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Spiritualité - Page 11

  • Homélie pour le dimanche des vocations

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    Du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ (homelies.fr) (archive 2009) :

    Ce quatrième dimanche de Pâque, dont la liturgie nous présente la parabole du Christ Bon Berger, est traditionnellement choisi comme Journée mondiale de prière pour les vocations.

    Nous le savons hélas trop bien : depuis quelques années le nombre des candidats au sacerdoce est en chute libre, et la tendance au redressement, si souvent annoncée, n’est guère significative. Que se passe-t-il ? Le Seigneur cesserait-il d’appeler des jeunes à travailler dans sa vigne ? Ne serait-ce pas plutôt nous qui sommes devenus sourds à ses appels ? Je dis « nous » bien que l’appel soit bien sûr personnel ; mais pour que le dialogue entre Dieu et son élu puisse s’instaurer, un ensemble de conditions sont requises, qui impliquent la famille, la paroisse, l’école, bref : l’entourage chrétien du jeune que Dieu a choisi. Il est clair que l’appel du Seigneur passe par des médiations ; ou même s’il résonne directement au cœur de l’intéressé, celui-ci a besoin du discernement, du soutien, de la confirmation de son entourage. Or si les proches ne croient plus à la grandeur de la vocation sacerdotale, s’ils ne sont plus convaincus de la grâce extraordinaire qu’elle représente, si leur attitude ou leurs paroles sont plutôt dissuasives, il y a beaucoup à parier que l’appel n’aboutira pas et que la vocation sera avortée.

    Chaque vocation sacerdotale est enfantée par l’Eglise toute entière ; en premier lieu par l’Eglise domestique où le candidat a grandi, et l’Eglise locale où il a reçu les sacrements d’initiation chrétienne. Or tout enfantement est source de souffrances : « Pour faire un prêtre, disait St Jean Bosco, il faut beaucoup de larmes, de sueur et de sang ! » Sommes-nous prêts à payer ce prix pour voir se rajeunir le corps sacerdotal si vieillissant dans notre pays ? Sommes-nous prêts à prendre les devants et à assiéger le Cœur du Christ pour qu’il accède à notre demande ? Le Saint curé d’Ars disait que l’Eucharistie et le Sacerdoce sont des dons de l’amour du Cœur de Jésus : c’est donc à lui qu’il faut nous adresser pour obtenir les prêtres dont notre Eglise a un urgent besoin.

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  • Fixons notre regard sur notre Berger (4ème dimanche de Pâques)

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    Homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 4ème dimanche de Pâques :

    https://donchristophe.be/index.php/homelie/25-messes-dominicales/477-avancer-les-yeux-fixes-sur-notre-berger

    Avancer les yeux fixés sur notre Berger

    archive du 5 avril 2021

    L’Église naissante a fait l’expérience que le nom de Jésus sauve. Pierre et Jean guérissent « au nom de Jésus Christ, le Nazaréen ». Au tout début de l’Évangile, l’ange avait précisé à saint Joseph qu’il devrait appeler l’enfant Jésus, c’est-à-dire « le Seigneur sauve », car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés (Mt 1,21). Les apôtres n’agissent pas au nom des valeurs évangéliques, au nom de la fraternité ou quelque chose du genre, mais au nom de Jésus. Le nom, c’est la personne. Faire référence au nom de Jésus nous empêche de réduire le christianisme à une théorie, une théorie morale bien souvent, ou plutôt moralisatrice.

    Au contraire, le chrétien trouve le sens de sa vie en suivant Jésus, en écoutant Jésus, en aimant Jésus. Le fait d’observer des règles, de vivre raisonnablement, de s’imposer des efforts, de pratiquer des rites, tout cela ne devrait avoir qu’une seule source : aimer Jésus et accueillir son amour qui nous sauve. Penser à Jésus, redire son nom dans notre tête, vouloir garder une de ses paroles chaque jour dans notre cœur, voilà de belles pratiques qui nous feront avancer.

    Pourquoi le nom de Jésus a-t-il un tel pouvoir ? Le nom de Jésus a un tel pouvoir parce qu’il a donné sa vie pour ses brebis. C’est là que réside son pouvoir : donner sa vie ! Il n’a pas vécu comme quelqu’un d’invincible, mais il est devenu vainqueur en perdant sa vie, ou plutôt en la donnant — et il nous a aussi appris à donner notre vie afin de la garder.

