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Actualité - Page 1284

  • « Une Eglise pauvre pour les pauvres » ? oui, mais…

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    Lu sur le site « Pro Liturgia » (Denis Crouan) :

    marie_madeleine.jpg« On trouve dans les Evangiles un passage qui remet en cause ce qu’il est convenu d’appeler l’ “évangile social”.  Mais avant de voir ce passage, il convient de définir l’ “évangile social”. Cette expression est née dans les communautés protestantes, puis a été utilisée dans les milieux catholiques. L’ “évangile social” est un mouvement qui s’est développé aux XIXe et XXe siècles et qui a consisté à appliquer une éthique qui se voulait chrétienne à des problèmes de société comme l’injustice, l’inégalité, l’alcoolisme, la criminalité, les tensions raciales, la pauvreté, le travail des enfants, les syndicats... etc. Une foi solide, disait-on, devait nécessairement porter sur des choses concrètes et apporter des réponses pertinentes à ceux qui souffrent de maux propres aux sociétés modernes et souvent déshumanisées.

    Jusqu’ici, on ne peut qu’être d’accord avec cette façon de comprendre l’Evangile. Sauf que dans ce même Evangile se trouve un passage troublant qui vient contredire l’idée communément admise selon laquelle le service des pauvres devrait être la priorité de l’Eglise.

    Ce passage montre que si le service des pauvres est essentiel, quelque chose est bien plus important. Allons directement au texte : « Comme Jésus se trouvait à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme s’approcha de lui, portant un flacon d’albâtre contenant un parfum de grand prix. Elle le versa sur la tête de Jésus, qui était à table. Voyant cela, les disciples s’indignèrent en disant : “A quoi bon ce gaspillage ? On aurait pu, en effet, vendre ce parfum pour beaucoup d’argent, que l’on aurait donné à des pauvres.” Jésus s’en aperçut et leur dit : “Pourquoi tourmenter cette femme ? Il est beau, le geste qu’elle a fait à mon égard. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. Si elle a fait cela, si elle a versé ce parfum sur mon corps, c’est en vue de mon ensevelissement. Amen, je vous le dis : partout où cet Evangile sera proclamé - dans le monde entier -, on racontera aussi, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire.” Alors, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : “Que me donnerez-vous si je vous le livre ?” (Cf. Matthieu 26, 6-14).

    Les autres Evangiles relatent également cet épisode (cf. Marc 1 et Jean 12). Mais si S. Jean attribue l’objection seulement à Judas en laissant clairement entendre qu’elle est révélatrice de sa cupidité, Marc et Matthieu l’attribuent à tous les disciples présents.  Encore plus intéressant : les trois Evangiles établissent un lien entre l’objection de Jésus et la décision de Judas à livrer Jésus. Tous les disciples ont été surpris d’entendre ce que Jésus leur déclare, mais c’est surtout Judas qui réagit.

    Ce passage de l’Ecriture est étonnant et même déconcertant. On se serait attendu, en effet, à ce que Jésus reprenne la femme en lui disant qu’elle aurait mieux fait de donner son argent aux nécessiteux. N’avait-il pas enseigné, en effet, que nous serons jugés en fonction de ce que nous avons fait au plus petits de ses frères ? (Cf. Mt. 25) Alors comment se fait-il que Jésus ne réprime pas l'incohérence du geste de la femme et ne lui demande pas de donner l’argent aux pauvres ? La réponse est une nouvelle fois donnée par Jésus lui-même : “Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours.”  Ici, Jésus se présente comme une sorte de visiteur occasionnel, comme quelqu’un qui n’est de passage ici-bas. Que veut-il nous enseigner par là ? Quelque chose d’essentiel : que rien, absolument rien - pas même le service des pauvres - ne peut l’emporter sur le culte et l’honneur dus à Dieu.

