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Hostilité au christianisme et à l'Eglise - Page 70

  • Pourquoi je demande au conseil d’État d’annuler l’interdiction du culte

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    Lue ce 22 mai 2020 sur le site web de « La Libre Belgique », cette opinion de Joseph Junker, père de famille et porte-parole francophone du groupe de jeunes catholiques, qui a introduit le recours en annulation au conseil d’état :

    « Ce 20 mai, en compagnie de 200 autres catholiques, nous avons introduit une requête au conseil d’état pour faire annuler l’interdiction des cultes en vigueur en raison du nouveau coronavirus.

    Comme tout honnête citoyen, il n’est pas dans mes habitudes d’ester en justice, encore moins contre le gouvernement de notre pays. Bien-sûr, nous reconnaissons qu’une situation extraordinaire requiert des mesures extraordinaires. (Les évêques, avaient d'ailleurs introduit des restrictions… avant même que le gouvernement ne s’en mêle).

    Mais à présent, c’en est assez !

    Nous ne sommes plus aujourd’hui dans une situation qui justifie d’interdire une liberté aussi importante que la liberté de culte. Jugez-en : Depuis le 14 mars, et au moins jusqu'au 30 juin, les eucharisties, les baptêmes, le sacrement de réconciliation, les mariages et enterrements à plus de 15 - et depuis peu 30 personnes - sont interdits en Belgique. Dans le même temps, depuis 2 semaines, Ikea peut accueillir 600 personnes, les parcs zoologiques, les musées, le marché au poisson, les coiffeurs et les magasins de vêtements sont autorisés à rouvrir. Enfin, à l’heure où j’écris ces lignes, nous fêtons la fête de l’ascension, en vertu de laquelle chaque citoyen belge a reçu un jour férié. Très logiquement, le gouvernement a donc octroyé le droit… de se rendre dans sa résidence secondaire à la côte. Les églises quant à elles resteront vide.

    Pour un croyant et catholique, il n’est rien de plus important que la Foi et les sacrements. Ils illuminent sa vie, le rendent une personne meilleure et l’inspire au service des autres (comme le témoignent les nombreux hôpitaux, écoles et œuvres catholiques dans notre pays).

    Face au mépris : la justice

    Certes, les chrétiens ne sont plus très en vogue et même parfois conspués. Certes, notre élite qui se pense volontiers laïque, libérale, éclairée et « neutre » n’a guère d’égard pour le culte. Néanmoins, à l’heure où il est permis de se déplacer pour voir une girafe, un meuble bon marché ou un mobile de Koendelietzsche mais pas l’eucharistie, on se demande bien ce que les catholiques ont fait pour mériter pareil mépris de leur droit constitutionnel. Cette décision, justifiée un temps, est devenue injuste, disproportionnée, mais aussi carrément paternaliste : les catholiques ont en effet prouvé être parfaitement capables de prendre eux-mêmes des mesures de protection, et d'organiser des célébrations eucharistiques de manière sûre.

    Bien sûr, tout chrétien qui prend sa foi et les béatitudes au sérieux supportera le cœur léger l’humiliation, mais il n’en renoncera pas à sa soif de Justice pour autant. Aussi avons-nous choisi de nous défendre auprès du conseil d’état. Un recours au conseil d’état n’est une agression pour personne, il dit simplement le droit. C’est l’organe approprié pour mener ce débat, et ensuite de corriger dans la paix se qui doit l’être. Point besoin de bombe, ni de revanche mal placée ni même de manif : La Justice nous suffit.

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  • L'ONU : ennemi juré des religions qui ne professent pas sa morale relativiste

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    De Paul Tardif sur le site de l'Homme Nouveau :

    La liberté de religion contre la liberté de religion

    La liberté de religion contre la liberté de religion

    Si la critique de la morale stricte qu'imposeraient les religions est un lieu commun, on parle moins du manque absolu d'indulgence des instances internationales à l'égard de ce qu'elles considèrent comme bon ou mauvais. L'ONU excelle en la matière, premier fournisseur mondial de rapports sur les libertés et l'égalité, soi-disant défenseur ardent de la liberté religieuse mais ennemi juré des religions qui ne professent pas sa morale relativiste.  

