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Actualité - Page 933

  • Une lecture apaisée d'Amoris Laetitia

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    D'Antoine Pasquier sur le site de l'hebdomadaire "Famille Chrétienne" :

    Pour une interprétation positive d’Amoris Lætitia

    Dans un ouvrage (1) paru début septembre en France, trois professeurs de l’Institut pontifical Jean-Paul II offrent une lecture constructive et apaisée de l’exhortation apostolique Amoris Lætitia pour en dégager des pistes concrètes d’actions pastorales. Entretien avec l’un d’entre eux, le père José Granados.

    Qu’apporte Amoris Lætitia de nouveau pour la pastorale de la famille, et pour les acteurs de cette pastorale ?

    Je crois que la grande nouveauté d’Amoris Lætitia est son chapitre IV. La pastorale familiale naît de l’hymne à la charité de saint Paul, qui est le centre de la foi chrétienne. La pastorale avec les familles est le centre de la vie de l’Église, parce qu’au sein de la famille, on apprend à aimer et parce que l’amour est la vocation de l’homme.

    Cette nouveauté se complète d’une condamnation claire du « sentimentalisme », c’est-à-dire de l’assimilation du fait « d’être bon » avec un sentiment (cf. AL 145). Au contraire, l’amour est lié à la vérité, la charité « trouve sa joie dans la vérité » (1 Cor 13, 6). L’amour est vrai, selon le pape François, parce qu’il est capable de traverser toute la vie, tandis que le sentiment s’éteint en un instant. Cette dimension « narrative » de l’amour est une grande nouveauté d’Amoris Lætitia. C’est pourquoi le pape nous demande de préparer au mariage, mais aussi d’accompagner les jeunes familles, d’éduquer avec patience les enfants, et de se pardonner mutuellement quand l’amour diminue.

    Les conséquences sont très grandes pour la pastorale. Amoris Lætitia dit que le « sujet » de la pastorale familiale est, en premier lieu, la famille (AL 200). Elle est « sujet pastoral » et pas seulement « agent pastoral », parce que ce qui est fondamental n’est pas de « faire » des choses, mais « d’être » une famille. La mission principale de la pastorale familiale consiste à former des familles en Christ, qui édifient une famille de familles. Dans ce périmètre entre aussi l’accompagnement de ceux qui vivent un « amour blessé et égaré » (AL 291).

    L’exhortation fait l’objet de nombreuses critiques (cf. la correction filiale et les dubia). Ce n’est pas l’objet de votre ouvrage, mais quelle lecture faites-vous d’Amoris Lætitia ?

    On doit sans doute ces critiques aux différentes interprétations de l’exhortation. On voit des lectures d’Amoris Lætitia qui se centrent uniquement sur le chapitre VIII et sur les normes pour accéder aux sacrements. Il y a des réponses très variées, quelques-unes sont très problématiques, ou qui paraissent tendre vers une vision subjective des sacrements. Que répondre à cela ?

    Je crois qu’Amoris Lætitia doit être interprétée dans le grand courant de la tradition et du Magistère. C’est-à-dire que, si un texte présente une ambivalence, il faut alors l’interpréter à la lumière d’autres textes du magistère antérieur, plus clairs. Car Amoris Lætitia n’est pas un livre isolé, mais le chapitre d’un grand livre, comme l’indique très bien le chapitre III.

    Quelle est la spécificité de « l’accompagnement pastoral » proposé par le pape François ?

    En premier lieu, tout accompagnement de l’Église est de l’ordre d’un suivi. L’Église accompagne parce qu’elle suit quelqu’un, et ce quelqu’un est le Christ. Amoris Lætitia commence en nous parlant précisément de l’amour de Jésus selon la Bible et selon la tradition de l’Église. Saint Paul lui-même, dans son hymne à la charité, ne fait pas référence à un amour idéal, mais à l’amour de Jésus. Quand il dit : « l’amour rend service, l’amour ne se gonfle pas d’orgueil, l’amour prend patience. »

    L’accompagnement signifie qu’il y a, en plus, une communauté qui accompagne. Et cette communauté est une famille, une famille de familles. Pour accompagner, l’Église est appelée, en premier lieu, à prendre soin du climat au sein de chaque famille, pour que celle-ci s’édifie sur l’amour de Jésus. Que l’on puisse y vivre un amour vrai, fidèle, qui pardonne.

    L’accompagnement signifie, enfin, cheminement qui traverse les étapes de la vie avec patience. Le pape François est très sensible aux processus de maturation, tant en ce qui concerne la préparation au mariage que les premières années de l’éducation des enfants et aussi en vue de ramener à la vie ecclésiale ceux qui s’en sont éloignés.

    Quelle doit être le parcours à suivre pour des pasteurs qui souhaitent aider des personnes « en situation irrégulière » ?

    En premier lieu, il nous est demandé de ne pas condamner la personne qui vit un amour « blessé et égaré » (AL 291). Beaucoup de ces personnes sont victimes d’une société qui ne protège pas la famille. Il y a un premier temps pour l’accueil.

