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Histoire - Page 22

  • N'en déplaise à ARTE, le Pape Pie XII a aidé les Juifs persécutés et a protesté contre leur massacre

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    De kath.net/news :

    Le Pape Pie XII a aidé les Juifs persécutés et a protesté contre leur massacre

    13 février 2024

    Pinchas Lapide : "Le Saint-Siège a fait plus pour aider les Juifs pendant la période nazie que toute autre organisation occidentale, y compris la Croix-Rouge."

    Commentaire invité par Hubert Hecker

    Vatican – Berlin (kath.net) Depuis la pièce de théâtre de l’auteur allemand Rolf Hochhuth intitulée « Le Vicaire » en 1963, le pape Pie XII a été l’objet de nombreuses tentatives de dénigrement. On a prétendu qu'il n'avait rien fait ni dit contre la persécution nazie des Juifs. D’autres auteurs, comme Goldhagen et Cornwell, ont fait du pape Pie X le bouc émissaire ou « l’épouvantail de tout », comme l’a dit Ruth Lapide en 2002. Le sociologue américain David J. Kertzer surfe lui aussi sur la vague de la calomnie avec son livre de 2020 : « Le pape qui est resté silencieux ». La chaîne franco-allemande Arte, chaîne publique, s'est jointe à cette campagne de suspicion en présentant le 23 janvier 2025 un « film documentaire » basé sur le livre.

    Dans le film, le sujet traité n’est pas examiné comme une question ouverte sous différents angles, comme l’exige un documentaire sérieux. Un autre déficit scientifique est que le contexte de la stratégie de communication diplomatique papale n’est pas discuté, mais rejeté comme « ridicule » (min. 33).

    Ainsi, un projet tendancieux a émergé, qui part d’un préjugé : la thèse de la « passivité » ou du « silence » du pape face à la persécution des juifs. Méthodologiquement, les sources sont utilisées de manière sélective pour illustrer la thèse initiale. Cette approche partiale donne lieu à un article biaisé contenant de fausses déclarations. À cela s’ajoutent des affirmations sans fondement et des ragots – par exemple avec la phrase : « Au Vatican, ils ont dit : Il (le pape) ne parle pas comme Jésus. » Les actions positives du pape en faveur des juifs sont exclues du filtre de recherche « passivité », comme le montre l’exemple suivant.

    • Le film met en évidence l’antisémitisme laïc largement répandu en Europe dans la première moitié du XXe siècle. Il donne l’impression que le pape Pie XII était cohérent avec cela et même « renforcé », comme l’indique une critique. En fait, lors de la conférence internationale sur les réfugiés d’Évian à l’été 1938, de nombreux États occidentaux refusèrent d’accueillir des réfugiés juifs d’Allemagne pour des motifs antisémites. Le pape Pie XII, en revanche, alors secrétaire d’État du Vatican,  a organisé la même année, par la voie diplomatique, près de 20 000 visas de sortie pour les juifs allemands – soit plus que le nombre de promesses d’admission faites par 32 pays occidentaux lors de la conférence d’Évian. Le pape a ainsi pris la défense des Juifs malgré les tendances antisémites en Europe occidentale, au Canada et en Australie.

    • Un climat antisémite régnait également au sein de l'Église, affirme David J. Kertzer, cité plus haut et témoin clé du film. Sa thèse : les curés avaient caractérisé négativement les Juifs dans leurs sermons du dimanche (min 28). Kertzer en évoque les effets – probablement comme une faiblesse face à la persécution des Juifs par les nationaux-socialistes. Il est peu probable que le professeur soit en mesure de fournir une preuve fiable pour cette thèse dans des termes aussi généraux. En revanche, pour l’Allemagne, il existe des sources incontestables qui prouvent le contraire. Dans le rapport de situation sur le district administratif d'Arnsberg/Westphalie pour 1935, année des lois raciales de Nuremberg, la Gestapo atteste de la résistance soutenue du bas clergé à la doctrine raciale antisémite des nazis : « Le bas clergé rejette tout simplement les idées du national-socialisme, en particulier l'idée de race et de sang, comme étant areligieuses. La question de la race occupe une place particulièrement importante dans les sermons. Les mesures contre le judaïsme et la loi de stérilisation font donc l’objet d’une protestation constante.

    De plus, le fait que seulement 0,5 pour cent des 21 000 membres du clergé en Allemagne à l'époque étaient membres du NSDAP témoigne du front uni de défense du clergé catholique contre l'idéologie nazie. Il s’agit de loin du taux le plus bas par rapport à tous les autres groupes professionnels, comme les pasteurs et les évêques protestants, avec environ 20 pour cent, ou les professionnels de la santé, avec jusqu’à 80 pour cent d’adhésion à des organisations nazies.

