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Hostilité au christianisme et à l'Eglise - Page 66

  • Ecosse : les évêques s’inquiètent d’une loi qui « criminaliserait » la Bible et le catéchisme catholique

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    D'Héloïse de Neuville sur le site du Journal la Croix :

    Les évêques écossais s’inquiètent d’une loi qui « criminaliserait » la Bible

    Les évêques catholiques écossais ont exprimé leurs vives inquiétudes au sujet d’un projet loi contre les « discours haineux », actuellement discuté par les députés du pays. Selon l’épiscopat, la législation pourrait à terme « criminaliser » l’enseignement de l’Église catholique

    31/07/2020

    Un projet de loi « si vague » qu’il pourrait à terme « criminaliser » la Bible et le catéchisme de l’Église catholique. Les évêques écossais se sont alarmés de ce péril, alors que les députés du pays discutent actuellement d’un texte visant à renforcer les sanctions contre les « discours de haine » dans le pays. La législation doit créer un nouveau délit d’incitation à la haine contre tout groupe mentionné par le texte, qui inclut la race, la religion, l’orientation sexuelle et l’identité transgenre.

    Un projet de loi « si vague » qu’il pourrait à terme « criminaliser » la Bible et le catéchisme de l’Église catholique. Les évêques écossais se sont alarmés de ce péril, alors que les députés du pays discutent actuellement d’un texte visant à renforcer les sanctions contre les « discours de haine » dans le pays. La législation doit créer un nouveau délit d’incitation à la haine contre tout groupe mentionné par le texte, qui inclut la race, la religion, l’orientation sexuelle et l’identité transgenre.

    Dans une déclaration publiée le 29 juillet, les évêques ont fait valoir que le nouveau projet de loi du gouvernement écossais pourrait conduire à la censure de l’enseignement catholique, notamment dans son affirmation qu’il existe deux genres distincts, féminin et masculin. « De telles déclarations peuvent être perçues par d’autres comme une injure de leur propre vision du monde et comme susceptibles d’attiser la haine. La compréhension de l’Église catholique de la personne humaine, y compris la croyance que le sexe et le genre ne sont pas fluides et changeants, pourrait tomber sous le coup de la nouvelle loi », affirment-ils.

    « Éviter la censure »

    Les évêques en veulent pour preuve les violentes accusations de transphobie adressées ces dernières semaines à la célèbre auteur de la saga Harry Potter. J. K. Rowling, résidente écossaise, a récemment pris position publiquement, affirmant que le respect dû à l’identité transsexuelle ne contredisait pas l’existence biologique d’une binarité des sexes. Cette déclaration lui a valu des dizaines de milliers de messages sur les réseaux sociaux, l’accusant de répandre la haine contre les personnes transsexuelles.

    « Aucune partie de la société ne domine à elle seule les discours ou expressions acceptables et inacceptables. Alors que le pouvoir législatif et judiciaire doit créer et interpréter des lois pour maintenir l’ordre public, il doit le faire avec soin, en tenant compte des libertés fondamentales et en autorisant des points de vue raisonnables, dont l’expression n’est pas destinée à causer un préjudice », ont souligné les évêques écossais.

    → À LIRE. En Écosse, l’agression d’un prêtre ravive le débat sur l’anti-catholicisme

    Autre point d’attention pour l’épiscopat du pays : la création dans la loi d’un délit de « possession de documents appelant à la haine ». « Cela pourrait faire passer des textes tels que la Bible, le Catéchisme de l’Église catholique et les productions écrites produites par les évêques d’Écosse comme du matériel appelant à la haine », s’inquiètent le clergé, qui insiste sur la nécessité pour la société « d’éviter la censure et d’accueillir les points de vue divergents ».

    Augmentation des crimes haineux

    « Cette vision du monde ne devrait pas être criminalisée et la responsabilité pénale ne devrait pas être déterminée uniquement sur le plan subjectif. La loi n’est pas faite pour répondre aux sensibilités, aux mœurs capricieuses de la culture et de l’opinion publique actuelles », tranchent-ils.

    De son côté, le gouvernement a tenu à rassurer l’épiscopat, soutenant que le projet de loi ne visait qu’à moderniser, consolider et étendre la législation existante sur les crimes et discours haineux. Le texte abolit également le délit de blasphème. Face aux inquiétudes, le gouvernement s’est dit prêt à modifier des points du texte avant son passage final devant les députés.

