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Actualité - Page 709

  • Italie : le témoignage d'un médecin athée revenu à Dieu

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    De Manuela Petrini sur le site "In Terris" :

    Covid-19, le témoignage extraordinaire d'un médecin: "J'étais athée mais maintenant je suis de retour à Dieu"

    Un médecin de première ligne contre le coronavirus pour traiter les patients nous raconte son expérience de conversion. De l'athéisme à la foi.

    21 mars 2020

    Depuis le 21 février, le coronavirus a fait irruption dans les frontières de l'Italie, faisant plus de 4000 morts. Nous sommes informés quotidiennement du nombre de personnes décédées, de celles qui se sont rétablies et du nombre total de personnes infectées. Toute l'Italie a été émue par la triste image de la colonne de camions de l'armée italienne qui, mercredi dernier, a emporté les corps de Bergame car il n'y avait plus de place dans les cimetières. Une scène similaire s'est répétée ce matin, alors que 70 autres corps ont été amenés dans d'autres provinces pour y être incinérés.

    Médecins et d'infirmières, héros silencieux

    Trop souvent, ce qui se passe dans les services hospitaliers est occulté. Oui, chaque jour, l'engagement des médecins, des infirmières, des agents de santé, leur dévouement au travail et les énormes efforts qu'ils font sont loués, mais leurs émotions, leur peur ne sont pas prises en considération. Ces jours-ci, nous avons écouté à plusieurs reprises leurs appels désespérés adressés à tous les Italiens pour qu'ils restent chez eux, afin que leurs efforts ne soient pas vains.

    Le témoignage d'un médecin

    Dans ces heures, le témoignage émouvant d'un médecin circule dans les médias, engagé en première ligne contre le coronavirus, servant en Lombardie et rapporté par le site en ligne "La luce di Maria". "J'étais athée - dit-il -, maintenant je suis heureux d'être de retour à Dieu". «Jamais dans les cauchemars les plus sombres je n'ai imaginé pouvoir voir et vivre ce qui se passe ici dans notre hôpital depuis trois semaines. Le cauchemar déferle, la rivière grossit de plus en plus. Au début, certains sont venus, puis des dizaines puis des centaines (...) Nous sommes obligés de décider qui devrait vivre et qui devrait être renvoyé chez lui pour mourir, même si tous ces gens ont payé leurs impôts toute leur vie. "

    Conversion

    «Jusqu'à il y a deux semaines, mes collègues et moi étions athées. C'était normal parce que nous sommes médecins et nous avons appris que la science exclut la présence de Dieu. J'ai toujours ri de mes parents qui allaient à l'église. Il y a neuf jours, un prêtre de 75 ans est venu nous voir. C'était un homme gentil, il avait de graves problèmes respiratoires mais il avait une Bible avec lui et il nous a impressionnés quand il l'a lue aux mourants et les a tenus par la main. Nous étions tous des médecins fatigués, découragés, épuisés psychiquement et physiquement quand nous avons pris le temps de l'écouter. Maintenant, nous devons admettre que nous, en tant qu'humains, avons atteint nos limites, nous ne pouvons pas empêcher que de plus en plus de personnes meurent chaque jour. Nous sommes épuisés, nous avons deux collègues qui sont morts et d'autres qui ont été infectés. Nous avons réalisé que là où ce que l'homme peut faire finit, nous avons besoin de Dieu. Et nous avons commencé à lui demander de l'aide, quand nous avons quelques minutes libres, nous nous parlons et nous ne pouvons pas croire qu'athées déterminés nous sommes maintenant tous les jours à la recherche de notre paix, en train de demander au Seigneur de nous aider à résister afin que nous puissions prendre soin des malades ".

    "Heureux d'être de retour à Dieu"

    «Le prêtre de 75 ans est décédé hier. Celui qui jusqu'à aujourd'hui, malgré plus de 120 morts en 3 semaines ici et alors que nous étions tous épuisés, détruits, avait réussi, malgré ses conditions et nos difficultés, à nous apporter une PAIX que nous n'espérions plus retrouver. Le prêtre est allé vers le Seigneur, et si ça continue comme ça, nous le suivrons bientôt aussi. Je ne suis pas rentré chez moi depuis 6 jours, je ne sais pas quand j'ai mangé la dernière fois, et je me rends compte de mon inutilité sur cette Terre et je veux rendre mon dernier souffle en aidant les autres. Je suis heureux d'être revenu à Dieu alors que je suis entouré par la souffrance et la mort de mes semblables. "

  • Quand le maire de Sienne remet la clé de la ville à Notre-Dame du Voeu pour implorer sa protection

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    Du site RadioSienaTV :

    Messe à la cathédrale, le maire De Mossi donne la clé de la ville à Notre-Dame du Voeu "pour nous protéger en ce moment difficile"

    15 mars 2020

    Le maire De Mossi donne à la Madonna del Voto la clé de la ville

    Même le maire de Sienne, Luigi De Mossi, a assisté à la Sainte Messe dans la cathédrale (retransmise en direct sur la chaîne de télévision Sienne 90) célébrée par l'archevêque de Sienne, Colle Val d'Elsa et Montalcino, Mgr Augusto Paolo Lojudice. dans la chapelle de la Madonna del Voto.

