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Débats - Page 487

  • Vatican : un colloque sur "l'extinction biologique" s'est tenu du 27 février au 1er mars

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    De Radio Vatican :

    L'Académie pontificale des Sciences a accueilli un colloque sur "l'extinction biologique"

    (RV) «L’extinction biologique : comment sauver l’environnement naturel dont nous dépendons» : c’est le thème d’un colloque, organisé conjointement par l’Académie pontificale des Sciences et celle des Sciences sociales, qui s’est tenu au Vatican, du 27 février au 1er mars.

    Pendant ces trois jours de discussions, plusieurs scientifiques et économistes de renom, issus du monde anglophone pour la plupart, se sont penchés  sur les causes de l’extinction biologique, et les moyens à mettre en œuvre pour en limiter la portée. Les conclusions de ces débats scientifiques ont été présentées ce jeudi 2 mars, en salle de presse du Saint-Siège, par le professeur Werner Arber, président de l’Académie pontificale des Sciences, le professeur Peter Hamilton Raven, membre de la même académie, et le professeur Partha Sarathi Dasgupta, membre de l’Académie pontificale des Sciences Sociales. Egalement présent, Mgr Marcel Sanchez Sorondo, chancelier des deux académies.

    L’extinction est un processus lent, irréversible, et le constat global dressé par les scientifiques est alarmant : un quart des espèces connues seraient actuellement en danger d’extinction, et la moitié de celles-ci auront sans doute disparu d’ici la fin du siècle. Cette biodiversité fragilisée se voit mise en péril par l’activité humaine : utilisation des énergies fossiles, surexploitation des ressources, déforestations massives. Dans le passé, cette activité humaine, décuplée en raison de l’augmentation de la population mondiale (7,4 milliards d’habitants en 2016), influait sur le changement climatique ; désormais, elle le détermine.

    Cette intense activité humaine génère également de grandes disparités et inégalités entre les populations. Les pays riches consomment plus de la moitié des ressources mondiales, laissant les plus pauvres en payer les conséquences. «Le problème n’est pas la population, mais bel et bien l’activité humaine», a tenu à répéter Mgr Sorondo. La solution ne réside donc pas dans un quelconque «contrôle des naissances», insiste-t-il, mais bien dans la promotion d’une justice sociale pérenne, dans une redistribution des richesses, dans une régulation de la consommation, dont il faut repenser les modes. La préservation de la biodiversité passe par une action humaine positive, au service du développement durable. C’est l’avenir même des futures générations, leur qualité de vie, qui sont en jeu.

    Que faire concrètement pour ralentir cette extinction, et protéger ce qui peut encore l’être ? Les scientifiques préconisent par exemple la création de réserves marines, la promotion de nouvelles formes d’agriculture, qui soient profitables aux économies régionales, le développement du concept des villes dites «intelligentes» et autosuffisantes en énergie, etc.

    Comme fil directeur des discussions de ces derniers jours  : l’encyclique papale "Laudato Si’", sur l’écologie et la sauvegarde de la maison commune. Sur cette base, les participants à ce colloque se disent «décidés à travailler ensemble pour construire un monde durable et stable».

  • Quand le Vatican se prive stupidement de moyens de communication

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    Le site diakonos.be publie la traduction d'une note de Sandro Magister (parue sur son blog "Settimo Cielo") :

    RADIO VATICAN: FIN DES ONDES COURTES, UNE MAUVAISE AFFAIRE

    Le 20 février dernier, Sandro Magister révélait le destin incertain de Radio Vatican depuis qu'elle est tombée dans l'escarcelle de Monseigneur Dario Viganò, préfet de la toute nouvelle secrétairerie pour la communication et cette nouvelle a fait beaucoup de bruit.

    La fin des émissions en ondes courtes et la fermeture annoncée de leur station émettrice à Santa Maria di Galeria ont créé un malaise chez les partisans – le P. Federico Lombardi en premier – de ce canal radio qui a fait la gloire de Radio Vatican grâce à sa capacité à pouvoir faire entendre une voix libre et claire jusque dans les recoins les plus reculés et les plus politiquement inhospitaliers du globe.

    Plusieurs voix compétentes se sont élevées pour objecter à Mgr Viganò que la fermeture du centre de Santa Maria di Galeria était un contresens stratégique mais c'était peine perdue.

