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Hostilité au christianisme et à l'Eglise - Page 68

  • Chine : pourquoi le pape fait-il la sourde oreille face aux interpellations du cardinal Zen ?

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    De Lianne Laurence sur LifeSiteNews :

    Le cardinal Zen reproche au pape François de ne pas avoir répondu à la dubia sur le "meurtre" de l'Église chinoise

    L'évêque de 88 ans a accusé le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Vatican, d'un triple assassinat de l'Église en Chine et de "manipulation du Saint-Père".

    6 juillet 2020

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    Le cardinal Joseph Zen s'entretient avec LifeSite à New York le 14 février 2020.Jim Hale / LifeSite

    Cela fait un an que le cardinal Joseph Zen a fait un voyage d'urgence à Rome pour tenter d'avertir le pape François au sujet du document pastoral du Vatican qui vient de paraître et qui donne aux prêtres en Chine des raisons pour lesquelles ils devraient s'enregistrer auprès du gouvernement communiste.

    L'évêque de Hong Kong à la retraite, âgé de 88 ans, a marqué cet anniversaire en juillet dernier en notant sur son blog et sur Twitter que le pape François n'a toujours pas répondu à ses nombreuses "dubia" ou critiques du document que Zen a décrit comme "la chose la plus cruelle" que le Vatican ait faite concernant l'Église catholique en Chine, et "absolument contre la doctrine de l'Église, car elle encourage les gens à faire partie d'une Église schismatique".

    Zen a également marqué l'occasion en accusant le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, d'avoir "à lui seul" achevé une "trilogie de meurtres de l'Église en Chine" et de "manipuler le Saint-Père".

    Selon lui, la première partie de la trilogie constitue dans l'accord secret provisoire conclu par le Vatican en septembre 2018 avec le régime communiste du président Xi Jinping sur la nomination des évêques catholiques en Chine.

    Alors que le pape insiste pour que l'accord lui donne le dernier mot sur la nomination des évêques, Zen écrit qu'il doute que le document, qu'il n'a pas été autorisé à voir, soit clair sur ce point.

    La deuxième partie de la trilogie était "plus dommageable : la légitimation de sept anciens évêques", a écrit Zen.

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  • Hong Kong : l'inconcevable aplatissement du Saint-Siège devant le régime chinois

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    De Riccardo Cascioli sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Hong Kong, le Saint-Siège s'incline devant le régime chinois

    6-07-2020

    Episode phare de l'Angélus d'hier : l'intervention que le pape François aurait dû réserver à la situation à Hong Kong a été effacée au dernier moment. Pression chinoise ou autocensure, la chose ne change pas : le Saint-Siège sacrifie sa liberté et celle des catholiques chinois et de Hong Kong, en vue d'une normalisation des relations avec Pékin. Et l'historien Giovagnoli (de la Communauté de Sant'Egidio qui a beaucoup d'influence sur le Pape) explique sur Avvenire à quel point la Chine a raison de réprimer les manifestations pro-démocratiques.

    Il était déjà assez embarrassant - pour ne pas dire pire - que le Saint-Siège ne dise rien de ce qui se passe à Hong Kong depuis des mois, évidemment pour ne pas déplaire à Pékin. Mais ce qui s'est passé hier à l'Angélus dépasse toutes les limites.

    Comme d'habitude, les journalistes ont reçu à l'avance le texte de l'Angélus que le Pape devait réciter peu après : il contenait une référence à la situation à Hong Kong invitant au dialogue et évitant les dérives violentes. Certainement pas un discours mémorable, mais au moins un signe d'attention.

    Mais voilà que quelques minutes avant l'Angélus, le service de presse a annoncé que le Pape ne lirait pas cette partie sur Hong Kong, qui devrait donc être annulée. Un fait pour le moins déconcertant, rapporté par Marco Tosatti dans son blog, qui quelle qu'en soit la raison, témoigne d'une subordination du Saint-Siège au gouvernement et au Parti communiste chinois. Une preuve supplémentaire que l'accord secret entre la Chine et le Saint-Siège sur les nominations épiscopales, dont le renouvellement sera bientôt discuté, a été abondamment réduit à un instrument de contrôle du Parti communiste sur l'Église catholique, un véritable bâillon pour l'Église.

