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Débats - Page 488

  • Des discussions à huis clos sur le contrôle des naissances se déroulent au Vatican

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    De Riccardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana traduit sur Diakonos.be :

    LE VATICAN DISCUTE EN SECRET DU CONTRÔLE DES NAISSANCES

    L'Académie Pontificale des Sciences a décidé de fermer les portes du séminaire qui se tient à partir de ce lundi jusqu’au 1er mars et qui traite de la façon de sauver l’environnement naturel dont nous dépendons.

    Plusieurs experts et journalistes avaient demandé au Président de l’Académie pontificale, Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, la possibilité de participer ; tous se sont vu opposer un refus ferme : “La Conférence est réservée aux orateurs et à leurs invités”, a expliqué Mgr Sorondo.

    Pourquoi ce refus ? Parce que parmi les conférenciers invités par le Vatican se trouveront les principaux représentants du mouvement antinataliste qui pensent qu’on ne peut sauver la planète que grâce au contrôle des naissances et donc à l’avortement.

    Plusieurs journalistes s'interrogent sur les raisons de ce huis clos. La «conversion à l'écologisme» est-elle en train de s'affirmer comme nouvelle religion universelle?

  • Quand le pape adoucit les sanctions à l'égard de prêtres pédophiles

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    Lu sur Diakonos.be :

    LE PAPE PRÉFÈRE NE PAS RENVOYER LES PRÊTRES PÉDOPHILES

    VATICAN — Le pape François a discrètement assoupli les sanctions à l’endroit de quelques prêtres pédophiles, faisant même sourciller ses propres conseillers.

    Le pape a rejeté les recommandations de la Congrégation pour la doctrine de la foi à maintes reprises, mettant plutôt en oeuvre sa vision d’une Église miséricordieuse, ont confié à l’Associated Press deux avocats en droit canon et un représentant du Saint-Siège.

    Le pape préfère ne pas réduire les prêtres à l’état laïc, les condamnant plutôt à une vie de prière et de pénitence, à l’écart du ministère public.

    Dans certains cas, les agresseurs se seraient défendus en citant le pape lui-même et son discours de miséricorde.

    Marie Collins, membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, est consternée par cette indulgence. Ayant elle-même été agressée sexuellement par un prêtre, elle soutient que ceux-ci ne sont jamais malades au point de ne plus être conscients de leurs actes.

    Or, les autorités ecclésiastiques, appuyés de certains avocats, avancent que laïciser les pédophiles pose un plus grand danger pour le public puisque l’Église n’est plus en mesure de les surveiller.

    Son prédécesseur, Benoît XVI, n'accordait que rarement ces demandes de clémence. De 2005 à 2013, il a laïcisé quelque 800 prêtres reconnus coupables d'avoir violé des enfants ou d'avoir commis des attouchements sexuels sur des enfants.

    Saint Jean-Paul II, lui, avait fait l'objet de maintes critiques quant à sa gestion de ces crises, mais en 2002, il avait déclaré qu'« il n'y a pas de place pour la prêtrise ou la vie religieuse » chez ceux qui font du mal aux enfants.

  • Bientôt un accord entre Rome et les "lefèbvristes" voulu par le pape ?

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    Les Lefebvristes à la maison (http://www.revue-item.com/12353/rome-et-la-fsspx-enfin-laccord-est-proche/)

    SOURCE - Matteo Matzuzzi – Il Foglio – 24 février 2017


    All’Esquilino deviendra le Centre d’Etude de la FSSPX. Un accord est proche. Le rôle du pape a été décisif.

    Rome. La fracture entre la Fraternité Saint-Pie X (lefebvriste) et le Saint-Siège va être résorbée. L’accord pour la création d’une prélature personnelle –garantie d’une large autonomie de gestion et pastorale – est maintenant à portée de main. La négociation en vue de l’achat par Ecône du complexe de Santa Maria Immacolata all’Esquilino, non loin du Latran, confirme que le processus de négociation –lent et complexe– entre dans une phase de résolution positive. L’église néo-gothique, construite à la fin du XIXe et au début du XXe siècle pour les Frères de la Charité, est déjà flanqué d’un bâtiment occupé ces dernières années par une école élémentaire et un collège. Selon les informations du Foglio, cela deviendra un centre d’étude et, dans une deuxième phase, selon toute vraisemblance, le siège de la Maison générale lefebvriste. Le Pape serait intervenu directement pour accélérer le tout, via Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission Pontificale Ecclesia Dei. Mgr Bernard Fellay (Supérieur de la FSSPX), Mgr Alfonso de Galarreta et l’Assistant Général l’abbé Alain Nely, auraient séjourné du 17 au 20 janvier, à Sante Marthe. La Supérieure des Sœurs de la Fraternité a également assisté aux pourparlers. L’abbé Nely est la personne chargée de finaliser l’achat du complexe.
     
