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Foi - Page 542

  • Que va-t-il sortir de ce synode ?

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    C'est la question qui se pose lorsqu'on voit ce qui s'y discute (Vatican News) :

    Synode: le besoin d'un organisme panamazonien épiscopal et permanent

    Ce mardi matin, quelque 180 pères synodaux, réunis autour du Pape François, ont pris part à la 11e congrégation générale du synode spécial sur l’Amazonie.

    Vatican News- Cité du Vatican

    Créer d'urgence un organisme épiscopal permanent et représentatif, coordonné par le Repam (Réseau ecclésial panamazonien), pour promouvoir la synodalité en Amazonie : c'est l'une des suggestions émises lors de la 11e Congrégation générale du synode spécial pour l’Amazonie. Cet organisme, intégré au CELAM (Conseil épiscopal latino-américain), devra aider à façonner la physionomie de l'Église en Amazonie, en vue d'une pastorale commune plus efficace, en donnant une forme concrète aux indications que le Pape François donnera après le synode et en travaillant pour la défense des droits des peuples indigènes, la formation intégrale des agents pastoraux et la création de séminaires amazoniens. Cette action pastorale commune, élaborée par toutes les circonscriptions ecclésiastiques d’Amazonie en relation étroite avec le CELAM, sera utile pour faire face aux problèmes communs, tels que l'exploitation du territoire, la délinquance, le trafic de drogue, le traite humaine et la prostitution.

    Un observatoire des droits de l'homme et de la protection de l'Amazonie

    La salle du Synode s’est ensuite penché sur les peuples indigènes, en se concentrant sur les problèmes posés par la colonisation, les migrations internes et la promotion des modèles économiques prédateurs et colonialistes, souvent mortifères. Ces modèles conduisent d'ailleurs à l'expropriation et à l'expulsion des communautés de leurs territoires,  et celles-ci se voient contraintes d’émigrer. Au contraire, les peuples autochtones en mobilité doivent être compris dans leur spécificité à travers une pastorale particulière, afin que leurs droits humains et environnementaux soient toujours garantis, en particulier le droit d'être consultés et informés avant toute action sur leurs territoires respectifs. A cette fin, la création d’un observatoire permanent des droits de l'homme et de la protection de l'Amazonie a été proposé. Le cri de la terre et des peuples amazoniens doit être entendu, en donnant la parole avant tout aux jeunes, car il s'agit d'une question de justice intergénérationnelle.

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  • L'antéchrist selon saint John Henry Newman

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    L'Antéchrist (source)

    Traduit de l'anglais par Renia Catala et Grégory Solari

    Traductions des citations bibliques et patristiques de Pierre- Yves Fux
    Introduction et notes de Grégory Solari
    Préface de Louis Bouyer

    Prends garde à toi, homme : Tu entends les signes de l'Antichrist.
    Ne sois pas seul à les garder en mémoire, mais donne-les sans retenue en partage à tous.

    Cyrille de Jérusalem

    Préface

    Newman est généralement considéré comme un esprit d'une très particulière distinction, capable de gagner, des incroyants eux-mêmes, une sympathie compréhensive refusée à des apologistes chrétiens d'une culture et d'un style moins raffinés. Mais c'est oublier qu'il n'avait aucune fausse pudeur qui le portât à minimiser les aspects du christianisme les plus troublants pour des humanistes amènes.

    Ces sermons sur l'Antichrist ne manqueront sans doute pas de surprendre, voire de choquer, des apologistes portés peut-être à estomper, dans le christianisme authentique, ce qui risque de déconcerter les humanistes qui penchent vers la foi, sans toutefois aller jusqu'à se compromettre avec ses aspects les plus rigoureux. Le rêve d'un christianisme tout en rose (le rose d'une fleur sans épines !) n'a jamais été celui de Newman. Il en résulte que, déjà dans sa période anglicane, il ne présente aucune tendance à diminuer les difficultés de la foi traditionnelle...

    Bien plutôt il les soulignerait, avec une lucidité et une honnêteté qui pourraient déconcerter des croyants eux-mêmes, tentés par une politique de l'apaisement ! Pour lui, l'Évangile est à prendre tel quel, ou à laisser. Il ne s'agit donc pas d'atténuer ce qui pourrait y choquer des âmes de bonne volonté mais d'un optimisme trop facile.

