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Au rythme de l'année liturgique - Page 171

  • Noël et le cœur inaltérable de notre foi

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    Du site Kath.net (traduction rapide):

    Mgr Voderholzer de Ratisbonne, lors du sermon du jour de Noël: "Cette crise est probablement avant tout une crise de croyance au Christ, une crise de croyance par rapport à l'Incarnation, c'est-à-dire dans les termes de qui est réellement Jésus-Christ."

    Sermon de Mgr Rudolf Voderholzer lors de la grande messe du jour de Noël:

    Chères soeurs et frères dans le Seigneur!

    Si nous prions ensuite en chantant le grand Credo, en alternance et accompagnés de notre chœur de cathédrale, alors nous nous agenouillerons à un point de la proclamation de foi, qui est l'un des signes spéciaux de la messe de Noël, quand nous confessons:
    «… et incarnatus est de Spiritu sancto ex Maria virgine, et homo factus est. - et, par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie et s'est fait homme. "

    Cette profession de foi, qui aujourd'hui, à l'occasion de la solennité de la Nativité, sera proclamée à plusieurs voix, contrairement au reste du Credo, chanté par tous en choral, est le secret de fête de Noël. Noël est la fête de l'incarnation de Dieu. Dieu surpasse tous les modes de communication dans la création, l'appel des prophètes, la transmission des 10 commandements etc., il les dépasse en entrant lui-même dans l'histoire.

    Dieu nous a parlé plusieurs fois et de plusieurs manières par le biais des prophètes. À la fin, il nous a parlé par le biais du Fils. C'est ce que dit la lettre aux Hébreux, et c'est ainsi que nous l'avons entendu à nouveau en deuxième lecture. Dieu et son message ne font qu'un en Jésus-Christ.

    Le signe de l'agenouillement lors de la confession de l'Incarnation n'est pas seulement une coutume régionale, c'est expressément prévu dans les sections du Missel et cela fait donc partie de la liturgie sacrée. Il exprime l'importance centrale de la croyance en l'Incarnation, en l'Incarnation de Dieu pour la foi chrétienne.

    Le pape François, dans sa lettre au peuple d'Allemagne en juin de l'année dernière et en vue de la voie synodale prévue en Allemagne, a parlé d'une crise élémentaire de la foi dans notre pays. Cette crise est probablement, avant tout, une crise de croyance au Christ, une crise de croyance dans les termes de l'Incarnation, c'est-à-dire qui est vraiment Jésus-Christ.

    Il y a une inquiétude fondée sur le fait que même pour de nombreux chrétiens de notre pays, ce Jésus de Nazareth était une personne particulièrement religieuse et à sa manière un génie. On sépare finalement le message de la personne pour le combiner avec d'autres messages, de sorte qu'un certain sens soit toujours préservé. Mais «le Jésus historique n'est alors plus la manifestation de Dieu lui-même dans l'espace dans le temps; ce n'est plus le chemin, la vérité et la vie »(Jn 14, 6), mais au mieux un parmi d'autres panneaux indicateurs et enseignants de sagesse.

    Mais: si le Jésus historique n'est pas la communion avec Dieu; si le sens du monde et de l'histoire ne doit pas être lu à partir de celui-ci, alors le dogme central du credo chrétien sur l'incarnation du logos divin n'est plus qu'un mythe ou un symbole - compatible avec les affirmations de vérité des autres religions » (Karl-Heinz Menke).

    L'incertitude concernant la confession centrale de Noël, l'affaiblissement de la croyance en l'Incarnation a d'énormes conséquences pour les autres contenus de la foi, en particulier pour ceux qui doivent à présent être discutés dans le cadre synodal.

    Le cardinal Kurt Koch la montré de manière impressionnante combien le prêtre d'aujourd'hui est à la recherche de son identité dans l'Eglise et comment toutes les autres croyances tombent suivant un effet domino lorsque le mystère central de l'Incarnation n'est plus appréhendé.

