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Europe - Page 168

  • Il n'y a qu'un pas de la lutte contre la discrimination au rejet du christianisme

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    Ces derniers temps, les choses se précipitent. La revendication des droits individuels se fait de plus en plus forte : droit à mettre fin à ses jours, droit à se marier entre gens du même sexe, droit à l'adoption pour les couples homosexuels, droit à recourir aux méres porteuses et à des techniques de procréation assistée sacrifiant des embryons, droit à l'avortement, etc. S'y opposer ou manifester quelque réticence vous vaut automatiquement d'être dénoncé comme adversaire des droits de l'homme et comme fauteur de discriminations à l'égard des femmes et des personnes homosexuelles. Opposer aux revendications actuelles des valeurs enracinées dans la loi naturelle est devenu irrecevable. Le catholicisme est particulièrement montré du doigt pour ses prises de position jugées intransigeantes et intolérantes. On peut, à juste titre, être inquiet pour l'avenir. Sera-t-on encore autorisé, demain, à enseigner la morale catholique dans les églises ou dans les écoles et à professer que la norme est l'amour dans la différence sexuelle, que le mariage lie de façon indissoluble un homme et une femme et qu'un enfant a droit à bénéficier d'un père et d'une mère? Ce discours considéré comme implicitement (?) "homophobe" ne tombera-t-il pas automatiquement sous le coup d'interdictions légales? Au vu des arrêts qui viennent d'être rendus à Strasbourg et qui ne reconnaissent pas le droit à l'objection de conscience des chrétiens, on peut penser qu'il sera de moins en moins possible de s'opposer aux dérives actuelles en restant fidèles à une vision chrétienne de l'homme et de la société. C'est ainsi que, comme nous y faisions allusion hier, certains se demandent s'il faut encore accepter que l'Eglise détienne des hôpitaux dans lesquels on pourrait encore s'opposer à des pratiques reconnues par la loi (IVG, PMA, euthanasie....).

    Ainsi on pourra découvrir sur Benoît-et-moi comment des incidents se sont produits à Trieste instigués par des lobbies homosexuels et tournés contre l'Eglise. C'est une démonstration, parmi tant d'autres, de la confrontation entre les partisans des droits nouveaux et ceux qui défendent la dignité de l'homme et de la famille et, en particulier, le respect de la vie humaine. Le futur Benoît XVI avait bien vu venir cette confrontation comme on pourra s'en rendre compte en relisant des textes remontant à 2000 et 2004. Quelles formes prendra cet affrontement et jusqu'où les chrétiens seront-ils amenés à aller pour témoigner de leur attachement à leur foi, c'est bien difficile à dire mais on peut déjà pressentir que cela ne sera pas sans épreuves ni souffrances.

    En attendant, il faut profiter de tous les moyens dont nous disposons pour mobiliser un maximum de personnes autour de la défense de la vie humaine, du couple et de la famille. Le succès de la "Manif pour tous" montre que c'est possible. Il faut aussi développer la connaissance des enjeux et de l'argumentaire pour ne pas se laisser influencer par le matraquage auquel nous sommes soumis quotidiennement. C'est notamment le rôle d'un blog comme celui-ci. Il est particulièrement opportun d'approfondir la thématique des droits de l'homme et de savoir discerner comment on est passé de la proclamation de droits universels à des droits particuliers, individuels, compromettant ainsi une vision humaniste et universaliste de ces droits. C'est notamment l'objet d'une série de rencontres organisées à Liège par des amis et précisément intitulée "Les droits de l'homme en péril".

  • Mariage gay : la fabrication d'enfants adoptables

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    Débat sur le mariage gay en France : la fabrique d'enfants adoptables

    Par Pierre-Olivier Arduin, commission bioéthique de l'Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon

    Après avoir focalisé une grande partie des discussions ces dernières semaines, l’ouverture de l’assistance médicale à la procréation aux lesbiennes ne figurera finalement pas dans le projet de loi sur le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels qui sera examiné à l’Assemblée le 29 janvier prochain. Du moins en apparence….Le 9 janvier, le groupe socialiste de l’Assemblée a retiré son « amendement PMA » visant à étendre l’accès à l’assistance médicale à la procréation aux couples de lesbiennes. Certains commentateurs y ont vu un recul de la majorité quelques jours avant la manifestation du 13 janvier, à la fois pour éviter de provoquer, donc mobiliser un peu plus les opposants au texte de loi – ce qui est raté – et aussi tenter d’apaiser le débat parlementaire qui s’annonce houleux.

