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Actualité - Page 707

  • Brésil : du haut du ciel, des bénédictions du Saint-Sacrement et de statues de la Vierge

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AMERIQUE/BRESIL - En avion avec l'ostensoir ou des statues de Notre-Dame pour bénir les brésiliens durant la pandémie

    mardi, 31 mars 2020

    CNBB

    En avion avec l'ostensoir ou des statues de Notre-Dame pour bénir les brésiliens durant la pandémie

    Goiania (Agence Fides) – Pour invoquer la santé et la protection du peuple de Dieu, après la bénédiction impartie par le Pape François Urbi et Orbi le 27 mars depuis la Place Saint-Pierre, certains Diocèses du Brésil ont promu des initiatives particulières visant à bénir les fidèles, inviter à la prière et manifester la proximité y compris en cette époque de confinement à cause du Covid 19.

    A Goiânia, l'Archevêque. S.Exc. Mgr Washington Cruz, a survolé la capitale et la région métropolitaine avec le Très Saint Sacrement. « Que Jésus-Christ, résurrection et vie, nous rende forts dans la foi et nous accorde le don de la guérison, le don de vaincre cette pandémie » a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée par la Conférence épiscopale du Brésil (CNBB) avant son voyage. L'Archevêque a commenté son expérience en ces termes : « Il est' agi d'une expérience de ma petitesse et de ma nullité. Celui qui survolait Goiânia était Jésus dans le Très Saint Sacrement de l'autel. Je n'étais qu'un instrument qui Le portait. Ce qui était important était Lui-même, qui certainement bénissait la ville, ses alentours, l'Archidiocèse, le Brésil et le monde entier ».

    A Belém, l'image pèlerine de Notre-Dame de Nazaré, patronne de l'Etat du Parà et considérée Reine de l'Amazonie, a été transportée en hélicoptère par le Recteur de la Basilique mariale, le Père Luiz Carlos Maria Gonçalves, et par un certain nombre de fidèles qui ont prié avec le chapelet, « suppliant les bénédictions et la protection de Notre-Dame de Nazaré », selon une vidéo partagée par l'intermédiaire des réseaux sociaux. L'Archevêque de Belém, S.Exc. Mgr Alberto Taera Corrêa, a déclaré qu'il s'agit d'une expérience très positive « qui a aidé de nombreuses personnes à ressentir la protection de Notre-Dame en cette période particulièrement difficile ». « J'espère que de nombreuses autres initiatives nous aideront – a-t-il ajouté – à combattre au travers des armes les plus puissantes dont nous disposions, à savoir la prière, la pénitence, le jeûne et la charité, qui constituent les armes du Carême et qui peuvent nous aider à relever ce défi ».

    Hier 30 mars, l'Archidiocèse de São Luís a été survolé par l'image de Notre-Dame des Victoires, patronne de la ville à laquelle est dédiée la Cathédrale métropolitaine, en invoquant son intercession, afin que « Dieu nous libère du mal qui afflige le Brésil et le monde ». A bord de l'appareil se trouvait le Père Roney Rocha Carvalho, Curé de la Cathédrale. Au cours du voyage, tous les fidèles ont été invités à prier le chapelet « en formant ainsi une grande chaîne de prière en ville ». (SL) (Agence Fides 31/03/2020)

  • Le regard de Mgr Vingt-Trois sur la crise que nous vivons

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    Du site de l'Eglise catholique à Paris :

    « La vulnérabilité est la première leçon de cette crise »

    Paris Notre-Dame – 2 avril 2020

    Le monde s’enlise dans la pandémie du Covid-19. Tout est bloqué, le nombre de morts ne cesse d’augmenter, les hôpitaux sont saturés. Tout porterait au désespoir. Pas pour le cardinal André Vingt-Trois, archevêque émérite de Paris, qui offre son regard sur une crise sanitaire qui pourrait être, selon lui, l’occasion d’un sursaut de responsabilisation et de conscience face à un mode de vie et un système économique et social exsangues.

