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Livres - Publications - Page 96

  • Se remettre à vivre pour Dieu : une méditation de Benoît XVI sur l'avenir de l'Eglise

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    De Jean-Marie Dumont sur le site de Famille Chrétienne :

    Se remettre à vivre pour Dieu

    09/12/2019

    Auteur : Benoît XVI
    Editeur : Presses de la Renaissance
    Nombre de pages : 144

    Au milieu des nombreuses publications consacrées aux crimes pédophiles commis par des clercs, ce livre sort du lot. C’est la traduction d’un article de Benoît XVI publié en avril 2019 dans la revue bavaroise Klerusblatt, accompagnée d’annexes, le tout commenté par notre confrère du Figaro, Jean-Marie Guénois. Benoît XVI y montre comment l’effondrement dans les années 1950 et 1960 des valeurs morales que conservaient les sociétés autrefois chrétiennes s’est accompagné d’un rejet au sein de l’Église de la morale catholique et de l’autorité, favorisant ainsi de graves déviances et leur tolérance. Une culture de la compromission avec les idées du monde est pointée, ce qui peut expliquer les réactions virulentes suscitées par ce texte.

  • Benoît XVI lance une fondation pour le journalisme catholique en Allemagne, indépendante de l’épiscopat

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    Lu sur le site du « salon beige » :

    Benoît-XVI-1920x1080.jpgA la surprise générale, le pape émérite Benoît XVI a lancé une fondation pour le journalisme catholique en Allemagne.

    « Je veux que la voix catholique soit entendue »

    L’objectif de cette fondation est de lever l’équivalent d’environ 500 000 $ en 2020 pour investir dans la formation de jeunes journalistes et soutenir une variété de projets, y compris la recherche sur des questions d’éthique biomédicale, en Allemagne.

    Étant donné que les diocèses, riches grâce à l’impôt, et la puissante conférence épiscopale financent déjà un large éventail de projets médiatiques et de médias qui dispensent une formation, y compris une école de journalisme catholique dédiée basée à Munich, l’initiative du pape émérite a été vue comme une stratégie pour renforcer les reportages catholiques fidèles au magistère, indépendamment des influences épiscopales et autres.

    La «Société des journalistes catholiques» a critiqué cette décision, affirmant qu’elle se demandait pourquoi le pape émérite avait décidé d’entreprendre cette initiative sans impliquer l’école de journalisme existante… Sans doute parce que son orthodoxie fait défaut…

    À quelques exceptions notables – comme l’édition allemande de Catholic News Agency, CNA Deutsch –l’infrastructure des médias catholiques et de ses organes de représentation en Allemagne est profondément ancrée dans les structures et les organes généraux de l’Église.…

    (via le FC)

    Ref. Benoît XVI lance une fondation pour le journalisme catholique en Allemagne, indépendante de l’épiscopat

    JPSC

     

  • Un livre salubre à offrir en cette fin d'année : La fabrique du crétin digital

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    Du site des Editions du Seuil :

    La Fabrique du crétin digital

    Les dangers des écrans pour nos enfants

    Michel Desmurget

    La consommation du numérique sous toutes ses formes – smartphones, tablettes, télévision, etc. – par les nouvelles générations est astronomique. Dès 2 ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque 3 heures d’écran. Entre 8 et 12 ans, ils passent à près de 4 h 45. Entre 13 et 18 ans, ils frôlent les 6 h 45. En cumuls annuels, ces usages représentent autour de 1 000 heures pour un élève de maternelle (soit davantage que le volume horaire d’une année scolaire), 1 700 heures pour un écolier de cours moyen (2 années scolaires) et 2 400 heures pour un lycéen du secondaire (2,5 années scolaires).

    Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d’écrans est loin d’améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire des jeunes.

    « Ce que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais sans doute, dans l’histoire de l’humanité, une telle expérience de décérébration n’avait été conduite à aussi grande échelle », estime Michel Desmurget. Ce livre, première synthèse des études scientifiques internationales sur les effets réels des écrans, est celui d'un homme en colère. La conclusion est sans appel : attention écrans, poisons lents !