    Qu'aurait dû dire le Pape à l'Angélus ? Voici le texte :
    "Ces derniers temps, j'ai suivi avec une attention particulière et non sans inquiétude l'évolution de la situation complexe à Hong Kong, et je tiens tout d'abord à exprimer ma proximité cordiale avec tous les habitants de ce territoire. Dans le contexte actuel, les questions traitées sont sans aucun doute sensibles et touchent la vie de chacun, on comprend donc qu'il y ait une sensibilité marquée à leur égard. J'espère donc que tous les acteurs concernés seront en mesure d'aborder les différents problèmes dans un esprit de sagesse prospective et de dialogue authentique. Cela exige du courage, de l'humilité, de la non-violence et le respect de la dignité et des droits de tous. Je fais également le vœu que la vie sociale, et surtout la vie religieuse, s'exprime en toute liberté, comme le prévoient divers documents internationaux. Avec ma prière constante, j'accompagne toute la communauté catholique et les personnes de bonne volonté à Hong Kong, afin qu'ensemble, ils puissent construire une société prospère et harmonieuse".

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  • L’Occident au risque de l’Histoire

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    L'Editorial de Philippe Maxence pour le numéro 1715 de l'Homme Nouveau :

    L’Occident au risque de l’Histoire

    Notre quinzaine : L’Occident au risque de l’Histoire

    En quelques semaines, les États-Unis et l’Europe ont été emportés par une fièvre iconoclaste. À tout prix, il fallait détruire les symboles d’une civilisation qui serait par nature raciste et violente.

    Partie des États-Unis, cette fièvre s’est propagée comme un virus, emportant avec elle toutes les défenses immunitaires qui auraient dû lui être spontanément opposées. Au-delà de la manipulation et des manœuvres, bien réelles, du nouveau radicalisme antiraciste, l’impact de ces manifestations destructrices montre à la fois la perte de la raison et du bon sens des nations occidentales mais aussi le profond épuisement moral et spirituel qui les habite désormais. La mort tragique aux États-Unis d’un homme noir (George Floyd) n’a pas conduit à un surcroît de justice, comme on aurait pu l’espérer, mais, au contraire, au déferlement d’une formidable injustice généralisée envers la mémoire de personnalités historiques et, plus largement, d’une civilisation occidentale mise d’un bloc au banc des accusés. Comme si l’injustice de la mort de Floyd ne pouvait être réparée que par une injustice encore plus grande, et le présent par une attaque systématique contre le passé et ce qui le représente, en l’occurrence des statues.

    Perversion idéologique

    Dans tout processus révolutionnaire, un événement tragique est détourné pour devenir un symbole et être récupéré au profit de causes qui dépassent son seul cas. Ici, cette récupération implique paradoxalement que les racistes comme les antiracistes communient en un étrange mimétisme dans la réduction de Floyd à la seule couleur de sa peau. Au point que l’on oublie qu’il s’agit d’abord de la mort d’un homme et d’un individu.

    Il est vrai que le communautarisme des sociétés anglo-saxonnes favorise cette « réduction » raciale et nourrit, par contrecoup, une autre « réduction », celle des personnalités du passé à leur seule attitude vis-à-vis d’autres races. Considéré jusqu’ici comme le vainqueur du nazisme, l’incarnation du combat à outrance contre le fascisme ainsi que d’une certaine idée de la démocratie, Churchill est devenu du jour au lendemain le symbole du mal absolu. Les historiens apprécieront cette évacuation de la complexité. Mais il convient d’aller plus loin. Ce nouvel épisode de la « guerre des races » – théorisée par Michel Foucault, importée aux États-Unis, diffusée dans les universités et réimportée en Europe – ne constitue au fond que le dernier effet de la perversion idéologique dans laquelle nous baignons constamment.