    Parce que si Jésus n'était finalement qu'un être humain, comme tout le monde, alors l'Église ne peut plus être perçue comme un organisme sacramentel, à savoir comme le Corps du Christ. L'Église devient une organisation sociologique comme de nombreuses autres institutions sociales. Il y a un grand danger que l'Eglise n'apparaisse que comme un appareil administratif, comme un squelette sans chair, et déclenche naturellement la peur au lieu de susciter l'espoir et la confiance. Notre foi chrétienne, cependant, tient avec la conviction que le Christ incarné, qui est mort pour nous sur la croix et est ressuscité, est le maître de son Eglise, qu'il y reste présent par la puissance de son Esprit et en fait son corps sacramentel.

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  • Noël 2019

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    Du Père Simon Noël OSB :

    Noël 2019

    En ce temps de Noël, nous sommes invités à contempler la crèche : l'Enfant Jésus, couché sur la paille, Marie et Joseph, en train de l'adorer, l'âne et le boeuf, les bergers de Bethléem, les mages avec leurs présents.
     
    Le Tout-Puissant, le Dieu éternel et infini, s'est fait tout petit dans la crèche, par amour pour nous et pour que nous n'ayons plus peur de Lui. Il est venu partager toutes nos misères.
     
    Il y a un beau cantique traditionnel italien, dû à Saint Alphonse de Liguori, le Tu scendi dalle stelle :
     
    Tu descends des étoiles, ô Roi du Ciel, et tu viens dans une grotte dans le froid et dans le gel. Ô mon Divin Enfant, je te vois ici tremblant. Ô Dieu bienheureux, ah ! Combien il t'en a coûté de m'avoir aimé.
     
    À toi qui es le Créateur du monde, il manque des couvertures et du feu, ô mon Seigneur. Cher petit Enfant élu, combien cette pauvreté me rend plus amoureux, car elle t'a fait amour pauvre encore.

     
    Marie a enfanté Jésus, dans la joie et sans connaître les douleurs, en restant totalement vierge. Elle a pris son divin Enfant, l'a emmaillotté, l'a embrassé et l'a couché dans la mangeoire. Elle s'est mise à genoux, l'a adoré et contemplé avec amour.
     
    Quel grand mystère que celui de Noël ! Ce petit Enfant fragile que nous voyons couché dans la crèche, c'est le Créateur des étoiles du ciel, le Roi de l'univers. Mais en ce jour, il s'est fait pour nous petit Roi d'amour.
     
    Il y a quelques jours, le pape a publié une Lettre apostolique sur la crèche. Comme il est triste en effet que la crèche soit devenue un sujet de polémiques dans notre société laïciste, qui ne veut plus s'ouvrir à l'amour. La crèche est un mystère de paix et d'amour, dans un monde de violence et d'égoisme.
     
    À quoi nous invite l'Enfant Jésus en naissant ainsi parmi nous ? Eh bien, il nous invite à cultiver avec Lui une relation d'amitié. Il s'est fait notre ami, notre petit frère. Alors n'ayons nous aussi aucune crainte et acceptons d'être son ami. Certains que nous sommes de son amitié pour nous, vivons avec Lui dans la paix, la confiance et l'abandon. Notre existence ainsi sera remplie de lumière et d'amour.
     
    L'Enfant Jésus nous apporte le pardon. Qui ne sait qu'un enfant pardonne facilement ?, aurait dit saint Bernard.
     
    Il nous apporte la paix céleste et toute la douceur de Dieu. Oui, ne nous lassons pas en cette fête de contempler la crèche et de laisser transformer notre âme par cette douce contemplation.
     
  • Contempler le Mystère de la Nativité avec saint Ignace

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    Du site des Jésuites d'Europe occidentale francophone :

    Contemplation de la Nativité selon saint Ignace

    A l’aide d’un tableau de Domenico Ghirlandaio, découvrez la manière dont saint Ignace de Loyola invite à contempler le mystère de la Nativité dans les Exercices Spirituels (n° 111-117).

    Voici comment Ignace de Loyola propose de contempler la nativité dans le livret des “Exercices spirituels”, après la prière préparatoire habituelle.

    Le premier préambule est l’histoire. Ce sera, ici, comment partirent de Nazareth : Notre Dame enceinte de presque neuf mois, assise sur une ânesse comme on peut pieusement le méditer, Joseph, ainsi qu’une servante emmenant un bœuf, pour aller à Bethléem payer le tribut que César imposa à toutes ces régions.