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  • Les saints Cyrille et Méthode

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    langue1.jpgSource : Missel.free

    Puisqu'ils étaient frères et que les circonstances les avaient amenés à entreprendre la même tâche - l'évangélisation des pays slaves - les biographies de saint Cyrille et de saint Méthode ne peuvent être dissociés.

    Les Francs s'étant rendus maîtres des territoires Croates et Slavons, après que Charlemagne eut soumis les Avars (vers 790), atteignirent ceux des Bulgares. C'est à l'évêque de Salzbourg que Charlemagne confia la juridiction sur les pays slaves auxquels il imposa le latin.

    Le prince Rastislav qui régnait sur la Moravie, accrut sa puissance de telle façon que ses voisins Francs et Bulgares, Louis le Germanique et le prince Boris, s'allièrent contre lui et les Bulgares reçurent des missionnaires francs. Menacé par l'empire d'Occident, Rastislav s'allia avec l'empereur byzantin, Michel III, et lui demanda des missionnaires sachant la langue slave car le peuple de Moravie ne connaissait pas le grec : Notre pays est baptisé et nous n'avons pas de maître pour nous prêcher, nous instruire et nous expliquer les livres saints. Nous ne comprenons ni la langue grecque, ni la langue latine : les uns nous instruisent d'une façon et les autres d'une autre ; aussi ne comprenons-nous pas le sens des livres sacrés et leur énergie. Envoyez-nous dons des maîtres qui soient capables de nous expliquer la lettre des livres sacrés et leur esprit. Nous autres Slaves, nous sommes un peuple simple et nous n'avons personne pour nous enseigner la vérité. Désigne-nous donc, généreux monarque, un homme capable de nous parler.

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  • Cyrille et Méthode (14 février), apôtres des Slaves

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    im4263.jpgLe mercredi 17 juin 2009, lors de l'audience générale, Benoît XVI consacrait sa catéchèse aux saints Cyrille et Méthode :

    Chers frères et sœurs,

    Je voudrais parler aujourd'hui des saints Cyrille et Méthode, frères de sang et dans la foi, appelés apôtres des slaves. Cyrille naquit à Thessalonique, du magistrat de l'empire Léon en 826/827:  il était le plus jeune de sept enfants. Dans son enfance, il apprit la langue slave. A l'âge de quatorze ans, il fut envoyé à Constantinople pour y être éduqué et fut le compagnon du jeune empereur Michel iii. Au cours de ces années, il fut initié aux diverses matières universitaires, parmi lesquelles la dialectique, ayant comme maître Photios. Après avoir refusé un brillant mariage, il décida de recevoir les ordres sacrés et devint "bibliothécaire" auprès du Patriarcat. Peu après, désirant se retirer dans la solitude, il alla se cacher dans un monastère, mais il fut bientôt découvert et on lui confia l'enseignement des sciences sacrées et profanes, une fonction qu'il accomplit si bien qu'elle lui valut le surnom de "philosophe". Entre-temps, son frère Michel (né aux alentours de 815), après une carrière administrative en Macédoine, abandonna le monde vers 850 pour se retirer dans la vie monastique sur le mont Olympe en Bithynie, où il reçut le nom de Méthode (le nom monastique devait commencer par la même lettre que le nom de baptême) et devint higoumène du monastère dePolychron.

    Attiré par l'exemple de son frère, Cyrille aussi décida de quitter l'enseignement et de se rendre sur le mont Olympe pour méditer et prier. Quelques années plus tard, cependant (vers 861), le gouvernement impérial le chargea d'une mission auprès des khazars de la Mer d'Azov, qui demandèrent que leur soit envoyé un homme de lettres qui sache dialoguer avec les juifs et les sarrasins. Cyrille, accompagné de son frère Méthode, s'arrêta longuement en Crimée, où il apprit l'hébreu. Là, il rechercha également le corps du Pape Clément i, qui y avait été exilé. Il trouva sa tombe, et lorsque son frère reprit le chemin du retour, il porta avec lui les précieuses reliques. Arrivés à Constantinople, les deux frères furent envoyés en Moravie par l'empereur Michel III, auquel le prince moldave Ratislav avait adressé une requête précise:  "Notre peuple - lui avait-il dit - depuis qu'il a rejeté le paganisme, observe la loi chrétienne; mais nous n'avons pas de maître qui soit en mesure de nous expliquer la véritable foi dans notre langue". La mission connut très vite un succès insolite. En traduisant la liturgie dans la langue slave, les deux frères gagnèrent une grande sympathie auprès du peuple.

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  • L'héritage oublié : ce que l'Occident doit au christianisme

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    "Pour ce 5ème épisode du podcast Chroniques occidentales, j’ai le plaisir de recevoir Christophe Dickès, historien et journaliste français spécialiste du catholicisme et du Vatican. Il est fondateur de ‪@storiavoce2091‬, un podcast dédié à l'histoire. Il vient d'écrire "Pour l'Église", ouvrage dans lequel il rappelle ce que nous Occidentaux devons à la religion chrétienne.