    Fracture entre les Français et les Allemands
     
    Il n’est pas surprenant que François ait un rôle de premier plan dans les négociations. Fellay a rappelé la même que la relation entre Bergoglio et la Fraternité a des racines profondes. «Il nous connaît de l’Argentine. Nous étions en contact avec lui, car un concordat permet aux prêtres étrangers d’obtenir un permis de séjour à condition que l’évêque soit d’accord. Quand nous avons eu des problèmes avec l’évêque local, qui ne voulait pas notre présence, nous avons rencontré le cardinal Bergoglio pour exposer le problème. Sa réponse –a ajouté le Supérieur de la FSSPX il y a un an– était clair: ‘‘Vous êtes catholiques, bien sûr, et vous n’êtes pas schismatiques. Je vais vous aider’’. Et il l’a fait. Il a contacté Rome, il a écrit au gouvernement une lettre en notre faveur». Plus tard, en tant que Pape, à l’occasion du Jubilé extraordinaire de la miséricorde, il a accordé aux fidèles qui fréquentent « pour diverses raisons » les églises desservies par des prêtres de la Fraternité, de recevoir valablement et légalement l’absolution sacramentelle de leurs péchés. Les pouvoirs ont été étendus au-delà la période du Jubilé « en faisant confiance à la bonne volonté de leurs prêtres pour récupérer la pleine communion dans l’Eglise catholique. » Des problèmes restent cependant. Surtout du fait de la variété de la réalitié interne des lefebvristes. La situation est à peu près celle de 2012, quand Mgr Fellay, de façon surprenante, a décidé de rejeter la main tendue par Benoît XVI, et de ne pas accepter les conditions théologiques qu’imposait Ratzinger pour conclure les négociations. Un facteur décisif a été la fracture entre la zone allemande de la fraternité et la zone française. S’il n’avait tenu qu’aux membres de la première, la FSSPX serait retournée à la Communion avec Rome il y a cinq ans. Les questions sur la table ont été jugées résolubles, et n’empêchent pas l’accord. La victoire, cependant, est sur les Français, beaucoup moins disposés à faire des compromis. Fellay semble prêt à sortir de l’impasse, même au prix de pertes douloureuses entre ses fidèles et les prêtres.
  • Italie : l'objection de conscience menacée

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    Lu sur zenitorg (Maria Droujinina):

    Italie: l’objection de conscience prévue par la loi menacée?

    L’Osservatore Romano se fait l’écho de la position des évêques italiens

    La question est soulevée dans les journaux télévisés d’Italie, où les taux d’objection de conscience peuvent être de 40% ou presque 90% selon les régions.

    Le directeur du Bureau national pour la pastorale de la santé de la CEI s’est exprimé au sujet d’un avis de recrutement publié par la Région du Latium, réservé exclusivement à des médecins « non objecteurs », rapporte la même source: les évêques craignent que la décision de l’hôpital San Camillo ne fasse école, souligne le p. Arice.

    « On ne respecte pas un droit de nature constitutionnelle comme l’objection de conscience », poursuit le père Arice, cité par le quotidien du Vatican. Il rappelle que « le ministère de la Santé a conduit récemment une enquête certifiant que le nombre de médecins non objecteurs était suffisant pour couvrir amplement la demande » d’interruptions volontaires de grossesse: « Tout cela, ajoute-t-il, fait beaucoup douter de la bonté de la mesure » de l’hôpital San Camillo de Rome.

    Le représentant de la CEI exprime le souhait que « les médecins disent leur opinion avec conscience et autorité parce qu’ils sont les premiers à être touchés par cette décision ».

    Sur cette affaire, la ministre italienne de la Santé, Beatrice Lorenzin, est intervenue dans une récente audition au Parlement : « Il n’est pas possible, a-t-elle dit, de recruter du personnel de santé avec des contrats à temps indéterminé, en posant comme condition préalable « non objecteur » : c’est une modalité discriminatoire de recrutement du personnel, étant donné que la loi prévoit la possibilité de changer d’idée au cours de la carrière professionnelle ». Elle a réaffirmé cette position le mercredi 22 février.

    Avec  la loi 194 de 1978, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est légale en Italie, mais prévoit le droit à « l’objection de conscience » des médecins, qui peuvent donc refuser d’accomplir un acte médical pour des raisons personnelles, religieuses ou morales, rappelle L’Osservatore Romano qui ajoute: « L’objection de conscience », prévue par la loi italienne 194, est protégée par une sentence de la cour constitutionnelle, par des traités internationaux et par le droit de l’Union européenne.

    Avec une traduction de Constance Roques

  • Amoris laetitia : quand les cardinaux font du grabuge

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    Lu sur le site de France Catholique :

    Quand les Cardinaux font du grabuge

    par le père Gerald Murray

    Il était facile de prédire qu’Amoris Laetitia (surtout la note en pied de page 351) provoquerait des assauts discordants dans l’unité doctrinale de l’Eglise – même de la part de certains des propres pasteurs de l’Eglise. Le Cardinal Francesco Coccopalmerio, président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, vient de rejoindre les rangs des prélats qui disent que le pape François a autorisé de donner la sainte communion à ceux qui vivent un second « mariage » adultère.

    Coccopalmerio, dans sa brochure récemment publiée, Le huitième chapitre de l’exhortation apostolique post synodale Amoris laetitia, (que certains considèrent comme faisant autorité puisqu’elle émane de la maison d’édition même du Vatican, la Libreria Editrice Vaticana), étend aussi cette permission à d’autres qui vivent une relation sexuelle hors mariage .

