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Islam - Page 123

  • Une sérieuse mise en garde adressée aux Européens par Henri Boulad

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    Sur le blog "Christianisme - Nouvel ordre mondial - Islam", le Père Henri Boulad sj, chrétien égyptien d’origine syrienne, Directeur du Centre Culturel Jésuite d'Alexandrie, ancien recteur du Collège des Jésuites au Caire, et ancien vice-président de Caritas Internationalis pour le Monde arabe, exprime ses inquiétudes au sujet de l'évolution de l'Europe et nous met en garde contre la menace qui pèse sur son héritage : "doublement menacé. De l'intérieur car la notion d'un progrès à courte vue, a tendance à engendrer une société matérialiste, hédoniste, égoïste, tentée de s'étourdir par un divertissement perpétuel pour combler le vide qui l'habite. De l'extérieur car du fait de l’évolution démographique qui s’y manifeste, l’Europe s’expose à la situation qui prévaut dans la majorité des 57 pays à majorité musulmane : une liberté religieuse réduite, voire inexistante, une liberté d’expression soumise aux contraintes de la sharia, comme le précise la Déclaration islamique des droits de l’homme du Caire (1990)."

    Et il ajoute :

    "Au nom de la tolérance, l'Europe est en train d'ouvrir ses portes à l’intolérance. Au nom de la démocratie, le risque est de voir vos enfants et petits enfants  vivre dans une société totalement différente où les non-croyants ou croyants en d’autres religions, les dhimmis, auraient moins de droits que ceux de la majorité de la population. Ceci signifierait un retour aux pires moments de la domination religieuse de type médiéval qu'a connu l'Europe dans le passé et dont elle s’est heureusement affranchie.
    Les valeurs européennes conquises de haute lutte après des siècles de combat, l'Europe va-t-elle prendre le risque de les brader par simple effet d’une immigration conduisant à terme à une modification fondamentale de la composition de la société ? Le règne du "politiquement correct" doit-il empêcher de dénoncer ce risque à long terme pour l’Europe ? La diversité est un facteur théorique d’enrichissement mutuel mais l’observation des pays à majorité musulmane montre que la multiculturalité n’a pas vocation à s’y épanouir.  Qu’en sera-t-il, dès lors, de l’Europe et de ses libertés dans quelques décennies ? N’oublions pas ces réflexions lors du débat sur l’adhésion de la Turquie à l’Europe. Comme pour tout organisme, il existe "un seuil de tolérance" au-delà duquel tout corps est menacé d'éclatement, de dissolution, de désintégration. Dans ce contexte, vouloir introduire la Turquie dans l'UE, tient de l'inconscience. Une telle démarche représenterait un véritable suicide pour une Europe qui peine à sauver son identité et ne parvient déjà pas à se construire. La Turquie n'est européenne ni géographiquement, ni historiquement, ni culturellement. Elle a toujours été pour elle un danger et une menace."
    A ce sujet, on consultera utilement des informations préoccupantes en se rendant sur cette page (où il nous est formellement interdit de puiser).
  • Pour quelles raisons ne devrait-on pas craindre l'islam ?

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    9782750901813.jpgA l’approche du dixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, aux Etats-Unis, beaucoup de questions se posent encore sur l’islam.

    "Les raisons ne pas craindre l’Islam" est le titre d’un livre de Samir Khalil Samir, un spécialiste égyptien de l’Orient chrétien et musulman.

    Samir Khalil Samir est né en 1938 au Caire. Il est copte et jésuite. Il vit à Beyrouth où il enseigne à l’université Saint-Joseph. Il est également professeur à l’Institut pontifical oriental de Rome, après l’avoir été à l’université du Caire, à la Sophia University de Tokyo, à la Georgetown University de Washington, en Angleterre, en Autriche, à Hong Kong, aux Pays-Bas ou en Palestine. Fondateur du Cedrac (Centre de documentation et de recherches arabes chrétiennes), il est président de l’International Association for Christian Arabic Studies. Il est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages et de plus de mille articles sur l’islam et l’Orient chrétien.

    Découvrir la suite de la présentation de ce livre par Stéphane SEMINCKX en cliquant ICI

  • Printemps arabe : une révolution trop tard venue au Maroc ?

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    Sur le blog de notre ami Pierre Piccinin, nous trouvons cette analyse à propos de la révolution oubliée du "Printemps arabe", celle du Maroc.

     

    "Le « Printemps arabe » se meurt lentement, dans la chaleur de l'été naissant, tandis que le bilan, amer, se conclut par la stabilité des régimes, en Tunisie, en Égypte et ailleurs : partout, dans les coulisses des gouvernements, les establishments qui avaient soutenu les dictateurs restent aux commandes et la jeunesse, qui avait été à l'origine des révoltes, est laissée pour compte et se retrouve exclue des organes décisionnels.