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    Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque émérite de Paris.
    © Karine Dalle

    Propos recueillis par Isabelle Demangeat @LaZaab

    Paris Notre-Dame – Un simple virus terrasse toute l’humanité, y compris l’homme occidental qui se montrait omnipotent. Comment l’interpréter ?

    Mgr André Vingt-Trois – Il y a eu la Chine, puis l’Italie. Et cette tendance à penser que cela n’arriverait pas en France. Aujourd’hui, tout le monde est concerné. Il n’y a plus de compétition ou de concurrence, mais un sort commun. Cette vulnérabilité est la première leçon de cette crise. La vulnérabilité des individus qui peuvent être contaminés sans même en avoir conscience, la vulnérabilité du système économique mondial, et, en ce qui concerne les pays occidentaux, la vulnérabilité d’un mode de vie. Nous sommes amenés à vivre ce moment à travers le confinement, c’est-à-dire à travers la suppression d’un nombre considérable d’éléments de notre vie qui nous semblaient aller de soi alors qu’ils étaient fondés sur une inégalité de répartition des richesses. Ce déséquilibre économique et social, qui était notre équilibre, est en train de s’effondrer.

    P. N.-D. – Pour continuer à vivre, il faut s’arrêter. Une aberration pour un système fondé sur la croissance. N’est-ce pas le symptôme que ce système est invivable ?

    A. V.-T. – Tout à fait. La Première guerre mondiale a été la fin du mythe du salut par le progrès scientifique tel qu’il s’était élaboré au XIXe. Le XXe siècle a élaboré son propre mythe du progrès, un progrès économique fondé sur la croissance appuyée sur la consommation. Ce système de développement permanent de la consommation s’inscrit dans la perspective que l’univers est illimité. Nous voyons bien, aujourd’hui, à travers cette crise sanitaire, la difficulté de notre société à prendre conscience que les ressources ne sont pas illimitées. Qu’il faut les économiser, ne pas les gaspiller, et, les partager. Cette crise impose un certain dénuement, de relations, de loisirs, d’activités. Ce dénuement nous force à reprendre en considération des aspects de l’existence auxquels plus personne ne pensait. Des choses qui tiennent à la vie, à la mort, à la santé, à la précarité de nos relations affectives, de nos relations sociales. René Descartes disait qu’il fallait s’enfermer dans sa chambre pour pouvoir penser. Pour prendre une référence chrétienne, nous sommes en train de vivre un Carême de réalité et non plus un Carême d’intention. Débarrassés d’un certain nombre de divertissements, les conditions nous sont plus favorables pour nous recentrer sur l’essentiel de notre vie.

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  • Le Parti Communiste Chinois utilise le coronavirus comme prétexte pour traquer les croyants

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    D'YANG XANGWEN sur le site "Bitter Winter" :

    Le Parti Communiste Chinois utilise le coronavirus comme prétexte pour traquer les croyants

    28/03 / 2020

    Profitant des mesures de contrôle pour empêcher la propagation du virus, l'État chinois traque les fidèles de l'Église de Dieu Tout-Puissant et d'autres groupes interdits

    L'utilisation excessive de la technologie par la Chine pour contrôler ses citoyens a encore augmenté pendant l'épidémie de coronavirus, disent les experts, soulignant comment le PCC en tire parti pour accélérer la collecte massive de données personnelles, grâce à la reconnaissance faciale et d'autres méthodes, au nom de la santé publique. Les membres de groupes religieux interdits sont parmi les principales cibles.

    Selon les informations recueillies par Bitter Winter, lors de la propagation du virus, le PCC n'a cessé d'arrêter des fidèles de l'Église de Dieu Tout-Puissant, qui est le groupe religieux le plus persécuté en Chine. Au moins 100 fidèles ont été arrêtés depuis janvier dans les provinces du Sichuan, du Fujian et du Shandong.

