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Actualité - Page 936

  • Avec les prêtres de Lyon, le pape François évoque longuement Amoris laetitia

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    De Nicolas Senèze, correspondant du journal « La Croix » à Rome :

    « Le pape François a rencontré, jeudi matin 5 octobre au Vatican, plus de 80 prêtres du diocèse de Lyon qui effectuaient à Rome leur session annuelle de rentrée. Une rencontre marquée par l’attentat de la gare Saint-Charles de Marseille, dimanche 1er octobre, dont l’une des victimes habitait Rillieux-la-Pape (Rhône).

    Alors que le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, venait d’évoquer les victimes dont les obsèques avaient lieu au même moment près de Marseille, le pape, « vraiment ému », a répondu qu’« il priait pour Laura et Mauranne et bénissait leurs familles », a rapporté Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque auxiliaire de Lyon.

    Attentat de Marseille, le douloureux adieu à Mauranne et Laura

    L’essentiel de cette rencontre, dans la Salle Clémentine du Palais apostolique, était toutefois consacré à l’exhortation apostolique Amoris laetitia sur laquelle les prêtres lyonnais ont pu, pendant plus d’une heure, interroger le pape qui s’est exprimé, sans note, en italien.

    « Il nous a invités à considérer les personnes non comme des adjectifs, mais comme des substantifs, à ne pas qualifier d’abord les gens comme “mariés”, “divorcés”, “trois fois divorcés” », raconte Mgr Gobilliard.

    Selon l’évêque auxiliaire de Lyon, François a aussi rappelé que « derrière Amoris laetitia, il y a saint Thomas d’Aquin, mais la grande théologie thomiste et pas la scolastique décadente ».

    « Il nous a souligné qu’il y avait une vraie réflexion théologique mais que cette théologie n’était pas une casuistique, qu’il ne faut pas envisager les gens comme des cas, ou penser en termes de “il faut”/il ne faut pas”, “on doit/on ne doit pas” », a poursuivi Mgr Gobilliard.

    « Le pape fait confiance aux prêtres »

    Interrogé sur le discernement, le pape a reconnu que celui-ci était « compliqué ». « Mais il a insisté sur le fait que le discernement doit aller avec l’écoute et l’accompagnement, que ce n’est pas la morale et la théologie qui sont première mais l’Évangile. »

    « Pour le pape, il faut toujours agir avec beaucoup de charité mais il faut aussi faire attention à la permissivité et au relativisme, poursuit l’évêque auxiliaire de Lyon. Il y a des moments où il faut dire “oui”, d’autres “non”. »

    « Il a aussi insisté sur la finalité qui est la croissance des personnes, nous donnant trois mots-clés : la réflexion, la prière et le dialogue. C’est d’ailleurs comme cela qu’il a été avec nous pendant toute la rencontre », relève l’évêque auxiliaire de Lyon pour qui « le pape se refuse à dire aux prêtres comment agir et préfère nous faire confiance ».

    Célibat des prêtres : « pas de raison de changer pour le moment »

    François a aussi évoqué la question de la préparation au mariage, rapportant la réflexion d’une dame qui lui disait que les prêtres faisaient huit ans de séminaire et pouvaient quitter la prêtrise et se marier, alors que les époux avaient trois conférences avant un mariage qui durait toute la vie…

    « Il a reconnu que la préparation au mariage devait être sérieusement revue, parlant à nouveau de “catéchuménat” du mariage, rapporte Mgr Gobilliard, et que nous devons aussi inciter les gens à ne pas trop se presser pour des raisons culturelles ou sociales. »

    Tout au début de la rencontre, le pape avait aussi été interrogé sur le célibat sacerdotal. Expliquant que celui-ci devait être vécu comme « un don joyeux pour l’Église », il a souligné qu’« il ne voyait pas pourquoi cela changerait pour le moment ».

    Rencontre avec Benoît XVI

    À l’issue de cette rencontre, les prêtres lyonnais ont aussi rencontré le pape émérite Benoît XVI devant la Grotte de Lourdes des jardins du Vatican et prié avec lui.