    Le deuxième. Une composition, en se représentant le lieu. Ce sera, ici, voir avec la vue de l’imagination le chemin de Nazareth à Bethléem, en considérant sa longueur, sa largeur, s’il est plat, s’il passe par des vallées ou s’il monte. De même, regarder le lieu ou la grotte de la Nativité, si elle est grande ou petite, basse ou haute, et comment elle était arrangée.

    Nativité de Domenico Ghirlandaio (1449 – 1494) – Cliquez sur l’image pour la voir en grand format dans une nouvelle fenêtre

    Le troisième sera le même et il aura la même forme que dans la contemplation précédente. [C’est-à-dire : Demander ce que je veux : ce sera, ici, demander une connaissance intérieure du Seigneur qui pour moi s’est fait homme, afin que je l’aime et le suive davantage.]

    Le premier point. Voir les personnes : voir Notre Dame, Joseph, la servante, et l’enfant Jésus après qu’il est né, me faisant, moi, comme un petit pauvre et un petit esclave indigne qui les regarde, les contemple et les sert dans leurs besoins, comme si je me trouvais présent, avec tout le respect et la révérence possibles. Et réfléchir ensuite en moi-même afin de tirer quelque profit.

    Le deuxième. Observer ce qu’ils disent, y être attentif et le contempler, et, réfléchissant en moi-même, tirer quelque profit.

    Le troisième. Observer et considérer ce qu’ils font : voyager et peiner pour que le Seigneur vienne à naître dans la plus grande pauvreté et qu’au terme de tant de peines, après la faim, la soif, la chaleur et le froid, les outrages et les affronts, il meure en croix ; et tout cela pour moi. Puis, réfléchissant, tirer quelque profit spirituel.

    Terminer avec un colloque, comme dans la contemplation précédente [C’est-à-dire : A la fin, faire un colloque en pensant à ce que je dois dire aux trois Personnes divines, ou au Verbe éternel incarné, ou à la Mère et Notre Dame, faisant des demandes selon ce qu’on sentira en soi, fin de suivre et d’imiter davantage notre Seigneur, ainsi tout nouvellement incarné.], et dire un Notre Père.

  • Noël : une Parole dans la nuit

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    Porte nativité 450px-Bethlehem_BW_2010-09-21_12-43-06.jpg « Celui qui aujourd’hui veut entrer dans l’église de la Nativité de Jésus à Bethléem découvre que le portail, qui un temps était haut de cinq mètres et demi et à travers lequel les empereurs et les califes entraient dans l’édifice, a été en grande partie muré. Est demeurée seulement une ouverture basse d’un mètre et demi. L’intention était probablement de mieux protéger l’église contre d’éventuels assauts, mais surtout d’éviter qu’on entre à cheval dans la maison de Dieu. Celui qui désire entrer dans le lieu de la naissance de Jésus, doit se baisser. Il me semble qu’en cela se manifeste une vérité plus profonde, par laquelle nous voulons nous laisser toucher en cette sainte Nuit : si nous voulons trouver le Dieu apparu comme un enfant, alors nous devons descendre du cheval de notre raison « libérale ».

    Nous devons déposer nos fausses certitudes, notre orgueil intellectuel, qui nous empêche de percevoir la proximité de Dieu. Nous devons suivre le chemin intérieur de saint François – le chemin vers cette extrême simplicité extérieure et intérieure qui rend le cœur capable de voir. Nous devons nous baisser, aller spirituellement, pour ainsi dire, à pied, pour pouvoir entrer à travers le portail de la foi et rencontrer le Dieu qui est différent de nos préjugés et de nos opinions : le Dieu qui se cache dans l’humilité d’un enfant qui vient de naître."

    Greccio 1409-Maestro-di-Narni-Greccio-Greccio.png

    Cette parole, c’est Benoît XVI qui l’a prononcée lors de la messe de la nuit de Noël 2011 (Toute l’homélie du pape se trouve ici sur l’excellent site http://chiesa.espresso.repubblica.it/)

    Une parole qui vaut pour chacun d’entre nous qui cherchons, tant bien que mal, le visage de Dieu. Mais pour le trouver, il faut constamment purifier notre regard, sur Lui comme sur les autres. « Amen, je vous le dis, si vous ne faites pas demi-tour pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume des cieux. (Mt.18-3) »

     Dum medium silentium tenerent omnia et nox in suo cursu iter perageret omnipotens sermo tuus domine a regalibus sedibus venit alleluia

    Alors que toutes choses se tenaient dans un profond silence et que la nuit poursuivait son chemin, ta Parole, Seigneur, est venue depuis les demeures de Ta Majesté: alleluia ! (livre de la sagesse, 18, 14-15).