    En effet, cette fermeture survient alors que quelques–unes des stations de radio les plus puissantes du monde sont non seulement en train de se restructurer et d'augmenter la puissance de leurs transmissions en ondes courtes.

    C'est notamment le cas de l'anglais BBC et du japonais NHK.

    Il y a un an, le gouvernement britannique a subsidié la BBC à hauteur de 85 millions de livres sterling pour qu'elle puisse atteindre des millions d'auditeurs sur ondes courtes, on parle de plus de 56 millions, tout particulièrement en Russie, en Corée du nord, au Moyen-Orient et en Afrique.

    Quant à NHK, il a justement demandé à Radio Vatican de pouvoir utiliser son site de Santa Maria di Galeria pour augmenter la puissance de ses propres transmissions sur ondes courtes vers l'Afrique étant donné que la station d'émission de Madagascar qu'elle utilise jusqu'à présent est déjà saturée.

    Le centre de Santa Maria di Galeria dispose d'un niveau d'excellence reconnu dans le monde entier et offrirait des perspectives commerciales intéressantes si, en plus de poursuivre ses propres transmissions, Radio Vatican louait sa station à d'autres émetteurs.

    *

    Monseigneur Viganò s'est également fendu d'un autre contresens en justifiant sa décision de fermer les ondes courtes par l'encyclique écologique du pape François "Laudato si'".

    Voici ce qu'il a déclaré dans un entretien au mensuel "Prima Comunicazione":

    "Je pense aux émissions de dioxyde de carbone produites par les ondes courtes. Nous ne pouvons pas nous positionner en-dehors du magistère du Saint-Père".

    En réalité cet argument n'a pas le moindre fondement scientifique, ce que non pas un mais bien plusieurs experts n'ont pas manqué de lui expliquer en détail.

    Sur le portail spécialisé Italradio, par exemple, le Préfet de la secrétairerie pour la communication aurait pu lire que les transmissions radio analogiques émettent nettement moins de CO2 dans l'atmosphère que les technologies digitales avec lesquelles il voudrait remplacer les ondes courtes.

    Quelqu'un a même calculé qu'un émetteur à ondes courtes avec son antenne plus une radio réceptrice consommeraient au maximum 6 kW de puissance totale, c'est-à-dire l'équivalent de la consommation de deux ménages. Soit vingt fois moins qu'un système de diffusion en streaming avec toutes les installations technologiques qu'il nécessite.

    Source: Sandro Magister, journaliste et vaticaniste à l'Espresso

  • Philippe Lamberts, un catholique en politique...

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    De François Brabant sur LeVif.be :

    Philippe Lamberts: "Confiner la religion à la sphère privée, je ne l'accepte pas"

    Le vieux couple politique-religion est-il en train de se reconstituer ? Philippe Lamberts, député européen Ecolo, catholique pratiquant, confirme le retour du religieux en politique. Ce qui ne lui apparaît pas anormal. Sauf si la religion est utilisée comme argument identitaire. Et comme premier vecteur du néolibéralisme. Interview.

    Son expression favorite a un parfum de messianisme. "Le XXIExposante/Exposant siècle, c'est un siècle pour les ardents, pas pour les tièdes", aime répéter le député européen Philippe Lamberts, l'une des principales figures d'Ecolo. Moins consensuel qu'un Jean-Michel Javaux, il ne craint pas d'apparaître cinglant ou péremptoire. C'est sa conception à lui de l'ardeur au XXIème siècle.

    Au Parlement européen, il s'est illustré à travers son combat contre les bonus financiers des banquiers. L'opération, menée avec méthode et obstination, sans fantaisie aucune, lui a valu cette remarque du député vert allemand Sven Giegold : "Toi, en fait, t'es un protestant." L'intéressé s'en amuse : "On me reconnaît une rigueur que les catholiques, en général, n'ont pas."

    Ingénieur, Philippe Lamberts a exercé différentes fonctions managériales au sein du géant informatique IBM. Il ne s'est immergé à plein temps dans la politique qu'après son élection au Parlement européen, en 2009. Cinq ans plus tard, les militants Ecolo l'ont remis en selle pour un second mandat, sacrifiant au passage la star Isabelle Durant.