    L'espace était fermé au public et aux fidèles en raison des restrictions connues imposées par l'urgence du coronavirus.

    De Mossi a donné la clé de la ville à Notre-Dame du Voeu "afin qu'Elle - nous explique-t-il - puisse nous protéger en ce moment difficile".

    Voir aussi : 

    http://www.belgicatho.be/archive/2020/03/14/quand-le-maire-de-venise-consacre-sa-ville-et-la-venetie-au-6220104.html

  • Nous avons un système qui autorise l’élimination des personnes handicapées avant leur naissance

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    « NOUS AVONS TOUS LA MÊME VALEUR ET NOUS DEVRIONS TOUS AVOIR LA MÊME VALEUR »

  • Ces prêtres italiens qui sont allés jusqu'au bout de leur sacerdoce

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    De France Catholique (Guillaume Bonnet) :

    Jusqu’au bout du sacerdoce

    24 mars 2020

    Depuis le début de l’épidémie, soixante-six de prêtres italiens ont été victimes du coronavirus. Bon nombre d’entre eux, âgés ou non, ont contracté la maladie dans l’exercice de leur sacerdoce, au contact des fidèles.

    Sur les photos qui ont fleuri sur les réseaux sociaux et dans la presse, c’est un homme au sourire bon et franc qui apparaît, debout, en soutane, éclairé par un soleil joyeux. À 72 ans, d’une santé fragilisée, Don Giuseppe Berardelli a lui aussi été atteint par le Covid-19 comme tant d’habitants de Casnigo, non loin de Bergame, où il exerçait les fonctions d’archiprêtre. Constatant ses difficultés croissantes à s’oxygéner, ses paroissiens se sont cotisés pour l’équiper d’un respirateur artificiel. Malgré sa gratitude, pleinement conscient des conséquences de sa décision, il a néanmoins choisi d’y renoncer pour en céder l’usage à un patient plus jeune, lui aussi gravement atteint, dont il ignorait l’identité. Il s’est éteint peu après, dans la nuit du 15 au 16 mars, dans un hôpital de Lovere, sur les rives du lac d’Iseo. Lors de ses funérailles, les habitants confinés de Casnigo n’ont pu qu’applaudir longuement son cercueil depuis leur balcon, lui rendant ainsi le plus émouvant des hommages. Son geste admirable évoque bien sûr le sacrifice de Saint Maximilien Kolbe qui, en 1941, au camp d’Auschwitz, avait volontairement pris la place d’un jeune père de famille condamné à mort.

    Diversité des engagements

    Don Giuseppe, qui en restera sans doute l’une des figures les plus marquantes, fait partie des dizaines de prêtres italiens morts depuis le début de l’épidémie en Italie du Nord. Le quotidien Avvenire, d’inspiration catholique en tient le triste registre dans ses colonnes. À la date du 24 mars, on en décomptait déjà soixante-six, âgés de 45 à 104 ans, avec il est vrai une large proportion de septuagénaires et d’octogénaires, auxquels il convient d’ajouter une dizaine de religieux. Dans le seul diocèse de Bergame, le plus touché, la liste comptait ainsi une vingtaine de noms. Curés de paroisse, responsables d’œuvres caritatives ou diocésaines, aumôniers étudiants ou des prisons, missionnaires intellectuels, théologiens… Tous les profils sacerdotaux s’entremêlent dans ces énumérations funèbres qui témoignent de la diversité du sacerdoce.

    Dans le diocèse de Plaisance-Bobio, on note même le cas émouvant de deux frères jumeaux de 87 ans, de constitution déjà fortement affaiblie, qui ont succombé à quelques jours d’intervalle : Don Mario et Don Giovanni Boselli. Dans un clergé vieillissant, l’âge est un facteur qui explique la surreprésentation des prêtres parmi les victimes du coronavirus, mais il ne saurait occulter l’engagement au quotidien auprès de tous qui est le lot de la plupart d’entre eux, même des plus chenus, et qui multiplie les risques d’exposition au mal.