    La méthode adéquate est celle de Jésus avec la Samaritaine (AL 294). En toute personne il y a quelque chose de bon et le pape nous invite à fortifier cette bonté présente. Cette bonté reflète le désir d’amour vrai que Dieu a placé dans le cœur de chacun. À partir de là un chemin peut être initié qui aille pas à pas, sans jamais perdre de vue l’objectif final. Ce qui impliquera d’inviter les personnes à changer leurs désirs. C’est une régénération du désir, pour que nous désirions ce qui embellit et déploie notre vie. Rappelons-nous comment saint Paul dénonce ceux qui « s’entourent de maîtres à la mesure de leurs propres désirs » (2 Tim 4, 3).

    Qu’en est-il de la question de l’accès aux sacrements pour les personnes « en situation irrégulière » ? Peuvent-elles y avoir accès, et si oui, de quelle manière ?

    Amoris Lætitia aborde le sujet seul en une note de bas de page (note 351, Ndlr). Cette note est formulée au conditionnel de façon très vague. C’est pourquoi il ne me semble pas qu’il y ait de quoi fonder, sur cette note, un changement de discipline, alors que d’autres textes magistériels affirment cette même discipline de façon claire. Jean-Paul II et Benoît XVI ont tous deux affirmé que cette discipline s’appuie sur des raisons doctrinales mais aussi sur les Écritures saintes elles-mêmes.

    Je crois qu’il est bon de saisir pleinement que la grâce de Dieu ne se limite pas aux sacrements. Dieu aide les personnes à cheminer de bien des façons ainsi qu’à participer à la vie de l’Église.

    En outre, les sacrements ne sont pas une union privée avec Dieu : à travers eux, nous nous incorporons à l’Église et nous rendons visible à la face du monde le modèle de vie que Jésus a vécue et qu’il nous a enseigné à vivre. Suivant une idée de saint Augustin, quand nous disons « Amen » avant de communier, nous ne disons pas seulement « oui, ceci est le corps du Christ. » Nous disons : « Oui, je veux vivre comme vivent les membres du corps du Christ. » C’est pourquoi il n’est possible de manger le corps du Christ que lorsque l’on est prêt à manger aussi ses paroles.

    Mais le chemin en lui-même est plus important que l’accès aux sacrements. Le petit pas en avant, comme dit le pape. Rappelons-nous que le sacrement de réconciliation est un sacrement qui traverse le temps. La réconciliation est entamée dès lors que le pécheur décide de revenir au Christ et amorce un chemin de retour. Dans ce cas on pourrait dire que celui qui se met en chemin est déjà sous l’influence du sacrement de réconciliation, bien que n’ayant pas encore reçu l’absolution. Ne pourrait-on pas inventer des itinéraires concrets de retour, avec des rites de passage, comme une catéchèse de la parole de Dieu focalisée sur le projet de Dieu pour la famille ?

    Certains affirment que l’exhortation relativise l’enseignement de l’Église sur le mariage. Le pape, au contraire, ne rappelle-t-il pas, l’importance du lien matrimonial et d’une bonne préparation au mariage ?

    L’exhortation est très claire en ce qui concerne le respect de la doctrine sur le lien indissoluble et sur le sacrement du mariage, qui prend racine dès la création. Si certains se sont plaints de ce qu’Amoris Lætitia change la doctrine, c’est à cause du sujet de l’accès aux sacrements. Si la célébration des sacrements changeait, cela aurait aussi des conséquences sur la doctrine, parce que la doctrine de l’Église n’est pas qu’une idée : c’est quelque chose qui se transmet au moyen de signes visibles que sont les sacrements. Saint Thomas, par exemple, disait que l’on ne peut accorder les sacrements à quelqu’un qui souhaite continuer à vivre dans le péché, parce que ce serait une « contrefaçon des signes sacramentels ». Ce serait comme si quelqu’un écrivait « pour toujours », mais en l’écrivant sur le sable de la plage ; nous nous méfierions de ce qu’il a écrit.

    Comme je l’ai déjà dit, Amoris Lætitia ne change pas la discipline eucharistique et, à ce titre, préserve la doctrine. Sa nouveauté est, plutôt, un changement de regard sur la famille et son cheminement, et un changement d’action pastorale pour accompagner toutes les familles.

    Le pape François a donné de nouvelles orientations à l’Institut Jean-Paul II. Leur objectif est-il de prendre mieux en compte cette action pastorale développée dans Amoris Lætitia ? Comment analysez-vous cette refondation ?

    Pour analyser la refondation, il me semble que la clé réside dans les paroles du grand chancelier Mgr Paglia et dans celles du président Mgr Sequeri. D’après eux, le pape François a voulu « mettre sa signature » au projet entrepris par Jean-Paul II, en conservant tout son héritage. C’est pourquoi le pape accorde toujours sa confiance à tous les professeurs et au travail qu’ils ont réalisé jusqu’à maintenant. La refondation ne signifie pas oubli du passé, mais élargissement du regard, surtout pour cultiver les sciences humaines. Au milieu de tant de discussions au sujet d’Amoris Lætitia, je crois que notre service à l’Église passe par la démonstration de la cohérence avec le magistère antérieur de Jean-Paul II.

