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Foi - Page 545

  • En bref : quatre propositions inacceptables de l'Instrumentum laboris du prochain synode

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    De l'abbé Claude Barthe sur le site de l'Homme Nouveau :

    Adresse au Synode : 4 propositions « inacceptables » de l’Instrumentum laboris

    Adresse au Synode : 4 propositions « inacceptables » <br>de l’Instrumentum laboris

    Un « Groupe de travail Coetus Internationalis Patrum » vient de faire son apparition discrète sur la scène romaine en diffusant une lettre au Pape et aux Pères synodaux pour l’Amazonie. Dans la Ville, où tout se sait, on parlait ces temps derniers de réunions de prélats et théologiens ouvertes à  d’autres que ceux qui se sont déjà fait connaître publiquement par leurs critiques de la préparation du Synode. Au sein du monde francophone, ont aussi circulé, entre certains évêques, des projets d’adresses. Il est perceptible que le mécontentement va croissant.

    Cette adresse a l’avantage d’être d’une brièveté bienvenue et aussi celui de remettre en honneur le procédé des « propositions », dont usaient jadis le magistère ou les instances universitaires catholiques lorsqu’elles voulaient condamner le contenu d’un texte, d’un livre, d’un sermon, etc. ce procédé consistait à résumer les propos visés dans texte concerné par des « propositions », des phrases qui reprenaient des termes du document, chacune des proposition étant ensuite qualifiée d’« hérétique », de « fausse », de « téméraire », de « scandaleuse », etc.

    Sans doute parce qu’ils ne se reconnaissent pas un pouvoir magistériel, les auteurs de cette dénonciation de l’Instrumentum Laboris les ont seulement – mais fortement – qualifiées d’« inacceptables en conscience ». 

    Au Pape et aux Pères synodaux,

    Nous, prélats, prêtres et fidèles catholiques nombreux et du monde entier, soulignons que l'Instrumentum Laboris préparé en vue de la prochaine assemblée du Synode pose de sérieuses questions et soulève des réserves gravissimes, du fait qu’il contredit non seulement des points particuliers de la doctrine catholique qui ont toujours été enseignés par l’Église, mais encore la foi dans le Seigneur Jésus, unique Sauveur de tous les hommes. 

    Nous avons donc formulé, selon la méthode classique, quatre propositions, sous forme de « thèses », exprimant des idées fondamentales de ce document. En conscience et avec une grande franchise, nous disons que l’enseignement qu’elles véhiculent est inacceptable.

    1. La diversité amazonienne, notamment religieuse, évoque une nouvelle Pentecôte (IL, n. 30) : la respecter c’est reconnaître qu’il y a d’autres chemins de salut, sans le réserver exclusivement à sa propre foi. Des groupes chrétiens non catholiques enseignent d’ailleurs d’autres façons d’être Église, sans censures, sans dogmatisme, sans disciplines rituelles : l’Église catholique devrait intégrer certains de ces modes ecclésiaux (IL, n. 138). Réserver exclusivement le salut à son propre Credo est destructeur du Credo lui-même (IL, n. 39).

    Cette dernière affirmation, contenue dans le n. 39, est particulièrement scandaleuse.

    Contra, inter alia Dominus Jesus, 14, 16.

    2. L'enseignement de la théologie pan-amazonienne, qui prend notamment en compte les mythes, les rituels et les célébrations des cultures d'origine de l’Amazonie, est requis dans toutes les institutions éducatives (IL, n. 98 c 3). Les rites et les célébrations non chrétiens sont proposés comme essentiels pour le salut intégral (IL, n. 87) et il est demandé d’adapter le rite eucharistique à ces cultures (IL, n. 126 d – sur les rites: IL, nn. 87, 126).

    Contra : Dominus Jesus 21.

    3. Parmi ses lieux théologiques [c’est-à-dire sources de la théologie, comme le Sainte Écriture, les Conciles, le Pères, la saine philosophie] se trouvent le territoire [d’Amazonie] et les cris de ses peuples (IL, nn. 18, 19, 94, 98 c. 3, 98 d 2, 144).

    Contra : inter alia Dei Verbum 4, 7, 10.

    4 – Il est suggéré de conférer l’ordination à des personnes d’âge mûr ayant une famille et de conférer des « ministères officiels » à des femmes. Une nouvelle vision du sacrement de l'ordre est proposé, laquelle ne proviendra pas de la révélation mais des usages culturels des peuples amazoniens (qui incluent, entre autres, une autorité tournante). Une séparation devrait alors être opérée entre le sacerdoce et le munus regendi (IL, nn. 129 a 2, 129 a 3, 129 c 2).