    Deux évêques, enfin, ont été gravement atteints, Mgr Derio Olivero, du diocèse de Pignerol, et Mgr Antonio Napolioni, de celui de Cremone. En dépit des souffrances qu’elle engendre, cette épidémie reste « une grande opportunité de conversion » a estimé ce dernier, dans une interview rendue possible par l’amélioration de son état de santé.Le pape François, ému par ces chiffres glaçants, a tenu à associer les prêtres défunts aux victimes du Covid-19 enregistrées au sein des professions de santé. « Ces jours-ci, des prêtres, des médecins sont décédés. De nombreuses infirmières sont infectées pour avoir été au service des malades. Je remercie Dieu pour leur exemple d’héroïsme dans le traitement des malades. Prions ensemble pour eux et pour leurs familles » a-t-il indiqué dans une intention de prière diffusée le 24 mars.

  • Confinement : Famille Chrétienne propose 7 vidéos cathos à ne pas louper

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    D'Antoine Pasquier sur le site de Famille Chrétienne

    7 vidéos cathos à ne pas louper en période de confinement

    23/03/2020

    frère Paul-Adrien d’Hardemare

    Depuis le début du confinement, le frère Paul-Adrien d’Hardemare s’est lancé dans une série de vidéos intitulée : « Du Carême à la quarantaine, guide de survie pour les parents ». ©DR

    Sérieuses, philosophiques ou complètement décalées, voici sept vidéos pour regarder – enfin – des trucs intelligents sur internet en période de confinement.

    1. « Jour de Guerre » un peu zinzin au couvent des Dominicains

    Les Dominicains de Nancy sont-ils tombés sur la tête ? Depuis le début du confinement, le frère Paul-Adrien d’Hardemare s’est lancé dans une série de vidéos intitulée : « Du Carême à la quarantaine, guide de survie pour les parents ». Avec des décors surréalistes et des effets spéciaux à gogo, le religieux décline ses conseils pour chaque « jour de guerre » passé : communion spirituelle pour les ados, repli tactique en cas de coup dur, programme TV… Des vidéos complétement décalées mais très sérieuses sur le fond… à voir sans les enfants ! Le dominicain s’est même livré à une petite parodie de la très officielle allocution télévisée d’Emmanuel Macron.

    2. Quelles nouvelles chères sœurs ?

    Dans le même genre, les Soeurs Coopératrices Paroissiales du Christ Roi, basées dans la Drôme, ont réalisé une courte vidéo humoristique intitulée : « C’est gentil de prendre des nouvelles ». Mais les religieuses ne font pas que rire. Elles savent aussi rendre service et utiliser leur talent de couturières pour confectionner des masques pour l’hôpital de Valence.

    3. La peste ou le corona ? Du Fabrice Hadjadj tout craché !

    Faute de pouvoir faire ses cours habituels, l’inénarrable Fabrice Hadjadj ouvre une série d’interventions en ligne sur sa chaîne Youtube. Son nom ? « Penser entre la peste et le corona ». Le premier épisode s’intitule « #Epidémio-logiques ». Mais le philosophe ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Se souvenant de la manière dont des jeunes gens se réunissaient dans un château pour se raconter des histoires lors de la grande peste de 1348 à Florence, Fabrice Hadjadj a pris sa guitare pour composer une chanson prophylactique au temps du corona…

    4. L’Eglise est-elle sainte ? A la suite du père de Menthière

    Sans public, le père Guillaume de Menthière poursuit ses conférences de Carême sur le thème « L’Eglise vraiment sainte ? ». Après Abraham, Pierre et Marie, le prêtre parisien s’intéresse cette 4e semaine de Carême à l’Eglise de Paul. Notre Eglise est-elle la même que celle du foudroyé du chemin de Damas ?

    5. Coronavirus, qui est coupable ? Mgr Aupetit sans langue de bois

    L’homélie très incisive de Mgr Michel Aupetit, dimanche 22 mars à Saint-Germain L’Auxerrois. « Dans le contexte actuel d’une pandémie mondiale nous avons besoin d’en comprendre le sens. « Allons bon : qui est coupable ? ». Nous voyons bien que tous les fléaux qui affectent les humains sont la plupart du temps la conséquence de leurs actes. C’est évident bien sûr pour les guerres dans lesquelles nous nous entre-tuons. Mais c’est aussi vrai maintenant pour les cyclones et les tempêtes, ces catastrophes dites « naturelles », dont on sait qu’elles viennent de plus en plus du réchauffement climatique qui n’est que la conséquence de la mauvaise gestion de la planète et de l’égoïsme des pays les plus riches. De même, ce coronavirus, apparu en Chine, dans un marché où l’on n’hésite pas à vendre des animaux sauvages dans des conditions scandaleuses pour satisfaire la virilité déficiente des vieux lubriques montre l’incurie des hommes – et la responsabilité, entre parenthèse, d’un régime qui a fait du mensonge un mode de gouvernement : ce qui a retardé une saine réaction sanitaire. Bref, il n’est pas besoin de chercher très loin pour trouver un coupable de toutes ces folies. Mais ce n’est pas la question du jour ».