    Antoine Pasquier

    (1) Amoris laetitia. Accompagner, discerner, intégrer. Vademecum pour une nouvelle pastorale familiale, Artège, 186 pages, 16 euros.

  • Ces démons qui nous font glisser vers la mondanité...

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    De Radio Vatican :

    Homélie du Pape François: la mondanité spirituelle est une tentation diabolique

    (RV) Seul le Christ crucifié nous sauvera des démons qui nous font «glisser lentement vers la mondanité», en nous sauvant aussi de la «bêtise» et de la «séduction». Le Pape François l’a martelé ce vendredi 13 octobre 2017 lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe, en réfléchissant sur l’Évangile du jour, tiré de saint Luc, dans lequel Jésus dit: «si moi je chasse les démons avec le doigt de Dieu, c’est donc que le Règne de Dieu est venu jusqu’à vous».  Le Pape a exhorté à l’examen de conscience et donc aux œuvres de charité, «celles qui coûtent», mais qui «nous amèneront à être plus attentifs» et vigilants afin que ne viennent pas jusqu'à nous des personnages «fourbes», qui sont justement les démons.

    Le Seigneur, a-t-il expliqué, «demande d’être vigilants», pour ne pas entrer en tentation. Le chrétien est donc toujours «en veille, vigilant, il est attentif», comme une «sentinelle». L’Évangile parle de la lutte entre Jésus et le démon. Jésus ne raconte pas une parabole, mais «dit une vérité» : quand l’esprit impur «sort de l’homme», il rôde dans des endroits déserts, en cherchant des appuis, et, n’en trouvant pas, il décide de retourner là où il était venu, là où habite l’homme libre. Alors le démon décide de prendre «sept autres esprits pires que lui», de façon à ce que «la condition de cet homme» devienne «pire qu’auparavant».

    Mais les démons, souvent, entrent «en sourdine», sans trop se faire remarquer à première vue… «Ils commencent à faire partie de la vie. Avec leurs idées et leurs inspirations, ils aident cet homme à mieux vivre, et ils entrent dans la vie de l’homme, ils entrent dans son cœur, et de l’intérieur ils commencent à changer cet homme, mais tranquillement, sans faire de bruit. Ce mode est différent de la possession diabolique qui est forte : ceci, c’est un peu une possession diabolique "de salon", disons cela. Et ceci est ce que le diable fait lentement, dans notre vie, pour changer les critères, pour nous pousser vers la mondanité. Il s’immisce dans notre façon d’agir, et nous nous en rendons compte difficilement. Et ainsi, cet homme devient un homme mauvais, un homme oppressé par la mondanité. Et ceci est ce que veut le diable : la mondanité.»

    La mondanité, d’autre part, est «un pas en avant dans la possession du démon», a ajouté François. C’est une «fascination», une «séduction». Parce que le diable est «le père de la séduction». Et quand le démon entre dans nos vies d’une façon «suave et éduquée», en prenant possession de nos attitudes, nos valeurs passent du service de Dieu au service de la mondanité, a expliqué le Pape François. C’est ainsi que l’on devient «des chrétiens tièdes, des chrétiens mondains», avec un mélange, une «macédoine», entre «l'esprit du monde et l’esprit de Dieu». Tout ceci «éloigne du Seigneur», a expliqué François, appelant à résister à ces tentations en faisant preuve de «vigilance»et de «calme», sans «s’effrayer».

    «Veiller signifie comprendre ce qui se passe dans mon cœur, cela signifie m’arrêter un peu, et examiner ma vie. "Je suis chrétien? J’éduque plus ou moins bien mes enfants ? Ma vie est chrétienne ou elle est mondaine? Et comment je peux comprendre cela?" Avec la même recette que pour saint Paul : regarder le Christ crucifié. La mondanité se détruit devant la croix du Seigneur. Et ceci est le sens du Crucifix devant nous : c’est n’est pas un ornement, c’est justement ce qui nous sauve de cette fascination, de ces séductions qui te mènent à la mondanité.»

    Le Pape a donc exhorté à nous demander si nous regardons le «Christ crucifié», si nous faisons «le Chemin de Croix pour voir le prix du salut», non seulement des péchés, «mais aussi de la mondanité». François a insisté sur l’importance de l’examen de conscience et de la prière devant le Christ crucifié. «Et ensuite, cela fera du bien de se faire une fracture, mais pas aux os : une fracture aux attitudes confortables. Les œuvres de charité. "Moi je me sens bien, mais je ferai ceci, qui me coûte." Visiter un malade, donner une aide à quelqu’un qui en a besoin… je ne sais pas, une œuvre de charité. Et ceci rompt l’harmonie que cherche à faire ce démon, ces sept démons avec le chef, pour faire la mondanité spirituelle.»

