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Europe - Page 172

  • La militance de l'Eglise de France

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    Alors que dans notre "petite terre d'héroïsme" l'Eglise ne se fait guère entendre et que des lois telles que celles qui autorisent le mariage entre personnes du même sexe, l'adoption par de tels couples, l'euthanasie, etc. ont été instaurées sans que personne ne soit descendu dans la rue, il en va tout autrement en Outre-Quiévrain. Sandro Magister salue la militance de l'Eglise de France :

    Personne ne l'aurait parié. Mais, après des décennies d’invisibilité et de torpeur, l’Église catholique française est revenue vigoureusement sur la scène publique.

    Minoritaire elle était, minoritaire elle reste, dans un pays où moins de 5 % de la population va à la messe le dimanche et où les baptêmes d’enfants se font de plus en plus rares.

    Mais se rendre est une chose, être créatif en est une autre. L’avenir que le pape Joseph Ratzinger lui-même a assigné au catholicisme dans les régions sécularisées est d’être une "minorité créative". L’Église de France s’y essaie.

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  • France : une nouvelle victoire des lobbies pharmaceutiques

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    De la synthèse de presse quotidienne de Génèthique.org :

    Autorisation de la recherche sur l'embryon: "deux transgressions lourdes de la part de la majorité" selon Jean Léonetti

    Dans une interview à l'hebdomadaire La Vie, le député UMP Jean Léonetti, qui était rapporteur de la loi de bioéthique du 7 juillet 2011, réagit à l'adoption par le Sénat d'une proposition de loi autorisant la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 décembre dernier (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 05/12/12). 

    Interrogé sur ce que change cette proposition de loi par rapport à la loi de bioéthique de 2011, Jean Léonetti explique que la loi de 2011 avait posé un principe d'interdiction des recherches sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, tout en l'assortissant d'exceptions. Avec la nouvelle proposition de loi, il explique: "on veut faire passer une loi inverse: l'autorisation de la recherche, mais encadrée."Puis, le député UMP explique qu'il voit dans ce vote du Sénat "deux transgressions lourdes de la part de la majorité", à savoir que, tout d'abord, le cadre législatif actuel prévoit une révision de la loi de bioéthique tous les sept ans. En outre, l'article 46 prévoit que "tout projet de réforme sur les problèmes éthiques et les questions de société  soulevés par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé doit être précédé d'un débat public sous forme d'états généraux". Pour le député, cet article est "aujourd'hui tout simplement ignoré". 

    Poursuivant alors à propos du prix Nobel de médecine qui a été attribué au Japonais Shinya Yamanaka et au britannique John Gurdon (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 08/10/12), le député UMP précise qu'il n'y avait alors pas d' "urgence à revoter une loi autorisant la recherche sur les cellules souches embryonnaires", puisque "par cette loi, les sénateurs ne répondent pas d'abord à un impératif scientifique mais commercial: ils donnent enfin satisfaction aux lobbies pharmaceutiques". Il ajoute: "Le prix Nobel remis à ces deux chercheurs montre la faiblesse de l'argumentaire selon lequel la recherche sur l'embryon serait la seule voie d'avenir sur laquelle la France devrait rattraper son retard. Au contraire, la voie sur laquelle la majorité veut s'engager est une voie qui va tomber en désuétude".

  • Avortement : les évêques irlandais montent au créneau

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    Sur le blog de Jeanne Smits :

    Irlande : les évêques parlent clair sur l'avortement


    Cinq évêques irlandais étaient présents mardi soir à la veillée pour la vie organisée au pied levé devant l'Oreichteas à Dublin, mais c'est par la voie de leur conférence qu'ils ont opposé une réponse ferme aux propositions d'assouplir la loi condamnant l'avortement en Irlande formulées par un groupe d'experts censés indiquer au gouvernement comment respecter la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme. Je vous en propose ici ma traduction.