    On ne s'étonnera pas, dans cet essai, de le voir appeler les choses par leur nom et ne pas craindre, quand il le faut, de mettre les points sur les i ! Le mal (pour nous sauver duquel le Fils de Dieu s'est fait homme) n'est pas un simple mauvais pli superficiel... sans quoi Il n'aurait pas eu à monter [sur] la croix ! On lira donc ces pages avec peut-être, au début, quelque plus ou moins pénible surprise... Mais comment l'éviter quand il s'agit de voir en face de quelle perversion l'humanité avait à être sauvée pour que son salut fût plus qu'un beau rêve dont on s'enchante à première vue, mais qui vous laisse après cela aussi démuni qu'auparavant !

    Louis Bouyer,
    de l'Oratoire

    Introduction

    Les épreuves à venir seront telles que même saint Athanase, saint Grégoire le Grand ou saint Grégoire VII seraient épouvantés, à en perdre pied. Aussi sombre que fût la perspective de leur temps, la nôtre est d'un noir de ténèbres, différente de tout ce qui l'a précédée. Mes, frères, vous entrez dans un monde que les chrétiens n'ont encore jamais connu. »

    « The Infidelity of the Future », Catholic Sermons of Cardinal Newman, Birmingham Oratory Ed., Burns & Oates, Londres 1957.

    Ces paroles, John Henry Newman les prononça le 2 octobre 1873, devant les élèves du nouveau séminaire catholique d'Olton, dédié à saint Bernard. On peut imaginer qu'elles durent marquer profondément les futurs prêtres, tout comme les paroissiens anglicans qui pendant l'Avent 1835, alors que Newman était encore vicaire de la paroisse universitaire d'Oxford, l'avaient entendu prêcher ses quatre sermons sur l'Antichrist.

    Quarante ans s'étaient écoulés entre ces deux dates, durant lesquels il s'était progressivement détaché de l'anglicanisme pour rejoindre, le 9 octobre 1845, l'Église catholique, mais son combat restait le même : démasquer l'apostasie qui, sous couvert de libéralisme religieux et d'ouverture au monde, décimait les rangs des églises issues de la Réforme avant d'investir ceux de l'Église. (...) Toute l'oeuvre de Newman est tissée de la volonté de démasquer « les usurpations de la raison ». Dans la dialectique des nouvelles idéologies il reconnaissait une intelligence à l'oeuvre, la même qui, depuis l'origine, tente de séparer l'homme de son Créateur en substituant l'autonomie apparente de la raison à l'obéissance de la foi. Docétisme aux premiers temps, arianisme hier, rationalisme aujourd'hui, pour Newman c'était toujours le même esprit de révolte, ouverte ou camouflée, qui découpait dans les territoires de l'intelligence les isthmes illusoires et mortifères de demain.

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  • Quand Charlotte d'Ornellas répond de sa foi sur un plateau de télévision

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    Charlotte d'Ornellas, journaliste et membre du conseil d'administration de SOS Chrétiens d'Orient, explique ses convictions chrétiennes.

  • Les trois maladies qui rendent stérile l’évangélisation de l’Amazonie

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    De Sandro Magister en traduction française sur le site diakonos.be :

    Un missionnaire appelé par le Pape au synode sur l’Amazonie explique en quoi l’Église se trompe

    Le P. Martín Lasarte Topolanski, l’auteur du texte que nous vous proposons est un Uruguayen en mission en Angola et il est responsable de l’animation missionnaire en Afrique et en Amérique latine de la Congrégation salésienne à laquelle il appartient.

    Le Pape François l’a inclus parmi les 33 hommes d’Église qu’il a personnellement conviés à participer au synode sur l’Amazonie.

    Le texte qui suit a été rédigé et publié avant de synode. Mais c’est comme si le P. Lasarte l’avait prononcé en séance ces jours-ci, vu la clarté limpide avec laquelle il aborde les questions cruciales, à commencer par la demande répandue – qu’il rejette d’ailleurs – d’ordonner prêtre des hommes mariés.