     « Il a évoqué saint Irénée de Lyon, “à qui l’Église doit beaucoup” », rapporte Mgr Gobilliard, très touché par cette rencontre et frappé par la vivacité d’esprit de Benoît XVI autant que sa fatigue physique. « On sent qu’il est fatigué, mais il assume tout à fait sa vieillesse et n’a aucune honte à montrer sa faiblesse physique et c’est un beau message. »

    Ref. Avec les prêtres de Lyon, le pape évoque longuement Amoris laetitia

     JPSC

  • De la Cène à l’Eucharistie du dimanche matin

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    françois capture-d2019e0301cran-2017-10-04-a0300-19.38.37.pngOn a vu, le 1er octobre dernier, le pape François prendre part à un vaste repas organisé dans une église de Bologne pour mieux faire valoir le lien entre ces agapes (au sens étymologique du terme) conviviales et la célébration eucharistique ou, pour reprendre le commentaire de Mgr Zuppi (le nouvel archevêque fraichement nommé par ses soins) « pour aider à mieux comprendre l’Eucharistie, à la sentir encore plus humaine ».

    La réalité historique est tout de même assez différente. Un texte extrait des  « Opera omnia » de Benoît XVI (volume VI/1, pp. 493 et suivantes) nous montre ce qu’il en est du passage de la « Cène » (du mot « cena », repas)  à l’ « Eucharistie » du dimanche matin :


    «  […] Qu’a donc ordonné précisément le Seigneur de répéter?  Certainement pas le repas pascal (au cas où la dernière Cène de Jésus ait été un repas pascal). La Pâque était une fête annuelle dont la célébration récurrente en Israël était clairement régulée par la sainte tradition et liée à une date précise. Même si, ce soir-là, ce n’était pas un vrai repas pascal selon le droit juif, mais d’un ultime banquet  terrestre avant la mort, cela n’est pas dans l’objectif du commandement de répétition.

    Le commandement se réfère donc à ce qui, dans ce que Jésus a accompli ce soir-là, était une nouveauté : le fait de rompre le pain, la prière de bénédiction, et d’action de grâce et avec elle les paroles de la transsubstantiation du pain et du vin. Nous pourrions dire : par ces paroles, notre moment actuel est entraîné dans le moment de Jésus. Ce que Jésus a annoncé en Jean, 12,32 se vérifie : de la Croix, il les attirera tous à lui, en lui […]

    Joseph Andreas Jungmann, le grand connaisseur de la Célébration eucharistique et l’un des artisans de la réforme liturgique résume tout cela en disant : ‘ la forme fondamentale est la prière d’action de grâce sur le pain et le vin. C’est de la prière d’action de grâce, après le banquet du dernier soir, que la liturgie de la messe a commencé, et non du banquet lui-même. Ce dernier était considéré aussi peu essentiel et aussi facilement séparable que déjà dans l’Eglise primitive il était omis. La liturgie et toutes les liturgies, par contre, ont développé la prière d’action de grâce prononcée sur le pain et sur le vin. Ce que l’Eglise célèbre dans la messe n’est pas la dernière Cène, mais ce que le Seigneur, durant la dernière Cène, a institué et confié à l’Eglise : la mémoire de sa mort sacrificielle’ (Messe im Gottesvolk, p.24).

    Dans la même ligne s’inscrit la constatation historique selon laquelle ‘dans toute la tradition du christianisme, après que l’Eucharistie a été détachée d’un vrai repas (où apparaît l’acte de ‘rompre le pain’ et la ’Cène du Seigneur’) un mot signifiant ‘repas’ n’est jamais utilisé, jusqu’à la Réforme du XVIe siècle, pour désigner la célébration de l’Eucharistie (p.23, note 73).