    Comme indiqué dans un rapport de 2018 du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, "de 2014 à 2018, la surveillance, l'arrestation et la persécution par le Parti communiste chinois ont poussé au moins 500 000 chrétiens à fuir leurs maisons, des chrétiens de l'Église du Dieu Tout-Puissant (CDO) et pour cette raison plusieurs centaines de milliers de familles ont été détruites".

    Posti di blocco istituiti a ingresso dei condomini

    Des points de contrôle sont installés pour loger les copropriétés
    Points de contrôle installés à l'entrée des copropriétés et des hôpitaux de la ville de Zibo, Shandong, qui demande la lecture du code de santé des résidents (Image tirée d'Internet)

    "Je me cachais sous le lit chaque fois que les agents venaient fouiller la maison", a déclaré à Bitter Winter l'un des fidèles de CDO en fuite. Il figurait sur la liste des personnes recherchées par le gouvernement, dressée dans le cadre d'une campagne nationale pour "éliminer les gangs criminels et éliminer le mal", dans laquelle les autorités offrent de 5 000 à 10 000 renminbi (environ 700 à 1 400 $) à toute personne qui fournit des informations à votre propos.

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  • Une tragédie qui pourrait réveiller la conscience religieuse de l’homme moderne 

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    Du site du journal La Croix :

    « Cette tragédie peut réveiller la conscience religieuse de l’homme moderne »

    Entretien 

    Confiné à son domicile, Fabio Romano, directeur des ressources humaines des hôpitaux de l’Œuvre de Saint Jean de Dieu en Italie du Nord, accompagne de loin les équipes médicales. L’épidémie de coronavirus est une épreuve pour les chrétiens qui n’empêche ni la foi, ni l’espérance.

    Recueilli par Christophe Henning

    La Croix : Fabio Romano, vous êtes confiné chez tout en assurant la direction des établissements de santé de l’œuvre de Saint Jean de Dieu, en Italie du Nord. La lutte contre le coronavirus est sans fin…

    Fabio Romano : Nous vivons ces jours-ci dans le chaos total. Certes, nos hôpitaux ne sont pas dans le cœur de la tempête qui sévit en Lombardie (1), mais nous participons à la mobilisation d’urgence et de prise en charge des malades du Covid-19. Toutes nos activités de chirurgie, d’orthopédie par exemple, ont été suspendues pour garder un maximum de places disponibles, pour faire face à l’urgence.

    → EXPLICATION. Pourquoi l’Italie est-elle si touchée par le virus ?

    Vous dirigez une dizaine de structures différentes.

    R. : Je suis directeur des ressources humaines des hôpitaux de l’Œuvre de Saint Jean de Dieu pour l’Italie du Nord, soit une dizaine d’établissements, 2 500 salariés (2). J’ai travaillé dans de grandes entreprises notamment de télécommunication, aux États-Unis et à Paris. Il y a deux ans, j’ai accepté de m’engager dans la famille des « fratelli », à une période de ma vie où le défi qui m’importe est plus humain que professionnel.

    Comment vos établissements sont-ils touchés par la crise ?

    R. : Il y a l’activité hospitalière mais aussi la maison de retraite et le centre pour les malades psychiatriques : la situation est très dure pour eux, qui sont confinés, sans visite ni sortie possible. C’est une situation incroyable et inédite qui nous conduit à emprisonner des humains ! C’est difficilement supportable mais indispensable. Je pense aussi au personnel sanitaire, médecins, infirmières, qui sont aux côtés des malades, tous mobilisés, qui prennent des risques majeurs durant cette crise.

    Comment vivre son engagement dans la foi dans cette situation ?

    R. : Dieu nous a mis à l’endroit où nous devons être. Face à cette pandémie qui s’installe, l’Œuvre de Saint Jean de Dieu va continuer son travail avec charité et attention aux plus fragiles, en étant attentif à chacun, aussi proche que possible dans l’épreuve. Nous devons tous inventer de nouvelles façons de vivre, prendre des précautions et être présent au rendez-vous que Dieu nous assigne.