    Cette séparation sape les fondements eucharistiques du ministère de l'autorité dans l'Église.

    Contra : Lumen gentium 21, Presbyterorum ordinis 13, Sacerdotalis cælibatus integre et spec. 21, 26, Ordinatio sacerdotalis 1, 3, 4; Pastores dabo vobis 26, 29.

  • Institution d'un "dimanche de la Parole de Dieu"

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    D'Adélaïde Patrignani sur Vatican News :

    Le Pape institue le Dimanche de la Parole de Dieu

    Par un motu proprio publié ce 30 septembre, le Saint-Père institue le Dimanche de la Parole de Dieu, qui sera célébré chaque année le 3e dimanche du Temps Ordinaire. D’une manière plus large, ce texte du Pape François, intitulé “Aperuit Illis”, souligne toute la richesse et le caractère vivant du texte sacré. Il encourage les croyants à une plus grande familiarité à son égard, afin de «vivre en profondeur notre relation avec Dieu et avec nos frères».

    La publication du motu proprio Aperuit Illis – «Il leur ouvrit»(cf Lc 24, 45) - intervient à une date symbolique: en ce 30 septembre, l’Église universelle fait mémoire de saint Jérôme, qui a consacré la majeure partie de sa vie et de ses forces à l’étude et à la traduction des textes sacrés. Ce docteur de l’Église, l’un des quatre pères de l’Église latine, a élaboré la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction latine officiellement reconnue par l'Église catholique. Cette année s’ouvre le 1600e anniversaire de sa mort.

    Pourquoi ce dimanche spécial?

    Le Pape François choisit donc de mettre la Parole de Dieu au centre de ce nouveau texte magistériel, et de lui accorder une place privilégiée un dimanche de l’année: «J’établis que le IIIe Dimanche du Temps Ordinaire soit consacré à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu», écrit le Saint-Père.   

    La décision de François trouve son origine lors du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde. Le Pape avait alors «demandé que l’on pense à “un dimanche entièrement consacré à la Parole de Dieu, pour comprendre l’inépuisable richesse qui provient de ce dialogue constant de Dieu avec son peuple” (Misericordia et misera, n. 7)».

    «Par cette Lettre, j’entends donc répondre à de nombreuses demandes qui me sont parvenues de la part du peuple de Dieu, afin que, dans toute l’Église, on puisse célébrer en unité d’intentions le Dimanche de la Parole de Dieu», poursuit-il. François inscrit aussi sa démarche dans le sillage de grands textes du Magistère, tels que la Constitution dogmatique Dei Verbum et l’Exhortation apostolique de Benoît XVI Verbum Domini.

    Modalités pratiques

    Concrètement, le Pape suggère de «vivre ce dimanche comme un jour solennel». Il s’agira d’ «introduire le texte sacré de manière à rendre évidente à l’assemblée la valeur normative que possède la Parole de Dieu». Il sera donc utile «de souligner sa proclamation et d’adapter l’homélie pour mettre en évidence le service rendu à la Parole du Seigneur». François précise que «les Évêques pourront, en ce dimanche, célébrer le rite du lectorat ou confier un ministère similaire, pour rappeler l’importance de la proclamation de la Parole de Dieu dans la liturgie». Il exhorte ainsi à «faire tous les efforts nécessaires pour former certains fidèles à être de véritables annonciateurs de la Parole avec une préparation adéquate, comme cela se produit de manière désormais habituelle pour les acolytes ou les ministres extraordinaires de la communion».

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  • Un beau plateau sur KTO avec Fabrice Hadjadj et Rémi Brague

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    De KTO :

    Mon premier est malicieux. Prenant le contre-pied des injonctions à l´humilité, il n´hésite pas à proclamer, entonnant le cantique, « A moi la gloire ! » (Fabrice Hadjadj, À moi la gloire, Éditions Salvator). Mon deuxième abandonna brutalement ses connections numériques pour une perfusion, après qu´une mauvaise tumeur l´ait envoyé réviser, à l´hôpital, sa vie intérieure (Père Pierre Amar, Hors service, Éditions Artège). Mon troisième discute la modernité en partant d´auteurs médiévaux (Rémi Brague, Des vérités devenues folles, Éditions Salvator). Mon tout, magnifiquement animé par Jean-Marie Guénois constitue le rendez-vous de septembre de L´Esprit des Lettres. Mieux qu´une charade : 90 minutes de bonheur authentique, grâce au partenariat KTO / La Procure / Le Jour du Seigneur.

