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Actualité - Page 883

  • La situation catastrophique de l'Eglise en Belgique et les propositions douteuses qu'elle suscite...

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    De Marco Tosatti sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana en traduction sur le site "Benoît et moi" :

    BELGIQUE, POUSSÉE VERS L'ORDINATION D'HOMMES MARIÉS ET DE FEMMES

    La situation du clergé en Belgique est désastreuse, et aujourd'hui le nombre de prêtres est à peine le quart d'il y a 50 ans. La proposition sortie est d'ordonner des hommes mariés et des femmes. Mais en attendant, la Fraternité des Saints Apôtres qui, elle, avait des vocations en abondance, a été dissoute.

    De la Belgique de Danneels et De Kesel arrivent des nouvelles d'une perspective tragique pour l'Église catholique. Ou plutôt, pour ce qu'il en reste. En 1960, la Belgique comptait 10400 prêtres diocésains (c'est-à-dire formés dans des séminaires diocésains et non dans les ordres ou les congrégations). Aujourd'hui, il n'y en a que 2 774. A ceux-ci s'ajoutent 2205 prêtres d'un ordre ou d'une congrégation. Mais parmi ces 5000 prêtres, une bonne partie est à la retraite. La proportion entre le clergé actif et le clergé retraité n'est pas connue, et si certains, même retraités, continuent à exercer, l'âge moyen du clergé à Bruxelles était de 73 ans en 2017. Parmi ces prêtres, beaucoup (mais leur nombre n'est pas révélé) viennent de l'étranger pour aider les paroisses belges. Et leur proportion ne devrait pas diminuer dans le futur: aux portes des séminaires, le nombre de vocations connaît une situation critique. En 2016, il n'y avait que 212 candidats belges au sacerdoce. 127 d'entre eux venaient d'une congrégation ou d'un ordre religieux, 85 étaient diocésains; 42 n'étaient pas belges. En septembre, la tendance s'est confirmée: seuls deux jeunes ont franchi le seuil de l'important séminaire de Namur.

    En Belgique, il y a 163 mille volontaires, mais en réalité, cet important engagement laïc témoigne aussi de la difficulté de choisir de devenir prêtre. Beaucoup s'engagent, mais peu font le pas décisif vers cet engagement radical qui consiste à tout donner, dit Tommy Scholtes, le jésuite porte-parole de la Conférence épiscopale de Belgique. Sœur Marie-Jean Noville, Coordinatrice du Centre national des vocations dit que la sécularisation du pays, la relativisation des valeurs, la crise générale de l'engagement, le désir d'isoler la foi dans la sphère privée ne poussent plus un jeune à se poser la question de la vocation. Le porte-parole des évêques a dit que «la foi profonde en un Dieu qui nous accompagne de près» est difficile à communiquer aujourd'hui. «Donc, ce n'est pas une campagne de recrutement ou de communication, ni une quelconque stratégie» qui permettront de remplir les séminaires. 

    «Les vocations nombreuses naissent dans les familles ou dans la rencontre avec des témoins», dit Sœur Marie-Jean. Mais c'est un cercle vicieux: s'il y a moins de prêtres et de religieux, on en rencontre moins. A Bruxelles, par exemple, avec la fermeture prochaine de l'Institut d'études théologiques, la présence de séminaristes dans la capitale disparaîtra.

    Nous y voilà donc: il est certain, dit la Coordinatrice du Centre national des vocations, que dans le futur, il faudra, comme l'a proposé Mgr Kockerols, «réfléchir à la possibilité d'ordonner des hommes mariés. Ou des femmes» 

    D'autant plus que le Synode sur l'Amazonie est prêt pour l'année prochaine, non? Et de là, l'histoire des Viri Pobati, but existentiel du cardinal Claudio Hummes, trouvera son heureux épilogue, peut-être avec un autre Synode un peu préemballé... Le jésuite Tommy Scholtes propose un détail qui aux yeux de l'Eglise moderne et de plus en plus en sortie libre, semblerait contradictoire: en effet, il a noté que les lieux qui attirent le plus les personnes sont ceux qui mettent la confession et l'adoration au centre de leurs activités. «Le prêtre est celui qui montre le chemin du ciel, seul un tel enjeu d'éternité peut justifier qu'un jeune homme de vingt ans quitte tout et offre sa vie».

    Mais à ce stade, l'Église belge, et en particulier son cardinal de Malines-Bruxelles, De Kesel, devrait expliquer pour quel motif la Fraternité des Saints Apôtres - qui elle, en avait des vocations, et comment! -, et qui était très aimée des gens au milieu desquels elle vivait, a été dissoute. A tel point qu'un groupe de laïcs bien formés avait lancé un appel contre la dissolution à la Signature apostolique, appel pourtant bloqué par l'autorité du Pontife, avant qu'il puisse être examiné (et probablement accueilli). Et on fait la guerre aux candidats au sacerdoce qui présentent des symptômes d'amour pour la tradition. Si ce n'est pas un comportement schizophrénique...