    Coccopalmerio écrit :

    Les divorcés remariés, les couples de fait, ceux qui cohabitent, ne sont certainement pas des modèles d’unions en harmonie avec la doctrine catholique, mais l’Eglise ne peut pas se boucher les yeux. Aussi les sacrements de Réconciliation et de Communion doivent également être donnés aux familles dites blessées, et à ceux, même nombreux, qui, bien que vivant des situations qui ne sont pas dans la ligne des canons matrimoniaux traditionnels , expriment le désir sincère d’approcher les sacrements, après une période de discernement appropriée….c’est un geste d’ouverture et de profonde miséricorde de la part de notre mère l’Eglise, qui ne laisse en arrière aucun de ses enfants, consciente que la perfection absolue est un cadeau précieux, mais qui ne peut pas être atteinte par tout le monde.

    Que trouvons-nous ici ? Des slogans et des euphémismes. Un slogan a pour but de faire cesser la discussion. Un euphémisme écarte intentionnellement le lecteur d’une description précise et exacte de la réalité. Un de mes professeurs de séminaire notait que la mécanique verbale précède toujours la mécanique sociale. Ici il s’agit de mécanique doctrinale.

    Des slogans tels que « se boucher les yeux » et « ne laisse en arrière aucun de ses enfants » , et des euphémismes tels que « des familles dites blessées » et « des situations qui ne sont pas dans la ligne des canons matrimoniaux traditionnels » montrent une décision de ne pas présenter une défense soigneusement motivée et précise de ce qu’on appuie. Coccopalmerio essaie plutôt d’entrainer le lecteur dans de mauvaises directions avec des appels à l’émotion.

    « Ne pas se boucher les yeux » signifie que l’Eglise devrait ignorer purement et simplement l’état de péché de certains comportements. Dans le cas des unions comportant adultère et fornication, la question n’est pas de guérir « des familles dites blessées », mais de prévenir les pécheurs que leur conduite offense Dieu gravement.

    Quand il dit que l’Eglise ne « devrait laisser en arrière aucun de ses enfants », il veut dire que le refus de donner la communion à ceux qui vivent publiquement une vie de péché grave serait un abandon injuste. Les unions adultères ne sont plus maintenant que des « situations qui ne sont pas dans la ligne des canons matrimoniaux traditionnels ». La loi de Dieu sur l’indissolubilité du mariage et sur l’immoralité de l’adultère n’est plus qu’ « une tradition » incorporée dans un canon. Violer cette loi n’est qu’une « situation qui n’est pas dans la ligne » de ce canon, lequel a été écrit quelque part, un certain jour, par quelqu’un. Quelle est l’importance d’un canon en comparaison des personnes vivantes qui « expriment le désir sincère d’approcher les sacrements après une période appropriée de discernement » ?

    Coccopalmerio décrit l’observation du sixième sacrement comme « la perfection absolue (qui) est un bien précieux, mais qui ne peut pas être atteint par tout le monde ». Mais l’Eglise n’a jamais enseigné que d’observer le sixième commandement était un état de « perfection absolue », dépassant les capacités d’aucun de ses fils et de ses filles. C’est une erreur de considérer que la fidélité conjugale est un idéal inatteignable pour beaucoup de chrétiens. La grâce du sacrement de mariage est donnée par Dieu pour conforter les personnes mariées dans l’accomplissement de leur obligation conjugale de fidélité. L’infidélité est un choix contraire à nos obligations envers Dieu et notre conjoint. Ce n’est pas une alternative autorisée pour ceux qui ne « peuvent pas » atteindre « la perfection absolue ».

    Coccopalmerio déclare plus loin : « L’Eglise pourrait admettre à la Pénitence et à l’Eucharistie les fidèles qui se trouvent dans une union illégitime et qui veulent changer cette situation mais ne peuvent pas agir selon leur désir ».

    Dieu ne permet pas pour ne pas dire qu’il interdit, à quiconque de commettre un péché mortel. Et Il n’autorise personne à entrer publiquement dans une union qui soit contraire à sa loi sur le mariage. Une personne qui s’est mise en situation d’union adultère doit, pour le bien de son âme, sortir de cette situation. L’Eglise a le devoir de faire respecter la sainteté de la Sainte Eucharistie. Ceux qui rejettent publiquement le sixième commandement, d’une manière ou d’une autre, ne peuvent pas être admis à recevoir la sainte communion jusqu’à ce qu’ils aient mis un terme à leur état de péché.

    Contrairement à tout cela, le cardinal Robert Sarah a publié une deuxième interview longue comme un livre, avec le journaliste français Nicolas Diat. Celle-ci va bientôt paraître en anglais : Le pouvoir du silence, contre la dictature du bruit. Dans ce dialogue profond sur le besoin qu’ont les croyants de retrouver l’amour du silence dans notre monde agité, le cardinal Sarah s’attaque aux questions brûlantes soulevées par le chapitre six d’Amoris Laetitia.

    Le Christ est certainement affligé de voir et d’entendre des prêtres et des évêques qui devraient protéger l’intégrité de l’enseignement de l’Evangile et de la doctrine, multiplier les paroles et les écrits qui diluent la rigueur de l’Evangile par leurs affirmations volontairement ambigües et confuses. A ces prêtres et à ces prélats qui donnent l’impression de prendre le contrepied exact de l’enseignement traditionnel de l’Eglise en matière de doctrine et de morale, il n’est pas déplacé de rappeler les paroles sévères du Christ : « C’est pourquoi je vous le dis, chaque péché et blasphème sera pardonné à l’homme, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas pardonné. Et quiconque dit une parole contre le Fils de l’Homme sera pardonné ; mais quiconque parle contre le Saint Esprit ne sera pas pardonné, ni dans cet âge, ni dans l’autre ».

