Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Défense de la Vie - Page 113

  • Le discours du pape aux membres de l'Académie pontificale pour la Vie

    IMPRIMER

    De Constance Roques sur zenit.org :

    Académie pontificale pour la vie: discours du pape François (traduction complète)

    «La vertu est la plus haute expression de la liberté humaine», explique le pape François qui indique la pratique des vertus par celui qui promeut la vie comme condition de la fécondité de son action.

    Le pape François a en effet reçu les membres de la XIIème assemblée plénière de l’Académie pontificale pour la vie, ce jeudi matin, 3 mars, dans la Salle Clémentine du Palais apostolique du Vatican. Cette assemblée, qui a pour thème «Les vertus dans l’éthique de la vie», s’achève samedi, 5 mars.

    « Ce sont les vertus de celui qui agit pour la promotion de la vie qui sont l’ultime garantie que le bien sera réellement respecté », déclare le pape.

    « Parler de vertu signifie, explique-t-il, affirmer que le choix du bien implique et engage toute la personne ; ce n’est pas une question de « cosmétique », un embellissement extérieur qui ne porterait pas de fruit : il s’agit de déraciner du cœur les désirs malhonnêtes et de chercher le bien avec sincérité. »

    Il précise : « Dans le domaine de l’éthique de la vie, bien qu’elles soient nécessaires, les normes qui garantissent le respect des personnes ne suffisent pas, seules, à réaliser pleinement le bien de l’homme. »

    C’est pourquoi le pape invite à «cultiver» les vertus, grâce à un « discernement continuel » et un « enracinement en Dieu, source de toutes les vertus ».

    Voici notre traduction complète de ce discours prononcé en italien :

    Lire la suite

  • Appel à des volontaires pour élaborer un "guide des aides" aux femmes enceintes

    IMPRIMER

    Projet : « Je suis enceinte : le guide des aides en Belgique » 

    Vous avez du temps à donner ? Vous êtes à la recherche d’un projet qui a du sens et aimez collecter et organiser des infos ?

    Voici ce que nous proposons  pour un binôme de volontaires : réaliser et concevoir un petit guide des aides « Je suis enceinte » pour la Belgique.

    L’objectif est de soutenir les femmes enceintes qui ne savent pas vers qui se tourner pour les aider et les soutenir dans leur projet de grossesse  (aide au sens large)

    Qualifications requises : débrouillardise, esprit d’initiative, ténacité et si possible bilingue français-néerlandais.

    Cette collecte de pistes et d’informations peut se faire de chez vous, à la mesure de vos disponibilités : quelques heures/ semaine.

    Nous vous guidons dans vos recherches.

    Contactez-nous :  belgicatho@gmail.com

  • S'engager pour une culture de vie : la conférence de Caroline Roux à Notre-Dame

    IMPRIMER

    S'engager pour une culture de vie, par Caroline Roux

    Les conférences de Carême à Notre-Dame de Paris constituent un grand rendez-vous de réflexion sur l'actualité de la foi chrétienne. Thème abordé cette année : le sens spirituel des cultures, cycle confié à Rémi Brague, Professeur émérite de philosophie. Intervenante : Caroline Roux d'Alliance Vita.

    Conférence de Carême du 28/02/2016.

    Le texte de la conférence est ici : http://www.paris.catholique.fr/conferences-de-careme-a-notre-dame-19056.html

  • "Un de Nous" ou quand des experts du droit, de la santé et de la politique s'engagent pour défendre l'embryon humain

    IMPRIMER

    "UN DE NOUS" : DES EXPERTS DU DROIT, DE LA SANTÉ ET DE LA POLITIQUE S’ENGAGENT POUR DÉFENDRE L’EMBRYON HUMAIN

     

    Alors qu’en 2014, la plus grande Initiative Citoyenne Européenne (ICE) Un de Nous était renvoyée par la Comission européenne. La Fédération Un de Nous invite aujourd’hui des experts de la santé, du droit et de la politique de toute l'Europe à signer une pétition pour appeller à un débat clé et légitime visant à limiter les financements européens aux seuls programmes éthiques. Ceux qui n'impliquent pas la destruction d'embryons.