    Le texte intégral de son intervention est sorti en langue italienne dans « Settimana News » le 12 août 2019. Et « Asia News », l’agence de l’Institut pontifical pour les missions étrangères en a publié un large extrait en deux épisodes le 10 octobre et le 11 octobre, notamment en langue chinoise.

    En voici une synthèse encore plus abrégée. Mais il faut absolument la lire, si on veut aller au cœur de ce dramatique synode sur l’Amazonie.

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

    *

    Les trois maladies qui rendent stérile l’évangélisation de l’Amazonie

    par Martín Lasarte

    On dit que dans les communautés éloignées, l’ordination sacerdotale de laïcs mariés est nécessaire parce que le prêtre peut difficilement les rejoindre.  De mon point de vue, formuler le problème en ces termes, c’est pécher par excès de cléricalisme.  […] On a créé une Église avec peu ou aucune participation ou sens d’appartenance des laïcs, une Église qui, sans prêtre, ne fonctionne pas.  Mais c’est là une aberration ecclésiologique et pastorale.  Notre foi, comme chrétiens, est enracinée dans le baptême et pas dans l’ordination sacerdotale.

    J’ai parfois l’impression qu’on voudrait cléricaliser le laïcat.  Nous avons surtout besoin d’une Église de baptisés actifs, de disciples et de missionnaires.  Dans différentes régions d’Amérique, on a l’impression d’avoir sacramentalisé et au lieu d’évangéliser. […] Il faut élargir notre horizon et regarder la vie et l’espérance de l’Église.

    Les exemples de la Corée, du Japon, de l’Angola et du Guatemala

    L’Église de Corée est le fruit de l’évangélisation des laïcs.  Le laïc Yi Seung-hun, baptisé en Chine, répand l’Église catholique dans le pays, en baptisant lui-même.  Durant un demi-siècle après sa fondation (1784-1835), l’Église coréenne est évangélisée par des laïcs, avec la présence seulement occasionnelle de l’un ou l’autre prêtre.  Cette communauté catholique a été florissante et s’est énormément diffusée, malgré de terribles persécutions, grâce à l’action des baptisés.

    L’Église du Japon, fondée par Saint François-Xavier en 1549 a connu une croissance exponentielle pendant trois siècles sous les persécutions : les missionnaires avaient été expulsés et le dernier prêtre y a été martyrisé en 1644.  Ce n’est que deux cent ans plus tard que les prêtres (des missionnaires français) sont revenus et qu’ils ont trouvé une Église vivante formée de « kakure kirishitan », les « chrétiens cachés ».  Dans ces communautés chrétiennes, il y avait plusieurs ministères : un responsable, des catéchistes, des baptiseurs, des prédicateurs.  Il est intéressant de noter le critère que les chrétiens avaient gardé jusqu’à l’arrivée des nouveaux prêtres au XIXe siècle : l’Église reviendra au Japon et vous le saurez grâce à ces trois signes : « les prêtres seront célibataires, il y aura une statue de Marie et ils obéiront au pape de Rome ».

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  • Canonisé aujourd'hui, qui est vraiment le cardinal Newman ?

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    cardinal Newman

    De Jean-Marie Dumont sur le site de Famille Chrétienne :

    Qui est vraiment le cardinal Newman ?

    Dans les faubourgs boisés du sud d’Oxford, non loin de la Tamise, s’étend le district de Littlemore. De belles maisons en pierre claire entourées de jardins très verts bordent les ruelles de ce village paisible que rien ne semble pouvoir troubler. L’une d’elles, longue et basse, est surmontée de ces deux mots : « The College ». C’est dans ce havre de paix que se déroula en 1845 un événement majeur pour l’histoire du christianisme anglais : la conversion de John Henry Newman (1801-1890), grande figure de l’Église d’Angleterre, au catholicisme.