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  • De Karl Marx à Joseph Ratzinger

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    De Marx à Ratzinger, par Paolo Sorbi
    L'analyse d'un sociologue catholique italien

    Salvatore Cernuzio

    ROME, 17 janvier 2013 (Zenit.org) - Le mouvement "Lutte continue", Berlinguer, les mouvements étudiants, le parti communiste et l’idéologie marxiste. Mais aussi Radio Maria, la Conférences des évêques d’Italie (CEI), le mouvement pour la vie, la défense des valeurs chrétiennes et de la famille naturelle et des affinités intellectuelles avec le magistère de Benoît XVI.

    Ainsi, la vie du sociologue italien Paolo Sorbi se définti comme « une révolution » continue, passée à courir derrière de grands idéaux fondant l’humanité, « conquis » à travers les protestations de 68 ou les doctrines sociales de l’Eglise catholique. Et aujourd’hui encore, après avoir quitté l'negagement militant, et s’être « assagi », il continue à se faire entendre, « s’exprimant librement sur la situation politique et sociale de l’Italie et du monde aujourd’hui.

    Paolo Sorbi fait partie du mouvement italien appelé avec humour par un quotidien « marxistes ratzingeriens », dont les membres sont tous des «  convertis »  à la « vision anthropologique » du pape Benoît XVI, en faveur de la défense de la vie « depuis la conception jusqu’à la mort naturelle » et du mariage comme union entre un  homme et une femme.

    Il donne ici son diagnostic sur les prochaines élections politiques en Italie mais aussi sur la « Manif pour Tous » organisée dimanche dernier, 13 janvier, à Paris et dans de nombreuses villes du monde.

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  • Persécutions anticatholiques : sommes-nous paranoiaques ?

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    A lire les communications qui se multiplient dans la blogosphère catholique et qui évoquent l'antichristianisme et, plus précisément, l'anticatholicisme qui sévit dans la société occidentale, on pourrait conclure à un véritable complexe de persécution.

    Pourtant, il n'y a pas un jour où de nouveaux éléments ne surgissent pour alimenter une lutte sourde visant l'Eglise catholique et ses institutions. Ainsi, hier soir, sur le journal de la nuit de France 3. Il s'agissait cette fois de faire écho à un fait qui se serait déroulé en Allemagne (à Cologne) et qui fut évoqué de façon bien peu précise : une femme aurait eu, sous les effets de la drogue, des rapports sexuels non protégés et se serait adressée à des hôpitaux catholiques pour tenter d'y obtenir une pilule du lendemain. Elle y aurait été très mal accueillie et sa demande se serait heurtée à des refus catégoriques. Le commentaire est tombé comme une sentence : quelle est la légitimité de l'Eglise à détenir des institutions hospitalières ?

    C'est très gros et cousu de fil blanc mais ça marche. On part d'un incident ou d'un fait qui, s'il ne s'était pas produit mériterait d'être inventé, pour susciter une indignation toute compassionnelle. Une fois l'effet obtenu, on retourne la force émotionnelle contre l'institution coupable et qui se trouve être - ce n'est évidemment pas un hasard - l'Eglise catholique créditée de tous les dénis d'humanité possibles et imaginables. Il est clair que dans le contexte actuel où il faut à tout prix libérer l'individu de toute forme de norme morale, l'Eglise est quasiment le dernier rempart qu'il faut abattre, surtout lorsqu'elle participe à une mobilisation comme celle à laquelle on a assisté dimanche dernier à Paris. Et dans ce combat, tout fait farine au mauvais moulin de la propagande médiatique visant à la disqualifier et à la discréditer définitivement. 

