Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Au rythme de l'année liturgique - Page 171

  • Le Chant de l'Avent (Marie Noël)

    IMPRIMER

    Chant de l'Avent

    MARIE

    Je me hâte, je prépare
    Car nous entrons en Avent,
    Je me hâte, je prépare
    Le trousseau de mon enfant.
    Joseph a taillé du hêtre
    Pour sa couchette de bois.

    LES ANGES

    Les Juifs tailleront du hêtre
    Pour lui dresser une croix.

    MARIE

    J’ai fait de beaux points d’épine
    Sur son petit bonnet rond.

    LES ANGES

    Nous avons tressé l’épine
    En couronne pour son front.

    MARIE

    J’ai là des drapeaux de toile
    Pour l’emmailloter au sec.

    LES ANGES

    Nous avons un drap de toile
    Pour l’ensevelir au sec.

    MARIE

    Un manteau de laine rouge
    Pour qu’il ait bien chaud dehors.

    LES ANGES

    Une robe de sans rouge
    Pour lui couvrir tout le corps.

    MARIE

    Pour ses mains, ses pieds si tendres,
    Des gants, des petits chaussons

    LES ANGES

    Pour ses mains, ses pieds si tendres
    Quatre clous, quatre poinçons.

    MARIE

    La plus douce des éponges
    Pour laver son corps si pur.

    LES ANGES

    La plus dure des éponges
    Pour l’abreuver de vin sûr.

    MARIE

    La cuillère qui tourne, tourne,
    Dans sa soupe sur le feu.

    LES ANGES

    La lance qui tourne, tourne,
    Dans son cœur. Un rude épieu.

    MARIE

    Et, pour lui donner à boire,
    Le lait tiède de mon sein.

    LES ANGES

    Et, pour lui donner à boire,
    Le fiel prêt pour l’assassin.

    MARIE

    Au bout de l’Avent nous sommes,
    Tout est prêt, il peut venir…

    LES ANGES

    Tout est prêt, tu peux venir,
    O Jésus, sauver les hommes.

    Marie Noël (1883 – 1967) – le Rosaire des Joies – 1911

  • Le 25 décembre : un coup de marketing de l'Eglise ?

    IMPRIMER

    Le 25 décembre, un coup marketing de l’Église ?

    De France Catholique, le 06 décembre 2019, via Liberté Politique :

    Le 25 décembre, un coup marketing de l’Église ?

    Préparez-vous à riposter aux souverains poncifs qu’on va vous resservir d’ici Noël...

    La date du 25 décembre n’aurait aucune réalité historique, et résulterait de la christianisation de la fête païenne du solstice d’hiver par le pape Libère, en 354. À vrai dire, pourquoi pas ? On peut même dire qu’un trait caractéristique de la Révélation chrétienne transparaît dans cette récupération du paganisme : la grâce, en effet, ne vient pas abolir la nature ; elle vient la parfaire.

    Tout ce que le paganisme contient de bon, de beau et de vrai – et cela fait beaucoup de choses ! – est conservé par le christianisme, pour l’emmener plus loin. D’où le caractère toujours intégrateur et non éradicateur du christianisme. On n’abat pas le menhir. On le surmonte d’une croix. On ne jette pas Aristote à la poubelle, on l’harmonise avec l’Évangile. On ne supprime pas la source sacrée, on la consacre à Marie. C’est l’essence du catholicisme ! Qui n’a jamais vu les splendeurs de la Fête-Dieu (à rétablir d’urgence !) n’a pas idée de ce que peut être la synthèse du meilleur du paganisme avec les plus hauts mystères du christianisme.

    En l’occurrence, on ne peut qu’admirer l’idée de faire coïncider la naissance de Jésus, « Soleil de Justice » (Malachie 3, 19) au fond de son étable, avec le solstice d’hiver, qui marque, au cœur de la nuit, le moment où les jours commencent à rallonger, annonçant le grand soleil de juin. Coup marketing de génie, dirait-on dans notre affreuse langue de boutiquiers.Nous pourrions arrêter là notre chronique. Mais non. Coup de théâtre !