    Si le service des pauvres a la préséance sur ces valeurs, alors il risque de nous transformer en idolâtres : des idolâtres habillés en pasteurs, mais des idolâtres tout de même puisque nous inversons les valeurs.  Ce point capital concernant la préséance du culte rendu à Dieu sur le service des pauvres avait déjà été enseigné par les anges annonçant la naissance du Fils de Dieu. Leurs premières paroles n’étaient-elles pas : “Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté” ? Il devenait alors très clair que la glorification de Dieu devait venir en premier, la paix sur terre n’étant que le corollaire du culte rendu à majesté divine, de ce culte liturgique que l’Eglise considère comme la source et le sommet de sa vie. Un professeur de séminaire disait aux futurs prêtres : “Méfiez-vous de la pauvreté de Judas.” Que voulait-il dire ? Simplement que l’attention apportée aux pauvres peut parfois conduire à diluer la doctrine chrétienne et faire oublier que le culte rendu à Dieu doit toujours demeurer prioritaire. S’il en vient à occuper la seconde place, alors l’ “évangile social” aboutit à des accommodements hasardeux de la doctrine chrétienne, et l’authentique message évangélique finit par être présenté de façon édulcorée ou altérée. Ce qui présente un réel danger pour la foi. Un danger qui n’est autre qu’une douce - mais réelle - apostasie.

    Ref. http://www.proliturgia.org/ v. 28.08.15 

    Un légiste demanda à Jésus pour l'embarrasser : "Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi?"  Jésus lui dit : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur de toute ton âme et de tout ton esprit : voilà le plus grand et le premier commandement.  Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. A ces deux commandements se rattache toute la Loi, ainsi que les prophètes." (Mt.22, 35:40) Le second est semblable au premier dans la mesure où il se fonde sur lui.Tout le reste est idéologie.

    JPSC

  • USA : 300 manifestations pour protester contre les pratiques du planning familial américain

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    De la synthèse de presse bioéthique de gènéthique.org :

    ETATS-UNIS : 300 MANIFESTATIONS POUR PROTESTER CONTRE LES PRATIQUES DU PLANNING FAMILIAL AMÉRICAIN

    USA Today a révélé qu’environ 300 manifestations se sont déroulées ce samedi 22 août sur le territoire américain pour protester contre le trafic d’organes de fœtus avortés auquel s’adonne la branche américaine du planning familial (cf. Synthèse Gènéthique du 15 juillet 2015).

    La pratique d’avortements partiels et de prélèvements d’organes sur des fœtus, dont le cœur battait encore pour certains d’entre eux (cf. Synthèse Gènéthique du 21 août 2015), en vue de la vente a été dénoncée à travers des vidéo filmées en caméra cachée et mises en ligne par l’association Center for Medical Progress.

     

    Les manifestants, refusant de cautionner de telles « atrocités », ont réclamé la suspension des subventions versées à l’organisme (cf. Synthèse Gènéthique du 19 août 2015)

     

    « Je pense que la majorité silencieuse se lève pour faire front » a déclaré Debbie Ramsey, une manifestante qui "regrette ses avortements passés".  « Après avoir vu les vidéos, comment pourrions nous demeurer silencieux ? » interroge-t-elle.


    Sources: 

    The Courrier-Journal (Kirsten Clark), 23/08/2015

  • Chine (Zhejiang) : les chrétiens se mobilisent contre la campagne de destruction des croix

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    Lu sur le site "Eglises d'Asie" (Agence d'Information des Missions Etrangères de Paris):

    Zhejiang : la résistance des chrétiens à la campagne d’abattage des croix prend de l’ampleur

     

    A mesure que les mois passent, le bilan de la campagne d’abattage des croix plantées au sommet des lieux de culte chrétiens s’alourdit dans la province du Zhejiang. Quelque 1 200 croix ont ainsi été démontées ou déplacées, et plusieurs dizaines de lieux de culte détruits. Toutefois, la nouveauté n’est plus tant dans la conduite de cette campagne par les autorités provinciales – les premières croix ont été abattues en janvier 2014 – que dans la résistance opposée par les communautés chrétiennes à cette campagne. Unis dans une commune dénonciation de cette campagne, membres des Eglises officiellement enregistrées ou fidèles des Eglises « clandestines », catholiques et protestants osent dire ouvertement leur mécontentement, un mécontentement qui trouve des relais à l’étranger.

     

    Sur le terrain, si la campagne se poursuit, les autorités semblent avoir perdu la bataille de la communication. En mai dernier déjà, les réseaux sociaux chinois s’étaient emparés d’une photo où l’on voyait une grue télescopique géante approcher son bras du sommet du temple de la communauté protestante Huzhen, dans la ville de Lishui (centre du Zhejiang) ; la nacelle de la grue semblait prête à saisir la croix surmontant l’édifice, une croix en proie aux flammes et surmontée d’une colonne de fumée noire. Sur le réseau social Weibo, les commentaires accompagnant la photo étaient sans équivoque : des officiels « mauvais » avaient mis le feu à la croix, faute de la détruire autrement. La réplique des autorités fut non seulement très tardive, mais peu plausible : début juillet, le Zhejiang Ribao (‘Quotidien du Zhejiang’) affirmait que la croix, « dangereusement proche » du paratonnerre, comprenait un système d’éclairage défectueux et avait « spontanément » pris feu.