    Carlo Casini est homme politique italien, ancien euro député. Il est Président d'honneur de la Fédération européenne Un de Nous[1]. Il présente pour Gènéthique, les enjeux de cet appel aux experts européens, qui doit être adressé aux Présidents de l’Union Européenne, du Parlement européen et de la Commission européenne.

    Gènéthique : Pourquoi avez-vous lancé un « Appel d’experts » ? Quel est l’objectif de cette mobilisation ?

    Carlo Casini : Le 27 mai 2014, la Commission européenne a décidé de ne pas promouvoir un débat parlementaire sur l'initiative citoyenne européenne Un de Nous, qui avait pourtant rassemblé 2 000 000 de citoyens. Cette initiative visait à demander à l'Union Eurpéenne de ne pas accorder ses fonds à la destruction d'embryons humains. Ce fut la première mise en action du nouvel outil de démocratie directe[2]. C’était la première dans l’ordre chronologique, mais aussi au vue du nombre d'adhésions. Ce refus a blessé la démocratie. Une blessure qui, à mon avis, a été causée par une gêne très profonde. Dans toute l'Europe, les institutions publiques essaient de ne jamais répondre à cette question fondamentale : l'embryon humain est-il une chose ou une personne, un objet ou un sujet ? Dit très simplement : l'être humain nouvellement conçu est-il l'« un de nous » ?

    Lire la suite

  • "Neuvaine pour la Vie", "Veillée pour la Vie" et "Marche pour la Vie" : engageons-nous !

    IMPRIMER

    Neuvaine - Veillée pour la Vie

    (veillée le 16 avril 2016)


    Chers Amis,
     
    Nous vous invitons à vous joindre à notre Neuvaine pour la Vie dès ce vendredi et à la faire connaître à vos proches.
    Pour le respect de la Vie de sa conception à sa mort naturelle, et en préparation de la Veillée pour la Vie du 16 avril et la Marche pour la Vie le 17 avril 2016, nous vous invitons à prier depuis les quatre coins de la Belgique par l'intercession de Saint Jean-Paul II, la Neuvaine que nous vous proposons tous les vendredis du 19 février au 15 avril.

    En union de prière,
    Claire-Marie Etchecopar, Présidente de la Veillée pour la Vie
    Prions chaque vendredi avec Saint Jean-Paul II (Evangelium Vitae)


    Ô MARIE,
    Aurore du monde nouveau, Mère des vivants,
    Nous te confions la cause de la vie :
    Regarde, ô Mère, le nombre immense
    Des enfants que l’on empêche de naître,
    Des pauvres pour qui la vie est rendue difficile,
    Des hommes et des femmes victimes d’une violence inhumaine,
    Des vieillards et des malades tués par l’indifférence ou par une pitié fallacieuse.
    Fais que ceux qui croient en ton Fils sachent annoncer aux hommes de notre temps avec fermeté et avec amour,
    L’Évangile de la vie.
    Obtiens-leur la grâce de l’accueillir comme un don toujours nouveau,
    La joie de le célébrer avec reconnaissance dans toute leur existence
    Et le courage d’en témoigner avec une ténacité active, afin de construire,
    Avec tous les hommes de bonne volonté,
    La civilisation de la vérité et de l’amour,
    à la louange et à la gloire de Dieu, Créateur qui aime la vie. 
    Vous pouvez retrouver la neuvaine sur fr.vigilforlife.be
    Nous vous invitons par ailleurs auxprochains événements de la Veillée et Marche pour la Vie de Bruxelles :
    • 28 février : Académie pour la Vie à Bruxelles, l'occasion de mieux comprendre et défendre vos idées sur l'avortement, l'euthanasie et la GPA (informations : info@marchforlife.be)
    • 16 avril : Veillée pour la Vie à Bruxelles (les informations suivront) ;
    • 17 avril : Marche pour la Vie au Mont des Arts (Bruxelles) à 15 heures. 
  • Avortement : un reportage exceptionnel