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  • Quand "Justice et Paix" offre une tribune à un partisan de la déchristianisation de l'Afrique

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    "Justice et Paix vous propose une conférence animée à partir de récits vidéo, sonores de Congolais, depuis le boy – le domestique, le maçon, le Clerck – l’employé, le prêtre, l’étudiant, le militant au futur ministre, avec les photos et les documents de l’époque. Ces récits raconteront avec détails le Congo « colonie modèle », Léopoldville coupée en deux par un apartheid, le début des revendications politiques et sociales, le soulèvement de Léopoldville en janvier 1959, la Table ronde, l’indépendance et les événements dramatiques qui ont suivi. Cette histoire, racontée par les Congolais vient compléter et corriger l’histoire « officielle » de la colonie, écrite depuis longtemps par la Belgique uniquement. Les trois intervenants, François Ryckmans, journaliste, Julien Truddaïu, chercheur à la Coopération Education Culture, et Kentey Pini-Pini Nsasay, doctorant en sciences politiques, écrivain-conférencier, auteur entre autres de "Croisades de l’Europe christianisée contre l’Afrique ancestrale », proposeront une analyse contemporaine des faits afin de mieux comprendre le lien historique qui unit la Belgique et l’Afrique centrale, 60 ans après l’indépendance. Ces interventions seront suivies d’un débat qui sera modéré par Patrick Balemba (Justice et paix).

    Lieu: Forum St Michel : Boulevard Saint-Michel 24, 1040 Bruxelles. Mardi 07.07.2020

    En ce qui concerne Mr Kentey Pini-Pini Nsasay, un des orateurs de la soirée, voici un commentaire de son livre, cité plus-haut, sur le site du CMCLD (dont il est membre). https://www.memoirecoloniale.be/blog/croisade-de-leurope-christianisee-contre-lafrique-ancestrale-un-livre-decolonial-salvateur-d-evariste-pini-pini 

    "Cet ouvrage permet d’établir le lien entre la tragédie congolaise, africaine, et la prétention du christianisme romain de refaire le monde débouchant sur des massacres des peuples entiers. C’est un éclairage nouveau sur la terrible mise-à-mort du peuple congolais en particulier. Il apporte aussi des solutions nouvelles. Ainsi, plus que le simple refus des rites et autres pratiques du christianisme comme cela se remarque actuellement en Europe, ce livre préconise le rejet total de l’idéologie du royaume des cieux et appelle à l’autodissolution du christianisme romain pour le retour à un monde humain et harmonieux. Concernant l’avenir immédiat de l’Afrique où le christianisme s’est implanté par la confiscation des territoires des autochtones, l’ouvrage préconise que ces territoires soient rendus à leurs propriétaires traditionnels et que les entités missions et diocèses soient supprimées.."

  • L'irremplaçable combat de l'Aide à l'Eglise en Détresse aux côtés des chrétiens opprimés

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    De zenit.org :

    Le combat de l’AED auprès des chrétiens opprimés

    Communiqué de presse

    Aujourd’hui, on compte plus de 200 millions de chrétiens dans le monde qui ne peuvent pas pratiquer librement leur foi, et plus de 80 pays où le droit fondamental à la liberté religieuse n’est pas garanti. En 2019, l’AED a défendu la voix de ces chrétiens persécutés devant des institutions telles que l’Onu et l’Union Européenne. Avec 23 bureaux nationaux et plus de 330 000 bienfaiteurs dans le monde, la Fondation a collecté plus de 106 millions d’euros de dons en 2019, un niveau identique à l’année précédente.

    1 prêtre sur 10 dans le monde soutenu par l’AED

    L’organisation a soutenu 5 230 projets, soit 211 de plus qu’en 2018, pour répondre à de multiples besoins dans 139 pays, principalement en Afrique et au Moyen-Orient, pour un montant de 75,9 millions d’euros.