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  • Suivre les offices de la Semaine Sainte avec la Communauté Saint-Martin

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    Calendrier des transmissions en direct

    En cette période de confinement, la Communauté Saint-Martin vous propose de vous unir aux messes et offices du séminaire, qui seront retransmis en direct sur facebook et youtube, selon le calendrier suivant :

    Samedi 4 avril : 1ères vêpres des Rameaux à 19h

    Dimanche des Rameaux 5 avril : laudes à 9h, messe à 11h, 2èmes vêpres à 18h30

    Lundi 6, mardi 7 et mercredi 8 avrillaudes à 8h20, messe et vêpres à 18h

    Jeudi Saint, 9 avril : laudes à 9h, messe in Cena Domini à 18h, Heure sainte à 22h

    Vendredi Saint, 10 avril : office des ténèbres à 9h, chemin de croix à 15h, office de la Passion à 18h00,

    Samedi Saint, 11 avril : office des ténèbres à 9h00, vigile pascale à 21h

    Jour de Pâques 12 avrillaudes à 9h15, messe de la Résurrection à 11h, vêpres solennelles à 18h

    Lundi de Pâques 13 avrillaudes à 9h15, messe à 11h

    consulter le Missel

  • La TRAVERSEE : un parcours digital pour traverser au quotidien la crise de Covid-19 dans la Paix

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  • À tu et à toi avec la mort. Comment annoncer la nouvelle que le monde ne veut pas entendre

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    Lu en traduction sur le site « diakonos.be » cet article publié par Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

    «  (S.M.) Je reçois et je publie.  Le professeur Leonardo Lugaresi est un spécialiste du Nouveau Testament et des Pères de l’Église très apprécié des lecteurs de Settimo Cielo, qui retrouveront au bas de cet article les liens vers toutes ses précédentes interventions.

    Cher M. Magister,

    La lettre du prêtre français qui se gausse de l’angoisse « médiévale » qu’il attribue au professeur Pietro De Marco et qui lui oppose la petite leçon de son christianisme « moderne » (« la religion n’est pas le lieu de transfert de ses angoisses ») touche bien malgré lui, et je le crains à l’insu de son auteur, au cœur même du problème.

    Le monde d’aujourd’hui est effectivement en proie à une angoisse de mort.  La pandémie de Covid-19 qui est en train de terroriser le monde entier n’est pas la première cause de décès en absolu et ne le sera probablement pas à l’avenir, malgré son développement inquiétant.  Sur notre planète, les hommes meurent davantage pour toute une série d’autres raisons, chaque année par dizaines de dizaines de millions.  Mais cela ne nous angoisse pas parce qu’il s’agit, pour ainsi dire, de la mort des autres.

    La mort due au coronavirus, en revanche, c’est notre mort à nous.  Celle qui pourrait me tomber dessus à moi à tout moment quelles que soient les précautions que je pourrais prendre.  Le virus invisible et omniprésent fait apparaître, comme possibilité universelle, la constante imminence de ma propre mort.  C’est-à-dire précisément ce que la modernité avait soigneusement programmé d’évacuer de son horizon.

    Ce qui nous est insupportable à nous, hommes modernes, c’est en fait de découvrir subitement la condition d’impuissance dans laquelle nous nous trouvons.  Le recours, instinctif et généralisé, à la métaphore de la guerre pour représenter la condition présente de l’humanité trahit aussi notre besoin inconscient d’avoir des armes en main. Et nous les aurons probablement, sans doute dans un futur proche, mais pas tout de suite.

    Mais cette condition, toute abhorrée qu’elle soit par la modernité, appartient essentiellement à la vie humaine dans son rapport avec la mort, et cela il faut le dire aussi.

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  • Une note optimiste sur les effets secondaires et imprévus du virus

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    D'Ottavia Casagrande* sur le site du Nouvel Observateur :

    « Notice optimiste sur les effets secondaires et imprévus du virus », par Ottavia Casagrande

    L’auteure italienne de « l’Espion inattendu » (Liana Levi), récemment publié en France, a été surprise par le confinement alors qu’elle se trouvait dans la région de Bergame. Elle nous livre ce que la vie au temps du coronavirus lui a inspiré.