  • La liberté et l'autonomie institutionnelle de l'Eglise catholique

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    La liberté et l’autonomie institutionnelle de l’Eglise (OSSERVATORE ROMANO)

    Nous publions ci-dessous le texte de la note sur la liberté et l’autonomie institutionnelle de l’Eglise catholique présentée par la représentation permanente du Saint-Siège au Conseil de l’Europe à l’occasion de l’examen des affaires Sindicatul  «Pastorul cel Bun» contre la Roumanie (n. 2330/09) et Fernández-Martínez contre l’Espagne (n. 56030/07) par la Cour européenne des droits de l’homme. 

    La doctrine de l’Eglise catholique relative aux aspects de la liberté religieuse affectés par les deux affaires susmentionnées peut être présentée, en synthèse, comme fondée sur les quatre principes suivants: 1) la distinction entre l’Eglise et la communauté politique, 2) la liberté à l’égard de l’Etat, 3) la liberté au sein de l’Eglise, 4) le respect de l’ordre public juste.


    1. La distinction entre l’Eglise et la communauté politique

    L’Eglise reconnaît la distinction entre l’Eglise et la communauté politique qui ont, l’une et l’autre, des finalités distinctes; l’Eglise ne se confond d’aucune manière avec la communauté politique et n’est liée à aucun système politique. La communauté politique doit veiller au bien commun et faire en sorte que, sur cette terre, les citoyens puissent mener une «vie calme et paisible». L’Eglise reconnaît que c’est dans la communauté politique que l’on trouve la réalisation la plus complète du bien commun (cf. Catéchisme de l’Eglise Catholique, n. 1910), entendu comme «l’ensemble des conditions sociales qui permettent tant aux groupes qu’à chacun de leurs membres d’atteindre leur perfection d’une façon plus totale et plus aisée» (ibid., n. 1906). Il revient à l’Etat de le défendre et d’assurer la cohésion, l’unité et l’organisation de la société de sorte que le bien commun soit réalisé avec la contribution de tous les citoyens, et rende accessibles à chacun les biens nécessaires — matériels, culturels, moraux et spirituels — à une existence vraiment humaine. Quant à l’Eglise, elle a été fondée pour conduire ses fidèles, par sa doctrine, ses sacrements, sa prière et ses lois, à leur fin éternelle.

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  • La Cour Européenne des Droits de l'Homme et le relativisme moral

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    Le secrétaire de la Secrétairerie d’Etat pour les relations avec les Etats S.Exc. Mgr Mamberti à propos des jugements de la Cour de Strasbourg (OSSERVATORE ROMANO)

    Si le relativisme moral s’impose comme norme

    «Le risque est réel que le relativisme  moral, qui s’impose comme nouvelle norme sociale, vienne saper les fondements de la liberté individuelle de conscience et de religion»: c’est ce qu’affirme S.Exc. Mgr Dominique Mamberti, secrétaire de la Secrétairerie d’Etat pour les relations avec les Etats, à propos des récents jugements de la Cour européenne des droits sur certains cas relatifs au respect de la liberté religieuse au Royaume-Uni.

     

    La Cour de Strasbourg a en effet approuvé le droit de porter des symboles religieux sur le lieu de travail, à l’exception des cas où les exigences de sécurité et d’hygiène le déconseillent, comme par exemple dans les hôpitaux, mais elle a nié dans le même temps le droit à l’objection de conscience à une employée communale qui s’était refusée, pour des motifs religieux, de célébrer des unions civiles entre homosexuels et à un thérapeute qui s’était refusé de fournir un conseil conjugal toujours à des couples de même sexe. «Ces affaires montrent que les questions relatives à la liberté de conscience et de religion sont complexes, en particulier dans une société européenne marquée par la croissance de la diversité religieuse et par le durcissement corrélatif du laïcisme. Le risque est réel que le relativisme  moral, qui s’impose comme nouvelle norme sociale, vienne saper les fondements de la liberté individuelle de conscience et de religion. L’Eglise souhaite défendre les libertés individuelles de conscience et de religion en toutes circonstances, y compris face à la “dictature du relativisme”. Pour cela, il faut expliquer la rationalité de la conscience humaine en général, et de l’agir moral des chrétiens en particulier. Sur des sujets moralement controversés, comme l’avortement ou l’homosexualité, la liberté des consciences doit être respectée. Plutôt que d’être une entrave à l’établissement d’une société tolérante dans son pluralisme, le respect de la liberté de conscience et de religion en est une condition. S’adressant au Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège la semaine dernière, le Pape Benoît xvi a souligné que pour sauvegarder effectivement l’exercice de la liberté religieuse, il est ensuite essentiel de respecter le droit à l’objection de conscience. Cette “frontière” de la liberté touche à des principes de grande importance, de caractère éthique et religieux, enracinés dans la dignité même de la personne humaine. Ils sont comme “les murs porteurs” de toute société qui se veut vraiment libre et démocratique. Par conséquent, interdire l’objection de conscience individuelle et institutionnelle, au nom de la liberté et du pluralisme, ouvrirait paradoxalement au contraire les portes à l’intolérance et au nivellement forcé. L’érosion de la liberté de conscience témoigne aussi d’une forme de pessimisme envers la capacité de la conscience humaine à reconnaître le bien et le vrai, au profit de la seule loi positive qui tend à monopoliser la détermination de la moralité. C’est aussi le rôle de l’Eglise de rappeler que tout homme, quelles que soient ses croyances, est doué par sa conscience de la faculté naturelle de distinguer le bien du mal et qu’il doit agir en conséquence. C’est là la source de sa vraie liberté».