    L’AED a soutenu 40 096 prêtres (soit un sur dix dans le monde), plus de 13 000 religieuses vivant dans des zones de guerre, dans les bidonvilles des métropoles ou dans les zones inaccessibles en montagne ou dans la jungle, et plus de 16 200 séminaristes (soit 1 sur 7 dans le monde).

    L’Afrique est le continent où l’AED a le plus de projets, avec en tête la République Démocratique du Congo. Au Nigeria, au Cameroun et au Burkina Faso, où le terrorisme djihadiste fait des ravages parmi la population, la Fondation a financé 264 projets pour un total de 3 millions d’euros.

    Maintenir la présence chrétienne en Syrie et en Irak

    22,1% des dons ont été consacrés au soutien des minorités chrétiennes au Moyen-Orient dont l’existence est menacée. En Syrie, qui souffre toujours de la guerre, l’AED a financé 132 projets pour un total de près de 7,6 millions d’euros, axés sur l’aide d’urgence et de survie. En Irak, après la reconstruction de plus de 6 000 maisons, l’AED a lancé une nouvelle phase pour la reconstruction des lieux de culte et des monastères, dont la cathédrale Al-Tahira de Qaraqosh, la plus grande église chrétienne du pays.

    • En Europe, l’Ukraine a aussi été l’une des priorités de l’AED avec près de 300 projets et plus de 4 millions d’euros alloués en 2019.
    • En Amérique latine, après le Brésil, le Venezuela est devenu le pays qui reçoit le plus d’aide en raison de sa situation critique tant politique qu’économique.
    • Sur le continent asiatique, l’AED a accordé la priorité au Pakistan et à l’Inde, où le fanatisme religieux islamiste ou hindou menace la vie quotidienne des chrétiens.

    Pakistan : des centaines de chrétiennes enlevées et converties de force

    Après Asia Bibi, qui est devenue l’icône des excès de la loi anti-blasphème au Pakistan, l’AED alerte sur des cas de jeunes filles chrétiennes mineures enlevées, épousées et converties de force par leurs ravisseurs. Huma Younus, 14 ans, enlevée le 19 octobre 2019, est toujours aux mains de son agresseur, avec l’aval des autorités pakistanaises. « Ici, c’est la charia qui a prévalu sur la loi pakistanaise, ce qui est très inquiétant pour Huma et pour l’avenir du pays » dénonce Benoît de Blanpré, directeur de l’AED. Le 28 avril dernier, trois hommes armés se sont emparés d’une autre jeune fille chrétienne de 14 ans, Maira Shahbaz. Un millier de jeunes filles mineures, issues des minorités religieuses, sikhe, hindoue et chrétienne seraient enlevées de la sorte chaque année.

    La mère d’Huma Younus lance cet appel via l’AED : « J’en appelle à la communauté internationale et aux grands médias. Je vous demande d’élever la voix pour la défense d’Huma. Ma fille a 14 ans. Si votre fille de 14 ans traversait tout ça, que feriez-vous ? A quel point souffririez-vous ? Considérez notre petite fille comme votre fille. S’il vous plaît, aidez-nous ! »

    AED Belgique

    AED France

    AED Suisse

  • Chine : plus de 500 croix retirées des clochers dans la province de l'Anhui

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  • Les catholiques peuvent-ils apporter leur soutien aux "Black Lives Matter" ?

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    People with posters marching to protest George Floyd's death in New York City.

    Du National Catholic Register :

    Les catholiques peuvent-ils soutenir "Black Lives Matter" ?

    Les dirigeants catholiques noirs avertissent que ni l'expression "Black Lives Matter" ni le mouvement ne doivent être considérés à travers le prisme d'une seule organisation.

    Catholic News Agency

    WASHINGTON - Les dirigeants catholiques affirment que l'Eglise a un rôle important à jouer dans la lutte pour la justice raciale, mais que le fait de protester pour la justice n'implique pas l'approbation des positions prises par les organisations Black Lives Matter.