    Dans la formation du culte chrétien, cependant, un autre élément est encore déterminant. Certain d’être exaucé, le Seigneur avait déjà donné à ses disciples, à la dernière Cène, son corps et son sang comme don de la  Résurrection : Croix et Résurrection font partie de l’Eucharistie, qui sans cela n’est pas elle-même. Mais puisque le don de Jésus est essentiellement un don enraciné dans la Résurrection, la célébration du sacrement devait nécessairement être relié à la mémoire de la Résurrection. La première rencontre avec le Ressuscité était advenue le matin du premier jour de la semaine –du troisième jour après la mort de Jésus- donc le dimanche matin. Par là, le matin du premier jour devenait spontanément le moment du culte chrétien, le dimanche devenait le « Jour du Seigneur ».

    Cette détermination chronologique de la liturgie chrétienne, qui en même temps définit sa nature profonde et sa forme, s’est mise très vite en place. Ainsi le rapport d’un témoin oculaire dans les Actes 20, 6-11 nous raconte le voyage de saint Paul et de ses compagnons vers Troas et il dit : ‘Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain…’ (20, 7). Cela signifie que déjà durant la période des Apôtres le fait de ‘rompre le pain’ avait été fixé pour le matin du jour de la Résurrection – l’Eucharistie était célébrée comme rencontre avec le Ressuscité […]

    Un archaïsme qui voudrait retourner avant la Résurrection et à sa dynamique pour imiter seulement la dernière Cène ne correspondrait pas du tout à la nature du don que le Seigneur a laissé à ses disciples. Le jour de la Résurrection est le lieu extérieur et intérieur du culte chrétien, et l’action de grâce, comme anticipation créatrice de la Résurrection de la part de Jésus, est la manière par laquelle, dans son don, il nous bénit et il nous entraîne dans la transformation qui, à partir des dons, doit nous gagner et se répandre sur le monde : ‘jusqu’à ce qu’il vienne’ (1 Co 11,26) ».

    JPSC
      

  • L'Eglise doit-elle avoir peur de son histoire ?

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    De Christophe Dickès sur Storia Voce (web radio dédiée à l'histoire) :

    L’Eglise doit-elle avoir peur de son Histoire?

    Dans les débats publics autour du catholicisme ou de l’histoire de l’Eglise, reviennent toujours telle une litanie des affirmations à charge sur les croisades, les guerres de religion, l’antisémitisme ou encore l’inquisition. L’Eglise, institution du passé, obscurantiste et passéiste, est accusée d’avoir soutenu la violence, d’avoir fait dresser des bûchers, de s’être opposé à l’intelligence, d’avoir rejeté la raison et les progrès de la science… Storiavoce vous propose de relire l’histoire du catholicisme non pas avec les lunettes idéologiques du XIXe siècle mais avec un regard dépassionné sur les grandes polémiques. L’Eglise doit-elle avoir peur de son Histoire? Une émission avec le médiéviste Olivier Hanne interrogé par Christophe Dickès.

    L’invité: spécialiste d’histoire médiévale, Olivier est aussi un géopoliticien qui travaille sur la géopolitique de l’Islam. Auteur de nombreux ouvrages, il a publié aux editions L’homme nouveau Le génie historique du catholicisme. Il écrit régulièrement pour les revues ConflitsMoyen-OrientDiplomatieDSIDéfense nationale, GéostratégiquesRes militaris, Le Rotarien, Le Figaro Histoire, Sciences humaines, Management et Metronews.

    Attention, la vidéo ci-dessous est une reprise de l’enregistrement audio. l’image est donc fixe.

  • Europe : la foi chrétienne s’évapore dans la confusion et l’indifférence

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    Un article de Sandro Magister traduit et publié par le site diakonos.be :

    « Il arrive de plus en plus souvent que des groupes d’écoliers protestants d’Europe du Nord en visite à Rome soient emmenés par leurs professeurs à assister à une messe catholique, pour voir comment c’est, et qu’ils reçoivent tranquillement la communion.

    Il s’agit d’un des résultats d’un nivellement par le bas croissant entre ces deux confessions, dans la mentalité de nombreux protestants et catholiques d’Europe et d’Amérique, comme vient de le confirmer une vaste enquête menée dans cinquante pays par le Pew Research Center de Washington.