    Ce virus, sournois et virulent, est une saloperie. Il se faufile dans les accolades, dans les poignées de main et, à ce qu’il paraît, jusque dans l’air que nous respirons. C’est un petit microbe insignifiant, et pourtant, après avoir semé la désolation et la mort en Asie, il est parvenu à mettre à genoux le système sanitaire d’une région entière comme la Lombardie. Il a paralysé la septième puissance industrielle mondiale. Il a suspendu le temps, les vies, le travail, les amours. Il a mis sous cloche une nation entière, puis rapidement tout un continent, privant ses citoyens des libertés fondamentales qu’ils avaient conquises au fil des siècles. Il est responsable de la fermeture des écoles dans toute l’Europe. Personne n’y était parvenu jusqu’à présent, pas même Hitler ! Il a fait fermer les parcs, les usines, les plages, les bureaux, les salles de sport, les cinémas, les théâtres. Il a verrouillé jusqu’aux portes des églises, des synagogues, des mosquées.

    Chaque jour, il fait fondre en larmes des infirmières, des médecins, des chefs de service qui tombent malades et meurent l’un après l’autre. Il met sur la paille des entrepreneurs, des commerçants, des libraires, des restaurateurs, des acteurs. Il enchaîne aux masques à oxygène des milliers de malades, les étouffant lentement ou à une vitesse impressionnante. Il peut transformer chacun de nous en porteur asymptomatique qui s’ignore, bombe à retardement prête à envoyer indifféremment à l’hôpital ou ad patres les personnes les plus chères comme de parfaits inconnus.

    Il a tué et continue imperturbablement à tuer des milliers de personnes, choisissant les plus faibles et les plus vulnérables. Il oblige l’armée à transporter les cercueils au cimetière parce que les pompes funèbres sont débordées. Il empêche d’honorer les morts par des rites funéraires. Ce virus est une saloperie. Une véritable saloperie, qui en ce moment même, se répand en toute liberté, faisant fi des frontières, dans le monde entier. Il épargne les jeunes et les enfants. C’est la seule pitié qu’il semble manifester à l’égard de notre espèce.

    A dire vrai, il a aussi un autre mérite. Il démontre chaque jour qu’Albert Camus avait raison : « Et pour dire simplement ce qu’on apprendra au milieu des fléaux, qu’il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser. » Pendant ce premier mois – un mois, déjà ! – de pandémie, voilà ce que j’ai appris. A Dalmine (à quelques kilomètres de Bergame, l’une des régions les plus touchées), j’ai vu trente travailleurs volontaires maintenir en activité un service de la société Tenaris pour continuer à fabriquer des bombonnes d’oxygène, ô combien vitales ces temps-ci.

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  • Recordare Domine

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    Introit de la messe votive pour des temps d'épidémie

    Introitus

    Recordare Domine testamenti tui
    et dic angelo percutienti
    cesset iam manus tua
    ut non desoletur terra.
     
    Souvenez-vous, Seigneur, de votre alliance,
    et dites à l’Ange exterminateur :
    que ta main s’arrête désormais,
    afin que la terre ne soit pas dévastée.

    Et ne perdas omnem animam viventem.

    Et que tu ne causes la perte de toute âme vivante.

  • Où trouver une messe à la télévision ce dimanche ?

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    La messe de ce dimanche à la télévision : à quelle heure et sur quelle chaîne ?

    d'Aleteia.org

    Capture d'écran YouTube / KTO

    Messe du 22 mars 2020 à l'église Saint-Germain retransmise par KTO.

    Vous êtes confiné et vous ne savez pas à quelle heure et sur quelle chaîne vous pourrez suivre la messe du 5e dimanche de Carême, ce 29 mars, depuis chez vous ? Voici trois solutions.