    L'expression "#BlackLivesMatter" a commencé à se répandre en ligne après la mort de Trayvon Martin en 2012, et un mouvement s'est développé au milieu des protestations et des émeutes à Ferguson, dans le Missouri, en 2014, après l'assassinat d'un jeune homme noir, Michael Brown, par un officier de police. "Black Lives Matter" est devenu le cri de ralliement d'un vaste mouvement social. Mais il existe aussi des organisations spécifiques qui prennent le nom de "Black Lives Matter". Le plus important et le mieux financé de ces groupes est la Black Lives Matter Global Network Foundation, qui dispose d'un réseau de sections locales aux États-Unis et dans d'autres pays, et gère le site web blacklivesmatter.com. La Black Lives Matter Global Network Foundation promeut l'idéologie LGBT et s'oppose à la famille nucléaire. La plateforme du groupe vise à "démanteler les privilèges des cisgenres" et à "perturber la structure familiale nucléaire prescrite par l'Occident". "Nous encourageons un réseau d'affirmation queer. Lorsque nous nous réunissons, nous le faisons dans l'intention de nous libérer de l'emprise de la pensée hétéronormative", peut-on lire sur le site du groupe. Au moins une des filiales du réseau Black Lives Matter a intégré des rituels spirituels dans ses manifestations, s'inspirant des religions animistes en appelant les ancêtres décédés et en versant des libations pour eux. Les dirigeants de Black Lives Matter-Los Angeles affirment que leurs efforts sont plus qu'un mouvement pour la justice raciale, mais sont un "mouvement spirituel". D'autres organisations utilisent également l'expression "Black Lives Matter", certaines ayant des programmes et des objectifs différents de ceux du réseau mondial. Mais la fondation Black Lives Matter Global Network est souvent en corrélation directe avec le mouvement lui-même, et ses affiliés organisent souvent des manifestations locales.

    L'organisation doit être distinguée du mouvement social plus large pour la justice raciale, a déclaré le diacre Harold Burke-Sivers, un diacre catholique noir du diocèse de Portland, Oregon, auteur et co-animateur de l'émission de radio Morning Glory d'EWTN. "Marcher pour protester contre le traitement inéquitable des noirs par les autorités, c'est bien", a déclaré le diacre. Cependant, les politiques adoptées par l'organisation Black Lives Matter sur la famille et la sexualité constituent "un programme féministe radical déguisé en mouvement pour la 'Black Lives Matter'", a-t-il dit. "Aucun catholique ne peut soutenir l'organisation nationale, quelle qu'elle soit", a-t-il ajouté. Burke-Sivers a encouragé les catholiques à agir pour la justice raciale, mais à prier d'abord.

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  • Vandalisation des statues : une surenchère idéologique dangereuse

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    De Gérard Leclerc sur le site de France Catholique :

    Déboulonner l’histoire ?

    24 juin 2020

    Capture d’écran d’une vidéo montrant le déboulonnage de la statue de Junipero Serra à San Francisco.
    © Twitter / @shane_bauer

    Dans la grande vague actuelle de vandalisation des statues jugées insupportables en raison de leur rapport symbolique avec les pages sombres de l’histoire de nos nations, voici que la mémoire chrétienne se trouve aussi atteinte. En Californie, plusieurs statues de saint Junipero Serra, missionnaire ayant présidé à l’évangélisation de l’Ouest américain, ont été détruites. On s’en est même pris aux tombes du cimetière où il est inhumé. Pourquoi s’en prendre à une telle figure ? Est-ce tout simplement le fait d’avoir évangélisé les Indiens ? Il est, en tout cas, difficile de prendre en faute ce religieux qui n’a cessé de démontrer sa sollicitude pour les populations locales, de les protéger de possibles agressions des militaires espagnols. Saint Junipero Serra n’est-il pas l’auteur d’une déclaration du droit des Indiens ? Ce seul exemple interroge sur la nature de la remise en question actuelle, avec sa frénésie iconoclaste et sa volonté d’ériger comme un vaste tribunal de l’Histoire.