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  • Royaume-Uni : améliorer la compréhension réciproque entre chrétiens et musulmans

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    Nous recevons le témoignage reproduit ci-dessous par l'intermédiaire de "Missio - Brabant wallon" à propos des relations entre chrétiens et musulmans au Royaume-Uni. Nous évitons, sur ce blog d'alimenter une attitude de rejet systématique à l'égard des musulmans comme cela se fait sur de nombreux blogs prétendûment chrétiens. La haine et le rejet de l'autre sont étrangers au christianisme et ce n'est pas en épinglant tous les faits condamnables ou déplaisants commis par des islamistes que nous contribuerons à faire avancer les choses dans la bonne direction, et cela même si la vigilance s'impose...

    "Témoignage du pasteur Richard Cheetham

    A Londres où je vis, rares sont les jours où les médias n'évoquent pas les relations entre musulmans et chrétiens. En général, les propos sont négatifs et laissent souvent supposer que la religion est une source de conflit perpétuelle et inévitable. Les récents affrontements entre musulmans et chrétiens coptes au Caire qui ont fait plusieurs morts et de nombreux blessés, par exemple, ont été largement couverts par la presse britannique.

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  • Un nouveau sultan pour la Turquie ?

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    L'AKP est sortie victorieuse des élection qui ont eu lieu en Turquie hier. Certains s'interrogent sur le renforcement du pouvoir du premier ministre Erdogan, qualifié de "nouveau sultan" par Libération qui précise : "chef charismatique de l’AKP, le Parti de la justice et du développement, parti islamiste qui se présente désormais comme «démocrate conservateur», il ne cache pas sa volonté de devenir ensuite le premier Président élu au suffrage universel de Turquie."

    La rupture avec le kémalisme est évidente et l'armée, traditionnel chien de garde de l'héritage d'Ataturk a été mise hors d'état d'intervenir. Comment évoluera ce pays qui s'obstine à frapper à la porte de la Communauté Européenne, une Communauté Européenne qui s'éloigne de plus en plus de ses racines chrétiennes et qui accueillerait un "poids lourd" renouant avec ses racines islamiques?

  • Heureux les artisans de paix

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    C'est encore Yves Daoudal qui nous rapporte le fait suivant :

    "Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk, a organisé ce matin une prière à Notre Dame pour la fin des violences en Irak.

    Il avait réuni dans sa cathédrale (où de nombreuses musulmanes viennent prier Marie) des représentants de l’islam sunnite et de l’islam chiite, des communautés arabe, kurde et turkmène, le vice-gouverneur, le maire, le chef de la police, le chef de l’armée, et des dirigeants des partis politiques. Il y avait aussi la famille du dernier chrétien assassiné à Kirkouk (en fait l’avant-dernier, car un autre a été tué hier). La cathédrale était pleine, de chrétiens et musulmans, sans distinction.

    Un diacre a chanté l’évangile de l’Annonciation, et un imam a chanté la sourate Maryam.

    Une prière à la Vierge Marie pour la paix et la sécurité a été lue par des femmes en arabe, kurde, turkmène et syriaque.

    A l’issue de la cérémonie, un imam chiite turkmène, un imam sunnite, un imam kurde et l’archevêque ont lâché des colombes."

     

  • Quand 80% des jeunes chrétiens du nord de l'Irak rêvent de fuir leur pays...

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    Un des plus grands dégats collatéraux provoqué par les deux guerres menées en Irak par les puissances occidentales est incontestablement l'aggravation du sort des chrétiens dans ce pays. Ils font plus que jamais partie de cette "Eglise en détresse" qui mobilisa le Père Werenfried Van Straaten, prémontré de l'abbaye de Tongerlo, en Belgique. Nous reproduisons l'interview de Mgr Casmoussa sur la situation de l'Eglise en Irak :

    Même si les racines chrétiennes dans le nord de l’Irak remontent à plusieurs siècles, 80% des jeunes chrétiens de cette zone veulent couper ces racines et s’en aller vers des lieux plus prometteurs.

    Cependant, Mgr Basile Georges Casmoussa les encourage à rester. « Si nous étions des étrangers, ici en Irak, alors nous partirions », déclare-t-il. « Mais, historiquement, il s’agit de notre terre, de notre pays ».

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  • Egypte : poursuite des violences contre les Coptes

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    Des musulmans et des chrétiens se sont affrontés à coups de pierres, jeudi, dans une banlieue de la capitale égyptienne, lors de la réouverture d’une église que l’ancien régime avait fermée il y a plusieurs années.

    L’église est l’un des trois lieux de culte coptes qui ont été rouverts par les autorités égyptiennes dans une tentative d’apaiser les récentes tensions interreligieuses dans le pays. Les autorités ont promis de rouvrir près de 50 églises à travers l’Égypte afin de répondre aux revendications des manifestants chrétiens qui campent depuis plus d’une semaine le long du Nil.

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  • Les chrétiens d'Irak entre héroïsme et épouvante

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    Une dépêche de catho.be relayant l'Aide à l'Eglise en Détresse

    L'assassinat d'un chrétien dans la ville nord-irakienne de Kirkouk a déclenché l'épouvante parmi les fidèles du pays. Ce simple travailleur a été retrouvé décapité et mutilé le 16 mai dernier, car sa famille, sans ressources, n'avait pas réussi à trouver les 70.000 euros de rançon exigés. En Irak, la violence contre les chrétiens est toujours à l'ordre du jour. Il ressort des informations fournies par l'Église catholique que depuis 2004, il y a eu dans le pays toute une série d'attentats contre des églises, sept assassinats de prêtres, ainsi que plusieurs enlèvements d'évêques.