    Là n'est pas sa seule particularité. Catholique pratiquant, cet Anderlechtois puise dans sa foi de quoi alimenter son engagement. L'été, il passe six semaines sur huit dans la communauté chrétienne oecuménique de Taizé, au sud de la Bourgogne, où il se rend aussi plusieurs week-ends par an. C'est son "lieu d'enracinement", dit-il, une source d'énergie et d'inspiration qui l'aide à garder la tête froide, "parce que la politique rend fou". Pour la première fois, il évoque longuement son rapport à la religion, lui qui se considère comme "un chrétien en recherche qui essaye de trouver une cohérence entre ce qu'il vit et le message de l'évangile".

    On peut lire la suite sur le site du Vif où l'on trouvera des propos qui ne manqueront pas de faire débat...

  • « Ce que nous demandons, c’est votre aide pour les accouchements sans risque des bébés africains ! »

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    "SHE DECIDES" : OBIANUJU EKEOCHA DEMANDE À L'OCCIDENT DES ACCOUCHEMENTS SANS RISQUE PLUTÔT QUE DES AVORTEMENTS SANS RISQUE

    synthèse de presse bioéthique de genethique.org

    Après le rétablissement de la Politique de Mexico par les États-Unis, le financement des organisations fournissant des services d'avortement à l'étranger, comme la Fédération internationale pour la planification familiale, Marie Stopes International et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) sera drastiquement diminué. En réponse, quatre gouvernements européens (Belgique, Danemark, Pays-Bas, Suède) organisent une conférence « She Decides » à Bruxelles pour recueillir des fonds pourl’avortements dans les pays en développement, jeudi 2 mars. L'Union européenne sera représentée lors de la conférence, bien qu’elle n’ait aucune compétence en la matière.

    Dans une vidéo « la dictature du donneur riche », Obianuju Ekeocha, présidente de Culture de la vie Africaine, interroge les délégués européens de la conférence « She Decides » : « De nombreux pays occidentaux, dont le Canada et les Pays-Bas, ont décidé de se rassembler pour soulever des fonds. Ces fonds ne sont pas destinés à une aide alimentaire en Afrique. Ces fonds ne sont pas destinés à l’eau en Afrique. Ces fonds ne sont pas destinés aux Africains pour qu’ils en fassent ce qu’ils veulent. Non. Ils se rassemblent pour lever des millions de dollars pour ce qu’ils appellent l’avortement sans risque. Ce qui est en fait le plus décourageant, c'est que ces pays occidentaux n'ont même pas songé à demander aux Africains ce qu'ils veulent ! ». Elle cite par ailleurs des études qui montrent que l’avortement est inacceptable pour une vaste majorité des pays africains, quelques soient les circonstances. Pour elle, il s’agit là d’ « un nouveau colonialisme, d’une culture impérialiste ». Elle ajoute : « Ce que nous demandons, c’est votre aide pour les accouchements sans risque des bébés africains ! ».

    Marie Hildingsson, secrétaire générale de la Fédération européenne des familles catholiques, s’étonne de la présence de l’Union Européenne à la conférence « She decides » qui vient soutenir la campagne alors que « près de 2 millions de citoyens de l'Union Européenne ont signé l'initiative citoyenne européenne One of Us, qui demandait à la Commission européenne d'arrêter tout financement de l'aide au développement qui implique l'avortement ».

    Sources: FAFCE (28/02/2017)
  • D'après l'évêque de Mostar, la Vierge de Medjugorje n’est pas la Vierge de l’Evangile

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    D'Andrea Tornielli sur le "Vatican Insider", article traduit et adapté par Isabelle Cousturié sur le site aleteia.org :

    « La Vierge de Medjugorje n’est pas la Vierge de l’évangile »

    L'Évêque local démonte un à un tous les phénomènes rapportés dès les premiers jours par les "voyants".