    Il se pourrait bien que Jésus soit réellement né le 25 décembre. Ouvrons saint Luc (ch. 1). Il dit qu’au moment de l’Annonce faite à Marie, date de la conception miraculeuse de Jésus, Élisabeth était enceinte de Jean-Baptiste depuis six mois. En outre, l’évangéliste nous apprend que la conception de Jean-Baptiste remontait au moment où son père, Zacharie, « prêtre de la classe d’Abia », était en service au Temple. Or, des archéologues ont trouvé dans les manuscrits de Qumran le calendrier des tours de service des différentes classes de prêtres. Il s’avère que, pour la classe d’Abia, c’était le mois de septembre. Voilà qui nous donne l’enchaînement suivant : conception de Jean-Baptiste fin septembre ; conception de Jésus fin mars ; donc, naissance de Jésus neuf mois plus tard… fin décembre ! CQFD.

  • Bruxelles (église royale Sainte-Marie), 15 décembre : Concert de chants de Noël par la chorale de la Communauté Roumaine Catholique de Bruxelles

    IMPRIMER

    2019_12_07_08_42_04_Greenshot.png

  • Bruxelles (Uccle), 6 décembre : Concert de Noël des Séminaires Redemptoris Mater à Saint-Marc

    IMPRIMER

    Cette année les deux séminaires Redemptoris Mater présents en Belgique vous proposent un concert de Noël afin de vous donner l’occasion de faire connaissance avec les séminaristes provenant de plusieurs pays du monde et actuellement en formation à Namur et à Bruxelles. Au programme, nos séminaristes interprèteront des grands classiques de Noël, mais aussi des chants moins connus en provenance d’Amérique du Sud et d’ailleurs.

    Concert du Vendredi 06 Décembre 2019 à 19h

    Église Saint-Marc à UCCLE

    Avenue De Fré 76, 1180 Uccle

    Contact : Abbé Alejandro ESCALANTE

    +32 483 08 83 52

    Réservez vos billets au prix de 10€ pour le concert d’UCCLE par e-mail

  • Le pape souligne la valeur de la crèche de Noël

    IMPRIMER
    D'Anita Bourdin sur zenit.org :
    Greccio © Vatican Media

    Greccio © Vatican Media

    La crèche, signe que Dieu ne « laisse jamais seul »

    Allocution à Greccio, sur les pas de saint François (traduction complète)

    « Dieu ne nous laisse jamais seuls; nous accompagne de sa présence cachée mais pas invisible », déclare le pape François en pèlerinage à Greccio, en Italie, en Ombrie, ce dimanche 1er décembre 2019.

    Le pape s’est rendu pour la seconde fois en ce lieu de la première crèche de saint François d’Assise, où il était venu, en visite privée, en janvier 2016.

    Il y a signé son « exhortation apostolique », « Admirabile signum », sur « la signification et la valeur de la crèche ». Puis il a présidé une liturgie de la Parole, ce dimanche 1er décembre 2019, premier dimanche de l’Avent.

    Le pape, parti du Vatican à 15h15 et arrivé à 16h55. A sa descente d’hélicoptère, il a salué des personnes malades ou handicapées avant de se rendre en voiture au sanctuaire.

    Le sanctuaire de Greccio est comme « une deuxième Bethléen » disait le pape Jean-Paul II qui est venu le 2 janvier 1983.

    Le pape François a été accueilli par l’évêque de Rieti, Mgr Domenico Pompili, le « gardien » du couvent franciscain, le p. Francesco Rossi, et Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la Nouvelle évangélisation.

    Dans la grotte de la première crèche, il s’est recueilli en prière puis a il a signé sa lettre.

    Il a ensuite exhorté la communauté franciscaine à cette fidélité à la simplicité et à la pauvreté, à l’humilité de S. François. Il prié avec la communauté un Notre Père avant de la bénir, et il a ajouté: « Et si vous avez une minute, priez aussi pour moi! »

    Le pape a été accueilli, à la sortie de la grotte de Greccio, par des jeunes en costumes médiévaux. Puis des enfants ont chanté pour lui.

    Greccio © Vatican Media

    Greccio © Vatican Media

    Puis le pape a présidé une célébration de la parole au cours de laquelle il a invité à « garder les yeux tournés vers l’Enfant Jésus. Son sourire, qui a éclaté dans la nuit, disperse l’indifférence et ouvre les cœurs à la joie de ceux qui se sentent aimés du Père qui est dans les cieux ».

    Au terme de la liturgie, il a remis sa lettre officiellement. Elle a ensuite été lue intégralement dans la chapelle du sanctuaire, en italien, par deux adultes et deux jeunes.