    6. Ce n’est pas la première fois que les chrétiens sont confinés…

    A la demande de la paroisse de Poissy, l’historien Christophe Dickès, spécialiste du catholicisme, explique en trois petites vidéos de cinq minutes l’origine et l’histoire des églises domestiques. « Si nous sommes confinés à cause du coronavirus, ce n’est pas la première fois que des chrétiens sont obligés de rester chez et de pratiquer leur foi sous leur toit ».

    7. Révisez votre philo avec François-Xavier Bellamy

    Ses interventions publiques n’étant plus possibles, le philosophe François-Xavier Bellamy met en libre-service une partie de ses conférences données dans le cadre de son association Philia. Chaque jour, une nouvelle conférence sera publiée en podcast audio et vidéo. Trois sont d’ores et déjà accessibles : le réel existe-t-il ? Pourquoi est-il si compliqué d’être simple ? et la science peut-elle tout connaître ? Idéal pour faire réviser les lycéens !

    Une dernière pour la route…

    Vous pouvez retrouver toutes les vidéos « Trois minutes en vérité » de Famille Chrétienne sur notre chaîne Youtube. Des témoignages forts comme ceux d’Asia Bibi, Blanche Treb ou encore le père Amar. Sans oublier de nombreux anonymes : musulmans convertis, franc-maçon passé à la foi chrétienne

    Antoine Pasquier

  • Coronavirus : comment la grâce de Dieu se donne-t-elle en l’absence de prêtre ?

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    En accordant le don de l’indulgence plénière aux malades du coronavirus dans l’incapacité de recevoir la communion, le sacrement des malades et la confession, l’Église témoigne de la miséricorde infinie de Dieu. Avec une règle toute simple : en l’absence de prêtre, on fait ce que l’on peut ! Mais encore ? Quelques précisions du Fr. dominicain Thomas Michelet sur le site « aleteia » :

    La Pénitencerie apostolique, l’un des trois tribunaux de la Curie romaine, a publié ce vendredi 20 mars un décret accordant le don des Indulgences spéciales aux fidèles souffrant de la maladie Covid-19, ainsi qu’aux travailleurs de la santé, aux membres de la famille et à tous ceux qui s’occupent d’eux, y compris par la prière. Il s’agit de répondre en particulier à « ceux qui ne peuvent pas recevoir les sacrements ». Dans une configuration générale où de nombreux fidèles n’ont plus accès à leurs prêtres, cette disposition du Saint-Siège a soulevé une question : pourquoi le pape François n’étend-il pas par exemple la faculté d’entendre les confessions par téléphone ? Tout simplement parce que ce n’est pas possible.

    Lire aussi :

    Est-il possible de se confesser par téléphone ou par Skype ?

    Autre questionnement, puisqu’en l’absence de messe, les fidèles sont invités à faire une « communion spirituelle », est-il possible de faire de la même manière une « confession spirituelle » en l’absence de confesseur ? Quelles en seraient alors les conditions et les fruits de grâce ?

    La « matière » et la « forme » du sacrement

    Les sacrements supposent une présence réelle, pas virtuelle. Car ils sont dans la logique de l’Incarnation, dont ils sont comme la continuation. Le Verbe s’est fait chair pour qu’on puisse le voir, l’entendre, le toucher. Le saisir par nos sens et pas seulement par notre intelligence.

    Lorsque le ministre dit « tes péchés sont pardonnés », c’est la voix du Christ lui-même qui parle par sa bouche. »

    De même pour les sacrements : ils sont la grâce en tant qu’elle est offerte à nos sens, en tant qu’elle touche notre âme en passant par le corps. En allant du corporel au spirituel. Ils assurent une présence sacramentelle du Christ qui passe par le ministre comme dans une « humanité de surcroît ». Lorsque le ministre dit « tes péchés sont pardonnés », c’est la voix du Christ lui-même qui parle par sa bouche. Le Christ lui emprunte son humanité pour nous parler, nous toucher et nous saisir à travers lui. Le Christ se rend présent sacramentellement par cette présence physique du ministre qui en est le signe et l’instrument. Sans le ministre du Christ, l’absolution sacramentelle est donc impossible.

    Si la célébration du sacrement n’est pas possible, la seule chose que le fidèle puisse faire sont les trois actes du pénitent (la « matière » du sacrement) : l’aveu, la contrition, la pénitence (satisfaction). Mais il ne peut pas recevoir la partie du prêtre, l’absolution (la « forme » du sacrement). Ce ne sera donc pas un sacrement, mais ce sera au moins le commencement d’un sacrement (sa « matière »). Ce qui est déjà source de grâce.