    Michel Desmurget est docteur en neurosciences et directeur de recherche à l’Inserm. Il est l’auteur de TV Lobotomie (Max Milo, 2011) et de L’Antirégime (Belin, 2015), qui ont tous deux remporté un large succès public

    Sciences humaines

    Essais

    Date de parution 29/08/2019

    20.00 € TTC - 432 pages - EAN 9782021423310

    Lire : Michel Desmurget: «La nocivité des écrans pour les enfants est un fait scientifique incontestable

    et aussi : Un collectif met en garde contre une utilisation précoce des smartphones

  • Des parents s'insurgent contre des lectures scandaleuses imposées à leurs enfants dans un collège catholique de Bruxelles

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    Image associée

    Communiqué :

    "L'école de notre fille, Saint ..., est malmenée par quelques professeurs néerlandophones qui souhaitent imposer aux élèves de 17 ans la lecture d'un livre pervers, Het Smelt de Lize Spit, dont je vous confie quelques extraits traduits (voir le pdf ci-dessous).

    C'est extrêmement pernicieux, vulgaire et insoutenable. 

    Le livre a eu un grand succès en Flandre à coups de communication marketing innovants.. 

    Et, les professeurs s'arrogent le droit d'aborder ces thèmes en néerlandais ou en anglais sous prétexte que ce sont des phénomènes d'actualité ou de société et qu'en Flandre la culture aborde très librement ces sujets.

    Un petit comité de parents informés et désemparés est en train de se constituer dans l'urgence pour que le hola soit mis par la direction. Actuellement la direction, qui pourtant avait une approche chrétienne (à la belge), cherche à ménager la chèvre et le chou..."

    Het smelt - Débâcle de Lize Spit - extraits (1).pdf

  • La mort de Jean de Viguerie, historien brillant et engagé

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    De Charles-Henri d'Andigné sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Jean de Viguerie, historien engagé, est mort

    16/12/2019

    Historien de l’éducation, Jean de Viguerie est mort le 15 décembre, à l’âge de 84 ans. Un de ses anciens élèves lui rend hommage.

    L’auteur de ces lignes a eu Jean de Viguerie comme professeur à l’université d’Angers, dans les années 80. Il en garde un grand souvenir et il n’a cessé, depuis, d’être en relation avec lui, en lisant ses livres, en l’interviewant, en bavardant avec lui. L’amitié nous réunissait, malgré la différence d’âge et le fossé séparant son érudition de nos maigres connaissances. 

    ▶︎ À LIRE AUSSI Jean de Viguerie : « De tout temps, l’Église s’est voulue éducatrice des peuples »

    Né en 1935 à Rome, agrégé d’histoire et docteur ès lettres, Jean de Viguerie était un historien des idées, et l’un de nos meilleurs spécialistes de l’Education. Auteur d’une vingtaine de livres et d’une centaine d’articles parus dans des revues spécialisées, il a publié plusieurs ouvrages qui ont fait date. Citons-en quatre :

    • Histoire et dictionnaire du temps des Lumières, dans la célèbre collection Bouquins chez Laffont en 1995 est un livre-somme. C’est le plus long de ses livres, lui qui écrivait court. Il part de la mort de Louis XIV (1715) et va jusqu’à 1789, et au-delà des faits qu’il raconte, il analyse ce siècle qui précéda la tourmente révolutionnaire. Ne pas réduire la Révolution à 1789, prévenait-il : c’est tout le XVIIIe siècle qui est révolutionnaire. Il prolongera ce livre par deux belles biographies, une de Louis XVI (Le roi bienfaisant,Le Rocher), qui fut, rappelait-il, le premier chef d’Etat à affronter la tourmente révolutionnaire, l’autre de Madame Elisabeth (Le sacrifice du soir, Cerf), dont il soulignait la sainteté. 
    • Les deux patries (DMM, 1998) fut celui de ses livres qui fit le plus de bruit. C’est une histoire de l’idée de patrie. L’auteur y montre comment la patrie révolutionnaire a capté la patrie traditionnelle. La patrie révolutionnaire, c’est celle des Lumières et de la Révolution. La patrie traditionnelle, c’est la terre des pères, qui a toujours existé. L’ouvrage, lors de sa sortie, heurta certains milieux traditionnels et royalistes, voyant dans ce texte une critique de l’Action française, que l’auteur, en effet, ne ménageait pas. Mais avec le temps les Deux patries s’est affirmé comme un classique, incontournable pour comprendre la notion de patrie – qu’on soit d’accord avec lui ou non. 
    • Itinéraire d’un historien (DMM, 2000) est un recueil d’articles parus dans des revues scientifiques. Mais c’est un livre important par sa préface, où l’auteur exprime sa conception du métier d’historien. S’élevant contre « l’histoire plate, l’histoire petite » des Lavisse, Seignobos, Febvre et autres Bloch, qui nient l’homme et décrètent l’inexistence des héros et des saints, l’auteur promeut une histoire humaine, celle de Fustel de Coulanges : « L’histoire n’étudie pas seulement les faits matériels et les institutions ; son véritable objet d’étude est l’âme humaine ». 
    • Dans L’Eglise et l’éducation(DMM, 2010), enfin, il montre le rôle d’éducatrice qu’a eu l’Eglise en France et en Europe. Au cours de l’histoire, nous expliquait-il en 2015« l’Eglise s’est faite école, s’est faite enseignement. Non seulement pour la religion, mais pour les matières profanes. (…) L’éducation de l’Eglise ne peut se concevoir sans ce principe que le concile de Trente réaffirmera : l’union de la raison et de la foi ». 