    Première réponse de la Conférence des évêques d’Irlande

    au Rapport du groupe d’experts sur le jugement A, B et C contre Irlande

    Une société qui croit que le droit à la vie est le plus fondamental de tous les droits ne peut ignorer le fait que l’avortement est d’abord et avant tout une question morale. 

    En tant que société une responsabilité particulière nous incombe en vue d’assurer le respect de ce droit au nom de ceux qui sont sans défense, sans voix ou vulnérables. Cela comprend notre devoir en tant que société de défendre et de promouvoir le droit égal à la vie de la mère enceinte et de l’enfant innocent et sans défense qu’elle porte en son sein lorsque la vie de l’une ou de l’autre de ces personnes est menacée. 

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  • La matrice libérale de notre société

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    A propos de la réforme envisagée en France sur le mariage, certains se demandent s'il s'agit d'une politique "de gauche" ou "de droite". La réponse est apportée ci-dessous par Denis Sureau : elle est de droite comme de gauche, elle procède d'une vision individualiste de l'homme qui est le propre de l'idéolgie libérale sous-jacente à notre société. Il suffit, pour s'en rendre compte, de constater chez nous la grande proximité entre deux hommes tels que notre actuel premier ministre socialiste, Elio Di Rupo, et un ancien premier ministre libéral, Guy Verhofstadt. Rappelons que c'est sous le gouvernement présidé par ce dernier que le mariage entre personnes du même sexe fut institutionnalisé dans notre pays. Il est par ailleurs associé actuellement à Daniel Cohn Bendit  (!) dans l'écriture d'un livre plaidant pour un renforcement du fédéralisme et du multiculturalisme en Europe.


    De Denis Sureau, dans l'Homme Nouveau 

    La question du pseudo-mariage homosexuel semble traverser les principaux partis. Des élus de gauche voire d'extrême gauche font la grimace, tandis que certains à l'UMP trouvent le projet gouvernemental timoré. On en vient à s'interroger : cette réforme sociétale qui nous agite est-elle de droite ou de gauche ?

    La réponse est la suivante : elle est de droite comme de gauche, pourvu que l'on considère cette droite et cette gauche comme des variantes de la même idéologie, celle qui définit la modernité, et qui n'est autre que le libéralisme (mais ce mot est parfois mal compris).

    De quoi s'agit-il ? D'un individualisme radical. D'une affirmation du moi, d'un ego qui ne voit dans la liberté que la capacité purement négative de ne pas être empêché d'agir par les autres. Elle est la matrice de tous les projets culturels, politiques et économiques qui façonnent notre monde.

    Reconstruire (ou plutôt déconstruire) le monde en partant de l'individu libre et souverain, c'est nier que la famille soit la cellule de base de la société. Si la famille peut avoir une utilité, celle-ci ne peut être que relative au projet de chacun, et donc provisoire. Elle ne peut résulter que d'un contrat, puisque le contrat est le seul mode de relation envisageable par nos modernes. Mais le contrat social doit être avantageux pour chacune des parties. Et révocable.

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  • La liberté de conscience est menacée

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    Sur l'Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon

    MENACES SUR LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE

    Par Pierre-Olivier Arduin, commission bioéthique de l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon