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  • Covid-19 : le sacrifice d'un prêtre italien

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    De Christian Taveira sur C News :

    UN PRÊTRE ITALIEN DE 72 ANS MEURT APRÈS AVOIR CÉDÉ SON RESPIRATEUR À UN PATIENT PLUS JEUNE

    Un sacrifice qui émeut et bouleverse toute l'Italie. Infecté par le coronavirus, le père Giuseppe Berardelli, 72 ans, a préféré laisser son assistance respiratoire à un jeune homme pour lui sauver la vie. Visage rond, regard bienveillant et sourire chaleureux, l'ecclésiastique, aimé et respecté, vivait et officiait dans la commune de Casnigo, près de Bergame, une région durement frappée par l'épidémie de SARS-CoV-2.

    Lui-même contaminé par le coronavirus, Giuseppe Berardelli avait fini par développer une forme grave de la maladie pulmonaire Covid-19.Alors que tous les hôpitaux de la région italienne de Lombardie sont saturés et ne peuvent plus faire face à l'afflux des malades, les médias italiens indiquent que les paroissiens du père Berardelli s'étaient cotisés afin de lui acheter un respirateur. Mais le prêtre a décidé, avant de perdre conscience, de céder cette assistance respiratoire a un homme plus jeune, alors même qu'elle aurait pu lui donner une chance de rester en vie.

    «UN MARTYR DE LA CHARITÉ»

    «Don Giuseppe s'est éteint en tant que prêtre. Et je suis profondément ému», a témoigné auprès du quotidien italien TGCOM24 un membre du personnel de santé de l’hôpital où était soigné l’homme d'Eglise.

    Pour le père James Martin, membre de la Compagnie de Jésus, et rédacteur en chef d'America, une revue jésuite américaine, par ce geste le père Berardelli, est devenu «un martyr de la charité». Son sacrifice, a-t-il dit, rappelle l'histoire du prêtre polonais Maximilien Kolbe, canonisé par Jean-Paul II en 1982. Déporté à Auschwitz, il est mort en août 1941, après s'être porté volontaire pour mourir à la place d'un père de famille, Franciszek Gajowniczek. 

  • Covid-19 : Tous en prière pour l'Annonciation avec KTO

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    Covid-19 : Tous en prière pour l'Annonciation

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    Le 25 mars, les catholiques fêtent l’annonce de l'Incarnation faite par l’ange Gabriel à Marie, c’est-à-dire la promesse de la naissance du Sauveur, promesse de guérison pour l’humanité. En ce temps de lutte contre la pandémie de Coronavirus, KTO relaie les invitations de prière du Pape et des évêques français et propose plusieurs rendez-vous en direct, en plus des temps de prière habituels de son antenne, à suivre sur KTO, ktotv.com et notre chaîne Youtube.

    12h : La prière du Notre-Père avec le Pape François, en communion avec les chrétiens du monde entier.

    15h30 : Le chapelet sera prié, depuis Lourdes, aux intentions des malades, des soignants et de toutes les communautés touchées par le virus. Il conclut la grande neuvaine à l’Immaculée Conception.

    19h30 : A l’appel de la Conférence des évêques de France, les cloches des églises de France sonneront à 19h30 ce mercredi. Et tous ceux qui le souhaitent sont invités à allumer une bougie à leur fenêtre.

    KTO invite à vivre ce temps en direct de la Grotte de Lourdes, pour écouter l’Evangile selon saint Luc (1, 26-38). Puis Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France, proposera une méditation pour accompagner la prière des téléspectateurs.

  • L'épidémie de la peur, cette hystérie qui nous submerge

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    Au delà des discussions concernant les origines et des conséquences du coronavirus, des mesures pour l'éradiquer, du confinement des populations, une constatation s'impose : le coronavirus s'accompagne d'une autre épidémie : LA PEUR, dans une quasi hystérie collective. Comment cette seconde épidémie, irréfléchie, incontrôlée, a-t-elle pu arriver ? A qui profite-t-elle ? Qui l'a causée ? Pourquoi connaît-elle une si grande expansion ?

  • Consécration au Cœur Immaculé de Marie : les évêques du Portugal appellent tous les épiscopats du monde à se joindre à leur initiative

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    Du blog de Jeanne Smits :

    Consécration au Cœur Immaculé de Marie : les évêques du Portugal appellent tous les épiscopats du monde à se joindre à leur initiative

    Face à la crise du coronavirus, l’Église du Portugal renouvellera sa consécration au Sacré-Coeur de Jésus et au Coeur Immaculé de Marie le 25 mars, à la fin du chapelet de 18 h 30 (19 h 30 heure de Paris). L’annonce de cette initiative des évêques du Portugal, samedi, a été suivie de la demande des évêques d’Espagne de pouvoir se joindre à cette démarche. Ce que voyant, l’épiscopat portugais a proposé aux conférences épiscopales du monde entier de se joindre à ce « geste de dévotion ».