    Nommé en 2016 rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction, Ahmed Shaheed a publié le 27 février 2020 un rapport sur la liberté religieuse à l’occasion des sessions de l’ONU sur la promotion et la protection de tous les droits de l’homme[1]

    Ce rapport de 19 pages est construit autour de deux idées majeures. Tout d’abord, il cherche à démontrer que les religions favorisent les discriminations et les violences en tout genre envers les femmes et les LGBTQ+ (sic). Sans distinction ni catégorisation, « l’opium du peuple » serait donc responsable des mutilations génitales, des lapidations pour adultères et des « entraves à l’avortement ». C’est bien connu : quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Le rapport évoque indistinctement les « religions » ou les « convictions » mais jamais l’islam, le catholicisme ou le protestantisme ne sont clairement nommés, ce qui donne une impression que les toutes les religions se valent dans un cloaque indifférencié. La théorie du complot fonctionne également à plein dans les officines internationales et nous apprenons que les religions pourraient dans certains pays agir impunément soit parce qu’elles infiltrent les organes politiques, soit parce qu’elles bénéficient d’une influence idéologique sur la population. Puis Ahmed Shaheed affirme que les religions ne sont pas monolithiques et si certains groupes soutiennent les discriminations, d’autres au contraire peuvent être de puissants alliés pour favoriser « l’égalité des genres ». Il préconise un soutien actif des Nations-Unies envers ces groupes et ces initiatives. Un certain nombre d’exemples sont donnés comme celui de #Faith4Rights, cette organisation issue de l’ONU, qui vise à former les responsables religieux à l’égalité et à la diversité pour qu’ils en deviennent ensuite des apôtres auprès de leurs communautés.

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  • Grand-Duché : un gouvernement sourd aux appels des catholiques

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    Du site "5 minutes - RTL" 

    L’Église se sent oubliée par le gouvernement

    17.05.2020

    © RTL-Archiv

    Le cardinal Jean-Claude Hollerich a annoncé qu'il n'existait aucun dialogue avec le gouvernement qui ne réagissait à aucun de leurs appels.

    Tout a changé depuis l'arrivée de la pandémie dans nos vies, même à l'église. En ce dernier dimanche d'Octave, l'ambiance était calme dans la capitale mais les reproches fusent au sein de l’Église, à destination du gouvernement.

    Renée Schmitt, l'organisatrice de l'Octave digitale, espère que cette crise ne va pas prendre des proportions encore plus accablantes, même pour l’Église et que l'Octave pourra être célébrée normalement l'année prochaine.

    Les messes restent proscrites jusqu'à nouvel ordre. Pendant le direct, le cardinal Jean-Claude Hollerich n'a pas hésité à exprimer ses regrets quant à cette décision: le 6 mai, le Clergé a envoyé un concept de protection pour les messes avec visiteurs. La seule réponse fut celle du ministère de la Santé soulignant que tous les événements culturels étaient interdits. Une réaction du ministère d'Etat n'a pas été obtenue.

    Il regrette que la démocratie participative de laquelle il était question au début du travail du gouvernement, ne soit plus d'actualité. Le cardinal Jean-Claude Hollerich est d'avis que la position actuelle du gouvernement donne une vue décevante des religions dans le pays.

    Après leur avoir expliqué la situation au Luxembourg, des cardinaux étrangers étaient scandalisés par l'irrespect dont fait preuve le gouvernement. Le droit à la religion est évidemment mis en équilibre avec les autres droits en cas de pandémie. Mais le fait de n'obtenir aucune réponse est inacceptable et incompréhensible.

    Le Clergé luxembourgeois se sent véritablement oublié par les autorités, alors qu'à certains moments, le direct vidéo des messes de l'Octave était suivi par quelque 22.000 personnes.

  • Monténégro : évêques prêtres et croyants orthodoxes arrêtés

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    De Nicolas Fontaine sur HistoiresRoyales.fr :

    Alexandre de Serbie dénonce les arrestations de religieux orthodoxes au Monténégro

    « C’est avec beaucoup d’inquiétude et de préoccupation que nous avons été informés de l’arrestation de Mgr Ioaniki, ainsi que d’un grand nombre de prêtres et de croyants, au Monténégro. Nous sommes particulièrement tristes que l’action contre l’Église orthodoxe du Monténégro ait été justifié par le souci de la santé des citoyens », écrit Aleksander Karageorgévitch, également connu comme Alexandre II de Serbie. Le fils du dernier roi de Yougoslavie dénonce les arrestations des hommes d’église, qui risque 12 ans de prison pour avoir organisé un rassemblement de fidèles à l’extérieur, alors que les autorités ont interdit tout rassemblement public, en cette période de pandémie mondiale de coronavirus.

    L’évêque Iaoniki pendant la célébration de saint Basile, avant son arrestation

    « Nous appelons les détenteurs du pouvoir et des forces de l’ordre au Monténégro à reconsidérer et à modérer leurs actions », exhorte prince Alexander de Serbie. Le site NSPM indique que « le procureur de la République interrogera » les prêtres et l’évêque « en tant que suspects, après quoi il décidera de leur nouvelle détention ou de leur libération. » Plusieurs manifestations pacifiques ont eu lieu toute la semaine au Monténégro, en soutien des prêtres. Pour respecter les règles sanitaires, les citoyens ont fait preuve d’imagination, comme cette immense croix formée dans la nuit par les phares de voitures garées les unes à côté des autres.