    Bon visionnage, Guillaume (Gau)"

    Les chapitres :

    • 00:00 Intro
    • 00:58 Présentation de l’invité et pourquoi avoir écrit “Pour l’Église” aujourd’hui ?
    • 06:31 “L’ombre de l’Église est partout et alors que nous la croyons nulle part” : des Occidentaux encore inconsciemment chrétiens ?
    • 10:13 Le christianisme fut une révolution
    • 12:06 L’Eglise a scolarisé l’Europe
    • 18:10 La laïcité est une idée chrétienne
    • 23:39 L’Eglise romaine, prototype de l’Etat moderne
    • 28:40 L’Eglise et les femmes : une relation loin des clichés historiques
    • 36:53 L’Eglise et les arts : le génie du christianisme ?
    • 41:27 L’Eglise, la lecture et l’écriture
    • 43:23 L’Eglise et la science, la foi et la raison. Oppenheimer a écrit : “le christianisme était nécessaire pour donner naissance à la science moderne”
    • 51:00 Le wokisme, une idée chrétienne devenue folle ?
    • 56:10 Le pape se désintéresse t-il de l’Europe ?
    • 58:44 Conseils de lecture
  • Le Hamas : késako ?

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    De Michel BARROIS :

    LA PETITE FEUILLE VERTE N°  100, Le Hamas

    COMPRENDRE LE PROCHE-ORIENT (1)

    Durant ce premier quart du XXIème siècle, le Proche-Orient est entré dans une nouvelle phase de déstabilisation marquée par des événements politiques majeurs : la guerre qui oppose depuis le 7 octobre 2023 l’État d’Israël aux Palestiniens sunnites du Hamas, maître de la bande de Gaza, et au Hezbollah, parti chiite établi au Liban ; la chute du régime alaouite de Bachar El-Assad en Syrie survenue le 8 décembre 2024 et son remplacement par une coalition sunnite islamiste. 

    Ces deux épisodes, et bien d’autres qui les ont précédés dans la région (par exemple : la guerre du Golfe, en 2003 ; les « printemps arabes » déclenchés en 2011) s’inscrivent dans une réalité géopolitique qu’en Occident on a parfois du mal à discerner : au Proche-Orient, les principaux acteurs politiques sont les communautés confessionnelles, celles-ci transcendant les États constitués – quelle qu’en soit la forme institutionnelle (monarchie, république, théocratie ; démocratie ou dictature). Et reconnus internationalement. Ce phénomène se vérifie dans les pays dominés par l’islam, mais il caractérise aussi Israël, puisque ce dernier, créé en 1948, a été conçu pour permettre au peuple juif de disposer d’un État qui lui soit propre, même si des musulmans et des chrétiens en sont aussi citoyens. Pour leur part, les chrétiens du Levant ne détiennent aucune exclusivité souveraine, y compris au Liban, cet État multiconfessionnel qu’ils ont largement contribué à faire émerger en 1920 avec le soutien de la France. 

    Il convient donc de scruter les éléments fondateurs de ces phénomènes afin d’éclairer les motivations, orientations et actions respectives des divers acteurs qui dominent aujourd’hui l’actualité au Levant. Ce sera l’objet d’une série de Petites Feuilles Vertes intitulée Comprendre le Proche-Orient. Toutefois, avant de remonter à l’histoire et aux sources pour fixer les principes confessionnels énumérés ci-dessus, et dans le but de vous familiariser avec le sujet, il m’a semblé utile de commencer par la présentation des deux acteurs islamiques qui occupent aujourd’hui le devant de la scène dans le rapport à Israël : le Hamas et le Hezbollah.

    LE HAMAS 

    Avant de présenter le Hamas dans ses fondations, un rappel du contexte historique qui a entouré son émergence sur la scène israélo-palestinienne est nécessaire.

    Le contexte historique 

    Le Hamas (« ferveur » ou « zèle » en arabe), acronyme du Mouvement de la Résistance islamique, n’est pas à l’origine de la résistance organisée par les Palestiniens dans les années qui ont suivi la proclamation de l’État d’Israël (1948). Il a été précédé par le Fatah (« conquête »), acronyme du Mouvement de Libération nationale, fondé en 1958 par Yasser Arafat qui en fera, à partir de 1964, le centre d’une coalition de plusieurs partis regroupés sous le nom Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Cette dernière, soutenue par le président égyptien Nasser, a été reconnue par la Ligue Arabe avant de l’être par l’ONU comme « seul et légitime représentant du peuple palestinien » (1974).