    Le récit de la première crèche inaugurée par S. François d’Assise dans la grotte de Greccio, pour Noël, en 1223, a été racontée par son biographe et compagnon, Tommaso da Celano. Il a voulu faire comprendre la simplicité et la pauvreté de Bethléem. Il a été lu, après l’évangile de la Nativité, lors de la célébration de la Parole dans la Chapelle du sanctuaire.

    Voici les paroles prononcées par le pape au cours de cette liturgie.

    Lire la suite

  • "Rorate caeli desuper" : une mélodie fascinante pour le Temps de l'Avent

    IMPRIMER

    Rorate caeli desuper

    Rorate caeli desuper

    L'hymne Rorate Caeli est le chant par excellence du temps de l'Avent. Sa mélodie grégorienne continue de fasciner. Son refrain est tiré du Livre d'Isaïe (45,8) : "Cieux, épanchez-vous là-haut, et que les nuages déversent la justice, que la terre s’ouvre et produise le salut". (source)

    TEXTE LATIN

    R/. Rorate Cæli desuper, et nubes pluant justum.

    1. Ne irascaris Domine, ne ultra memineris iniquitatis. ecce civitas sancta facta est deserta, Sion deserta est, Jerusalem desolata est, domus sanctificationis tuae et gloriae tuae, ubi laudaverunt te patres nostri.

    R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

    2. Peccavimus, et facti sumus tamquam immundus nos, et cecidimus quasi folium universi. et iniquitates nostrae quasi ventus abstulerunt nos, abscondisti faciem tuam a nobis, et allisisti nos in manu iniquitatis nostrae.

    R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

    3. Vide Domine afflictionem populi tui, et mitte quem missurus es : emitte Agnum dominatorem terrae, de petra deserti ad montem filiae Sion ut auferat ipse jugum captivitatis nostrae.

    R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

    4. Consolamini, consolamini, popule meus : cito veniet salus tua quare moerore consumeris, quia innovavit te dolor? Salvabo te, noli timere, ego enim sum Dominus Deus tuus, Sanctus Israel, redemptor tuus.

    R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.</poem>
    _______________________________________

    VERSION FRANÇAISE

    R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

    1. Ne te mets pas en colère, Seigneur, ne garde plus souvenir de l’injustice. Voici, la cité sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de ta sanctification et de ta gloire, où nos pères avaient dit tes louanges.

    R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

    2. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Tu as détourné de nous ta face, et nous as brisés sous le poids de nos fautes.

    R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

    3. Vois, Seigneur, l’affliction de ton peuple, et envoie celui que tu dois envoyer : envoie l’Agneau, le maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de ta fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

    R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

    4. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple : vite viendra ton salut, pourquoi es-tu consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en toi ? Je te sauverai, n’aie pas peur, moi, je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, ton Rédempteur.

    R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

  • A Rixensart (13 décembre) et à Bruxelles (15 décembre) : Choeurs de garçons de l'Académie Musicale de Liesse

    IMPRIMER

    Concert-choeurs-de-garçons.jpg15 DÉCEMBRE | LES CHŒURS DE GARÇONS DE LIESSE CHANTENT À BRUXELLES

    Les Chœurs de garçons de l’Académie Musicale de Liesse vous invite le dimanche 15 décembre pour 2 concerts à Bruxelles : 

    A 10h30 : Messe chantée en l’église Sainte-Catherine 

    A 18h : Concert d’œuvres sacrées à la Chapelle du Sacré-Cœur de Lindthout 

    Entrée libre 

    Accéder au site de l’Académie Musicale de Liesse

  • A Liège, en l’église du Saint-Sacrement: messe en musique pour l’ouverture de la nouvelle année liturgique, ce dimanche 1er décembre 2019 à 10h00

    IMPRIMER

    Le 1er décembre prochain, messe dominicale du premier dimanche de l’Avent, à 10h00 en l’église du Saint-Sacrement, Bd d’Avroy, 132, à Liège : chant grégorien de la messe « ad te levavi », orgue et sonate d’Antonio Vivaldi (extraits) pour deux violons interprétée par l’ensemble instrumental Darius :

    affiche_premier dimanche du mois.jpg

    JPSC

  • Des outils pour le temps de l'Avent

    IMPRIMER

    De Prierenfamille.com :

