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Défense de la Vie - Page 109

  • Le meurtre a été légalisé au Canada

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    De Radio Vatican :

    L'Eglise canadienne réagit à la légalisation de l'euthanasie

    (RV) Le meurtre a été légalisé au Canada. C’est en termes particulièrement sévères que l’épiscopat catholique a commenté l’adoption par le Parlement puis par le Sénat canadien d’un texte de loi autorisant l’aide médicale à mourir. Après plusieurs semaines de débat politiques, le Canada a en effet rejoint lundi le club des pays favorables à une mort aidée par les médecins. La nouvelle loi a été mise en chantier après l’annulation l’année dernière par la Cour suprême, la plus haute instance juridique du pays, d’une loi interdisant l’euthanasie. Dans une déclaration, l’archevêque de Toronto déclare craindre des abus, des dérapages, et des risques d’élargissement de la loi comme cela s’est produit dans d’autres pays ayant légalisé l’euthanasie.

    Le cardinal Thomas Collins invite la société canadienne à s’interroger sur la différence fondamentale qui existe entre mourir et être tué ainsi que sur l’importance de l’interdépendance. La dignité d’une personne ne peut être réduite à son autonomie, à sa capacité à fonctionner selon des standards de prestation. L’archevêque de Toronto plaide une fois encore en faveur du développement des soins palliatifs auxquels n’ont accès à l’heure actuelle que 30% des malades canadiens. Il souhaite que les professionnels de santé pourront suivre leur conscience et refuser ce service. Selon la nouvelle loi, la procédure sera réservée aux adultes consentants, souffrant d’une maladie grave, incurable et irréversible dont la mort est raisonnablement prévisible à court terme.

    Pression sur les plus vulnérables

    Les personnes atteintes de maladies dégénératives ne pourront pas en bénéficier. Par ailleurs, les autorités canadiennes ont pris des mesures pour éviter un tourisme de suicide et pour protéger les personnes vulnérables ainsi que la liberté de conscience des professionnels de santé. Tout en rappelant qu’elle n’était pas en faveur d’un acharnement thérapeutique, l’Eglise canadienne avait engagé depuis le début une vaste campagne contre la légalisation de l’euthanasie ; de toute évidence elle ne compte pas baisser les bras.

    Mgr Noël Simard, responsable de ce dossier pour la Conférence des évêques catholiques du Canada pense que le droit à l’euthanasie va devenir un devoir et que cela va mettre beaucoup de pressions sur les personnes âgées et les plus vulnérables. Il redoute aussi une baisse de subventions consacrées aux soins palliatifs. Les évêques devront maintenant démontrer que ce qui est légal n’est pas forcément moral. Il faut éliminer la souffrance, soulignent-ils, mais pas la personne qui souffre. (OB-RF) 

  • Les infirmiers bénéficient de la clause de conscience pour les actes préparatoires à l'euthanasie

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    Du bulletin de l'IEB :

    Belgique : clause de conscience des infirmiers pour les actes préparatoires à l’euthanasie

    Lors d’une euthanasie, le médecin est amené à préparer le patient à son injection létale, par exemple pour le placement d’une perfusion. Afin de gagner du temps, ou par manque d’habitude, certains médecins préfèrent faire appel aux infirmier(e)s pour ces actes dits « préparatoires » ou actes « délégués ».

    En Belgique, cette question a été examinée au sein de la Commission Technique de l’Art Infirmier (CTAI), qui a pris conseil auprès de la Commission Fédérale de Contrôle et d’Evaluation Euthanasie (CFCEE), qui contrôle l'application de la loi et en a, de plus en plus, un rôle d'interprète.

    La Commission a rappelé, à juste titre, que seuls les médecins peuvent pratiquer l’euthanasie. Aucun infirmier ne peut administrer lui-même le produit létal. En revanche, la CFCEE estime que « les actes préparatoires comme par exemple le placement d’une perfusion, ne font pas partie de l’acte d’euthanasie en lui-même. » Ainsi, un(e) infirmier(e) peut effectuer, selon le CFCEE,  ces actes préparatoires. Néanmoins cela demeure une possibilité et non une obligation. Un infirmier qui estimerait que placer une perfusion en vue d'une euthanasie, est une forme de participation à l'euthanasie, peut très bien refuser de placer la perfusion.