    Les policiers interdisent l’entrée aux manifestants et protègent le commissariat où sont retenus les prêtres
  • Chine : les chrétiens forcés à subir l'endoctrinement communiste

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    De LI MINGXUAN sur le site Bitter Winter :

    La pandémie n'arrête pas la "sinisation" de la religion

    14/05/2020

    Le régime adopte de nouvelles mesures pour pousser le clergé des églises contrôlées par l'État à promouvoir la ligne du Parti en endoctrinant les fidèles

    Le gouvernement, en plus d'interdire toutes les manifestations religieuses pour arrêter la propagation de COVID-19, a également renforcé la censure des informations religieuses sur Internet en interdisant la prédication et d'autres services en ligne. En plus de ces mesures, le PCC exige que le clergé des églises d'État étudie la politique du président Xi Jinping de "sinisation" de la religion, l'intègre dans les sermons et démontre sa loyauté envers le gouvernement.

    L'endoctrinement patriotique remplace les enseignements chrétiens

    Le 13 avril, le Département du travail du Front uni du comté de Huantai à Zibo, une préfecture de l'est de la province du Shandong, a émis un ordre exhortant les groupes religieux et le clergé du comté à rédiger des essais exprimant leur " l'amour du pays et du Parti communiste ". La campagne, intitulée "Rêver de la nouvelle ère et rejoindre la lutte pour une société prospère" encourage les fidèles à exprimer leur soutien au régime en écrivant des textes d'au moins 2000 caractères chinois "en utilisant les valeurs centrales du socialisme et la politique de sinisation comme guide" .

    Un diacre catholique résidant dans le comté rapporte que, le 16 avril, un responsable du Bureau des affaires religieuses l'a approché pour lui dire qu'il devait étudier la pensée de Xi Jinping et l'esprit du 19e Congrès national du Parti communiste avant de passer un examen. Le responsable a ajouté que s'il ne le réussissait pas, il risquerait d'être renvoyé.

    Ces dernières années, pour former un clergé "rouge" fidèle au régime, le gouvernement a également appliqué les normes d'adhésion au Parti communiste aux Eglises d'État.

    Le 18 février, le Bureau des affaires ethniques et religieuses de Shenyang, la capitale de la province du Liaoning, dans le nord-est, a publié un avis exhortant les groupes religieux à organiser des événements pour promouvoir la pensée de Xi Jinping. Le document indique que 'les quatre exigences' - une campagne nationale lancée en 2018 pour promouvoir la "sinisation'' de la religion - sont mises en œuvre dans les lieux de culte en lisant des textes sur la politique du président et en rédigeant des essais à son sujet. Les connaissances acquises doivent ensuite être intégrées dans les sermons afin que les fidèles comprennent mieux la politique de «sinisation».

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  • Une mise en garde des chrétiens chinois : la persécution religieuse est bien pire que ne l'indique un nouveau rapport fédéral américain

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    De Calvin Freiburger sur LifeSiteNews :

    Les chrétiens chinois mettent en garde : la persécution religieuse est bien pire que ne l'indique un nouveau rapport fédéral américain

    Ils disent que les menaces du gouvernement incluent des violations flagrantes des droits humains qui vont au-delà de la fermeture d'églises.

    5 mai 2020

    Featured Image 
    Les autorités chinoises démolissent l'église Golden Lampstand dans la ville de Linfen mardi 9 janvier 2018.

    La Commission américaine pour la liberté de religion internationale (USCIRF) a publié son rapport annuel sur la persécution religieuse dans le monde en attirant l'attention sur les abus en cours de la part du gouvernement chinois, mais les chrétiens chinois affirment que la situation sur le terrain est encore pire.

    Le rapport recommande que le Département d'État américain continue de désigner la Chine comme «pays particulièrement préoccupant» en raison de la «détérioration» continue de la liberté religieuse dans le pays.

    "Des experts indépendants estiment qu'entre 900.000 et 1,8 million d'Ouïghours, de Kazakhs, de Kirghiz et d'autres musulmans ont été détenus dans plus de 1.300 camps de concentration au Xinjiang", où ils subissent "des tortures, des viols, la stérilisation et d'autres abus", indique le rapport. «Le gouvernement chinois a continué de poursuivre une stratégie d'assimilation forcée et de répression du bouddhisme tibétain», y compris la torture et l'emprisonnement de «moines et nonnes qui ont refusé de dénoncer le Dalaï Lama».