    En juin dernier, les chiffres officiels écossais révélaient une augmentation de 4 % des crimes haineux dans le pays, par rapport à l’année dernière. Les agressions à caractères racistes sont la catégorie qui a le plus augmenté avec 3 038 poursuites judiciaires engagées pour l’année 2019-2020.

  • Les crimes visant les chrétiens indiens ont augmenté de 40,87 %

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Les violences antichrétiennes continuent d’augmenter en Inde malgré la crise, selon Persecution Relief

    31/07/2020

    Le 28 juillet, l’organisation chrétienne Persecution Relief a publié un nouveau rapport révélant des nouveaux chiffres préoccupants sur la situation de la liberté religieuse en Inde et sur la montée des violences antichrétiennes. Le groupe chrétien, qui vient en aide aux victimes de violences contre la minorité chrétienne et qui recense les attaques enregistrées contre les chrétiens en Inde, explique que « les crimes visant les chrétiens indiens ont augmenté de 40,87 % dans le pays, malgré le confinement instauré le 25 mars ». Entre janvier et juin, le groupe a enregistré 293 cas de violences. La minorité chrétienne indienne représente 2,3 % de la population sur 1,3 milliard d’habitants.

    Des catholiques indiens prient dans une église de Delhi, le jour des Rameaux, le 14 avril 2019.

    Selon un nouveau rapport de l’organisation Persecution Relief, un groupe chrétien œcuménique qui surveille et enregistre les persécutions contre les minorités chrétiennes en Inde, la situation est « très préoccupante » concernant la liberté religieuse dans le pays, majoritairement hindou. Selon le rapport, publié le 28 juillet, au cours des premiers mois de cette année, six chrétiens ont été assassinés à cause de leur foi en Inde, dont deux femmes qui ont été violées. Le groupe cite également deux femmes chrétiennes et une fille de 10 ans, qui ont également été victimes de viols pour avoir refusé de renier leur foi. « Les crimes visant les minorités chrétiennes en Inde ont augmenté de 40,87 % dans le pays, malgré le confinement instauré depuis le 25 mars », s’inquiète l’organisation dans son nouveau rapport. Entre janvier et juin, l’Inde a enregistré 293 cas de violences contre des chrétiens, dont 5 viols et 6 meurtres. « Les persécutions antichrétiennes sont devenues très courantes », affirme Shibu Thomas, qui a fondé Persecution Relief, qui vient en aide aux chrétiens en détresse, en particulier les proches des victimes de violences. Shibu Thomas ajoute que dans la plupart des cas, les auteurs des attaques sont des nationalistes hindous favorables à la suprématie hindoue en Inde. « Ils s’opposent aux chrétiens et au travail missionnaire. »

    « Ce n’est que le haut de l’iceberg »

    Depuis que le parti BJP (Bharatiya Janata Party) est arrivé au pouvoir à New Delhi et dans plusieurs États en 2014, il affirme que ces groupes « ont le soutien implicite des institutions au pouvoir dans plusieurs États ». Des crimes antichrétiens ont été rapportés dans au moins 22 des 28 États indiens. Outre les assassinats et les viols, ces attaques comprennent également des menaces et des agressions physiques, des incendies volontaires et des formes d’exclusion sociale. Certains empêchent également les chrétiens d’accéder aux sources communes d’eau potable. « La montée de l’intolérance religieuse contre la petite minorité chrétienne », qui ne représente que 2,3 % de la population indienne sur 1,3 milliard d’habitants, met en évidence le danger de l’idéologie nationaliste hindoue, souligne Shibu Thomas. « Cette croisade effrayante et contagieuse a désormais atteint un niveau inhumain. Les derniers chiffres enregistrés ne sont que le haut de l’iceberg. Nous ne sommes en mesure de rapporter qu’une fraction des violences réellement perpétrées contre les chrétiens dans plusieurs États. » L’État de l’Uttar Pradesh, le plus peuplé du pays, est celui qui a enregistré le plus d’attaques (21 % des crimes enregistrés).