    Le nom de Jésus est le nom de notre berger qui a donné sa vie pour ses brebis, qui a acquis de cette façon le pouvoir de les guider. Parce que Jésus a donné sa vie dans son combat contre le mal, il a acquis le pouvoir sur tout ce qui est ténèbre. Tout ce qui est sombre et assiège notre vie doit battre en retraite lorsque nous donnons notre foi et notre amour à Jésus, car il a vaincu les ténèbres. À nous de lui garder notre foi pour maintenir les ténèbres à distance. Il est notre berger, soyons les brebis qui le suivent et lui font confiance.

    Le berger, si nous lui tenons la main par la foi, peut nous conduire à travers des étroits chemins, des corniches dangereuses où nous sommes pris de vertige devant les peines de la vie ou les dangers. Si nous fixons notre regard sur lui plutôt que sur le vide, nous pourrons avancer.

    Même le temps que nous vivons peut devenir un bon temps alors que nous avons l’impression d’être bloqué de tout côté et qu’on nous ampute notre vie. J’ai fait l’expérience que si nous nous débattons en pensant que nous sommes tout seuls, abandonnés même du ciel, il n’y a que l’amertume au rendez-vous. Et nous nous mettons à en vouloir à plein de gens. Mais si nous regardons vers le Berger, si nous nous mettons avec amour sous sa protection, nous commençons à comprendre que tout peut porter du fruit. Ce temps difficile peut être un temps où Dieu va nous « tuner », nous travailler pour nous préparer à une grande mission et à un grand bonheur. Nous ne pouvons pas faire ce chemin à la place des autres, mais nous pouvons le faire pour nous-même.

    Il me revient la petite prière que le prêtre dit en secret avant de vous présenter l’hostie, au moment où il s’agenouille. Allez, je vous livre ce secret ! Le prêtre dit : « Seigneur Jésus, selon la volonté du Père et avec la puissance du Saint-Esprit tu as donné par ta mort la vie au monde ; que ton corps et ton sang me délivrent de mes péchés et de tout mal ; fais que je demeure fidèle à tes commandements et que jamais je ne sois séparé de toi. » Tout est là ! Jésus, par la puissance de Dieu, va donner par sa mort la vie au monde, et moi je demande de ne jamais être séparé de lui. Vivons ainsi. Attachons-nous au Seigneur au milieu des tempêtes. Un jour, quand nous verrons clair, nous serons émerveillés de là où il a réussi à nous conduire. Il est le maître de l’histoire.

  • Notre-Dame est réellement apparue à Banneux et son message est vital pour l'Église et pour les chrétiens

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    De Thomas Philipp Reiter sur le Tagespost (traduction DeepL) :

    Le Recteur du Sanctuaire : « Ce n’est pas ainsi que Dieu a voulu le monde »

    Léo Palm, recteur du Sanctuaire de Banneux, considère la « Vierge des Pauvres » comme une militante contre le nationalisme.

    19 avril 2024

    Monsieur le Recteur du Sanctuaire, que fête-t-on exactement à Banneux cette année ?

    En 2024, nous célébrerons le 75e anniversaire de la reconnaissance des apparitions mariales. Cela faisait seize ans que l'Église disait : "Vous pouvez être sûr qu'il n'y a pas eu d'absurdités à Banneux, mais que Notre-Dame est réellement apparue et que le message est vital pour l'Église et pour les chrétiens."

    Ce qui est intéressant, c'est que Notre-Dame est apparue à Banneux et à Beauraing, distants de seulement 120 kilomètres - et plus ou moins en même temps. Comment expliquez-vous celà?

    En effet : Notre-Dame est d'abord apparue à Beauraing. Elle s'est montrée 33 fois à cinq enfants. Parfois 20 000 personnes étaient présentes. Les journaux de l’époque regorgeaient d’articles à ce sujet. Les apparitions ont eu lieu entre le 29 novembre 1932 et le 3 janvier 1933. Il est bien sûr très surprenant que douze jours plus tard seulement, Notre-Dame apparaisse à nouveau en Wallonie, ici à Banneux. Cela n'a pas arrangé les choses, car les gens ont d'abord pensé que Mariette Beco, qui a vu Notre-Dame ici, ne faisait que copier. Surtout parce que les journaux regorgeaient de reportages sur Beauraing, les gens soupçonnaient que la jeune fille imaginait tout. Mais ce n'est pas la seule liaison entre Beauraing et Banneux. Il existe une autre référence importante.