  • Eglise du Saint-Sacrement à Liège, le 2 décembre 2018 à 10h00 : plain-chant et polyphonie ancienne pour le premier dimanche de l’Avent

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    Saint-Sacrement 1er dimanche du mois_dec2018.jpg

    Dimanche prochain 2 décembre 2018, premier dimanche de l’Avent, s’ouvre la nouvelle année liturgique. A cette occasion, l’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) offrira à 10 heures une célébration particulièrement soignée sur le plan musical. 

    Les mélodies grégoriennes au programme illustrent en filigrane la totalité du mystère du Christ depuis sa naissance jusqu’à l’événement pascal qui s’ouvre sur l’attente de la venue finale du Seigneur.

    Le plain-chant de la messe chanté par la schola du Saint-Sacrement sera alterné avec des polyphonies de Thomas Tallis, compositeur anglais emblématique de la musique élisabéthaine (XVIe siècle), « Gaudete », un motet anonyme de la Renaissance inspiré par la liturgie de l’Avent ainsi qu’un extrait de la cantate « Nun komm, der Heiden Heiland » (Viens maintenant, Sauveur des païens) écrite à Weimar en 1714 par Jean-Sébastien Bach.

    Les pièces du répertoire polyphonique seront interprétées par Micheline Viellevoye, Marie-Jeanne Zeevaert, Laurent Taskin, Jean-Denis Piette et David Nivarlet.

    A l’orgue: Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers

    Grégorien: introït du 1er dimanche de l'Avent "Ad te levavi"

     

    J.-S. Bach: cantate pour l'Avent "Nun komm, der Heiden Heiland"  

    Thomas Tallis: motet "If Ye Love Me"

    Anonyme (Renaissance):  motet "Gaudete"

    Plus de renseignements : tel04 344 10 89  ou email : sursumcorda@skynet.be 

    ________________

    Sursum Corda asbl, Association pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy, 132 à Liège. Siège social : Rue Vinâve d’île, 20 bte 64. Tel. 04.344.10.89. E-mail : sursumcorda@skynet.be.

    Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

    Faire un don pour la restauration de l’église ? Compte bancaire : IBAN BE58 0003 2522 9579 BIC BPOTBEB1 de l’asbl « Sursum Corda, Vinâve d’île, 20/64, 4000 Liège. Mention : « pour la restauration de l’église ».

     JPSC

  • Quand un chercheur chinois affirme avoir contribué à la naissance de bébés génétiquement modifiés

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    De Sixtine Chartier sur le site de l'hebdomadaire La Vie :

    Bébés génétiquement modifiés : quelles implications éthiques ?

    Un chercheur chinois affirme avoir contribué à la naissance de bébés génétiquement modifiés. Une grande première qui suscite de vastes questions éthiques... et des doutes. L'université du chercheur ne soutient pas la démarche et conteste ses méthodes.

    [L'article a été modifié suite à la publication du communiqué de l'Université de Shenzhen.]

    Les premiers « bébés OGM » de la planète seraient nés en Chine. C’est en tout cas ce qu’a annoncé le scientifique chinois Hé Jiankui, de l'Université de Shenzhen, dont les propos ont été rapportés par l’agence américaine Associated Press, le 26 novembre. Cette annonce n'a cependant fait l'objet d'aucune publication scientifique, ce qui signifie qu'elle n'a pas été vérifiée de façon indépendante par la communauté des chercheurs. Il s’agirait de jumelles dont l’ADN a été modifié afin de les rendre résistantes au virus du SIDA.

    Le chercheur chinois dit avoir utilisé la technique CRISPR-Cas9, plus connue du grand public sous le nom de « ciseaux génétiques » pour parvenir à ses fins. Une méthode, peu coûteuse et relativement facile à mettre en place, qui fait beaucoup parler d’elle depuis quelques années. Utilisée jusque-là au niveau expérimental, son application clinique n’avait jamais été réalisée. Autrement dit, les embryons humains modifiés n’étaient jamais réimplantés dans un utérus en vue d’une naissance. Ce serait désormais chose faite.

    La communauté scientifique a accueilli cette annonce avec une grande circonspection, à commencer par l'université de Shenzhen, dont est issu le chercheur. Dans un communiqué publié le 26 novembre, elle a affirmé avoir été « profondément choquée par cet événement ». « La recherche a été conduite en dehors du campus et n'a été signalée ni à l'université ni à son département », poursuit le communiqué, mentionnant que He Jiankui était en congé sans solde depuis février 2018 et jusqu'à janvier 2021. Elle regrette par ailleurs que le chercheur, en utilisant CRISPR-Cas9 pour modifier des embryons humains ait « sérieusement violé l'éthique académique et les codes de conduite ».« Je suis favorable à un moratoire sur l'implantation d'embryons modifiés », a réagi Feng Zhang, membre du Broad Institute du MIT et d'Harvard et un des co-inventeurs de la technique de modification du génome CRISPR-Cas9, dans la revue MIT Technology« Profondément préoccupé », il a également estimé que les risques de l'expérimentation surpassent les bénéfices. À la veille du deuxième sommet international sur l’édition du génome humain, à Hong Kong, la discussion entre scientifiques devrait s'intensifier.