    "Les autorités chinoises ont attaqué ou fermé des centaines d'églises protestantes en 2019, y compris l'église Rock dans la province du Henan et l'église Shouwang à Pékin", poursuit-il. «Les autorités à travers le pays ont retiré les croix des églises, interdit aux jeunes de moins de 18 ans de participer aux services religieux et remplacé les images de Jésus-Christ ou de la Vierge Marie par des photos du président Xi Jinping.»

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  • Chine : les croix retirées des églises et des temples

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    Source

    photo du jour : La Chine communiste continue de retirer les croix des temples !

    1 Mai 2020

    Un incident dans le diocèse d'Anhui s'est produit le 19 avril lorsqu'une croix a été retirée d'une église de la ville de Suzhou vers 4 heures du matin, a déclaré un paroissien identifié uniquement comme Paul.

    L'opération réalisée à l'aube s'est déroulée avec un important déploiement policier qui a empêché les paroissiens de s'approcher ou de prendre des photos. Ils ont emporté un téléphone portable lorsque quelqu'un a pris une photo.

    Entre-temps, le 27 avril, les autorités ont tenté de retirer la croix d'une église protestante à Hefei. "La même routine et les mêmes tactiques sont utilisées dans toute la Chine", a déclaré un prêtre anhui, identifié uniquement comme le père Chen. «Ce n'est pas le cas pour un diocèse ou une province en particulier. Cela se passe à travers le pays, mais l'église continentale est silencieuse. "

    Si les églises ne s'unissent pas pour résister, de nombreuses croix seront supprimées" , a prédit le prêtre.

    Avec le covid 19, on procède autrement.... !

    prions pour les chrétiens persécutés. 

    Lire également : 

    Chine : des prêtres catholiques torturés pour les forcer à rejoindre l'Eglise patriotique

    Chine : les églises dirigées par l’État doivent devenir plus chinoises ou être détruites

    Une mise en garde des chretiens chinois : la persécution religieuse est bien pire que ne l'indique un nouveau rapport fédéral américain

  • Chine : des prêtres catholiques torturés pour les forcer à rejoindre l'Eglise patriotique

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    D'An Xin sur le site Bitter Winter :

    Des prêtres catholiques torturés pour les faire rejoindre l'Église patriotique

    30/04 / 2020

    L'épidémie de coronavirus n'empêche pas le régime de persécuter les objecteurs de conscience catholiques du diocèse de Mindong

    La chiesa cattolica di Saiqi prima della chiusura

    L'église catholique de Saiqi avant la fermeture

    Les objecteurs de conscience catholiques du diocèse de Mindong, dans la province sud-est du Fujian, demandent une aide immédiate, car le gouvernement chinois, pour les obliger à adhérer à l'Association patriotique catholique chinoise (APCC), a commencé à recourir à la torture. Comme prévu dans les directives du Vatican de 2019, les prêtres et les évêques peuvent rester en dehors de l'APCC pour des raisons de conscience, mais le régime utilise tous les moyens possibles pour opérer d'ici juin la conversion de ce que l'on appelait l'Église catholique clandestine.

    Un prêtre privé de sommeil pendant quatre jours

    Un fidèle catholique du diocèse a rapporté que certains responsables gouvernementaux avaient emmené don Huang, un prêtre de la paroisse du village de Saiqi, administré par la ville de Fuan, Fujian, le 2 avril. Pendant quatre jours, le prêtre a été soumis à un système de torture appelé "épuisement d'un aigle", avec lequel les gens sont privés de sommeil pendant de longues périodes.

    "Le domicile de Don Huang a été gardé sous surveillance et un jour, vers quatre heures de l'après-midi, la police a forcé la porte et l'a enfoncée violemment", ont expliqué les fidèles. "Plus de dix officiers ont participé à l'opération."

    Ce soir-là, certains agents de la sécurité nationale ont emmené Don Huang dans un centre d'interrogatoire secret à distance et l'ont enfermé dans une petite pièce équipée d'une caméra de surveillance. Le prêtre a reçu de fortes décharges de lumière dans les yeux pendant 24 heures par jour, tandis que les agents se relayaient pour le garder sous contrôle, menaçant de le détenir tant qu'il refuse de rejoindre l'APCC.

    Avant de signer, Don Huang a demandé que la déclaration selon laquelle "il restera fidèle à la doctrine catholique", comme le prévoient les directives du Vatican, soit ajoutée au formulaire APCC. L'homme voulait également ajouter qu'il adhérait "à condition que nous gardions notre foi pure et garantissions notre communion avec le Pape". Cependant, les responsables gouvernementaux lui ont refusé, affirmant que le prêtre ne pouvait pas ajouter de conditions préalables aux clauses fondées sur "les lois et réglementations nationales et la direction de l'APCC".