    IMPRIMER

    Vu sur reinformation.tv :

    Avortement : ce que l’on ne vous dit pas. Des femmes témoignent

    Sans titre.png

    Un document exceptionnel – Une exclusivité Réinformation.tv

    Elle a avorté, un jour. C’était il y a 3 ans. Elle en a aujourd’hui 25. Lorsqu’elle s’est retrouvée enceinte, qu’elle l’a annoncé à son petit ami, Margaux ne s’attendait pas à une telle descente aux enfers. Très rapidement, son ami lui a demandé de ne pas garder l’enfant issu de leur union. Très rapidement, il la quittée. Elle s’est retrouvée totalement seule.

    Pressions, abandon, souffrance : des femmes témoignent

    Subissant la pression de son entourage, qui lui indiquait que financièrement elle ne pourrait subvenir à ses besoins, Margaux a fini par avorter. C’est alors pour elle une longue traversée du désert. Sommeil troublé, crises de larmes à répétition. Mais elle a surtout des envies de suicide. « Je ne dormais plus, je mangeais plus, j’ai perdu 10 kilos. Ma mère qui avait fait pression sur moi pour que je ne garde pas mon enfant a reconnu plus tard qu’elle avait été égoïste… ».
     
    Il y a Margaux, il y a aussi Anne-Laure. Cette jeune femme de 28 ans a subi un avortement par aspiration il y a un an et demi. Le témoignage déchirant de cette jeune femme ouvre le voile sur un tabou : la solitude, la souffrance, la très grande détresse de nombre de femmes qui, sous la pression, l’angoisse, l’inquiétude, privées des conseils dont elles auraient besoin, des soutiens financiers qui leurs seraient nécessaires, avortent, pour leur plus grand désespoir.

    Souffre et tais-toi : briser le silence autour de l’avortement

    Les conséquences psychologiques sont immenses, les dégâts collatéraux souvent incalculables et la société se tait. Les femmes doivent souffrir en silence, sans se plaindre. Le sujet est tabou, mais pas sur internet. Partout sur le web, on trouve des témoignages de ce type. Certaines vont même jusqu’à poster leurs vidéos-témoignages sur YouTube. Elles ont besoin d’en parler, car personne ne veut les entendre. La souffrance post-avortement est pourtant un fait avéré. Des spécialistes commencent à l’évoquer enfin. Une étude sur 173.000 femmes californiennes à partir des remboursements de leur mutuelle médicale a révélé que le risque d’avoir recours à un traitement psychiatrique est 63 % plus élevé pour les femmes ayant avorté.

    Un reportage exceptionnel d’Armel Joubert des Ouches

  • Famille, mariage, respect de la vie : François et Cyrille sur la même longueur d'ondes

    IMPRIMER

    Extraits de la déclaration commune signée à Cuba :

    19. La famille est le centre naturel de la vie humaine et de la société. Nous sommes inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays. Orthodoxes et catholiques, partageant la même conception de la famille, sont appelés à témoigner que celle-ci est un chemin de sainteté, manifestant la fidélité des époux dans leurs relations mutuelles, leur ouverture à la procréation et à l’éducation des enfants, la solidarité entre les générations et le respect pour les plus faibles.

    20. La famille est fondée sur le mariage, acte d’amour libre et fidèle d’un homme et d’une femme. L’amour scelle leur union, leur apprend à se recevoir l’un l’autre comme don. Le mariage est une école d’amour et de fidélité. Nous regrettons que d’autres formes de cohabitation soient désormais mises sur le même plan que cette union, tandis que la conception de la paternité et de la maternité comme vocation particulière de l’homme et de la femme dans le mariage, sanctifiée par la tradition biblique, est chassée de la conscience publique.

    21. Nous appelons chacun au respect du droit inaliénable à la vie. Des millions d’enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu (cf. Gn 4, 10).