    Les autres États les plus concernés sont le Jharkhand, l’Odisha et le Chhattisgarh, où la plupart des chrétiens sont issus des communautés Dalit et indigènes. Les six meurtres enregistrés ces six derniers mois ont eu lieu dans ces États. Ces quatre dernières années, l’Inde a enregistré 1 774 cas de violences, soit une moyenne de 443 par an. Mais en seulement six mois, avec 293 attaques déjà enregistrées, le groupe Persecution Relief indique que la situation s’aggrave. Selon Shibu Thomas, les chiffres de son organisation ne sont pas exhaustifs, le groupe n’étant en mesure de signaler que les cas qui lui sont signalés. « Beaucoup de personnes ne déposent pas de plaintes, par crainte de représailles. Beaucoup de cas isolés dans des villages reculés ne sont pas rapportés non plus en raison du manque d’électricité et de réseau », explique-t-il. Le rapport indique que sur plus de sept ans, l’Inde est passée du 31e rang à la dixième place du classement de l’ONG évangélique américaine Open Doors, qui publie chaque année un index des 50 pays où les chrétiens sont les plus persécutés. Selon l’index 2020, l’Inde, classée 10e, est juste derrière l’Iran. Selon le rapport 2020 de la Commission des États-Unis sur la liberté religieuse internationale, l’Inde est classée au même rang que des pays comme la Chine ou la Corée du Nord en termes de liberté religieuse.

    (Avec Ucanews, New Delhi)

  • Siniser l'Eglise en Chine c'est renforcer la dictature du Parti Communiste

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Un séminaire sur la sinisation de l’Église chinoise divise les prêtres de la province de Shandong

    Publié le 01/08/2020

    L’Association patriotique des catholiques chinois de la province de Shandong a organisé un séminaire en soutien à la sinisation des religions, sur le thème de « la théologie catholique enseignée dans une nouvelle ère ». L’événement divise les prêtres et la communauté catholique locale. Le père Peter estime qu’il serait « absurde d’accepter l’autorité d’un parti athée ». « Les chrétiens peuvent accepter la peinture, l’architecture et la littérature chinoises comme des expressions de foi », souligne-t-il, en ajoutant que le fait d’appeler à intégrer la foi catholique dans la culture et la tradition chinoise n’est qu’une façon de renforcer la soumission de l’Église au Parti.

    La tête d’une statue mariale repose parmi les ruines de l’église catholique de Qianwang, dans la province de Shandong, après sa démolition en 2018.

    Les autorités catholiques de la province de Shandong, dans l’est de la Chine, préparent un séminaire sur la sinisation de l’Église en Chine, suscitant de nombreuses critiques au sein de la communauté catholique locale. L’Association patriotique des catholiques chinois (CPA) de Shandong et le Comité pour les affaires de l’Église de la province (CAC) organisent l’événement sur le thème « la théologie catholique enseignée dans une nouvelle ère ». Le père Peter, un prêtre local, explique que bien qu’il ignore les détails du programme, y compris le lieu et la date exacte, il pense que l’événement aura lieu à Jinan, la capitale de la province de Shandong, comme d’autres programmes précédents. Le 17 juillet, une note publiée par les organisateurs a demandé aux prêtres de préparer des enseignements liés à la sinisation des religions, sur le thème de l’interprétation de la foi et de la pensée catholique adaptée à la tradition et à la culture chinoise. Le message a été adressé aux neuf diocèses de Shandong. Le père Wei Lei, de son côté, prévoit de participer à l’événement. Il estime que la sinisation des religions est nécessaire.

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  • Le Vatican visé par des pirates informatiques liés à la Chine ?

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    Du site Atlantico.fr :

    29 juillet 2020

    Le Vatican aurait été visé par des pirates informatiques liés à la Chine

    Des pirates informatiques liés au gouvernement chinois auraient infiltré les réseaux informatiques du Vatican, dont celui du représentant de l'Eglise catholique basé à Hong Kong, selon des informations du New York Times et des révélations d'une entreprise américaine de cybersécurité.

    Des pirates informatiques liés au gouvernement chinois ont infiltré les réseaux informatiques du Vatican. Le représentant de l'Eglise catholique basé à Hong Kong aurait notamment été visé. Ces éléments ont été dévoilés par une entreprise américaine de cybersécurité, selon des révélations du New York Times.

    D'après Recorded Future, les attaques contre le Vatican ont débuté en mai dernier alors que le Vatican et Pékin devaient engager cette année des discussions en vue d'un renouvellement en septembre de leur accord provisoire signé en 2018. L'accord, qui porte notamment sur la nomination des évêques catholiques de Chine, a permis d'apaiser les relations diplomatiques entre le Vatican et la Chine qui étaient rompues depuis 70 ans.