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  • Le bienheureux Aloysius Stepinac (10 février) - un témoignage de foi, de persévérance et d'espérance

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    Du Sismografo (Ivan Tašev, Glas Koncila) (archive du 24 mars 2023):

    La conférence intitulée "Le bienheureux Aloysius Stepinac - un témoignage de foi, de persévérance et d'espérance" s'est tenue au Parlement européen

    La conférence intitulée "Le bienheureux Aloysius Stepinac - un témoignage de foi, de persévérance et d'espérance" s'est tenue au Parlement européen le 21 mars. Elle était organisée par l'eurodéputée croate Željana Zovko. Parmi les intervenants figuraient des historiens et des représentants de l'Église.

    "Dans les circonstances du totalitarisme le plus sombre, l'archevêque Stepinac mérite la place d'un homme juste", a déclaré l'eurodéputée Zovko, soulignant que son souhait était de contribuer à la préservation de la figure du bienheureux Stepinac et de promouvoir la vérité sur sa vie et son héritage. "Cet événement a d'autant plus de poids qu'il est centré sur une personne qui a également été victime d'un régime totalitaire. En tant que membre du groupe pour la promotion de la culture de la mémoire, je suis fermement engagé dans la condamnation de tous les régimes totalitaires", a déclaré M. Zovko.

    Le postulateur de la cause du bienheureux Aloysius Stepinac, Mgr Juraj Batelja, a déclaré que la grande propagande serbe et communiste avait répandu des contre-vérités et des demi-vérités sur l'archevêque Aloysius Stepinac de Zagreb pendant des décennies, et que leur gouvernement avait convaincu le public que l'Église catholique était une institution fasciste et antisémite.

    "Le régime du gouvernement impie a interdit à l'Église toute possibilité de faire connaître la vérité au public. C'est ainsi que le meurtre judiciaire de l'archevêque Stepinac a pratiquement commencé et a été commis, et ils ont essayé d'imposer le mensonge comme la vérité", a déclaré Mgr Batelja, qui a également ajouté que lorsque les premiers juifs exilés d'Allemagne et de Pologne ont commencé à arriver à Zagreb en 1936, l'archevêque coadjuteur Stepinac s'est placé à la tête du comité chargé de s'occuper de ces personnes et de collecter des fonds pour leur permettre de vivre une vie décente et d'avoir un emploi. "De nombreuses lettres d'appréciation de la part de juifs, de particuliers et d'institutions juives témoignent d'une activité aussi étendue et animée", a déclaré M. Batelja.

    Le chargé d'affaires de la nonciature apostolique auprès de l'UE, Mgr Hrvoje Škrlec, a expliqué dans sa conférence qui était Alojzije Stepinac et dans quel environnement social et politique il a agi en tant qu'archevêque de Zagreb. "À l'étranger, nombreux sont ceux qui ont cru à l'innocence de Stepinac. Par exemple, le prix Nobel français François Mauriac a écrit qu'Aloysius Stepinac avait été condamné pour avoir refusé de couper les liens avec le pape. En Serbie, la critique de ce verdict a toujours été et reste encore un sujet presque tabou. Alors que la majorité des évêques et des prêtres de l'Église orthodoxe serbe et l'opinion publique en Serbie considèrent Stepinac comme coupable, certains ne partagent pas cette opinion, comme par exemple l'évêque Dositej de Zagreb, dont la vie a été sauvée par Alojzije Stepinac, et l'évêque Dionysius du Canada", a déclaré Mgr Škrlec.

    La traduction anglaise du livre de Mgr Batelja "Blessed Alojzije Stepinac - Saving Jews and Serbs in the World War II" a été présentée lors de la conférence. Les historiens Dr. Robin Harris et Dr. Ester Gitman ont parlé plus en détail du livre, tandis qu'Ivan Vučak, le prêtre de la paroisse de Krašić, a parlé de Stepinac et de son attitude envers les Juifs de Krašić.

  • Sainte Scholastique, soeur de saint Benoît (10 février)

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    « Elle fut plus puissante parce qu’elle aima davantage. » Nous ne savons presque rien sur la vie de sainte Scholastique, mais là est l’essentiel. Selon la tradition, elle menait une vie toute vouée à Dieu, comme son frère saint Benoît. Une fois par an, elle avait l’habitude de venir le rencontrer avec quelques-uns de ses frères près de son monastère, et ils passaient une journée ensemble « à louer Dieu et à parler de choses saintes ».

