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Actualité - Page 706

  • "Catholiciser" l'écologie ?

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    De l'abbé Claude Barthe dans Res Novae sur le site de l'Homme Nouveau :

    La « conversion écologique », une énième tentative <br>de se concilier le monde [fr, eng, it]

    La « conversion écologique », une énième tentative de se concilier le monde

    Depuis qu’ils sont confrontés au monde né de la Révolution, les catholiques ont souvent mis en œuvre des tentatives dite de « contournement » ou de conciliation, consistant à adopter des thématiques propres à des idéologies laïques et à les « baptiser ». Ceux qui s’y livrent espèrent désarmer en quelque manière l’hostilité du monde et ainsi légitimer vis-à-vis de lui le message propre de l’Église, au risque, souvent assumé, d’affaiblir ce message. Dans l’article « Pour une Église verte », l’abbé Perrot analyse l’une des dernières en date, qui pousse fort loin l’atténuation de la spécificité évangélique.

    Auparavant, Jean-Paul II, comme le rappelle Jean-Marie Perrot, avait tenté de catholiciser les droits de l’homme. Dans une perspective un peu semblable, il avait aussi présenté une défense risquée de l’encyclique Humanæ vitæ, s’inscrivant dans le courant de la pensée personnaliste, en développant une « théologie du corps » (1). 

    On pourrait énumérer bien d’autres exemples plus anciens, comme celui de ces prêtres et évêques – pas nécessairement les plus « progressistes » de l’époque (2) – qui en 1848, animés d’une pieuse illusion, bénissaient les arbres de la liberté en expliquant avec une naïveté confondante que la devise républicaine de « liberté, égalité, fraternité » était d’abord chrétienne.

    La période contemporaine présente cependant une caractéristique qui aggrave considérablement ce phénomène de conciliation : il est en somme devenu un être nouveau pour le catholicisme. En effet, les textes fondateurs de ce qu’on a appelé « l’esprit du Concile », à savoir la déclaration Dignitatis humanæ sur la liberté religieuse, le décret Unitatis redintegratio sur l’œcuménisme et la déclaration Nostra ætate sur les religions non chrétiennes laissent entendre que les sociétés religieuses autres que l’Église bénéficient d’une certaine existence surnaturelle imparfaite, voire très imparfaite, mais réelle.

    Ces conciliations sont mortifères : ce sacrifice au relativisme moderne (qui se voulait cependant « modéré »), s’est accompagné logiquement d’un relativisme interne. Par l’abandon de la « rigidité » des formulations du Credo au profit d’un enseignement pastoral, c’est le mode même de penser la foi qui a été ébranlé dans ses fondations. Et tout naturellement, de la liberté religieuse posée en principe ad extra, on en est venu à la résurgence interne de ce que Léon XIII avait condamné dans la lettre Testem benevolentiae (1899), à savoir l’introduction « d’une certaine liberté dans l’Église » sur le modèle de la « liberté moderne ». Car en acceptant comme légitime le fondement de la société moderne (« Il faut observer la règle générale de la pleine liberté dans la société, selon laquelle on doit reconnaître à l’homme le maximum de liberté et ne restreindre celle-ci que lorsque c’est nécessaire et dans la mesure où c’est nécessaire »Dignitatis humanae n. 7), l’Église ne peut pas le refuser à ses membres. 

    De fait, l’indifférence moderne concernant le poids de la vérité a été intériorisé jusqu’à un certain point par le catholicisme. À parler la langue que veulent entendre les hommes, il cesse de parler celle qui pourrait les sauver. Les actes le démontrent : hier, le 27 octobre 1986, la journée d’Assise, où toutes les religions du monde se sont trouvées comme à égalité à prier pour la paix ; aujourd’hui, le 15 octobre 2020, le rassemblement à Rome de tous les participants d’un « pacte éducatif mondial », vague entreprise humaniste, sans référence chrétienne, pour « une éducation plus ouverte et plus inclusive, capable d’une écoute patiente, d’un dialogue constructif et d’une compréhension mutuelle », dans le but de former des personnes « capables de surmonter les morcellements et les oppositions, et recoudre le tissu des relations en vue d’une humanité plus fraternelle ». Humanisme ou néant verbal ?

    Car non seulement l’histoire de ces tentatives de « contournement » a été une longue histoire d’échecs, mais elle débouche logiquement dans l’insignifiance, ce dont on pourrait se réjouir si le message de l’Évangile n’en était pas, par le fait, rendu insignifiant.

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    1. Laurent Jestin, « Tentative de conciliation. Les catéchèses sur la “théologie du corps” » (Tu es Petrus, printemps 2018, n. XVIII, pp. 3-10), lequel, parmi les difficultés soulevées par cette tentative, relève ce sophisme : « l’antériorité instrumentale (l’union charnelle donnant la procréation) est transformée en priorité de valeur, de fin. Là encore, la méthode descriptive montre ses limites. Elle rend plus difficile de définir la hiérarchie des fins du mariage : engendrement et éducation des enfants (fin première), soutien mutuel des époux, et grâce du sacrement qui permet aux époux de vaincre les mouvements désordonnés de la chair dans son exercice (fin seconde). »

    2. Le futur cardinal Pie, grand vicaire de Chartres, a appelé à bénir l’arbre de la liberté de cette ville.

  • Il y a 15 ans : décès de Jean Paul II, témoin de la souffrance, pèlerin de l’espérance

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    unnamed.jpgIl y a quinze ans, le 2 avril 2005 à 21h37, Jean Paul II nous quittait après une longue maladie. Cloué dans son fauteuil quelques jours avant sa mort, il suivait le Chemin de croix du Vendredi saint à la télévision en priant. Jusqu’à son dernier souffle, il a choisi de témoigner de sa souffrance et apporter l’espérance. Un message puissant qui peut réconforter en particulier cette année tous ceux qui vont célébrer Pâques à l’heure de l’épidémie de coronavirus. De Marzena Devoud sur le site web « aleteia »:

    Cliquez ici pour ouvrir le diaporama 

    L’image symbolique du pape Jean Paul II très malade, crucifix en main, suivant à la télévision le Chemin de Croix du Vendredi saint quelques jours avant sa mort, refait surface dans la mémoire collective de nombreux croyants aujourd’hui, quinze ans après sa mort. Une image réconfortante avec un message plein d’espérance pour tous ceux qui sont confrontés à la peur de la souffrance, de la maladie et aussi de la mort en ce temps de l’épidémie Covid-19.