    Les pirates ont ciblé le Vatican et le diocèse catholique de Hong Kong, notamment le chef de la mission d'étude de Hong Kong, considéré comme le représentant du pape François en Chine, a expliqué Recorded Future.

    Ce piratage intervient après une réunion entre Pékin et le ministre des Affaires étrangères du Vatican en Allemagne cette année. Cette démarche s'inscrivait dans une tentative d'espionnage avant le début de négociations sensibles avec Pékin. D'après Recorded Future, le Parti communiste chinois a mené une vaste campagne afin de resserrer son emprise sur les groupes religieux. Cette méthode s'inscrivait dans une démarche de "sinisation des religions".

    Les hackers chinois et les autorités étatiques ont souvent utilisé des cyberattaques pour tenter de recueillir des informations sur des groupes de tibétains bouddhistes et de musulmans ouïghours.

    Un fichier électronique qui avait l'air de reproduire la signature de l'archevêque Edgar Peña Parra aurait été utilisé. Ce courrier portait un message du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Vatican. Dans son message, le cardinal Parolin exprimait la tristesse du pape face à la mort d'un évêque. On ne sait pas si la lettre a été fabriquée ou s'il s'agissait d'un vrai document que les pirates avaient obtenu et ensuite lié à un logiciel malveillant qui leur a donné accès aux ordinateurs des bureaux de l'église de Hong Kong et aux serveurs de messagerie du Vatican. Recorded Future a conclu que l'attaque était très probablement liée aux négociations sur la prolongation de l'accord de 2018.

    Recorded Future estime que l'attaque avait été menée par un groupe parrainé par l'Etat en Chine, qu'il a nommé RedDelta. Recorded Future estime que les tactiques utilisées par le groupe étaient similaires à celles d'autres opérations de piratage financées par les autorités chinoises qui avaient été identifiées dans le passé. 

    Les hackers auraient peut-être tenté de pénétrer les systèmes de la mission d'étude à Hong Kong non seulement pour tenter d'obtenir des informations sur les négociations à venir, mais aussi pour mener des missions de surveillance pendant la période de troubles intenses dans la ville. Lors des manifestations à Hong Kong, les autorités chinoises ont soupçonné des églises d'aider à organiser des manifestants et de leur apporter de l'aide.

    Vu sur : New York Times

  • Le miracle de la Vistule : il y a cent ans, la Pologne faisait barrage à la déferlante communiste

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    Cud nad Wisłą-Jerzy Kossak

    De Wlodzimierz Redzioch sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    100ÈME ANNIVERSAIRE

    Quand, consacrée au Sacré-Cœur, la Pologne arrêtait les communistes

    29-07-2020

    Le 27 juillet 1920, face à l'avancée de l'Armée rouge, les évêques polonais consacraient leur nation au Sacré-Cœur de Jésus. En réponse à leurs lettres, Benoît XV a promu des prières pour la Pologne, dont les communistes se sont moqués. Pourtant, au moment de l'Assomption, ils ont dû faire face à ce qui est passé dans l'histoire comme le "Miracle de la Vistule".

    Le lundi 27 juillet, dans l'église des religieuses visitandines à Cracovie, une messe d'action de grâces a été célébrée (sur la photo, par la Curie Archiépiscopale de Cracovie) à l'occasion du centenaire de l'acte de consécration de la nation polonaise au Sacré-Cœur de Jésus.

    En 1920, face à la menace bolchevique, les évêques polonais se sont réunis à Jasna Góra sous la direction du primat polonais, le cardinal Edmund Dalbor, et le 27 juillet, ils ont consacré la nation et toute la patrie au Sacré-Cœur de Jésus, réaffirmant l'acte de l'élection de la Vierge comme Reine de Pologne. "Au moment où de sombres nuages s'amoncellent sur notre patrie et notre Église, nous crions comme tes disciples surpris par une tempête en mer : Seigneur, sauve-nous, car nous sommes en train de mourir. Et comme autrefois, en tendant la main droite, d'un seul mot tu as calmé la tempête, maintenant, Seigneur, éloigne le danger qui nous menace", ont plaidé les évêques.

    L'épiscopat s'est donc engagé à diffuser la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus parmi les fidèles (surtout dans les séminaires) et à encourager les familles à se consacrer à Lui.

