce 3e dimanche d'Avent, propose une homélie de Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
    Homélies sur l'Évangile, n°7 (trad. Le Barroux rev.)

    « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi »

    « Moi, je baptise dans l'eau ; mais au milieu de vous se trouve quelqu'un que vous ne connaissez pas. » Ce n'est pas dans l'esprit, mais dans l'eau que Jean baptise. Impuissant à pardonner les péchés, il lave par l'eau le corps des baptisés, mais ne lave pas l'esprit par le pardon. Pourquoi donc baptise-t-il, s'il ne remet pas les péchés par son baptême ? Pourquoi, sinon pour rester dans son rôle de précurseur ? De même qu'en naissant, il avait précédé le Seigneur qui allait naître, il précédait aussi, en baptisant, le Seigneur qui allait baptiser. Précurseur du Christ par sa prédication, il le devenait également en donnant un baptême qui était l'image du sacrement à venir.

    Jean a annoncé un mystère lorsqu'il a déclaré que le Christ se tenait au milieu des hommes et qu'il ne leur était pas connu, puisque le Seigneur, quand il s'est montré dans la chair, était à la fois visible en son corps et invisible en sa majesté. Et Jean ajoute : « Celui qui vient après moi a passé devant moi » (Jn 1,15)...; il explique les causes de la supériorité du Christ lorsqu'il précise : « Car il était avant moi », comme pour dire clairement : « S'il l'emporte sur moi, alors qu'il est né après moi, c'est que le temps de sa naissance ne le resserre pas dans des limites. Né d'une mère dans le temps, il est engendré par le Père hors du temps ».

    Jean manifeste quel humble respect il lui doit, en poursuivant : « Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sa sandale ». Il était de coutume chez les anciens que si quelqu'un refusait d'épouser une jeune fille qui lui était promise, il dénouait la sandale de celui à qui il revenait d'être son époux. Or le Christ ne s'est-il pas manifesté comme l'Époux de la sainte Église ?... Mais parce que les hommes ont pensé que Jean était le Christ -- ce que Jean lui-même nie -- il se déclare indigne de dénouer la courroie de sa sandale. C'est comme s'il disait clairement... : « Je ne m'arroge pas à tort le nom d'époux » (cf Jn 3,29).

  • Le Mystère de Noël, du grégorien au jazz

    IMPRIMER

    unnamed.png

    https://fb.watch/oFjDRkKCS6/

    lien pour acheter les billets :

    https://rcf.be/concert-mystere-de-noel

    - Samedi 16/12 : Rhode-Saint-Genèse
    - Dimanche 17/12 : Bruxelles, église de la Viale
    - Vendredi 22/12 : Beauraing

    Achetez ou offrez des places en cliquant ici