    Qui plus est, la loi du 28 mai 2002 a pris le soin d’étendre la clause de conscience à toute personne qui pourrait participer à l’euthanasie, a fortiori les infirmier(e)s. L’article 14 de la loi dispose en effet « qu’aucun médecin n’est tenu de pratiquer une euthanasie. Aucune autre personne n’est tenue de participer à une euthanasie ».

  • Quelle illusion vit l’homme d’aujourd’hui lorsqu’il ferme les yeux face à la maladie et au handicap !

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    Sur Radio Vatican :

    Le Pape François exhorte à entourer d’amour les personnes malades et handicapées

    RV - Le Pape François a présidé ce dimanche 12 juin 2016 au Vatican une messe solennelle à l’occasion du Jubilé des malades et des personnes handicapées, point d’orgue du cette année Sainte. Traduction en langue des signes, lecture en braille, et pour la première fois place Saint-Pierre, l’Évangile a été joué en scènes par des personnes avec un handicap mental. Les personnes malades et handicapés étaient donc protagonistes de cette célébration eucharistique. Ainsi la première lecture a été proclamée par une personne handicapée espagnole. La seconde, en anglais, par une jeune femme aveugle lisant en braille. Toutes ont été  traduites par des personnes malentendantes de divers pays. Cette messe a été précédée de plusieurs témoignages sur le handicap et la maladie. Le fondateur de la communauté de “l’Arche”, et “Foi et Lumière” Jean Vanier, a notamment envoyé du Canada un message vidéo.

    Dans son homélie, le Saint-Père rappelle que «le vrai sens de la vie comporte aussi l’acceptation de la souffrance et de la limite» soulignant que «le monde ne devient pas meilleur, parce que composé uniquement de personnes apparemment ‘‘parfaites’’ (…) mais lorsque croissent la solidarité entre les hommes, l’acceptation réciproque et le respect». Or déplore-t-il, «dans une époque où un certain soin du corps est devenu un mythe de masse et donc une affaire économique, ce qui est imparfait doit être masqué, parce que cela porte atteinte au bonheur et à la sérénité des privilégiés et met en crise le modèle dominant». «Il vaut mieux maintenir ces personnes séparées, dans une ‘‘enceinte’’ - peut-être dorée - ou dans les ‘‘réserves’’ du piétisme et de l’assistantialisme, afin qu’elles n’entravent pas le rythme du faux bien-être. Dans certains cas, on soutient même qu’il vaut mieux s’en débarrasser le plus tôt possible, parce qu’elles deviennent un poids économique insoutenable en un temps de crise».

    Face à la «pathologie de la tristesse», le Pape propose «la thérapie du sourire»

    En réalité, insiste le Pape François «quelle illusion vit l’homme d’aujourd’hui lorsqu’il ferme les yeux face à la maladie et au handicap» considérant «qu’une personne malade ou portant un handicap ne peut pas être heureuse, parce qu’elle est incapable de mener le style de vie imposé par la culture du plaisir et du divertissement». S’appuyant sur l’Evangile de ce dimanche (Lc 7, 36-8, 3), qui nous présente «une situation particulière de faiblesse», la femme pécheresse jugée et marginalisée que Jésus accueille et la défend, le Saint-Père démontre au contraire que «la fragilité elle-même peut devenir un réconfort et un soutien à notre solitude». «Que de personnes avec un handicap et souffrantes s’ouvrent de nouveau à la vie dès qu’elles découvrent qu’elles sont aimées ! » Aimer par Jésus dont «la tendresse est signe de l’amour que Dieu réserve à ceux qui souffrent et sont exclus». «Jésus est le médecin qui guérit avec le médicament de l’amour, parce qu’il prend sur lui notre souffrance et la rachète»souligne le Pape.