  • Les expériences de mort imminente nous disent-elles quelque chose sur l'au-delà ?

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    C'est sur RCF :

    Expériences de mort imminente, que nous disent-elles sur l'au-delà?

    Emission présentée par Antoine Bellier

    LE TEMPS DE LE DIRE

    MARDI 24 SEPTEMBRE À 9H03

    DURÉE ÉMISSION : 55 MIN

    Expériences de mort imminente, que nous disent-elles sur l'au-delà?

    © Benjamin Schmidhuber / Unsplash

    Que faut-il penser des expériences de mort imminente (EMI)? Sont-elles la preuve qu'il y a une vie après la mort? Pour les chrétiens, peut-on y voir un lien avec la résurrection?

    Ce sont des expériences assez étonnantes, aux frontières de la vie et de la mort faites par des hommes, des femmes, des enfants suite à un accident, ou un choc traumatique particulièrement violent. Ces expériences de mort imminente (EMI) viennent interroger nos existences, nous qui, croyants ou non, vivons bien souvent comme si nous n’allions jamais mourir. Le mercredi 30 octobre sortira en salles le documentaire de Pierre Barnérias, "Thanatos, l'ultime passage". L'occasion de se pencher sur les EMI et ce que l'on peut en penser.

    "Ces expériences nous apprennent surtout des choses sur la vie"

    LES EMI, POUVOIR EN PARLER

    Qu'est-ce qu'une expérience de mort imminente ? C'est ce que peuvent vivre des personnes cliniquement mortes, avec arrêt du pouls et de la circulation, qui reviennent à la vie souvent grâce aux moyens de réanimation. "Et là quand ils reviennent ils ont fait une expérience indicible." Ils témoignent souvent d'un tunnel débouchant sur une lumière éclatante, certains disent avoir vu des personnes défuntes qu’ils ont connues. D'autres restent surtout marqués par un sentiment de plénitude, qu'ils ont ressenti.

    Preuve que le sujet intéresse, le documentaire de Pierre Barnérias sera projeté en avant-première à Paris au cinéma Le Grand Rex, le 29 septembre - "Moi-même je n'en reviens pas !" s'enthousiasme son réalisateur. Pourtant, les EMI représentent pour ceux qui les ont vécues des moments si forts qu'ils ont du mal à en parler, comme le constate le Dr Patrick Theillier. L'émotion, mais aussi parfois la honte"C'est quand même paradoxal quand tu vis quelque chose d'extrêmemnt beau tu as peur d'en parler de peur de passer pour un fou, pour un illuminé."

    VIVRE APRÈS UNE EMI (DANS UNE SOCIÉTÉ MATÉRIALISTE)

    "Ça a été tellement fort et ça a tellement changé ma vie, témoigne Patrice Gourrier, que je voulais en tant que prêtre ne tant que pasteur témoigner de cela." Il a évoqué son EMI dans "J’ai choisi d’être prêtre" (éd. Flammarion, 2003). Psychothérapeute, il n'hésite pas à en parler à des personnes en fin de vie qu'il accompagne, "je leur dis ce que j'ai vécu et ça apporte à ces personnes une grande paix, une grande sérénité".

    Il y a la vie que l'on aperçoit au bout du tunnel et la vie après une EMI. Qui ne sera plus jamais la même. "Ces expériences en fait nous apprennent surtout des choses sur la vie", explique le P. Gourrier. Ce pourquoi Patrick Theillier a intitulé son ouvrage "Expériences de Vie Imminente" (éd. Artège). "Quand ils reviennent, explique-t-il, ils sont beaucoup plus ouverts aux autres et retrouvent une spiritualité, souvent, et n'ont absolument plus peur de la mort car ils savent qu'il y a une vie après la vie."

    LES EMI, UNE EXPÉRIENCE DU PARADIS ?

    Retrouver des personnes défuntes qu'on a connues, être devant "un être de lumière qui a pour caractéristique incroyable de dégager un amour extraordinaire", avoir "une perception instantannée du film de sa vie qui fait la vérité sur soi", éprouver un "sentiment de paix et de tranquilité"... Ces témoignages qu'a recueillis le Dr Theillier sonnent étrangement familiers à quiconque a entendu parler de la foi chrétienne. Comment ne pas penser à Dieu ou au Christ, au jugement dernier ou à la résurrection des morts ?