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  • Droits de l'homme : avoir une éthique chrétienne ne peut être un cas d'objection de conscience

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    Dans La Vie, Natalia Trouiller se penche sur la question de "la laïcité : une balise à hautes tensions" et Jean Mercier revient sur l'arrêt de la CEDH qui s'est prononcée contre trois des quatre chrétiens britanniques sanctionnés par leurs employeurs pour avoir manifesté leur croyances dans le cadre du travail. Parmi eux, deux objecteurs de conscience au couple homosexuel.

    Est-on discriminé en tant que chrétien, ou limité dans l’exercice de sa liberté, si son employeur ne reconnaît pas le droit d’afficher sa foi ou de s’abstenir de certains actes allant contre sa conscience ? Non, a décidé la Cour Européenne des Droits de l’homme à Strasbourg, le 15 janvier. Le 4 septembre dernier, quatre britanniques l’avaient saisie, après avoir épuisé les solutions de recours des tribunaux de leur pays, accusant la Grande-Bretagne de ne pas respecter leur liberté de religion et leur droit à ne pas souffrir de discrimination.

    La Cour a tranché dans le conflit qui oppose la liberté de conscience des chrétiens et les droits reconnus aux personnes homosexuelles outre-Manche. Elle a donc désavoué Gary Mac Farlane et Lilian Ladele. Le premier avait été licencié de son job de thérapeute conjugal après avoir avoué à son employeur que sa conscience, inspirée par les repères éthiques chrétiens, l’empêchait d’exercer une partie de son métier avec des couples homosexuels. La seconde avait été sanctionnée par la municipalité d’Islington (nord de Londres) pour s’être refusée à célébrer, en tant qu’officier d’état civil, des pacs de gays ou de lesbiennes. La Cour a estimé qu’il n’y avait pas eu d’infraction à la liberté de religion. Et pas plus de discrimination anti-religieuse à leur égard.

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  • France : un communiqué des évêques après la Manifestation du 13 janvier

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    Communiqué des évêques de France (Zenit.org)

    "Une majorité politique ne peut, sans dommage pour le bon fonctionnement démocratique, ignorer les réactions que suscite chez tant de nos compatriotes le projet d’une telle « réforme de civilisation »", dit le communiqué du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France publié ce 16 janvier 2013 dont voici le texte intégral:

    "Depuis de longs mois, nous avons alerté le gouvernement et l’opinion publique sur le risque de clivage profond que représentait, au sein de la société française, le projet de loi permettant le mariage et l’adoption pour les personnes de même sexe. Ce clivage est d’autant plus malvenu que notre pays connaît une période de fortes difficultés économiques et sociales qui devrait, au contraire, amener les responsables politiques à rassembler le pays.

    "L’ampleur exceptionnelle de la manifestation du dimanche 13 janvier montre, s’il en était besoin, que cette alerte était fondée. Dans les trois cortèges convergeant vers le Champ de Mars, des gens de toutes les régions de France, jeunes ou plus âgés, en famille, avec leurs enfants ou seuls, de toutes opinions, de toutes religions ou sans religion, ont défilé avec conviction, dans la bonne humeur et sans agressivité à l’égard de quiconque. Dans cette grande diversité, la caractéristique commune était la reconnaissance de la famille, l’intérêt supérieur des enfants et le respect de la filiation.