    Retour au port

    « Lors de ma conversion, je n’ai pas eu conscience qu’un changement intellectuel ou moral s’opérât dans mon esprit. Je ne me sentais ni une foi plus ferme dans les vérités fondamentales de la Révélation, ni plus d’empire sur moi-même ; je n’avais pas plus de ferveur, mais il me semblait rentrer au port après avoir traversé une tempête, et la joie que j’en ai ressentie dure encore aujourd’hui sans qu’elle ait été interrompue. »

    Extrait de Apologia pro vita sua, par John Henry Newman

    « Ai été admis dans l’Église catholique », note sobrement Newman dans son agenda personnel à la date du 9 octobre 1845. La veille, depuis sa chambre de Littlemore, il écrit à plusieurs amis : « J’attends ce soir le Père Dominique [Barberi], ce passionniste qui depuis sa jeunesse a été conduit à se préoccuper plus spécialement et d’une façon plus directe, d’abord des pays nordiques, puis de l’Angleterre. [...] C’est un homme simple et d’une grande sainteté : de plus, il est doué de facultés remarquables. Il n’est pas au courant de mes projets, mais j’ai l’intention de le prier de m’admettre dans l’unique bercail du Christ... Je ne vous enverrai cette lettre que quand la cérémonie sera accomplie. » Puis, en fin de journée : « Le Père Dominique est venu [c]e soir. J’ai commencé ma confession. » « Entamée lors de leur rencontre dans la bibliothèque, celle-ci se poursuit le lendemain dans la petite chapelle attenante à sa chambre, où il assiste à la messe et fait sa première communion », raconte Ingrid Swimmen, responsable de la communauté à laquelle est aujourd’hui confié ce lieu. Elle témoigne de l’intérêt qu’il suscite. « Nous accueillons régulièrement des visiteurs seuls ou en groupe, venant de tous les horizons, parfois des anglicans. »

    Au moment de sa conversion, Newman a 44 ans et réside à temps plein au College depuis deux ans. Mais l’histoire de sa présence à Littlemore est plus ancienne, débutant en 1828. Âgé de 27 ans, le jeune vicaire anglican de l’église Sainte-Marie-la-Vierge, au centre d’Oxford, sur la High Street, en est alors nommé curé. Par les hasards de l’histoire, Littlemore relève du territoire de la paroisse. Il s’y rend donc régulièrement, y fait construire une église, s’emploie à développer l’éducation de la jeunesse et s’y retire de temps à autre, par exemple pendant le Carême. Il est attiré par ce lieu silencieux, à l’écart des controverses du centre d’Oxford (dont il est un acteur majeur), et par ces paroissiens plus authentiques que le public académique des Colleges oxfoniens. Il réfléchit à y bâtir un monastère, achète un terrain à cette fin. « Depuis des années, treize au moins, écrit-il en 1842 à son évêque, je désire me vouer à une vie religieuse plus régulière que celle que j’ai menée jusqu’à présent », évoquant des « études théologiques », alors qu’il vient de se livrer à la traduction des œuvres de saint Athanase. La proposition qu’il fait à l’évêque consiste à s’installer à Littlemore, tout en restant curé de Sainte-Marie-la-Vierge, avec l’aide d’un vicaire qu’il déléguera en ville. « En faisant cela, je crois agir pour le bien de ma paroisse, dont la population est pour le moins égale à celle de Sainte-Marie à Oxford. La population de Littlemore en entier est le double.Cette paroisse a été très négligée et, en pourvoyant Littlemore d’un presbytère [...], j’estime que je fais un grand bienfait à mes paroissiens. » Suite au refus de son évêque, et alors qu’on le soupçonne toujours davantage de vouloir rejoindre Rome, il choisit, en 1843, de renoncer complètement à sa charge de curé pour s’installer à Littlemore.

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  • Et même si je marchais dans l'ombre de la mort... (graduel du XXVIIIe dimanche du Temps ordinaire)

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    Graduale Graduel
    Ps. 22, 4  
    R/. Si ámbulem in médio umbrae mortis, non timébo mala: quóniam tu mecum es, Dómine. V/. Virga tua, et báculus tuus, ipsa me consoláta sunt. R/. Quand même je marcherais au milieu de l’ombre de la mort, je ne craindrais aucun mal, car Tu es avec moi. V/. Ta houlette et Ton bâton m’ont consolé.
  • Le pape consterné par l'ampleur de la violence en Amazonie

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    pape amazonie 816bea4bdd198b8c80e6d927c75.jpegLe mythe rousseauiste du bon sauvage a-t-il fait long feu au synode sur l’Amazonie ? Lu sur le site de l’agence Kathnet (via une traduction):

     « Cité du Vatican (kath.net/KAP).