    L’objection de conscience est un droit élémentaire de la personne

    Les professionnels de santé chrétiens se trouvent quotidiennement face au devoir de refuser d’accomplir ou de coopérer à des actes, qui pour être légaux, n’en sont pas moins « en contradiction totale et insurmontable avec le droit inviolable à la vie [2]»  parce qu’ils conduisent à l’avortement de l’enfant à naître quel qu’en soit le moyen (IVG chirurgicale ou médicamenteuse, stérilet ou pilule du lendemain,…), portent atteinte à la dignité de la procréation humaine (contraception sous toutes ses formes, stérilisation définitive, insémination artificielle avec ou sans donneur étranger,…) ou encore blessent tout à la fois la vie humaine et l’identité de l’acte conjugal (fécondation in vitro qui dissocie la sexualité de la procréation et conduit à la destruction de nombreux embryons,…). En interprétant droitement la loi naturelle et les normes éthiques objectives conformes à la dignité humaine qui en découlent, l’Eglise ne cesse de rappeler que l’ensemble de ces pratiques sont non seulement des actions intrinsèquement mauvaises (intresece malum) qui ne peuvent jamais être justifiées moralement mais que les lois elles-mêmes qui les dépénalise, comme l’avait rappelé solennellement le bienheureux Jean-Paul II dans Evangelium vitae, «  ne créent aucune obligation pour la conscience, et entraînent au contraire une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience [3]». Dans la même Encyclique, le grand Pape a fait de l’objection de conscience « un droit humain élémentaire ». Les soignants peuvent-ils le faire valoir sereinement, toujours et partout, pendant leurs études ou dans l’exercice de leur profession, sans craindre intimidations, pressions, voire brimades et discriminations ?

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  • L'affaire Savita Halappanavar, un cas remarquable de désinformation médiatique

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    Jeanne Smits y revient :

    La journaliste irlandaise auteur de l'information qui a déclenché l'hystérie pour réclamer la légalisation de l'avortement dans ce dernier pays européen– avec Malte – à l'interdire dans tous les cas, a fait savoir lors d'une émission de radio sur Newstalk 106 qu'il subsiste bien des interrogations sur les raisons de la mort de Savita Halappanavar. Même celle de savoir si la jeune femme, morte d'une septicémie massive alors qu'elle était enceinte de 17 semaines, a réellement demandé un avortement comme l'affirme son mari, Praveen.

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  • L'immigration constitue-t-elle un raz de marée susceptible de nous ruiner ?

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    Pax Christi propose une analyse de l'immigration qui va à l'encontre d'un certain nombre d'idées reçues.

    L’immigration, un raz de marée démographique qui va nous ruiner ?

     Rédigé le 28 novembre 2012 par: Nicolas Bossut


    Parler de l’étranger, c’est réveiller toutes les peurs qui sont tapies au plus profond de nous-mêmes. Tous, nous sommes angoissés ; angoissés d’être impuissant face à l’autre, angoissés de voir notre territoire menacé, de voir nos repères bouleversés. Aujourd’hui, cette angoisse a submergé le débat public au point de le déconnecter de tout sens des réalités.

    À écouter certains commentateurs et politiciens, loin d’être tous liés à l’extrême-droite, la Belgique et l’Europe serait à la veille d’un bouleversement sans précédent. Le risque d’un raz-de-marée démographique prêt à engloutir le monde que nous avons connu serait bien réel. Pire, ce raz-de-marée serait la conséquence d’une stratégie concertée pour anéantir l’Europe avec la complicité des élites « multiculturalistes » qui préfère occulter ce danger.Ce discours catastrophiste et aux conséquences potentiellement dramatiques percole dans l’ensemble de la société. Ainsi, en 2011, 72% des Belges jugeaient l’immigration négative.

    Nous verrons que non seulement les étrangers sont beaucoup moins nombreux qu’on ne le dit, qu’il est bien plus difficile d’entrer sur le territoire qu’on ne le pense mais qu’en plus, les étrangers sont très rentables pour les caisses de l’Etat.

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  • France : vacuité et mensonge à l'Assemblée Nationale

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    Voilà ce que l'on peut lire sur christianophobie.fr :

    Tandis qu’une poignée de zozos manifestait devant l’Assemblée nationale sa colère face à la présence du cardinal André Vingt-Trois pour l’audition des responsables religieux convoqués par une commission parlementaire pour un “débat” biaisé sur la loi relative au “mariage” de personnes de même sexe, à l’intérieur, dans une salle feutrée on put en entendre comme des échos… non feutrés. Prompts à dénoncer l’Inquisition, des parlementaires “inquisiteurs” ont rejoué quelques scènes du Tribunal Révolutionnaire quand il était présidé par le peu regretté Fouquier-Tinville (Fouquier de Tinville). La haine antichrétienne est partout dans notre société, y compris au Parlement.