    ​La foi chrétienne, appuyée sur la résurrection du Christ, parle de vie éternelle. D’autres traditions religieuses évoquent cette vie qui prolonge en quelque sorte notre passage sur la terre. Doit-on pour autant associer les EMI à ce que nous dit le christianisme sur les fins dernières ? Ne sont-elles pas des formes de consciences altérées liés à des causes externes, qui n’ont rien à voir à une quelconque réalité ?

    ÉMISSION ENREGISTRÉE EN DUPLEX AVEC RADIO PRÉSENCE À LOURDES ET RCF POITOU À POITIERS

    INVITÉS

    • Père Patrice Gourrier, prêtre du diocèse de Poitiers, psychologue clinicien, psychothérapeute, membre de l’association pour le développement de la mindfulness (ADM)

    • Pierre Barnérias, ancien grand reporter, documentariste, fondateur de la société Tprod

    • Dr Patrick Theillier, médecin, ancien médecin permanent du Bureau médical des sanctuaires de Lourdes, ancien président de l'Association médicale internationale de Lourdes

    BIBLIOGRAPHIE

    • Expériences de mort imminente - Un signe du ciel qui nous ouvre à la vie invisible, Patrick Theillier, éd. Artège (2015)

    • Expériences de Vie Imminente, Patrick Theillier, éd. Artège (2019)

    • J’ai choisi d’être prêtre, Patrice Gourrier, éd. Flammarion (2003)

     
  • 26e Pèlerinage familial de tradition à Foy-Notre-Dame

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    Foy-N-D 2019 fr.jpg

    Toutes les informations nécessaires ici:

    www.pelefoy.be 

    JPSC

  • Le bel Alleluia de ce XXVIe dimanche du temps ordinaire

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    Allelúia. Allelúia.
    Ps. 107, 2  
    R/. Allelúia. V/. Parátum cor meum, Deus, parátum cor meum: cantábo et psallam tibi, glória mea. R/. Alléluia. V/. Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt ; je chanterai, et je célébrerai Tes louanges sur la cithare, ô Toi qui es ma gloire.
  • Synode sur l'Amazonie : mise en garde du Cercle des anciens étudiants du professeur Joseph Ratzinger

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    De l'abbé Claude Barthe sur le site de l'Homme Nouveau :

    Un message ratzinguérien avant le Synode sur l’Amazonie

    Un message ratzinguérien avant le Synode sur l’Amazonie
    Une réunion autour de Benoît XVI lors d'un précédent Ratzinger-Schülerkreis

    Le cardinal Müller, intervenant lors du « Ratzinger-Schülerkreis », le Cercle des anciens étudiants du professeur Joseph Ratzinger, qui tenait sa réunion annuelle hier et aujourd’hui (aujourd’hui, pour la première fois en public à l’Augustinianum, à côté de la Place Saint-Pierre), sur le thème « Les défis actuels du ministère ordonné dans l’Eglise », a lancé une nouvelle fois une alerte pour que « le soi-disant chemin synodal d’Allemagne ou le Synode amazonien ne se terminent pas par le désastre de la sécularisation de l'Eglise ».

    Des conférences ciblées

    Dans ce colloque, outre la conférence de l’ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur « les exigences de la consécration », intervenaient le professeur Karl-Heinz Menke, sur « le sacerdoce ministériel dans l’Eglise », Marianne Schlosser, historienne de la spiritualité, sur « la consécration et le célibat pour le Royaume des Cieux », cependant que le cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pour le Dialogue, a prononcé les allocutions de bienvenue et de clôture.

    Conférences très ciblées, comme on le voit, avant le mois de tous les dangers pour la foi et la discipline que sera le mois d’octobre romain. Le communiqué de présentation disait :

    « En ce temps de crise et de purification douloureuse de l'Eglise, ce ne sont pas principalement les réformes structurelles qui peuvent procurer aux prêtres à la fois une aide et une guérison, mais le témoignage authentique d’une foi vécue dans l’Ordre sacré du sacerdoce ministériel. Ainsi, une issue ne pourra être trouvée que si la nature du ministère sacerdotal est et reste claire, avec des prêtres qui en témoignent sans ambiguïté ».

    Le célibat pour le Royaume des cieux

    Et en conclusion, le colloque a lancé un message dans lequel est affirmé :

    « La présence du Christ ne doit pas se limiter à la seule action sacramentelle, mais elle doit devenir reconnaissable et efficace dans la vie quotidienne. Cela comporte les obligations de l’obéissance et du célibat pour le Royaume des cieux, qui sont des expressions humaines et spirituelles de la configuration sacramentelle du prêtre au Christ ».