    Un article, « Les apparitions des sept premiers jours à Medjugorje », publié il y a quelques jours par l’évêque de Mostar – qui, pour le moment, tient les lieux sous sa juridiction – sonne comme un acte d’accusation. Pour Mgr Ratko Peric, il n’y a pas eu d’apparitions de Notre Dame à Medjugorje. Il n’y croit pas et tente encore une fois de démonter « ces présumées apparitions », en remontant à leur première phase, c’est-à-dire à l’époque de leurs premières manifestations qui, selon la commission instituée par Benoît XVI et conduite par le cardinal Camillo Ruini, présenteraient quelques éléments surnaturels. Le rapport final de la commission, remis au pape François en 2014 après quatre années d’étude, suggère d’ailleurs au Saint-Père de n’envisager que la reconnaissance « des apparitions » des premières semaines.

    L’article est long, riche de détails sur les premiers échanges et « les révélations » des « voyants ». Troublante coïncidence : il tombe à la veille de l’arrivée annoncée par le Saint-Siège d’un envoyé spécial du Pape, Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga en Pologne, chargé d’y voir plus clair sur « la situation et les besoins pastoraux » des pèlerins qui affluent sur les lieux depuis plus de 36 ans. Il a été bien précisé que Mgr Hoser ne s’occupera pas de l’authenticité des présumées apparitions mariales, mais pour « suggérer de nouvelles initiatives pastorales ». Pour cela, l’émissaire du Pape prendra contact avec l’évêque diocésain et les franciscains qui ont en charge la paroisse de Medjugorje. Mais les préoccupations de Rome sont claires : les conflits qui divisent le clergé local depuis le début des présumées apparitions.

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  • Canada : l’extrême onction et les funérailles religieuses sont incompatibles avec l’euthanasie

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    De Radio Vatican :

    Euthanasie : pas de funérailles et d'extrême onction au Canada

    Les évêques canadiens du Nord-Ouest ont publié un texte sur les funérailles et l'extrême-onction - RV

    (RV) L’extrême onction et les funérailles religieuses sont incompatibles avec l’euthanasie. C’est en substance le sens des nouvelles directives des évêques canadiens des provinces de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest concernant l’accompagnement pastoral des personnes demandant le suicide assisté ou l’euthanasie. Ils ont publié en français ce texte qui avait été rendu public en anglais en septembre 2016. C’est ce qu’a annoncé la radio québécoise Radio Ville Marie.

    Ce document de trente-quatre pages se veut un « vade-mecum pour les prêtres et les paroisses ». Les évêques évoquent la légalisation de l’aide médicale à mourir, votée par le Sénat canadien le 17 juin 2016. Elle est maintenant autorisée « sur le plan légal, mais cela ne change en rien la loi morale », écrivent-ils. « Ces pratiques sont de graves affronts à la dignité de la vie humaine ».

    Selon le texte, « le pénitent n’a pas encore été tué ni ne s’est déjà suicidé, mais il a amorcé le processus, ce qui représente déjà une faute grave. Si le pénitent ne révoque pas sa demande, il sera inévitablement tué. Il se trouve alors dans un état objectif de péché qui est gravement désordonné ».

    Tant que le pénitent n’entend pas reconsidérer sa décision et décide, en conscience, d’entreprendre ce chemin, le prêtre n’est donc pas admis à administrer les derniers sacrements.

    Concernant les funérailles, si l’Église les refusait, « elle ne le ferait pas pour punir cette personne, mais pour reconnaitre sa décision qui est contraire à la foi chrétienne, une décision qui est en quelque sorte connue et public et qui fait du tort à la communauté chrétienne et à l’ensemble de la société » expliquent les évêques. (avec agence)

  • Enfant né sans vie : les libéraux s'opposent à toute proposition "qui fragiliserait l'avortement"

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    Lu sur le site de la RTBF :

    "Enfant" né sans vie: la proposition CD&V/N-VA refusée par le MR

    Le CD&V et la N-VA ont déposé de nouveaux amendements à la proposition des chrétiens-démocrates flamands sur le statut de "l'enfant" né sans vie, bloquée depuis le début de la législature faute de consensus au sein de la majorité. Persistant à autoriser que soit dressé un acte de naissance pour le foetus, le texte reste toutefois barré par le Mouvement réformateur.

    Par rapport à la proposition précédente, le texte renonce à abaisser le seuil de viabilité de l'enfant de 180 à 140 jours.