    Avons-nous basculé dans une nouvelle ère ? Nous avons listé les cinq questions majeures que posent l'application clinique de cette technique scientifique :

    >>> Les 5 problèmes éthiques posés par la modification génétique d'embryons humains

  • Le ministère de la Santé kényan met fin aux activités de Marie Stopes International sur son territoire

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    KENYA : LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ IMPOSE À MARIE STOPES INTERNATIONAL D'ARRÊTER DE PRATIQUER DES IVG SUR LE TERRITOIRE

     de genethique.org

    Le Kenya somme Marie Stopes International, le géant britannique de l’avortement, de cesser toute pratique de l’IVG sur le territoire Kenyan, et exige un relevé détaillé de ses activités. Suite à une pétition citoyenne, le ministre de la santé a mis en place un comité médical chargé d’enquêter sur Marie Stopes Kenya et ses activités.

    L’enquête a révélé des activités illégales. Au Kenya, l’avortement est autorisé lorsque la vie de la mère est menacée, ou au moins sa santé. Et faire de la publicité sur les services de santé est interdit. Non seulement l’organisation fait beaucoup de publicité pour ses services d’avortement, à la radio comme sur les réseaux sociaux, mais en plus l’organisation promeut l’avortement pour grossesse indésirable, la contraception des mineures et l’avortement des mineures sans consentement parental. Ann Kioto, à l’origine de la pétition, a appelé la hotline de Marie Stopes, et a fait croire qu’elle était enceinte. On lui a immédiatement répondu qu’elle devait fournir 5 000 shillings kenyans pour l’avortement, environ 48 dollars, et qu’ils savaient que c’était ce qu’elle voulait. « Ils essayent de vous convaincre d’avorter », explique-t-elle, ajoutant qu’à aucun moment il ne lui a été demandé si elle souhaitait poursuivre sa grossesse, et qu’aucun suivi de grossesse ne lui a été proposé, ni d’information sur l’accouchement.

    Le directeur de Marie Stopes Kenya, le Dr Hezron McObewa, a été entendu au cours de l’enquête. Celui-ci a reconnu qu’ « ils proposaient des avortements aux mineurs sans surveillance parentale » et que le « désir d'avorter était un critère suffisant » pour eux. Il a ajouté que les avortements ne représentaient qu’ 1% des activités de l’organisation, mais « lorsque la commission médicale a demandé les données sources pour cette demande, il n’a pas été en mesure de les fournir ». La police a dû intervenir dans un dispensaire de Marie Stopes, pour empêcher des injections contraceptives en masse sur des mineures. Ces activités sont illégales au regard de la loi kenyane.

    La commission médicale a suspendu toutes les activités d’avortement de Marie Stopes au Kenya et a qualifié leurs publicités sur les médias sociaux d’« erronées et trompeuses ».

    Marie Stopes a aussi été accusé d’activités illégales dans d’autres pays d’Afrique, notamment en Zambie. En Tanzanie, une enquête est aussi en cours.

    Sources: C-FAM, Rebecca Oas, Ph.D. (23/11/2018)

  • La détérioration générale de la liberté religieuse dans le monde et le cas particulièrement inquiétant de l'Inde

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    De Sandro Magister en traduction sur diakonos.be :

    Rapport 2018 sur la liberté religieuse dans le monde. La pire surprise vient d’Inde

    Dans le rapport de presque 900 pages sur la liberté religieuse dans le monde qui vient de sortir ces derniers jours, la fondation de droit pontificat Aide à l’Église en Détresse confirme une détérioration générale de la liberté religieuse.

    Par rapport au dernier rapport datant 2016, la situation a véritablement empiré dans pas moins de 17 des 38 États où l’on a constaté des persécutions ou des discriminations. Et on y retrouve certains des pays les plus peuplés du monde comme la Chine, l’Inde, l’Indonésie, Pakistan, Russie, Nigeria…  Avec pour résultat que presque deux tiers de la population mondiale, soit 61%, vit aujourd’hui dans un pays où la liberté de religion est menacée.

    Et de toutes les confessions, c’est la religion chrétienne qui est la plus touchée. Un chrétien sur sept vit aujourd’hui dans un pays classé « persécution ».

    Le rapport d’Aide à l’Église en Détresse donne une description précise de la situation de chaque pays en commençant par dresser un portrait du cadre juridique relatif à la liberté religieuse en vigueur au sein du pays en question et en poursuivant par une énumération des événements contraires à la liberté religieuse qui se sont produits ces deux dernières années.

    Les 21 pays classés « persécution » dans laquelle la liberté religieuse est la plus opprimée sont les suivants, par ordre alphabétique :

    Afghanistan, Arabie Saoudite, Bangladesh, Chine, Corée du Nord, Érythrée, Inde, Indonésie, Iraq, Libye, Myanmar, Niger, Nigéria, Pakistan, Palestine, Syrie, Somalie, Soudan, Turkménistan, Ouzbékistan, Yémen.