    A bons entendeurs synodaux…

    Et on peut encore lire sur le site Pro Liturgia :

    Quant au cardinal Müller, voici ce qu’il a déclaré :

    « Seul Jésus-Christ [...] est la raison, le contenu et la mesure de notre foi, et non un Dieu païen qui nous parle dans les mythes et les utopies, dans la dynamique des événements, dans les processus que nous initions, dans le sang de la race, dans l’esprit populaire ou dans les réalités immorales de la vie. La théologie reconnaît comme “locus theologicus” la seule Parole de Dieu dans l’Ecriture Sainte et la Tradition, alors que le Magistère ne peut revendiquer qu’une autorité interprétative. Présumer ou reconnaître, en plus de la plénitude de la révélation du Christ, de nouvelles révélations alléguées de Dieu dans les processus dynamiques de la conscience populaire ou dans les réalités de la vie [...] n’est autre chose qu’un “néopaganisme” renaissant, déjà violemment rejeté par le pape Pie XI dans son encyclique “Mit brennender Sorge” contre la falsification par le national-socialisme du concept chrétien de révélation. »

  • Chercher le pauvre Lazare couché à notre porte - 26e dimanche du temps ordinaire

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    Résultat de recherche d'images pour "povere lazzaro ricco parabola"

    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (homelies.fr - Archive 2007)

    Lectures du jour : messe,26e.dimanche.du.temps.ordinaire

    « Cet homme, c’est toi » (2 Sm 12, 7). Ces paroles par lesquelles le prophète Nathan accuse le roi David, pourraient fort bien m’être attribuées à moi, qui me scandalise devant l’indifférence de ce mauvais riche faisant bombance, tout en ignorant le pauvre Lazare, mendiant sur le pas de sa porte. Comme David qui se scandalisait du comportement de ce riche propriétaire égorgeant l’agnelle du pauvre pour épargner son cheptel, alors que lui-même venait de prendre la femme de Uri le Hittite, ainsi moi aussi je me fais l’accusateur des riches de ce monde, en refusant de voir que j’en fais partie. « Esprit faux ! Enlève d’abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère » (Lc 6, 42). Ne faisons-nous pas partie de « ceux qui vivent bien tranquilles et se croient en sécurité » (1ère lect.) alors que tant de nos frères sont aux aboies, tourmentés par la faim, la maladie, le dénuement ; pourchassés sur les routes de l’exil, exposés à toutes sortes de violence ? Nous sommes tellement habitués au spectacle de la misère du monde, que nous finissons par la regarder de loin, de très loin ; en tout cas d’assez loin pour ne pas en être dérangés. 

    En disant cela je ne cherche pas du tout à culpabiliser qui que ce soit ; d’ailleurs je parle à la première personne, et si nous sommes tant soit peu honnêtes, nous n’aurons nulle peine à nous reconnaître dans ce comportement qui affecte globalement la grande majorité des pays occidentaux, croyants et non-croyants confondus. 

    Pourtant nous savons fort bien que cette inertie nous accuse : « le Seigneur », lui, « protège l’étranger ; il soutient la veuve et l’orphelin ; il fait justice aux opprimés ; aux affamés il donne le pain » (Ps 145). C’est-à-dire qu’il attend de nous que nous lui permettions d’accomplir ces œuvres élémentaires de compassion, en nous rendant disponibles à son Esprit de charité. Jésus nous a enseigné - et nous a surtout montré - le comportement de Dieu à notre égard : c’est par compassion pour notre misère que le Verbe a pris chair de notre chair ; « lui qui était riche, il est devenu pauvre à cause de nous, pour que nous devenions riches par sa pauvreté » (2 Co 8, 9). Aussi notre vraie richesse est-elle de consentir à nous appauvrir pour nos frères, comme lui, le Christ, l’a fait pour nous.

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  • Requiem pour Jacques Chirac

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    tombe chirac thumbnail.jpegL’ancien Président de la République française, Jacques Chirac (86 ans) est décédé  hier jeudi 26 septembre et le jour même l’Élysée a annoncé une journée de deuil national en hommage au disparu, le lundi 30 septembre. Le site "aleteia" précise qu'un «service solennel », autrement dit une messe, sera célébré le même jour par Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, à 12h en l’église parisienne de Saint-Sulpice. Emmanuel Macron devrait y assister ainsi que plusieurs chefs d’Etat étrangers ».

    Quels étaient exactement les liens de Chirac avec la foi catholique ?