    Après quatre jours, Don Huang, épuisé par la torture jusqu'à son effondrement psychologique, a signé le formulaire. Les agents de la sécurité nationale l'ont exhorté à persuader les autres prêtres de faire de même, avec la promesse de lui donner 50 000 renminbi (environ 7 000 $ US) pour chaque succès obtenu, mais Don Huang a refusé.

    "Après avoir signé, Don Huang était désolé car il pensait avoir déçu la communauté", a expliqué le fidèle. "Il a dit qu'il ne" se vautrerait pas dans la boue de l'APCC ", qu'il l'ait rejoint ou non."

    Une personne au sein de l'administration locale a expliqué que, depuis que des nouvelles de la fermeture de certaines églises catholiques non enregistrées dans le diocèse ont été rapportées sur certaines chaînes de médias à l'étranger (y compris Bitter Winter), le régime a choisi Don Huang comme bouc émissaire pour le faire rejoindre l'APCC, démontrant ainsi la volonté de procéder à la mise en œuvre de l'objectif politique consistant à éliminer les églises sans autorisation.

    "Mes supérieurs ont dit que tout moyen devait être utilisé pour le faire signer", a admis notre source. "Si nécessaire, le prêtre pourrait également disparaître."

    Culpabilité par association: un autre outil du PCC pour faire pression sur les prêtres

    Un homme qui fait partie du clergé diocésain a déclaré à Bitter Winter qu'en raison du fait que l'administration n'a qu'un mois avant la date limite fixée pour la "transformation" de l'Église catholique non enregistrée, elle intensifiera probablement ses efforts pour pousser les autres prêtres à rejoindre l'APCC, comme ils l'ont fait avec Don Huang.

    Début avril, Mgr Guo Xijin, évêque auxiliaire du diocèse, et Don Liu, un prêtre local très respecté, ont tous deux été menacés par la police, pour les forcer à rejoindre l'APCC. Dans d'autres cas, le régime a recouru à la «culpabilité par association», un système d'intimidation que le PCC utilise souvent pour réprimer les catholiques et les croyants d'autres confessions dissidentes.

    Don Feng, du village de Xiyin, dans le village de Xitan, Fuan, a été contraint de signer le formulaire après que l'administration ait menacé de licencier son jeune frère et sa belle-sœur de leur emploi dans l'État. Quand un autre prêtre a refusé de signer, le régime a saisi le tricycle à moteur de son frère, qu'il utilisait pour travailler, et a fermé l'agence de voyage du neveu.

    "Le gouvernement est très dominateur, il effraie les jeunes prêtres", a déclaré l'homme inquiet. "Il va bientôt commencer à viser les religieuses pour embaucher tous les catholiques non enregistrés sous son contrôle." Il a ajouté que la police et le personnel du gouvernement surveillent tous les prêtres qui refusent de rejoindre l'APCC, en plus de la présence de caméras, omniprésentes dans les rues et utilisées pour les surveiller.

    Les prêtres demandent de l'aide

    "Dans les lignes directrices du Vatican de 2019, le Saint-Siège demande au régime du PCC de ne pas attaquer ou menacer les objecteurs de conscience catholiques, mais le régime refuse d'en tenir compte, persécutant sans scrupule les prêtres et se plaignant du Vatican en public Un prêtre du diocèse a raconté à Bitter Winter. «Le Parti est athée, il continuera donc à persécuter les catholiques et conduira éventuellement tous les croyants à croire au communisme. Le Pape ne voit pas clairement son essence, a encore des illusions à son égard et les catholiques non autorisés font face à une catastrophe ".

    Le prêtre espère que la communauté internationale remarquera comment le Parti persécute l'Église catholique et que le Pape comprendra que c'était une erreur de traiter avec le régime communiste. "Nous pouvons non seulement chanter les louanges du Pape, mais nous devons également fournir des informations réelles et objectives sur la persécution de l'Église, en espérant que le Saint-Père écoutera notre voix critique pour réfléchir et faire quelque chose pour nous aider".

  • Le "silence" du pape Pie XII n'est pas une preuve de son inaction

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    Alors que les médias (notamment la RTBF, ce 23 avril, aux journaux parlés du matin) s'activent une nouvelle fois pour incriminer le prétendu silence du pape Pie XII face à l'extermination des juifs durant la période nazie, il est bon de rappeler que si le pape s'est abstenu de déclarations tonitruantes qui auraient sans doute aggravé la situation, il n'en est pas pour autant resté inactif. On souhaiterait que des recherches sereines et objectives soient effectuées pour mettre en lumière tout ce que le pape et les catholiques ont fait durant cette période pour venir au secours des juifs persécutés, mais on observe que les faiseurs d'opinion n'y sont pas disposés, préférant instrumentaliser toute bribe d'information susceptible d'alimenter le mythe d'un pape qui aurait sympathisé avec Hitler... Le rappel publié sur Valeurs Actuelles il y a quelques semaines mérite d'être relayé ici :