    Laquelle ?

    Le curé qui travaillait ici à Banneux fit un pèlerinage à Beauraing le 31 décembre 1932. Il avait entendu parler des prétendues apparitions là-bas et il était donc effectivement présent le soir de l'une d'elles, en compagnie de son frère, qui était également prêtre et professeur dans une école. Les deux hommes sont même restés sur place lorsque 165 médecins et psychologues ont interrogé les enfants à qui Notre-Dame était apparue ce soir-là. 

    Que s'est-il passé là-bas ?

    Bien sûr, les opinions divergeaient énormément. Certains ont dit qu’il y avait peut-être quelque qui s'était produit, d’autres ont dit que c’était absurde. Lorsque les deux frères sont rentrés chez eux, ils ont fait rapport aux gens du quartier. En guise de message final, Notre-Dame dit à l'un des petits voyants de Beauraing : « Je convertirai les pécheurs ». Alors les gens de Banneux ont eu la glorieuse idée qu'il y aurait ce signe si un pécheur se convertissait ici, parce qu'ils étaient assez nombreux. Ils furent même assez téméraires pour choisir un pécheur. Une jeune femme de Banneux était entrée dans les ordres, même si son père s'était battu bec et ongles contre cette vocation. On disait alors que si ce père avait une approche un peu plus positive de la vocation de sa fille, alors on considérait cela comme une conversion. Eh bien, nous ne savons pas ce qu'est devenu ce père. Mais lorsque le curé a entendu parler d'apparitions dans le jardin de la famille Beco, le lundi 16 janvier 1933, il n'y a pas cru car il voulait voir un signe. Il n’en avait parlé à personne, mais il avait déjà traversé une crise de foi très profonde. Finalement, ce prêtre ici s’est converti. Il demanda à Mariette de demander un signe à la belle dame si elle lui réapparaissait. Et c'est ce qui s'est passé le 15 février. La Vierge a répondu à cette demande : « Croyez en moi, je croirai en vous ». Ces paroles sorties de sa bouche touchèrent et même choquèrent si profondément le prêtre que tous ses doutes disparurent soudain et que sa foi fut renforcée. Le jour de sa mort, il déclara que le plus grand miracle de Banneux était sa propre conversion.

    Que peut nous apporter aujourd’hui un site d’apparition mariale ?

    En 1933, la situation économique et sociale était relativement compliquée. Il n'y avait pas de sécurité sociale : ceux qui n'avaient pas de travail étaient pauvres. Alors Notre-Dame apparaît soudain ici à Banneux et répond à la question de Mariette « Qui es-tu, belle dame ? » « Je suis la Vierge des Pauvres ». Un nom complètement nouveau qui n’avait jamais été donné à Notre-Dame auparavant. Elle se donne ce nom et se tient donc résolument du côté des pauvres. Je pense que c'est très important, du moins tant qu'il y aura de la pauvreté. Malheureusement, je crains que la pauvreté ne soit jamais éradiquée.

    Quel rôle joue aujourd’hui la Vierge des Pauvres ? 

    Peut-être que nous, Belges, ne sommes pas aussi mal lotis que beaucoup d'autres, mais ce nom de "Vierge des Pauvres" touche les cœurs, surtout dans les régions les moins développées du monde, les pays dits émergents. Depuis Banneux, nous avons déjà envoyé plus de 7 000 statues de la Vierge Marie en cadeau dans le monde entier car beaucoup de gens n'ont pas la possibilité de venir chez nous. Et comme c'est injuste, il a été dit : Si vous ne pouvez pas venir à la Vierge des Pauvres, alors elle viendra à vous. Il y a aussi ceux qui ont pris des statues d'ici. Bien sûr, nous avons la chance de pouvoir trouver des personnes qui nous soutiennent financièrement. La Vierge des Pauvres, c'est une chose. Mais il y a aussi la source : elle est pour les malades, a dit Notre-Dame. Malheureusement, il y aura des malades jusqu’à la fin des temps. Et elle a ajouté : Cette source est destinée à toutes les nations. Elle a dit cela le mois où Adolf Hitler est arrivé au pouvoir en Allemagne. Elle s'est donc opposée à toute forme de nationalisme et a déclaré : Non, ce n'est pas ainsi que Dieu a voulu le monde. Il ne veut pas qu’un peuple soit au-dessus des autres peuples, qu’une race s’élève au-dessus des autres races, qu’une langue devienne arrogante. Dieu veut rassembler tous les peuples en un seul peuple de Dieu. « Trempez vos mains dans l'eau de la source », dit-elle. Pour moi, c'est simplement un rappel du baptême. Jésus dit : « Allez vers toutes les nations, vers tous les peuples, et baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » La source nous rappelle simplement le baptême. Et aujourd’hui, des chrétiens du monde entier viennent ici. Vous pouvez voir quels projets Dieu a pour notre monde. Il ne veut certainement pas du nationalisme, mais il veut que toutes les nations s'unissent dans la justice et la paix. Il s’agit bien sûr d’un projet qui a encore beaucoup de travail à faire.