  • La "génération pape François" : des cathos de gauche ?

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    COUV_PLAIDOYER_V2.inddD'Isabelle de Gaulmyn sur son blog :

    Cathos de gauche ou génération Pape François ?

    Les cathos de gauche sont de retour !!! C’est ce qui vient à l’esprit à la vue de cet ouvrage, écrit par trois jeunes catholiques à la tête bien faite, Pierre-Louis Choquet, Jean-Victor Elie et Anne Guillard. Voici un livre qui plaide pour un christianisme résolument engagé dans le monde, un christianisme qui se risque à la rencontre, « christianisme de l’inachèvement » écrivent-ils, qui laisse « au témoignage de notre foi la possibilité d’entrer davantage en consonance avec les interrogations des personnes d’aujourd’hui ».

    Produits de la Manif pour tous

    On croyait les cathos de gauche disparus, réduits à quelques rangs de fidèles aux cheveux gris, décimés par la sécularisation, lassés d’une Église qu’ils ne comprenaient plus. Et bien, non ! Ces trois jeunes sont, à leur manière, des « produits » de la « Manif pour tous ». Inquiets du succès de ce mouvement et de sa visibilité, ils refusent de laisser le monopole du catholicisme aux tenants d’une conception qu’ils jugent « patrimoniale » et « identitaire » de la religion, tournée vers le regret du passé, et enfermée dans ses certitudes. Eux au contraire plaident pour ce qu’ils appellent un « christianisme de l’inachèvement », c’est-à-dire un christianisme ouvert à la discussion voir au compromis avec une société qui n’est plus chrétienne. Un christianisme « ici et maintenant », s’engageant dans l’action collective et politique pour « créer les conditions d’habitation d’un monde désirable », visant à lutter contre les inégalités, protéger la planète et accueillir les étrangers.

    Du débat sur l’Église à la politique

    Catholiques de gauche, donc ? Pas si simple. D’ailleurs, jamais dans l’ouvrage ils n’évoquent ce catholicisme des années 1970, dominé au moins au plan intellectuel par un engagement à gauche. Et pour cause : le travail de Pierre-Louis Choquet, Jean-Victor Elie et Anne Guillard, loin de plagier les discours de ce temps-là, en diffère sur l’essentiel.

    Tout d’abord, par l’absence totale de revendications sur l’institution Église. Peu importe à ces jeunes les formes et l’organisation interne de l’Église. Là n’est pas leur priorité, ni leurs questions. Alors que les années 1980 et 90 avaient vu s’opposer deux visions ecclésiales – traditionalistes et modernistes –, les années post « Manif pour tous » voient s’affronter deux visions politiques. C’est heureux, car les cathos de gauche avaient fini par lasser à force de se crisper sur les débats institutionnels internes à l’institution, qui n’intéressent à vrai dire guère dans un monde totalement déchristianisé. L’urgence, pour ces jeunes auteurs, n’est pas la sacristie, mais le monde, où le christianisme, affirment-ils, a encore un rôle à jouer.

    La Bible à la main

    Seconde différence, et de taille, ces « jeunes cathos » brandissent à la main la Bible, qu’ils connaissent d’ailleurs remarquablement bien. Les cathos de gauche des années 1970 avaient fini par oublier leur enracinement chrétien. Eux au contraire le proclament, le travaillent, et c’est à partir de leur foi qu’ils prônent un engagement fort dans la société.

    Enfin, ils se méfient d’un catholicisme qui se contenterait de s’investir dans des initiatives de terrain, si louables soient-elles. Loin par exemple de ces témoignages singuliers et « extra-ordinaires » qui ont fait la force du Renouveau charismatique à une époque, nos trois compères revendiquent une action collective, pour jouer sur les mécanismes politiques de la société globale. En cela, ils rejoignent leurs homologues de la Manif pour tous, dont ils sont, en quelque sorte, l’image inversée. Car s’ils se revendiquent clairement à gauche, l’analyse, elle, vaut pour tous ceux pour qui le christianisme appelle, écrivent-ils dans une jolie formule empruntée à l’encyclique Laudato si, au « souci du monde ». Au fond, il s’agit là moins du retour des cathos de gauche que de l’émergence d’une « génération pape François ».

    « Plaidoyer pour un nouvel engagement chrétien », Pierre-Louis Choquet, Anne Guillard et Jean-Victor Elie

    les Editions de l’Atelier, 144 p, 15 €

  • Liturgie : les évêques germanophones remercient le pape François

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    Lu sur le site de "La Croix":

    "Les évêques catholiques des pays européens germanophones s’opposent au Vatican depuis plusieurs années au sujet d’une traduction controversée et jamais adoptée du Missel, le livre rassemblant les textes de la liturgie catholique romaine.