    C’était il y a quinze ans, jour pour jour, le samedi 2 avril 2005 à 21h37, Jean Paul II rendait son dernier souffle à l’âge de 84 ans, après une longue maladie et douloureuse agonie. Des milliers de fidèles rassemblés spontanément depuis deux jours place Saint-Pierre priaient, veillaient et chantaient. Ils voulaient l’accompagner dans ses dernières heures. Lui qui avait témoigné pendant ses dernières années du sens profond de sa souffrance. Atteint de la maladie de Parkinson et souffrant de graves séquelles de l’attentat dont il avait été victime place Saint-Pierre le 13 mai 1981, l’état de santé de Jean Paul II s’était brusquement dégradé en deux mois. Au cours de ses dernières apparitions à la fenêtre de ses appartements privés, le dimanche de Pâques (27 mars) et le mercredi suivant (30 mars), le pape polonais très affaibli n’avait pas pu parler aux fidèles qu’il avait toutefois béni.

    «Jusqu’au dernier instant de sa vie Jean Paul II n’a pas souhaité cacher son face-à-face avec la mort.»

    Le 31 mars, il recevait le sacrement des malades, le lendemain au matin, il parvenait encore à dire la messe et à méditer la Passion du Christ, avant d’entrer en agonie dans le huis-clos de sa chambre, entouré de quelques proches. Jusqu’au dernier instant de sa vie Jean Paul II n’a pas souhaité cacher son face-à-face avec la mort. Au contraire, il a tenu à montrer que la souffrance était une des voies qui permettent la rencontre avec Dieu. Et le Triduum pascal de l’année de sa mort en est un signe saisissant. Retour en arrière sur un temps historique :

    Nous sommes le Vendredi saint, 25 mars 2005. Pour la première fois, depuis vingt-six ans, Jean Paul II ne peut pas présider les cérémonies du Triduum pascal, même s’il le désire ardemment. Il cherche alors à se rendre présent auprès des fidèles en leur transmettant de brèves méditations, qui sont lues lors de la liturgie de la Semaine sainte. « Je suis spirituellement avec vous au Colisée », écrit-il dans son message adressé à ceux qui participent ce Vendredi saint au Chemin de Croix. Il y décrit l’attitude intérieure avec laquelle il affronte toutes ses souffrances :

    « L’adoration de la Croix nous renvoie à un engagement auquel nous ne pouvons nous soustraire, à la mission que saint Paul exprimait par ces paroles : «Ce qui manque aux détresses du Christ, je l’achève dans ma chair en faveur de son corps qui est l’Église.» (Colossiens 1, 24). J’offre moi aussi mes souffrances, afin que le dessein de Dieu s’accomplisse et que sa Parole fasse son chemin parmi les hommes. Je suis à mon tour proche de ceux qui, en ce moment, sont éprouvés par la souffrance. Je prie pour chacun d’eux. En ce jour, mémorial du Christ crucifié, je regarde et j’adore avec vous la Croix et je répète les paroles de la liturgie : Ô Croix, unique espérance, donne-nous patience et courage et obtiens au monde la paix ! », conclue le pape polonais.

    Assis devant l’autel dans sa chapelle privée, il suit la célébration à la télévision, en méditant les différentes stations de la Passion du Christ. À la quatorzième station, il prend dans ses mains le Crucifix qu’il serre longuement contre son visage marqué par la souffrance. « Dans cette photo, – explique dans une interview visiblement ému Arturo Mari son photographe officiel, se référant au cliché mémorisant cet instant du Vendredi saint 2005 – il y a toute sa vie. Le Saint-Père ne pouvait aller en procession, mais il a pris part à la Via Crucis entièrement. Il priait devant l’écran ». 

    Cette image, critiquée d’ailleurs par certains comme « ostentation de la souffrance » résume le véritable sens de la souffrance pour chaque chrétien. Comme le Christ n’est pas descendu de la Croix, ainsi celui qu’il a choisi pour son vicaire y restera cloué, jusqu’à la fin.

    «Son geste d’impuissance, de souffrance et d’amour à la fois comme son silence imposé bouleverse l’assistance, en direct et sous les caméras du monde entier.»

    Mais l’amour du Christ est plus fort que la mort. C’est ce que le Pape veut dire le dimanche de la Résurrection, quand il apparaît à midi à la fenêtre de sa bibliothèque privée pour donner aux foules massées place Saint-Pierre et aux téléspectateurs du monde entier la bénédiction Urbi et orbi. La douleur qui paralyse son visage l’empêche de dire un seul mot. Il fait alors juste le signe de croix et tente de répondre d’un geste aux saluts des foules. Son geste d’impuissance, de souffrance et d’amour à la fois comme son silence imposé bouleverse l’assistance, en direct et sous les caméras du monde entier. Pourtant ce face-à-face avec la souffrance est profondément paisible. Jean Paul II témoigne de la signification rédemptrice de la souffrance. 

    Lire aussi :

    Covid-19 : la prière d’abandon de saint Jean Paul II pour les personnes âgées

    Il l’avait d’ailleurs décryptée quelques années auparavant, dans sa Lettre apostolique Salvifici Doloris : « unie à celle du Christ, la souffrance humaine devient un moyen de Salut ». Jean Paul II n’avait pas peur de la mort. Uni au Christ, il savait qu’il allait vers Lui. Il a écrit ces lignes dans son testament : « Je Lui demande de vouloir me rappeler lorsqu’Il le voudra. Dans la vie comme dans la mort, nous appartenons au Seigneur… nous sommes au Seigneur » (Romains 14, 8).

    «Pour Jean Paul II, l’homme au terme de son pèlerinage sur la Terre n’est pas condamné à tomber « dans les ténèbres (…) mais il est appelé à rencontrer le meilleur des pères, qui accueille avec amour son propre fils dans ses bras.»

    Pour le Saint-Père, l’homme au terme de son pèlerinage sur la Terre n’est pas condamné à tomber « dans les ténèbres, dans un vide existentiel ou dans l’abîme du néant, mais il est appelé à rencontrer le meilleur des pères, qui accueille avec amour son propre fils dans ses bras, pour lui donner la plénitude de la vie, au sein de la Trinité » comme le rappelle dans son ouvrage Laissez moi m’en allez celui qui a accompagné Jean Paul II au plus près tout le long de son pontificat en tant que secrétaire particulier, Mgr Stanislaw Dziwisz.