    Et voici qu’une fois Scholastique demande à son frère de prolonger la rencontre au-delà de l’usuel, pendant la nuit – peut-être pressent-elle que ce sera la dernière fois qu’elle verra son frère avant sa mort. Mais lui, le grand législateur de la vie monastique, de répondre : « Que dis-tu là, ma sœur ! Rester hors du monastère, je ne le peux absolument pas. »

    Scholastique se met à prier – et d’un ciel auparavant parfaitement serein - « ce fut un éclat violent d’éclairs, tonnerre, pluie diluvienne, tant et si bien que ni le vénérable Benoît ni les frères qui l’accompagnaient ne pouvaient franchir le seuil du lieu où ils se trouvaient. » Alors Benoît « commença à se plaindre, tout triste : ‘Que Dieu tout-puissant te pardonne, ma sœur ! Qu’est-ce que tu as fait là ?’ Elle répondit : ‘Voilà ! Je t’ai prié, et tu n’as pas voulu m’écouter. J’ai prié mon Seigneur, et il m’a écoutée. Maintenant donc, si tu peux, sors ! Laisse-moi, et rentre au monastère.’ Mais lui ne pouvait sortir au-delà du toit. Il n’avait pas voulu rester de bon gré, il resta de force. »

    Et Grégoire le Grand termine le récit de cet épisode de la vie de saint Benoît et de sainte Scholastique en disant : « Ce n’est pas étonnant qu’une femme en cette occasion ait été plus forte que lui, l’homme de Dieu : elle voulait voir plus longtemps son frère. Selon la parole de Jean, ‘Dieu est amour’, et par un jugement tout à fait juste, elle fut plus puissante parce qu’elle aima davantage. »

  • Il y a 80 ans : le martyre des franciscains d'Herzégovine

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    80e anniversaire

    Široki Brijeg, le martyre des franciscains qui ont façonné l'Herzégovine

    Le 7 février 1945, onze franciscains du monastère de Široki Brijeg furent assassinés par les partisans de Tito. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans la seule province d’Herzégovine, 66 franciscains ont été tués. En les éliminant, les communistes voulaient également détruire la culture du peuple qui s’était formée à Široki Brijeg.

    07_02_2025

    L'église de Široki Brijeg immédiatement après la guerre

    Široki Brijeg, Mostar-Čekrk, Mostarski Gradac, Ljubuški, Zagvozd, Kočerin, Izbično, Čitluk, Čapljina, Macelj. Ce ne sont là que quelques-unes des stations du très douloureux Chemin de Croix parcouru par les Franciscains de la Province d'Herzégovine il y a exactement quatre-vingts ans, à partir de février 1945.

    Onze frères du monastère franciscain de Široki Brijeg ont été assassinés par des soldats appartenant à la tristement célèbre onzième brigade dalmate de l'armée de Tito le 7 février 1945 ; Le lendemain, neuf autres frères furent capturés, qui, avec une centaine de civils, s'étaient réfugiés à la centrale hydroélectrique franciscaine sur la rivière Lištica, située non loin du monastère. Ces frères n'eurent pas un meilleur sort que leurs frères : ils furent transférés vers la Dalmatie et massacrés dans des lieux inconnus.

    Déjà dans la nuit du 6 au 7 février , à Mostarski Gradac, cinq autres frères, professeurs et étudiants du séminaire franciscain, avaient été exécutés sans raison apparente. Ils s'étaient réfugiés dans cette paroisse de montagne pour continuer tant bien que mal leurs études de théologie loin des bombardements et des combats qui se déroulaient dans la plaine.

    Une semaine plus tard, le 14 février 1945, ce fut le tour de sept autres frères – dont le provincial, frère Leo Petrović – qui se trouvaient au couvent de Mostar. Une fois cette ville conquise, les partisans les enlevèrent du couvent, les enchaînèrent et les emmenèrent au lieu-dit Čekrk, où ils les tuèrent après les avoir dépouillés de leur habit franciscain, puis jetèrent leurs corps sans vie dans la Narenta (Neretva, en bosniaque).

    Dans les mêmes jours, d'autres massacres de frères eurent lieu à Ljubuški, Izbično, Čitluk, Čapljina, Zagvozd et Vrgorac. En mai, deux frères furent tués dans la maison paroissiale de Kočerin, tandis que trois autres perdirent la vie dans la lointaine Macelj, non loin de la Slovénie et de l'Autriche, en revenant de Bleiburg par la soi-disant Via Crucis du peuple croate . À la fin de la guerre, les frères de la Province franciscaine pleurent 66 de leurs frères tués.

    La Via Crucis continua pour les frères restants . Dans l'après-guerre, le régime communiste organisa des procès-spectacles et, en l'absence totale de preuves sérieuses de culpabilité, 91 frères furent condamnés à des peines de prison , souvent aux travaux forcés, pour un total de 348 ans, dont 225 purgés. Dans les années 1950, la maison d'arrêt de Zenica fut à un moment donné la plus grande communauté franciscaine d'Herzégovine, puisqu'une trentaine de frères y étaient détenus en même temps . Une véritable persécution collective.

