De BDO sur le site de La Vie :
Un nouveau rôle pour Benoît XVI ?
C'est ce que certains déduisent de l'interview du pape François accordée au Corriere della Serra.
Qu'on le regrette ou non, Benoît XVI ne devrait plus nous adresser la parole directement et publiquement aux côtés du pape François. Fidèle à lui-même, fidèle à ses engagements, il étudiera, écrira et priera pour son Église, dans une discrétion maximale et dans le calme des jardins du Vatican.
Pourtant, on le sait aussi, François aime venir consulter « El viejo » comme il surnomme son prédécesseur (le patriarche à qui on vient demander des conseils). « Benoît XVI n'est pas une statue de musée » a-t-il ainsi expliqué début mars au quotidien italien le Corriere della Serra.
Est-ce dans la foulée de ces conseils réguliers qu'ils ont décidé de revoir ensemble le rôle du pape émérite ? Car dans la suite de l'interview accordée au Corriere, on apprend que François et Benoît en ont parlé et qu'ils ont décidé ensemble qu’il serait « préférable » que ce dernier « rencontre des gens, qu’il sorte, et qu’il participe à la vie de l’Église. […] Certains auraient voulu qu’il se retire dans une abbaye bénédictine, loin du Vatican raconte François. J’ai pensé aux grands-parents qui, par leur sagesse et leurs conseils, donnent de la force à leur famille et qui ne méritent pas de finir dans une maison de retraite ».
Quelques jours plus tard, sortait d'ailleurs de presse un texte inédit de Benoît XVI, intégré dans un livre sur Jean-Paul II*. Il n'en fallait pas plus pour susciter les passions.
Ainsi, le célèbre vaticaniste italien Sandro Magister s'est-il intéressé à l'accent mis par le pape allemand sur l'encyclique publiée en 1993, Veritatis Splendor, et sur la déclaration très critiquée à sa sortie en 2000 Dominus Jesus. Dans la première, explique le journaliste, il est question de fondements de la morale, alors que la seconde « résume les éléments non négociables de la foi catholique ».
De même, lorsque le pape émérite loue le courage de Jean-Paul II qui « a agi en fonction de sa foi et de ses convictions [qui] était même prêt à recevoir des coups », et qui « n’a jamais regardé autour de lui avec inquiétude en se demandant comment ses décisions allaient être accueillies », certains veulent y lire une critique du pape argentin qui (toujours dans son interview au Corriere) reconnaissait n'avoir « jamais compris l'expression ‘valeurs non négociables’ ».
D'autres, n'y verront que la mise en avant d'un pontificat unique de la part d'un de ses plus fidèles serviteurs. D'autres encore y retrouveront la richesse et les défis de l'Église, faite d'une diversité de pastorales, de sensibilités et de charismes, tous forgés sur le même socle : celui des Évangiles.
Quoi qu'on en déduise, si des textes inédits de Benoît XVI pourraient encore venir éclairer le croyant sur la théologie, sur l'Église ou sur sa foi, il ne faut pas attendre pour autant du pape émérite qu'il reprenne un rôle de premier plan aux côtés de François.
* Le livre : Accanto a Giovanni Paolo II. Gli amici e i collaboratori raccontano, sous la direction de Wlodzimierz Redzioch, Edizioni Ares, Milan, 2014, 236 pp., 15,90 euros.
, l’un des bras droits du pape François, fait le forcing , comme le rapporte le site web de « Radio Notre-Dame » (Paris):
A quoi attribuer l'illumination le soir venu de la désormais célèbre statue de la Vierge à Sart-Jalhay ? Pour expliquer rationnellement ce mystère, on aura tout entendu : radioactivité, ondes, panneaux photovoltaïques... Bref, il ne manque plus que l'influence de la lune, le passage des grues et le sifflement du TGV pour satisfaire les esprits les plus opposés au surnaturel. Figurez-vous que je suis allé deux fois « voir sur place ». La première : en pleine journée. J'ai pu regarder tant et plus et prendre en mains cette statue de plâtre qui fait couler tellement d'encre. Une trentaine de centimètre, brunâtre, un peu abîmée par le temps. Rien de très spécial. La deuxième : le 16 mars, le soir. Environ 1500 personnes. Deux heures de file d'attente. Avec une trentaine d'autres visiteurs, me voici enfin à nouveau face à cette représentation de la Vierge (telle que je l'avais vue). Puis voici que quelqu'un éteint. Tout est plongé dans l'obscurité totale... sauf que deux secondes plus tard, la statue est, de la tête aux pieds, remplie d'une lumière blanche, extraordinaire. Comme tant d'autres, je vous avoue que je suis bouleversé. Une personne la retourne pour nous faire constater que le dos n'est pas éclairé, et la remet ensuite face à nous, toute illuminée. Quelqu'un rallume. Tout redevient normal. A deux reprises, nous avons assisté à ce test. Qu'en conclure ? Une chose est sûre : à voir nos visages et nos gestes de piété après avoir vu, une telle expérience n'est pas prête d'être oubliée. Alors quoi ? Surnaturel ? L'avenir nous dira peut-être si ce phénomène qui a débuté le 17 janvier (date anniversaire de l'apparition de la Vierge à Pontmain -France), est d'ordre divin ou non. Autre question : pourquoi les caméras et les appareils photos ne parviennent-ils pas à capter l'image de cette statue lorsqu'elle est illuminée ? Serait-ce parce que cette lumière n'est pas de ce monde ? En attendant, souvenons-nous de ces mots du philosophe Jean Guitton : « Le surprenant, c'est la négation préalable des esprits qui se disent scientifiques . »
LA VIE DE SAINTE GERTRUDE DE NIVELLES - fête au 17 mars (
« Patrick Archbold est un contributeur régulier du National Catholic Register. C’est sur ce très important blog catholique conservateur américain qu’il a publié un billet (Pope Francis and the SSPX: An Opportunity - Le pape François et la FSSPX : une opportunité). Son texte a déplu aux responsables de NCR, et il faut aller sur