    Au Synode Amazonas du Vatican, le pape François a été particulièrement touché par les violences dans la région. Dans une déclaration clôturant la première série de séances plénières mercredi soir, le Chef de l'Eglise a résumé ses impressions sur les trois premiers jours du synode, comme l'a dit jeudi "Kathpress" aux observateurs de l’aula du Synode. Outre des informations faisant état de violences contre nature de peuples autochtones, le pape était particulièrement préoccupé par la violence à l'égard des femmes.

    En outre, François a mis en garde contre les idéalisations des peuples autochtones. Leurs traditions et leur sagesse utilisées et liées à l’Evangile sont respectables, une idéalisation, par contre, serait comme une nouvelle idéologie. Face à une plus grande implication des laïcs dans l'Eglise d'Amazonie, le Pape a également mis en garde contre leur cléricalisation.

    Beaucoup d’efforts sont nécessaires pour l’éducation et la formation des religieux et des laïcs.

    En conclusion, le pape a été impressionné par les informations sur le travail des religieux dans les pays de la région amazonienne »

    Ref. Le pape consterné par l'ampleur de la violence en Amazonie

    Un rétropédalage bienvenu dans cette curieuse assemblée, même s'il reste à confirmer.

    JPSC

  • La laïcité nous casse les pieds

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    De  sur le site du Point :

    Matzneff - Les trompettes de la laïcité nous cassent les oreilles  !

    CHRONIQUE. La nature a horreur du vide : si l'islam nous semble envahissant, c'est parce que le catholicisme, vidé de toute ferveur, lui a laissé la place.

  • Liège, 16 octobre : Tim Guénard "La force du pardon"

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    Liège - Tim Guénard - La force du pardon

    Conférence-Témoignage exceptionnelle de l’auteur de "Plus fort que la haine" et "Tagueur d'espérance".

    le mercredi 16 octobre 2019 à 20h00
    sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon
    rue de Robermont 2, 4020 Liège 

    Il est recommandé de réserver vos places via ce formulaire et d’arriver 20 minutes a l’avance:
    https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeNgMGwrLbyIj79faM2SHhGLRSwMbr4IkaiZFpehG4iZSfyig/viewform

    La participation est gratuite et une collecte est organisée à la fin.

    «Ma vie est aussi cabossée que mon visage. Mon nez, à lui seul, compte vingt-sept fractures. Vingt-trois proviennent de la boxe ; quatre de mon père. Les coups les plus violents, je les ai reçus de celui qui aurait dû me prendre par la main et me dire "je t'aime"». Tim est une «mauvaise graine».

    Abandonné par sa mère et battu à mort par son père, il devient à 5 ans un enfant de l'Assistance. De familles d'accueil en maisons de correction, de brutalités en humiliations, il apprend la violence et la haine. Pourtant, son immense soif de liberté et d'amour l'entraînera dans les rues de Paris, au hasard des rencontres, à la recherche d'une humanité perdue et d'un accès au bonheur... Poignant témoignage d'une enfance dévastée, son témoignage est aussi un magnifique éloge de l'amour, du pardon et de la vie.

  • Le pape n’a jamais dit ce qu’a écrit le Dr Scalfari...

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Fake news italiennes : le Vatican rétablit la vérité

    Les risques du dialogue et de la rencontre

    Eugenio Scalfari, 95 ans, interprète à sa façon les paroles du pape François et le Vatican désavoue le journaliste italien régulièrement dans les communiqués des directeurs de la salle de presse du Saint-Siège successifs: le p. Federico Lombardi, Greg Burke, et, le 9 octobre 2019, Matteo Bruni.

    Le préfet du Dicastère romain pour la communication, Paolo Ruffini, s’est senti le devoir de réaffirmer lui aussi devant la presse internationale présente au synode, jeudi, 10 octobre, en italien, que « le pape n’a jamais dit ce qu’a écrit le Dr Scalfari»: ce n’est pas un « compte rendu fidèle » , même lors que Scalfari met ces propos sur les lèvres du pape, « entre guillemets », que ce soit des propos sur « l’Eglise » ou sur « Jésus, vrai Dieu et vrai homme ». Nous l’avons “twitté live” lors du point presse quotidien pour le synode.