    Et l’homme ? L’homme se livrait peu. Il était, comme son style, tout en retenue et en pudeur. On sentait tout de même une sensibilité vive derrière la maîtrise et l’éducation. Il avait levé un coin du voile sur son parcours et sur lui-même dans un délicieux recueil de souvenirs, Le passé ne meurt pas (Via Romana), où il évoquait son enfance à Rome, sa jeunesse à Toulouse, son service militaire en Algérie, sa carrière universitaire à Angers et à Lille, ses ouvrages les plus marquants… Il confirmait dans ce livre ce que nous savions déjà : Jean de Viguerie n’était pas seulement un historien. C’était aussi un écrivain classique, au style concis, limpide et pur, ponctuant ses écrits de fines touches d’humour et de pointes d’ironie qui faisaient la joie de ses lecteurs. Et qui continueront à faire leur joie.

    Charles-Henri d’Andigné

  • Comment espérer encore quand les cathédrales brûlent et les sociétés vacillent?

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    Une réflexion à lire sur cath.ch

  • Yoga à l'école : une pratique spirituelle ?

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    Du site des Editions bénédictines :

    Yoga à l'école, une pratique spirituelle ?

    octobre 2019
    ISBN : 9782848632124
    100 pages - 140x200 cm

    Version papier : 11.00 €

     

    Présentation

    En France et dans de nombreux pays Occidentaux, le Yoga s’est introduit dans les écoles et connaît un essor très important y compris dans les classes de primaires. C’est ce que l’on découvre dans la presse française, qui présente la pratique du yoga comme un moyen de détente face à l’anxiété des élèves, ou encore une aide à l’apprentissage pour mieux contrôler ses émotions et ses réactions.

    Que signifie la pratique du yoga à l’école ? Le yoga est-il compatible avec le christianisme ? Est-ce dangereux pour les enfants ? Est-ce une nouvelle forme d’enseignement religieux qui ne dit pas son nom ? Le fait de laïciser le yoga (par exemple, la posture de “salutation au soleil” se change en “salutation au travail” pour ne pas inclure un astre à “vénérer” ; les enfants ne prononcent pas le mantra “aum”, mais les voyelles : le A, le I, le U, dont l’effet sur eux est similaire), le rend-il moins spirituel ? En modifiant les noms des exercices spirituels, pourrait-on donc réellement en modifier la signification et surtout les effets ? Autant de questions auxquelles l’auteur, chrétien pratiquant, tente de répondre à travers cet ouvrage.

  • Des outils pour le temps de l'Avent

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    De Prierenfamille.com :

    DIAPORAMA POUR LE TEMPS DE L’AVENT

    Pour les parents : retrouver rapidement l’essentiel sur le sujet dans une première étape.
    Pour les parents avec les enfants : expliquer, adapter, échanger, prendre des résolutions…

  • Pourquoi pas Artège pour vos achats de livres pour Noël ?

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    Une librairie en ligne qui mène le bon combat :

    2019_11_28_09_57_35_Greenshot.png

    https://www.editionsartege.fr/home

  • Bruxelles (Stockel), 11 décembre : une conférence de Fabrice Hadjadj "A moi la gloire"

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    IMG_1834.pngFabrice Hadjadj - 11/12 (source)

    MER.11 Dec.
    20H15-22H00
    GRATIS

    Nous aurons le plaisir d’accueillir Fabrice Hadjadj en l'église Notre-Dame de Stockel pour parler de son dernier livre, « A moi la gloire ».