    Qu'est-ce qui attend les pèlerins qui viennent à Banneux ces jours-ci ? 

    Les apparitions de Beauraing ont été officiellement reconnues le 2 juillet 1949. Pour nous à Banneux, c'était le 22 août 1949. Parce qu'il y a ce lien temporel, nous aimerions le célébrer ensemble. L'été est plus approprié que l'hiver. Nous célébrerons donc les reconnaissances entre le 15 et le 31 août. Le 15 août, la fête de l'Assomption de Marie au Ciel est célébrée avec des pèlerins dans les deux lieux. Mais il existe deux autres occasions disponibles. Le 22 août a lieu à Beauraing la grande célébration du Couronnement de Marie au Ciel, car Notre-Dame y est apparue avec une couronne et elle a également montré son cœur d'or. « Je suis la Vierge Immaculée », dit-elle. Ce jour-là nous ferons donc le pèlerinage en bus d'ici à Beauraing.

    Le 31 août est la fête de Marie Médiatrice. C'est une fête mariale typiquement belge. Lorsque, à cause des apparitions de Banneux, un cardinal de Rome tenta d'imposer cette fête dans l'Église universelle, cela ne devint pas un nouveau dogme, mais le Pape permit à nous, Belges, de la célébrer. C'est ainsi que nous le célébrons ici le 31 août, ce qui est tout à fait approprié. Ce jour-là, nous attendons ici des pèlerins de Beauraing. Mais nous espérons aussi que beaucoup d’autres viendront célébrer avec nous ici ce matin une fête internationale. Quand je dis internationale, il s'agit en réalité d'une messe belge car nous la célébrons dans les trois langues nationales : le français, le flamand et l'allemand. Et nous avons la chance que le nouvel archevêque de Malines-Bruxelles, Luc Terlinden, préside la messe. L'après-midi, il bénira les malades, également dans les trois langues. Le soir, nous organisons une procession aux chandelles.

  • Le pèlerinage de Chartres s’attend à une affluence record

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    Mathilde de Robien - publié le 16/04/24 in « Aleteia »

    "Le pèlerinage de Chartres organisé par Notre-Dame de Chrétienté à la Pentecôte s'attend à une affluence record pour la deuxième année consécutive."

    Le traditionnel pèlerinage de Pentecôte organisé par Notre-Dame de Chrétienté, qui se déroule cette année du 18 au 20 mai 2024, affiche déjà presque complet, un mois avant le coup d’envoi. Les pèlerins ralliant l’église Saint-Sulpice (Paris) à Notre-Dame de Chartres seront encore plus nombreux cette année qu’en 2023, assurent les organisateurs. Déjà en 2023, le pèlerinage avait rassemblé 16.000 personnes, un record qui avait contraint les organisateurs à clore les inscriptions quinze jours avant le pèlerinage. Cette année, les pèlerins pourraient être environ 2.000 de plus.

    Les organisateurs, tenus par les contraintes administratives, tablent sur une croissance de 10 à 11% pour l’édition 2024. Les inscriptions pour les familles sont déjà closes depuis huit jours, et les inscriptions “adultes” le seront le 16 avril au soir. Il reste néanmoins des places pour les enfants et les “pastoureaux” (13-16 ans). “Les inscriptions ont été anticipées très tôt cette année, notamment par les personnes qui n’ont pas pu participer l’année dernière faute de place”, explique Notre-Dame de Chrétienté. Il est cependant possible de s’inscrire pour rejoindre la colonne le dernier jour du pèlerinage, à la dernière halte avant Chartres, à Saint-Prest, et de marcher deux heures avant la messe de clôture célébrée cette année par le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Ces derniers mois, il a multiplié les prises de parole, parfois peu amènes, sur de récentes décisions du Vatican.