    De quels "nuages noirs" les évêques polonais ont-ils parlé ? En 1918, un an après la révolution bolchevique, le Conseil des commissaires du peuple (le gouvernement bolchevique) a pris la décision de former au sein de l'Armée rouge la soi-disant Armée occidentale pour mener militairement la "révolution mondiale". Le 10 mars 1920, à Smolensk, a lieu une réunion des dirigeants de l'Armée rouge, du "Front occidental" et des commissaires communistes, dont Staline, qui ont pris la décision d'attaquer la Pologne et l'Europe sur la trajectoire Varsovie-Poznan-Berlin-Paris.

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  • Chine : les prêtres catholiques sommés de rejoindre l'Eglise patriotique

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    De Wang Yong sur Bitter Winter

    Les prêtres catholiques sont invités à rejoindre l'Église patriotique

    27/07/2020

    En septembre, l'accord entre le Saint-Siège et la Chine de 2018 expirera, et le PCC intensifie la persécution des objecteurs de conscience en les harcelant et en les endoctrinant.
    par Wang Yong

    Chiesa cattolica nella provincia dello Jiangxi
    L'Eglise catholique dans la province de Jiangxi alors que la persécution du régime communiste se profile à l'horizon
    (photo de fond de Faith Weekly)

    Le 8 juillet, AsiaNews a rapporté que dans le diocèse catholique "clandestin" de Yujiang, dans la province de Jiangxi, les évêques et les prêtres étaient "interdits de toute activité pastorale" et la situation a été décrite comme "pire qu'avant".

    En avril, selon les dernières informations reçues, le gouvernement local a forcé certains des prêtres diocésains qui avaient refusé de rejoindre l'Association patriotique catholique chinoise (APCC) à suivre un cours de formation patriotique de trois jours.

    L'un d'entre eux a déclaré à Bitter Winter que de fortes pressions étaient exercées sur les participants pour qu'ils respectent les réglementations gouvernementales. Cependant, le prêtre est déterminé à ne pas rejoindre l'APCC car il considère que l'acceptation des demandes du PCC est une "trahison de Dieu".

    Un autre prêtre du même diocèse a également exprimé sa ferme résolution de résister au harcèlement et à la pression continus du PCC. Le prêtre a déclaré : "Je préfère passer ma vie en prison plutôt que de rejoindre l'Église patriotique. Faire partie de l'APCC, c'est mettre le parti communiste à la place de Dieu. L'association n'est qu'un pion du Parti auquel elle a obéi comme une marionnette lorsqu'on lui a ordonné de chanter l'hymne national et de hisser le drapeau.

    Ignorant les directives du Vatican de 2019 - qui permettent aux prêtres et aux évêques de ce qui était connu comme l'Eglise catholique clandestine de ne pas rejoindre l'APCC pour des raisons de conscience - le PCC insiste pour forcer tous les catholiques sous son contrôle. À l'approche de l'expiration de l'accord provisoire entre le Saint-Siège et la Chine en 2018, le régime a intensifié sa persécution de ceux qui ne rejoignent pas l'APCC.

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  • Sainte-Sophie : rouvrir les plaies et intensifier les divisions

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    Du National Catholic Register :

    24 juillet 2020

    Cardinal Bo : la conversion de Sainte-Sophie en mosquée va "rouvrir les plaies".

    Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a signé un décret le 10 juillet pour convertir Sainte-Sophie en mosquée, quelques heures après qu'un tribunal ait déclaré que la conversion du bâtiment en musée en 1934 était illégale.

    YANGON, Myanmar - Alors que Sainte-Sophie a ouvert la prière musulmane vendredi pour la première fois depuis 86 ans, un cardinal asiatique de premier plan a déclaré que la décision de transformer à nouveau le bâtiment en mosquée rouvrirait les blessures et intensifierait les divisions.

    Dans une déclaration envoyée par e-mail le 24 juillet, le cardinal Charles Maung Bo a déclaré qu'il était affligé par la décision de la Turquie de changer le statut de la cathédrale byzantine du sixième siècle.

    "Comment la transformation de ce qui était autrefois la plus grande cathédrale du monde en une mosquée peut-elle faire autre chose que de semer des tensions, diviser les gens et leur infliger des souffrances ? a demandé le cardinal birman.

    "En quoi le fait de mettre Sainte-Sophie entre les mains de personnes qui n'ont aucun sens de son histoire et de son héritage et qui détruiront son identité chrétienne contribue-t-il à rapprocher les gens ? En quoi le fait de saisir Sainte-Sophie fait-il respecter l'article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme ?