    > After 500 Years, Reformation-Era Divisions Have Lost Much of Their Potency

    Ainsi donc, 500 ans après avoir placardé ses 95 thèses à Wittenberg, Martin Luther n’est plus le fomenteur de discorde qu’il a été pendant des siècles.

    Aux Etats-Unis, 65% des catholiques et 57% des protestants se disent persuadés qu’il y a plus de points communs que de différences entre leurs religions respectives.

    Et même en Europe occidentale, plus de la moitié des protestants et des catholiques pensent la même chose. Avec un pic de 78% auprès des protestants Allemands, de 67% parmi les catholiques des Pays-Bas et de 65% chez les catholiques d’Autriche.

    Mais même chez les catholiques d’Italie, ceux pour qui les similitudes prévalent sont majoritaires : 47% contre 41%.

    Parmi les catholiques qui continuent à se sentir plus différents qu’identiques, on retrouve la Belgique et l’Espagne en queue de peloton avec 28% tandis que les protestants les plus irréductibles se trouvent un Suède avec 18%.

    L’enquête a également permis d’identifier une frange significative de la population qui ne se sent ni catholique ni protestante mais qui se déclare sans religion.

    En Europe occidentale, c’est aux Pays-Bas qu’on on retrouve la plus grande proportion d’athées et d’agnostiques avec 48%. Suivent la Norvège avec 43%, la Suède avec 41%, la Belgique avec 37%, le Danemark et l’Espagne avec 30%.

    Les données concernant la patrie de Luther, l’Allemagne, sont intéressantes. Le traditionnel équilibre entre catholiques et protestants s’est rompu. Les protestants se sont effondrés à 28%, les catholiques représentent 42% et les athées et agnostiques forment désormais un quart de la population, soit 24%.

    Même en Italie, les athées et agnostiques ont atteint les 15% contre 78% de catholiques et 1% de protestants.

    En ce qui concerne la pratique religieuse, les protestants européens qui vont encore à l’église une fois par semaine se réduisent à la portion congrue. Ils ne sont que 3% au Danemark, 7% en Allemagne et pratiquement partout sous les 10%. Il n’y a qu’aux Pays-Bas où le peu de protestants qui restent – 18% de la population – sont encore 43% à se rendre à l’église chaque semaine.

    A l’inverse, toujours aux Pays-Bas, les catholiques pratiquants sont en chute libre: seuls 5% d’entre eux vont à l’église chaque semaine alors qu’ils représentent 20% de la population. Les chiffres sont tout aussi maigres en Belgique avec 8% de pratiquants, au Royaume-Uni avec 9%, en Autriche 11%, en France 13% et en Allemagne 14%. Il n’y a que l’Italie, le Portugal, l’Espagne et l’Irlande qui dépassent les 20%.

    Curieusement, concernant ce qui a été pendant des siècles l’un des principaux facteurs de division, c’est-à-dire la conviction des protestant que le salut s’obtienne “sola fide”, tandis que pour les catholiques la foi doive être accompagnée des œuvres, le balancier s’est déplacé en faveur de ces derniers. C’est-à-dire que pratiquement partout, y compris chez les protestants, la majorité pense maintenant que la foi et les œuvres sont toutes deux nécessaires. La seule exception se trouve chez les protestants norvégiens chez qui le “sola fide” prévaut à 51% contre 30%.

    Il faut cependant faire remarquer que le “sola fide” luthérien a encore beaucoup de partisans chez les catholiques : ils sont un quart de catholiques à l’adopter en Italie et en Allemagne et un tiers au Royaume-Uni, en France et en Suisse.