    Dans une interview publiée sur le site de l’hebdomadaire « Famille chrétienne », l’écrivain  Denis Tillinac revient sur l’attitude religieuse de son ami Jacques Chirac. Une fascination pour les sagesses orientales aux marges du catholicisme mais qui conserve une priorité pour le plus faible :

    « On a l’impression que Jacques Chirac était à l’étroit dans le christianisme ?

    Chirac ne s’est jamais considéré comme un chrétien stricto sensu malgré son éducation. Depuis son adolescence Chirac est insatisfait. Il s’intéresse aux sagesses orientales et passe son temps au musée Guimet. Il a horreur du conflit et cherche une harmonie supérieure.

    Pour autant, il fait preuve d’une sensibilité religieuse authentique ?

    Je dirais que Chirac a un toujours eu un souci métaphysique. Cela se manifestait par son intérêt pour la préhistoire et aussi pour les fins dernières. Il s’imaginait que l’homme était heureux pendant la préhistoire car il avait la chance de vivre avant l’apparition du conflit. Il voyait ça comme un micro paradis préhistorique ! Cela n’engageait que lui évidemment. Son idée n’était pas si loin du mythe du bon sauvage.

    Chirac se projetait aussi dans l’avenir. Souvent il agitait ses grands bras et affirmait devant moi que l’homme, dans quelques millions d’années, finirait par se spiritualiser. Il dépasserait le stade de la prédation et son cerveau serait hypertrophié ! J’ai eu plusieurs fois cette discussion avec lui. Chirac mimait avec ses mains une tête énorme. Je vois un parallèle entre son approche et l’optimisme du jésuite Teilhard de Chardin. C’est une version religieuse de la philosophie de l’histoire de Hegel.

    Mais il y a chez lui un réel intérêt pour le faible ?

    Chirac est évangélique dans sa préférence pour les êtres fragiles. Si l’attention aux pauvres est un critère de gauche Chirac serait plus à gauche que Hollande ! Chirac détestait l’empire romain qu’il trouvait triomphaliste. Il avait toujours des réflexes tiers-mondistes. Il fallait protéger les africains car ils étaient faibles. Plusieurs fois, en Corrèze, je l’ai vu réserver incognito sur son agenda un temps pour aller visiter un petit handicapé profond. Ce n’était pas pour la frime.

    On a souvent fait de lui un radical socialiste ?

    Son grand père paternel était franc maçon et instituteur à Brive. Il n’était pas pour autant militant maçonnique, pas plus que son modèle radical socialiste en Corrèze Henri Queuille. Pour autant, Chirac a été fasciné par Jean-Paul II. Son directeur de cabinet à la mairie de Paris, Bernard Billaud, était proche de Jean Guitton. C’est une période où le pape polonais luttait contre les régimes totalitaires de l’est. Chirac avait des rapports compliqués avec le cardinal Lustiger. Deux patrons ne pouvaient que se friter ! En 2002 c’est Bernadette – catholique et plutôt tradi – qui a sauvé la mise quand l’électorat conservateur était tenté par Le Pen.

    Samuel Pruvot »

    Ref. Denis Tillinac : « Chirac a été fasciné par Jean-Paul II »

    L’ancien Président sera enterré au cimetière de Montparnasse, dans la tombe familiale sommée d’une grande croix (photo)…

    JPSC

  • L'Assemblée synodale allemande : c'est parti et ce n'est pas sans risques...

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    D'Ed Condon sur le site du National Catholic Register :

    Les évêques allemands votent en faveur de l'adoption des statuts de l'Assemblée synodale

    FULDA, Allemagne - Les évêques allemands ont voté en faveur de l'adoption d'un ensemble de statuts pour leur "Assemblée synodale", prévue depuis longtemps. Cette décision a été prise lors d'un vote le 25 septembre, dernier jour de la session plénière des évêques allemands.

    Les évêques ont voté en faveur de l’adoption des statuts par 51 voix contre 12, avec une abstention. Le vote a suivi des heures de débat concernant plusieurs amendements. Divers changements ont été proposés et examinés en réponse aux préoccupations du Vatican selon lesquelles un projet précédent des statuts n'était «pas valable sur le plan ecclésiologique».

    Des hauts responsables de la conférence ont déclaré à CNA (Catholic News Agency) mardi soir que "quelques modifications mineures" avaient été adoptées par la conférence, mais que le texte révisé des statuts ne serait pas publié avant mercredi au plus tôt.

    Des sources ont également déclaré à CNA que la version finale du document comprenait un préambule révisé faisant directement référence aux priorités synodales définies par le pape François dans sa lettre de juin à tous les catholiques allemands.