    Un prêtre du diocèse de Pontoise, chargé de sa communication et curé de l’agglomération de Cergy, le Père Amaury Cariot, a mis en ligne sur la page facebook le 29 novembre au soir de l’événement sous le titre « Vacuité et mensonge », des réflexions et des commentaires saisissants sur ces deux heures d’“audition” ou, pour mieux dire, d’“interrogatoire” kagébiste. C’est un texte de grand intérêt et qui ne manque pas d’humour. Je crois que le Père s’est épargné des années de purgatoire en s’infligeant de suivre sur cette audition… En tout cas, il m’a épargné deux heures de montée d’adrénaline. Lisez et diffusez ce texte remarquable !

    « Qui n’a jamais visionné deux heures de commission d’audition parlementaire à la télévision ne sait ce que le mot vacuité veut dire. Pour les non initiés, il s’agit d’un exercice télévisuel inédit, sorte de mélange de Derrick au niveau de l’action, d’un reportage d’Arte en allemand au niveau des cadrages, et du Tribunal de la Haye au niveau des décors.

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  • Six cents personnes participent à un Colloque International pour la Vie à Biarritz

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    Sur le Salon Beige, Michel Janva donne "quelques nouvelles du colloque pour la vie à Biarritz":

    Le Journal du Pays Basque donne quelques informations sur le colloque pour la vie qui se déroule à Biarritz depuis hier. Près de 600 personnes étaient inscrites, dont deux tiers issus des Pyrénées-Atlantiques, 10% de l’Espagne.

    Les deux premières tables rondes étaient consacrées à “la sensibilisation de l’opinion publique” et à “l’interpellation des politiques”. Les prises de paroles successives ont essentiellement porté sur la lutte contre l’avortement, à un degré moindre sur l’euthanasie, ainsi que sur les stratégies médiatiques et politiques à mettre en œuvre. Mgr Aillet a cité Mère Teresa :

    “Quand un Homme est capable de tuer en son sein, comment voulez-vous qu’il ne tue pas son frère ?”.

    Mgr Noël Simard, évêque de Valleyfield (Canada) a appelé à “défendre la vie contre les agressions et les menaces que constituent l’avortement et l’euthanasie”, en “dépassant l’anonymat, en prenant la parole, en intervenant dans les médias”. Tugdual Derville, délégué général de l’Alliance Vita, a fustigé l’euthanasie “qui devrait être réservée aux animaux et que la société laïciste veut appliquer aux Hommes”. Alicia Latorre, présidente de la Fédération espagnole des associations pro-vie a évoqué, parlant de l’avortement, “une lutte du Bien contre le Mal”. Deux représentants américains deForty Days for life, David Bereit et Shawn Carney, ont présenté leur action contre l’avortement, laquelle consiste, depuis 2004 à “prier à l’extérieur des centres de Planning familial et les cliniques ou hôpitaux qui pratiquent l’avortement”. Chaque année, Daniel Hamiche les suite au quotidien surAmericatho. Ils revendiquent

    “6 740 bébés sauvés de l’avortement à la dernière minute, la fermeture de 25 centres d’avortement et 75 démissions de personnes dans des centres d’avortement”.

    Cécile Edel, présidente de Choisir la Vie, initiatrice de l'annuelle Marche pour la vie à Paris (laquelle a été décalée au 13 janvier en raison de l'actualité) a demandé “comment vivre dans une société qui accepte de tuer un enfant sur quatre”. La Marche pour la vie est abolitionniste: elle milite en faveur de l’abrogation des lois sur l'avortement.