    Mais il conserve l'obligation d'informer les parents de la faculté, en vertu de la législation régionale sur l'inhumation, de demander à l'officier de l'état civil de dresser un acte de naissance pour un fœtus sans vie, après les premiers jours de gestation. Le seuil sera celui décrété par les législations régionales pour la délivrance des permis d'inhumer: dès le premier jour en Flandre, à partir du 106e jour en Wallonie et à Bruxelles. La décision des parents est mentionnée dans le dossier médical de la mère. L'acte de naissance pourra mentionner notamment le nom de "l'enfant" né sans vie. Cet acte de naissance sui generis ne confèrera toutefois aucun droit dans le chef des parents, selon les amendements qui réécrivent la proposition initiale.

    Au-delà de 180 jours de gestation

    Alors que la loi actuelle prévoit une déclaration de l'enfant né sans vie au-delà de 180 jours de gestation dans le registre des actes de décès, les amendements confirment la volonté des auteures, Sonja Becq (CD&V) et Goedele Uyttersprot (N-VA) d'obliger l'officier de l'état civil à dresser un acte de naissance mentionnant le statut de l'enfant (nom...) Là aussi, il est prévu que cet acte sui generis ne confère aucun droit dans le chef des parents.

    Les deux propositions d'actes de naissance, avant et après 180 jours, valent pour les couples mariés et non mariés, une loi récente née d'une proposition MR amendée par le CD&V prévoyant la reconnaissance de paternité dès les premiers jours de grossesse. Lors du vote de cette loi, Sonja Becq avait relancé un appel à reconnaître les enfants nés sans vie, une évolution prévue par l'accord de gouvernement.

    Veto du MR

    Le texte CD&V/N-VA reste cependant mal reçu par le MR. "Toute évolution visant à produire un acte de naissance pour le foetus est exclue", a réagi le député Denis Ducarme au nom du groupe qu'il préside à la Chambre. Ce dernier a également averti que les libéraux combattraient "toute législation nouvelle qui fragiliserait l'avortement".

    Pour le MR, "le problème, c'est l'acte de naissance", a insisté Denis Ducarme, alors que, a-t-il rappelé, la proposition libérale sur la reconnaissance de paternité ne sort ses effets que si l'enfant est vivant et viable.

    Selon lui, le MR ne va pas à l'encontre de l'accord de gouvernement qui s'est limité à prévoir "une évolution" dans la reconnaissance de l'enfant mort-né.

    Certains au MR sont partisans d'un élargissement des droits à l'avortement, mais contrairement à une série de partis, les réformateurs n'ont pas à ce jour déposé de texte en la matière. Denis Ducarme n'entend pas commenter cet état de fait mais il s'étonne des initiatives en solo du CD&V et de la N-VA. "A ce stade et sur ce sujet (les enfants morts-nés, Ndlr), je ne comprends pas pourquoi ils avancent seuls, pourquoi ils ne tentent pas de dégager un compromis. Il leur appartient de déposer des amendements mais notre position est claire et ils la connaissent", a-t-il averti.

    Le monde laïque dénonce les évolutions prônées en faveur de la reconnaissance des enfants morts-nés par l'état civil, estimant qu'un statut du fœtus fera pression sur les femmes désireuses d'avorter en Belgique.

  • La Belgique : un pays sans père ni repère

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    Un ami nous communique cette chronique de Bruno Colmant parue dans l'Echo du 26 octobre dernier mais qui n'a pas pris une ride :

    La Belgique a besoin d'un (re) père

    • in L'Echo, 26 octobre 2016

    La Belgique n'a que faire des vendeurs de grands soirs et autres locutions stériles d'isolationnisme économique. Le pays est exténué par une gestion politique qui soustrait les énergies plutôt qu'elle ne les multiplie.

    Dans son passionnant Verbatim consacré à de Gaulle, Alain Peyrefitte rapporte une scène d’un conseil des ministres de la Ve République. À une question du président concernant l’avancée de négociations commerciales européennes, le ministre des Affaires Étrangères, Maurice Couve de Murville, lui répondit du ton austère et lapidaire de son affiliation protestante, mais aussi avec une résignation partagée: "Les Belges sont insupportables."