    En septembre, les évêques allemands n’ont pas même fait état de cette traduction contestée dans le rapport final de l’Assemblée plénière d’automne de la Conférence épiscopale allemande. Au contraire, ils ont longuement remercié le pape François pour son récent motu proprio intitulé Magnum principium, qui octroie aux Conférences une autorité renforcée en matière de traductions liturgiques.

    Ils ont également exprimé leur gratitude au pape pour avoir souligné une nouvelle fois, comme il l’avait fait en 2013 dans sa lettre d’exhortation Evangelii gaudium, que l’« autorité doctrinale authentique » des conférences épiscopales devait être examinée plus en détail (EG 32). Ils ont enfin déclaré que les commissions liturgiques des différentes conférences épiscopales germanophones allaient se pencher désormais sérieusement sur Magnum principium et ses conséquences.

    « Profond soulagement »

    Le président de la Conférence épiscopale allemande, le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich, a, pour sa part, expliqué que ses confrères et lui-même avaient accueilli le nouveau motu proprio avec un sentiment de « profond soulagement ».

    Lors d’une conférence de presse organisée à l’issue de l’Assemblée plénière du 25 au 28 septembre 2017, il avait affirmé que, selon lui, la Congrégation pour le culte divin (CCD) avait adopté un point de vue trop étroit sur les traductions liturgiques dans les normes qu’elle avait émises en 2001 sous la forme du document Liturgiam authenticam. Le cardinal a également souligné le long supplice qu’avait supposé la publication de la traduction anglaise du Missel, jugeant « tout à fait excessive » l’insistance du Vatican à exiger une transcription strictement littérale du latin.

    Le cardinal Marx a par ailleurs révélé que certains évêques anglophones avaient sollicité son aide et qu’il avait lui-même jugé difficile de réciter certaines prières de leur Missel. « Ce langage est tout simplement inacceptable », a-t-il déclaré.

    « Une impasse »

    « Liturgiam authenticam constitue une impasse. Rome est chargée de l’interprétation des dogmes, mais pas des questions de style. Désormais, grâce à Magnum principium, les conférences épiscopales bénéficient d’une liberté bien plus grande », a-t-il ajouté.

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  • La Catalogne et l'indépendance : une énorme arnaque

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    De Sergio Cébrian sur le site "VoxEurop" :

    LA CATALOGNE ET L’INDÉPENDANCE :

    Une énorme arnaque

    Ce qu’on observe ces dernières années en Catalogne peut être qualifié d’ "énorme arnaque", dont les racines puisent dans un intense processus d’appropriation de l’espace politique catalan au point d’asphyxier toute option étrangère à son approche. C’est une arnaque de dire, comme le font les indépendantistes, que les droits des Catalans ont été violés, qu’on leur a refusé de voter librement dans les consultations légales, ou que leur langue et culture ont été "étouffées" par Madrid. On observe que le "catalanisme" traditionnel, protégé généreusement par la constitution espagnole de 1978, qui a accordé une très large autonomie à la Catalogne, s’est mué en nationalisme et en des revendications d’indépendance régies par l’avidité, l’opportunisme et la concurrence en matière de politique intérieure. Or, il est impossible de contenir le nationalisme car il repose sur une dichotomie entre le bien et le mal, sur l’exclusivité et sur l’obligation de prendre partie.

    Ajoutez à cela un contrôle de fait de la langue, de l’éducation, de la culture et des organes de presse et vous avez tous les ingrédients d’un nationalisme "laid" , voire d’un totalitarisme — celui qui a jadis anéanti l’Europe. On les a reconstruits dans un style nationaliste post-moderne, compatible avec les réseaux sociaux, un nationalisme de selfies avec drapeaux, de l’imaginaire audiovisuel avec une stratégie marketing impeccable, qui s’est développée essentiellement après l’arrêtdu Tribunal constitutionnel sur le Statut de la Catalogne de 2010 — qui avait amendé le Statut — et après un processus de négociation désastreux, et encore davantage avec les mises en scène massives de la Diada, la fête nationale catalane.

    Une chimère ethnique absurde dans une Espagne démocratique et ouverte. C’est ce qui a permis de séduire de nombreux Catalans — mais moins de 50% d’entre eux comme le montrent les résultats des dernières élections régionales. C’est un processus qui a culminé en pleine crise économique, pendant laquelle les laissés-pour- compte (dont une grande partie n’avait aucun penchant nationaliste auparavant) ont renforcé les rangs du mouvement séparatiste. Ce phénomène peut s’expliquer par l’émergence d’un mouvement global contre les inégalités générées par le néolibéralisme, et dans cadre s'explique qu'une partie des classes populaires locales se sont bizarrement allié actuellement aux plus nationalistes parmi les nationalistes catalans, clairement imbus de suprémacisme vis-à-vis des Espagnols "pauvres" . La recherche d’un bouc émissaire, la “méchante Espagne" incarnée par le slogan "L’Espagne nous dérobe" , vient compléter le tableau.