    Sachant qu’approchait pour lui le moment de passer à l’éternité, le pape a décidé, en accord avec ses médecins, de ne pas retourner à l’hôpital mais de rester au Vatican. Il voulait souffrir et mourir près de la tombe de l’apôtre Pierre et en communion de prière avec ses proches comme avec les foules rassemblées place Saint- Pierre. Il a rejoint la maison du Père dans la soirée du 2 avril 2005, la veille de la fête de la Miséricorde qu’il avait instaurée lui-même.

    Ref. décès de Jean Paul II, témoin de la souffrance, pèlerin de l’espérance

    JPSC

  • Prions en Eglise se met gratuitement à votre disposition

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    À vos côtés, chaque jour, en ces temps inédits

    Chers amis,

    En ce temps d’épidémie, la difficulté d’accès aux sacrements est une véritable souffrance pour nous tous alors que la prière reste un moyen privilégié pour nous relier les uns aux autres.

    Toujours à vos côtés, Prions en Église vous accompagne chaque jour que vous soyez chez vous, seuls ou en famille. Ces temps sont inédits. Notre communion ecclésiale, en particulier notre prière, doit se faire inventive…

     

    C’est pourquoi, durant cette période exceptionnelle de confinement, nous mettons gratuitement à votre disposition :

     

    L’accès gratuit à tous les contenus abonnés du site et de l’application :
    commentaire du jour, audio de l’évangile…

     

    La messe du jour célébrée par les frères assomptionnistes de la communauté de Cachan, diocèse de Créteil, en direct sur notre page Facebook, du lundi au vendredi à 7h30, le samedi à 9h, la messe anticipée du dimanche à 18h le samedi; et visible ensuite toute la journée sur notre site internet.

     

    L’espace "En famille " sur le site Prions en Église où vous trouverez des idées pour prier et relever des petits défis chaque jour de la semaine avec les enfants, des propositions à hauteur d'enfant pour participer à distance à la messe du dimanche et aussi des vidéos pour raconter la Bible aux plus petits.

     

    Un espace prière spécial
    " Prières en temps d’épidémie "
     dans l’application Prions en Église.

    En union de prière avec vous, pour les personnes malades, les familles en deuil, le personnel soignant et tous ceux qui doivent prendre des décisions pour assurer notre bien-être commun,


    Rédactrice en chef de Prions en Église

  • Face au coronavirus, il y a urgence de diffuser très rapidement la culture palliative

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    CORONAVIRUS : IL EST URGENT DE « DIFFUSER TRÈS RAPIDEMENT LA CULTURE PALLIATIVE »

    31 mars 2020

    L’épidémie de Coronavirus, la dégradation très rapide de la santé des malades et le contexte très particulier de solitude liée au confinement, mais aussi les arbitrages que les médecins sont amenés à opérer entre les personnes qui seront prise en charge en réanimation et celles qui feront l’objet de soins palliatifs, placent des soignants dans une situation inédite.   

    Dans des circonstances extrêmes, il est essentiel d’accompagner les patients « que l’on ne pourra pas réanimer ». Pour Frédéric Guirimand, médecin en soins palliatifs à la maison Jeanne Garnier, « notre devoir est de nous occuper des conditions dans lesquelles ces patients vont mourir ». A l’hôpital, « certains médecins ne savent pas quels produits donner », expliquent Marion Brouke du service des soins palliatifs de l’hôpital Paul-Brousse à Paris. Cette infirmière assure une « permanence pour conseiller tous les soignants » de son établissement qui compte un millier de lits, notamment auprès de ceux qui se relaient auprès « des malades atteints de la forme la plus grave » de la maladie et « qui sont en fin de vie ».

    La situation d’urgence a conduit à la mise en place de « plusieurs services de soins palliatifs » qui ont « vu le jour en quelques heures, à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris par exemple, où une dizaine de lits a été créée ».

    Pour le Dr Bernard Devalois, médecin en soins palliatifs à la maison de santé protestante Bagatelle à Bordeaux, « les repères de l’éthique du soin (…) sont bouleversés » puisqu’il faut « trier entre ceux qu’on va tenter de sauver (dits « réanimatoires ») et ceux pour qui tous les moyens théoriques de sauver la vie ne seront pas mis en œuvre (« non réanimatoires ») ». Le médecin déplore : « Les principales victimes de tri seront les plus vulnérables », une situation qui impose de tenir « au moins » « sur une valeur éthique forte pour les professionnel de santé ». Il faut « aider les patients à ne pas mal mourir quand on ne peut faire autre chose ». Le médecin ajoute : « Il est aussi nécessaire de réanimer ceux qui peuvent l’être qu’accompagner ceux qui doivent l’être ». Le médecin qui vient de mettre en place une « astreinte téléphonique (…) pour permettre aux soignants d’une région de joindre, jour et nuit, un professionnel des soins palliatifs », constate que ses collègues sont « déboussolés par cette horreur ». Certains patients terrassés ne pourront même pas « monter dans les services » et les soignants cherchent à savoir « comment soulager les malades ». Ils ont besoin d’explications, de procédures et de soutien.

    Pour aider le personnel médical « confrontés à des fins de vie difficile », la Société Française d’accompagnement et des soins palliatifs » a publié, à la demande du ministère de la santé, « des fiches pratiques pour diffuser les protocoles » qui doivent aider l’accompagnement des personnes en fin de vie »« Il est essentiel d’aider [les soignants], notamment en leur donnant des éléments pour repérer une détresse respiratoire et la soulager », explique le Dr Claire Fourcade, médecin à la Polyclinique du Languedoc de Narbonne et vice-présidente de la SFAP. Pour elle, il est urgent de « diffuser très rapidement la culture palliative ».

    Sources: La Croix, Loup Besmond de Seneville (30/03/2020) - L’accompagnement de la fin de vie des malades du Covid mobilise les soignants - La Vie (30/30/2020)

  • Carême et confinement; feuillet quotidien du jeudi 2 avril : "le carême, retraite officielle de la Sainte Eglise"

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  • Bruxelles : le nouveau dézingage d'une communauté religieuse pour d'obscures raisons

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    Une nouvelle étape va être franchie dans le processus de désertification spirituelle de Bruxelles avec le départ d'une communauté qui animait un des hauts lieux du patrimoine religieux de la capitale. C'est ce que rapporte un article paru hier sur cathobel qui ne dit rien sur les raisons concrètes qui ont conduit à cette décision :

    La communauté des Prémontrés va quitter La Cambre

    Installée depuis sept ans à l’abbaye de la Cambre, les chanoines Prémontrés quitteront celle-ci vers la fin de l’été.