    La prière de consécration sera prononcée par le Cardinal António Marto, évêque de Leiria-Fatima.

    Elle aura lieu dans la basilique de Notre-Dame du Rosaire de à l’occasion de la solennité de l'Annonciation du Seigneur. La cérémonie sera retransmise en direct sur la page en ligne du Sanctuaire de Fatima, et, au Portugal, à la télévision, à la radio et sur les plateformes numériques d'inspiration chrétienne.

    « Tous les diocèses seront unis dans la prière du Rosaire aux intentions du monde entier et en particulier du Portugal, dans cette situation dramatique que nous traversons à cause du coronavirus Covid-19 », affirme un communiqué du Conseil permanent de la Conférence épiscopale portugaise (CEP).

    Le 20 octobre 2019, les évêques du Portugal ont consacré l'Église catholique au Sacré-Cœur de Jésus, à Fatima, lors de la messe de clôture de l'année missionnaire, au sanctuaire de Fatima, marquant également les 175 ans de l'Apostolat de la Prière au Portugal.

    Le site du Sanctuaire rappelle que la première consécration du Portugal au Cœur Immaculé de Marie eut lieu le 13 mai 1931, huit mois après la reconnaissance officielle des apparitions par l'évêque de Leira, au terme du premier pèlerinage national de l'épiscopat portugais à Fatima. Avant la consécration, le Cardinal-Patriarche D. Manuel Gonçalves Cerejeira, avait déclaré :

    « Les évêques du Portugal, vos pasteurs, sont réunis ici aujourd'hui pour remercier Notre-Dame de Fatima de la visite qu’elle a daigné faire sur notre terre. Pour que la cérémonie d’action de grâce soit complète, ils consacreront leur travail et le destin du Portugal au Cœur Immaculé de Marie. Cette consécration est le complément de la consécration nationale au Sacré-Cœur de Jésus, faite il y a trois ans par l'épiscopat portugais. En descendant à Fatima, la Vierge a fait de ce lieu le nouveau Bethléem portugais. Si à Bethléhem la Vierge a donné au monde Jésus, Jésus qui est la Vérité, la Vie, le Pardon et la Paix, en descendant à Fatima, elle nous a fait en quelque sorte un nouveau don de son fils.  

    « Fatima est devenue le sanctuaire national d'où elle répète à tous les peuples : faites tout ce que mon Fils vous dira. Mère de Dieu, nous avons reçu Jésus seulement par vos mains. »

    A la fin de ce discours, le cardinal prononçait la prière de consécration. Plus tard, en octobre 1942, l'année où l'on a célébré le 25e anniversaire des apparitions, le pape Pie XII a consacré le monde au Cœur Immaculé de Marie par un message radio.

    Evoquant la cérémonie de mercredi prochain, 25 mars, le site du sanctuaire poursuit :

     « Le Cœur de Marie s'est présenté à Lucie dès le début, dès la deuxième apparition, comme un refuge et un chemin qui mène à Dieu. De nouveau, en juillet, après la vision de l'enfer, elle l’a réaffirmé en proposant la consécration à son Cœur Immaculé comme moyen de conversion et de réparation. La dévotion au Cœur de Marie devient, surtout avec la demande de consécration de la Russie et tout ce qu’elle allait symboliser, une expression de la présence de Dieu qui accompagne le drame de l'histoire humaine, invitant les croyants à une autre vision de l’histoire, projetée sur une dimension eschatologique. À Pontevedra et à Tuy, dans les visions qui clôturent l'événement de Fatima, l'appel à la consécration a été renouvelé, avec la communion réparatrice des premiers samedis qui lui est associée. »

    AciDigital annonçait il y a quelques heures que les évêques du Portugal accueilleront volontiers les demandes des autres conférences épiscopales du monde en vue de se joindre à la consécration de mercredi.

    Les demandes devront être faites par les présidents des conférences épiscopales ou par les secrétaires de celles-ci, au nom des présidents. Elles doivent être adressées à Dom Manuel José Macário do Nascimento Clemente, cardinal-patriarche de Lisbonne, ou au secrétaire général de la conférence des évêques du Portugal, le P. Manuel Joaquim Gomes Barbosa, à cette adresse mail :

    cep.sgeral@ecclesia.pt. Le numéro de téléphone est précisé par AciDigital.