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  • 13 septembre 2015 : le Saint-Sacrement est exclu de la Grande Procession de Tournai

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    news-Grande-Procession-chasse.jpgLe 13 septembre, on verra défiler dans les rues de Tournai une procession réorganisée en six chapitres. Et le Saint-Sacrement n’en fera plus partie. Selon le diocèse de Tournai «cette dévotion n’est pas fondamentale» et la tradition doit se mêler au renouvellement. Mais, rassurons-nous, l'essentiel est sauf: Monseigneur Harpigny fera toujours partie du cortège.

    Lu sur le site du diocèse :

    «  ‘La tradition doit toujours évoluer’ : c’est conscients de cette vérité que les membres du comité de la Grande Procession de Tournai ont commencé voici quelques années à réfléchir sur l’avenir de cette manifestation vieille de plus de neuf siècles.

    Avec un constat : la diminution du nombre de spectateurs sur le parcours et un relatif manque d’intérêt du public….Après une première initiative – depuis 2013, la Grande Procession sort le matin – le comité a voulu présenter un cortège plus historique, plus identitaire. La composition des quelque 70 groupes n’a pas été modifiée, mais c’est l’ordonnancement qui va connaître cette année de grands changements. Jusqu’à présent, le cortège était articulé autour de trois axes successifs : les saints, les Vierges et les groupes de la cathédrale. Le 13 septembre prochain, la procession qui quittera la cathédrale se présentera en six parties : « Au cœur de la cité, la cathédrale Notre-Dame », « Autour de la cathédrale, la couronne des églises paroissiales », « Au cœur des églises paroissiales, cultes particuliers et confréries », « Hors les murs, chapelles et nouvelles églises paroissiales », « Dans les cloîtres ou sur le grand chemin : moines, moniales et pèlerins » et enfin « Retour à la cathédrale, église-mère de la cité et du diocèse ».

    Dépasser les clivages anciens

    Et c’est à l’issue de la procession qu’on constatera un autre changement important : le Saint-Sacrement s’efface. Mgr Harpigny et le clergé fermeront toujours la marche, mais sans l’ostensoir qui était jusqu’à présent porté sous le dais. « Nous constations un décalage gênant », notent MM Vanden Broecke et Casterman, respectivement président et administrateur du comité organisateur. D’où leur volonté de s’adapter à la réalité d’aujourd’hui, et ce avec l’accord de l’Evêque. Le Saint-Sacrement n’a en effet pas toujours été porté dans la Procession : c’est une dévotion arrivée plus tard dans le temps et qui n’apparaît donc pas comme fondamentale.

    Voulant par ailleurs dépasser les vieux clivages, la Grande Procession et les Amis de Tournai ont décidé de coordonner leur action. Les « Cortèges » qui sortaient précédemment en mai-juin, prendront place le dimanche après-midi. Et de manière symbolique, les clés de la Ville, remises par le bourgmestre à l’évêque à l’issue de l’office pontifical du samedi soir, seront à leur tour transmises par Mgr Harpigny aux Amis de Tournai lors d’une nouvelle cérémonie qui se déroulera place de l’Evêché le dimanche vers 13h30, après la rentrée de la procession à la cathédrale.

    A noter encore que la journée du 13 septembre s’inscrit dans les « 400 coups », organisés dans le cadre de Mons 2015, avec une promotion commune de ces différentes manifestations. »

    Ref. La Grande Procession de Tournai : des nouveautés

    JPSC

  • Liège : découvrir l’office primitif de la fête de saint Lambert, avec Marcel Pérès

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    logo_bleu.jpg

     

    Une initiative de l’Académie de Chant grégorien à Liège :

     

    À l’abbaye de la Paix Notre-Dame (Bd d’Avroy, 54 à Liège), Marcel Pérès, directeur du Cirma (Centre itinérant de recherche sur les musiques anciennes) et de l’Ensemble vocal « Organum » ,animera deux week-ends de formation consacrés au chant de l’office primitif de saint Lambert (Etienne de Liège, Xe s.) :

    benedictines liege.jpg

    du vendredi 4 (17h00) au dimanche 6 septembre 2015 (18h00) et

    du vendredi 18(17h00) au dimanche 20 septembre 2015 (18h00)