    Des aménagements nécessaires

    Cette croissance importante attendue nécessite quelques aménagements pour encadrer un si grand nombre de pèlerins. Les bivouacs s’étendront cette année sur des surfaces plus grandes que celles des années précédentes. Et ce n’est pas une, mais deux colonnes de marcheurs, qui s’élanceront à deux heures d’intervalle depuis Saint-Sulpice afin de pouvoir absorber le flux de pélerins. Un premier groupe s’élancera dès 7 heures le samedi matin, et participera à la messe le soir au bivouac de Choisel, tandis que le deuxième groupe démarrera par la messe à Paris avant de prendre la route.

    Autant de pèlerins qui seront amenés à méditer sur les fins dernières, autour du thème : “Je veux voir Dieu”. “La fin dernière n’est pas le baisser de rideau. La fin, c’est le bien absolu, c’est ce qui attire et oriente tout. La fin dernière, c’est Dieu”, souligne l’abbé Jean de Massia, aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté. “Cette fin donne tout son enjeu, toute son importance et sa beauté à la vie humaine. Nous sommes des pèlerins : notre patrie se trouve dans les cieux. Seule la pensée de la vie éternelle donne du sens à nos combats terrestres.”

    Lire aussi :[REPORTAGE] Joie éclatante et ferveur des pèlerins arrivant à Chartres

    Lire aussi :L’éternelle jeunesse du “Pélé de Chartres” "

  • 6 - 11 mai : retraite de Saint Ignace pour femmes (FSSP)

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    Retraite de Saint Ignace pour femmes (Belgique)

    L’Œuvre des Retraites du district de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre

    organise encore cette année en Belgique

    une retraite selon les Exercices spirituels de Saint Ignace :

    pour femmes (du lundi 6 mai au samedi 11 mai 2024)

    à la Maison Marie Médiatrice de toutes grâces de la Communauté des Béatitudes,

    à Thy-le-Château (environ 20km de Charleroi).

    Informations et inscriptions sur le site de l’Œuvre des Retraites.

    Ne tardez pas à vous inscrire !

  • Benoît-Joseph Labre, un vagabond mystique célébré par Paul Verlaine

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    « Saint Benoît-Joseph Labre, la seule gloire française
    du XVIIIème siècle, mais quelle gloire ! »
    Verlaine (1844 – 1896)

    SAINT BENOIT-JOSEPH LABRE

    Comme l'Eglise est bonne, en ce siècle de haine
    D'orgueil et d'avarice et de tous les péchés,
    D'exalter aujourd'hui le caché des cachés
    Le doux entre les doux à l'Ignorance humaine.
    Et le mortifié sans pair que la Foi mène
    Saignant de pénitence et blanc d'extase, chez
    Les peuples et les saints qui, tous sens détachés,
    Fit de la Pauvreté son épouse et sa reine,
    Comme un autre Alexis, comme un autre François
    Et fut le Pauvre affreux, angélique, à la fois
    Pratiquant la douceur, l'horreur de l'Evangile !
    Et pour ainsi montrer au monde qu'il a tort
    Et que les pieds crus d'or et d'argent sont d'argile
    Comme l'Eglise est bonne et que Jésus est fort !

    (Paul Verlaine – « Souvenirs » 1881)

    Une très belle notice est consacrée à ce saint fêté aujourd'hui et qu'un sénateur français désignait ainsi : « Un exemple de paresse et d’obscurantisme sanctifié sous prétexte qu’il était mort en état de crasse » (au moment de la canonisation de Benoît Labre en 1881 par le pape Léon XIII).

  • Saint Benoît Labre (16 avril)

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    De Raymond Martel, prêtre, sur le site des amis de saint Benoît Labre :

    Biographie de saint Benoît Labre

    maison

    Benoît Labre est né le 26 mars 1748 à Amettes en France. Il est l'aîné de quinze enfants d'une famille de cultivateurs.