    JPSC

     

  • Joyeux Noël, chers amis !

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    Pala d'altare sopra il luogo della nascita di Gesù

    Autel de la Grotte de la Nativité, Basilique de la Nativité, Bethléem

    A tous les amis, visiteurs et familiers de Belgicatho,

    nous souhaitons une joyeuse fête de la Nativité.

    Que les valeurs négatives de notre temps - l'indifférence, le matérialisme, le relativisme, l'individualisme, l'oubli de Dieu, le mépris de la vie humaine... - n'empêchent pas nos yeux de s'ouvrir à la lumière de l'Etoile et nos coeurs de se réchauffer auprès de la Crèche !

     

    L’Hymne pour Noël de Saint Romanos le Mélode :

    « Béni sois-Tu, notre Dieu nouveau-Né, gloire à Toi ! »

    « Écoutez, bergers, le son des trompettes. Le Verbe est enfanté, Dieu est manifesté au monde ! Et vous, filles de rois, entrez dans la joie de la Mère de Dieu (Psaume 44, 10). Peuples, disons : « Béni sois-Tu, notre Dieu nouveau-Né, gloire à Toi ! » La Vierge, qui ne connaît pas d'homme (Lc 1, 34), a mis au monde la Joie, la tristesse ancestrale a cessé. Aujourd'hui, l'Incréé est enfanté, Celui que le monde ne peut contenir entre dans le monde. Aujourd'hui, la Joie s'est manifestée aux hommes; aujourd'hui l'erreur est jetée dans l'abîme. Peuples, disons : « Béni sois-Tu, notre Dieu nouveau-Né, gloire à Toi ! » Bergers, chantez le Maître qui est né à Bethléem, Celui qui rachète le monde. Voici que la malédiction d'Ève est rompue, grâce à Celui qui est né de la Vierge. « Battons des mains avec des acclamations » (Psaume 46, 2) ; formons un chœur avec les anges. Le Seigneur est né de la Vierge Marie pour « relever ceux qui sont tombés et redresser ceux qui sont abattus » (Psaume 144, 14), ceux qui crient avec foi : « Béni sois-Tu, notre Dieu nouveau-Né, gloire à Toi ! » L'Auteur de la Loi s'est incarné sous la loi (Ga 4, 4), le Fils intemporel est né de la Vierge, le Créateur de l'univers est couché dans la crèche. Celui que le Père engendre éternellement, sans mère dans les cieux, est né de la Vierge, sans père sur la terre. Peuples, disons : « Béni sois-Tu, notre Dieu nouveau-Né, gloire à Toi ! » En vérité, la Joie vient de naître dans l'étable ».

    Ainsi soit-il.

  • La rengaine du Pape François pour Noël 2019

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    Lors de ses traditionnels vœux de Noël à la Curie romaine, le souverain pontife a fustigé une nouvelle fois la “rigidité” de l’Eglise et sa peur du changement. Lu sur le site web « valeurs actuelles » (extrait) :

    Discours-à-la-Curie-romaine-Noël-2019-©-Vatican-Media.jpeg« Le pape François persiste dans son message progressiste. Lors de ses traditionnels vœux de Noël, l’évêque de Rome a tenu à mettre en garde les chrétiens contre la « rigidité » avec laquelle ils vivaient leur foi, dans un monde où le christianisme est de moins en moins influent, rapporte notamment le mensuel québécois L’Actualité. 

    L’Eglise a « 200 ans de retard » à cause de sa peur du changement

    Reconnaissant que l’Eglise et la religion chrétienne ne détenait plus le même pouvoir et la même influence qu’autrefois, le souverain pontife a voulu citer le défunt cardinal progressiste Carlo Maria Martini, qui estimait avant de mourir que l’Eglise avait « 200 ans de retard » en raison de sa peur innée du changement. « Aujourd’hui, nous ne sommes plus les seuls à produire de la culture, plus les premiers entendus ni les plus écoutés. La foi en Europe et dans une grande partie de l’Occident n’est plus une présomption évidente, mais plutôt souvent niée, marginalisée et ridiculisée », a ainsi analysé  le pape, qui a exhorté la hiérarchie catholique à adopter les réformes pastorales et les perspectives nécessaires pour rendre l’Eglise attrayante afin qu’elle puisse remplir sa mission de répandre la foi. Pour lui, la « rigidité » dont font preuve certains catholiques finit par transformer « le terrain du bien commun » en « un champ de mines d’incompréhension et de haine ». D’ailleurs, il estime que les personnes qui adoptent ce genre de position le font généralement pour masquer leurs propres « déséquilibres »…. 