    Gregor Puppinck, président du Centre européen pour le Droit et la Justice, a témoigné de son expérience au sein des institutions internationales où il tente de lutter contre les législations pro-mort :

    “Vous êtes très clairement confrontés au Mal. Dans ce cas, il faut la prière. Il est normal que ce Colloque ait été organisé par l’Eglise, car l’ennemi,il n’y a que l’Eglise qui puisse le combattre”.

    A l'extérieur, quelques manifestants récriminaient, voulant abroger la liberté d'expression.

  • Trois revendications de l'Eglise catholique au Grand-Duché de Luxembourg

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    Dans le cadre d'une révision de la Constitution luxembourgeoise, trois revendications sont formulées par le vicaire général de l'Église catholique au Luxembourg, Erny Gillen (source) :  

    - (...) il attire l'attention sur le fait que la Constitution luxembourgeoise ne fait pas aujourd'hui allusion à la liberté de culte, contrairement à la Convention européenne des droits de l'Homme et à la charte des droits fondamentaux de l'UE. «Là la liberté de religion y est inscrite en tant que telle, à côté de la liberté de pensée et de la liberté de conscience, comme un droit fondamental de tout citoyen», souligne le vicaire général. Considérant qu'il est du ressort de l'État de tolérer ou non certaines valeurs, l'Église catholique souhaiterait donc que la mention soit ancrée dans la future Constitution qui se prépare. Il serait important de rappeler qu'il s'agit d'un droit fondamental, estime le vicaire général.

    - L'Église catholique se dit ensuite relativement satisfaite du modèle avancé par le groupe d'experts concernant l'égalité de traitement entre les cultes. Un modèle articulant la «liberté individuelle», «l'autonomie organisationnelle des cultes» et «l'impartialité de l'État». Des principes directeurs empruntés à l'OCDE. «Nous trouvons ces principes justes et il faudrait les conserver pour qu'à l'avenir nous ayons une base objective pour considérer si l'une des conventions va trop loin ou l'autre pas assez», commente Erny Gillen. L'Église catholique propose dans ce sens d'ancrer également ces principes dans la Constitution. (...)

    - Pour ce qui est des fabriques d'église, l'Église catholique ne s'oppose pas à une modernisation du décret qui date de 1809 et propose parallèlement «de créer un mécanisme où les différentes fabriques d'église puissent aller les unes vers les autres selon le principe de subsidiarité si elles estiment cela juste». En ce qui concerne les églises à proprement parler (les bâtiments), l'Église catholique s'oppose radicalement à l'éventualité d'une double affectation (également culturelle). Elle ne s'oppose toutefois pas à une double utilisation comme cela est déjà parfois le cas aujourd'hui. «Quand la notion de culture correspond aussi à ce qu'entre personnes cultivées on peut comprendre par culture», précise le vicaire général.

    Au vu de ce qui précède, on peut se demander pourquoi le journaliste du Quotidien intitule son article "surenchère religieuse"...

  • Tout un programme pour les paroisses et les écoles catholiques de France... et d'ailleurs

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    Dans le cadre des visites effectuées ces jours-ci par les évêques de France à Rome, des discours importants ont été prononcés dont celui que l'on pourra lire ci-dessous. (source : Eglise catholique en France)
     
    "La grâce de Rome est vraiment celle de l'universalité, une grâce catholique! " Ainsi vient de s'adresser au Saint-Père, le Cardinal Barbarin au nom des évêques des provinces de Clermont, Lyon, Marseille, Montpellier, Toulouse et de l'Archevêque de Monaco en visite ad limina.

    Tandis que les évêques de France achèvent ainsi leur pèlerinage aux sources apostoliques, tous témoignent que leur ministère s'en trouve fortifié. Soulignons que plusieurs Dicastères ont conforté l'épiscopat français dans la voie de la vigilance qu'il tient concernant les graves réformes sociétales en cours. Les évêques de Midi-Pyrénées, Auvergne, Rhône-Alpes, Languedoc Roussillon et PACA reconnaissent que leur ministère est parfois lourd. Mais que pour le raviver, il faut avoir des cœurs de serviteurs. Rien de fécond ne se fera sans le dialogue exigeant et respectueux avec l'homme de ce temps. Tel est le "fil rouge" des échanges vécus à Rome. 