    Tandis que ces 17 autres pays sont classés « discrimination », c’est-à-dire qu’on y enregistre des atteintes à la liberté religieuse un cran en-dessous du précédent :

    Algérie, Azerbaïdjan, Bhoutan, Brunei, Égypte, Iran, Kazakhstan, Kirghizistan, Laos, Maldives, Mauritanie, Qatar, Russie, Tadjikistan, Turquie, Ukraine, Vietnam.

    Dans les 38 États de ces deux listes, ceux dans lesquels Aide à l’Église en Détresse a constaté que les attaques contre la liberté religieuse avaient empiré ces deux dernières années sont :

    Brunei, Chine, Inde, Indonésie, Iran, Kazakhstan, Kirghizistan, Libye, Maldives, Mauritanie, Myanmar, Niger, Pakistan, Somalie, Tadjikistan, Turquie, Yémen.

    Le rapport précise qu’il faudrait également ajouter à cette liste les cinq pays suivants dans lesquels le manque de liberté religieuse « est tellement grave qu’il ne peut empirer » :

    Afghanistan, Arabie Saoudite, Corée du Nord, Érythrée, Nigéria.

    Il n’y a que deux pays dans lequel le rapport note une « amélioration » relative par rapport à la situation précédente : l’Iraq et la Syrie. Même si ceux-ci figurent encore dans les pays classés « persécution ».

    En Iraq, en particulier, le retour des chrétiens à Mossoul et dans la pleine de Ninive de dizaines de milliers de chrétiens qui avaient fui les attaques de l’État Islamique est un signe positif. Beaucoup de leurs maisons ont justement été reconstruites par Aide à l’Église en Détresse.  Mais il est également arrivé qu’ils trouvent leurs propres maisons occupées par des étrangers munis de faux titres de propriété.

    Le problème – comme le fait remarquer le rapport c’est que toutes ces souffrances des communautés religieuses sont largement ignorées par les gouvernements et par les médias occidentaux dans lesquels « la liberté religieuse est en train de subir un glissement vers le bas dans le classement des droits humains, éclipsée par d’autres question comme le gender, la sexualité et la race ». Au Pakistan, l’affaire de la chrétienne Asia Bibi, qui vient d’échapper à la peine capitale après avoir passé neuf ans en prison mais dont la vie et celle de sa famille est toujours menacée, à l’instar de nombreux chrétiens de ce pays, menacés par des foules de fanatiques musulmans, s’est déroulé dans l’indifférence générale, dans l’attente d’un pays qui lui accorde l’asile.

    *

    S’il fallait relever les principaux éléments nouveaux parmi tous les pays examinés dans le rapport, le cas de la Chine est particulièrement frappant. Alors que le Vatican vient justement de signer un accord avec pays, on y constate une recrudescence de l’hostilité envers toutes les confessions et pas seulement la religion chrétienne catholique, une législation de plus en plus restrictive, la destruction de lieux de culte et « au moins cent mille musulmans emprisonnés à durée indéterminée dans des camps de rééducation bondés ».

    Mais la plus grande surprise que réserve le rapport d’Aide à l’Église en Détresse concerne le deuxième pays le plus peuplé au monde, l’Inde.

    Selon le pool international d’experts qui a rédigé le rapport de 2018, l’Inde est effectivement le pays où l’on enregistre la plus forte variation – en pire – par rapport à une situation antérieure déjà très négative.

    Dans la soi-disant « plus grande démocratie du monde », il n’y a pas de religion d’État. Mais depuis que le dernier recensement a relevé une baisse du nombre d’hindous,  l’hostilité envers les minorités musulmanes et chrétiennes s’est par réaction fortement accentuée, et ne nouvelles lois punissant la conversion à des religions autres que l’hindouisme sont entrées en vigueur dans un nombre croissant d’États de la fédération.

    L’arrivée au pouvoir en 2017 du Bharatiya Janata Party, un parti à tendance fortement nationalise qui associe l’identité indienne à la religion hindoue, a encouragé la diffusion des agressions contre les autres religions de la part des extrémistes hindous, bien souvent avec la complaisances des forces de sécurité.

    Selon Persecution Relief, un forum œcuménique qui étudie la persécution antichrétienne, 736 attaques, souvent mortelles, ont été enregistrées depuis 2017, ce qui représente une nette augmentation par rapport aux 348 de l’année précédente. Le prétexte souvent invoqué pour justifier ces agressions est la consommation de viande de boeuf, en violation, selon les extrémistes hindous, des lois qui protègent les vaches sacrées.

    Et tout cela dans l’indifférence du monde occidental qui continue à entretenir l’idée qu’hindouisme est synonyme de pacifisme.

  • Belgique : explosion des enregistrements de changement de sexe à l'état civil

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    Du Bulletin de l'Institut européen de bioéthique (23/11/2018) :

    Transgenres : explosion des enregistrements à l’état civil

    Depuis le 1er janvier 2018, soit l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la transsexualité, le nombre de personnes ayant fait enregistrer un changement de sexe dans leurs actes d’état civil a augmenté de près de 600 personnes, soit un tiers des enregistrements depuis 25 ans.