    Le préambule fera spécifiquement référence à «la primauté de l'évangélisation, au sensus ecclesiae et à la considération de l'unité avec l'Église universelle», a confirmé CNA, mais les domaines à examiner par les groupes de travail du synode (forums synodaux) resteront les mêmes, annoncés précédemment: examen de l'enseignement de l'Église sur la morale sexuelle, le rôle des femmes dans les offices et les ministères de l'Église, la vie et la discipline sacerdotales et la séparation des pouvoirs dans la gouvernance de l'Église.

    Mardi soir, Mgr Rudolph Voderholzer, évêque de Ratisbonne, a publié une déclaration dans laquelle il expliquait que, même si certaines modifications avaient été apportées par rapport aux versions précédentes, il restait opposé aux statuts.

    «J'ai voté contre les statuts», a déclaré l'évêque. «Dans un débat de plusieurs heures, certaines améliorations de détail ont été apportées. Mais j’ai clairement indiqué à plusieurs reprises que l’orientation thématique des forums [synodaux] semble ne pas tenir compte de la réalité de la crise de la foi dans notre pays. ”

    Mgr Voderholzer a ajouté que, tout en restant attaché au principe de la synodalité préconisé par le pape, il souhaitait mettre "au procès-verbal" qu'il "existe au moins une minorité d'évêques préoccupés par le fait que les vrais problèmes [par rapport à l'Eglise en Allemagne] ne peut pas être traités selon les statuts approuvés.

    L'évêque a noté que, malgré le nouveau préambule, il n'y aura pas de forum synodal sur l'évangélisation.

    En août, le comité exécutif des évêques a rejeté une proposition synodale alternative, rédigée par l’évêque Voderholzer et le cardinal Rainer Woelki de Cologne, visant à se conformer à une lettre envoyée par le pape François à tous les catholiques allemands en juin. Ce document aurait centré les forums synodaux sur les thèmes de l'évangélisation, de la formation des laïcs, de la catéchèse et du ministère des vocations.

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  • Belgique : le culte catholique est-il "surfinancé" ?

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    De Catherine Tonero sur le site de la RTBF :

    CQFD : Le culte catholique est-il surfinancé au vu de la pratique?

    L'Eglise catholique capte environ 83% des moyens alloués aux différents cultes reconnus en Belgique, alors que moins de 10% des Belges se disent catholiques pratiquants (selon le dernier rapport annuel de l'Eglise catholique). Faut-il dès lors revoir le financement public des cultes en Belgique? C'est la question qui fait débat dans CQFD ce mercredi. Pour en parler : Tommy Scholtès, porte-parole des évêques de Belgique et Sophie Rohonyi, députée fédérale DéFI, réclamant un financement plus équitable des cultes.

    Une matière jamais réformée

    Le financement des cultes en Belgique trouve son origine dans la Constitution de 1831. Fruit d'un compromis entre catholiques et libéraux, elle prévoit l'indépendance de l'Eglise et de l'Etat, mais aussi le financement public des cultes, pour l'utilité sociale qui leur est reconnue. "Quand la Belgique a été créée en 1831, elle a conservé les instruments de financement public des cultes qui avaient été mis en place sous le régime français, explique Caroline Sägesser, chargéz d'étude au CRISP, et donc nous vivons encore aujourd'hui avec des principes très largement hérités de cette époque".

    Depuis lors, plusieurs lois ont élargi la reconnaissance (et donc le financement) à d'autres cultes. Six cultes sont ainsi financés aujourd'hui chez nous: catholique, protestant, israélite, anglican, orthodoxe et islamique. Il faut ajouter à la liste des bénéficiaires la laïcité organisée, depuis 1993. Tommy Scholtès, le porte-parole des évêques de Belgique, précise à cet égard: "nous sommes le seul pays au monde où la laïcité organisée fait partie de l'organisation des cultes".

    Pourquoi nous réduire à la pratique à l'église?

    Sur un montant global de 330 à 350 millions d'euros annuels alloués au financement des cultes (CRISP), environ 83% va au culte catholique, le plus largement implanté en Belgique. Suit la laïcité organisée avec environ 10% du montant total et l'islam (6%). Une répartition que beaucoup jugent inégale, au vu du nombre de catholiques pratiquants déclarés (10%).