    Dans un communiqué conjoint, Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire pour Bruxelles, et le Père Abbé de l’Abbaye de Leffe, Benoît Carniaux O. Praem, ont annoncé ce jour la nouvelle. Ils rappellent qu’il y a sept ans, la communauté des Chanoines Prémontrés de l’abbaye Notre-Dame de Leffe avait répondu favorablement à la demande de l’Eglise de Bruxelles d’envoyer quelques-uns de ses membres à la Cambre. « C’était une façon de réinstaurer une vie religieuse régulière dans ce site incomparable. C’était aussi une façon originale d’inscrire cette église dans la dynamique de l’Unité pastorale de Ste Croix, avec ses autres clochers : Ste Croix, S. Boniface et S. Adrien », stipule le texte..

    « C’est ainsi que les PP. Hugues Bada et Tanguy Rivière sont venus vivre et prier à la cure de l’abbaye et ont animé avec beaucoup de cœur la pastorale locale. Les célébrations ont attiré de plus en plus de personnes », précisent encore Mgr Kockerols et le Père Abbé de Leffe.  Mais ils ajoutent: « Il était cependant devenu de plus en plus difficile, vu les défis pastoraux de l’Eglise de Bruxelles d’une part, et les enjeux propres à l’abbaye de Leffe d’autre part, de maintenir telle quelle cette présence. »

    Face à cette situation, une réflexion conjointe a eu lieu avec les principales personnes concernées. Et même si des alternatives ont bien sûr été envisagée, le constat a été qu’au terme de cette réflexion, la collaboration telle que mise en œuvre depuis sept ans, ne pouvait plus se poursuivre. Une décision qui a été prise « avec infiniment de peine et de regret » tant du côté de l’abbaye de Leffe que de l’Eglise de Bruxelles.

    Dès lors les Chanoines Prémontrés de Leffe quitteront la Cambre vers la fin de l’été. « Nous savons combien ce départ suscitera de l’émoi et de la tristesse. Mais nous vous invitons surtout à rendre grâce pour tous les fruits reçus de Dieu et partagés ensemble », concluent le Père Abbé Benoît Carniaux O. Praem et Mgr Jean Kockerols, qui se confient à la prière des fidèles, ajoutant: « Il n’est pas facile d’exercer une responsabilité dans l’Eglise en ces temps exigeants. Nous avons d’autant plus besoin de votre soutien et de votre collaboration. Que le Seigneur nous guide et nous accompagne ».

    Lire le communiqué officiel

     

    Cette décision a suscité de vives réactions dont celle-ci :

    Communication de la part de paroissiens de La Cambre

    Une nouvelle congrégation religieuse, à savoir les Prémontrés, vient d’être mise à la porte de Bruxelles ce mercredi 1er avril. Deux de ses membres animaient avec zèle l’église de la Cambre depuis leur arrivée il y a sept ans. Les chanoines avaient vite fait exploser le nombre de leurs fidèles, ces derniers étant très heureux de retrouver de vrais pasteurs dans une atmosphère de prière, avec une liturgie de toute beauté et un soin pastoral hors pair.

    Mais pour Mgr Kockerols, « il était cependant difficile , vu les défis pastoraux de l’Eglise de Bruxelles, d’une part, et les enjeux propres à l’abbaye de Leffe d’autre part, de maintenir telle quelle cette présence ». 

    Pourtant, nous savons de bonne source que l'abbaye de Leffe n'avait pas d'objection à ce que les chanoines continuent à animer l'Église de La Cambre. 

    Alors, que penser?

    On entend dire qu'en réalité, ces pasteurs ne convenaient plus à l'Evêque auxiliaire parce qu'ils "s'intégraient mal" dans la nouvelle structure d'Unités Pastorales. En effet, le nouveau système des "UP" veut que les prêtres n'aient plus de paroisse propre, mais circulent dans un certain nombre de paroisses regroupées. 

    Or, les Pères Prémontrés, avec leur vocation de vie régulière de prière, avec la liturgie des heures, assuraient une présence quasi constante sur place, alors que l'Evêque aurait aimé les dépêcher à sa guise aux quatre coins de l'Unité Pastorale. Cependant, c'est justement grâce à cette présence que les chanoines avaient établi une véritable Communauté à la Cambre. Quel cadeau en effet pour les fidèles, assurés des prières continues de leurs pasteurs, connus personnellement pour presque chacun d'entre eux, émerveillés de retrouver une liturgie magnifique, et de former une réelle communauté vivante! Il fallait voir l'atmosphère familiale et joyeuse à La Cambre lors des nombreux événements organisés de main de maître par les Pères! Combien n'ont pas retrouvé la foi à l'écoute des homélies sublimes ou émerveillés par la beauté des offices? Combien n'ont pas trouvé une oreille constante, présente jour après jour, et un réconfort dans les peines? Combien n'ont pas retrouvé tout simplement la joie d'appartenir à une Communauté ouverte et tournée vers le chemin du Ciel?

    On entend dire aussi que notre Evêque auxiliaire préférerait donner une vocation plus culturelle et moins cultuelle à la Cambre. Il nous semble que la culture doit être au service des Communautés et non le contraire. Une église n'est-elle pas d'abord un lieu de prière? L'art dans une église a-t-il pour objectif de soutenir la prière ou de prendre la place des chrétiens en les jetant dehors?

    S'agit-il aussi, comme on l'entend, d'une question immobilière? 

    Ne vivons-nous pas ici un exemple désolant de ce cléricalisme tant décrié par le Pape François? Ne voyons-nous pas notre Evêque auxiliaire essayer de formater notre Église de Bruxelles selon son opinion et son idéologie plutôt que de laisser s'épanouir une diversité voulue par le Seigneur et permettant au plus grand nombre de retrouver chacun sa sensibilité? 

    Ne s'agit-il pas par ailleurs d'un écrasant abus de pouvoir, d'une décision affectant la vie spirituelle de milliers de paroissiens, et prise sans aucune consultation de ceux-ci?

    En tant que paroissiens, nous sommes complètement anéantis par cette décision qui tombe comme un couperet. Les Pères Hugues et Tanguy étaient de vrais pasteurs, de bons pasteurs. Ils étaient un immense soutien pour la plupart d'entre nous. Nous sommes complètement désemparés, comme des enfants ayant perdu leur père, comme des brebis sans leur berger et repensons au chagrin de Jésus qui, "voyant la foule, fut pris de pitié pour elle, parce qu'elle était fatiguée et abattue, comme des brebis qui n'ont pas de berger."