    "Une majorité politique ne peut, sans dommage pour le bon fonctionnement démocratique, ignorer les réactions que suscite chez tant de nos compatriotes le projet d’une telle « réforme de civilisation ». La mission du politique est d’offrir le cadre d’une authentique réflexion sociale sur ces questions majeures que sont la transmission de la vie et la nature des liens humains. C’est pourquoi nous souhaitons, qu’à l’occasion du débat parlementaire, les élus et les politiques proposent des solutions et des formulations qui soient respectueuses du caractère hétérosexuel du mariage, de la filiation et des personnes homosexuelles.

    "Pour notre part, comme évêques, nous invitons les communautés catholiques, à poursuivre la réflexion sur ces enjeux fondamentaux".

    Les membres du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France :

    Cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, président de la CEF
    Mgr Hippolyte SIMON, archevêque de Clermont, vice-président de la CEF
    Mgr Laurent ULRICH, archevêque de Lille, vice-président de la CEF

    Mgr Jacques BLAQUART, évêque d’Orléans
    Mgr Jean-Claude BOULANGER, évêque de Bayeux et Lisieux Mgr Jean-Pierre GRALLET, archevêque de Strasbourg
    Mgr Hubert HERBRETEAU, évêque d’Agen
    Mgr Jean-Paul JAEGER, évêque d’Arras
    Mgr Jean-Paul JAMES, évêque de Nantes.

  • Le droit d'afficher sa foi reconnu par la Cour européenne des droits de l'homme ?

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    Nous lisons sur le Figaro :

    La Grande-Bretagne a été condamnée mardi par la Cour européenne des droits de l'homme pour avoir interdit à une hôtesse de British Airways d'arborer ce symbole religieux durant son service.

    Ce n'est qu'une petite croix en argent, mais pour la compagnie aérienne britannique British Airways, c'était un symbole religieux beaucoup plus ostensible qu'un turban sikh ou qu'un foulard islamique. Nadia Eweida, une hôtesse chrétienne copte qui avait préféré, en 2006, quitter la compagnie plutôt que de renoncer à son pendentif, tient aujourd'hui sa revanche: la Grande-Bretagne a été condamnée mardi par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) de Strasbourg.

    La sexagénaire a obtenu 32.000 euros pour ses frais de justice et en réparation de son préjudice moral. «Merci Jésus!, s'est-elle écriée à l'énoncé du verdict. Cela signifie que les chrétiens sont à égalité avec leurs collègues d'autres religions, et ne doivent pas avoir honte de leur foi.» Quant au premier ministre britannique David Cameron, il a tweeté qu'il était «très heureux que le principe de pouvoir porter des symboles religieux au travail ait été confirmé». 

    De son côté, le Centre européen pour le droit et la justice dénonce toutefois "Une régression de la liberté de conscience et de religion en Europe." (Grégor Puppinck, Docteur en droit, Directeur de l'ECLJ)

    La Cour européenne des droits de l’homme estime qu’il est légitime et proportionné de licencier un employé au motif de son objection de conscience à l’homosexualité. 

    L'ECLJ est extrêmement préoccupé par la décision rendue aujourd'hui par la quatrième section de la Cour européenne des droits de l'homme et souhaite que ces affaires soient renvoyées devant la Grande Chambre.

    La CEDH a jugé aujourd'hui que le Royaume-Uni n'a pas violé la Convention européenne des droits de l'homme dans trois des quatre affaires de Nadia Eweida, Shirley Chaplin, Lillian Ladele et Gary McFarlane contre le Royaume-Uni, en ce qui concerne le droit de chrétiens à ne pas être discriminés dans leur travail en raison de leur conscience et religion (affaires nos. 48420/10, 59842/10, 51671/10 et 36516/10).