    La dernier acte de cette supercherie s’est déroulé dimanche 1er octobre, avec l’appel suicidaire pour un référendum sur l’autodétermination lancé par un dirigeant politique qui avait admis par le passé avoir des inclinations au suicide politique. J’ai nommé Carles Puigdemont, président de la Generalitat. Il l’a fait malgré la proclamation par la Cour constitutionnel de l’illégalité de la consultation. Pour déterminer à qui revient la charge de la preuve, il suffit de rappeler qu’un coup d’Etat interne a eu lieu en Catalogne les 6 et 7 septembre, contre les institutions catalanes et celles de l’Etat espagnol, en ignorant la moitié non nationaliste de la représentation parlementaire.

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  • Martin Luther ou le chant du coq de la modernité

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    De Philippe Maxence sur le site de l'Homme Nouveau :

    Martin Luther, le chant du coq de la modernité

    Martin Luther, le chant du coq de la modernité

    Sous ce titre, les éditions de L'Homme Nouveau viennent de faire paraître un livre de Danilo Castellano qui, dans une approche novatrice, ausculte la Réforme protestante, principalement dans ses conséquences politiques et montre ainsi la place déterminante qu'occupe l'esprit protestant dans notre monde actuel.

    Doyen émérite de la Faculté de droit de l’université d’Udine (Italie), membre correspondant de deux académies royales espagnoles, Danilo Castellano est un philosophe connu et reconnu aussi bien dans son propre pays que dans ceux de langue hispanique. Auteur de très nombreux ouvrages, son travail porte essentiellement sur la philosophie politique et le droit. À ce titre, il est aujourd’hui l’un des plus éminents représentants des défenseurs du droit naturel classique qu’il illustre de façon aussi originale qu’incisive.

    Un auteur à découvrir

    En France, pourtant, à l’exception notable de la revue Catholica, dont il est membre du Conseil scientifique, il reste encore trop méconnu. Martin Luther, le chant du coq de la modernité, essai profondément novateur, est le premier livre qui paraît en français sous son seul nom et vient ainsi compléter les livres collectifs auxquels il a contribués. Publié à l’origine en 2016, simultanément en Italie et en Espagne, cet essai aurait dû voir le jour beaucoup plus tôt en langue française, si une série de difficultés ne s’étaient pas mises en travers pour en retarder la publication.

    Fallait-il, pour autant, renoncer à sa publication ? Nous ne le croyons pas. Les analyses qu’offre dans ce petit livre le professeur Danilo Castellano dépassent de très loin le seul moment d’une commémoration, en l’occurrence celle de la Réforme protestante. Pour Danilo Castellano, la Réforme de Luther pose, en effet, les prémisses et les fondements du monde dans lequel nous vivons. Habités par la modernité, l’Europe et les États-Unis, et non les seuls États-Unis, en sont directement issus. Saisir ce lien revient donc à mieux comprendre ce que les Allemands appellent la Weltanschauung, cette conception du monde qui préside à nos destinées. L’enjeu n’est pas mince. Il est même déterminant si l’on entend sortir des conséquences que celle-ci a produites et dont nous constatons chaque jour les méfaits.

    Extrait de la préface de l'auteur :

    Il semble plus opportun d’examiner les conséquences des théories et des choix de Luther sur le plan éthique, politique, juridique, les conséquences sur le plan de la philosophie pratique. Aussi bien l’Europe moderne et contemporaine que l’Amérique du Nord et même, en partie, l’Amérique du Sud sont filles du protestantisme, même si elles présentent certaines caractéristiques particulières qui les rendent en partie différentes. Même l’Espagne, qui a cherché à s’opposer à la culture protestante, en est restée partiellement victime. Il suffit de voir par exemple que la Seconde Scolastique chercha à y résister, à s’y opposer, mais à la fin en resta considérablement marquée malgré la persistance de cette opposition. Il suffirait de penser, en particulier, aux doctrines politiques de Suarez pour comprendre cette affirmation qui peut sembler paradoxale et certainement inhabituelle. (…)

    Luther joue un rôle important en ce qui concerne les doctrines politiques qui entrèrent rapidement dans l’histoire, même si elles se traduisirent en pratique avec des contradictions.

    C’est pourquoi le poids qu’a eu le luthéranisme ne concerne pas seulement la question religieuse : c’est surtout dans le domaine mondain qu’il s’est révélé considérable et même déterminant.

    En revanche, on peut peut-être affirmer qu’il a imprimé un « tournant » à la politique, laquelle, a « transformé » (c’est-à-dire, trahie dans sa nature et dans sa finalité), a caractérisé toute la Modernité. À tel point qu’on pourrait dire que le protestantisme s’est rapidement diffusé non pour des raisons religieuses (du moins, pas principalement), mais pour des raisons mondaines : son expansion ne s’expliquerait pas autrement. Luther, en effet, est incohérent sur le plan théorique (ainsi que sur le plan moral), même s’il y a au fond de sa doctrine un choix qui lui donne une unité. Sa pensée, considérée en soi et pour soi, ne peut exercer aucune fascination. À tel point qu’il faudra attendre Hegel pour lui donner une structure, laquelle, toutefois, en est aussi en fait une transformation, bien qu’elle en soit le développement cohérent : l’ordonnance hégélienne de la doctrine luthérienne marque l’abandon définitif des résidus religieux en faveur des justifications rationalistes

    Ce livre est disponible en librairie et à la boutique de l'Homme Nouveau (236 pages, 12 €).