    En quoi ces "défis pastoraux" sont-ils réglés en expulsant deux prêtres de leur église bondée? Quels sont les défis pastoraux d'une Eglise, si ce n'est pas d'annoncer le Christ, de convertir à l'Evangile le plus grand nombre, et de faire grandir la foi? 

    Au contraire, nous sommes dans notre diocèse les témoins impuissants de cette « sentence de mort » qu'une fois de plus, l’évêque auxiliaire dit prendre « avec peine et regret ». Celle-ci ne semble être qu'un maillon d'une politique active de diminution du nombre de prêtres, de messes, de sacrements, d’églises, de fidèles. Nous voyons congédier les une après les autres les communautés vivantes qui portent du fruit. On dit que notre Evêque souhaiterait habituer les fidèles à ce qu'il n'y ait plus de prêtres. 

    Tout cela semble être le fruit d'une idéologie morbide et absurde, voulant imposer un modèle et détruire ce qui ne s'y accorde pas, dans une logique irrémédiable de déclin. Nous refusons ce modèle programmé de destruction de l'Église. Après la Fraternité des Saints Apôtres, les Fraternités de Jérusalem, les Prémontrés, qui seront les prochains à être expulsés? 

    Les paroissiens de La Cambre réagissent à une décision incompréhensible de l'évêque de Bruxelles

  • Coronavirus en RDC : l’impossible confinement de Kinshasa

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    Kinshasa vient de rater sa mise en confinement. Alors que la capitale congolaise de 12 millions d’habitants devait entamer un confinement total à partir de ce samedi 28 mars, le gouverneur de Kinshasa est revenu sur sa décision en reportant sine die la mise sous cloche de la ville. Un revirement surprise qui a créé la confusion en République démocratique démocratique du Congo (RDC) après l’annonce de l’état d’urgence par le président Félix Tshisekedi mercredi 25 mars. Depuis cette date, les déplacements depuis et vers Kinshasa sont interdits, les lieux publics fermés et les rassemblements limités. De Christophe Rigaud sur le site « Afrikarabia » :

    « Un confinement par rotation

    Avec l’arrivée des premiers cas de Covid-19 à Kinshasa le 10 mars dernier, les autorités congolaises avaient semblé prendre la mesure du danger de la propagation de la maladie dans une capitale surpeuplée et au bord de l’implosion. En annonçant un confinement total « par intermittence » de Kinshasa, le gouverneur Gentiny Ngobila voulait également innover dans le mode de restriction de déplacement de la population. Les autorités de la capitale souhaitaient mettre en place un confinement par rotation : 4 jours de confinement, suivis de 2 jours où les Kinois pouvaient se ravitailler. Le tout sur 3 semaines consécutives.

    Une flambée des prix

    Mais quelques heures avant le lancement du confinement, les autorités provinciales de la capitale ont annoncé son report à une date non précisée. Le porte-parole du gouverneur a justifié l’annulation de cette mesure par une brusque flambée des prix sur les biens de première nécessité « susceptibles de créer l’insécurité ». En effet, dès l’annonce de la mise à l’arrêt de Kinshasa pendant 4 jours, les habitants se sont tous rués dans les commerces et les banques, créant des rassemblements importants et des bousculades bien peu compatibles avec les mesures de distanciation sociale recommandées pour éviter la propagation du virus.

    « Catastrophe humanitaire » 

    Mais bien pire, l’annonce précipitée du confinement de Kinshasa n’a visiblement pas tenu compte de l’extrême précarité dans laquelle vit la grande majorité des Kinois, avec moins de 2 dollars par jour, sans eau, ni électricité, dans des cités insalubres où s’entassent les plus pauvres. « Le seul résultat auquel cela peut aboutir est une catastrophe humanitaire ou des émeutes » s’est inquiété le mouvement citoyen La Lucha. Tout comme le Cardinal Ambongo qui plaide pour « un confinement accompagné. Je connais la situation de mon peuple. Si vous confinez les Kinois pendant deux ou trois jours, il y aura des morts ».

    « Nous allons tous mourir…de faim ! »

    « Cette mesure est irresponsable ! » tonne Jean-Claude Katenge, le président de l’ASADHO, une organisation de défense des droits de l’homme. Avec ce confinement « par intermittence », les Kinois allaient se retrouver dans les rues les mêmes jours pour s’approvisionner dans les magasins. Sur les réseaux sociaux, un Kinois ironise : « les 2 jours de ravitaillement seront consacrés à une contamination massive ! ». Les habitants de Kinshasa s’inquiètent également des conséquences économiques d’une telle mesure, alors que 78% des Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté. « Faire des courses ? Avec quel argent ? Nous n’allons pas mourir du Coronavirus, mais de faim ! », peut-on lire sur Twitter. « 90% de Kinois vivent du secteur informel et c’est chaque matin qu’ils sortent pour nourrir leurs familles le soir. Sans mesures d’accompagnement, il aura des débordements » prévient un autre internaute. Les conditions de vie précaire dans la capitale congolaise ne plaident pas non plus pour un confinement total. Seul un Kinois sur deux a accès à l’électricité et à l’eau potable… lorsque qu’il n’y a pas de coupures.

    Un manque d’anticipation

    Le report du confinement « donne l’impression que le pouvoir tâtonne dans la gestion d’une matière aussi délicate que la santé publique » s’interroge également le Cardinal Ambongo, qui dénonce le manque d’anticipation des autorités. Certains politiques reprochent aux autorités congolaises d’avoir appliqué un simple « copié-collé » des mesures de confinement en vigueur en Europe, sans tenir compte de la triste réalité du terrain. Quatre députés nationaux ont rappelé dans un courrier adressé aux autorités que « le succès et l’efficacité des mesures de confinement reposent sur la prise en compte de la dimension, économique, sociale et humanitaire de la crise. »

    Vers un taux de mortalité de 10% ?