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  • Un autre regard sur le printemps arabe

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    Venu à Paris pour la messe annuelle de l'Oeuvre d'Orient, le 15 mai 2011, S.B. Ignace Youssef III Younan, Patriarche d'Antioche pour l'Église syriaque-catholique, apporte un autre regard sur le « Printemps arabe ». S'il encourage les chrétiens du Moyen-Orient à rester enracinés dans leur terre d'origine, il appelle les gouvernements européens à prendre des mesures concrètes et les chrétiens à la solidarité.
     

    Quel regard portez-vous sur le « Printemps arabe » ?

    Si j'avais à regarder ces événements populaires dans d'autres pays pour lesquels je sais qu'il existe des problèmes graves d'ouverture au peuple, de participation des différents partis au gouvernement, alors je dirais que c'est un réveil populaire pour les libertés. Mais il faut aussi aller regarder au fond des choses pour comprendre qu'une partie de la population veut prendre le pouvoir des mains d'une autre qui accapare soi-disant l'autorité. En ce qui concerne la Syrie, on parle d'une majorité religieuse dont l'adhésion va à l'Islam sunnite et qui veut reprendre le pouvoir dans un pays convaincu que l'autorité a été usurpée par une minorité. Or cette minorité a été - durant des siècles- bannie et même abusée, car elle n'est pas de la même famille religieuse. On comprend pourquoi on manifeste surtout après la prière du vendredi. Il s'agit donc de remplacer un pouvoir par un autre. Mais cet autre pouvoir n'est pas un parti. Ces gens demandent leurs droits civils au nom d'une majorité religieuse. Celle-ci pourrait jouer un rôle de réunificateur sur la base de la religion. Certains disent que les Syriens pourront trouver leur voie dans la démocratie. Ce n'est pas si clair. Un changement n'est pas toujours pour le mieux. Un changement empreint de vengeance serait vraiment catastrophique dans un pays aussi complexe que la Syrie.

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  • La situation des chrétiens en Arabie Saoudite

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    C'est sur ZENIT.org : - L'Arabie Saoudite est considérée terre sainte par la majorité musulmane qui l'habite. Les chrétiens, et même les musulmans appartenant à d'autres courants islamiques, se heurtent à de dures restrictions.

    Les chrétiens ne représentent que 3% environ de la population, mais ils n'ont pas d'églises et n'affichent jamais leur foi en public.

    Camille Eid, professeur à l'Université de Milan, journaliste, auteur et expert des Eglises du Moyen-Orient, parle de la situation en Arabie Saoudite dans cette interview accordée à l'émission de télévision « Là où Dieu pleure »

    Découvrir cette interview ICI

    Eclairant et... terrible : épinglons ce passage :

    "Jusqu'où peut aller cette persécution  ?

    A la mort. Nous avons le cas du martyre d'une jeune fille qui s'est convertie au christianisme. Son frère l'avait découvert. Elle avait écrit un poème au Christ et on lui a coupé la langue. Elle a disparu et, plus tard, on l'a retrouvée morte. Son nom était Fatima Al-Mutairi et cela s'est passé en août 2008. En 2008, deux descentes de la police religieuse se sont soldées par l'arrestation d'hommes, de femmes et d'enfants de moins de 3 ans. De nombreux cas de torture sont rapportés ; avant d'être expulsés vers leur pays, ces Philippins, Indiens et Erythréens sont torturés par la police dans les prisons."

  • Révoltes arabes : islam et démocratie

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    annie-laurent-islam.jpgUne réflexion d’Annie Laurent sur le site « Liberté Politique » :

    Depuis le début des révoltes qui secouent le monde arabe, la plupart des commentateurs européens expriment un optimisme qui manifeste parfois une vraie méconnaissance des données fondamentales caractérisant les sociétés concernées par ces ébranlements. Un mot revient constamment sur les ondes et dans les journaux : démocratie. Et nos élites se réjouissent d’une perspective qu’elles attendaient et prédisaient depuis longtemps. Elles affirment tenir enfin la preuve que l’islam est compatible avec la démocratie, sans pour autant convaincre une large part de l’opinion publique inquiète des agissements islamistes. Or, ces deux types de postulats reposent sur une ambiguïté qu’il convient de clarifier. Au risque de surprendre certains lecteurs, il faut dire que l’islam et la démocratie peuvent très bien se conjuguer. Sur le principe, il y a donc accord. Mais subsiste un malentendu qui réside dans la manière dont on comprend cette compatibilité dans l’Occident sécularisé et dans l’Orient islamisé.

    La suite de son analyse, claire et pertinente, est à lire ici :  Décryptage 

    Auteur de nombreux ouvrages sur l’islam, Annie Laurent est docteur d’Etat en science politique. Journaliste, elle a aussi vécu de nombreuses années au Liban et  participé comme expert au Synode des évêques consacré au moyen orient (octobre 2010). 

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