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  • Non, l'avortement n'est pas un acte anodin

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    Du Père Thomas de Gabory, docteur en médecine, aumônier de l’Université de La Réunion (source) :

    Le Planning Familial fête cette semaine son anniversaire, 10 années de présence à La Réunion. Un seul chiffre suffit à illustrer son bilan : 75% des hommes réunionnais considèrent que l’avortement est un moyen de contraception. Ce constat malheureux prouve que l’avortement est devenu dans la conscience générale un acte anodin. Malgré les campagnes en faveur de la contraception, le nombre d’avortements à La Réunion ne cesse d’augmenter, les chiffres sont au-dessus de la moyenne nationale, et les mères concernées sont de plus en plus jeunes. L’avortement n’est pourtant pas un acte banal. Au contraire il est un acte douloureux et chacun, hommes et femmes, est appelé à en mesurer toute la gravité.

    Les raisons qui poussent les mères à choisir l’avortement sont souvent respectables. Il ne s’agit pas de jeter la pierre à celles qui font ce choix. Il ne faut ni juger ni culpabiliser. L’Église ne condamne jamais les personnes mais des actes. Elle condamne les violences faites aux femmes. L’Église est toujours du côté des personnes vulnérables et de celles qui souffrent. Il convient donc d’accompagner les mères ayant recours à l’avortement dans le respect, la douceur et la compassion. L’association Mère de Miséricorde le fait à La Réunion (mmcreunion@hotmail.fr).

    L’avortement n’est pas un acte anodin, mais un acte grave qui marque profondément la vie des mères qui y ont recours. Il laisse des traces dans la mémoire du corps mais aussi et surtout dans le cœur. Il ne faut pas minimiser l’impact d’un avortement sur la vie d’une mère et les séquelles psychologiques qui peuvent rejaillir plusieurs années après. Les blessures ont parfois du mal à cicatriser avec le temps.

    Comme aumônier de l’Université de La Réunion, je rencontre des jeunes filles confrontées à l’angoisse d’une grossesse non désirée. Par manque d’information, la procréation n’est plus pensée comme un mouvement naturel lié à la sexualité. Les jeunes vivent souvent une sexualité déconnectée de son pouvoir de donner la vie. Lorsque la grossesse est déclarée, c’est souvent la panique, la peur de l’avenir, l’angoisse de la réaction des proches, et la question de l’avortement peut se poser chez ces jeunes mères en détresse et souvent isolées. Elles veulent « l’enlever » comme elles disent. Mais que faut-il enlever : une grossesse angoissante ou un être humain ?

    L’avortement n’est pas un moyen de contraception. Il est un acte grave qui supprime une vie humaine. C’est pour cette raison que l’Église catholique s’y oppose fermement. Il est un acte qui transgresse l’interdit fondamental de tuer. L’embryon n’est pas qu’un amas de cellules. Dès l’instant de la rencontre du spermatozoïde et de l’ovocyte, son patrimoine génétique unique au monde fait de lui un membre de la grande famille humaine. Il n’est pas un têtard et ne deviendra rien d’autre qu’un homme ou une femme. Le délai légal de 12 semaines ne peut rien y changer : l’embryon reste un être humain avant et après ce délai. Il ne devient pas, comme par magie, une personne humaine à la fin de la 12ème semaine. Il est déjà en soi une personne.

    La grande Mère Teresa de Calcutta disait au moment où elle recevait le Prix Nobel de la paix : « Je ressens quelque chose que je voudrais partager avec vous. Le plus grand destructeur de la paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître ». Les conséquences d’une politique familiale en faveur de l’avortement ne sont pas à sous-estimer. L’avortement ne peut pas être un acte à prendre à la légère. Une société qui veut s’humaniser doit promouvoir une belle éducation à la sexualité, et rappeler son lien naturel avec la vie. La mobilisation pour la paix et pour la vie doit être permanente.

  • Quand la maman d'une petite fille trisomique écrit au médecin qui lui avait conseillé d'avorter

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    ETATS-UNIS : LA MÈRE D’UN ENFANT TRISOMIQUE ÉCRIT AU MÉDECIN QUI LUI A CONSEILLÉ D’AVORTER

    Diagnostiquée trisomique au cours d’un examen prénatal, Emersyn Baker est aujourd’hui âgée de 15 mois. Sa mère, Courtney Baker a tenu à adresser, via son compte Facebook, un courrier au médecin qui lui avait conseillé à plusieurs reprises l’avortement (cf. Se battre contre l’avortement : Le témoignage de parents d’enfants atteints de trisomie 21). Elle raconte à quel point elle est heureuse d’avoir fait le choix contraire, et à quel point la venue d’Emersyn, son troisième enfant, a apporté un autre sens à ses valeurs humaines : « Emersyn nous a comblé et a touché le cœur de millier de personnes. Elle nous a apporté une joie impossible à exprimer […] Elle nous a ouvert les yeux sur la vraie beauté et l’amour pur ». 