    Souvent, je m’interroge même sur le fait de savoir si, dans un besoin d’instantanéité, nous n’avons pas perdu le sens de l’histoire. En effet, depuis plusieurs années en Europe, et quelques mois en Belgique, le monde occidental est frappé par l’impensable: des crises économiques et monétaires d’amplitude inédite, des États vacillants dans un projet européen indécis, des vagues migratoires sans précédent accompagnées de crépitements terroristes conduisant à des attentats, etc.

    La fin d’un monde révolu

    Ces événements ne sont pas des occurrences isolées. Ils s’inscrivent dans une cinétique de bouleversements du monde dont nous n’avons pas pris toute la mesure car les équilibres géopolitiques se modifient. Ces confusions s’inscrivent elles-mêmes dans de grandes turbulences économiques: la crise de 2008 a laissé de profondes cicatrices, tandis que le vieillissement de la population, combiné aux révolutions de la numérisation, va modifier toute la sphère des comportements économiques. Nous ressentons tous le sentiment diffus de la fin d’un monde révolu.

    La Belgique n’a que faire des vendeurs de grands soirs et autres locutions stériles d’isolationnisme économique. Le pays est exténué par une gestion politique qui soustrait les énergies plutôt qu’elle ne les multiplie.

    Or que se passe-t-il? Au lieu de prendre le recul de la réflexion et le grand angle du temps, notre pays trouve, de manière introvertie, son occupation dans l’immédiateté. Tout se passe comme si le mouvement se substituait à la pensée stratégique et comme si l’addition des influences politiques quotidiennes emplissait le vide de l’expression étatique.

    La nécessité soudaine escamote la création et les critères de la pensée. Par exemple, depuis les attentats, au lieu de consacrer une union nationale et une concentration d’efforts vers l’apaisement, tout n’est qu’expressions de véhémences, déchirures, grèves multiples et autres actes manqués.

    Tout le monde veut exister

    Que ce soit dans le domaine politique ou syndical, tout le monde veut exister mais sans contribuer à une œuvre commune. C’est frappant dans le domaine institutionnel: alors que la planète se mondialise, nous nous fragmentons en espérant que la crédibilité des entités divisées surmontera l’incrédulité du reste du monde.

    La Belgique devient d’ailleurs anxiogène car elle est, en permanence, suspendue à l’imminence de réformes constitutionnelles qui rendent ses armatures instables et imprécises. Aucune population ne peut articuler et déployer un projet de prospérité collective lorsque les fondations régaliennes sont instables.

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  • Amoris laetitia : une prise de position sans équivoque de l'Observatoire International Cardinal Van Thuân

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    De l'Observatoire International Cardinal Van Thuân, cette prise de position sans équivoque de son directeur :

    "L'admission des divorcés remariés à l'Eucharistie, même au cas par cas, et donc sans affecter formellement l'enseignement de l'Eglise, mais en l'affaiblissant toutefois par une approche pastorale qui ne s'y conforme pas, entraînerait de nombreuses difficultés dans l'engagement des catholiques pour défendre et promouvoir la famille et incarner dans la société les principes de la Doctrine sociale de l'Eglise."

    Stefano Fontana Directeur de l'Observatoire Cardinal Van Thuan.

    (tout le contenu, en italien et en anglais, est ici : http://vanthuan.invionews.net/user/jbur3cr/show/wg4y5mb?_t=27875379)

  • Le droit de connaître ses origines : un dossier de l'Institut Européen de Bioéthique

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    Le droit de connaître ses origines : Dossier

    Si le questionnement sur les origines n’est pas neuf, jamais il n’a été posé avec autant de force. Sous l’impulsion d’études menées en sciences sociales et psychologiques, la question de la recherche des origines suscite désormais de nombreux débats  également dans le monde juridique et on assiste à une véritable revendication d’un droit d’accéder à ses origines. 

    Pourquoi ce débat a-t-il quitté la sphère de l’intime et du privé pour se poser dans l’espace public ?

    Ce sont les adoptés, devenus adolescents ou adultes, qui sont, d’une certaine manière, à « l’origine des questions sur les origines ». Ces questions sont en effet apparues dans l’espace public au travers de   paroles d’adoptés qui ont ressenti le besoin de raconter leurs vécus intimes, leurs constructions, leurs difficultés, au regard de leur situation d’enfants adoptés. 