    De tels événements ne se sont pas seulement produits en Herzégovine ou contre les franciscains , mais partout dans la Yougoslavie communiste, surtout entre 1945 et 1955. Selon les données du père Anto Baković, il y a eu au final 663 victimes : quatre évêques, 523 prêtres (dont 17 sont morts du typhus suite aux conséquences de leur captivité), 50 grands séminaristes, 38 petits séminaristes, 17 laïcs, 31 religieuses.

    Le plan visant à éliminer l'Église catholique de la Yougoslavie de Tito en persécutant les pasteurs était particulièrement virulent en Herzégovine, lieu de naissance de Poglavnik (Duce) Ante Pavelić et de trois ministres du gouvernement de l'État indépendant de Croatie ; une région que les communistes considéraient donc comme le noyau originel du « nationalisme » et du « chauvinisme » croates qui donneraient naissance au mouvement oustachi, et dont les franciscains étaient considérés comme les principaux responsables, puisqu'ils détenaient l'hégémonie religieuse et culturelle dans cette région.

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  • La Chandeleur : une fête assez mystérieuse

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    De Presence-Info.ca : 

    Chandeleur: la recherche historique stagne

    Fra-Angelico-Presentation-crop.jpg
    La Présentation de Jésus au Temple, par Fra Angelico (1440-41). 

    Pour plusieurs, la chandeleur est d'abord et avant tout synonyme de crèpes, reléguant l'aspect religieux de la fête de la Présentation de Jésus au temple au second rang. C'est en se penchant récemment sur les origines, les développements de cette fête et les rites qu'on y associe que le professeur Philippe Roy-Lysencourt, spécialiste en histoire du christianisme à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université, a constaté que la recherche historique bat de l'aile sur cette question. Portrait d'un terrain de recherche en attente d'être labouré.

    Présence : Que fête-t-on exactement le 2 février?

    Philippe Roy-Lysencourt : Le 2 février, en s’appuyant sur l’évangéliste saint Luc (Luc 2, 22-38), l’Église commémore trois épisodes bibliques qui eurent lieu le même jour: la Purification de la Vierge Marie, la Présentation de Jésus au Temple et la double rencontre de la Sainte Famille avec le vieillard Siméon et avec la prophétesse Anne.

    Les deux premiers événements font référence à deux prescriptions juives: celle qui imposait la purification de la mère après un enfantement et celle qui ordonnait de consacrer au Seigneur tout mâle premier-né. La première est une loi de Moïse qui ordonnait aux femmes juives ayant enfanté de demeurer quarante jours sans s’approcher du tabernacle. À l’issue de cette période, elles devaient offrir un sacrifice à Dieu pour être purifiées. Ce sacrifice consistait en l’offrande d’un agneau qui devait être consommé en holocauste, auquel devait s’ajouter une tourterelle ou une colombe. Si la famille était trop démunie pour offrir un agneau, ce qui était le cas de Marie et Joseph, il était permis de le remplacer par une autre tourterelle ou une autre colombe.

    La seconde loi ordonnait aux juifs de racheter à Dieu tout mâle premier-né. Pour comprendre cette prescription, il faut remonter à l’esclavage des juifs en Égypte et aux plaies qui touchèrent ce pays suite au refus obstiné du pharaon de les laisser quitter le pays. Après la dixième plaie au cours de laquelle tous les premiers-nés d’Égypte moururent – sauf ceux des enfants d’Israël – tous les garçons premiers-nés des juifs devinrent propriété de Dieu et devaient lui être rachetés (Exode 13). Ainsi, un mois après sa naissance, le premier-né tombait sous la loi du rachat dont le prix était de 5 sicles d’argent. Marie et Joseph se soumirent à cette prescription le jour où ils présentèrent Jésus au Temple. Il faut mentionner ici que cette dernière démarche n’était pas obligatoire ; ce qui était requis, c’était uniquement le rachat. Cependant la présentation de l’enfant était possible et c’était une pratique pieuse à laquelle Marie et Joseph s’astreignirent.

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  • KTO diffuse une série documentaire consacrée aux Docteurs de l'Eglise; épisode 1 : saint Athanase d'Alexandrie

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    A partir du mardi 28 janvier 2025, KTO diffuse la série documentaire Les Docteurs de l'Eglise, qui s'intéresse à huit de ces intellectuels de référence pour la foi catholique, afin de mieux connaitre leurs vies et leurs enseignements. Tous les épisodes sont à retrouver sur cette page.
     
    A partir du 28 janvier, KTO vous propose de retrouver presque chaque semaine un épisode de la nouvelle série documentaire Les Docteurs de l'Eglise (en alternance une fois par mois avec L'Orthodoxie, ici et maintenant). Le premier épisode est consacré à saint Athanase d'Alexandrie. Suivront saint Augustin d'Hippone (deux épisodes), saint Ambroise de Milan, sainte Catherine de Sienne, saint Léon le Grand, saint Pierre Canisius, saint Robert Bellarmin (deux épisodes) et saint François de Sales.