    "Elle ne le fait pas. Elle ne fait que rouvrir des blessures et exacerber les divisions à un moment où nous devrions guérir l'humanité".

    L'archevêque de Yangon, la capitale du Myanmar, a déclaré qu'il s'était exprimé "avec constance et passion" pour défendre la liberté religieuse dans son pays et ailleurs en Asie.

    "En effet, j'ai souvent pris la parole pour défendre les peuples musulmans persécutés au Myanmar, et je continuerai à le faire sans hésitation et sans équivoque", a-t-il déclaré.

    "Car la véritable liberté de religion exige le respect de la liberté de pratique des autres, ainsi que l'exercice et la défense de sa propre liberté".

    "C'est pourquoi la décision de transformer en mosquée ce qui a été pendant 1000 ans la plus grande cathédrale du monde - Sainte-Sophie - m'attriste."

    Le cardinal Bo, qui a été élu président de la Fédération des conférences épiscopales d'Asie en 2018, a poursuivi : "Cela me chagrine non pas parce que je veux refuser à mes frères et sœurs musulmans des lieux de culte. Au contraire, je défends leur droit de le faire autant que je défends celui de chacun".

    "Rien de ce que je dis ici ne devrait être pris par ceux qui persécutent les musulmans - au Myanmar ou ailleurs - comme une justification de leurs actions : cela ne peut jamais être. Toute persécution, quelle qu'elle soit, doit être combattue par des gens de foi, d'espoir et d'amour et par l'humanité."

    "Mais la décision de transformer Sainte-Sophie en mosquée ne peut pas non plus être considérée comme autre chose qu'une atteinte inutile à la liberté de religion ou de croyance."

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  • France : 3 actes antichrétiens chaque jour

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    De Michel Janva sur le Salon Beige :

    3 actes antichrétiens par jour en France

    La source officielle sur le sujet est la DILCRAH (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT), qui dépend des services du Premier ministre. La DILCRAH publie en début d’année un « bilan annuel de actes antireligieux, antisémites, racistes et xénophobes » qui fait référence.

    Une autre source statistique est celle du Service central de renseignement criminel (SCRC) de la gendarmerie, qui couvre 95 % du territoire. En mars 2019, il répertoriait par exemple, 129 vols et pas moins de 877 dégradations ciblant des édifices catholiques sur l’ensemble du pays en 2018.

    Dans son édition du 28 janvier 2020, donc pour l’année civile 2019, la DILCRAH annonce que « 1052 faits antichrétiens » ont été recensés. La même source donnait 1063 faits antichrétiens en 2018, et 1036 en 2017. Si l’on divise ce millier de faits par 365 jours, on compte 3 actes antichrétiens par jour en France.

  • Un jour de deuil pour toute la chrétienté

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    De Xavier Sartre sur Vatican News :

    25 juillet 2020

    Première prière musulmane dans Sainte-Sophie depuis sa réaffectation

    Ce vendredi, pour la première fois depuis 1934, une prière collective musulmane a eu lieu dans Sainte-Sophie, rendue depuis le 10 juillet au culte musulman. En présence du président turc, un millier de fidèles se sont retrouvés sous la coupole byzantine. Au même moment, un peu partout dans le monde, les églises orthodoxes ont fait sonner leurs cloches en signe de lamentation pour protester.

    À 11h TU, le président turc Recep Tayyip Erdogan a lu un verset du Coran avant que, depuis les quatre minarets de Sainte-Sophie, ne soit lancé l'appel à la prière, celle du vendredi, la plus importante de l'islam. Un millier de fidèles musulmans étaient réunis sous la coupole tandis que plusieurs autres milliers s'étaient rassemblés autour de l'édifice pour cet instant historique. Un tel événement n'avait pas eu lieu depuis 1934, depuis que Mustapha Kemal Atatürk avait transformé le bâtiment religieux en un musée.

    Cette date du 24 juillet n'a pas été choisie par hasard par le chef de l'État turc. Elle correspond au 97e anniversaire de la signature du traité de Lausanne qui établit les frontières modernes de la Turquie et que Recep Tayyip Erdogan appelle souvent à réviser. Le président réalise avec cette prière un rêve qui, en dehors de Turquie, n'est guère partagé, surtout dans le monde chrétien.