    Les archives sur Pie XII démontrent “l'attention portée aux Juifs” par le Vatican

    Vendredi 6 mars 2020

    Le professeur et historien Matteo Luigi Napolitano s’est penché sur les archives relatives au pontificat du Pape pendant la Seconde Guerre mondiale, ouvertes le 4 mars. C’est du jamais vu dans l’Histoire du Vatican. Pour la première fois, les archives du Vatican relatives au pontificat ont été ouvertes grâce notamment au consentement du Pape François. Un moyen pour les chercheurs et historiens d’étudier les nombreux choix du Vatican. Pour la première fois aussi, comme l’explique l’historien Matteo Luigi Napolitano à Vatican News, tous les chercheurs peuvent voir tous les documents en même temps et ainsi ne pas attendre qu’un de ses collègues ait terminé. Le chercheur a notamment pu consulter des documents relatifs à la persécution des Juifs, avec éléments clés à l’appui. « L'attention portée aux juifs est une constante de l'action du Vatican au cours de ces années », révèle Matteo Luigi Napolitano.

    Selon lui et les documents trouvés, l’action commencée sous Pie XI s’est poursuivie sous son successeur, à savoir Pie XII. « Nous disposons de documents dans lesquels de nombreux citoyens américains, et le gouvernement américain lui-même expriment leur gratitude au Saint-Siège pour ce qu'il a fait pour les juifs pendant la même période », dévoile-t-il. Et de préciser : « Il s'agit de documents d'archives qui prouvent l'existence d'un réseau consolidé de relations pour sauver les personnes persécutées qui traverse deux pontificats et qui devient vital au moment même où la Seconde Guerre mondiale éclate et où Hitler tente de mettre en œuvre son plan d'extermination systématique des juifs européens. »

    SUR LE MÊME SUJET Le “silence” de Pie XII et les archives du Vatican

    Le silence, pas une preuve

    Ces archives font également état de relations compliquées entre le Saint-Siège et le gouvernement nazi de l’époque, en particulier en pleine guerre, l’Allemagne voulant « intercepter les communications ». Pour le chercheur, ces nouveaux documents prouvent une nouvelle fois que le Saint-Siège a agi en faveur des Juifs, contrairement au discours d’un certain courant historiographique qui insinue que le Pape Pacelli (Pie XII) n’avait pas sauvé les Juifs. « Des personnes qui se sont réfugiées dans les bâtiments des institutions ecclésiastiques, y compris la résidence d'été du Pape à Castelgandolfo. A Castelgandolfo, il y avait des juifs réfugiés ou recherchés de toute sorte », ajoute le chercheur.

    Il indique par ailleurs que le Saint-Siège avait demandé à de nombreuses reprises l’aide d’organismes internationaux pour aider des personnes de la communauté juive. Matteo Luigi Napolitano termine en expliquant que le silence de Pie XII sur cette période n’est en aucun cas une preuve de son inaction. « Le silence ne peut être réduit à une absence de jugement et à de l’indifférence : il peut également être autre chose. »

  • Mozambique : des djihadistes détruisent la plus antique mission de la province de Capo Delgado

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Attaque de la plus antique Mission de la province de Capo Delgado

    16 avril 2020

    Maputo (Agence Fides) – Des groupes terroristes djihadistes opérant dans la province septentrionale de Cabo Delgado ont assassiné le Vendredi Saint cinq personnes dans l'archipel des Quirimba selon le quotidien Carta de Mocambique.

    Les djihadistes, qui se sont faits passer pour des civils, ont transporté de petites embarcations à terre dans l'archipel, à une distance de quelques 7 Km le 2 avril dernier.

    Ils ont alors pris position sur l'île de Quirimba dans la soirée de ce même jour, lancé leur attaque meurtrière le lendemain matin. Des cinq personnes assassinées, trois se sont noyées en tentant de s'enfuir. Quelques 60 personnes ont été prises en otage avant d'être relâchées plus tard au cours de cette même journée. Ainsi que cela est devenu la norme dans le cadre des incursions islamiques, les insurgés ont attaqué l'école primaire locale, un centre sanitaire, la résidence officielle du chef du poste administratif de Quirimba et détruit un nombre non précisé de maisons de la population locale.

    Par ailleurs, de nouveaux détails ont émergé concernant les attaques perpétrées la semaine passée dans le district de Muidumbe. Dans le village de Muambula, les terroristes ont tué cinq personnes et saccagé l'établissement d'enseignement secondaire du lieu ainsi que la mission de Nangololo, qui comprend l'une des églises les plus antiques de Cabo Delgado.