    Quant à la communion des protestants aux messes catholiques – et vice-versa celle des catholiques aux cultes évangéliques – l’enquête du Pew Research Center ne dit rien sur le sujet. Mais il est de notoriété publique qu’il s’agit d’un comportement de plus en plus répandu et qui, bien loin d’être désapprouvé, est au contraire encouragé par les déclarations du Pape François ou du cardinal Walter Kasper. »

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

    Ref. Pour moi, Trente et Luther sont pareils. Enquête choc sur les catholiques et les protestants

    JPSC

  • Le pape dénonce le « culte du moi » et « l’utopie du neutre » qui nie la différence sexuelle

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Académie pour la vie : les dénonciations du pape, point par point

    « L’alliance de l’homme et de la femme … n’est pas un handicap »

    Académie pour la vie © L'Osservatore Romano

    Académie Pour La Vie © L'Osservatore Romano

    Le « culte du moi », « l’utopie du neutre » qui nie la différence sexuelle, « l’avilissement de l’humanisme », des « villes toujours plus hostiles aux enfants et des communautés toujours plus inhospitalières pour les personnes âgées » : ce sont les dénonciations du pape François devant les participants à la XXIIIe Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie, qu’il a reçus au Vatican, le 5 octobre 2017. Il a appelé à « recomposer la fracture entre les générations » et à une « vraie compassion ».

    Evoquant le thème de la rencontre – « Accompagner la vie. Nouvelles responsabilités à l’ère technologique » – le pape a souligné que « la puissance des biotechnologies, qui aujourd’hui déjà permet des manipulations de la vie impensables jusqu’à hier, pose des questions redoutables ». « Il est par conséquent urgent, a-t-il estimé, d’intensifier l’étude et la confrontation sur les effets de cette évolution de la société dans le sens technologique pour articuler une synthèse anthropologique qui soit à la hauteur de ce défi majeur. »

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  • Les prochaines séances des "Samedis Philo" à Bruxelles

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    Pour s'inscrire : http://www.jeunespourlavie.org/accueil/samedis-philo-le-programme-du-premier-semestre-2017-2018

  • Non, Dieu n'est pas mort; oui, la vérité est dans le christianisme

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    De RadioNotreDame.net :

    Le Grand Témoin version courte

    5 octobre 2017 : Frédéric GUILLAUD, normalien, agrégé de philosophie. Auteur de « Catholix reloaded » (Cerf).

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    Frédéric Guillaud

    Frédéric GUILLAUD, normalien, agrégé de philosophie. Auteur de « Catholix reloaded » (Cerf).

     
  • Etats-Unis : punir les médecins pratiquant des avortements au-delà de la 20e semaine de grossesse ?

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    ETATS-UNIS : VERS LA FIN DES AVORTEMENTS AU-DELÀ DE 20 SEMAINES DE GROSSESSE ?

     de genethique.org

    La chambre des représentants des Etats-Unis  « a adopté mardi une proposition de loi qui punirait les médecins pratiquant des avortements au-delà de la 20e semaine de grossesse ». La peine irait jusqu’à cinq ans de prison pour ces médecins sans que les femmes ayant eu recourt à l’avortement ne soient « inquiétées pénalement ». « Les cas de viol, d'inceste, ou lorsque la vie de la femme est menacée, feraient l'objet d'une exception ».

    Les républicains, qui détiennent la majorité dans cette chambre, ont cité « des travaux scientifiques » démontrant que « les fœtus sont capables de ressentir la douleur à partir de la 20e semaine après la fécondation » : « nous ne pouvons pas prétexter l'ignorance », a déclaré le président républicain de la Chambre, Paul Ryan ; « leur douleur ne nous est plus invisible. En tant que société, nous ne pouvons, en conscience, faire semblant ».

    De leurs côtés, les démocrates sont convaincus que cette loi est inconstitutionnelle car « le droit à l’avortement dans tous les États-Unis date de 1973, par une décision de la Cour suprême qui a fixé comme limite le point de “viabilité” du fœtus, et non un nombre spécifique de semaines, se référant plutôt au consensus médical de 24 à 28 semaines ».

    Les sénateurs n’ont pas encore voté le texte, qui « n'est pas une priorité » pour eux actuellement. Toutefois s’ils l’approuvaient, Donald Trump a d’ores et déjà annoncé qu’il la promulguerait.

     
  • EI : un califat inexpugnable dans le cyberespace ?