    Trente places sont ouvertes pour ces deux week-ends de stage. Les cours s’adressent prioritairement aux personnes qui disposent d’une formation musicale ou d’une pratique chorale confirmée 

    église du st sacrement.JPG

    Le second week-end se clôturera le dimanche 20 septembre à 16 heures par la célébration liturgique des vêpres restituées pour la Solennité de la fête de saint Lambert, patron de la ville et du diocèse de Liège. Cette manifestation publique aura lieu à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132 à Liège). Entrée libre. 

    Plus de renseignements ou inscription au stage :

    S’adresser à Jean-Paul Schyns, Quai Churchill, 42/7 4020 Liège.Tél. 04.344.10.89 (de l’étranger :+32.4.344.10.89). E-mail : jpschyns@skynet.be Informations générales et inscriptions en ligne sur le site de l’académie : www.gregorien.com Copie de chantgrego_46.jpg

    En savoir plus ► 

    Inscription en ligne  ►

     JPSC

  • Des articles pour éclairer la thématique du prochain synode des évêques

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    De Stéphane Seminckx sur didoc.be :

    Le synode sur la famille ... avec didoc

     

    Du 4 au 25 octobre prochain aura lieu la 14ème Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Evêques. Elle aura pour thème : La vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde contemporain. A cette occasion, didoc a rassemblé ici tous ses titres qui ont trait aux débats de cette assemblée.

     

    Sur le mariage chrétien

    Sur la paternité responsable et Humanae Vitae

    Sur la sexualité

    Sur la question des personnes divorcées remariées

    Sur la morale fondamentale et la conscience

    Sur l'homosexualité

    Stéphane Seminckx est prêtre, docteur en médecine et en théologie.

  • Conjuguer justice et miséricorde

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    De Jean-Michel Castaing sur cahierslibres.fr :

    Quand justice et miséricorde se rencontrent…

    Une tension immémoriale

    Le 8 décembre prochain débutera pour l’Église l’année de la Miséricorde. Sans attendre cette date, il m’a paru important de souligner l’importance de celle-ci pour la vie des croyants. De plus, ayant besoin d’un angle d’approche très précis pour ce court article, j’ai choisi d’aborder le sujet de la miséricorde dans son rapport avec la justice.

    Thème éternel que ce face à face entre justice et miséricorde ! Très logiquement la justice a été associée à la vérité, et la miséricorde à l’amour. La justice de Dieu nous met face à la réalité de notre péché, de nos contradictions. Quant à la miséricorde, elle déplace le curseur en direction de la bonté : avec elle, Dieu passe outre nos égarements. La justice de Dieu porte la lumière sur nos errements ; la miséricorde, quant à elle, met l’onguent de la tendresse sur nos plaies en y apposant le sceau du pardon. Dieu, à défaut d’être complaisant envers elles, prend pitié de nos faiblesses, parfois même les « comprend ».

    De plus, la justice n’est pas seulement l’affaire de Dieu. Nous devons la consolider à notre tour avec nos actes. En religion, cela s’appelle expiation, réparation. Mais point n’est besoin de croire pour cela. En toute justice, nous devons réparer les dégâts que nous avons causés. Par miséricorde, Dieu continue de payer le plus gros de l’addition à notre place – ce qu’il a réalisé principalement en envoyant son Fils dans le monde (dans quelles conditions !).

    Cependant, cette distribution des rôle entre justice et miséricorde, vérité et amour, n’est-elle pas trop évidente pour être tout à fait probante ? Les choses ne sont-elles pas un peu plus complexes ? Et si la justice était aussi une question d’amour, et la miséricorde, une question de vérité ?

    La justice est aussi une affaire d’amour…

    En voulant que nous fassions la vérité sur nous-mêmes, que nous remboursions par exemple ce que nous avons volé, Dieu n’agit pas comme un maître dur et implacable. Au contraire, Il nous estime, nous traite en adultes responsables, capables de rattraper par nous-mêmes les erreurs ou les fautes que nous avons commises. S’Il passait systématiquement l’éponge sur elles, ne nous considérerait-Il pas comme des mineurs perpétuels, incapables de s’orienter dans la vie, et de répondre de leurs actes ?