    Courtney Baker se dit surtout triste d’avoir été confronté à un médecin au point de vue arrêté sur la trisomie 21: « Je suis triste que vous ayez pu dire qu’un enfant atteint de trisomie 21 puisse réduire la qualité de vie de ses parents. Et je suis triste à l’idée que vous puissiez encore le dire aujourd’hui à une autre mère. Mais je suis surtout navrée que vous n’ayez jamais eu le privilège de rencontrer ma fille, Emersyn ».

    Cette situation montre surtout la détresse de parents d’enfants trisomiques, cherchant de l’aide et des réponses auprès d’une équipe de spécialistes : « J’étais terrifiée, anxieuse et complètement désespérée. Je ne connaissais pas la vérité sur mon bébé, et j’attendais qu’elle vienne de vous ». Et Courtney Baker déplore : « Au lieu de nous apporter votre soutien et vos encouragements, vous nous avez suggéré d’avorter. Je vous ai informé de son prénom, et vous m’avez de nouveau demandé si nous avions pris conscience de la vie que nous aurions avec un enfant trisomique ».

    Sources: CNN, 08/06/2016 - Daily News, 08/06/2016

  • Le pape dénonce "une fausse compassion" qui justifierait l'euthanasie

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    Lu sur le site de Famille Chrétienne :

    Le pape s'élève contre "une fausse compassion" qui justifie l'euthanasie

    Le pape François a fustigé “ceux qui se cachent derrière une prétendue compassion pour justifier et approuver la mort d’un malade“, le 9 juin 2016. Sans prononcer le mot, il a ainsi redit son opposition à l’euthanasie, en critiquant la “culture du rejet“ qui “méprise les personnes qui ne répondent pas à des canons de santé, de beauté et d’utilité déterminés”, devant les dirigeants de l’Ordre des médecins d’Espagne et d’Amérique latine reçus en audience au Vatican.

    Dans son discours en espagnol, le chef de l’Eglise catholique a appelé les médecins à ne pas céder à la “tentation“ d’appliquer “des solutions rapides et drastiques, guidées par une fausse compassion ou par de purs critères d’efficacité et d’économie”. Au contraire, a-t-il ajouté, “la compassion authentique ne marginalise pas, n’humilie pas, n’exclut pas la personne, et encore moins ne considère sa disparition comme quelque chose de bon“.

    “L’identité et l’engagement du médecin ne se fonde pas seulement sur sa science et sa compétence technique, a encore assuré le pontife argentin, mais surtout sur son attitude compatissante et miséricordieuse envers ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur esprit“. Et le pape François d’insister devant les 150 médecins : la compassion est “la réponse adéquate à la valeur immense de la personne malade”, elle est “l’âme même de la médecine”.

  • "Croissance" : un groupe pluridisciplinaire d'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle

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    Parents, enseignants, éducateurs : on ne saurait assez vous recommander de consulter le site du Groupe Croissance et de faire appel à eux pour informer les jeunes au sujet de la vie relationnelle, affective et sexuelle :

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  • La famille est l'écosystème de base à l'origine de toute société

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    tempsdelhomme-couverture100.jpgLu sur lefigaro.fr (Figaro Vox) (Eléonore de Vulpillières) :

    Tugdual Derville : «Le transhumanisme nous entraîne dans un scénario totalitaire»

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - A l'occasion de la parution de son dernier livre, Le temps de l'Homme, Tugdual Derville a accordé un grand entretien à FigaroVox. Il y plaide pour une révolution de l'écologie humaine afin d'éviter l'avènement d'«une société atomisée, d'individus errants, sans racines».

    Tugdual Derville est une personnalité française du monde associatif connue pour son implication dans l'accueil d'enfants en situation de handicap. Il est délégué général de l'association Alliance VITA, ancien porte-parole de La Manif pour tous et co-initiateur du Courant pour une Écologie Humaine. Son dernier livre, Le temps de l'Homme , pour une révolution de l'écologie humaine, vient de paraître aux éditions Plon.

