Le 25 septembre 20011, la troisième chambre de la Cour Suprême de Qum a rendu son verdict à l’appel déposé par Youcef Nardarkhani après sa condamnation à mort par la Première cour du Tribunal Révolutionnaire.
Les juges Yari et Mohammadi Kashani ont décrété qu’effectivement Youcef Nadarkhani n’était pas musulman avant de devenir chrétien et qu’il ne pouvait pas donc être condamné à mort pour apostasie simple, mais qu’il restait coupable « d’apostasie nationale ». C’est à dire que, comme ses parents étaient musulmans, il était tenu de revenir à la religion de ses ancêtres. Il a été donné à Youcef Nadarkhani un délai de trois jours pour se rétracter et redevenir musulman. Passé ce délai, la condamnation à mort sera exécutoire et Youcef risquera à chaque instant d’être mis à mort dans sa prison.
Pour bien comprendre le délit «d’apostasie nationale», il suffirait de s’imaginer Barack Obama en iranien d’origine, risquant la peine de mort pour avoir abandonné la religion de ses ancêtres (qui étaient musulmans)…
Il est encore possible d’agir en téléphonant ou faxant à l’ambassade d’Iran de votre pays pour protester (paisiblement et poliment) contre ce déni de la charte sur la liberté religieuse que l’Iran a pourtant signée.
Vous pouvez aussi vous étonner que de tels jugements d’opinion puissent se faire dans un Etat de droit.
Adresse Belgique :
415, Avenue de Tervuren
PO Box 34
1150 Bruxelles
Téléphone : (02) 762.3745
Fax : (02) 762.3915
Email : [email protected]
Adresse France:
Ambassade d’Iran
4, avenue d’Iéna
75116 Paris
Tél : 01.40.69.79.00
Fax : 01.47.70.01.57
Internet : http://www.amb-iran.fr
Courriel : [email protected]
Lu ici : Youcef Nadarkhani a 3 jours pour renier sa foi, sinon ce sera la mort
Dans « Le Soir » de ce lundi 19 septembre, Ricardo Gutiérrez consacre une double page»
Un groupe d’une vingtaine de militants salafistes ont envahi jeudi la basilique romaine du Kef (nord-ouest) dans le but de transformer le lieu en mosquée, avant d’être dispersés par les forces de l’ordre. Les salafistes entendaient récupérer le site, arguant que le monument a constitué un lieu de culte musulman avant de redevenir une basilique en 1966 sous le régime Bourguiba, selon le journal. «Des musulmans sont entrés dans la basilique pour préparer le lieu à accueillir la prière du vendredi», a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Hichem Meddeb, précisant ne pas être en mesure de les identifier comme étant des salafistes. «Les forces de l’ordre les ont dispersés dans le calme, des pourparlers avec le gouverneur ont eu lieu, et ils ont été invités à présenter une demande officielle au ministère du Culte», a-t-il ajouté. «Jusqu’à preuve du contraire, le monument reste une basilique», a-t-il déclaré.
Mgr Béchara Raï. le nouveau patriarche maronite libanais craint que les révolutions en cours dans le monde arabe ne portent préjudice aux chrétiens du Moyen-Orient et n’amènent les Frères musulmans au pouvoir. « Les chrétiens en paieraient le prix fort« , a-t-il laissé entendre, suscitant la polémique en justifiant les armes du parti chiite « Hezbollah » et en parlant de la présence des réfugiés palestiniens au Liban. Au retour de son voyage en France, le patriarche a déclaré à la presse avoir porté "les appréhensions et préoccupations exprimées lors de la réunion, au Vatican, du synode pour les Eglises catholiques d’Orient d’octobre dernier (…) Ce sont les préoccupations des chrétiens non pas seulement au Liban, mais dans tout le Machrek et le Moyen-Orient arabe, en Egypte, en Palestine, en Syrie, en Irak, en en Jordanie et en Terre sainte" .