    Une production EWTN 2024 - Réalisée par Doug Keck et Peter Gagnon

    Saint Athanase d'Alexandrie

    Saint Athanase d’Alexandrie

    28/01/2025

    Les dates des prochains épisodes :

    • mardi 4 février à 21h40 : saint Augustin d'Hippone, partie 1
    • mardi 11 février à 21h40 : saint Augustin d'Hippone, partie 2
    • mardi 25 février à 21h40 : saint Ambroise de Milan
    • mardi 4 mars à 21h40 : sainte Catherine de Sienne
    • mardi 11 mars à 21h40 : saint Léon le Grand
    • mardi 25 mars à 21h40 : saint Pierre Canisius
    • mardi 1er avril à 21h40 : saint Robert Bellarmin, partie 1
    • mardi 8 avril à 21h40 : saint Robert Bellarmin, partie 2
    • mardi 22 avril à 21h40 : saint François de Sales
  • 80e anniversaire : Stjepan Horžić, un prêtre victime du communisme

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    D'Ermes Dovico sur la NBQ :

    Stjepan Horžić, un prêtre victime du communisme

    Le 30 janvier, il y a quatre-vingts ans, était exécuté en martyr un Croate de vingt-six ans, Don Stjepan Horžić, abattu par des partisans communistes en raison de son zèle et de son travail auprès des jeunes. Un livre fraîchement imprimé met en lumière sa silhouette.

    30_01_2025

    Au fil des années, la connaissance du tribut de sang que l’Église catholique a payé pendant la Seconde Guerre mondiale, tant aux mains du nazisme que du communisme, se répand, quoique progressivement. Une connaissance qui, dans le deuxième cas – les fidèles victimes du communisme – a progressé encore plus lentement que dans le premier, compte tenu de la durée plus longue des régimes rouges, qui s’est traduite par un silence plus long ou une désinformation sur certains méfaits.

    Un aperçu de cette situation est le cas de Stjepan Horžić (26 décembre 1918 – 30 janvier 1945), un jeune prêtre d’origine croate, dont marque aujourd’hui le 80ème anniversaire du martyre aux mains des partisans liés au Parti communiste de Yougoslavie (KPJ) . Il convient de noter d'emblée qu'il n'y a, à ce jour, aucune reconnaissance formelle du martyre de Don Horžić, mais la documentation le concernant nous permet de dire qu'il a été tué précisément pour son travail de prêtre catholique. C'est ce qui ressort d'un livre récemment imprimé de Don Ante Zovko ( Stjepan Horžić mučenik za Boga i Hrvatsku , ou « Stjepan Horžić, martyr pour Dieu et pour la Croatie »), sur lequel il donne de nombreuses informations, complétées par des sources à l'appui, Petar Marija Radelj sur le portail croate Vjera i djela (Foi et œuvres).

    Parmi les sources auxquelles Don Zovko a puisé pour son livre figurent les archives d'État de Croatie , les archives diocésaines de Zagreb, Senj et Sarajevo (villes dans lesquelles Stjepan Horžić était séminariste) et les archives paroissiales de quatre localités (Mrkopalj, Ravna Gora, Kraljevica, Vrbovsko) où Don Horžić a exercé son pouvoir relativement court – un peu plus de trois ans - mais un ministère sacerdotal intense. Le volume contient divers témoignages, des photos tirées d'albums de famille et le travail de recherche mené par l'auteur sur les lieux où vivait Stjepan Horžić.

    Ce dernier fut ordonné prêtre le 17 août 1941 , à l'âge d'un peu plus de 22 ans et demi. Le contexte historique était très difficile : quelques mois plus tôt, la Yougoslavie avait été envahie par les nazis-fascistes. Et la résistance aux envahisseurs était compliquée par les frictions entre les différents groupes ethniques des Balkans.

    Dans ce contexte, Don Horžić a pris soin d'être fidèle à sa vocation , exhortant les enfants, les jeunes et les adultes à cultiver une vie de prière et à observer la morale chrétienne. Dévoué à la Madone, il invitait les fidèles à se rassembler le premier samedi du mois pour prier ensemble le Rosaire. Il enseignait le catéchisme et d'autres matières, dirigeait des chorales religieuses, écrivait des poèmes - dont un publié sous le titre "Prière à Jésus ressuscité" - et montrait une compassion particulière pour les mères célibataires et leurs enfants, abandonnés à leur sort par des soldats voués uniquement au plaisir. Elle a exhorté les femmes à être prudentes et à ne pas marcher avec les soldats. Il ne portait pas d'armes et conseillait aux jeunes d'en faire autant. En termes d'effort, il n'a ménagé aucun effort. Il s'est retrouvé à exercer le ministère simultanément dans trois paroisses (Mrkopalj, Ravna Gora, Vrbovsko), avec une trentaine de kilomètres de distance entre les deux extrêmes, qu'il a parcourus à pied.