    Fin septembre 2018, le compteur de l’état civil affichait 1.625 enregistrements de changement de sexe. Sur les enregistrements de 2018, 42% concernent des personnes âgées de moins de 25 ans, indiquant une forte demande de la jeune génération.  On observe aussi une augmentation du nombre de jeunes femmes souhaitant se faire enregistrer comme hommes. 71% des changements ont été enregistrés en Région flamande, 23% en Région wallonne et 5% à Bruxelles.

    Cette évolution est en grande partie due au fait que la loi permet désormais de faire modifier officiellement l’enregistrement de son sexe et de son prénom sans opération génitale ou stérilisation préalable, à travers une simple procédure administrative auprès du fonctionnaire de l’état civil.

    Source : lespecialiste.be – Communiqué de presse de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes

  • La chasse aux prêtres

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    De François Foucart sur le site de l'Homme Nouveau :

    La chasse aux prêtres

    La chasse aux prêtres

    C’est Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France, le plus jeune évêque de France, qui disait récemment : « Nous sommes collectivement massacrés, si je puis dire, par le suicide de deux jeunes prêtres. » Il s’agit du Père Jean-Baptiste Sèbe, 38 ans, à Rouen, le 18 septembre, et du Père Pierre-Yves Fumery, 38 ans également, à Gien, le 19 octobre. Tous deux avaient été soupçonnés de faits « préoccupants ». Enquête faite, il n’en reste pratiquement rien. Un peu d’imprudence.

    À dire vrai, je m’étais bien promis de ne plus évoquer ce dossier permanent de la chasse aux prêtres parce que le lynchage collectif à partir de quelques cas est monstrueux. Et surtout parce que pour des prêtres seuls, fatigués déjà et pour certains fragiles, le simple soupçon de conduite déviante n’est pas supportable. La preuve.

    Alors, il faut seulement (si ce pouvait être pour la dernière fois !) redire : oui, il y a eu, depuis longtemps, un certain nombre de cas avérés de pédophilie, notamment dans des internats ; oui, on dispose d’un grand nombre de données psychologiques qui peuvent expliquer – sans les excuser – ces comportements déviants chez des clercs ; oui, ce sont des conduites, scandaleuses, inadmissibles, et l’Église a trop longtemps fermé les yeux en éloignant les coupables.

    Mais il faut aussi dire que la réponse de l’épiscopat, en général, a été celle de la peur accompagnée du réflexe du pire, la délation : au moindre soupçon, même s’il ne s’agit que d’un petit geste affectueux, vous les anciennes victimes (même si vous avez 40 ou 45 ans et que vous vous portez très bien), vous les parents qui sous prétexte de défense accusez souvent sans rien savoir, vous les associations dont le fonds de commerce est souvent bien suspect, vous les médias qui ne connaissez pas du tout la Maison-Église, eh bien ! vous avez bonne mine aujourd’hui en souvenir de Jean-Baptiste et de Pierre-Yves.

    Il faut aussi dénoncer certains moyens dérisoires de l’épiscopat comme cette avalanche de comités : Cellule de Recueil des Informations Préoccupantes ! (CRIP), Vicariat Enfance Adolescence, ou encore CPLP (Cellule Permanente de Lutte contre la Pédophilie), toujours confiés (pour se dédouaner) à des femmes psy ou assimilées dont l’une porte le titre ridicule de « théologienne titulaire d’un doctorat en abus sexuels » !

    Outre, bien sûr, écarter les cas avérés, plutôt que de faire repentance et de « cafter » sans cesse, il faut aimer et soutenir tous nos jeunes prêtres qui deviennent, le plus souvent, les vraies victimes.

  • Abus sexuels : le pape a nommé les membres du Comité d’organisation de la rencontre sur la protection des mineurs dans l’Eglise

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Réunion de février 2019 sur les abus : le pape nomme les organisateurs

    Des victimes participeront à la préparation

    Le pape François a nommé les membres du Comité d’organisation de la rencontre sur la protection des mineurs dans l’Eglise, qui aura lieu au Vatican du 21 au 24 février 2019. Un événement « sans précédent », commente le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège Greg Burke ce 23 novembre 2018. Des victimes d’abus sexuels participeront à sa préparation.

    Les organisateurs seront le cardinal Blase J. Cupich, archevêque de Chicago (Etats-Unis), le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Bombay (Inde), Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte et secrétaire adjoint de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le p. Hans Zollner, S.J., président du Centre pour la protection des mineurs de l’Université grégorienne et membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, qui sera le référent du Comité.

    Un communiqué du Saint-Siège précise que le pape François participera à cette rencontre, ainsi que les chefs des Eglises orientales, les supérieurs de la Secrétairerie d’Etat, les préfets des Congrégations pour la doctrine de la foi, pour les Eglises orientales, pour les évêques, pour l’évangélisation des peuples, pour le clergé, pour les instituts de vie consacrée, et du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, les présidents des Conférences épiscopales et les représentants de l’Union des Supérieurs généraux et de l’Union internationale des supérieures générales.