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  • "Grand remplacement", "invasion migratoire"... : quelques chiffres

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    De P.D. Iouristoff sur le site IHSnews.net :

    Quelques chiffres afin de relativiser l’annonce du « grand remplacement » et de l’invasion migratoire…

    Parce que l’on entend tout et n’importe quoi depuis un certain temps, et surtout, parce que les annonceurs d’Apocalypse sont de plus en plus nombreux, nous tenions à rappeler quelques chiffres. Attention cependant, il est évident que la France où l’Europe ne peuvent porter toute la misère du monde (mais comme les chiffres vous l’indiqueront c’est loin d’être le cas), et ce d’autant plus que le contexte économique et social est déjà particulièrement tendu. D’ailleurs l’Eglise et le Pape n’ont jamais demandé cela. Ils partent d’un constat, la présence de fait de ces personnes et l’incapacité dans de nombreux cas de les renvoyer dans leur pays d’origine sous peine de les conduire à une mort quasi certaine du fait du désordre que, nous pays occidentaux, avons largement contribué à créer. Ce que demande, depuis déjà un certain temps le Saint Père, c’est tout simplement que les pays occidentaux si prompts à fournir des armes au nom de la paix se mobilisent pour recréer (ou simplement créer) dans les pays d’origines les conditions nécessaires à un retour. Car s’il est vrai que certains viennent chercher une fortune illusoire, pour la majorité la fuite de leur pays d’origine et de leurs racines est un réel déchirement. Quiconque a déjà été dans un camp de réfugiés pourra en témoigner.

    En ce qui concerne les demandeurs d’asile – c’est à dire des personnes ayant fui leur pays parce qu’elles y ont subi des persécutions ou craignent  d’en subir, et qui sont en quête d’une protection internationale – la France a enregistré 62800 demandes d’asile en 2014, loin derrière les Etats-Unis (88400) (et ce malgré son contrôle très strict aux frontières) ou d’autres pays d’Europe comme l’Allemagne par exemple (202 700 demandeurs), la Suede (81200) ou l’Italie (64600)1.

    Et si on rapporte ce chiffre à la proportion de la population de chaque État membre de l’UE, ce qui est plus significatif, les taux les plus élevés de demandeurs ont été enregistrés en Suède (8,4 demandeurs d’asile pour mille habitants), devant la Hongrie (4,3), l’Autriche (3,3), Malte (3,2), le Danemark (2,6) et l’Allemagne (2,5). La France n’arrive qu’en douzième position (1 demandeur d’asile pour mille habitant).

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  • Migrants: l’Italie entre «casse-couilles» et «politicards»

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    Lu dans "Famille chrétienne":

    mgr-nunzio-galantino-mpi.jpg" En Italie la questions des migrants oppose l'Eglise et la classe politique. En 2014, plus de 165.000 migrants clandestins ont débarqué sur les côtes italiennes. Cet afflux crée des tensions de l'autre côté des Alpes. Mgr Galantino (photo), secrétaire général de la conférence épiscopale italienne dénonce l'inefficacité de la politique gouvernementale et l'indigence du débat politique sur la question migratoire.

    Benjamin Coste

    Certaines villes tenues par la Ligue du Nord refusent d’accueillir des migrants. Pour Matteo Salvini, chef du parti populiste, « un évêque doit s’en tenir à son rôle d’évêque et arrêter de casser les couilles (sic) à ceux qui administrent les villes. » À défaut d’élégance, le propos a le mérite d’être clair. Dans sa réponse, Mgr Galantino ne donne pas dans la langue de buis. S’en prenant aux élus de la Ligue du Nord qui jugent l’Église responsable de « l’africanisation de l’Italie », le secrétaire de la Conférence épiscopale italienne a, lui, dénoncé « les populistes qui prônent des mesures indignes » et qui « se comportent comme des politicards de quatre sous ». 

    Accéder au site : RFI 
    http://www.rfi.fr/europe/20150817-migrants-refugies-italie-eglise-vatican-ligue-nord-nunzio-galantino-colaninno

    Mgr Galantino estime que le gouvernement de Matteo Renzi « est totalement absent du débat sur l’immigration ». Ami du pape, l’évêque italien se trouve conforté par les appels à l’Europe de François à « ouvrir ses portes ». De plus, pour la journaliste Marcelle Padovani, l’Église est légitime sur cette problématique de l’immigration puisqu’« un migrant sur trois est reçu en Italie dans des structures liées au monde catholique » (Caritas, communauté de Sant’Egidio…).