    Le cardinal-patriarche de Lisbonne et le cardinal de Leiria-Fatima ne sont pas particulièrement réputés pour leur orthodoxie. Mais les circonstances réveillent décidément beaucoup de sentiments catholiques !

  • Que pouvons-nous faire pour profiter pleinement du confinement ?

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    Du Père Danziec sur le site de Valeurs Actuelles :

    La sage leçon d'un prêtre pour profiter pleinement du confinement

    22/03/2020

    L’inédite situation de repli sur soi dans laquelle notre société se retrouve pourrait être l'opportunité d’un réel et sérieux examen de conscience, estime le père Danziec, dans ce nouveau billet. Plus habituée aux injonctions d’ouvertures, et si la postmodernité trouvait dans cette période de cloisonnement l’occasion historique d’une réflexion intérieure ? 

    1 milliard. Voilà le nombre de personnes qui se trouvent en ce printemps 2020 confinées dans l’enceinte de leur domicile. Confiner. Retirer. Enfermer. Couper du monde. En clôture. Comme le faisait remarquer le toujours excellent Sylvain Tesson, dans un entretien à lire avec Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro du 20 mars, nous sommes passés en quelques jours du « No borders » au « restez chez vous ». Un volte-face radical, et inattendu. Sorte de révolution copernicienne au forceps. La société postmoderne, si addict au changement, avait pour dieu le philosophe présocratique Héraclite. « Tout est mouvement » selon lui. Ses dogmes s’appelaient multiculturalisme, cosmopolitisme, mondialisme. Ses vertus se déclinaient en compagnies low cost, en parcours erasmus, en émissions de téléréalité “désenracinées”.  A travers le confinement de leur population, les pouvoirs publics de 165 pays se placent aujourd’hui, sans le savoir, sous l’égide de Saint Benoît que l’Eglise fêtait hier samedi. Stabilité. Simplicité. Vie domestique en petite communauté. La fameuse règle du fondateur de l’ordre bénédictin dévoile, pour qui veut s’y plonger, des trésors de bon sens et de conseils précieux garantissant la paix d’une vie derrière quatre murs. Ne serait-il pas l’homme de la situation, capable de tirer le meilleur de cette crise en réglant toute chose avec sagesse ? Il n’y a qu’à voir la table des matières de la règle de Saint Benoît qui aborde des sujets aussi variés que la question de “la mesure du boire et du manger”, celle des “sanctions”, du “sort réservé aux vieillards et aux enfants” ou encore du “travail quotidien”.

    La décadence d’une société commence quand l’homme se demande : “que va-t-il arriver ? ” au lieu de se demander : “que puis-je faire ?” 

    L’atmosphère soudainement souverainement calme, particulièrement en milieu urbain, semble insolite et nouvelle pour beaucoup. Sera-t-elle pour autant source d’un recueillement intérieur ou le motif d’une retraite spirituelle pour ce milliard d’hommes ? Le bruit, à défaut de venir du dehors, peut venir, hélas, des écrans.  Depuis longtemps, le monde passe sous les fenêtres. Vivre sous cloche n’est plus possible. L’étanchéité relève désormais du mythe. C’est ainsi. Pouvons-nous cependant tirer profit de cette situation inédite pour tous, étrange pour certains, malheureuse pour beaucoup ? Le mystère du mal, selon la théologie catholique (même s’il peut paraître scandaleux de l’aborder en quelques lignes ici), se résume de la façon suivante. Dieu ne veut pas le mal. Jamais il ne saurait en être qualifié l’auteur. Cependant Dieu peut permettre qu’un mal advienne. En ce cas, si sa Providence permet une calamité, ce ne peut être que dans le but d’obtenir un plus grand bien. Plus grand bien qui est réalisé ou non... L’homme est en effet libre dans son for intérieur de tirer, ou non, les conséquences d’une épreuve, d’en recevoir les leçons et de prendre les résolutions qui s'imposent.

    Au terme de ce confinement, il sera temps que les hommes d’Eglise de conviction exposent un diagnostic, à la fois exhaustif et précis, sur les maladies spirituelles qui traversent l’âme de la vie des hommes depuis plus de 50 ans. Le philosophe Denis de Rougemont faisait néanmoins ce constat implacable, « la décadence d’une société commence quand l’homme se demande : “que va-t-il arriver ? ” au lieu de se demander : “que puis-je faire ?” ». Sans nul doute, voilà déjà longtemps que nous y sommes. La pandémie actuelle ne fait finalement que mettre en lumière cette décadence morale. Ce lent glissement que la grande majorité se refusait jusqu’alors d’admettre. Un supérieur de communauté sacerdotale l’analysait avec beaucoup d’à-propos « L’homme moderne si fier de ses réalisations est impuissant devant un microbe invisible. (...) Un simple microbe est capable de mettre à genoux l’humanité. A l’ère des grandes réalisations technologiques et scientifiques, c’est surtout l’orgueil humain qu’il met à genoux. (...) Ce n’est pas le moment de laisser le monde entrer chez nous, maintenant que les circonstances et les mesures des autorités nous séparent du monde ! Tirons profit de cette situation. Donnons la priorité aux biens spirituels qu’aucun microbe ne saurait attaquer. »

    Ne sommes-nous réduits qu’au seul « restez chez vous » pour nous en sortir ?