  • François : plus de 40 millions d'abonnés sur Twitter

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    D'Aude Bariéty sur le site du Figaro :

    Le pape François franchit le cap des 40 millions d'abonnés sur Twitter

    Le pape François franchit le cap des 40 millions d'abonnés sur Twitter

    Fort de ses neuf comptes twittant en autant de langues, le souverain pontife est l'un des leaders mondiaux les plus suivis sur Twitter. Il est seulement dépassé par... Donald Trump.

    Un peu moins de cinq ans après l'arrivée sur Twitter des comptes Pontifex, sur demande du pape Benoît XVI, le cap des 40 millions de followers est atteint du côté du Vatican. Dans un communiqué, le Secrétariat pour la communication du Saint-Siège a souligné que «ces douze derniers mois, les followers ont progressé de plus de neuf millions, démontrant la constante attention des gens pour les tweets du Saint-Père».

    Les équipes du pape François tweetent en neuf langues - anglais, espagnol, italien, arabe, portugais, allemand, français, polonais et même... latin! Le compte le plus suivi est Pontifex_es: plus de 14 millions d'hispanophones lisent par ce biais les pensées du Pape d'origine latino-américaine. Le compte français est quant à lui suivi par 945.000 internautes. 

    5 millions de followers sur Instagram

    Dans son dernier tweet, publié à 13h30, le souverain pontife appelle les chrétiens à «témoigner dans l'église et au monde de la bonté de Dieu et de sa miséricorde», à l'image de Saint Jean XIII, fêté chaque année le 11 octobre, date anniversaire de l'ouverture du concile Vatican II dont le pape italien fut l'initiateur.

    Le Secrétariat rappelle par ailleurs que le pape François détient également un compte Instagram, créé le 19 mars 2016 et déjà suivi par près de cinq millions d'internautes. Sur la dernière des 460 publications, on peut voir le Saint-Père faire le signe de croix sur le front d'une enfant malade, avec comme légende: «Comme missionnaires de l'espérence, réjouissons-nous dans la puissance salvatrice de Dieu, ne perdons pas cœur et aidons les autres à regarder l'avenir avec confiance».

    Donald Trump first

    Le compte Twiplomacie, spécialisé dans l'étude des réseaux sociaux par les gouvernements, notait toutefois la semaine dernière qu'au 1er octobre 2017, le Pape avait été dépassé par Donald Trump au classement des leaders mondiaux les plus suivis sur Twitter. Deux chefs de gouvernement, deux manières (très) différentes de tweeter...

     
  • La maladie de Charcot

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    Sur RCF, le docteur Xavier Mirabel évoque la maladie de Charcot :

  • Polémique autour du drapeau "religieux" de l'Union européenne

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    Lu sur le blog « salon beige » :

    drapeau_union_europenne-745x450.jpg"Jean-Luc Mélenchon souhaite faire retirer le drapeau de l'UE de l'Assemblée nationale, à quoi Emmanuel Macron répond qu'il compte le reconnaître pour empêcher qu'il soit enlevé. Pour Alexis Corbière, député LFI et porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, la nature de ce drapeau doit conduire à sa sortie de l'hémicycle :

    "Son créateur, Monsieur Arthur Heitz (en réalité Arsène Heitz) l'a toujours assumé : c'est un symbole religieux. Cette symbolique du fond bleu et ces douze étoiles est directement inspirée de la médaille pieuse dédiée à la Vierge Marie que monsieur Heitz portait autour du cou."

    "C'est un symbole marial, volontairement adopté le 8 décembre 1955, le jour de l'Immaculée conception". "Pourtant, plus que jamais, nous avons besoin de laïcité et il importe que les symboles présents dans cette Assemblée soient conformes à cette volonté qui nous rassemble. Oui, laïcité !".

    On attend avec gourmandise le moment où Alexis Corbière apprendra que le bleu du drapeau tricolore provient de la couleur de la chape de saint Martin, le rouge de Saint-Denis et le blanc de la monarchie...

    Michel Janva "

    Ref. Polémique autour du drapeau "religieux" de l'Union européenne

    JPSC

  • Verviers, 21 octobre : concert "Célébration royale" avec le Te Deum de Charpentier et des oeuvres de Purcell et de Haendel

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  • Le triomphe du nihilisme est-il inéluctable ?