    LE FIGARO. - Le Conseil d'Etat a autorisé, mardi 30 mai, le transfert, en Espagne, du sperme du mari défunt d'une femme en vue d'une insémination post-mortem, et ce au nom du respect de leur projet de conception d'un enfant. Que cette décision vous inspire-t-elle?

    Tugdual DERVILLE. - C'est le type même de rupture anthropologique qui confirme l'alerte que lance Le temps de l'Homme. Dès qu'on s'affranchit des trois limites inhérentes à l'humanité - le corps sexué, le temps compté et la mort inéluctable, on aboutit à une folie. Ici, on exige de concevoir un enfant déjà orphelin de père. Voilà comment notre société bascule vers la toute-puissance: en démolissant les murs porteurs de notre humanité, toujours au dépend des plus fragiles. L'alibi utilisé est celui de la souffrance d'une femme qui a perdu son mari. Mais, ainsi que j'ai pu le constater par moi-même en accompagnant de nombreuses personnes endeuillées, seul le consentement au réel permet la vraie consolation. Engendrer des enfants à partir des morts fait entrer l'humanité dans une ère de confusion généalogique. La «tyrannie du possible» génère une société atomisée, d'individus errants, sans racines.

    En quoi l'écologie humaine est-elle un service vital à rendre pour l'humanité?

    L'écologie humaine vise à protéger «tout l'homme et tous les hommes»: c'est-à-dire l'homme dans toutes ses dimensions et les hommes dans leur diversité, des plus forts aux plus fragiles. C'est un humanisme intégral. Son domaine d'application s'étend à toutes les activités humaines, de l'agriculture à la culture, en les reliant par un même souci: servir l'homme. Personne ne doit être traité ni comme un objet, ni comme une variable d'ajustement. L'écologie humaine est le défi du millénaire parce que l'homme a réussi à mettre le doigt sur la vie. L'embryon transgénique n'est pas loin. La responsabilité de l'humanité n'est plus seulement de léguer aux générations futures une planète habitable ; il nous faut transmettre aux hommes de demain les repères anthropologiques et désormais «génétiques» dont nous avons tous bénéficié.

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  • Les "survivants", mouvement d'agit-prop pro-life, entendent bien réveiller les consciences sur l'avortement

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    De Marine Lamoureux sur le site du journal La Croix :

    Les militants anti-IVG adoptent de nouveaux codes

    Samedi 4 juin, un groupe de jeunes opposés à l’avortement, « Les Survivants », entend organiser un « happening » dans le centre de Paris.

    Ils n’ont pas l’intention de s’enchaîner aux grilles des centres anti-avortement, ni de tenir des discours culpabilisants vis-à-vis des femmes qui choisissent l’IVG (interruption volontaire de grossesse). Pour autant, sur le fond, le mouvement des « Survivants » – qui souhaite organiser le 4 juin un « happening » dans le centre de Paris – s’inscrit dans la lignée d’un militantisme « prolife » dur.

    Pour s’en convaincre, il suffit de consulter les messages diffusés sur leur site (lessurvivants.com). Depuis la loi Veil de 1975, affirment-ils « nous sommes tous des survivants ». Avec environ 210 000 avortements par an en France pour 800 000 naissances, le mouvement estime que « chaque génération » voit un cinquième de ses membres sacrifiés. Et en page d’accueil, il pose la question sans détour : « Qu’as-tu fait de mon frère ? »

    Une vraie maîtrise de la communication

    Le site témoigne d’une vraie maîtrise de la communication en ligne. Clips, charte graphique, utilisation des réseaux sociaux mais aussi vidéos très professionnelles diffusées sur YouTube : « Les Survivants » manient les codes à destination de la jeunesse. Et, visiblement, dispose de moyens importants, sur lesquels Émile Duport, leur meneur, reste évasif. « Je travaille dans la création digitale et j’ai fédéré autour de moi des créatifs et de designers, investis dans la cause, d’où cette qualité », explique le trentenaire, qui se dit catholique et engagé dans la lutte contre l’avortement depuis ses 18 ans.