    Parallèlement, grâce aux progrès scientifiques réalisés au cours des ....(Suite fichier PDF)

  • A Rome, ce jeudi 2 mars : une journée consacrée à Pie XII et à son action durant le Seconde Guerre mondiale

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    Du site de Radio Vatican :

    Pie XII et les juifs au centre d'une journée de débats à Rome 

    (RV) Le Pape Pie XII et son action durant la Seconde Guerre mondiale seront au centre d’une conférence organisée par le Comité Pape Pacelli le jeudi 2 mars 2017, jour de l’anniversaire et de l’élection au trône de Pierre d'Eugenio Pacelli. Elle aura lieu dans la salle des Papes du couvent de Sainte-Marie-sur-Minerve, dans le centre de Rome. Selon un communiqué du comité, ce rendez-vous promet plusieurs nouveautés importantes : le témoignage d’Anita Garibaldi, arrière-petite-fille de Giuseppe Garibaldi, sur le rapport de sa famille, et en particulier de son père, Ezio, avec Pie XII ; les résultats du travail de recherche historique du diacre Domenico Oversteyns sur le nombre des juifs sauvés à Rome pendant la Seconde Guerre mondiale grâce à Pie XII.

    Une exposition de journaux et de documents de l’époque sera également présentée au public. Une prière pour la béatification du vénérable Pie XII aura lieu dans la basilique à l’issue de cette journée d’échanges et de débats à laquelle participeront plusieurs chercheurs dont Livio Spinelli, historiographe et Giulio Alfano, de l’Université pontificale du Latran. (XS)

    Lire : « Un juif romain au temps de la Shoah. Faux-papiers et messages chiffrés » par Dominiek Oversteyns

  • CitizenGO mobilise contre la conférence internationale des donateurs pro-avortement ce jeudi 2 mars à Bruxelles

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    De CitizenGO :

    Manifestons ensemble contre la conférence internationale des donateurs pro-avortements.

    Comme vous le savez peut-être déjà, le jeudi 2 mars prochain aura lieu à Bruxelles la conférence de donateurs qui a pour fin de faciliter dans les pays en développement l’accès à un « avortement sûr », pour reprendre leur expression.  

    Vingt-sept pays seront représentés à cette conférence. Leur but est de définir le montant des budgets et de déterminer les organisations civiles avec lesquelles ils collaboreront etc.

    Pour rappel, voici notre pétition :

    http://www.citizengo.org/fr/lf/40811-appeal-canadian-and-eu-foreign-ministers-reject-dutch-plan-international-abortion-fund

    La conférence débutera à 9h du matin au Palais d’Egmont à Bruxelles.

    Nous aussi soyons présents !

    Vous souhaitez vous joindre à nous ?

    Rendez-vous à 8h30 du matin devant le Palais d’Egmont.

    Les messages que nous souhaitons faire passer est le suivant :

    • La mort d’un innocent est la seule chose certaine dans un avortement.
    • Nous ne pouvons pas seulement "offrir" un avortement à une femme enceinte ou traversant une situation difficile,
    • La coopération pour le développement ne peut pas servir de prétexte au colonialisme idéologique,
    • Les pays en développement ne veulent pas d’argent tâché du sang des victimes de l’avortement qui porterait atteinte à leur souveraineté.

    Alors rejoignez-nous jeudi à Bruxelles !

    Informations pratiques :

    • Quand : le jeudi 2 mars à 8h30.
    • Où : au Palais d’Egmont.

    La conférence a été nommée « She Decides ». Quel choix lui offre-t-on ? Etre la mère d’un enfant mort ou être celle d’un enfant vivant ?

    Si vous ne pouvez pas venir manifester avec nous, faites entendre votre voix en signant la pétition : 

    http://www.citizengo.org/fr/lf/40811-appeal-canadian-and-eu-foreign-ministers-reject-dutch-plan-international-abortion-fund

    Parlez en autour de vous en la partageant par courrier électronique ou/et sur Facebook.

    Je peux vous assurer qu’ils vont nous entendre !

    Nous n’allons pas rester les bras croisés pendant que les gouvernements de 27 pays se réunissent pour propager l’avortement dans le monde et en le finançant.

    Nous ne pouvons pas les laisser faire !

    Nous vous attendons jeudi 2 mars à 8h30 au Palais d’Egmont à Bruxelles.