    Le développement de la prétendue euthanasie conduit à ce que les personnes âgées et les infirmes commencent à se sentir être une charge excessive pour leur famille et la société en général.

    Nous sommes aussi préoccupés par le développement des technologies de reproduction biomédicale, car la manipulation de la vie humaine est une atteinte aux fondements de l’existence de l’homme, créé à l’image de Dieu. Nous estimons notre devoir de rappeler l’immuabilité des principes moraux chrétiens, fondés sur le respect de la dignité de l’homme appelé à la vie, conformément au dessein de son Créateur.

  • Les 30 points de la déclaration commune signée par le pape François et le patriarche Cyrille

    IMPRIMER

    De Radio Vatican :

    La déclaration commune du Pape François et du patriarche Cyrille

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    (RV) A l'issue de leur rencontre en privé, le Pape François et le patriarche Cyrille ont signé une déclaration commune, un texte dense et dont chaque mot a été soupesé, témoignant d'une convergeance sur de nombreux points. Une déclaration qui comprend trente paragraphes et qui revient sur les grands enjeux contemporains comme les conflits au Moyen-Orient, la liberté religieuse, la famille, la destruction de la création ou encore l'unité de l'Europe. Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, le Pape et le patriarche de Moscou souhaitent, dans leur déclaration commune, que leur rencontre contribue au rétablissement de l’unité voulue par Dieu. 

    Dans ce texte, les deux chefs spirituels font part de leur joie de se retrouver « comme des frères dans la foi chrétienne ». Ils reviennent sur l'importance de Cuba, symbole des espoirs du « Nouveau Monde » et des événements dramatiques de l’histoire du XXe siècle et théatre de cette rencontre. « Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de l’unité voulue par Dieu » écrivent-ils, faisant part de leur détermination commune à entreprendre tout ce qui est nécessaire pour surmonter les divergences historiques, et à répondre ensemble aux défis du monde contemporain. 

    Eviter une nouvelle guerre mondiale

    La déclaration revient aussi de façon précise sur la situation des Chrétiens persécutés surtout au Proche et Moyen-Orient et Afrique du Nord : des chrétiens exterminés par familles et villages entiers, des églises détruites et pillées de façon barbare, des objets sacrés profanés, et évoquent l'exode massif qui a transformé l'Irak et la Syrie. Le Pape et le patriarche de Moscou appellent la communauté internationale à trouver des actions urgentes pour faire cesser ces persécutions, mais l'invitent aussi à tout faire pour mettre fin au terrorisme et à trouver des solutions pour rétablir la paix. Toutes les parties sont par ailleurs invitées à agir de façon responsable et prudente et les croyants sont exhortés à prier pour que Dieu protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale, écrivent-ils.

    Dans ce texte, les Eglises catholique et orthodoxe russe sont également préoccupées par la situation qui prévaut dans les sociétés sécularisées où la liberté religieuse est menacée, où les chrétiens n’ont plus le droit de témoigner de leurs convictions religieuses. Ils se déclarent convaincus que l’Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes. Le Pape François et le Patriarche Cyrille espèrent que leur rencontre contribuera aussi à la réconciliation là où des tensions existent entre gréco-catholiques et orthodoxes. A propos de l’Ukraine, ils appellent leurs Églises à travailler pour atteindre la concorde sociale, à s’abstenir de participer à la confrontation et à ne pas soutenir un développement ultérieur du conflit.

    Après avoir signé chacun le texte, le Pape et Cyrille ont prononcé à tour de rôle quelques paroles improvisées. « Nous nous sommes parlé comme des frères, nous avons le même baptême, nous sommes des évêques » a relevé François, soulignant  « avoir senti la consolation de l'Esprit au cours de cet entretien »: de son côté, le patriarche russe a souligné que cette discussion « a montré que les deux Églises peuvent travailler ensemble pour défendre le christianisme dans le monde entier, afin qu'il n'y ait plus de guerre et que la vie humaine soit respectée ». 