    Autrement dit, une « fake news » n’est pas moins « fake » si elle est reprise des dizaines ou des centaines de fois en ligne.

    En réponse aux questions des journalistes, le directeur du bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, a déclaré en italien ce qui suit, après la publication de La Repubblica du 9 octobre: « Comme cela a déjà été dit à d’autres occasions, les paroles que le Dr. Eugenio Scalfari attribue au Saint-Père, entre guillemets, à l’occasion de ses entretiens avec lui, ne peuvent être considérés comme un compte rendu fidèle de ce qui a été réellement dit, mais elles représentent plutôt une interprétation personnelle et libre de ce qu’il a entendu, comme cela est évident d’après ce qu’il a écrit aujourd’hui quant à la divinité de Jésus-Christ. »

    Certains s’étonneront de ce que le pape François continue de recevoir Eugenio Scalfari, on pourrait aussi s’étonner que Scalfari continue à vouloir rencontrer le pape. Et c’est probablement, dans la ligne de miséricorde et du dialogue qui sont la marque de tout le pontificat, que le pape ne renonce pas à poursuivre ces échanges avec quelqu’un qui n’a pas les mêmes options que lui et qu’il ne renonce pas annoncer le Christ à un vieil ami qui se dit agnostique, et qui est son aîné de plus de 12 ans: né le 6 avril 1924 à Civitavecchia, il a fêté cette année ses 95 printemps.

    Le Vatican met cette fois en garde deux fois plutôt qu’une contre la tentation de prendre les paroles de Scalfari pour parole d’Evangile.

    Ancien député radical socialiste, fondateur en 1976 du quotidien italien La Repubblica, il est aussi un co-fondateur, en 1955, du Parti Radical italien, « anticlérical ».

    Mais ce n’est pas une exception que le dialogue des papes avec les non-croyants: Benoît XVI a lui-même voulu qu’on ajoute aux rencontres interreligieuses d’Assise avec les autres religions pour la paix – initiées par saint Jean-Paul II -, un dialogue avec les non-croyants pour la paix, y invitant des intellectuels français. Le pape émérite est lui-même un modèle de capacité de dialogue et de rencontre avec qui – notamment des théologiens – ne pensent pas comme lui.

    On se souviendra aussi du dialogue du nonce apostolique à Paris, Angelo Roncalli – futur saint Jean XXIII que nous fêtons ce 11 octobre -, avec des politiciens anticléricaux de France, n’hésitant pas à plaisanter avec l’un d’eux en disant quelque chose comme: « Nous n’avons pas la même paroisse, mais nous avons le même ‘arrondissement’ ». Une allusion non pas à leur adresse dans Paris, mais à leur … embonpoint.

    Ne pas avoir « la même paroisse » n’a jamais empêché un chrétien de dialoguer – à temps et à contretemps dit saint Paul – avec qui ne pense pas comme lui… c’est même un devoir que lui impose son baptême que de partager la Bonne Nouvelle.

    Cette fois, la double intervention de la communication du Vatican lance un signal à des lecteurs trop crédules.

    Scalfari a du mal à comprendre, l’intelligence regimbe face au mystère impensable d’un Dieu qui se fait petit enfant et demeure au milieu de son peuple dans l’Eucharistie.

    Il s’agit donc de ne pas avaler cul sec les « fake news », même si elles viennent d’un interlocuteur que le pape François continue d’entourer d’égards et d’amitié, montrant ainsi le chemin d’un dialogue délicat, risqué, mais persévérant.

  • Mieux vaut en rire...

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    Lettre de Rome 1 (source)

    « Mon cher cousin,


    « Comme vous le savez, grâce à mon oncle qui est évêque de ce beau diocèse de France, je peux assister sur un petit strapontin, à côté des journalistes, au synode sur l’Amazonie qui se déroule actuellement à Rome. Je vous écris ces quelques lignes pour vous montrer à quel point notre Eglise semble enfin prendre conscience de l’étendue du monde et des peuples au dehors de son vieux carcan européen ! Ce n’est que du bonheur.