    En raison des règles de confinement, depuis le 17 mars dernier, les fidèles sont légitimement empêchés de participer à la messe dominicale. Aleteia vous propose chaque semaine de sanctifier votre dimanche par une célébration de la Parole de Dieu. Il est possible par ailleurs de vivre la messe dominicale en communion avec les autres catholiques depuis les chaînes de télévision ou les réseaux sociaux. Attention, ce week-end, n’oubliez pas de passer à l’heure d’été si vous voulez être à l’heure à la messe télévisée.

    SUR LE JOUR DU SEIGNEUR (et sur la RTBF)

    L’émission « Le jour du Seigneur » retransmettra la messe en direct à 11h en direct sur France 2 depuis ses studios parisiens.

    SUR KTO

    La chaîne de télévision KTO retransmettra trois célébrations dominicales en direct, sur son site et sur sa chaîne YouTube. Pour les lève-tôt, la messe du pape François sera retransmise de la chapelle Sainte-Marthe à 7h00. Elle sera suivi d’une retransmission depuis la grotte du sanctuaire de Lourdes à 10h00. Enfin, une messe du soir sera retransmise depuis l’église Saint-Germain l’Auxerrois à 18h30.

    SUR YOUTUBE OU FACEBOOK

    De nombreuses messes en direct sont également proposées par les différents diocèses et communautés religieuses via YouTube ou en Facebook live. Vous pouvez en retrouver une partie sur le site MessesInfo qui s’est adapté à cette situation nouvelle et en répertorie un grand nombre. Plus de 160 messes sont d’ores et déjà annoncées pour ce week-end.

  • Covid-19 : quand des prêtres bénissent leur paroisse ou leur ville

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    De Clémence Houdaille sur le site du journal La Croix :

    Coronavirus : des prêtres bénissent leur paroisse et leur ville

    En ces temps de maladie et de confinement, de nombreux prêtres et évêques bénissent, depuis le parvis ou le toit de leur église, les habitants. À Bourges, Mantes-la-Jolie ou Argenteuil, ils expliquent leur démarche.

    27/03/2020

    Avant que le pape, ce vendredi 27 mars, ne donne une bénédiction urbi et orbi exceptionnelle depuis la place Saint-Pierre, de nombreux prêtres et évêques ont, depuis le début du confinement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, béni depuis le parvis ou même le toit de leur église leur paroisse, leur ville ou le diocèse.

    « C’est dans la tradition lyonnaise d’exprimer ainsi sa confiance en Dieu et son espérance », explique Mgr Michel Dubost, administrateur apostolique du diocèse de Lyon, qui a, mercredi 25 mars, béni la ville et le diocèse avec le Saint-Sacrement, depuis la colline de Fourvière.

    Depuis le XVIIsiècle, époque à laquelle la Vierge aurait protégé la ville d’une épidémie de peste, les Lyonnais la remercient chaque année lors du renouvellement du vœu des Échevins le 8 septembre. Certes, « on a aujourd’hui des connaissances sur la propagation de la maladie que n’avaient pas nos prédécesseurs au XVIIe siècle, et on ne demande pas les choses de la même façon, mais il s’agit d’exprimer la confiance des Lyonnais au Christ », poursuit Mgr Dubost.

    À Argenteuil (Val-d’Oise), c’est chaque jour depuis le début du confinement, à midi, que le recteur de la basilique sort sur le parvis de son église. Là, muni d’un petit reliquaire contenant quelques fils de la tunique du Christ conservée dans l’édifice, le père Guy-Emmanuel Cariot récite la litanie des saints, dit une petite oraison et bénit le parvis, « quasiment vide ».