    Avant de suivre le décompte quotidien des contaminés et des morts du Covid-19, avant de nous demander “ce qu’il va arriver” en suivant à la minute les chaînes d’information en continu, posons-nous la seule question qui vaille. Celle qui refuse la décadence et qui témoigne d’un élan : “Que pouvons-nous faire ?” Seulement rester chez nous ? Ne pouvons-nous que cela ? A l’occasion de ce confinement, l’heure n’est pas à la pause ou à l’arrêt sur image. C’est d’une véritable récréation dont ont besoin les âmes. Se recréer en repassant les ouvrages de leur bibliothèque intérieure. L’humanité a l’occasion historique de revenir à la réalité, au concret et à l’humble valeur des vertus domestiques.

    Dans la préface de son recueil Les plaisirs et les Jours, Proust se confiait. « Quand j’étais enfant, le sort d’aucun personnage de l’Histoire Sainte ne me semblait aussi misérable que celui de Noé, à cause du déluge qui le tint enfermé dans l’arche pendant quarante jours. Plus tard, je fus souvent malade, et pendant de longs jours, je dus rester dans “l’arche”. Je compris alors que jamais Noé ne put si bien voir le monde que de l’arche, malgré qu’elle fût close et qu’il fît nuit sur la terre. » L’arche de notre confinement s’apparente à la chambre du jeune Marcel souffrant. Nous souffrons actuellement de bien des choses. Pour en guérir, il nous appartient de commencer par mieux voir le monde. D’y faire le tri. Se retrouver soi-même. Et retrouver Dieu. Ce virus n’aura alors peut-être pas fait beaucoup de bruit pour rien.

  • Le chant d'un rossignol qu'on préfèrerait ne pas entendre

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    CORONAVIRUS ET IVG : LAURENCE ROSSIGNOL DEMANDE L'EXTENSION DES DÉLAIS D'AVORTEMENT

    23 mars 2020

    « Les services d’orthogénie constatent que les restrictions de circulation à l’intérieur et à l’extérieur du territoire français combinées aux bouleversements de l’activité hospitalière fragilisent les conditions d’accès à l’IVG et renforcent les inégalités territoriales », stipule un amendement au projet de loi urgence covid-19.

    Alors que la France traverse une crise sanitaire sans précédent et « que de nombreux professionnels de santé, quelles que soient leurs spécialités, sont mobilisés en priorité pour prendre en charge les malades touchés par le coronavirus », Laurence Rossignol, sénateur et ancienne ministre socialiste, a déposé un amendement au projet de loi urgence covid-19  pour demander au gouvernement « d’allonger de deux semaines les délais légaux d’IVG » et aussi de « supprimer l’exigence d’une deuxième consultation pour les mineures ». L’objectif étant de favoriser une ultime extension des conditions d’accès à l’avortement. « Etonnant sens des priorités… »

    La semaine dernière déjà, un décret publié au Journal officiel permet aux pharmaciens de délivrer les pilules contraceptives aux patientes « dans le cadre de la posologie initialement prévue » et sur présentation de l’ancienne ordonnance. La mesure prise depuis dimanche 15 mars devrait être effective jusqu'au 31 mai.

    Olivier Véran, ministre de la santé, et Murielle Pénicaud, ministre du travail ont « toutefois émis leur désaccord » concernant l’avortement. Ils ne semblent pas vouloir aménager les conditions d’accès à l’IVG pendant la crise sanitaire.

    Sources: Valeurs actuelles (21/03/2020) - France info (18/03/2020)

    Ces curieuses priorités qui tendent coûte que coûte à sauvegarder la pratique de l'élimination d'enfants à naître sont également présentes en Belgique où les centres de planning familial s'organisent pour poursuivre l'accueil des femmes en demande d'avortement. Le fait que le fléau du coronavirus frappe des pays qui ont perdu tout sens moral et ont inscrit dans leurs législations des lois contraires au respect de la vie ne semble pas faire réfléchir grand monde. On assiste par ailleurs à un rush vers les sites porno. La route vers une remise en cause des dérives éthiques de nos sociétés promet d'être encore longue...