    Les travaux de préparation impliqueront aussi Gabriella Gambino et Linda Ghisoni, sous-secrétaires du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, la Commission pontificale pour la protection des mineurs et des victimes d’abus commis par des membres du clergé.

    Cette rencontre est « sans précédent » et « montre que le pape François a fait de la protection des mineurs une priorité fondamentale pour l’Eglise », a souligné Greg Burke dans une déclaration. Il s’agit de « garder les enfants en sécurité dans le monde entier ».

    « Le pape François veut que les leaders de l’Eglise aient une pleine compréhension de l’impact dévastateur que les abus sexuels ont sur les victimes », a ajouté le directeur du Bureau de presse.

    Si cette réunion « est d’abord pour les évêques – et ils ont une grande responsabilité dans ce grave problème », cependant les laïcs experts dans ce domaine « donneront leur apport, et peuvent aider à affronter spécialement ce qui doit être fait pour assurer la transparence et la responsabilité ».

  • La vitalité exceptionnelle de l'Eglise au Vietnam

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    De Marzena Devoud sur le site aleteia.org :

    L’Église du Vietnam animée d’une vitalité exceptionnelle

    Jean-Marie Dufour

    Nous fêtons ce 24 novembre les 117 martyrs du Vietnam. Canonisés par le pape Jean Paul II, il y a trente ans, leur sacrifice a marqué très profondément l’histoire de l’Église catholique du Vietnam. Riche de 500 ans d'existence, celle-ci est animée aujourd’hui d’une vitalité exceptionnelle.

    À n’en pas douter, le sang de ses martyrs, les violences, les persécutions et l’hostilité du pouvoir communiste actuel portent leurs fruits : l’Église du Vietnam affiche aujourd’hui une incroyable vitalité, particulièrement dans le nord du pays. C’est ce que souligne Frédéric Mounier, commissaire de l’exposition « Vietnam : Une fille ainée de l’Église en Asie » dont l’inauguration aura lieu ce samedi 24 novembre aux Missions étrangères de Paris : « C’est une Église réellement ressuscitée ».

    Lire aussi : Il y a 500 ans, on plantait la première croix au Vietnam

    Autour de Hanoï, la capitale peuplée de près de dix millions d’habitants, les paroisses égrenées au fil des rizières de la vallée du Fleuve rouge tissent un réseau catholique exceptionnel. Les séminaires sont restés fermés de 1954 jusqu’au milieu des années 2000. Les élites intellectuelles ont été décimées. Des centaines de milliers de catholiques ont fui vers le sud. Pourtant, les églises sont pleines du matin au soir, ainsi que les salles de catéchismes et les séminaires. De nombreuses églises sont construites chaque année. Un jeune prêtre le constate : « Ce qui nous a sauvés, c’est le communisme. En nous persécutant, il a maintenu la foi des martyrs.»

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Le cardinal Gerhard Müller s’exprime sur la crise des abus sexuels et sur celle de la foi dans l’Eglise

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    Du blog de Jeanne Smits :

    Le cardinal Gerhard Müller s’exprime sur la crise des abus sexuels et sur celle de la foi dans l’Eglise : une interview de Maike Hickson pour LifeSiteNews

    Dans un important entretien mené par Maike Hickson pour LifeSiteNews, l’ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Gerhard Müller parle avec franchises des problèmes actuels au sein de l’Eglise, qu’il s’agisse de la gestion de la crise des abus sexuels de la part de clercs, de la question de l’homosexualité et de la reconnaissance dont celle-ci bénéficie de plus en plus, de sa propre éviction de ce qui était jadis le Saint-Office. Le problème n’est pas le cléricalisme, dit-il, mais l’athéisme qui s’est répandu au sein même de l’Eglise à travers le rejet de ce que l’on pourrait résumer sous les termes, droits de Dieu. Il n’est guère besoin de lire beaucoup entre les lignes pour comprendre que l’ancien gardien de la Doctrine estime celle-ci gravement menacée par la faute de la hiérarchie ecclésiastique elle-même. Voilà une interview importante, menée de la manière la plus directe par Maike Hickson, longue certainement mais qui mérite d’être lue attentivement jusqu’au bout. – J.S.

    Le cardinal Müller répond aux questions de Maike Hickson pour LifeSiteNews

    LifeSite : Les évêques des Etats-Unis viennent d’achever leur session d’automne à Baltimore ; à cette occasion ils n’ont pas été autorisés à voter sur les directives nationales à propos de l’implication épiscopale dans des cas d’abus sexuels (que ce soit par commission ou par omission ou par occultation), parce que le Vatican leur a dit de ne pas le faire. Les nouvelles directives auraient été notamment constituées d’un code de conduite et elles prévoyaient la mise en place d’un organisme de surveillance sous direction laïque chargé d’enquêter sur les évêques accusés d’inconduite. De nombreux catholiques aux Etats-Unis étaient dans l’attente de mesures concrètes, et ils sont aujourd’hui indignés. Pensez-vous que cette décision soit sage, ou pensez-vous que les évêques des Etats-Unis auraient dû pouvoir mettre en place leurs propres directives nationales et leur propre commission, de même que l’ont fait les évêques de France au début du mois ?