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    à lire sur le site de L'Express :

    Groupe Etat islamique: vers le refuge du califat virtuel

  • Un éclairage prophétique sur les velléités sécessionnistes en Europe

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    Publié dans le Monde Diplomatique en février 2004, cet "éclairage" n'a vraiment rien perdu de son actualité :

    L’Union européenne, un acteur autonome ?

    Régions contre Etats-nations

    La montée en puissance de l’Europe contribue à affaiblir les Etats-nations qui la constituent et à attiser revendications autonomistes et conflits régionaux. Ceux-ci, qui n’ont pas tous une expression violente, peuvent se diviser entre les « conflits pré-nationaux », qui sont anciens et liés au non achèvement des nations européennes, et les « conflits post-nationaux », qui anticipent un achèvement de l’Europe.

  • "La cause plus profonde de la crise qui a bouleversé l’Eglise réside dans l’obscurcissement de la priorité de Dieu dans la liturgie"

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Liturgie : la priorité de Dieu, par Benoît XVI

    Préface de l’édition russe de son livre (Traduction intégrale)

    Pape François et Benoît XVI © L'Osservatore Romano

    Le pape François et Benoît XVI © L'Osservatore Romano

    « L’Eglise est en danger lorsque le primat de Dieu n’apparaît plus dans la liturgie et ainsi dans la vie », écrit Benoît XVI dans la préface de l’édition russe de son livre « La théologie de la liturgie », préparée par la maison d’édition du Patriarcat de Moscou (volume XI de l’Opera omnia de Joseph Ratzinger).

    L’ouvrage a été présenté au pape émérite le 25 septembre 2017, par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. « La cause plus profonde de la crise qui a bouleversé l’Eglise, affirme le pape allemand, réside dans l’obscurcissement de la priorité de Dieu dans la liturgie. »

    Il met en garde : « L’homme, en mettant Dieu de côté, se soumet lui-même à des contraintes qui le rendent esclave de forces matérielles et qui sont ainsi opposées à sa dignité. »

    Voici notre traduction intégrale de la préface publiée en italien par la Fondation Joseph Ratzinger-Benoît XVI le 3 octobre.

    Préface de Benoît XVI

    Nihil Operi Dei praeponatur — Ne rien préférer à l’œuvre de Dieu. Par ces paroles, saint Benoît, dans sa Règle (43,3), a établi la priorité absolue du Culte divin sur tout autre devoir de la vie monastique. Cela, même dans la vie monastique, n’était pas immédiatement une évidence parce que pour les moines le travail de l’agriculture et de la science était aussi un devoir essentiel.

    Aussi bien dans l’agriculture que dans l’artisanat et dans le travail de formation, il pouvait y avoir des urgences temporelles qui pouvaient sembler plus importantes que la liturgie. Face à tout cela Benoît, avec la priorité attribuée à la liturgie, met en relief la priorité de Dieu dans notre vie, sans équivoque : « A l’heure de l’Office divin, dès que l’on entend le signal, on laisse tout ce que l’on a entre les mains, on accoure avec la plus grande sollicitude » (43,1).

    Dans la conscience des hommes d’aujourd’hui, les choses de Dieu, et avec elles la liturgie, ne semblent pas du tout urgentes. Il y a urgence pour toutes les choses possibles. La chose de Dieu ne semble jamais urgente. Aujourd’hui, on pourrait affirmer que la vie monastique est en tout état de cause différente de la vie des hommes dans le monde, et c’est certainement juste. Et cependant la priorité de Dieu que nous avons oubliée vaut pour tous. Si Dieu n’est plus important, on déplace les critères pour établir ce qui est important. L’homme, en mettant Dieu de côté, se soumet lui-même à des contraintes qui le rendent esclave de forces matérielles et qui sont ainsi opposées à sa dignité.