    DéFI, qui revendique l'inscription de la laïcité dans la Constitution, souhaite réformer le système: "accorder la majorité du financement à un culte qui n'est pas pratiqué à la même hauteur, c'est faire fi de la réalité et de l'évolution de notre société, multiculturelle et pluraliste", explique Sophie Rohonyi. "Je ne sais pas pourquoi on veut absolument nous réduire à la pratique à l'église", rétorque Tommy Scholtès.

    "Impôt philosophiquement dédicacé"

    Parmi les modèles alternatifs, celui d'un impôt dédicacé: le contribuable décide de payer une part de l'impôt à l'organisme religieux ou laïque de son choix. Deux modèles du genre sont déjà à l'oeuvre, en Allemagne et en Italie.

    On en est pas là chez nous, mais c'est une piste clairement envisagée chez DéFI, ainsi qu'un étude scientifique rigoureuse qui déterminerait qui est croyant ou pratiquant (il n'existe pas de critères de reconnaissance formalisés dans la loi actuellement).

    CQFD, Ce Qui Fait Débat, un face à face sur une question d'actualité chaque jour à 18h20 sur La Première et à 20h en télé sur La Trois.

    CQFD : Le culte catholique est-il surfinancé au vu de la pratique? (avec Tommy Scholtès, porte-parole des évêques de Belgique et Sophie Rohonyi, députée fédérale DéFI, réclamant un financement plus équitable des cultes. / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3)

  • Une voie synodale allemande ouvrant la voie à Vatican III ?

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    De Maike Hickson sur LifeSiteNews :

    Cdl Marx: «pas de signal d’arrêt» du pape François pour notre voie synodale allemande sur le célibat et la morale sexuelle

    24 septembre 2019 (LifeSiteNews)

    Le cardinal Reinhard Marx a donné hier, le premier jour de l'assemblée d'automne des évêques allemands à Fulda, une conférence de presse au cours de laquelle il a évoqué sa récente rencontre avec le pape François et le cardinal Marc Ouellet et ses plans pour le prochain chemin synodal allemand, qui, comme il le souligne, n'est «pas un synode» ou un «concile particulier» qui serait soumis au droit canonique.

    S'exprimant au sujet de sa visite et de ses conversations à Rome qui se sont terminées le 20 septembre, le président de la Conférence des évêques allemands et archevêque de Munich-Freising a insisté sur le fait qu'ils avaient été «globalement positifs et encourageants».

    «Il n'y a pas de signal d'arrêt», a expliqué Marx, «c'était une rencontre constructive» avec Ouellet et le pape, de sorte que «je ne peux pas considérer que la voie synodale serait en quelque sorte menacée».

    C'est-à-dire que le pape François n'a pas dit au cardinal Marx d'arrêter un projet qui envisage de remettre en question les enseignements de l'Église sur le célibat, la morale sexuelle, le sacerdoce exclusivement masculin et aussi le lien entre ordination et pouvoir dans l'Église.

    Poursuivant ses commentaires sur le pape François et sa lettre de juin aux catholiques allemands, le cardinal Marx a déclaré que «le pape a vraiment ouvert les portes avec sa lettre, et telle que nous la comprenons, telle que je la comprends - et ce que j’ai également trouvé confirmé dans ma conversation [avec lui] - il souligne des aspects que nous devons garder à l'esprit, qui ne sont pas nouveaux pour nous et que nous acceptons.»

    Interrogé pour savoir si les statuts finaux de la voie synodale allemande - comme les participants les voteront lors de leur réunion du 23 au 26 septembre - doivent être approuvés, le cardinal Marx répond: «Une condition exigeant une approbation plus élevée? - Je n'ai pas entendu ça.»

    Cela voudrait dire que Rome laisse les Allemands faire ce qu’ils veulent. LifeSiteNews a demandé à Matthias Kopp, le porte-parole presse du cardinal Marx, de fournir des explications plus détaillées sur les commentaires du cardinal Marx, mais jusqu'à présent, Kopp n'a pas encore répondu à la question.

    Un chemin synodal allemand menant à Vatican III?

    Le cardinal Ouellet, responsable de la Congrégation pour les évêques, avait écrit une lettre datée du 4 septembre - accompagnée d'une critique de la Congrégation pour les textes législatifs - aux évêques allemands, indiquant que la voie synodale allemande entendait «convoquer un concile particulier» sans en utiliser le terme. ”Un tel concile particulier, cependant, est soumis au droit canonique. Qu'une telle voie synodale ait un caractère contraignant serait «en dehors de sa compétence [de la Conférence des évêques allemands]», indique la lettre. Les documents soulignent également que la prise de décision doit être en lien avec les «structures hiérarchiques» de l'Église.

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