    Ref. Le pape François exhorte l’Eglise à s’adapter aux changements des sociétés occidentales

     Comme en écho, la voix du cardinal Tagle s’adressant, voici quelques jours, aux lecteurs de l’hebdomadaire « Famille chrétienne » positive le propos en ces termes :

    JPSC

  •  "Nous sommes les éternels débiteurs du christianisme"

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    De Gérard Leclerc sur le site de France Catholique :

    Le plus grand événement de l’histoire

    19 décembre 2019

    Nativité, Sagrada Familia
    CC by-sa : Jacinta lluch Valero

    L’historien anglais Tom Holland, auteur d’un ouvrage monumental sur l’essence de la révolution chrétienne au cœur de l’Antiquité [1] en est persuadé : «  Nous sommes les éternels débiteurs du christianisme.  »

    L’abaissement de Dieu

    Aucun événement, aucune révolution intellectuelle et politique, rien n’est parvenu à dépasser ce qu’a d’exclusif et d’inouï le mystère chrétien. Celui-ci peut se résumer dans l’abaissement de Dieu mourant du supplice des esclaves, le pire que l’on puisse imaginer. La folie de la croix, saint Paul ne s’en réclamait-il pas déjà ? Mais rien n’aurait été possible sans la naissance de l’Emmanuel dans sa crèche de Bethléem. «  Notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit et qui est né de la Vierge Marie.  » Il n’y a pas de Rédemption sans Incarnation et il n’y a pas de foi sans adoration du petit enfant dans l’humilité de son commencement. Un commencement qui fait descendre sur Terre l’immense joie du Ciel.

    Les bergers sont avertis par l’ange de la grande joie, qui est celle de tout un peuple. Et ils sont accompagnés à la crèche, où repose le nouveau-né enveloppé de langes, par une troupe nombreuse de l’armée céleste qui chante la beauté infinie de cette naissance : «  Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime  » (Lc 2, 9-14). La lumière de l’avènement illumine toute la Terre et c’est la civilisation même qui s’en trouve bouleversée.

    Toutes les sagesses antiques en ce qu’elles ont de supérieur seront désormais travaillées intérieurement par un dynamisme qu’elles méconnaissaient et une révélation qui transforme de fond en comble l’énigme du monde et l’existence humaine. Les dieux antiques étaient muets et ne pouvaient aimer les hommes. Le Dieu de la Révélation chrétienne, qu’annonce l’Ancien Testament, est tellement ami des hommes qu’il se fait l’un d’entre eux et leur permet d’accéder au cœur de l’amour trinitaire. C’est bien pourquoi il y aura désormais une joie d’exister qui est incommensurable.

    Joie du cœur dilaté

    Cette joie, nos ancêtres la manifestaient dans les grandes occasions en criant précisément «  Noël !  », l’expression même de leur cœur dilaté par la merveille du Christ sauveur. C’est cette joie que nous voulons partager avec vous tous, amis lecteurs, à la veille de la grande fête de la Nativité. Noël à tous, joie à tous !


    [1] Tom Holland, Les Chrétiens. Comment ils ont changé le monde, Éditions Saint-Simon, 615 p., 26,80 €.

  • O REX gentium et desideratus earum

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    O REX gentium et desideratus earum,
    lapis angularis qui facis utraque unum:
    veni et salva hominem quem de limo formasti.

    Ô Roi des nations (Jérémie 10, 7), objet de leur désir (Aggée 2, 7), pierre angulaire (Isaïe 28, 16) qui réunit juifs et païens en un seul peuple (Ephésiens 2, 14): viens sauver l’homme que tu as façonné à partir du limon.

  • Liège : en Avent vers Noël !