    Dans sa très riche réponse, le Saint-Père se fait insistant sur l'efficacité de la nouvelle évangélisation. Elle ne le sera que si les communautés s'y engagent pleinement. 
    Pour vivre cela concrètement, le Saint-Père évoque longuement la transmission aux jeunes générations. Ici l'éminente responsabilité de l'Enseignement catholique est rappelée fortement.

    Les figures saintes ont façonné l'Eglise en France. Benoît XVI en cite quelques-unes. Nous sommes assurés qu'elles intercèdent pour l'aujourd'hui.

    Ainsi s'achèvent les visites officielles. Désormais beaucoup est à recueillir. Les trois discours pontificaux sont un précieux triptyque pour poursuivre la rencontre des hommes.

    Mgr Bernard PODVIN
    Porte-parole des évêques de France

    Monsieur le Cardinal, chers frères dans l'épiscopat,

    Je garde toujours vivant le souvenir de mon Voyage apostolique en France à l'occasion des célébrations marquant le cent cinquantième anniversaire des apparitions à Lourdes de l'Immaculée Conception. Vous êtes le dernier des trois groupes d'Évêques de France venus en visite ad limina. Je vous remercie, Éminence, pour vos aimables paroles. En m'adressant à vos prédécesseurs, j'ai ouvert comme un triptyque dont l'indispensable prédelle pourrait être le discours que je vous avais adressé à Lourdes en 2008. L'examen de cet ensemble indissociable vous sera certainement d'utilité, et guidera vos réflexions.

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  • Le rôle central du catholicisme dans l'Angleterre d'aujourd'hui

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    Nous empruntons à l'Osservatore Romano cette réflexion sur le rôle du catholicisme dans l'Angleterre d'aujourd'hui : 
    Une foi qui a connu l’exclusion et le martyre, aujourd’hui devenue un élément d’union
    Le catholicisme, à la  racine de l’identité anglaise

    Dans l’église Santo Spirito in Sassia, proche de la basilique Saint-Pierre, est conservée une image de la « Vierge de Ina », don d’un roi d’Angleterre du VIIIe siècle, qui fonda une maison d’accueil saxonne, ancêtre de l’hospice anglais de Rome, qui célèbre cette année son 650e anniversaire. L’image est un antique témoignage  d’une tradition catholique anglaise, qui devait ensuite déboucher au Moyen-Age sur l’art, la littérature et la musique, caractérisant le panorama intellectuel et géographique de l’Angleterre avec des cathédrales, des universités et des abbayes, et le reliant solidement aux traditions de l’Eglise d’occident.  Une autre image présente à Rome, dans l’église Saint-Thomas de Canterbury, via Monserrato, montre des étudiants prêtres qui sont torturés et exécutés en raison de leur foi catholique. Aucun détail n’est épargné, mais si un doute devait naître, l’image porte  les noms, les dates et les méthodes d’exécution. Tel est l’autre aspect de la tradition catholique anglaise : exclusion, persécution et, enfin, martyre. C’est dans ces deux mondes que s’est formé le catholicisme anglais : profondément enraciné dans la dévotion catholique et dans le sens d’unité avec l’antique foi du pays, et se sentant dans le même temps en marge, pas accepté, pas véritablement anglais.  Dans une situation incommode ente ces deux réalités, le catholicisme anglais a eu des difficultés  à trouver sa propre identité. Le traumatisme que les catholiques anglais doivent affronter est la manière dont une nation, tellement imprégnée par la foi catholique  au point d’être connue, au Moyen-Age, comme la « dot de Marie », en l’espace d’une génération s’est révoltée contre l’Eglise antique, en détruisant ses images, en mettant au ban  la liturgie et en lui niant son identité anglaise.

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