    Le temps presse. Avec 58 cas confirmés de Covid-19 et 5 décès, les autorités congolaises doivent agir vite pour circonscrire le virus, qui pour le moment est concentré sur la capitale. Mais le risque est grand, au vu du délabrement du système sanitaire congolais. Le pays ne compte que 250 hôpitaux généraux pour 80 millions d’habitants. La quasi totalité des Congolais n’a pas de protection sociale. À titre de comparaison, on trouve 13,1 lits par 1000 habitants dans les hôpitaux du Japon, 2,5 lits au Canada et seulement 0,8 lit en RDC. Face à une épidémie non maîtrisée et de grande ampleur, les hôpitaux congolais ne pourront pas faire face à l’afflux de malades. Jean-Jacques Muyembe, le patron de la riposte Covid-19 en RDC n’est pas vraiment optimiste. Le 11 mars dernier, dans une conférence de presse à Goma, ce professeur respecté affirmait qu’il y aurait « certainement un taux de mortalité qui avoisinerait les 10%. » Ce qui laisserait craindre 75.000 décès rien qu’à Kinshasa, selon un autre médecin, le Docteur Antoine Samsoni.

    Pour une meilleure pédagogie

    Avec 5 décès sur 58 cas officiellement déclarés, la RDC présente à ce jour le taux de mortalité le plus élevé en Afrique : 8,6%. L’Algérie est deuxième avec 6%. Ce qui en dit long sur la faillite du système de santé congolais. Les autorités doivent rapidement trouver la parade pour contenir l’épidémie. Le prix Nobel de la paix, le docteur Denis Mukwege affirme « se préparer au pire ». Et rappelle dans une vidéo, que « notre meilleur moyen d’enrayer la propagation du virus est la prévention ». Une prévention qui passe par des messages pédagogiques compris et acceptés par toute la population. Un défi énorme pour ce pays-continent qui doit également faire face à la méfiance et au scepticisme de la population, comme cela a été le cas au Nord-Kivu pendant l’épidémie de fièvre Ebola. Mais il faudra faire vite car le temps est compté. L’augmentation des chiffres dramatiques de la contamination en Europe nous le rappellent tous les jours. »

    Ref. L'impossible confinement de Kinshasa

    A propos de l'auteur : Christophe Rigaud est journaliste,  directeur du site Afrikarabia consacré à l'actualité en République démocratique du Congo (RDC) et en Afrique centrale.

    Ajoutons à son commentaire que l’expansion démographique non contrôlée et l’anarchie urbanistique ont prévalu dans les grandes agglomérations congolaises à partir de l’indépendance du pays: ce qui peut faire craindre le pire.

    Par contre, dans les vastes territoires de la brousse, l’habitat moyen se situe en dessous de la moyenne nationale de 30 habitants au km2 et les infrastructures de communication (ponts, routes, chemins de fer…) se sont inexorablement effondrées au cours du dernier demi-siècle : de ce fait, la population pourrait, peut-être, y bénéficier d’un certain confinement géographique. Mais, en même temps que ceux des communications, les réseaux sanitaires très denses de l’époque coloniale ont également disparu : pour tomber de Charybde en Scylla…

    JPSC

  • L'Amérique Latine et les Caraïbes seront consacrées à Notre-Dame de Guadalupe le jour de Pâques

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    AMERIQUE - Consécration de l'Amérique latine et des Caraïbes à Notre-Dame de Guadalupe en la Solennité de Pâques

    mercredi, 1 avril 2020
     

    Mexico (Agence Fides) – La Présidence du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), conjointement aux Evêques du Mexique célébrera, le Dimanche de Pâques, 12 avril, à midi, heure du Mexique, l'Acte de consécration de l'Amérique latine et des Caraïbes à Notre-Dame de Guadalupe, « pour lui demander la santé et la fin de la pandémie ». Ainsi que l'écrit l'Archevêque de Trujillo et Président du CELAM, S.Exc. Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, en annonçant l'initiative, « le moment présent exige de nous en tant que Pasteurs, de voir et d'écouter les afflictions de nos peuples afin d'insuffler l'espérance en tournant les yeux vers notre Mère du ciel ». Il invite par suite tous les pays du continent à s'unir, au travers des moyens de communication, à la célébration qui aura lieu en la Basilique nationale mexicaine. A midi, ce 12 avril, les cloches de toutes les églises d'Amérique latine et des Caraïbes sonneront, marquant le début de la récitation du Rosaire missionnaire, offert pour la santé des personnes des cinq continents, auquel suivra la Messe de Pâques, qui se conclura par l'Acte de consécration à Notre-Dame de Guadalupe. (SL) (Agence Fides 01/04/2020)

  • La Semaine Sainte et Pâques sur KTO

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    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Paris, le 31 mars 2020

    # Confinement 
    Semaine sainte et Pâques sur KTO

    Confinés, les catholiques ne pourront pas se rendre aux offices de la semaine liturgique la plus importante et la plus dense de l’année, la Semaine sainte. Pour qu’ils puissent tout de même la vivre intégralement, KTO en retransmet tous les offices, en direct de Rome, Paris ou encore Lourdes.
     
    Dimanche des Rameaux et de la Passion, le 5 avril
     
    • 10h       Messe des Rameaux et de la Passion en direct de la grotte de Lourdes
    • 11h       Messe des Rameaux et de la Passion célébrée par le pape François, en direct de Rome
    • 16h30   Conférence de carême de Notre-Dame de Paris, en direct de Saint-Germain-l’Auxerrois
    • 18h30   Messe célébrée par Mgr Michel Aupetit, en direct de Saint-Germain-l’Auxerrois
     
    Mercredi de la Semaine sainte, le 8 avril
     
    • 18h30    Messe chrismale célébrée par Mgr Michel Aupetit, en direct de Saint-Germain-l’Auxerrois
     
    Jeudi Saint, le 9 avril
     
    • 18h        Messe de la Cène du Seigneur célébrée par le pape François, en direct de Rome
     
    Vendredi Saint, le 10 avril
     
    • 7h           Office des ténèbres, avec les Fraternités monastiques de Jérusalem, en direct de Saint-Gervais
    • 15h        Chemin de Croix à la grotte présidé par le père Horacio Brito à Lourdes
    • 18h        Office de la Passion présidé par le pape François, en direct de Rome
    • 21h        Chemin de croix présidé par le pape François, en direct de Rome
     
    Samedi Saint, le 11 avril
     
    • 12h30       Office de la Descente aux enfers, avec les Fraternités monastiques de Jérusalem, en direct de Saint-Gervais
    • 21h            Vigile pascale présidée par Mgr Michel Aupetit en direct de Saint-Germain-l’Auxerrois
     
    Dimanche de la Résurrection, le 12 avril
     
    • 10h        Messe de la Résurrection en direct de la grotte de Lourdes
    • 11h        Messe de la Résurrection célébrée par le pape François, en direct de Rome
    • 12h        Bénédiction Urbi et Orbi donnée par le pape François, en direct de Rome
    • 18h30    Messe de la Résurrection célébrée par Mgr Michel Aupetit, en direct de Saint-Germain-l’Auxerrois

    À PROPOS DE KTO

    La chaîne de TV catholique KTO propose des éclairages sur des sujets de réflexion ou de débats, donne à voir la diversité des engagements chrétiens et accompagne la vie de prière de ses téléspectateurs. Elle offre chaque année plus de 250 heures de documentaire religieux et plus de 900 heures de direct, notamment lors d’événements exceptionnels comme les voyages du pape. KTO est diffusée par câble, ADSL ou satellite dans 88 pays et 300 millions de francophones peuvent y avoir accès. Près de 30 000 vidéos sont en accès gratuit sur le site KTOTV.com.