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    affiche_22 decembre_noel.jpg

    « A la venue de Noël chacun se doit bien réjouir » 

     en l’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) 

    le dimanche 22 décembre 2019 à 10h00

    MESSE DE CLÔTURE DE TEMPS DE L’AVENT

    avec les polyphonies de l’Ensemble « Gaudete »:

     

     

    et le plain-chant de la schola :

    à l’orgue, Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers:

    JPSC

    ___________

    Sursum Corda asbl, Association pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy, 132 à Liège. Siège social : Rue Vinâve d’île, 20 bte 64. Tel. 04.344.10.89. E-mail : [email protected].

    Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

    Restauration_depliant - Copie.jpgFaire un don pour la restauration de l’église du Saint Sacrement ?  Pour aider à la sauvegarde de ce joyau de l’art néo-classique, vous pouvez faire un don fiscalement déductible en versant le montant de votre choix au compte de projet : IBAN BE10 0000 0000 0404 – BIC BPOTBEB1 de la Fondation Roi Baudouin, rue Brederode, 21, 1000 Bruxelles, avec, en communication, la mention structurée (indispensable) : 128/2980/00091.  

    Pour en savoir plus sur les enjeux de cette importante opération, cliquez ici : Restauration de l'église du Saint-Sacrement à Liège . L'évêque s'implique. Et vous?  

    Tous renseignements : Tel. 04 344 10 89.

     

  • A Liège: les santons de l'église du Saint-Sacrement illustreront noël en quinze tableaux

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    affiche_santons.jpg

    Tous renseignements:

    portable 0470 94 70 05 ou email [email protected] 

    JPSC

  • Entendra-t-on encore le chant grégorien à Notre-Dame de Paris?

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    Les amoureux du chant grégorien craignent que derrière le licenciement du professeur de musique sacrée médiévale de Notre-Dame de Paris, justifié par des motifs économiques, se cache une volonté de « moderniser » le répertoire de la Maîtrise. De Paul Sugy sur le site web « Figarovox » :

    Grégorien ND de Paris XVMb177ea30-2262-11ea-88a9-d2e707b938cd.jpg

    " C’est un mouvement de grève qui n’a pas fait la Une des journaux - et qui n’a pas grand-chose à voir avec l’âge pivot du départ à la retraite. Pour la simple raison que le «régime spécial» qu’il défend est un peu plus vieux que l’invention de la retraite par répartition… Mardi soir, les élèves de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris ont refusé d’assurer le traditionnel concert de Noël qui devait avoir lieu en l’église Saint-Sulpice, pour protester contre le licenciement de cinq membres de l’École de musique sacrée.

    La Maîtrise de Notre-Dame de Paris, une école de musique sacrée créée en 1991 à l’initiative du diocèse, de la Mairie et du ministère de la Culture, comprend aujourd’hui 160 chanteurs et une trentaine de professeurs. Elle est la gardienne d’un patrimoine musical vieux de 850 ans. Aux XIIe et XIIIe siècle, l’École de Notre-Dame naît avec les perspectives acoustiques nouvelles offertes par l’architecture extraordinaire de la cathédrale flambant neuve. Entre l’an 1160 et 1250, Notre-Dame de Paris devient ainsi le centre d’un rayonnement musical qui atteint bientôt les confins de l’Europe. «Très vite, les procédés des compositeurs de cette «École» seront imités, copiés, chantés dans les grandes églises de France puis dans toute l’Europe. Cette diffusion exceptionnelle pour l’époque s’explique par le génie des créateurs parisiens, au premier rang desquels figurent les fameux Léonin et Pérotin, mais aussi par la renommée et la prépondérance extraordinaire de Paris au début du XIIIe siècle, ville lumière déjà surnommée Mater artium (Mère des Arts), Secunda Athena (Seconde Athènes), Paris expers Paris (Paris sans égal)» résume Antoine Guerber, directeur d’un ensemble musical de chant médiéval et fin connaisseur de cette période.