    Très tôt, Benoît rêve d'une vie totalement donnée à Dieu. Il se sent de plus en plus attiré par la solitude et la prière. Il veut devenir moine. Après de nombreux essais sans succès, Benoît découvre que le Seigneur ne l'appelle pas à vivre dans un monastère. Dieu l'attend ailleurs.

    Une fois de plus, Benoît se met en route, mais cette fois-ci pour un long pèlerinage. Dans les divers sanctuaires situés sur son chemin, il s'arrête pour de très longs moments de prière.

    tableau

    Petit à petit, Benoît découvre que sa vocation est celle d'être pèlerin. Assoiffé de Dieu, c'est sur la route qu'il le rencontre. Un bâton à la main et un chapelet au cou, dans une vie de pauvreté et de prière, Benoît parcourt les routes d'Europe.

    Tourné vers Dieu, le coeur de Benoît l'est également vers les autres. Vivant au jour le jour, il trouve le tour de partager le peu qu'il a avec les pauvres de son entourage.

    À Rome, où Benoît passe les dernières années de sa vie, il est surnommé "le pauvre des Quarante-Heures"; on le retrouve en adoration dans les églises où le Saint-Sacrement est exposé. L'Eucharistie est au coeur de sa vie et de sa prière.

    Le 16 avril 1783, Benoît meurt à Rome à l'âge de 35 ans. La nouvelle se répand par la bouche des enfants : «Le saint est mort ! Le saint est mort !» Des miracles lui sont immédiatement attribués; ils contribueront même à la conversion de John Thayer, un ministre presbytérien.

    Le 9 février 1873, en présence du Saint-Père et à sa demande, Mgr Dominique Bartolini, secrétaire de la congrégation des Rites, procède à la lecture du décret annonçant l'éventuelle canonisation du bienheureux Benoît Labre (Voir compte-rendu de cette cérémonie et le texte intégral du décret dans les Annales catholiques, N° 62, 22 février 1873, p. 218-224). Près de neuf ans plus tard, le 8 décembre 1881, Benoît est déclaré saint.

  • Bruxelles (Chant d'Oiseau), 17 avril : conférence "Comment naissent les vocations?"

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  • Jubilate Deo omnis terra (Introit du 3e dimanche de Pâques)

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    Introitus Introït
    Ps. 65, 1-2  
    IUBILÁTE Deo, omnis terra, allelúia: psalmum dícite nómini eius, allelúia: date glóriam laudi eius, allelúia, allelúia, allelúia. Ps. ibid., 3 Dícite Deo, quam terribília sunt ópera tua, Dómine ! in multitúdine virtútis tuae mentiéntur tibi inimíci tui. ℣. Glória Patri. Jubilez pour Dieu, ô terre entière, alléluia ; chantez un psaume à Son Nom, alléluia ; rendez glorieuse Sa louange, alléluia, alléluia, alléluia. Ps. 3 Dites à Dieu: Que Tes œuvres sont terribles, Seigneur! A cause de la grandeur de Ta puissance, Tes ennemis T'adressent des hommages menteurs. ℣. Gloire au Père.
  • La raison d’être de l’Église et l’assurance de son avenir (homélie pour le 3ème dimanche de Pâques)

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    homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 3e dimanche de Pâques, 14 avril 2024

    Il y a quelques jours, l’archevêque de Malines-Bruxelles était interviewé à la radio par une journaliste pour qui c’était évident que l’Église allait mal et que son avenir passait par une « modernisation ». Il fallait être une Église un peu plus comme tout le monde, et accepter les requêtes de la bien-pensance actuelle. Et qu’importe s’il nous fallait renoncer à tout ce qui est contestation des modes de vie où Dieu n’a rien à dire. Le salut de l’Église viendrait du monde. Mais à ce prix là, pourquoi maintenir une telle institution qui se viderait de l’intérieur ? À la radio, il n’a pas été possible de parler de la mission fondamentale de l’Église, peut-être parce que c’est indécent de parler de Dieu en public ou qu’on aurait l’impression d’être envoyé de la planète Mars. Mais ici, dans l’homélie, nous pouvons apprendre des textes de ce dimanche la raison d’être de l’Église et l’assurance de son avenir.