    « La notion de gloire, essentielle à la révélation biblique plus encore qu’a la raison païenne, a été souvent négligée au profit d’une humilité qui semble mieux convenir aux pusillanimes. Dans ces pages, Fabrice Hadjadj essaie de la repenser, allant gaiement de la gloire de Dieu à celle du caillou, du paon ou de la coquette – en passant par sa propre gloire à lui, sans vergogne. »

    Fabrice Hadjadj, philosophe, dramaturge et essayiste, est aussi directeur l’Institut Philanthropos en Suisse. Il collabore aux revues Art Press et Limite. Il a publié de nombreux livres salués par la critique, notamment Réussir sa mort (2005), La Foi des démons (2009), Comment parler de Dieu aujourd’hui (2013) et A moi la gloire (Editions Salvator). Son œuvre est traduite en onze langues.

    Entrée gratuite, réservation souhaitée par mail via event@uopc.be.

  • Contre l'idéologie écologiste

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    De Radio Notre-Dame :

    Le Grand Témoin

    Podcasts
    25/11/2019

    Bruno Durieux, polytechnicien, inspecteur des finances, ancien ministre, maire de Grignan (26). Auteur de « Contre l’écologisme » (Fallois)

    Louis Daufresne radio don

    Bruno Durieux, polytechnicien, inspecteur des finances, ancien ministre, maire de Grignan (26). Auteur de « Contre l’écologisme » (Fallois)

    Bruno Durieux

     

  • Un jeune geek au paradis

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    Du Père Will Conquer, propos recueillis par Odon de Cacqueray, sur le site de l'Homme Nouveau :

    Carlo Acutis, un nouveau modèle pour les jeunes ?

    14 novembre 2019

    Carlo Acutis, un nouveau modèle <br>pour les jeunes ?

    Le père Will Conquer est un prêtre des missions étrangères. En terminant ses études en Italie, il s’attelle à l’écriture d’une biographie de Carlo Autis, un jeune italien, mort en 2006, à 15 ans, après avoir terminé le grand projet de sa vie, une exposition sur les miracles eucharistiques. À travers son livre, le père Conquer veut proposer un nouveau modèle de jeunesse. L'année dernière, le pape François a déclaré Carlo Acutis vénérable.

    Père Will Conquer, lors de la présentation de votre livre : Un geek au paradis, une biographie de Calo Acutis, vous avez déclaré : « tout a commencé sur un coin de table de l’autre côté du monde ». Quelle est la genèse de votre ouvrage ?

    C’est Pierre Chausse et Grégory Turpin, au cours d’une conversation où je leur annonçai mon départ en mission, qui m’ont incité à mettre mon temps à profit et laisser quelque chose à la France qui m’a tant donné. J’habitai alors en Italie, ils m’ont dit Le pape parlait d’un jeune italien, très peu connu en France : Carlo Acutis.

    En France c’était encore le grand inconnu, on connaît Claire de Castelbajac, on connaît beaucoup d’histoires touchantes, des modèles de jeunesse qui inspirent, mais pas Carlo Acutis. Il fallait donc faire une enquête sur ce jeune et l’idée me plaisait puisque je me reconnaissais des traits commun avec ce jeune, le côté un peu « geek », l’attrait pour les nouvelles technologies…

    J’ai pris rendez-vous avec le postulateur et la mère de Carlo, l’enquête commençait. Je me suis attelé à la lecture des différents livres écrits sur Carlo, parfois difficilement recevables en France à cause du côté très pieux plus spécifique aux italiens qu’aux français, cet élan religieux propre aux méditerranéens. J’ai essayé de montrer en quoi Carlo pouvait être un modèle. En m’intéressant à lui, en m’intéresant à ce qu’il a fait, à ce que ses amis sont devenus, je me suis rendu compte que c’était véritablement un jeune de notre génération. Tous ses amis sont sur Instagram aujourd’hui, ses parents sont sur Whatsapp, il existe des groupes Facebook à son nom. 

    Carlo Acutis, c’est une jeune de 15 ans né avec internet, quel est son contexte familial ? Est-il baigné dans un univers très religieux ? D’où lui vient sa piété ?

    Carlo ressemble aux jeunes de notre temps avec aussi ce qu’il peut y avoir de plus triste. Il grandit dans un environnement où la religion est plus une culture, où les enfants font leur première communion « comme tout le monde », mais lui il va demander à faire sa première communion plus jeune. À partir du moment où il a reçu le corps du Christ, Carlo va demander à faire ce que ses parents n’avaient jamais fait : aller à la messe tous les jours.