    « Il est coupable d’un péché éternel » ajoute Marc. (Ma traduction) La rigueur de l’Evangile est ce qui sauvera les âmes. La dilution de cette rigueur par quiconque au nom d’une fausse compassion fait beaucoup de mal en transformant l’Evangile en quelque chose qu’il n’est pas.

    https://www.thecatholicthing.org/20...

  • France : Rossignol argumente faux

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    IVG.net dénonce les 8 mensonges de Laurence Rossignol

    "Pour monter combien la désinformation est en fait du coté du gouvernement, nous avons relevés Les 8 mensonges sur l'IVG dans le site « officiel » www.ivg.gouv.fr :

    1/ Il n'y a pas de conséquences psychologiques après une IVG. 

    Réponse du gynécologue Philippe Faucher sur le site du gouvernemet : « La majorité des études scientifiques sérieuses qui ont été publiées sur le sujet montrent qu’il n’y a pas de séquelle à long terme psychologique de l’avortement. Il n’y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement. » 

    Faux !  Des centaines de d’études scientifiques qui ont été publiées dans les revues internationales depuis plus de 30 ans attestent l'existence de ces souffrances à court et long terme. Le Professeur René Ecochard du CHU de Lyon vient de compiler une partie de ces études dont la méta-analyse réalisée par Priscilla K. Coleman publiée en 2011 dans le British Journal of Psychiatry  qui de son coté fait une synthèse  portant sur 22 études, 36 critères et 877.181 femmes (dont 163.831 ayant fait une IVG). Des études controversées existent certes bien dans un sens ou un autre mais ne peuvent pas changer sérieusement  le large consensus sur cette question.

    2/ Nos témoignages seraient « trompeurs », « faux » « culpabilisants », etc... 

    Faux :   Notre site dispose de plus de 1.000 témoignages authentiques de souffrance. Notre page facebook (ivg, vous hesitez ?) regorge de posts anonymes ou signés. Cela est attesté par 48.000 likes alors que la page facebook du site prônée par le gouvernement « IVG : J'ai avorté et je vais bien ! merci » n’accueille que 73 membres … !

    3/ Une IVG ne peut pas rendre stérile : 

    Une sage-femme (Mme Aunis ) répond péremptoirement: "Que ce soit par la méthode médicamenteuse ou chirurgicale, il n’y a pas de risque de stérilité . Bien au contraire, la fertilité revient assez rapidement. Il faudra donc anticiper pour que vous ayez un moyen de contraception dès le jour de l’intervention. »

    Faux:  Les études internationales montrent par exemple que les femmes ayant des antécédents d'un avortement sont face à un risque 2,3 fois plus élevé d'avoir un cancer du col utérin, par rapport aux femmes sans antécédents d’avortement. Les femmes avec deux IVG et plus sont confrontés à un risque relatif de 4,92 (M-G, Le, et al., “Oral Contraceptive Use and Breast or Cervical Cancer: Preliminary Results of a French Case- Control Study, Hormones and Sexual Factors in Human Cancer Etiology, ed. JP Wolff, et al., Excerpta Medica: New York (1984) pp.139-147; F. Parazzini, et al., “Reproductive Factors and the Risk of Invasive and Intraepithelial Cervical Neoplasia,” British Journal of Cancer, 59:805-809 (1989); H.L. Stewart, et al., “Epidemiology of Cancers of the Uterine Cervix and Corpus, Breast and Ovary in Israel and New York City,” Journal of the National Cancer Institute 37(1):1-96; I. Fujimoto, et al., “Epidemiologic Study of Carcinoma in Situ of the Cervix,” Journal of Reproductive Medicine 30(7):535 (July 1985); N. Weiss, “Events of Reproductive Life and the Incidence of Epithelial Ovarian Cancer,” Am. J. of Epidemiology, 117(2):128-139 (1983); V. Beral, et al., “Does Pregnancy Protect Against Ovarian Cancer,” The Lancet, May 20, 1978, pp. 1083-1087; C. LaVecchia, et al., “Reproductive Factors and the Risk of Hepatocellular Carcinoma in Women,” International Journal of Cancer, 52:351, 1992.)

    Autre exemple : L’Endométrite est un risque post-avortement surtout pour les adolescentes, qui sont 2,5 fois plus susceptibles d'avoir une endométrite après une IVG que les femmes de 20-29 ans (Burkman, et al., “Morbidity Risk Among Young Adolescents Undergoing Elective Abortion” Contraception, 30:99-105 (1984); “Post-Abortal Endometritis and Isolation of Chlamydia Trachomatis,” Obstetrics and Gynecology 68(5):668- 690, (1986)

    Quelques études controversées existent bien dans le sens du deni mais ne peuvent pas changer sérieusement un large consensus sur cette question.

    4/ « L’IVG, c’est votre droit » dit le site du gouvernement ! 