    S’il ne s’agissait que d’inviter à un meilleur discernement afin de mieux comprendre notre passé avec ses fautes mais aussi ses grandeurs, on ne pourrait qu’acquiescer, en se munissant toutefois de toutes les garanties nécessaires dans le domaine des sciences humaines. Malheureusement, on est obligé de constater que l’offensive actuelle se réclame d’une sorte de surenchère idéologique dangereuse, qui n’est pas seulement propre à la propagande politique. Elle trouve souvent son origine dans les universités de chez nous, qui ont subi la contagion américaine. Il y a quelques mois, nous l’avons déjà signalé, des universitaires de premier plan comme Pierre-André Taguieff et Dominique Schnapper ont signé un manifeste de mise en garde contre les déviations des études dites post-coloniales. Ce qui rend plus ambiguë la problématisation des questions concernant l’esclavage sous ses multiples formes et les diverses entreprises coloniales, c’est son imbrication avec les engagements militants actuels. Imbrication qui produit d’ailleurs, a contrario, alors qu’il s’agissait de dénoncer le racisme, une racialisation généralisée des rapports sociaux et politiques. On ne peut que redouter un emballement qui ne produira que des luttes civiles d’autant plus passionnelles qu’elles sont de nature identitaire.

    Contagion à l’Église

    En ce qui concerne l’Église elle-même, il convient de se garder d’une contagion qui pourrait avoir des effets de division et de rejet, qui atteindraient l’intégrité de la Tradition qui fonde la continuité et la substance de l’Institution voulue par le Christ. N’a-t-on pas déjà réclamé la décanonisation de Jean-Paul II et ne fait-on pas le procès historique de l’anti-féminisme ecclésial ? Il y a aussi risque de contagion de la vague de vandalisation sous ses aspects les plus pernicieux, avec transposition des catégories idéologiques qui détruisent les fondements mêmes de ce que le cardinal Newman appelait le développement de la doctrine chrétienne.

  • Nouvelle flambée antichrétienne dans le Nord-Est de l'Inde

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    De Vatican News :

    Conversions forcées en Inde: une église protestante saccagée

    De nouvelles scènes de violences ont visé les communauté chrétiennes dans une ville du Nord-Est du pays. Des violences fomentées par des responsables nationalistes hindous qui reposent sur de fausses accusations de conversion au christianisme.

    Une nouvelle flambée antichrétienne a visé ces derniers jours dans le Nord-Est de l'Inde. Plusieurs habitants de la ville de Belagadia, située dans l'état oriental du Jharkhand, ont endommagé et détruit la croix d'une église protestante, après avoir accusé les missionnaires de conversions forcées au christianisme. Un élu membre du parti Bharatiya Janata (BJP), le parti ultranationaliste au pouvoir ainsi que des dirigeants de l'organisation nationaliste Vishwa Hindu Parishad (VHP) se sont également joints aux accusations de la population locale.

    «Il y a eu des troubles entre les habitants et certains dirigeants chrétiens, mais la région est maintenant sous contrôle», a rapporté le père Augustine Topno, ancien administrateur du diocèse de Jamshedpur, à UCA News, peu après les heurts, soulignant le dispositif policier important déployé. Le père Topno a souligné aussi la fausseté des accusations visant les chrétiens, «parce que l'Eglise ne croit pas et ne pratique pas la conversion religieuse. Les revendications de l'élu nationaliste et des habitants sont sans fondement».

    Les habitants de Belagadia affirment au contraire que les conversions se poursuivent depuis longtemps et que plus de deux douzaines de familles se sont converties au christianisme. Le leader local du BJP, Indrajit Mahato, a appelé à l'action contre les proches des missionnaires chrétiens qui apportent de l'aide aux pauvres et aux nécessiteux, soulignant que la conversion est interdite dans l'Etat du Jharkhand.