    Pour autant, le mouvement d’agit-prop – ni association, ni collectif – se veut« ouvert et multiconfessionnel », dit le militant. Une petite centaine de personnes est attendue, samedi, pour le « happening » (dont le lieu précis sera dévoilé le matin même) mais Émile Duport affirme que 500 personnes se sont inscrites sur internet pour soutenir cette action. À ce stade, poursuit-il, « c’est surtout une première opération symbolique, destinée à intégrer les premiers membres. Mais notre mouvement est appelé à prospérer. »

    En réalité, il n’est pas tout à fait nouveau. Dès la fin des années 1990, des jeunes s’étaient fédérés sous le nom de « Survivants » pour relancer des opérations commandos, avec le soutien de l’association La Trêve de Dieu. Cette fois, Émile Duport réfute tout lien. L’objectif, cependant, est le même : « Réveiller les consciences » sur l’avortement.

    « Bataille idéologique »

    Sans attendre de savoir quel impact aura l’action de samedi, les organisations féministes s’inquiètent. « L’approche de ce groupe n’est certes pas aussi frontale que celle commandos anti-IVG, mais il mène une réelle bataille idéologique », observe Anne-Cécile Mailfert (1), présidente de la Fondation des femmes. Pas de quoi, évidemment, ébranler les certitudes des défenseurs de l’avortement perçu« comme le premier droit des femmes », selon l’expression de la militante. « Notre message, rétorque Émile Duport, c’est justement de dire que l’IVG ne concerne pas que les femmes, mais aussi les futurs pères et chacun d’entre nous ». La bataille, en tout cas, n’est pas près de s’éteindre.

    Marine Lamoureux

    (1) « Ils ne décideront plus pour nous », Ed. les petits matins, 2015.

  • Au Vatican : un ministère dédié aux laïcs, à la famille et à défense de la Vie

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    De Sébastien Maillard sur le site du journal La Croix :

    Le pape crée un ministère aux laïcs et à la famille

    Les statuts d’un « dicastère pour les laïcs, la famille et la vie » ont été approuvés ce 4 juin par le pape François, qui crée des postes de haute responsabilité pour des laïcs. Reste à en nommer les responsables.

    Réforme de la Curie, acte III. Après le domaine économique et financier puis celui des communications, le pape François avance sur un nouveau chantier de la réforme pour laquelle il a été élu, celui de la fusion de divers conseils pontificaux de la Curie romaine. Il a approuvé ce 4 juin les statuts d’une sorte de futur grand ministère « pour les laïcs, la famille et la vie ». Ce « dicastère », selon la terminologie officielle retenue, était attendu de longue date. Il remplacera les conseils pontificaux actuels pour les laïcs et pour la famille.

    Les statuts font une part belle aux laïcs dans le fonctionnement même de ce nouvel organe de la Curie. Le dicastère sera présidé par un préfet, qui sera sans doute en pratique un cardinal, mais le « numéro deux » « pourrait être un laïc », précise en effet le texte de 13 articles. L’organigramme prévoit aussi que les trois sections du dicastère (laïcs, famille, vie) seront présidées chacune par un sous-secrétaire, qui devront ici obligatoirement être tous trois des laïcs. Actuellement, le secrétaire comme le sous-secrétaire du Conseil pontifical pour les laïcs, qui a l’importante responsabilité des JMJ (Journée mondiale pour la jeunesse), sont des ecclésiastiques.

    Les statuts obligent également à ce que les laïcs, employés directement dans le dicastère ou membres de l’équivalent de son conseil d’administration, proviennent des diverses parties du monde. Ces membres, est-il précisé, seront« hommes ou femmes, célibataires ou mariés, engagés dans divers champs d’activité (..) et refléteront le caractère universel de l’Église ». L’actuel Conseil pontifical pour les laïcs compte, comme membres, 20 laïcs et 17 cardinaux.

    « Conscience de la co-responsabilité »

    Sur le fond, le ministère aura pour objet de « favoriser chez les fidèles laïcs la conscience de la co-responsabilité ». Ceci passe notamment par leur « présence active et responsable dans les organes consultatifs de gouvernement présents dans l’Église aux niveaux universel et particulier ». Cette responsabilisation des laïcs, pas seulement dans le nouveau dicastère mais à travers toute l’Église catholique, rejoint une volonté maintes fois exprimée par le pape François depuis le début de son pontificat.