    Incomplet donc trompeur : L’ivg n’est pas seulement un « droit» mais c’est aussi "l’obligation" pour les médecins et bien sûr pour le Gouvernement de respecter la loi en informant la femme "des risques et des effets secondaires potentiels de l'IVG" (art L 2212-3 du code de la Santé

    5/ L’ivg médicamenteuse évacue un "oeuf" :  

    Le site du gouv. affirme « Ce médicament interrompt la grossesse. Il bloque l’action de l’hormone nécessaire au maintien de la grossesse (la progestérone), favorise les contractions de l’utérus et l’ouverture du col utérin. À l’issue de cette première étape, il peut survenir des saignements plus ou moins importants. Exceptionnellement, l’oeuf peut déjà être évacué à ce stade. »

    Faux !  Quand la femme fait une ivg, elle n’évacue pas un « Œuf » mais un « embryon » . Scientifiquement la phase embryonnaire débute au 25 eme jour qui suit la conception. Le site est volontairement et grossièrement trompeur ! 

    6/ L’IVG chirurgicale consiste en une aspiration de l’œuf : 

    Faux :  La femme enceinte n’évacue pas un « Œuf » mais au moins un « embryon » ou plus souvent encore un « fœtus » car scientifiquement la phase fœtale débute à la 8 eme semaine de grossesse ! Le site gouvernemental parle de « contenu de l’utérus » au lieu d’exprimer la réalité de l’acte. Quant aux conséquences, elles sont absentes comme « évacuées » en quelques lignes fallacieusement rassurantes. 

    7/ Le site du gouvernement s'affiche "neutre"

    Faux Le numéro vert anonyme et gratuit du gouvernement 0800 08 11 11 est tenu par des opératrices qui sont des militantes du Mouvement du Planning familial ou bien formées par le Planning. (cf; communiqué de presse du Planning Familial en date 28 septembre 2015). Elles encouragent de fait l’ivg par leurs conseils. Lorsque les délais sont dépassés, elles conseillent des cliniques à l’étranger (preuves disponibles). Les liens qui sont donnés sur le site du gouv ne sont pas neutres :

    • ivglesadresses.org (site du revho qui se définit comme féministe et à « la gauche de la gauche »)
    • planning-familial.org ( cf plus haut)
    • avortementancic.net (site créé par l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception)

    8/ Les informations trouvées sur certains sites Internet sont erronées :

    « Certains sites Internet que vous trouverez via/par les moteurs de recherche vous indiqueront qu’ils proposent une information neutre et médicale mais sont en réalité édités par des militants contre l’avortement. Il en va de même pour les forums où certains témoignages sont montés de toutes pièces par des opposants au droit à l’interruption volontaire de grossesse. Ils sont parfois difficiles à reconnaître mais méfiez-vous systématiquement des sites et numéros verts consacrant par exemple une grande part de leur contenu à la maternité et aux soi-disant complications et traumatismes liés à une IVG ». 

    FAUX  Le 8eme des mensonges sur l'IVG ! On peut voir plus haut la véracité de tous nos témoignages. Le site du gouvernement est en réalité tenu par des militants pro-ivg. Il est ouvertement partisan et n’hésite pas à nous dénigrer et nous diffamer sans aucune autre argumentation que le persiflage, le sarcasme et le mensonge grossier."

  • Le départ des Fraternités de Jérusalem : les explications embarrassées de l'évêque auxiliaire de Bruxelles

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    C'est dans l'actu de la semaine ("à la source") sur KTO (un peu avant la 5e minute) et cela ne satisfera personne :

    Le commentaire d'un ami :

    Jusqu'il y a peu, le vicariat de Bruxelles niait toute refonte des structures paroissiales et fermetures d'églises à Bruxelles.
     
    Force est de constater que la presse s'y intéressant ce plan est actionné par Monseigneur Jean Kockerols depuis le départ de Monseigneur Léonard et ce sans tenir compte des remous qu'il cause auprès de nombreux fidèles.
     
    Après avoir viré la Fraternité des Saints-Apôtres (par "solidarité avec la France"), c'est aujourd'hui les Fraternités de Jérusalem qui sont obligées de quitter Bruxelles.
     
    Les explications de Monseigneur Kockerols sont très laborieuses....
     
    Il parle de tensions avec la Fraternité de Jérusalem. Lesquelles ? Il dit qu'il faut des lieux priants dans la ville. N'est-ce pas lui qui voulait fermer Sainte-Catherine et active aujourd'hui un plan de fermetures d'églises ?
     
    Tout le monde se félicitait plutôt de la présence de la Fraternité de Jérusalem.
     
    En septembre encore, le vicariat disait "sus aux rumeurs"
     
     
    Les chrétiens de Bruxelles commencent à connaître la chanson des "sus aux rumeurs"....Le départ de la Fraternité des Saint-Apôtres est avéré, celui de Jérusalem aussi, le plan de fermetures des églises aussi, le report de la première communion aussi. 
     
    Quel désastreux bilan en quelques mois pour les autorités....Le terrain ne suit plus du tout et la colère commence à gronder fortement contre toutes ces décisions de liquidation !
     