    Cardinal Gerhard Müller : Il faut faire une distinction stricte entre les crimes sexuels et les enquêtes à leur sujet par la justice civile – aux yeux de laquelle tous les citoyens sont égaux (de telle sorte qu’une lex séparée pour l’Eglise catholique contredirait l’état moderne, démocratique du droit) – et les procédures canoniques visant les clercs, où l’autorité ecclésiastique établit les pénalités relatives à toute inconduite qui contredit frontalement l’éthique sacerdotale.

    L’évêque dispose de la juridiction canonique vis-à-vis de chaque clerc au sein de son diocèse, en lien, pour les cas spéciaux, avec la Congrégation pour la Doctrine de la foi, qui agit de par l’autorité du pape. Si un évêque n’agit pas conformément à sa responsabilité, alors il peut être tenu pour responsable par le pape. Les conférences épiscopales peuvent établir des directives pour la prévention et pour les poursuites canoniques, ces deux choses constituant pour l’évêque dans son propre diocèse un instrument de valeur.

    Nous devons  garder l'esprit clair au milieu de cette situation de crise aux Etats-Unis. Nous n'arriverons à rien en nous aidant d’une loi de lynchage ou dans le cadre d’une suspicion générale visant l'épiscopat tout entier, ou « Rome ». Je ne considère pas que ce soit une bonne solution de voir les laïcs prendre le contrôle désormais, simplement parce que les évêques (comme le croient certains) ne sont pas capables de le faire de leurs propres forces. Nous ne pouvons pas compenser les manques en mettant sens dessus dessous la constitution hiérarchique-sacramentelle de l’Eglise. Catherine de Sienne en a appelé franchement et sans cesse aux consciences des papes et des évêques, mais elle ne les a pas remplacés dans leur position hiérarchique. C'est toute la différence avec Luther, à cause duquel nous souffrirons toujours de la scission de la chrétienté. Il serait important de voir la conférence des évêques des Etats-Unis assumer sa responsabilité avec indépendance et de manière autonome. Les évêques ne sont pas des employés du pape, sujets à des directives ; ils ne sont pas non plus, comme dans l'armée, des généraux qui doivent une obéissance absolue au haut commandement. Au contraire, ils portent ensemble avec le successeur de Pierre, en tant que pasteurs désigné par le Christ lui-même, la responsabilité de l'Eglise universelle. Mais nous pouvons attendre de Rome qu'elle serve l'unité dans la foi et dans la communion des sacrements. L’heure est à la bonne collaboration en vue de surmonter la crise, et non à la polarisation et au compromis, qui font qu'à Rome on est en colère à propos des évêques des Etats-Unis, et qu'aux Etats-Unis, les gens sont en colère à propos de Rome.

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  • Le droit à la liberté religieuse est encore largement bafoué dans au moins 38 pays

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    D'Arnaud Bevilacqua sur le site du journal La Croix :

    21 pays mis en cause pour des atteintes graves à la liberté religieuse

    La fondation internationale Aide à l’Église en détresse (AED) a publié, jeudi 22 novembre, son rapport bisannuel sur la liberté religieuse dans le monde, un droit encore largement bafoué dans au moins 38 pays.

    « Nous constatons une banalisation des atteintes à la liberté religieuse dans une indifférence quasi générale. » Le directeur de l’œuvre catholique internationale Aide à l’Église en Détresse (AED) Marc Fromager a livré cette sombre observation lors de la présentation, jeudi 22 novembre à l’Assemblée nationale, du rapport 2018 sur la liberté religieuse dans le monde, préfacé par l’archevêque de Bangui (Centrafrique), le cardinal Dieudonné Nzapalainga.

    Des violations de la liberté religieuse dans 38 pays

    Cet état des lieux dans 196 pays intervient en 2018 pour le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée en décembre 1948 qui, dans l’article 18, garantit la liberté de religion. Or ce droit n’est pas respecté, selon le rapport rédigé par 21 journalistes et universitaires, dans au moins 38 pays. Des persécutions sont même attestées dans 21 d’entre eux, dont neuf dont la situation a tendance à s’aggraver, comme la Birmanie, la Chine, l’Inde ou encore le Pakistan où la chrétienne Asia Bibi, accusée de blasphème, a été récemment libérée, après huit ans de détention.

    Un pays sur cinq serait menacé par l’extrémisme radical, selon un rapport

    Ils apparaissent en rouge dans la carte du monde qui accompagne le rapport de l’AED présenté sous forme de fiche par pays avec des éléments sur la situation juridique et constitutionnelle, la description d’incidents récents et les perspectives pour la liberté religieuse. Ceux où des discriminations sont constatées apparaissent, eux, en orange, comme l’Algérie, l’Égypte ou la Turquie. La Russie et le Kirghizstan intègrent cette classification. Depuis le dernier rapport, la situation a évolué dans seulement deux pays : le Kenya et la Tanzanie. Ils ne figurent plus sur la « carte de l’intolérance religieuse ».