    Sur la famille, le nouvel organe de Curie devra élaborer des « lignes directrices pour les programmes de formation » destinés aux préparations au mariage et envers les jeunes, « avec une attention spéciale aux pauvres et aux marginalisés ». Dans son entretien à La Croix, le pape avait déjà exprimé le besoin de telles « lignes directrices », qui font suite à son exhortation Amoris laetitia, consécutive aux synodes sur la famille.

    Théorie du genre

    Quant à la défense de la vie, il s’agit notamment d’aider les associations « à prévenir le recours à l’avortement » mais aussi d’« aider les femmes qui auraient avorté ». Cette section du futur dicastère coordonnera aussi des « initiatives en faveur de la procréation responsable » et sur « la protection de la vie humaine de sa conception jusqu’à sa fin naturelle ». Elle sera chargée de développer une formation « sur la base de la doctrine morale catholique et du magistère de l’Église » sur les questions de bioéthique et de droit à la vie, en réaction aux« idéologies qui se développent concernant la vie humaine et la réalité du genre humain ». Le pape François a souvent dénoncé à cet égard des « colonisations idéologiques » opérées dans les pays du Sud en contrepartie d’aide au développement.

    Nominations

    Reste au pape à nommer les responsables de ce futur dicastère d’ici à l’entrée en vigueur des statuts, fixée au 1er septembre 2016. L’actuel président du Conseil pontifical pour les laïcs, le cardinal polonais Stanisław Ryłko, ne devrait pas en être puisqu’il devrait être nommé archevêque de Cracovie après les prochaines JMJ qui s’y dérouleront fin juillet. De son côté, le président du Conseil pontifical pour la famille, Mgr Vincenzo Paglia, a été fragilisé par des ennuis judiciaires en Italie.

    Quoi qu’il en soit, ce futur dicastère en annonce déjà un autre. Préparée par le « C9 », le conseil de neuf cardinaux entourant le pape pour la réforme de la Curie, sa mise en place précède en effet celle attendue également d’une autre fusion annoncée à partir des Conseils pontificaux à la charité (« Cor Unum »), à la justice sociale (« Justice et paix ») et aux migrants. Soit la suite de l’acte III de cette réforme.

    Sébastien Maillard (à Rome)

  • ONU : le Vatican défend les enfants à naître lors du Sommet mondial d'Istambul

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    De c-fam.org :

    Le Vatican défend les enfants à naître lors du Sommet mondial de l’ONU

    Istanbul, le 27 mai (C-Fam). Lors du Sommet mondial à Istanbul cette semaine, le Vatican a rappelé aux dirigeants du monde qu’il n’existe pas de droit international à l’avortement. Le Saint-Siège a rejeté les propositions européennes pour créer un nouveau droit à l’avortement en vertu des Conventions de Genève, également connues sous les noms de droit international humanitaire ou de lois de la guerre.

    Le « Saint-Siège souligne qu’il n’y a pas de droit à l’avortement en vertu du droit international des droits de l’homme ou du droit international humanitaire et répète l’exhortation du Secrétaire général que les parties étatiques et non-étatiques aux conflits armés doivent s’abstenir de faire des “interprétations larges et litigieuses” du droit international », a déclaré le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Vatican.

    La déclaration visait à dénoncer les efforts européens pour définir ces enfants à naître, qui sont conçus à la suite de violences sexuelles lors de conflits, comme une « blessure de guerre » qui doit être supprimée afin de « guérir » la mère.

    Parolin a pris la parole au tout premier Sommet humanitaire mondial, une conférence de l’ONU destinée à renforcer l’action humanitaire boiteuse venant en aide aux flux massifs de réfugiés et à aider 130 millions de personnes vivant dans des crises humanitaires.

    Le Danemark a annoncé qu’il allait montrer son leadership dans l’humanitarisme en finançant la « santé et les droits sexuels et reproductifs, contre la violence basée sur le genre » et « le droit d’avoir une éducation sexuelle complète, ainsi que le droit à l’avortement ». Dans cette perspective, le Danemark a déclaré qu’il augmenterait le financement du travail du FNUAP en Syrie, actuellement ravagée par la guerre. Le Danemark est un des principaux donateurs du FNUAP, de l’International Planned Parenthood, d’ONU Femmes, et d’Amplify Change.