    « Ce cri vers Dieu, quand on est chrétien, on doit le porter au nom de tous les hommes »

    « La Sainte tunique, c’est dans l’ADN de la ville d’Argenteuil, au-delà de la paroisse, confie-t-il. Elle est présente sur les armes de la ville, on sait qu’Argenteuil a été dotée de certaines infrastructures par le roi de France à cause de la Sainte tunique… » Aussi, le père Cariot demande la bénédiction de Dieu « au nom de tous les Argenteuillais, ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, car ce cri vers Dieu, quand on est chrétien, on doit le porter au nom de tous les hommes. »

    Il s’agit d’un « acte de foi, en demandant au Seigneur de nous protéger de ce fléau de l’épidémie, explique-t-il. On prie pour les soignants, pour les personnes âgées, les familles confinées… On ne peut pas faire de procession, ça ne serait pas très sérieux sur le plan sanitaire, mais cela n’empêche pas de prier et de se tourner vers Dieu ! » « Dieu n’est pas derrière ce virus, poursuit le père Cariot. Mais à partir de la mort de son fils, il peut faire la Résurrection. Ça nous apprend aussi à ne pas attendre d’être dans ce genre de circonstance pour se tourner vers lui. »

    À Bourges (Cher), c’est à l’occasion du quatrième dimanche de Carême, le 22 mars, que le père Stéphane Quessard, curé de la cathédrale Saint-Étienne, du haut de la grande tour (75 mètres) de l’édifice classé au patrimoine mondial de l’Unesco, a béni la ville. « Nous avons composé une prière à cette occasion, soulignant le caractère exceptionnel de cette pandémie, car on n’avait pas ça dans le rituel des bénédictions », raconte le père Quessard.

    Le curé, qui entendait ainsi soutenir le personnel de santé, et les personnes confinées, a reçu des messages de remerciement des fidèles, qui l’ont vu depuis leur balcon ou ont suivi cette bénédiction en direct sur Internet, mais aussi du maire, et d’habitants de la ville. « J’ai eu beaucoup de retours de personnes touchées par ce geste », confie de son côté le père Bruno Lefebvre Pontalis, curé de la paroisse Saint-François-Xavier à Paris, qui, lui aussi, est monté sur le toit de son église, le 19 mars, jour de la fête de saint Joseph, pour bénir les habitants, en « signe de protection et de proximité, d’attention du pasteur pour ses brebis. »

    Un « acte de foi, de prière, et de communion »

    Un « acte de foi, de prière, et de communion », c’est aussi le sens de la bénédiction donnée à Mantes-la-Jolie par le père Matthieu Williamson, qui a gravi mercredi 25 mars les 309 marches menant en haut de la tour de la collégiale gothique, ostensoir en main. « Les gens sont très isolés les uns des autres, explique-t-il. Il faut trouver tous les moyens pour les rejoindre. Je prends des nouvelles par téléphone, nous postons des vidéos… Mais on a aussi la chance d’avoir une très grande église, visible de tout le Mantois. » Le rendez-vous avait donc été donné à midi pour cette bénédiction. « C’était très émouvant de voir les gens à leur fenêtre ou à leur balcon, confie le père Williamson. D’autres, trop loin, m’ont dit qu’ils étaient en communion de prière ». Le curé de Mantes le constate, les fidèles « souffrent de ne pas pouvoir vivre les sacrements, et envoient beaucoup d’intentions de prières ».

    « Alors qu’ils sont privés de l’eucharistie, c’est d’une certaine manière le Seigneur qui les rejoint chez eux, poursuit-il. Les liens se tissent et on essaie d’imaginer comment vivre la semaine sainte et fête de Pâques ». Une question taraude le père Williamson. « Est-ce qu’on arrive à rejoindre tout le monde ? », s’interroge-t-il. Un souci de proximité que porte aussi le père Cariot, en bénissant chaque jour les Argenteuillais. « Après le coronavirus, il faudra faire de gros efforts pour vivre plus de fraternité en paroisse », assure-t-il.

  • Pourquoi Dieu ne fait-Il rien ou n'empêche-t-il pas ce malheur ?

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    De Paris Notre-Dame, site de l'Eglise catholique à Paris :

    Dieu nous a-t-il envoyé le coronavirus ?

    La pandémie qui frappe le monde et la France nous oblige à imaginer d’autres formes d’initiatives pastorales. Elle soulève beaucoup d’interrogations sur la façon de maintenir le lien entre nous, de rester présent auprès des plus fragiles… Elle pose aussi la question de Dieu. Afin de nous aider dans ce temps éprouvant, nous avons décidé d’ouvrir cette page à des prêtres de Paris, afin qu’ils puissent nous nourrir de leurs réflexions.