  • "Stella coeli extirpavit" : une prière à la Vierge Marie en temps d'épidémie

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    Du site Liturgia (Schola Sainte Cécile) :

    Stella cœli extirpavit – Prière en temps d’épidémie à la Vierge Marie

    Prière en temps d'épidémie : prose Stella cæli extirpavit à la Vierge Marie

    Voici le texte latin de cette prière en temps d’épidémie avec une traduction française, suivie de son verset et de son oraison :

    Stélla cœli extirpávit,
    Quæ lactávit Dóminum,
    L’Etoile du Ciel, qui allaita le Seigneur, a extirpé la peste de la mort, qu’avaient planté les premiers parents de l’homme.
    Mórtis péstem, quam plantávit
    Prímus párens hóminum.
    Ipsa stélla nunc dignétur
    Sídera compéscere,
    Puisse cette même Etoile brillante daigner maintenant éteindre cette constellation dont les combats ont tué le peuple blessé par une mort amère.
    Quórum bélla plébem cædunt
    Díræ mórtis úlcere.
    Piíssima Stélla máris,
    A péste succúre nóbis.
    O très pieuse Etoile de la mer, protège-nous de la peste.
    Audi nos, Dómina, nam fílius tuus
    Níhil négans, te honórat,
    Ecoute-nous, ô Dame, car ton Fils t’honore en ne te refusant rien.
    Sálva nos, Jésu,
    Pro quíbus Vírgo María te órat.
    Sauve-nous, Jésus, nous pour qui la Vierge Marie te prie.
    ℣. Ora pro nobis, piíssima Dei Génitrix.
    ℟. Quæ contrivísti caput serpéntis, auxiliáre nobis.
    ℣. Prie pour nous, très pieuse Mère de Dieu.
    ℞. Toi qui a écrasé la tête du serpent, secours-nous.
    Orémus. Prions.
    Deus misericórdiæ, Deus pietátis, Deus indulgéntiæ, qui misértus es super afflictiónem populi tui, et dixísti Angelo percutiénti pópulum tuum : Cóntine manum tuam, ob amórem illíus Stellæ gloriósæ, cujus úbera pretiósa contra venénum nostrórum delictórum dúlciter suxísti ; præsta auxilium gratiæ tuæ, ut intercedente Beata Virgine Maria Matre tua et Beato Bartholomæo apostolo tuo dilecto, ab omni peste & improvísa morte secúre liberémur, et a totíus perditiónis incúrsu misericórditer salvémur. Per te Jesu Christe, Rex glóriæ, qui cum Patre & Spíritu Sancto vivis et regnas, Deus in sæcula sæculorum. Dieu de miséricorde, Dieu d’amour, Dieu de pardon, qui fut ému de compassion pour l’affliction de ton peuple, et qui dit à l’Ange dévastateur de ton peuple : « Retiens ta main » ; pour l’amour de cette Etoile glorieuse, dont le sein précieux t’a allaité avec douceur contre le venin de nos péchés, accorde-nous le secours de ta grâce, afin qu’à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie ta Mère, et du Bienheureux Barthélémy ton Apôtre bien-aimé, nous soyons délivrés en toute sûreté de toute peste et de la mort imprévue, et que nous soyons miséricordieusement sauvés de l’assaut de toute perdition. Par toi, Jésus-Christ, Roi de gloire, qui avec le Père et l’Esprit Saint vis et règnes, Dieu pour les siècles des siècles.
    ℟. Amen.  

    Les vers de cette prière en temps d’épidémie sont tirés d’une homélie sur la Nativité de saint Pierre Damascène, évêque de Damas au VIIIème siècle. Selon la tradition, ce texte fut offert sur un carton par saint Barthélémy apparaissant aux Clarisses de Coimbra au Portugal, alors que la ville était ravagée par la peste en 1317, afin qu’elles le récitent : le couvent fut épargné. Ce monastère avait été re-fondé en 1314 par la reine Isabelle d’Aragon (1271 † 1336), épouse de Denis Ier, roi du Portugal, elle y prit le voile et y mourut : elle est plus connue comme sainte Elisabeth du Portugal, vénérée sous son nom de religion depuis sa canonisation par le pape Urbain VIII en 1625.

    Cette prière se présente comme une prose ou séquence, à deux chœurs alternant versets par versets et se rejoignant pour chanter le verset final (qui est sans doute un trope ). La mélodie ci-dessus est donnée en rythme d’après le Cantuale Romano-Seraphicum, no. 122, p. 136-137 de 1951. On pourra la comparer à cette intéressante version interpolée publiée par Hermannus Mott à Cologne en 1660 : Musices choralis Medulla sive totius cantus gregoriani succincta ac fundamentalis traditio, pp. 60-65)

    De Coimbra, la prose se répandit largement dans tout l’Occident (par exemple, les chanoines de la collégiale Sainte-Croix de Poligny décident en 1575 de chanter perpétuellement cette prière en temps d’épidémie tous les jours avant la grand’messeles Ursulines de Nimes la chantent tous les jours après la messe lors de la peste de 1640). On la chantait en général avec son verset et son oraison, suivis des antiennes, versets et oraisons de saint Roch et de saint Sébastien, les deux principaux saints intercesseurs en temps de contagion (voyez par exemple ce bréviaire à l’usage des confrères de la célèbre confrérie des Pénitents blancs de Saint-Laurent-lès-Grenoble, édition de 1781).

    Une version grégorienne :

     
    Une belle version polyphonique, tirée des archives des Reductions jésuites du Paraguay :
     
  • Coronavirus : et Benoît XVI ?