    Et, sur twitter, les commentaires vont bon train : https://twitter.com/perenadler/status/834778374795063297
  • « Sacerdos alter Christus »

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    Le père René-Luc, cofondateur de l’école de missions diocésaine de Montpellier CapMissio, nous partage un événement particulier de sa vie dans son livre témoignage « Dieu en plein cœur ». Lu sur le site web « aleteia » :

    « Nous sommes en 1986, j’ai 20 ans et je suis en première année de séminaire à Rennes. Je me souviens d’une rencontre. Pendant les vacances, les séminaristes partent habituellement dans leur famille. Je prends donc le train pour visiter ma mère dans le Sud. Je m’installe dans un compartiment vide, entre une jeune étudiante… Elle est charmante. Elle s’assied en face de moi. Petit sourire. Le train se met en route. Il n’y a personne d’autre. Cette jeune fille est à l’aise. Elle désire parler. Elle engage la discussion. Je parle avec Sophie de tout et de rien. On rit. Elle ne peut pas savoir que je suis séminariste, puisqu’en France, on ne porte le col romain qu’après l’ordination (et si on le souhaite). Intérieurement, je me dis que ça serait bien que je puisse lui parler de Jésus. Pour ça, j’ai une technique qui marche à tous les coups. Je lui demande :

    — Tu fais quoi comme études ?

    — Fac de droit.

    Et nous voilà partis sur ce sujet pendant un bon quart d’heure. Puis, quand nous avons fait le tour de la question, elle me pose la question inévitable :

    — Et toi ? Tu es étudiant toi aussi ?

    — Oui. À toi de trouver en quoi.

    — Commerce !

    — Non !

    — En économie ? Signe négatif de la tête.

    — Ne me dis pas que tu es en fac de droit toi aussi ?

    — Non plus !

    Tous les corps de métier y passent, même les pompiers. J’essaie de la mettre sur la piste, mais elle ne trouve pas.

    — Allez, dis-le-moi !

    — Séminariste.

    — Tu peux répéter ?

    — Je suis séminariste. Je me prépare à être prêtre.

    — Noooooooooooon !

    — Siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

    — J’y crois paaaaaas !

    — Eh bien justement, parlons-en ! Dis-moi, Sophie, tu ne crois pas en Dieu ?

    Nous embrayons sur la religion. Je lui raconte ma petite histoire, comment j’ai rencontré Dieu avec Nicky Cruz. Elle écoute avec attention, un peu intriguée. Lorsque j’ai fini :

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  • Faut-il, comme le suggère le général des jésuites, relativiser les paroles du Christ et les réinterpréter ?

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    Sur diakonos.be, on trouve la traduction de cette note publiée sur son blog par Sandro Magister :

    POUR LE GÉNÉRAL DES JÉSUITES, IL FAUT RELATIVISER LA PAROLE DU CHRIST SUR LE MARIAGE ET LE DIVORCE

    Incroyable mais vrai. Dans le chapitre huit d'Amoris Laetitia, le chapitre le plus délicat et le plus controversé, celui dans lequel le pape François semble "ouvrir" la possibilité d'un second mariage alors que le conjoint précédent est encore vivant, vous ne trouvez aucune référence aux paroles du Christ sur le mariage et le divorce qui se trouvent principalement dans le chapitre 19 de l'Evangile selon Mathieu:

    "Des pharisiens s’approchèrent de lui pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? » Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? » Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. »"

    Cette absence est surprenante. Tout comme le sont deux autres silences de François sur cette même question.

    Le premier remonte au 4 octobre 2015. C'était le dimanche d'ouverture de la seconde et dernière session du synode sur la famille. Ce jour-là, dans les églises catholiques de rite latin du monde entier, on lisait à la messe le passage de l'Evangile de marc (10, 2-9) qui correspond à celui de Matthieu 19, 2-12.

    Lors de l'Angelus, le pape n'a fait aucune référence à ce passage de l'Evangile malgré son extraordinaire pertinence avec les questions débattues au sein du synode.

    La même situation s'est reproduite le 12 février dernier avec un passage analogue de l'Evangile de Matthieu (5, 11-12) également lu à la messe dans toutes les églises. Cette fois encore, François a pris soin d'éviter de le citer et de le commenter pendant l'Angélus.

    Pourquoi ce silence aussi insistant du pape sur des paroles du Christ aussi limpides?

    On trouvera une amorce de réponse dans l'interview que le nouveau supérieur général de la Compagnie de Jésus, le vénézuélien Arturo Sosa Abascal, très proche de Jorge Mario Bergoglio, vient d'accorder au vaticaniste suisse Giuseppe Rusconi pour le blog Rossoporpora et pour le "Giornale del Popolo" de Lugano.

    En voici les extraits les plus pertinents. Ils se passent de tout commentaire.

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  • Manoeuvres discordantes autour de la première communion

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    Il est question, dans les diocèses belges, de retarder l'âge de la première communion. A Bruxelles, il serait reporté à 11 ans et il semble que cela ne fasse pas l'unanimité tandis que les inscriptions seraient en nette diminution. La RTBF y a consacré une émission-débat ("C'est vous qui le dites") :

    La première communion va-t-elle disparaitre ? À Bruxelles, on la supprime et, en Wallonie, on la retarde vachement. Pourquoi la 1re communion a l’air de ne plus être adaptée aux 7-8 ans ?