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    Mgr Philippe Marsset, évêque auxiliaire de Paris, vicaire général. © Marie-Christine Bertin

    Il y a un an, notre diocèse perdait sa cathédrale. Aujourd’hui, toujours pendant le temps du Carême, nous célébrons des messes sans peuple ! Le toit de la cathédrale brûlait, laissant dans la nuit de l’incendie, cette croix glorieuse, briller au fond de Notre-Dame. Quand on me demande si Dieu a voulu cet incendie, je donne cette image parce qu’on peut tout faire dire à Dieu, tout lui faire porter de nos incompréhensions ! Le Dieu auquel nous croyons n’est pas présent que dans les malheurs ou les bonheurs, comme s’il les distribuait au moment où un évènement nous bouleverse. Il n’est pas absent parce qu’il y a un malheur. Il est toujours avec nous, c’est nous qui ne sommes pas avec Lui. Mais l’incendie ou le coronavirus peuvent être l’occasion pour certains de lui faire porter le chapeau.

    Le coronavirus sème la peur parce qu’il est invisible : on ne le maîtrise pas (encore), il est sournois, possiblement mortel et on peut le transmettre sans le savoir. Comme le mal, comme le péché, on le connaît par les dégâts qu’il laisse en nous et autour de nous. Ce micro virus fait réfléchir toute notre planète sur la question de nos orientations de vie : le virus n’a pas de frontière, il n’a pas d’autre vecteur de transmission que notre corps, notre salive, notre volonté. Il pose à chacun la question de son incarnation, de la solidarité, du sens de la responsabilité. C’est d’abord notre attitude, notre comportement qui est au cœur de cette question : Comment vivons-nous ? Comment protégeons-nous l’autre ? Dieu n’envoie pas le malheur, mais la question se pose : « pourquoi ne fait-Il rien ou ne l’empêche-t-il pas ? ». La réponse, s’il y en a une, je peux la chercher soit dans l’instantané de ma révolte, soit en revisitant, dans ce malheur, ma relation à Jésus, Fils de Dieu.

    Dans sa Passion, il subit le mal injuste et il reste pourtant un homme de foi, d’amour et d’espérance dans tout ce malheur. Il est décentré de lui-même, parle à sa mère, annonce au bandit qu’il sera au Paradis le soir même, prend soin de son disciple… Il ne cherche pas le sens de sa souffrance (une explication théologique), il donne du sens (aimer, pardonner, servir, sauver) à ce qui n’a pas de sens en soi ! Ce malheur que nous subissons est-il aujourd’hui l’opportunité de redonner un sens à notre vie ?

    Et nous voilà, en même temps, privés de la messe pour plusieurs semaines : en plein Carême, une ascèse eucharistique ! En fait, non : les prêtres célèbrent chaque jour le sacrifice du Seigneur. La messe est dite, mais vous n’êtes plus là pour la vivre physiquement, pour communier au corps du Christ. Vos intentions de messe sont portées par les prêtres qui redécouvrent, eux, la célébration de la messe, seul ou presque.

    Nous ne sommes pas dépositaires d’un mystère terrestre, visible, nous célébrons cette manière dont Jésus a choisi de se rendre présent à nous : dans la réalité sacramentelle. Elle nous situe dans une autre dimension, celle de la foi en Jésus ressuscité. Dimension qui s’éprouve, aujourd’hui dans son manque, mais qui ne se prouve pas. Ou plutôt, sa preuve, c’est la charité qui chasse la peur, c’est la miséricorde qui visite les malades, c’est la foi qui ne cesse pas de prier. Dans cette croix que nous vivons, le chrétien est signe de la double dimension qui structure sa vie : l’horizontalité pour vivre la fraternité, et la verticalité qui est la source de toute vie.

    P. Philippe Marsset