    Partons d’une conviction centrale : le Seigneur aime son Église. Il l’aime passionnément, parce qu’il aime chacun de ses membres. Et il l’aime en raison de sa mission. Jésus relevé d’entre les morts dit aux apôtres et aux quelques disciples présents : « à vous d’en être témoins » ! C’est cela, l’Église, ceux qui ont fait l’expérience du Christ vivant dans leur vie et qui en deviennent les témoins. Le Christ a invité les apôtres à toucher son corps ressuscité, il leur a prouvé sa présence réelle. Et il leur a donné la mission de proclamer la victoire du Christ, de la donner à voir, à sentir, à toucher. À nous maintenant de demander au Seigneur : donne-moi de te toucher par la foi, d’éprouver ta présence dans ma vie, afin que je sois témoin de ton amour aujourd’hui !

    Ce chemin d’une Église qui témoigne est possible à condition d’un grand renouveau de foi. Faisons des choix, dans notre vie, qui mettent Dieu au centre. Optons pour le bonheur que lui seul peut donner, le bonheur qui naît d’une intimité avec lui ! Mais comment être sûr de cette intimité ? Vous l’avez entendu tout au long des lectures : cette intimité, cette union du cœur au Père, elle est offerte par le pardon des péchés. Nous devrions commencer toute vraie prière en nous reconnaissant pécheurs, éloignés de Dieu par notre faute, et attendu par lui avec un amour si puissant qu’il nous a sauvé. Celui qui se reconnaît pécheur et aimé commence vraiment à ouvrir son cœur à Dieu et à vivre de sa vie, à ressentir le bonheur de sa présence. Et pour les bouchons tenaces, vous le savez bien, il y a le sacrement de réconciliation. Jésus a dit que ce qui serait proclamé en son nom, c’est la conversion, le retournement du cœur vers Dieu, le changement de vie. Tout cela n’est pas facultatif dans le renouveau de notre foi, dans le retour à une Église qui témoigne.

    À cause de cet appel à la conversion, il ne faudra pas s’étonner si l’Église de demain est de plus en plus un signe de contradiction face aux solutions de bonheur au rabais. C’est normal que nous soyons une Église de plus en plus décalée par rapport à la société, une Église dissidente, et une Église incomprise par le plus grand nombre. Mais il nous faut penser à tous ceux qui cherchent à voir le bonheur (Psaume 4) et dont le cœur dit secrètement, à leur insu même : « sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage ! » Soyons témoins de ce bonheur nouveau que Dieu seul peut donner car il en est la source, pour toujours !

  • « La promotion des vocations au sacerdoce est ma priorité absolue » (L'évêque de Clifton)

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    De kath.net/news :

    « La promotion des vocations au sacerdoce est ma priorité absolue »

    13 avril 2024

    Nommé évêque MacDonald/Clifton (Royaume-Uni) : « La vie et la mission de l'Église dépendent de la présence de pasteurs fidèles pour mener à bien ce ministère unique de consécration et d'absolution. »

    Clifton (kath.net/pl) « La promotion des vocations au sacerdoce est de la plus haute importance car nous avons un besoin urgent d'un ministère sacerdotal, en particulier compte tenu de l'absence d'Église et de l'indifférence généralisée de nombreuses personnes. Le peuple de Dieu tout entier est responsable de la vocation sacerdotale et nous pouvons tous offrir notre soutien par une prière humble et persistante. » C'est ce que dit l'évêque de Clifton, Bosco MacDonald, (Grande-Bretagne) à la fin de son entretien détaillé avec le « Catholic Herald ». Il a également abordé d'autres questions fondamentales, comme les familles catholiques, les écoles catholiques, son propre cheminement vers le sacerdoce, mais aussi le déclin du nombre de fidèles.

    Au sujet des appels, il explique plus loin : Pour ceux qui envisagent le sacerdoce, la chose la plus importante est d'être ouvert et réceptif à l'appel de Dieu. La vocation au sacerdoce est un don de Dieu et non quelque chose que l'on décide de manière isolée. Le seul désir de devenir prêtre ne suffit pas – vous devez discerner si vous avez vraiment un appel de Dieu et si vous avez les qualités nécessaires pour servir l’Église.

    Il conseille de « prier d’abord à ce sujet. Si vous ne savez pas comment faire ou quoi dire, cela n'a pas d'importance : Dieu vous aidera à trouver les mots justes. Ils doivent également rechercher la direction et l’accompagnement de l’Église, car il est de la responsabilité de l’Église de reconnaître l’aptitude de ceux qui souhaitent entrer au séminaire et de les appeler à l’ordination s’ils possèdent les qualités nécessaires.