    Carlo grandit dans une classe extrêmement élevée, ses parents font partie de la haute société milanaise. Il est fils unique comme beaucoup d’enfants de notre époque, il avait tout pour être  l’enfant-roi, matérialiste. Pourtant, dans une ville anonyme comme l’est Milan, Carlo va tisser des liens personnels avec des gardiens d’immeubles, les passants qu’il croise sur le chemin de l’école, des employés de ses parents… grâce à ces liens d’amitiés un des employés, Rajesh, va demander le baptême. C’est là le coeur missionnaire de Carlo, son témoignage de foi il le fait d’abord chez lui.

    Cet aspect missionnaire comment nait-il ?

    Aux rencontres de Communion et Libération, Carlo est présent avec ses parents et prend conscience de l’urgence de trouver les mots pour parler aux jeunes aujourd’hui. Il va avoir l’idée de créer une exposition à destination des jeunes, afin de leur parler de l’eucharistie. Son approche est très intéressante, il veut parler de l’eucharistie en partant des miracles eucharistiques, ce n’était alors pas du tout à la mode.

    Combien de jeunes aujourd’hui savent que la fête Dieu est née d’un miracle ? Carlo Acutis va utiliser internet pour monter son exposition. Ce chef d’œuvre de sa vie va lui prendre deux ans, en passant toujours après son devoir d’état : faire ses devoirs d’école, etc.

    Quatre jours avant l’inauguration il ressent des troubles, des malaises, des vomissements. Il est conduit à l’hôpital, les médecins pensent d’abord à de la fatigue liée au stress et à la préparation de l’exposition. Les analyses de sang vont révéler une leucémie. En quatre jours la maladie va avoir raison de lui. Son exposition va, malgré son absence, avoir un succès incroyable.

    J’ai eu la chance de la voir dans une université pontificale en 2006. Cette exposition a voyagé dans tous les continents, et Carlo qui est parti très jeune vers le Père, continue de porter du fruit par ce biais aujourd’hui.

    Un saint c’est un modèle, Carlo Acutis a utilisé les nouvelles technologies très jeune. Peut-on proposer comme modèle un jeune qui passait une bonne partie de son temps sur les écrans ? N’est-ce pas un risque pour les parents qui restreignent leurs enfants sur le sujet ?

    Rabelais nous a dit « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Carlo nous montre que l’usage des technologies modernes de façon consciencieuse peut porter de bons fruits. Ce rapport à la technologie résultait d’une pédagogie de ses parents. Quand il était enfant, ils n’autorisaient qu’une heure par semaine de jeux vidéos. Quand il sera adolescent, ce sera deux heures. C’est un usage raisonné, il y a un lieu, une durée limité. En ce sens c’est un modèle pour les parents.

    Carlo joue avec ses amis, l’aspect social est important. Beaucoup de technologies qui se prétendent sociales aujourd’hui, sont anti-sociales.

    Il a un usage missionnaire des nouvelles technologies. Il pose une question à laquelle nous devons tous répondre. Est-ce que les nouvelles technologies me rapprochent de Dieu ? Quel en est mon usage ?

    Il y a une confiance réciproque entre Carlo et sa mère concernant l’usage de l’ordinateur. Carlo n’avait d’ailleurs pas de code. Combien de personnes n’osent pas donner leurs codes par peur de ce qui se trouve dans leurs portables ? L’historique complet de tout ce qu’a fait Carlo sur internet a permis de constater l’absence de recherches déplacées.

    Comment avez-vous voulu construire le livre ?

    J’ai voulu construire le livre comme un parcours pour grandir en sainteté, à partir des vertus chrétiennes. Aujourd’hui, au catéchisme on parle beaucoup du témoignage et de la rencontre avec Jésus et c’est en effet très important, mais il doit également y avoir une éducation aux vertus chrétiennes. On connait souvent les 7 péchés capitaux, connaît-on aussi bien les 7 vertus ? Dans les vertus chrétiennes il y a cette rencontre extraordinaire entre les vertus cardinales, justice tempérance, force et prudence qui sont comme les quatre murs d’une maisons, couronnés par les trois vertus théologales, foi, espérance et charité, qui viennent comme la coupole d’une église sur ces murs.

    Carlo n’est pas saint parce qu’il fait des miracles, il a d’abord été reconnu vénérable par un décret qui a reconnu ses vertus héroïques. Carlo nous montre l’exemple l’exemple des vertus héroïques dans notre époque.  Face à la décadence de notre société, aux idéologies mortifères, il faut éduquer nos enfants à l’héroïsme du troisième millénaire.

    Un geek au paradis, une biographie de Calo Acutis, père Will Conquer, aux éditions Première Partie, 224 p., 16 €.