    DIAPORAMA POUR LE TEMPS DE L’AVENT

    Pour les parents : retrouver rapidement l’essentiel sur le sujet dans une première étape.
    Pour les parents avec les enfants : expliquer, adapter, échanger, prendre des résolutions…

  • Le Dieu des vivants (32ième dimanche du temps ordinaire)

    IMPRIMER

    32ième Dimanche du Temps Ordinaire- Homélie du Frère Daniel BOURGEOIS, paroisse Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence) (source - archive 2016)

    Lecture : Luc 20, 27-38

    Je suis le Dieu des vivants

    Frères et sœurs,

    Le mariage est au service du patrimoine, donc il faut que le patrimoine reste dans la famille. Si un homme meurt sans descendance, il faut que le frère cadet se dévoue pour susciter une descendance. Cela faisait sans doute la joie des discussions théologiques des Sadducéens parce que c’était une prescription de Moïse, et cela apportait de l’eau au moulin des Sadducéens qui prétendaient qu’il n’y avait pas résurrection des morts comme Luc le rappelle. De l’autre côté, après avoir accompli le mariage, de qui la femme allait-elle être l’épouse ? Pour les Sadducéens, cela voulait tout simplement dire qu’il n’y avait pas de résurrection des morts. C’est plus simple de considérer que les lois mosaïques s’appliquent pour le monde présent, cela se termine normalement dans le monde présent, donc il n’y a pas de monde à venir. C’était une grande discussion à l’intérieur des différents mouvements et tendances spirituelles et théologiques juives à l’époque de Jésus, les Pharisiens croyaient à la résurrection des morts, tandis que les Sadducéens la niaient. Comme on sentait que Jésus avait plutôt un enseignement qui s’ouvrait à perspective de la résurrection des morts, les Sadducéens (il ne faut pas oublier qu’ils avaient beaucoup de pouvoir à Jérusalem), essaient de mettre Jésus en difficulté sur ce sujet.

    Il y a une probabilité absolue pour que cette controverse se soit réalisée à peu près exactement comme elle est relatée par Luc. Vous pouvez consulter un certain nombre d’historiens, notamment John Paul Meier qui a écrit quatre mille pages sur les enseignements de Jésus, et vous constaterez que les controverses et les polémiques ont été enjolivées, mais celle-ci ne l’est pas du tout. Elle est d’une rigueur absolue et elle montre une empoignade assez violente. Le problème est grave, car si Jésus dit qu’il y a la résurrection des morts, il ne peut pas résoudre le cas pratique et s’il doit réfuter, il faut qu’il ait au moins une autorité aussi forte pour aller contre le précepte de Moïse dans la Loi. On ne peut pas jouer sur le sentiment. Il faut un argument venant de la Loi.

    christ ressuscité

    Jésus va répondre très nettement aux deux questions posées. La première question touche au mode de la résurrection : si on ressuscite, comment ressuscite-t-on ? La question des Sadducéens est comme un fusil à deux coups : que va-t-il se passer là-haut quand les sept frères vont retrouver la même femme ? Et ensuite, cela va-t-il vraiment se passer ? Il y a le mode et le fait. Le mode est le plus surprenant car la plupart du temps, on croit que Jésus élude la question en répondant qu’on peut donc penser que là-haut, on sera de purs esprits. Si c’était cela, la réponse ne serait pas très satisfaisante. Si nous ressuscitons, c’est dans notre corps, et pour Jésus et ses contemporains il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un corps sexué. Si l’on dit qu’on devient de purs esprits après la résurrection, on peut douter des sources de Jésus. A ce moment-là, la résurrection n’assure pas la continuité personnelle car notre sexualité fait partie de notre identité, donc il faudrait la supprimer. Il faut bien avouer que lorsque l’évangile est passé en tradition grecque et romaine, on s’est régalé du fait que nous allions devenir de purs esprits. Or, précisément dans la Bible les anges ne sont pas de purs esprits. Il y a deux indices fondamentaux pour prouver cela, dans le chapitre 6 de la Genèse (donc écrit mosaïque pour les auteurs de la controverse), on dit que les « fils des dieux sont venus séduire les filles des hommes ». Les fils des dieux, ce sont les anges. S’ils sont venus chercher les filles des hommes c’est qu’ils sont sexués. Cela fait un tel désordre que Dieu est obligé d’envoyer le déluge pour nettoyer la situation.

    Lire la suite