    Selon S.Exc. Mgr Luíz Fernando Lisboa, Evêque de Pemba, les maisons des missionnaires ont été détruites et l'église a subi des dommages, les missionnaires étant parvenus à se réfugier à Pemba. (L.M.) (Agence Fides 16/04/2020)

  • Le 70ème anniversaire de la liquidation des ordres religieux en Tchécoslovaquie

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    Dans la nuit du 13 au 14 avril 1950, des centaines de religieux et religieuses tchécoslovaques sont expulsés manu militari de leurs couvents et monastères, incarcérés ou envoyés dans des camps spéciaux, tandis que leurs biens sont confisqués. L’Eglise slovaque se souvient aujourd’hui de cette dramatique répression du régime communiste.

    «Nous sommes reconnaissants au Seigneur d’avoir donné la grâce à beaucoup de témoigner de leur foi avec fidélité» : dans un message publié sur le portail internet «Vie religieuse», Mgr Viliam Judák, évêque de Nitra et président du comité historique de la Conférence épiscopale slovaque, rappelle les terribles événements survenus lors de «la nuit des barbares», celle du 13 au 14 avril 1950. Ce soir-là, aux alentours de minuit, la police secrète du régime communiste, flanquée de milices supplétives, fait irruption dans plusieurs dizaines de monastères masculins et féminins, procédant à l’arrestation des religieux et religieuses qui s’y trouvent.

    Cette opération surprise est connue sous le nom d’Akce K (opération K) ; minutieusement planifiée, elle visait à liquider le clergé et les congrégations religieuses, perçus comme une menace par le régime de Prague, inféodé à Moscou. Les autorités communistes, hostiles à toute religion et adeptes de l’athéisme d’État, se défiaient de l’Église catholique, celle-ci représentant pour eux une structure qu’ils ne pouvaient contrôler, et donc, potentiellement dangereuse.

    Une liquidation programmée en deux phases

    L’annihilation programmée de la vie religieuse en Tchécoslovaquie fut pensée en deux phases. La première (du printemps 1948 à l’automne 1949) vit la réduction progressive mais significative de l’influence des congrégations, avec une diminution de leur nombre et de leurs activités, lesquelles ne devaient d’ailleurs pas s’opposer à la ligne du Parti communiste. Au cours de cette période, plusieurs prêtres furent également accusés d’espionnage et de haute trahison, comme lors du procès Machalka, où une dizaine de religieux, -jésuites, dominicains, prémontrés et rédemptoristes de l’Église grecque-, furent condamnés à des peines de prison.

    Ces attaques ciblées furent le prélude à la seconde phase (de l’automne 1949 à la fin des années 1960) qui vit donc la désagrégation effective des ordres religieux. À cette époque, sur le territoire correspondant à l’actuelle Slovaquie, l’on comptait 16 congrégations religieuses masculines, auxquelles correspondaient 96 monastères et 1 019 religieux ; 24 congrégations religieuses féminines, regroupant 4 253 religieuses sur 168 monastères.

    Raflés, internés ou emprisonnés

    Lors de cette nuit funeste, évoque encore Mgr Judák, des centaines de religieux furent raflés et envoyés dans plusieurs établissements spéciaux, pour y être «rééduqués». Plusieurs furent soumis à la torture physique et psychologique, jusqu’à ce qu’ils acceptent de renoncer à leurs vœux. De nombreux autres furent emprisonnés ou exécutés, si bien qu’à la fin de l’année 1952, l’actuelle Slovaquie ne comptait plus aucun religieux.

    Les congrégations féminines subirent le même sort, mais la grande majorité des religieuses demeurèrent fidèles à leur vocation, souligne Mgr Judák.

    Les monastères et couvents vidés de leurs habitants, ainsi que leurs dépendances, furent réquisitionnés par le régime communiste qui transforma certains de ces bâtiments en casernes militaires. Cette saisie s’accompagna d’un pillage en règle des nombreuses œuvres d’art, objets historiques et livres anciens dont ces congrégations étaient, depuis des siècles, les gardiennes.

    Témoignages de foi et de fidélité

    L’Église tchécoslovaque, condamnée à la clandestinité, se reconstruisit lentement ; ce n’est qu’après la Révolution de velours (1989) qu’elle put de nouveau sortir au grand jour et retrouver sa place dans la société.

    La liquidation de ces congrégations, vécue comme un douloureux martyre, ne peut être cachée, insiste Mgr Judák. Ce triste anniversaire rappelle, selon lui, combien grande peut être la malveillance de l’homme, mais combien aussi la fidélité à Dieu dans l’amour peut porter du fruit, citant de nombreux témoignages de foi et de courage donnés par de nombreux religieux et religieuses, durant ces années de ténèbres et de persécutions.