    Comme l’écrit Sudpresse ce matin, la plupart des diocèses ont tendance à reculer l’âge de la première communion. De la 2e primaire (7-8 ans), on repousse à la 4e primaire. À Bruxelles, on la supprime et suggère de la faire à l’âge de la communion solennelle, vers 12 ans.

    Formation en 3 ans

    L’abbé Joël Rochette, le vicaire épiscopal pour la catéchèse au diocèse de Namur qui gère les provinces de Namur et Luxembourg, explique la nouvelle manière de vivre cet éveil à la religion. Désormais, la catéchèse se fait en 3 ans, l’âge de la 1re communion est donc repoussée à l’âge de 8-9 ans.

    L’objectif est de mieux préparer à l’initiation chrétienne. "Avant, les enfants étaient dans une société avec une vie chrétienne et un cours de religion. Aujourd’hui, ce lien s’est dilué. Il fallait donc prolonger ce moment d’éveil à la religion" nous explique l'abbé Joël Rochette.

    Lors de la première année de catéchisme, les enfants et leurs familles participent à 5 rencontres. Lors de la deuxième année, il y a 12 rencontres et finalement, on arrive à la 3e année où les enfants sont prêts à recevoir la communion.

    Certains enfants ne savent pas qui est Jésus

    Chaque diocèse est autonome dans l’organisation des communions. L’évêque de Liège, Jean-Pierre Delville, estime qu’il est peu vraisemblable que la 1re communion soit couplée à la communion solennelle. Ceci dit, certaines paroisses ont déjà décidé de retarder ce moment. Olivier Windels, le responsable épiscopal du vicariat de Liège, précise que certains enfants peuvent déjà faire leur première communion lorsqu'ils arrivent en 3e primaire plutôt qu'en 2e primaire. "Il faut retarder ce moment, les enfants sont très éloignés du fait religieux. Ils ont besoin de plus de temps pour cheminer vers l'eucharistie. Certains enfants ne savent même pas qui est Jésus" avance l'abbé Olivier Windels. 

    À Tournai, le vicaire général, Olivier Fröhlich, m’a précisé que retarder l’âge de la première communion n’était pas à l’ordre du jour.

    Consultation diocésaine

    Une consultation diocésaine est en cours. Des questions sont posées et une large réflexion est en cours sur la catéchèse. Cette réflexion se fait au sein de chaque paroisse du pays. Les résultats seront donnés le 30 septembre 2017.

    Le commentaire d'un visiteur de belgicatho :

    Si les enfants ne connaissent pas Jésus, c'est certainement parce qu'ils n'ont pas eu accès à un catéchisme digne de ce nom. Est-ce la faute de ces enfants et faut il alors les priver d'un sacrement ? Nous sortons d'une année de miséricorde et certains souhaitent, en toute contradiction, refuser la grâce accordée par l'Eglise du Christ. C'est à ne plus rien comprendre. A ce rythme, ces chers ecclésiastiques les priveront de la confession car les deux vont ensemble, confession et communion.

  • Russie : on réaffecte massivement au culte les églises transformées en musées

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    st-isaacs-cathedral.jpgL’Église russe va récupérer la cathédrale de Saint-Pétersbourg que le défunt régime communiste avait transformée en musée. Juste l’image inversée de ce qui se passe aujourd’hui en Europe de l'Ouest. Là aussi les nostalgiques protestent. Ce ne sont évidemment pas les mêmes. Et pour compléter le tableau à l'envers,  c'est le journal occidental « La Croix » qui se fait l’écho de leurs doléances :

     « Nous ne céderons pas la cathédrale à l’Église ! » Ces dernières semaines, avec banderoles et slogans, jusqu’à 2 000 manifestants ont protesté dans les rues de Saint-Pétersbourg contre le nouveau projet du gouverneur de la deuxième­ ville de Russie : transférer la cathédrale Saint-Isaac à l’Église orthodoxe. Les autorités religieuses, de plus en plus influentes au sommet de l’État sous la présidence de Vladimir Poutine, le demandaient depuis 2015.

    C’est à cette date, vingt-six ans après la chute de l’URSS, qu’a été promulguée la loi permettant un large transfert de patrimoine de l’État vers le Patriarcat. Il s’agit d’églises, de monastères et d’autres monuments sacrés qui, sous le régime soviétique, avaient été nationalisés et transformés en musées (mais aussi prisons, dépôts…). L’Église, fière de sa « victoire historique », pourrait à terme récupérer 17 000 bâtiments, certains ayant déjà retrouvé leurs usages religieux – mais pas encore leurs propriétaires d’avant la révolution de 1917.

    À LIRE : À Saint-Pétersbourg, la cathédrale Saint-Isaac rendue à l’Église orthodoxe

    Près de 200 bâtiments seraient déjà passés sous la propriété de l’Église. Des procédures longues et difficiles. Parmi ce vaste patrimoine, la cathédrale Saint-Isaac est un cas à part. Inaugurée et consacrée en 1858, elle a été construite par l’architecte français Auguste Ricard de Montferrand qui, pendant les quarante années de chantier, y a consacré presque toute sa vie sous les règnes successifs d’Alexandre Ier, Nicolas Ier et Alexandre II. À cette époque impériale, elle portait le statut de principale cathédrale de Russie.