    Voici le texte intégral de cette déclaration commune:

    Lire la suite

  • Euthanasie : les évêques canadiens montent au front

    IMPRIMER

    Lu sur le site de la Fédération Internationale des Associations de Médecins Catholiques :

    ÉPISCOPAT CANADIEN ET EUTHANASIE

    (RV) La Conférence épiscopale canadienne a demandé à être écoutée par le Comité spécial sur le suicide médicalement assisté institué par le gouvernement en vue de la prochaine échéance d’un an, établie par la Cour suprême du Canada pour modifier la norme actuelle en vigueur. Le 6 février 2015, les juges suprêmes ont en effet déclaré inconstitutionnelle la loi qui interdit la possibilité de recourir au suicide assisté dans le pays, et ont donné un an aux forces politiques pour établir une nouvelle loi. Une loi sur le sujet a été votée dans la province du Québec en 2014.

    Dans une lettre envoyée aux ministres de la Justice et de la Santé, le président de la conférence épiscopale canadienne, Mgr Douglas Crosby soutient l’intervention de l’exécutif pour obtenir le renvoi de l’entrée en vigueur de la procédure au Québec, prévue le 10 décembre dernier, et la requête de prolonger la période concédée par le Cour suprême pour permettre un temps de réflexion majeur sur une thème si délicat. Dans le même temps, l’évêque d’Hamilton rappelle les raisons morales de l’opposition de l’Église au suicide et à l’euthanasie, partagée par la majorité des Canadiens, comme en témoigne, entre autre, l’ample adhésion à la campagne en défense de la sacralité et de la dignité de la vie humaine lancée ces derniers jours par la conférence épiscopale, en lien avec l’Alliance évangélique.

    Selon Mgr Crosby, l’expérience des pays qui ont légalisé l’euthanasie et l’aide au suicide assisté démontre que toute législation qui tente d’encadrer les pratiques d’euthanasie pour certains cas ne peut que susciter un affaiblissement de la confiance dans la médecine : «Les conséquences de la législation, affirme-t-il, sont facilement prévisibles : des tentatives d’appliquer l’euthanasie et le suicide assisté à de nouvelles situations médicales, un sentiment croissant d’angoisse pour les personnes handicapées, les personnes âgées, les malades chroniques, les personnes dépressives, les mourants, soumis à des menaces supplémentaires pour leur vie et leur sérénité, l’érosion de la confiance réciproque entre le médecin et le patient, plus de stress pour les acteurs sanitaires, un risque accru de pressions sur les personnes vulnérables et leurs familles pour les inciter à ne pas devenir “un fardeau”.»

    De fait, les conséquences néfastes du suicide dans la société canadienne, poursuit Mgr Crosby, dont déjà visibles : il suffit de penser que le suicide est la deuxième cause de décès pour les jeunes entre 10 et 24 ans, et que le taux de suicide parmi les populations autochtones est cinq fois supérieur à celui des non autochtones. D’où la critique adressée à la Cour suprême, pour avoir transgressé dans sa décision «le devoir moral de la société de protéger ses membres, surtout les plus faibles et vulnérables», et avoir encouragé les gouvernements, les autorités sanitaires et les familles à ne pas investir dans les soins palliatifs, centrés sur les personnes.

    Lire la suite

  • Xavier Dijon ou l'éthique du lien

    IMPRIMER

    Lu sur le site de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique :

    Le choc des valeurs de la bioéthique : entretien pour un débat à deux voix entre le médecin Yvon Englert et le Père Xavier Dijon ! 

    Dans le cadre du Collège Belgique, Yvon Englert et Xavier Dijon donneront une conférence à deux voix, le 8 mars prochain au Palais des Académies de Bruxelles, intitulée Le choc des valeurs de la bioéthique. Nous nous sommes entretenu avec les deux conférenciers séparément afin d’introduire ce débat qui, inévitablement, va faire s’entrechoquer deux conceptions de la vie et donc deux voies de la bioéthique. Un entretien apéritif en quelque sorte ! (...)