    Les Pays-Bas, eux aussi un des grands pays donateurs de l’ONU, ont déclaré : « Les femmes et les jeunes filles devraient avoir accès aux services et au matériel de santé sexuelle et reproductive, y compris les contraceptifs, l’avortement sans risque et les soins nécessaires aux victimes de viols ».

    Le président de la puissante Oak Fondation a déclaré : « Notre premier engagement est de soutenir et de financer les organisations qui fournissent ou défendent le droit aux droits sexuels et reproductifs », en clair « le droit à l’avortement dans le cadre des soins médicaux non discriminatoires en vertu du droit international humanitaire ». La fondation finance le groupe d’avortement mondial Ipas et le Global Justice Center, architecte de la campagne pour les droits à l’avortement en vertu du droit humanitaire.

    Leur stratégie a pour cible une loi américaine sur l’aide internationale interdisant le financement fédéral de l’avortement à l’étranger. L’amendement Helms est attaqué puisque les groupes pro-avortement espèrent obtenir des millions de dollars américains de plus avant la fin de l’administration Obama.

    Mais lorsque six nations européennes ont dit aux États-Unis l’an dernier au Conseil des droits de l’homme que la loi viole les Conventions de Genève, les États-Unis ont contre attaqué. Lors du Sommet, les États-Unis ont carrément évité la question dans leurs remarques préparées à l’avance.

    Les défenseurs de ces enfants fruits de violences sexuelles soulignent que l’accent mis sur l’avortement de ces enfants rend beaucoup plus difficile l’aide qu’on voudrait leur apporter à eux ainsi qu’à leur mère. Ils rapportent que des dizaines de milliers de ces enfants souffrent de stigmatisation et de discrimination en raison des circonstances de leur naissance. Des centaines d’autres sont susceptibles d’endurer ce même sort, eux qui naissent aujourd’hui suite aux violences de groupes armés tels que l’EIIL et Boko Haram.

    Le Saint-Siège a parlé pour ces enfants, encourageant « les institutions religieuses et les organisations catholiques à accompagner les victimes de viol dans les situations de crise, qui, à leur tour, ont besoin d’une assistance efficace et continue tant psychologique que spirituelle et matérielle pour elles-mêmes ainsi que leurs enfants, conçus et nés du viol ».

    Traduit par Anne-Claire Foltzenlogel

  • Pape François : on n'élimine pas la souffrance en éliminant ceux qui souffrent

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    De Radio Vatican :

    Pape François : on élimine pas la souffrance en éliminant ceux qui souffrent

    (RV) Il faut diffuser «un concept de sciences qui se fait ‘service’ et non ‘sélection’». Le Pape l’affirme ce mercredi 25 mai 2016 dans un message signé par le cardinal Secrétaire d’État et adressé aux participants d’une conférence intitulée «Protéger la vie : l’hospice périnatal, une réponse scientifique, éthique et humaine au diagnostic prénatal», organisée à l’occasion du Jubilé de la Miséricorde par un des plus importants hôpitaux de Rome, le Policlinico Gemelli auquel est lié l’Université catholique du Sacré-Cœur qui dispose notamment de facultés de Médecine et de Chirurgie.

    Service et non sélection

    Dans ce message, le Saint-Père espère que «de nouveaux objectifs seront fixés», en faveur du service à la personne et du progrès de la science médicale, «en se référant constamment, écrit-il, aux valeurs pérennes humaines et chrétiennes, en cherchant de répondre au mieux à la pauvreté qu’est la situation de l’enfant vivant une pathologie grave, avec le maximum d’amour, en diffusant un concept de sciences qui se fait ‘service’ et non ‘sélection’».

    Contre la culture du rejet

    Le Pape invite «à un effort quotidien pour mettre en œuvre le projet de Dieu pour la vie, en la protégeant avec courage et amour, avec un style de proximité, en prenant de la distance vis-à-vis de la culture du rejet qui ne propose, dit-il, que des itinéraires de mort, pensant éliminer la souffrance en éliminant ceux qui souffrent».

    Le Pape exprime enfin son appréciation pour ce qui a été accompli jusqu’à aujourd’hui par un personnel faisant preuve de «compétence et de diligence».