    La loi anti-conversion adoptée en 2017 dans l'État du Jharkhand stipule en effet que la conversion par la force prévoit jusqu'à trois ans d'emprisonnement et une amende de 50 000 roupies (800 dollars).

  • Italie : la béatification prochaine d'une religieuse poignardée par des adolescentes lors d'un rituel sataniste

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    EUROPE/ITALIE - Vers la béatification de Soeur Marie Laure Mainetti, éducatrice, tuée en pardonnant à ses meurtrières

    lundi, 22 juin 2020

    Côme (Agence Fides) – Le Saint-Père François a autorisé le 19 juin la Congrégation pour la Cause des Saints à promulguer le Décret concernant le martyre de la Servante de Dieu Soeur Marie Laure Mainetti (dans le siècle Teresina Mainetti), religieuse professe des Soeurs Filles de la Croix. Née à Colico (Italie) le 20 août 1939 et tuée à Chiavenna (Italie) in odium Fidei le 6 juin 2000.

    La nouvelle a été accueillie par le son des cloches au sein des communautés de Villatico di Colico (LC), où Soeur Mainetti est née, et de Chiavenna (SO), lieu de son martyre, alors que le 20 juin à midi, toutes les cloches des églises du Diocèse de Côme ont sonné à toute volée.

    Selon les informations diffusées par le Diocèse de Côme, qui « accueille avec joie la nouvelle de cette importante reconnaissance de la part de l'Eglise universelle », Teresina Mainetti fut tuée le 6 juin 2000 – au cours de l'année marquant ses 40 ans de profession religieuse – à Chiavenna, au terme d'un rituel satanique – inspiré par la date du 6 juin du nouveau millénaire. « Me voici ! Seigneur pardonnez-leur » : telle est la phrase prononcée par la religieuse alors que sa gorge était tranchée.

    Teresina Mainetti entra à 18 ans dans la Congrégation des Filles de la Croix. En août 1959, elle émit ses premiers vœux en tant que Soeur Marie Laure et en 1960 fit sa profession perpétuelle à La Puye, maison mère de la Congrégation. Elle dédia sa vie à la mission parmi les enfants, les jeunes et les familles à Vasto (Chieti), Rome, Parme avant d'arriver à Chiavenna en 1984. C'est là qu'en 1987, elle devint également supérieure de la communauté. Ses consoeurs la décrivent comme « infatigable et sereine, toujours prête à se retrousser les manches lorsqu'elle découvrait une situation de difficulté quelconque ». Soeur Marie Laure Mainetti eut toujours une sensibilité particulière envers les jeunes. Dans un de ses écrits, elle s'exprimait ainsi : « Les jeunes sont pauvres... Oui parce que souvent ils sont désorientés, privés de racines, manipulés. Ils suffoquent un cri de vie inexprimé... Je ressens l'urgence de les accompagner et de demander de l'aide à Jésus parce qu'ils n'ont pas de points de repère ».

    Au soir du 6 juin 2000, elle sortit en toute hâte du couvent pour aller prêter de l'aide à trois jeunes mineures qui l'attirèrent cependant dans un piège pour la tuer. Elle mourut en priant et en accordant son pardon. (SL) (Agence Fides 22/06/2020)

  • Les statues de saint Junipero Serra et de Cervantes dégradées par des manifestants en Californie

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    Du site de RT France :

    L'Espagne condamne les dégradations de statues de ses personnages historiques aux Etats-Unis

    21 juin 2020

    L'ambassade d'Espagne aux Etats-Unis condamne la dégradation par des manifestants californiens de statues du saint catholique Junipero Serra et de l'écrivain Cervantes. Elle demande aux autorités américaines de protéger leur patrimoine commun.

    L'Espagne a exprimé son inquiétude et son émotion après une série d'actes de vandalisme, par des manifestants aux Etats-Unis, contre des monuments à la mémoire du saint catholique Junipero Serra et de l'écrivain Miguel de Cervantes, l'auteur de Don Quichotte, reconnu comme le premier roman moderne de l'histoire de la littérature.