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    Dans son numéro d'octobre consacré au nihilisme, la Revue Catholica publie cet éditorial de Bernard Dumont :

    Numéro 137 : Face au nihilisme

    Le psaume 126 célèbre la fin de la captivité à Babylone. Il s’achève ainsi : « Ceux qui sèment dans les larmes, moissonneront dans l’allégresse. Ils vont, ils vont en pleurant, portant et jetant la semence ; ils reviendront avec des cris de joie, portant les gerbes de leur moisson. » La grande prophétie moderne, formulée à l’époque des […]

    Le psaume 126 célèbre la fin de la captivité à Babylone. Il s’achève ainsi : « Ceux qui sèment dans les larmes, moissonneront dans l’allégresse. Ils vont, ils vont en pleurant, portant et jetant la semence ; ils reviendront avec des cris de joie, portant les gerbes de leur moisson. » La grande prophétie moderne, formulée à l’époque des Lumières, lorsque Kant annonçait l’arrivée de l’humanité à l’âge adulte et Hegel l’épiphanie universelle de la liberté, se réalise maintenant en sens rigoureusement inverse : elle a commencé en chantant l’avenir radieux, elle finit aujourd’hui dans les angoisses et à certains égards dans la folie. Même si l’appareil politique, économique, technique, culturel de la modernité dans sa phase tardive s’autocélèbre en permanence, il faut être aveugle volontaire pour ne pas voir que le programme annoncé ne s’accomplit pas sans dégâts tout autres que collatéraux. De cela, tout le monde a en fait une conscience au moins diffuse, mais celle-ci est étouffée ou contrebalancée par la gestion collective des préoccupations à court terme et l’automatisme de la fuite en avant.

    Une esthétique nouvelle est élaborée et diffusée par le système des médias, entendu au sens le plus large, tendant à relancer perpétuellement cette fuite en avant. Elle opère à travers la publicité, les circuits de production littéraire, le cinéma, la mode, la musique populaire, le simple mimétisme social. Sont ainsi banalisés, banalisés voire donnés en exemple à satiété la grossièreté de langage, la pornographie, la drogue, les tatouages, toutes les formes de déviance, les cultes sataniques, les vies familiales désaxées, le suicide comme acte de suprême liberté… L’activité déployée sous la dénomination abusive d’« Art contemporain » est particulièrement représentative de l’exaltation démonstrative du mal et du néant. Même si cette pédagogie du sacrilège ne mobilise directement qu’un milieu restreint, elle n’en a pas moins une force symbolique du fait qu’elle est imposée sur les lieux publics comme le furent auparavant monuments aux morts et statues de héros. Dans un ordre différent, la licence totale, l’incitation même laissée à l’avortement, aux manipulations sur l’être humain, le retour en force de l’eugénisme, la légitimation de l’euthanasie s’inspirent de la même « valeur » centrale : la transgression. Transgression de la loi naturelle, de la dignité humaine, de la simple raison, de la décence élémentaire. Présente sous des formes multiples, la transgression envahit d’autant plus le corps social qu’elle est suivie et souvent précédée par la législation étatique, sanctionnée et aggravée par les décisions des tribunaux, qu’elle fait l’objet des pressions exercées par les plus puissantes des organisations mondiales, les grands groupes financiers, les obédiences maçonniques et autres entités activistes dites issues de la société civile.

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  • Chiffres et pratique de la procréation médicalement assistée (PMA) en Belgique

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    Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Chiffres et pratique de la Procréation Médicalement assistée en Belgique

    Dossier de l'IEB

    Depuis 1978, année de naissance du premier bébé né par fécondation in vitro, le nombre d’enfants conçus de cette manière s’élève à 5,4 millions dans le monde entier. La grande majorité des traitements de PMA est réalisée en Europe. En 2014, il y eut 707.171 cycles entrepris sur le continent, donnant lieu à 146.232 naissances.

    Les techniques de procréation médicalement assistée se sont beaucoup développées depuis 40 ans en Belgique, pays pionnier dans la pratique. Il compte aujourd’hui 18 centres de Procréation Médicalement Assistée (PMA), soit un par hôpital universitaire et un centre non-universitaire par province et 16 banques d’ovocytes et de sperme.

    En 2014, 33.790 cycles de PMA ont été entrepris, ce qui a conduit à 5.774 naissances, soit 4,6% du total des naissances. En comparaison, aux Etats-Unis, les enfants conçus en 2015 par FIV représentent 1,7% du nombre total des naissances6, soit 67.818 nourrissons. Au Japon, ce chiffre atteint 5% des naissances !

    A l'heure où la France se questionne sur la PMA pour toutes les femmes, ce nouveau Dossier de l'IEB aborde différents aspects de la PMA: juridiques, économiques, éthiques et psychologiques.

    Il ne fait pas l'impasse sur des données sensibles telles que le nombre d'embryons détruits, donnés, congelés chaque année et aborde aussi l'aspect budgétaire et les coûts que représentent ces techniques de procréation.

    D’après l’INAMI, la totalité des dépenses liées à la PMA aurait coûté à la sécurité sociale 72.969.000€ pour la seule année 2013.

    Télécharger le Dossier : ICI