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  • Des violences antichrétiennes au Kosovo

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    Le Patriarcat de Moscou s'en émeut (source)

    "Sur l’arrestation et les violences commises contre les croyants orthodoxes du Kosovo  

    Déclaration du Service de communication du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou :

    Suivant une information du service de presse du diocèse de Ras-Prizren, le 7 janvier 2013 durant les célébrations solennelles de la Nativité du Christ, le service de police de l’auto-proclamée « République du Kosovo » s’est livré à un raid au monastère de Gračanica. L’évêque de Ras-Prizren Théodose, ordinaire du diocèse de Ras-Prizren, n’avait pas été prévenu à l’avance des mesures policères en préparation.

    Le trouble, la peur et le désarroi des fidèles provoqués par l’intervention inattendue des policiers se sont accrus après l’arrestation le même jour de chrétiens rassemblés pour les offices de Noël au monastère de Gračanica. Plusieurs Serbes ont été arrêtés sans qu’aucune accusation concrète n’ait été produite. Ils ont été emmenés à Pristina pour y être interrogés. Suivant le témoignage de l’un d’entre eux, ils ont été roués de coups par les employés de la police. Les dommages subis par la victime sont tels qu’il se trouve actuellement à l’hôpital local. Quelqu’ait été l’objectif du raid policier, l’opportunité d’une action semblable pendant la célébration d’une grande fête chrétienne dans les murs d’un antique monastère qui demeure l’un des plus grands centres spirituels et culturels du Kosovo et de la Métochie semble douteuse.

    On ne saurait apprendre sans indignation l’arrestation de chrétiens orthodoxes le jour de la Nativité du Christ, ainsi que les traitements cruels et inhumains dont ils sont fait l’objet, d’autant plus que le service de police n’a juqu’à présent pas cru bon de formuler publiquement quelle faute ses collaborateurs incriminaient aux personnes retenues.

    Face à ces évènements, l’inaction du service policier de la « République du Kosovo » à Đakovica le 6 janvier 2013, lorsque des membres agressifs du mouvement albanais « Auto-détermination » ont bloqué sans être inquiétés l’accès du monastère de la Dormition-de-la-Mère-de-Dieu aux orthodoxes, empêchant les croyants de se rendre à l’office, suscite une profonde indignation.

    Exprimant notre solidarité avec nos frères orthodoxes qui ont subi de fortes pressions aux jours de la grande fête de la Nativité du Christ, nous estimons que des excuses en bonne et due forme devraient être présentées à l’évêque Thédosose de Ras-Prizren et à la supérieure du monastère de Gračanica pour les actes incorrects commis par les membres du service de police, tandis que des explications complètes devraient être fournies aux médias.

    Les évènements énumérés ci-dessous démontrent une fois de plus avec éloquence le profond mépris des autorités de la république non reconnue envers les traditions religieuses de la minorité serbe, ainsi que l’absence de volonté de respecter et de défendre les droits des orthodoxes vivant au Kosovo et en Métochie."

    Voir également : http://www.christianophobie.fr/breves/58-tombes-chretiennes-profanees-au-kosovo

  • Pologne : les adversaires du crucifix tenus en échec

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    Nous lisons sur Info.catho.be :

    La Cour de district de Varsovie a rejeté le 14 janvier la demande, menée par le mouvement anticlérical « Palikot », de faire enlever le  suspendu dans la salle du Parlement national. C’est ce que rapporte l’agence d’information catholique polonaise « Kai ».

    Les députés anti-crucifix, notamment ceux de « Palikot », ont argué que les croix placées dans des lieux publics violent la Constitution et la liberté de conscience et de religion, garantie au plan légal. Selon eux, la croix influence les décisions prises au Parlement.

    La Cour a estimé que le symbole religieux n’était « pas une atteinte à la propriété personnelle« , et ne pouvait pas être une « source de préjudice« . Les parlementaires anticléricaux ont la possibilité de faire appel à un niveau juridique plus élevé.

    Le mouvement « Palikot » est la troisième fraction à la chambre basse du Parlement polonais. Le parti a obtenu 10% des voix en 2011.

  • Manif pour Tous : le témoignage d'un participant belge

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    Dimanche 13 janvier 2013, 8h30 du matin, à côté de la basilique de Koekelberg. Le car affrété par "Jeunes pour la vie" démarre, destination Paris. Une cinquantaine de personnes à bord, le car est bondé, c'est de bon augure pour la "Manif pour tous" aujourd'hui. Les participants ont une seule idée en tête: exprimer que la famille est fondée sur la loi naturelle par l'union d'un homme et d'une femme. Et s'il y a un droit de l'enfant, il n'y a pas de droit à l'enfant.