    « Il faut bien le dire ; tout cela, c’est grâce au pape François qui ne mesure pas sa peine. Après avoir enfilé un couvre-chef fait de plumes, regardé une femme dansant pieds-nus avec l’Evangile dans la basilique St Pierre, processionné suivi d’une pirogue et précédé d’un filet arc-en-ciel, s’être recueilli devant l’adoration des divinités aztèques (ou incas, je ne sais plus), il mène maintenant les débats d’une main de maître. Pour promouvoir l’écologie intégrale et libérée de toute idéologie, il a été décidé de recevoir hier au synode le chef Ranoï Kapakaye du Liberdas de Grosso Bouto ; quel grand moment ce fut ! Le chef est arrivé en costume traditionnel, particulièrement emplumé, suivi de quelques-unes de ses femmes, qui marchaient seins nus. L’une d’elles allaitait un petit chimpanzé et tout le monde fut touché… » Lire la suite ici.


    Lettre de Rome 2


    « Bien cher cousin,


    « Quelle vie trépidante, ici ! Le synode ressemble à une fourmilière ; chacun va et vient avec de nouvelles idées et de nouvelles découvertes et l’on se prend à penser que ces vieilles pierres et statues vaticanes vont d’un coup s’écrouler pour laisser place à une jungle verdoyante et foisonnante...Pourtant, les nouvelles de cette lettre commenceront cette fois-ci à Sainte Marthe, où j’ai pu assister à la messe du Saint-Père l’autre matin.

    « Vous avez sans doute entendu parler, mon cousin, de ces quelques prélats conservateurs et bornés, qui critiquent sans cesse le bon pape François et veulent que l’Église s’arc-boute sur la prédication de l’Evangile, l’annonce de Jésus-Christ et le salut des âmes... C’est vraiment un nuage noir dans notre beau ciel amazonien. Il faut voir ce que le pape leur a mis dans la figure lors de cette messe ! C’était un régal… » La suite est ici.

  • Jésus de Nazareth serait-il un homme et seulement un homme ? Qu'a dit le pape à Eugenio Scalfari ?

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    De Kath.net :

    Jésus ne serait pas Dieu?

    Une nouvelle "interview" du pape François avec l'athée Eugenio Scalfari a été publiée dans la Repubblica - Encore une fois, le département des médias du Vatican a dû nier...

    Vatican (kath.net)

    Au Vatican, la nouvelle "interview du pape" du pape François accordée au journaliste de gauche Eugenio Scalfari fait trembler les responsables du département des médias au Vatican. Après avoir rendu une nouvelle visite au pape François, Scalfari a publié une prétendue "interview" avec François dans le quotidien italien La Repubblica, affirmant que François aurait dit que Jésus de Nazareth était un être humain, mais pas Dieu. Une affirmation qui - clairement - serait naturellement opposée à l'enseignement de l'Église.

    Quelques heures seulement après la publication, le service de presse du Vatican a dû envoyer une déclaration indiquant que les citations que Scalfari avait mises dans la bouche du pape ne pouvaient pas être considérées comme un "rapport crédible" de ce que François a réellement dit. Le reportage du journaliste serait constitué beaucoup plus par "une interprétation personnelle et libre" de ce qu'il a entendu. Scalfari, athée déclaré, a été reçu à plusieurs reprises par François. Avec une certaine régularité, des "interviews" dans La Repubblica sont parues qui devaient peu après être démenties par le Vatican avec la même régularité. Cependant, il est difficile de savoir si Scalfari a vraiment été reçu par François cette fois-ci ou si "l'interview" n'a pas été le fruit d'une rencontre antérieure.

    Scalfari est le fondateur de "La Repubblica", il a provoqué à plusieurs reprises des scandales à grande échelle avec ses "interviews" du pape. En 2013, il avait publié un "Entretien" avec le pape François, dont il a cité "littéralement" les propos. Cependant, il a reconnu par la suite que, même s'il avait déjà 89 ans, il n'avait pris aucune note, mais avait cité de mémoire ces propos échangés pendant près d'une heure et demie.

    L'interview, qui avait même été publiée sur la page d'accueil du Vatican, y a été supprimée. Scalfari a maintenant 95 ans.

    Lire le commentaire de Riccardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana (trad. de "Benoît et moi")