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    De MAIKE HICKSON sur LifeSiteNews :

    Le pape Benoît se porte bien et prie pour le monde souffrant du coronavirus

    Le pape Benoît XVI prie quotidiennement pour les victimes de la pandémie de coronavirus et pour leurs proches.

    30 mars 2020

    Parmi tout ce que l'on rapporte, le Vatican compte plus d'infections à coronavirus parmi ses membres (voir ICI); une source bien informée à Rome a déclaré à LifeSiteNews que le pape émérite Benoît XVI est en bonne santé et est bien protégé. Il vit isolé dans sa résidence Mater Ecclesiae et offre ses prières pour les affligés et pour ceux qui s'occupent des malades.

    Depuis que la nouvelle a été annoncée qu'il y avait de nouveaux cas de coronavirus au Vatican, les catholiques du monde entier se sont interrogés sur la situation du pape Benoît. LifeSite a contacté une source bien informée qui a répondu sous couvert d'anonymat. La source a rapporté que le pape Benoît se porte bien et a un bon moral.

    Le pape Benoît XVI vit au monastère Mater Ecclesiae au Vatican et respecte les règles strictes du gouvernement italien, a déclaré la source à LifeSiteNews. Le pape Benoît XVI vit une vie cloîtrée. Il prie quotidiennement pour les victimes de la pandémie et leurs proches. De plus, le pape Benoît XVI offre des prières spéciales pour les médecins et le personnel de santé, ainsi que pour ceux qui ont une responsabilité politique et prennent des décisions importantes concernant la santé et la sécurité des citoyens.

    Comme LifeSite l’avait signalé le 27 mars, un membre du Secrétariat d’État du Vatican avait été testé positif pour le coronavirus, devenant alors le cinquième membre infecté du Vatican. Par la suite, un autre employé de la Secrétariat d'État a été testé positif.

    Le samedi 29 mars, Reuters a rapporté que ni le pape François ni ses proches collaborateurs n'étaient infectés par le virus et que 170 personnes au Vatican avaient été testées.

    À ce jour, l'Italie compte 101 739 personnes infectées, dont 11 591 patients décédés du coronavirus.

    Le pape Benoît XVI réside au monastère de Mater Ecclesiae depuis mai 2013, l'année de sa démission.

    Il n'a élevé la voix que récemment pour défendre le célibat sacerdotal lors de la publication d'un essai, dans un livre collaboratif du cardinal Robert Sarah. Ce projet d'édition avait provoqué une polémique, à l'issue de laquelle le pape François décida qu'il ne voulait pas avoir l'archevêque Georg Gänswein - le préfet de la maison pontificale - à ses côtés lors des apparitions publiques. Ainsi, Gänswein - qui est également le secrétaire personnel du pape émérite Benoît XVI - reste aux côtés du pape à la retraite pendant cette période de procès. De plus, le pape Benoît est assisté par des religieuses.

  • Quand la mort d'Henri Tincq nous éclaire sur les affinités des journalistes vaticans

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    Le journaliste Henri Tincq vient de mourir du coronavirus. Qu'il repose en paix. Il ne serait ni correct ni décent de régler des comptes au moment de son départ. Son engagement d'homme de gauche, chroniqueur au Monde, son progressisme avéré dans la ligne d'un Vatican II en rupture avec la Tradition, son antipathie à l'égard de tout ce qui se réclamait de cette Tradition, son éloignement par rapport aux combats menés pour les valeurs non négociables (vie, mariage, famille), étaient manifestes. Ce qui est surprenant, c'est de lire sur le site de Vatican News (sous la plume d'Olivier Bonnel) cette chronique nécrologique en forme d'hommage appuyé rendu au journaliste disparu et qui en dit long sur les véritables affinités doctrinales et idéologiques des journalistes attitrés du Vatican :

    Mort du vaticaniste français Henri Tincq, emporté par le coronavirus

    Le journaliste, "plume" respectée de l'information religieuse en France, est décédé le 29 mars du coronavirus, à l'âge de 74 ans.

    Olivier Bonnel-Cité du Vatican

    La nouvelle de sa disparition a provoqué une vive émotion dans la presse catholique française et même au-delà. Henri Tincq est mort le 29 mars à l'âge de 74 ans, après avoir contracté le coronavirus. Spécialiste de l'information religieuse au quotidien Le Monde, de 1985 à 2008, ce fils d'un menuisier et d'une institutrice né en 1945 près de Lens dans le Pas-de-Calais avait d'abord commencé sa carrière journalistique à La Croix, en 1972, dont il avait été tour à tour chef du service politique et rédacteur en chef adjoint. 

    C'est en 1985 qu'il rejoint Le Monde comme chroniqueur religieux puis responsable de la rubrique "religions". Il est reconnu pour être un des observateurs les plus avisés du pontificat de Jean-Paul II, qu'il a souvent suivi lors de ses voyages. Proche du cardinal Jean-Marie Lustiger, à qui il a d'ailleurs consacré une biographie (Le cardinal prophète, publié chez Grasset), Henri Tincq était connu pour sa grande capacité de travail.

    Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, il avait pris sa retraite en 2008 mais continuait de collaborer à plusieurs publications comme Le Monde des Religions ou le site Slate. Dans son dernier ouvrage paru en octobre dernier (Vatican, la fin d'un monde, au Cerf), Henri Tincq se faisait le choniqueur inquiet d'une Église traversée par les tempêtes et secouée par les scandales, mais dressait des pistes de réformes qui portaient une espérance chrétienne qui l'a toujours habité.

    Bataille des idées

    Durant sa carrière, Henri Tincq eut aussi la passion des idées et n'hésita pas à croiser le fer avec des responsables de l'Église catholique ou des confrères journalistes, mais toujours en cherchant à rester honnête intellectuellement. «Henri Tincq trempait souvent sa plume dans le vinaigre. Nous avons eu des discussions et des divergences. Mais il avait un vrai coeur de croyant. Lors de notre dernière rencontre, malade, il m’a demandé de prier pour lui. Qu’il repose en paix» a confié Mgr Matthieu Rougé, l'évêque de Nanterre, sur son compte Twitter.

    De santé fragile, il a été emporté par le Covid-19 à l'hôpital de Villeneuve Saint-Georges, dans le Val de Marne. Compte-tenu des restrictions sanitaires, une cérémonie dans la plus stricte intimité aura lieu. Un hommage public ultérieur devrait avoir lieu dans sa paroisse de Saint-Maur après la levée du confinement.