    À Notre-Dame de Paris, le chant polyphonique connaît un premier apogée: une troisième, puis une quatrième voix sont ajoutées à l’organum, le chant sacré grégorien ; et les grands compositeurs de l’époque introduisent peu à peu des éléments de rythme, posant là certaines bases de l’harmonie occidentale. Le travail de Pérotin, l’un des rares compositeurs de l’époque dont on ait gardé la trace, sera poursuivi par ses élèves qui diviseront en trois la maxime, l’unité de mesure de la note musicale. C’est le règne de l’Ars antiqua, période musicale qui verra également naître le motet, une invention médiévale qu’on verra refleurir sous la période baroque puis dans certaines compositions romantiques…

    De nombreux élèves dénoncent une altération de l’identité de la Maîtrise.

    Mais voilà: gardien de ce patrimoine pluriséculaire, le professeur de musique médiévale Sylvain Dieudonné, dont la connaissance du chant grégorien lui a valu une renommée internationale, s’est vu signifier son licenciement par la direction de la Maîtrise. Aussitôt de nombreux élèves, anciens élèves et professeurs de Notre-Dame de Paris se sont empressés de lui témoigner leur soutien, devant une décision qu’ils qualifient d’abusive et d’injustifiée. Il faut préciser toutefois que la situation financière de la Maîtrise de Notre-Dame est alarmante: depuis l’incendie de la cathédrale, la direction a lancé un appel au mécénat, indiquant que le quart de ses recettes vient à manquer. Une partie des concerts prévus pour la saison a été annulée ; les autres furent maintenus, mais dans d’autres églises, et force est de constater que lorsqu’elle ne se produit plus sous les voûtes de la cathédrale, la Maîtrise peine à réunir un public aussi nombreux qu’auparavant.

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  • Pour Noël : un beau témoignage de Brigitte Fossey

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    Du site de France Catholique :

    Une résurrection de l’âme

    par Brigitte Fossey*

    mercredi 18 décembre 2019

    Crèche de Corée
    Collection de Marie-Joëlle Desserre.

    Brigitte Fossey - CC by-sa : Georges Biard

    « Un de mes premiers souvenirs de Noël est lorsqu’à 4 ans, avec ma grand-tante et ma grand-mère, à Tourcoing, dans le nord de la France, nous allions faire la tournée des crèches dans les églises de la ville. J’en garde un souvenir extraordinaire, celui d’un voyage, comme si j’avais été en Chine pour visiter les palais des mandarins. à la maison nous avions aussi une crèche magistrale, à plusieurs étages. Mais à l’époque je me demandais pourquoi il y avait plusieurs petits Enfants Jésus, et qui était le vrai. J’ai compris après…

    Aujourd’hui, je suis marqué par le magnifique prologue de saint Jean – «  Au commencement était le Verbe…  » –, et notamment par ces mots : «  Et le Verbe s’est fait chair.  » Pendant l’Avent, nous attendons avec espérance que le Verbe de Dieu, Celui qui est le chemin, la vérité et la vie, se fasse chair.

    Ce n’est pas l’attente de Pâques, mais il y a déjà presque une résurrection de l’âme, du cœur, dans cette espérance. Noël constitue ainsi un axe central de la vie, où l’on se rassemble et se ressource autour de cette immense espérance de la naissance de l’Enfant. Cette unité retrouvée entre les âmes est un peu pour moi une image du paradis… Voilà l’espérance de Noël ! Comme une petite lumière qui s’allume dans le cœur lorsqu’on ferme les yeux !

    La philosophe Hannah Arendt, qui n’avait pas d’enfant et qui n’était pas croyante, a parlé du «  génie de la religion chrétienne  », religion qui affirme qu’«  un enfant nous est né  » ! Elle s’est inclinée avec toute son intelligence devant cette espérance, de même que les Rois mages se sont inclinés devant l’Enfant Jésus, après avoir suivi l’étoile.

    Et d’une certaine manière, les épreuves sont nécessaires pour aller vers cette lumière qu’on espère tellement. Je vois ainsi la vie comme un travail, dans lequel nous sommes des petites graines semées dans la terre, et nous devons «  pousser  », dans le quotidien. C’est pourquoi je suis frappée par l’humilité de la mère de famille : c’est pour moi la vocation la plus admirable.

    Sainte Thérèse de Lisieux, à qui j’ai beaucoup prêté ma voix, affirmait à la fin de sa vie que la mort était pour elle «  comme un Noël  », car elle allait ainsi retrouver le Christ. C’est un exemple de la foi la plus absolue, malgré la sécheresse qu’elle avait connue, malgré la souffrance de la maladie.  »

    — 

    * Actrice