    Accéder au site : L'Obs http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150817.OBS4236/italie-face-aux-migrants-matteo-renzi-coince-entre-l-eglise-et-les-populistes.html

    Pour Andrea Riccardi, fondateur de la communauté Sant’Egidio et ancien ministre, « les factions politiques jouent une vilaine guerre électoraliste, réduisant un phénomène global, complexe et inarrêtable à la seule urgence des débarquements (...). Il faut à tout prix raisonner ». Du côté des politiques, on accuse le coup et on se défend : le premier ministre Matteo Renzi estime « injuste » et « démotivante » les critiques dont son gouvernement est l’objet. Son ministre de l’Intérieur juge, lui, que « nous sauvons des vies et rapatrions ceux qui ne fuient pas la guerre ou les persécutions. Nous faisons un métier différent de l'Église. »

    Accéder au site : Le Point 
    http://www.lepoint.fr/monde/immigration-le-torchon-brule-entre-l-eglise-et-les-politiques-en-italie-19-08-2015-1957795_24.php

    Le Service des Jésuites pour les réfugiés – Prix international de la paix 2014 pour son action en Syrie – appelle l’Europe à un consensus sur la question des migrants. Si la question est « certes complexe », le père Costa, responsable portugais de l’organisation, estime qu’« un effort s’impose au nom du respect des droits de l’homme et de la protection de la vie humaine. Il faut donc donner la priorité à l’accueil, à l’intégration sociale et culturelle et à l’insertion professionnelle des réfugiés et si possible au développement économique des pays de départ ».

    Accéder au site : Radio Vatican 
    http://fr.radiovaticana.va/news/2015/08/18/le_jrs_appelle_les_europ%C3%A9ens_%C3%A0_lhospitalit%C3%A9_pour_les_migrants/1165781

    Ref. En Italie, la question des migrants oppose l’Église et la classe politique

    Même si rien n’est « inéluctable », la comparaison avec l'histoire des invasions de peuples germaniques fascinés par l’empire romain est-elle irréaliste ? Sous une forme ou une autre, avec ou sans accord officiel, ils y ont immigré toujours plus massivement jusqu’à franchir le seuil critique : la romanité s’est « barbarisée », et non l’inverse. Est-ce le sort qui attend l’Europe décadente où la natalité des populations anciennes ne cesse de diminuer ? La nature a horreur du vide et finit toujours par l’emporter sur les « limes » policier, militaire ou autres qu’on prétendrait lui opposer. Mais cela ne s’est pas fait en vingt-quatre heures comme dans le "Camp des saints", roman prémonitoire (1973) de Jean Raspail. Sur le fond de la question, nous renvoyons à l'article de Pierre Mélon, publié dans un récent numéro de la revue "Vérité et Espérance-Pâque nouvelle". On peut le lire sur le site web de l'église du Saint-Sacrement à Liège, en cliquant ici: "l'immigré est-il mon prochain? charité personnelle et charité politique".

    JPSC

  • L'Homme Nouveau : sommaire n°1596 du 29 août 2015

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  • Les scouts d'Europe rouvrent une meute à Jette

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    téléchargement.jpgDès septembre, les Guides et Scouts d'Europe rouvrent une meute de louveteaux à Jette, à l'église Sainte-Madeleine des Frères de Saint Jean. Elle s'ajoutera ainsi à la clairière de louvettes déjà présente. Les réunions auront lieu un dimanche sur deux, commençant à 10h avant de rejoindre la messe dominicale de 11h. Deux week-ends ont lieu durant l'année ainsi qu'un camp de dix jours en juillet.

    Les Scouts d'Europe s'attachent à vivre le scoutisme, fidèles aux méthodes de Baden-Powell et Vera Barclay et à l'esprit catholique insufflé par le Père Jacques Sevin, s.j.. Le mouvement est reconnu comme association privée de droit international de fidèles de droit pontifical par le Saint Siège, et les papes François
     
    Benoît XVI
     
    , et Jean-Paul II ( ici
     
     et
     
    ) se sont adressés à eux notamment lors de leurs jamborees européens.
     
    Il reste de la place chez les louveteaux comme chez les louvettes. Pour tout renseignement et inscription, contactez l'Akéla louveteaux : 0498/42.28.38