    Le Pape François, lors de l'angélus du 12 juillet dernier, deux jours après la décision du Conseil d'État turc d'invalider le décret de 1934, avait dit ressentir «une grande douleur». D'autres critiques, plus virulentes, ont été entendues dans les rangs des orthodoxes, les premiers concernés.

    Les orthodoxes entre tristesse et colère

    «C'est un jour de deuil pour (…) toute la chrétienté» a ainis déclaré le chef de l'Église orthodoxe grecque, l'archevêque d'Athènes, Hiéronyme. C'est pourquoi, en guise de protestation, les Églises orthodoxes ont fait sonner leurs cloches ce vendredi à midi, en signe de lamentation.

    Autre initiative orthodoxe, pour la première fois dans l'histoire, dans toute la Grèce et aux États-Unis notamment, d'où l'initiative a été lancée, l'hymne acathiste, adressée à la Vierge Marie et qui est une des expressions les plus hautes et les plus célèbres de la piété mariale de la tradition byzantine, a été entonnée hors de la liturgie habituelle. La première fois qu'elle fut chantée, c'était à Constantinople, il y a quatorze siècles. Cette fois, c'est pour Sainte-Sophie qu'elle résonne. 

  • Les catholiques étouffés par l'agressivité de la laïcité et de l'Islam : le franc parler de Mgr Ginoux

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    Nico Spuntoni interviewe Mgr Ginoux, évêque de Montauban, sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    "Les catholiques étouffés par l'agressivité de la laïcité et de l'Islam"

    24-07-2020

    Les églises brûlées en France ne sont que la partie visible de l'iceberg d'un climat d'hostilité envers les chrétiens. Il y a une convergence évidente entre les forces laïques et une présence de plus en plus importante de l'Islam. Pendant que des mosquées sont construites, des églises chrétiennes - dont l'entretien est à la charge de l'État - sont abandonnées et fermées. L'évêque de Montauban, Bernard Ginoux, s'exprime sur Sainte-Sophie : "L'accord d'Abou Dhabi a été violé, Erdogan mène une politique d'expansion et d'hégémonie en Méditerranée au nom de l'Islam, le dialogue avec lui est impossible".

    Les images de la cathédrale de Nantes en flammes ont malheureusement provoqué un effet de déjà-vu. Il est difficile de ne pas revenir avec le souvenir du tragique incendie qui, il y a un peu plus d'un an, a dévoré un symbole de la chrétienté comme Notre-Dame. Assister à des scènes d'incendie d'églises, quand elles ne sont pas blasphématoirement vandalisées ou démolies pour faire place à des parkings, devient tristement commun dans l'ancienne France catholique. De nombreux commentateurs ont souligné l'aspect symbolique de ces épisodes, mais l'ampleur du phénomène est telle qu'elle nécessite une prise de conscience. Craintes, attentes et espoirs de l'Eglise au-delà des Alpes : la NBQ en a parlé avec Monseigneur Bernard Ginoux, évêque de Montauban, dans la région occitane.

    Votre Excellence, face à l'incendie de Nantes, les catholiques français se sentent-ils plus effrayés ou plus abandonnés ?

    L'incendie - apparemment intentionnel - qui a éclaté dans la cathédrale de Nantes samedi matin cause beaucoup de souffrance au diocèse de Nantes, aux fidèles et à tous les catholiques. Les médias ont montré de nombreuses images, ont fait de nombreux commentaires. Les ministres sont arrivés, le Président de la République a pris la parole. Un homme a été mis en détention puis relâché. Aujourd'hui, l'enquête se poursuit pour "incendie criminel", selon les termes du procureur. Mais nous devons nous inquiéter de ce qui va se passer ensuite, comme nous l'enseigne le précédent de l'enquête sur l'incendie de Notre-Dame de Paris, enveloppée, jusqu'à aujourd'hui, par le silence.

    Il est difficile de ne pas inclure cet incident dans une liste qui s'allonge depuis deux ou trois ans sur le territoire français. Ajoutez à cela la dégradation et la profanation d'églises ou de chapelles. Il est triste de constater que la plupart du temps, les auteurs de ces infractions ne sont pas identifiés et les enquêtes échouent.

    L'historien italien Marco Gervasoni a écrit que les incendies et les effondrements de nombreuses églises chaque année en France montrent "un désintérêt congénital des derniers gouvernements". Cette insouciance peut-elle cacher les raisons idéologiques de ceux qui veulent dépasser la laïcité de l'État et viser la sécularisation de la société ?