    « Ultranationalisme agressif » et « islam radical »

    D’après Marc Fromager, les atteintes à la liberté religieuse s’expliquent, d’un côté, par le développement de l’« ultranationalisme agressif » de certains États ou de mouvements plus ou moins soutenus par l’État, et d’un autre côté par la propagation de l’« islam radical » malgré l’affaiblissement de Daech.

    « Le recul militaire de l’État islamique n’a malheureusement pas permis une amélioration de la situation : le fondamentalisme constitue désormais une menace universelle, imminente et omniprésente, et certains acteurs étatiques organisent ou tolèrent des atteintes inadmissibles à la liberté religieuse », affirme le directeur de l’AED.

    Ce dernier a reconnu que la classification de certains pays a pu faire l’objet de débat comme pour l’Égypte, la Russie ou le Maroc. Dans ce dernier cas, Marc Fromager a expliqué que certaines initiatives « positives » récentes du roi Mohammed VI ont été prises en compte. Pour d’autres, notamment en Amérique latine, une inscription sur la carte de la « carte de l’intolérance religieuse » peut s’avérer « contre-productive » à l’instar de Cuba.

    Pour sensibiliser le grand public à la question des atteintes à la liberté religieuse, qui n’est « pas un concept mais que certains vivent dans leur chair », a souligné Marc Fromager, l’AED lance, jeudi 22 novembre à 17 h 30, une campagne d’illumination en rouge – la couleur du martyre, de lieux de culte parisiens : la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, la Grande synagogue, la cathédrale orthodoxe de la Sainte-Trinité et la Grande mosquée. En 2017, l’AED avait notamment illuminé le Colisée de Rome et le Christ Rédempteur de Rio.

    Et aussi

    En Chine, les symboles chrétiens remplacés par des portraits de Xi Jinping

    Alors qu’un rapprochement inédit entre le Saint-Siège et la Chine se met en place pour une double exposition commune au printemps 2018, à la Cité interdite et aux Musées du Vatican, Pékin interdit les symboles chrétiens dans la province de Jiangxi. Lire la suite 

  • Les diocèses belges démunis face à la crise des vocations et sans inspiration pour en susciter

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    On lit aujourd'hui sur la Libre (p. 5) :

    Les diocèses sont démunis devant la crise des vocations 

    Les chiffres sont très interpellants. En 1960, la Belgique comptait 10 400 prêtres diocésains (c’est-à-dire formés dans des séminaires et non dans des ordres ou des congrégations). Ils ne sont plus que 2 774 aujourd’hui. À ces derniers s’ajoutent 2 205 prêtres issus d’un ordre ou d’une congrégation. Mais parmi ces 5 000prêtres, une part est pensionnée. Si la proportion n’est pas connue, et si certains, bien qu’à la retraite, exercent toujours, la moyenne d’âge du clergé bruxellois était de 73 ans en 2017. Parmi ces prêtres, beaucoup (mais là non plus le nombre n’est pas divulgué) viennent de l’étranger pour secourir les paroisses belges. Et leur proportion ne devrait pas décroître : aux portes des séminaires le nombre des vocations connaît, lui aussi, un plancher critique. En 2016, on comptait seulement 212 candidats à la prêtrise. 127 d’entre eux étaient issus d’une congrégation ou d’un ordre, et parmi les 85 diocésains, 42 n’étaient pas de nationalité belge. En septembre, la tendance se confirmait : seuls deux jeunes franchissaient le seuil de l’important séminaire de Namur.

    Il n'empêche que, dans ces circonstances bien connues depuis longtemps, l'archevêque de Malines-Bruxelles n'a rien trouvé de plus urgent que de mettre fin à l'existence de la Fraternité des Saints Apôtres qui, elle, ne manquait pas de vocations...

    Quant à la religieuse coordinatrice du centre national des vocations, la sœur Marie-Jean Noville, elle ne trouve rien de plus adapté que d'envisager l'ordination d'hommes mariés (comme Mgr Kockerols l'a proposé au récent synode)... ou même de femmes. Elle doit pourtant bien savoir que Rome s'est prononcée de manière formelle et à plusieurs reprises en faveur du célibat ecclésiastique et n'envisage en aucune façon l'ouverture du sacerdoce aux femmes. Mais voilà, on préfère chez nous poursuivre une fuite en avant qui ne conduit nulle part alors que les instituts fidèles à la Tradition ne manquent pas de vocations. Ne devrait-on pas s'interroger sur les défaillances de l'enseignement dit catholique, sur les déficiences des cours de religion, sur les insuffisances de la catéchèse, sur le décrochage complet des mouvements de jeunesse autrefois catholiques à l'égard des paroisses et de l'Eglise en général ? Où les vocations sont-elles censées fleurir dans ce désert ?

    YW