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  • Béatification des franciscains martyrisés parce qu'ils refusaient d'approuver la polygamie

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AMÉRIQUE/ÉTATS-UNIS- Béatification des Franciscains martyrisés parce qu'ils refusaient d'approuver la polygamie

    28 janvier 2025
     

    Cité du Vatican (Agence Fides) - Ils ont refusé d'approuver la pratique de la polygamie parmi les Amérindiens qui avaient reçu le baptême. Pour cela, ils ont été martyrisés. Quatre siècles après ce qui s'est passé en 1597 dans les villages côtiers de Gerogia, le Pape François a autorisé le Dicastère pour les Causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant le martyre des serviteurs de Dieu Pedro da Corpa, Blas Rodríguez de Cuacos, Miguel de Añón, Antonio de Badajoz et Francisco de Veráscola.

    Il s'agit de cinq religieux de l'Ordre des frères mineurs, tués « en haine de la foi » sur le territoire de l'actuel diocèse de Savannha, aux États-Unis d'Amérique. Tous originaires d'Espagne, ils étaient partis comme missionnaires pour annoncer l'Évangile parmi le peuple Guale, qui vivait sur la côte de Géorgie. La polygamie était pratiquée dans leurs villages.

    Fray Pedro de Corpa, qui s'embarqua pour le Nouveau Continent en 1587, arriva avec les frères dans le village de Tolomato (près de l'actuel Darien) et choisit d'administrer le baptême à un Guale adulte uniquement lorsque celui-ci s'était engagé à un mariage monogame.

    Tout semblait aller pour le mieux, mais, comme on peut le lire sur le site officiel de l'Ordo Fratrum Minorum, qui a publié en détail les biographies des cinq missionnaires après l'annonce de la reconnaissance de leur martyre, lorsqu'un jeune guerrier local, appelé Juanillo, baptisé et déjà marié, a décidé de prendre une seconde épouse. Le guerrier, neveu du chef de la tribu, devait prendre le commandement du village. Finalement, Juanillo décida d'ignorer les avertissements de Fray Pedro da Corpa concernant ses engagements baptismaux, quitta la mission et s'allia à d'autres indigènes de la région intérieure contre le franciscain. Dans les premiers jours de septembre 1597, les guerriers attaquèrent le frère Pedro dans sa hutte, le frappant à mort à l'aide d'une hache et lui faisant subir des sévices corporels.

    L'odium fidei, tel qu'il est établi dans le décret promulgué aujourd'hui, s'est rapidement retourné contre les quatre autres frères mineurs qui vivaient dans les autres villages. Le deuxième à périr fut le frère Blas Rodríguez de Cuacos. Au moment des faits, il travaillait dans le village de Tupiquí, près de l'actuelle Eulonia. Lorsqu'il fut confronté au groupe d'indigènes armés, conscient de sa mort imminente, il demanda à pouvoir célébrer sa dernière messe. Il l'obtint et, à la fin de l'office, il fut lui aussi tué d'un coup de hache et son corps fut abandonné dans la forêt, où il fut dévoré par les animaux.

    Fra Miguel de Añón, quant à lui, accomplissait sa mission sur l'île de Santa Catalina, en compagnie du religieux laïc Antonio de Badajoz. Le chef de tribu avertit ce dernier de la révolte qui se propageait contre les frères, mais il ne s'enfuit pas et préféra rester au village avec Fra Miguel. Tous deux affrontèrent avec foi leur torture, précédée de nombreux supplices. Leurs corps ont été enterrés dans la chapelle du village.

    Le dernier des cinq frères martyrs fut le frère Francisco de Veráscola. Il fut chargé de la nouvelle mission sur l'île d'Asao, aujourd'hui San Simón, en face de l'actuel village de Brunswick, en Géorgie. Sa stature imposante et sa force physique lui valurent le surnom de « géant cantabrique ». Cette caractéristique le rendait populaire auprès des jeunes Guales, avec lesquels il s'affrontait dans des combats de lutte, des jeux de balle et des « coups de lance ». Au moment de la mort de ses compagnons, il n'était pas présent : il s'était rendu en canoë à San Agustín pour y chercher du matériel nécessaire à la chapelle. Arrivé à Asao, il fut immédiatement attaqué par des rebelles qui le tuèrent d'un coup de hache.

    Des siècles plus tard, la cause de canonisation de ce groupe de martyrs franciscains, soutenue par l'épiscopat américain, a débuté dans le diocèse de Savannah il y a un peu plus de quarante ans, en 1981. En ces heures, le décret reconnaissant le martyre des cinq martyrs franciscains, soutenu par l'épiscopat américain, a débuté dans le diocèse de Savannah.(FB) (Agence Fides 27/1/2025)