    «Nous regrettons profondément la destruction de la statue de Saint Junípero Serra à San Francisco (Californie) aujourd'hui et souhaitons rappeler ses grands efforts en faveur des communautés autochtones», a notamment tweeté l'ambassade d'Espagne aux Etats-Unis.

    Voir l'image sur Twitter

    Deux statues du missionnaire espagnol du XVIIIe siècle, canonisé par le pape François en 2015, ont été vandalisées en Californie durant le week-end, selon la police. Plusieurs pierres tombales du cimetière où il est enterré à Carmel-by-the-sea, sur la côte au sud de San Francisco, ont par ailleurs été abîmées. Des vandales s'en sont également pris aux portes de la basilique de la Mission San Carlos Borromeo (classée monument historique) et à un mausolée, rapporte l'AFP.

    La mémoire de l'évangéliste est controversée : il lui est reproché d'avoir contribué à la destruction des cultures autochtones. «Les statues ou signes de Serra ou d'autres descendants d'Européens ont été particulièrement visés», a déclaré le porte-parole de la police locale, qui a assuré que ses services menaient une enquête pour «crime motivé par la haine». 

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  • Quand l'Irlande tourne le dos à son identité catholique

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    De Paolo Gulisano sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Le gouvernement de la nouvelle Irlande post-chrétienne est né

    19-06-2020

    Quatre mois après les élections irlandaises, les anciens rivaux Fianna Fail et Fine Gael ont formé un nouveau gouvernement (avec l'aide des Verts). Le Sinn Fein, qui avait recueilli plus de voix., se retrouve à l'extérieur. Expansion de l'avortement, du gender et de la Pma sont au programme de l'exécutif, qui repose sur deux partis officiellement de centre-droit mais qui ne soutiennent plus une seule valeur catholique.

    Quatre mois après les élections générales, la République d'Irlande a un nouveau gouvernement. Le résultat du vote a été un choc pour le pays, vu la victoire inattendue du Sinn Fein qui avait atteint son sommet historique. Proche de la formation politique historique républicaine et indépendantiste, les deux partis qui constituent un bipolarisme de plus en plus imparfait sur la scène politique de l'île : le Fianna Fail et le Fine Gael.

    Ces deux partis, toujours opposés et alternatifs, représentent depuis des décennies deux âmes et deux traditions du pays : d'une part le Fine Gael, héritier de la politique qui a conduit il y a un siècle au compromis avec l'Angleterre et donc à la division de l'île, avec la fondation de l'entité administrative appelée "Irlande du Nord", fondée sur des bases sectaires anti-catholiques ; et d'autre part le Fianna Fail fondé par Eamonn de Valera et d'autres héros de la guerre d'indépendance, qui en 1921 s'étaient opposés à la signature du traité. Ces oppositions ont également conduit à la guerre civile, avec des deuils et des tragédies qui ont profondément marqué la vie des Irlandais, laissant un triste héritage qui a duré de nombreuses années.

    À cette époque, le Sinn Fein, après avoir été le Parti de l'indépendance unifiée, avait connu un déclin politique, cédant la place au Fine Gael et au Fianna Fail. La formation républicaine a continué à faire l'objet d'un certain consensus, principalement en Irlande du Nord, où elle a longtemps été le point de référence politique pour la minorité catholique de la province. Mais ces dernières années, le parti a également trouvé de plus en plus de consensus dans les comtés de la République, grâce à une proposition politique très attentive aux groupes sociaux les plus défavorisés, et dès février, il avait fait mouche.

    De leur côté, le Fianna Fail et le Fine Gael, tous deux battus aux élections, ont trouvé un accord sans précédent, afin de faire front commun contre le Sinn Fein. Mais pour former un gouvernement de large consensus, les résultats n'étaient pas au rendez-vous, et après d'épuisantes négociations, dans un climat social et politique paralysé par l'urgence du Coronavirus, les deux parties ont réussi à convaincre le petit groupe de parlementaires verts de voter pour le nouvel exécutif.

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