  • Chine : la pandémie n'arrête pas la répression de la religion

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    De Bai Lin sur Bitter Winter :

    La pandémie n'arrête pas la répression de la religion

    23/03/2020

    Rien ne peut empêcher le PCC de persécuter les religieux, pas même la propagation d'un virus mortel

    La croce è stata rimossa

    La croix d'une salle de réunion dans le quartier Huaishang de Bengbu, une ville de l'Anhui, a été supprimée (Twitter)

    Le 18 février, le Bureau des affaires ethniques et religieuses de la province de l'Anhui a publié un avis sur le contrôle de la religion pendant l'épidémie de coronavirus, assignant des activités spécifiques à certains départements gouvernementaux qui ont reçu l'ordre d'agir de manière coordonnée à la suite des indications du Département du travail du Front uni (UFWD). L'avis précise que les unités de sécurité publique continueront de réprimer "l'évangélisation illégale", les institutions responsables du cyberespace prendront le contrôle de l'opinion publique, les unités de sécurité de l'Etat renforceront la collecte d'informations sur les groupes religieux tandis que les services de propagande intensifieront les campagnes de propagande.

    Malgré la propagation du coronavirus, les unités chargées de l'élimination des croix n'ont pas cessé. Selon Twitter, la croix d'une église a été enlevée dans le comté de Woyang dans la zone métropolitaine de Bozhou, dans l'Anhui, le 13 mars, et une autre a été éliminée dans le district de Huaishang, dans la ville de Bengbu.

    Selon le plan de travail 2020 publié par la Commission des affaires ethniques et religieuses de Tianjin, l'une des neuf municipalités chinoises qui composent leur propre province, le contrôle de la religion s'intensifiera tout au long de l'année. Le plan envisage une intégration plus poussée de l'idéologie socialiste à la religion, la suppression des "infiltrations religieuses étrangères" et un contrôle croissant des lieux de culte approuvés par l'État.

    Le 24 janvier, tous les lieux de culte de Shangqiu, une préfecture de la province centrale du Henan, ont été fermés pour endiguer l'épidémie. Cependant, les gouvernements locaux ont continué d'inspecter les maisons pour retirer les signes religieux. À l'aide de mégaphones, les autorités ont averti les résidents que si de tels signes étaient découverts chez eux, leurs pensions seraient suspendues.

    Le 27 février, les deux conseils chrétiens chinois de Yuzhou, un comté du Henan, ont informé toutes les églises qu'une équipe d'inspection provinciale se rendrait dans la région pour vérifier comment la mesure d'interdiction de rassemblement avait été mise en œuvre. Les lieux de culte où les services religieux ont repris ont été menacés de révocation des certificats d'enregistrement tandis que les religieux risquent de se voir annuler les permis de prédication.

    L'équipe d'inspection a trouvé des symboles et des calendriers religieux dans une église des Trois Autonomes, le responsable a été réprimandé et a demandé d'écrire une déclaration d'autocritique. Il a également reçu l'ordre de rassembler tous les calendriers religieux détenus par les fidèles de la communauté dans les trois jours.

    Un prédicateur de l'église d'origine a déclaré à Bitter Winter: "Malgré l'épidémie, la persécution religieuse continue. Le PCC considère les groupes religieux comme une menace pour le régime. Plus le pouvoir du parti est instable, plus ces groupes sont supprimés fréquemment ".

    Le 11 février, la XIIe Conférence nationale des groupes religieux officiellement approuvés s'est tenue en vidéo. Les représentants des cinq religions autorisées ont été encouragés à collecter des dons pour faire face à l'épidémie, mais ont été avertis qu'en agissant ainsi "ils ne pouvaient pas promouvoir les religions et que les activités d'évangélisation ne sont pas autorisées". Pendant l'épidémie, la prévention de l'évangélisation est l'une des principales tâches des bureaux des affaires religieuses.

    Selon des informations du Département du travail du Front uni (UFWD) à Wuhan, dans la province du Hubei, le 20 février, "des personnes distribuant des masques dans le cadre d'une activité missionnaire" ont été découvertes le 5 février. Les autorités "ont immédiatement demandé à tous les sous-districts et communautés de coopérer avec le Bureau de la sécurité publique et les postes de police locaux pour leurs arrestations, empêchant que des événements similaires ne se reproduisent".

    En Chine, l'interdiction de groupes religieux pendant les opérations de secours en cas de catastrophe a une longue tradition. Le PCC a toujours renforcé les contrôles sur les activités bénéfiques menées par les croyants pour les empêcher d'utiliser ces activités pour promouvoir leur foi. En cas de catastrophe, aucune information ou symbole religieux ne peut apparaître sur le matériel de secours ou sur les articles distribués par charité. Des fidèles appartenant à des groupes religieux non autorisés par l'État ont été arrêtés pour avoir organisé des activités caritatives.