    L’une des principales attractions touristiques de Saint-Pétersbourg

    Pendant la révolution d’Octobre 1917, la cathédrale a été pillée par les bolcheviks. Les nouvelles autorités communistes, anticléricales, n’ont pas tardé à la fermer et à la transformer en musée de l’athéisme. C’est à partir de 1937 qu’elle devient un musée d’histoire et d’art. Un statut que l’imposante cathédrale, l’une des plus vastes au monde sous son dôme, a conservé depuis, même si les offices religieux ont repris, notamment à l’occasion d’importantes fêtes religieuses. La troisième plus grande cathédrale d’Europe, après la basilique Saint-Pierre et la cathédrale Saint-Paul de Londres, est du coup devenue l’une des principales attractions touristiques de Saint-Pétersbourg, attirant plus de 3 millions de visiteurs par an et rapportant environ 12 millions d’euros.

    Aujourd’hui, la direction et le personnel de Saint-Isaac, écartelés entre l’administration de la ville et l’influente Église locale, figurent parmi les premiers opposants à ce transfert. Une pétition a recueilli 200 000 signatures. Et, régulièrement, des rassemblements d’opposants sont organisés. « Je continue de croire que l’on est en train de commettre une erreur », a confié à la presse Nikolaï Bourov, le directeur du musée de la cathédrale. Surpris de ne pas avoir été consulté par le gouverneur de la ville avant la décision, il s’inquiète de l’avenir du système mis en place depuis quatre-vingts ans. « Il y aura des visiteurs, certes, mais beaucoup moins qu’avant. Simplement parce que le fait d’organiser ces flux touristiques massifs exige le travail et les efforts de très nombreuses personnes, rappelle Nikolaï Bourov. Un système très complexe de fonctionnement et de gestion financière s’est mis en place. Mais tout le monde ne s’en rend pas compte, ce qui m’inquiète sérieusement. » L’an passé, 1,5 million d’euros ont été investis en travaux de restauration, en particulier pour remplacer les systèmes de ventilation et de conditionnement de l’air.

    Éviter que se répète le « don » du monastère Novodevitchi

    Ces investissements d’entretien et ces méthodes de gestion muséale risquent de ne pas être les priorités des autorités orthodoxes. Elles promettent, certes, de préserver le musée. Mais le ticket d’entrée, jusque-là de 250 roubles (4 €), sera désormais gratuit. Avec pour conséquence une réduction des sources de revenus pour l’entretien. C’est l’une des principales craintes de tous les musées qui, depuis la loi de 2015, doivent passer sous propriété de l’Église. L’Union des musées de Russie a notamment demandé qu’une soixantaine de monastères et églises particulièrement importants pour l’histoire russe, notamment ceux figurant – comme Saint-Isaac – sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, ne soient pas restitués et fassent l’objet d’une exception dans la loi. Une manière d’éviter que se répète le « don » du monastère Novodevitchi : abritant à Moscou l’une des plus riches expositions d’icônes, il a été transféré à l’Église sur décision personnelle du Kremlin.

    À LIRE : L'Église et les musées se disputent le patrimoine religieux russe

    Ref. L’Eglise russe va récupérer la cathédrale de Saint-Pétersbourg

    JPSC

  • Quand un prêtre se marie

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    Lu sur le site de l'Homme Nouveau :

    Le mariage de l’abbé Gréa : simple « départ » ou… faute grave et scandale ?

    Rédigé par Fabien Diruy le dans Église de France

    Le mariage de l’abbé Gréa : simple « départ » ou… faute grave et scandale ?
    L'abbé David Gréa

    Le quotidien Le Progrès a annoncé le départ du célèbre curé lyonnais, David Gréa, de la paroisse Lyon-Centre-Sainte-Blandine et a publié le communiqué du diocèse de Lyon ainsi que la lettre de l'abbé Gréa à ses paroissiens, expliquant les raisons de ce départ. Ayant rencontré une femme, l'abbé Gréa a décidé de se marier. L'abbé Gréa est notamment connu pour les messes de sa paroisse, animées par le groupe Glorious, sur des rythmes très actuels et loin des règles liturgiques rappelées par le cardinal Sarah, sans même parler de la question du silence (cf. vidéo ci-dessous).

    Les circonstances du « départ » du ministère de l’abbé David Gréa, l’emblématique curé de Sainte-Blandine de Lyon, posent bien des questions sur la manière dont on présente une telle nouvelle. En effet, je cours le risque de paraître « suranné » et « rigide » en rappelant que lorsqu’un prêtre « quitte » ou « renonce » au ministère (selon les expressions de la novlangue ecclésiastique « bien-pensante ») pour une femme, comme c’est le cas ici, il commet une faute grave, pour ne pas dire plus, car il piétine notamment l’engagement au célibat qu’il a prononcé devant la communauté ecclésiale le jour de son ordination diaconale. Il est donc très préoccupant de constater que, du moins pour le moment, ce « départ » est présenté comme le « parcours de vie » normal d’un prêtre très apprécié, qui franchit donc une nouvelle étape de son existence après un beau témoignage rendu à la dynamisation des paroisses du centre-ville de Lyon…« le sacerdoce à contrat déterminé», dont l’équivalent est le « mariage temporaire », n’est-il pas l’illustration de la « culture du déchet » dont parle le Pape François à propos de notre Occident décadent ? 

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