    Xavier Dijon est professeur émérite de l’Université de Namur, prêtre de la Compagnie de Jésus, auteur également d’un nombre important d’ouvrages et d’articles consacrés notamment aux statuts théologique, éthique et juridique du corps. Somme toute, une vie vouée à l’esprit et au corps lorsque ces derniers manifestent un lien et une parole couplés au service de la communauté. Son accueil pour cet entretien a été à l’avenant de ses ambitions et nous n’avons pas été déçu. Que du contraire !

    Xavier Dijon, comment appréhendez-vous, de votre côté, le choc des valeurs de la bioéthique ?

    X.D. : Il faut savoir, tout d’abord, que ma formation a commencé par le droit, ce qui m’a permis d’aborder la bioéthique par le biais de la relation entre les personnes. Ma thèse a été consacrée aux droits de la personnalité, non pas donc les droits réels mais ceux qui touchent la personne elle-même, avec le droit sur le corps. Je suis donc entré dans la bioéthique par la perspective juridique de la relation d’un sujet à son propre corps. Y a-t-il une relation juridique d’un sujet à son corps ? Saint-Thomas dit : « Je ne suis pas propriétaire de mon corps, je suis usufruitier ». Ce qui veut dire que j’utilise (usus) mon corps et que j’ai des enfants (fructus) mais, je n’ai pas l’abusus, je ne peux pas le détruire. Lorsque j’ai un droit subjectif sur la chose, j’ai le droit de la vendre ou de la détruire mais si vous appliquez cela au corps, il n’y a pas de pouvoir sur le corps puisque je ne peux pas en disposer. Lorsqu’une femme dit avoir un droit sur son corps, un droit de protection joue mais, en principe, pas de disposition.

    En participant au Comité consultatif de bioéthique, je voyais que les gens s’orientaient vers une certaine légalisation de l’euthanasie, soit comme acte médical comme un autre, soit avec un contrôle a priori ou soit encore a posteriori. J’étais étonné qu’on évacue ainsi l’interdiction. J’ai donc plaidé pour l’interdit pénal. Donc, symboliquement au moins, l’euthanasie restait un homicide. Aujourd’hui, nous sommes devant tout le contraire avec l’ouverture aux mineurs, aux déments et lors de souffrance psychique insupportable. Dans ce contexte, j’essaye de comprendre les positions de l’Église qui dit chaque fois non, à l’euthanasie, à l’avortement, à la procréation médicalement assistée ou à la gestation pour autrui.

    Lire la suite

  • Le pape apporte son soutien à la Journée pour la Vie

    IMPRIMER

    De zenit.org (Océane Le Gall) :

    Italie : le pape François soutient la Journée pour la vie, toute vie

    Une « œuvre de miséricorde » de la société pour elle-même

    Le pape François redit son soutien à la Journée italienne pour la vie, pour toute vie humaine, à l’occasion de l’angélus, dimanche, 7 février, place Saint-Pierre. 

    « Aujourd’hui en Italie, on célèbre la Journée pour la vie, sur le thème « La miséricorde fait fleurir la vie ».  Je me joins aux évêques italiens pour demander aux divers acteurs institutionnels, éducatifs et sociaux, un engagement renouvelé en faveur de la vie humaine dès sa conception jusqu’à sa mort naturelle », a dit le pape.

    Il souligne que la société se doit ce choix de la vie : « Notre société doit être aidée en faisant aussi œuvre de miséricorde pour elle-même. »Il encourage spécialement les éducateurs : « Je salue et encourage les professeurs universitaires de Rome et tous ceux qui s’emploient à témoigner d’une culture de la vie. »

  • Une épidémie bien opportune pour étendre la pratique de l'avortement ?