    L’évêque nommé déclare expressément : « La promotion des vocations au sacerdoce est ma plus haute priorité, car la vie et la mission de l’Église dépendent de la présence de pasteurs fidèles qui exercent ce ministère unique d’ordination et d’absolution. C’est pourquoi je ferai de mon mieux pour promouvoir la prière pour les vocations, présenter personnellement l’appel au sacerdoce et essayer de témoigner de la joie et de la sainteté de la vie sacerdotale.

    La réponse du futur évêque à la question de savoir quel est le meilleur outil dont dispose l'Église pour la conversion des âmes est également particulièrement instructive. Il dit : « En un mot : Jésus. C'est Lui qui nous appelle à sortir des ténèbres et à devenir ce que nous sommes vraiment. Il est Celui qui nous soutient et est la source de toute notre espérance. Et l'Église administre le sacrement de son corps. En matière de conversion, rien d’autre ne s’en rapproche.

    La Sainte Eucharistie est magnifiquement décrite comme la source et le sommet de la vie chrétienne, toute la richesse spirituelle de l'Église et le plus grand don du Christ à l'Église. Comme sacrement qui représente le sacrifice du Christ pour notre salut. Par conséquent, Jésus dans le Saint Sacrement de l’Autel – l’Eucharistie – est le plus grand atout de l’Église.

    Lien vers l’interview complète dans le « Catholic Herald » :L'évêque élu de Clifton parle du mariage, de la parentalité dans un monde laïc, des pressions auxquelles sont confrontés les prêtres et bien plus encore, y compris du plus grand atout de l'Église

  • La liturgie romaine; Histoire et repères pour aujourd’hui : un livre de Denis Crouan

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    La liturgie romaine

    La liturgie romaine
    Histoire et repères pour aujourd’hui
    DENIS CROUAN

    L’auteur constate un grand écart entre la liturgie telle qu’elle est prévue par l’Église et sa mise en œuvre dans les paroisses. Et pourtant l’authentique façon de célébrer l’Eucharistie fait l’unité et l’universalité de l’Église et porte des fruits de foi.

    La liturgie eucharistique, couramment appelée « messe », est un sujet que bien peu connaissent. Le présent ouvrage entend retracer la grande histoire de la liturgie et apporter quelques réponses aux questions de la pastorale contemporaine afin que puisse être engagée une « réforme de la réforme » liturgique conciliaire, autrement dit que soient « extirpés les abus » qui ont été introduits dans le culte et corrigées certaines habitudes qui privent les fidèles des fruits de l’authentique façon de célébrer l’Eucharistie.

    La liturgie que nous appelons « romaine » obéit à des normes objectives précisées dans le missel romain élaboré à partir de la Tradition authentifiée par l’Église. Aucune communauté se disant catholique ne peut fabriquer « sa » liturgie.

    L’auteur rappelle que, par ce respect humble du sacré (à travers gestes, chants, habits etc..), c’est toute la foi qui se transmet : par la liturgie, c’est toute l'Église qui prie, exprimant ainsi, son unité spirituelle et son universalité dans ce sacrement.

    Théologien, DENIS CROUAN a été professeur de Lettres et d’Histoire. Organiste, il a, entre autres, bénéficié d’une formation à la liturgie et au chant grégorien à Solesmes. Il a aussi été chargé d'entrer dans l'équipe qui s'occupe de la cause de béatification de Don Guéranger, l'Abbé de Solesmes qui a restauré la liturgie en France et en Belgique au XIX° s

    La vie de Dom Prosper Guéranger, restaurateur de la vie monastique à Solesmes (1805-1875) (52 mn) (30 janvier)

    https://youtu.be/FL2fHH0Ufqw

    Thèmes abordés : La révolution française et la destruction de l’Eglise ; La restauration de la vie monastique bénédictine par Dom Guéranger ;

    Dom Prosper Guéranger, restaurateur de la vie monastique à l’abbaye de Solesmes après la Révolution est né le 4 avril 1805. D’abord prêtre séculier, il rachète une ancienne abbaye en ruine à Sablé-sur-Sarthe et il restaure le monachisme Bénédictin. Il donne au monastère de Solesmes une solide base qui lui permettra de passer toutes les épreuves du 20e et du 21e siècle, stable dans sa fidélité à la règle de Saint-Benoît et dans son respect de la liturgie.