    Les organisateurs ont eu la bonne idée de brancher la radio sur RTL et d'en augmenter le volume lorsqu'il était fait mention de l'événement de la journée.

    Une pensée tout de même pour le lieutenant Boiteux, décédé la veille dans une opération militaire française au Mali, sujet qui, aujourd'hui, partage le devant de l'actualité avec la manifestation.

    Moi qui n'ai plus écouté RTL depuis quelques mois, je suis surpris du changement de ton par rapport à ce type de manifestation. S'il leur est encore difficile de sortir du cliché de type "famille catholique nombreuse" interrogée pour l'occasion, ils donnen2013-01-13_11-44-50.jpgt tout de même la parole à chacun des parents et à un enfant. Les propos sont simples et clairs: pas d'exclusion des homosexuels, mais rappel de la loi naturelle.

    Dans le bulletin d'information suivant, un journaliste a eu la bonne idée de rejoindre Paris dans un car de manifestants. Il souligne que tous les âges sont représentés (tiens, c'est précisément comme dans notre car!), le tout dans une ambiance bon enfant (ah, chez nous aussi!), et à nouveau l'occasion pour un participant de rappeler le danger sociétal d'étend2013-01-13_11-51-59.jpgre aux personnes du même sexe le droit d'adopter un enfant.

    Dans le flash de 11h, c'est un déferlement de manifestants qui est annoncé, en car et en TGV. On compare la situation avec la manifestation pour l'école libre qui, en 1984, avait réuni pas moins de 850000 personnes. Encore un bon signe...

    En approchant de Paris, on peut constater la présence de la gendarmerie à intervalle régulier le long de l'autoroute, probablement dans 2013-01-13_14-16-22.jpgle but d'informer la préfecture de Paris sur le nombre de manifestants auquel on peut s'attendre. Mais bientôt, notre chauffeur doit s'arrêter sur une aire où sont rassemblés une cinquantaine d'autocars, originaires pour la plupart du nord de la France ou de Belgique.

    Dans le flash de midi, la manifestation constitue le premier titre et on annonce déjà une mobilisation importante.

    Entretemps, notre colonne a reçu le feu vert pour repartir, nous ne sommes plus qu'à une trentaine de 2013-01-13_14-40-12.jpgkilomètres de l'arrivée.

    Vers 13h15, nous descendons à proximité de la place d'Italie.

    C'est quelques centaines de mètres plus loin que débute la manifestation. La place d'Italie est bondée, et un cortège ininterrompu sur une distance de cinq kilomètres environ aboutit sur le Champs-de-Mars, au pied de la tour Eiffel. Durant le parcours, l'ambiance joyeuse est au rendez-vous. De nombreux panneaux sont brandis, avec leurs messages convergents en faveur de la famille.

    En milieu d'après-midi, les organisateurs annoncent que 500.000 personnes déjà ont été recensées dans la manifestation, alors que le cortège n'est pas encore terminé!
    Sur le Champs-de-Mars, un podium réunit les organisateur2013-01-13_16-13-39.jpgs et leurs invités, le tout retransmis sur des écrans géants.

    De retour dans le car, nous pouvons entendre à la radio le "verdict des chiffres": 800.000 personnes selon les organisateurs et 300.000 personnes selon la Police. Au vu de la marée humaine qui s'étendait sur une si longue distance durant plusieurs heures, la seconde estimation paraît peu crédible...

    Il est 20 heures quand notre car redémarre. Le retour à Bruxelles se fera vers minuit. Une longue journée, 2013-01-13_16-13-29.jpgcertes, mais la joie dans tous les coeurs: la joie du devoir accompli, pour la famille, pour le bien des enfants, la joie d'avoir participé à pareil événement, et la certitude, tôt ou tard, d'être entendus.

    Rendez-vous est pris à Bruxelles le dimanche 24 mars pour la "Marche pour la vie". Ce combat-là ne s'arrête jamais.

    M.G.