    IMPRIMER

    L'épidémie Zika, véhiculée par le moustique-tigre sévit en Amérique Latine. Il est difficile de prendre la mesure réelle de son impact d'autant que certaines hypothèses sont présentées d'emblée comme des réalités. Ainsi, celle qui veut que cette épidémie soit responsable des microcéphalies des foetus alors que la démonstration scientifique n'en a pas encore été faite et qu'un grand nombre de ces microcéphalies est sans doute imputable à d'autres causes telles que, par exemple, l'utilisation massive de pesticides. Le virus zika constituerait ainsi un alibi commode détournant l'attention des méfaits entraînés par l'utilisation de produits chimiques dont la vente profite largement à de puissantes multinationales, mais il est devenu surtout le prétexte tout trouvé pour contraindre les pays d'Amérique Latine à revoir les législations qui encadrent de façon restrictive la pratique de l'avortement dans ces pays de tradition catholique... 

    De la synthèse de presse bioéthique de genethique.org :

    L’AVORTEMENT, SEULE RÉPONSE « EFFICACE » FACE À L’ÉPIDÉMIE ZIKA ?


    L’ONU « a demandé vendredi aux pays touchés par le virus Zika, soupçonné de provoquer des malformations congénitales, d'autoriser l'accès des femmes à la contraception et à l'avortement ». L’épidémie se répand depuis l’Amérique latine, dans des pays où l’avortement n’est pas dépénalisé (cf. Avortement : Zika remet en cause les législations restrictives d’Amérique latine et Epidémie Zika : Une ONG propose l’avortement par la poste).  L’OMS a décrété lundi dernier que cette épidémie constituait « une urgence de santé publique de portée internationale ». Les gouvernements de Colombie, Salvador, Equateur ont « conseillé d’éviter toute grossesse ». Cécile Pouilly, porte-parole du Haut commissariat aux droits de l’Homme, s’est indignée : « Comment peuvent-ils demander à ces femmes de ne pas tomber enceintes mais ne pas leur offrir la possibilité d'empêcher la grossesse ? » Le virus, transmis par le « moustique-tigre », est « soupçonné de provoquer l'apparition de microcéphalies, une malformation congénitale dont souffrent les enfants nés avec un cerveau anormalement petit ». Le lien n’est toutefois pas encore clairement établi, il est « possible » et en cours d’évaluation. Zeid Ra'ad Al Hussein, commissaire de l’ONU au droits de l’homme a, quant à lui appelé les gouvernements à « s'assurer que les femmes, les hommes et les adolescents ont accès à des services et des informations de qualité sur la santé et la reproduction, sans discrimination », via « le droit à la contraception, aux soins maternels et à l'avortement dans un environnement sécurisé ». Ces déclarations « mettent l'accent sur les conséquences au lieu de mobiliser contre les causes »,analyse Guillaume Goubert dans un édito de La Croix. En outre, « en présentant l'IVG comme une réponse à l'éventualité d'un handicap pour l'enfant, le HCDH se fait l'avocat d'une forme d'eugénisme difficile à faire coïncider avec son engagement ‘envers les idéaux universitaire de la dignité humaine’ ». Pourtant, intervenant à l'issue d'une réunion samedi matin avec les responsables de la Santé, Juan Manuel Santos, Président de la République de Colombie, a souligné qu'aucun cas de microcéphalie du fœtus n'avait à ce jour été enregistré chez des femmes enceintes contaminées par le virus. Au Brésil, « un groupe de militantes, avocats et médecins ont lancé une bataille légale auprès de la Cour suprême pour qu'elle l'autorise dans des cas de microcéphalie et quand des femmes enceintes ayant attrapé le Zika ne veulent pas mener à terme leur grossesse ». Dans ce même pays le cardinal-archevêque de São Paulo a « clairement condamné l’avortement pour microcéphalie, car personne ne peut décider de la vie et de la mort d’un être humain ». Suite à la déclaration de l'ONU vendredi, le cardinal péruvien Juan Luis Cipriani a pour sa part comparé l'organisation a « Hérode », « qui a trouvé opportun de décrété la mort, que doivent avorter tous ceux qui en ce moment ont un enfant, parce qu'il y a ce danger qui ne s'est pas complètement manifesté. Mais, face au doute, tous morts ».

    Sources: 
    AFP (5/02/2016) ; Le Figaro (7/02/2016); La Croix (8/02/2016)