    Dans les années qui ont suivi le Concile Vatican II, je suis devenu à nouveau conscient de la priorité de Dieu et de la liturgie divine. Le malentendu de la réforme liturgique qui s’est largement répandu dans l’Eglise catholique a conduit à mettre toujours plus au premier plan l’aspect de l’instruction et de son activité et sa créativité. L’action des êtres humains a fait presque oublier la présence de Dieu. Dans une telle situation, il devient toujours plus clair que l’existence de l’Eglise vit de la célébration juste de la liturgie et que l’Eglise est en danger lorsque le primat de Dieu n’apparaît plus dans la liturgie et ainsi dans la vie. La cause plus profonde de la crise qui a bouleversé l’Eglise réside dans l’obscurcissement de la priorité de Dieu dans la liturgie. Tout cela m’a conduit à me dédier au thème de la liturgie plus largement que par le passé parce que je savais que le vrai renouveau de la liturgie est une condition fondamentale pour le renouveau de l’Eglise.

    Sur la base de cette conviction sont nées les études qui sont recueillies dans ce volume 11 de l’Opera omnia. Mais au fond, malgré toutes les différences, l’essence de la liturgie en Orient et en Occident est unique et identique. Et ainsi j’espère que ce livre pourra aider aussi les chrétiens de Russie à comprendre de façon nouvelle et mieux le grand cadeau qui nous est donné dans la Sainte Liturgie.

    Cité du Vatican, Fête de Saint Benoît, 11 juillet 2015

    Benoît XVI

  • La mort d'Anne Bert : les rouages d'une instrumentalisation

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    DÉCÈS D’ANNE BERT : LES ROUAGES D'UNE INSTRUMENTALISATION

    de genethique.org

    Comme elle l’avait maintes fois annoncé, Anne Bert[1] s’est rendue dans un hôpital belge. Elle a été euthanasiée ce lundi matin « un peu après 09h00 ». L’hebdomadaire Valeurs Actuelles s’interroge sur l’orchestration médiatique des débats répétés sur la fin de vie.

    De fait, le calendrier serré entre le choix médiatisé du cas d’Anne Bert et le nouveau projet de loi sur la fin de vie déposé (en France) par Jean-Louis Touraine la semaine dernière (Cf. Une proposition de loi dangereuse sur la fin de vie ) ne serait pas une « simple coïncidence ». Le suicide n’est plus seulement « un acte social », il revêt « ici une portée plus large, à but clairement législatif ». Une orchestration entretenue à l’occasion de cas médiatiques comme celui de « Marie Humbert qui avait mis fin aux jours de son fils Vincent », de Chantal Sébire ou de « l’actrice Maïa Simon, suicidée voilà dix ans », qui laisse un « sentiment de malaise ».

    Ces cas seraient une nécessité pour « les associations militantes ayant un besoin vital des médias » et plairaient beaucoup à ces derniers : « un grand nombre de journalistes »  aurait développé une « appétence […] pour la transgression ». L’explication se trouverait dans le « romantisme de la désobéissance civile » conduisant à valoriser « une pratique illégale, toujours mieux considérée » plutôt que de « défendre une règle ».

    Une partie du monde médical et des associations autour de la maladie et du handicap s’inquiète mais préfère témoigner sous anonymat pour l'hebdomadaire : « Les personnes comme Anne Bert prétendent ne vouloir que la liberté de choix mais elles portent un regard sur un mode de vie », explique un responsable d’association qui accompagne des personnes handicapées (cf. Fin de vie : un autre regard sur la maladie de CharcotMaladie de Charcot : « Nous ne nous reconnaissons pas dans la demande d’Anne Bert »). Dans ce sens, un « médecin spécialiste des questions de bioéthique » s’alarme : « L’histoire de l’euthanasie commence par des actes revendiqués par ceux qui affirment “vouloir mourir” et se poursuit inexorablement par la suppression de personnes qui n’ont rien demandé ».

    Pour aller plus loin :

    Confusion, malentendus et méfiance : les conséquences de la loi Claeys-Leonetti

    « Un an après son adoption, la loi sur la fin de vie continue de soulever des interrogations »

    [1]Française qui souffrait d'une maladie dégénérative incurable et défendait la liberté de "choisir sa fin de vie" en France, mais partie mourir en Belgique faute de législation permissive en France.

    Sources: AFP (02/10/2017) ; Valeurs Actuelles (28/09/2017)