    En France, l'État est propriétaire des cathédrales construites avant 1905 en vertu de la loi de séparation entre l'Église et l'État. En outre, selon cette loi, les églises paroissiales construites avant 1905 sont la propriété des municipalités. Les propriétaires ont donc le devoir d'entretenir ces bâtiments afin qu'ils puissent être utilisés en toute sécurité. Mais de forts courants résultant de la mentalité laïque tentent de contourner cette obligation, arguant que l'État ne devrait pas financer l'entretien des édifices religieux. De plus, la présence importante de l'Islam qui construit des mosquées est un prétexte pour ne pas "favoriser" une autre religion. L'égalitarisme semble être un impératif pour ne pas maintenir les églises catholiques.

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  • Il n'y a pas qu'à Banneux...

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    Nous avions rapporté ce  fait survenu à Banneux il y a une dizaine de jours. Mais les actes hostiles à l'égard des symboles de notre foi se multiplient. Ainsi dans l'Hérault comme le rapporte le Salon Beige :

    Hérault : une statue de la Vierge décapitée

    Hérault : une statue de la Vierge décapitée

    Tweet du maire de Montaud, qui a porté plainte:

    Il a ajouté :

    “A ceux qui ont commis cette dégradation volontaire je tiens seulement à leur rappeler que cette statue était le symbole de l’amour et la tendresse d’une mère“.

  • La montée inquiétante de l’anti-christianisme en France

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    De Nathalie Burckhardt sur le site "Avenir de la Culture" :

    La montée inquiétante de l’anti-christianisme en France

    archive 01/04/2019

    Le professeur d'histoire Kevin Bossuet tire la sonnette d’alarme sur la montée de l’anti-christianisme en France, dans un article publié le 12 novembre 2018 sur le site internet de l’hebdomadaire Valeurs Actuelles.

    Il cite ces chiffres à l’appui : « Depuis le début de l’année 2018, ce ne sont effectivement pas moins de 200 actes anti-chrétiens qui ont été recensés en France. En 2017, selon le ministère de l’Intérieur, les atteintes aux sépultures et aux édifices chrétiens se sont élevées à 878 (soit environ 90% des atteintes globales). Autant dire que nous sommes ici en présence d’une véritable tendance qui apparaît comme particulièrement inquiétante. »

    Le professeur continue : « Par exemple, en juillet dernier, c’est le cimetière Saint-Roch de Pontarlier (Doubs) qui a été profané. Des statues du Christ ont été descellées et brisées, des pots de fleurs ont été renversés, et des plaques commémoratives ont été morcelées. »

    « Ces délits de lèse-chrétienté sont la plupart du temps le fait de fanatiques d’extrême gauche, souvent très proches des milieux satanistes, ainsi que des lobbies laïcards, féministes et LGBT. Les tags et les graffitis laissés sur le lieu des profanations sont, de ce point de vue, toujours très équivoques », remarque-t-il.

    Kevin Bossuet s’insurge : « Ce qu’il y a d’excessivement choquant, outre les faits eux-mêmes, c’est bien le silence médiatique qui entoure ces exactions. Imaginons un seul instant que des synagogues ou des mosquées subissent chaque semaine le même sort ; cela ferait, à coup sûr, la une des journaux et provoquerait, à juste titre, un déferlement de réactions émues, aussi bien de la part de nos hommes politiques que de nos éditorialistes. »

    « Pire encore, ce silence est, chez beaucoup de journalistes, parfaitement conscient et voulu et n’est que la conséquence d’un combat idéologique qu’ils entendent mener avec vigueur. Est-bien surprenant quand on entend tous les matins sur France Inter ou tous les soirs dans l’émission Quotidien, des journalistes dénigrer avec force nos valeurs, notre culture et nos racines chrétiennes ? », dénonce-t-il avec force.

    « Les Français, quelles que soient leurs croyances, ont le droit de savoir que toutes les semaines, sur notre territoire, des édifices chrétiens subissent des actes de vandalisme et qu’un bon nombre de chrétiens se font, du fait de leur religion, régulièrement injuriés et maltraités. »

    Il conclut par cet appel : « Rétablissons enfin un peu de justice et d’honnêteté dans le traitement de l’information. Il en va de la crédibilité de la presse, il en va de la liberté d’accès à l’information !»