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Persécutions antichrétiennes - Page 54

  • Coup d'Etat au Myanmar : l'inquiétude des chrétiens birmans

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    Du site de l'association Portes Ouvertes :

    Coup d’État au Myanmar: les chrétiens comptent sur nos prières!

    Inquiète suite au coup d'État du 1er février rappelant les souvenirs douloureux de la dictature militaire, l'Église du Myanmar demande aux chrétiens du monde entier de prier avec elle.

    Suite au coup d’État, l'armée birmane a installé d'anciens généraux et des membres du parti militaire à des postes clés dans son nouveau gouvernement, dont les affaires religieuses. Les chrétiens birmans, déjà persécutés, regardent la situation avec inquiétude et demandent nos prières.

    «Notre vie a été pleine de chagrin, de peur et de problèmes sous le régime militaire. Aujourd’hui, les gens souffrent à cause de la guerre civile et nous sommes déprimés par ce coup d'État», déplore le pasteur Zay, dans l’État de Rakhine au Myanmar.
     
    Les chrétiens dans la tourmente

    Bien avant le coup d'État qui a eu lieu le 1er février, 4.000 chrétiens ont fui la guerre civile qui oppose le gouvernement et les séparatistes, dont les Rohingya. Parmi ces déplacés, plus de 500 croyants, dont des missionnaires, ont été piégés à Kyaukkyi, dans la région de Bago. Ils ne peuvent ni avancer ni retourner chez eux. «Ils ont besoin de nourriture, de médicaments et de vêtements, mais l'accès et la communication sont très difficiles», se soucie Daisy, partenaire locale de Portes Ouvertes.
    Min Naing, un autre de nos partenaires, partage son inquiétude:
     
    «Les chrétiens espéraient un cessez-le-feu entre les militaires et les insurgés, mais l'avenir est incertain, et nous sommes maintenant dans une situation encore plus déprimante.»

    Une persécution systémique

    Depuis son indépendance en 1948, le Myanmar (ex-Birmanie) a connu la dictature militaire et une longue transition vers la démocratie: violations des Droits de l’Homme, églises fermées, habitations attaquées, chrétiens battus, femmes harcelées sexuellement, voire violées… Aujourd’hui, la persécution des chrétiens reste très forte, dans tous les domaines de la vie. Notamment dans les États du Nord de Kachin, Chin et Shan.
     
    Dans ce contexte troublé, notre responsable pour l'Asie relaie la demande d’intercession de l’Église du Myanmar: «Alors que nos partenaires font de leur mieux pour répondre aux besoins des chrétiens sur le terrain, faisons confiance à Dieu pour être leur force et leur bouclier. Nos prières vont là où nous ne pouvons pas aller.»
  • Et nous, comment prier et prendre soin des chrétiens persécutés ?

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    De RCF, une émission "Je pense donc j'agis" :

    Et nous, comment prier et prendre soin des chrétiens persécutés ?

    Présentée par Melchior Gormand UA-159397

    JE PENSE DONC J'AGIS

    VENDREDI 29 JANVIER À 10H00

     

    DURÉE ÉMISSION : 55 MIN

    Comment penser et prier pour les chrétiens qui sont en situation de fragilité à travers le monde et pour ceux qui sont persécutés ?

    CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS : COMMENT AGIR ?

    La 12ème édition de la Nuit des Témoins organisée par l'AED en partenariat avec RCF invite chaque chrétien à prier pour ceux qui sont menacés voire persécutés à cause de leur foi à travers le monde. Prier, partager, ou encore pardonner, ce sont termes utilisés par William Avenier, responsable du service animation pour les OPM, les Oeuvres Pontificales Missionnaires. "Notre devoir de chrétien, c’est de prier pour nos frères et de les épauler le mieux possible" rappelle un auditeur, Eric.

    INVITÉS

    • William Avenier, responsable du service animation pour les Œuvres Pontificales Missionnaires

  • Pakistan : le régime est sourd aux plaintes des familles chrétiennes touchées par l'enlèvement et la conversion forcée de leurs filles à l'islam

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Le drame des familles chrétiennes lié à l'enlèvement et à la conversion de leurs filles à l'islam face à l'impunité entourant ce crime

    jeudi, 28 janvier 2021

    Rawalpindi (Agence Fides) - Rafique Masih est un chrétien pakistanais qui, en père à l'esprit déchiré, implore la police de retrouver sa fille qui a été enlevée alors qu'il se trouvait au travail. Ainsi que l'a appris l'Agence Fides, Rafique Masih, qui vit à Rawalpindi, a déclaré que, le 5 janvier, alors qu'il se trouvait au travail, un musulman, Muhammad Hamza, est entré de force à son domicile et a enlevé sa fille, Mashal, 17 ans, avec l'aide de deux complices. Son autre fille, de 11 ans, était à la maison et s'est enfuie épouvantée.

    En s'adressant à la police, au sein d'un commissariat dont le personnel est composé en presque totalité de musulmans, le père de la jeune fille n'a reçu aucune aide. Lorsqu'il s'est rendu à la station de police de Bani, à Rawalpindi, pour déposer plainte suite à l'enlèvement de sa fille, au lieu d'enregistrer celle-ci, les agents de police l'ont tourné en dérision et se sont refuser de prendre la plainte en considération. « Depuis que Mashal a été enlevée, la police n'a démontré aucun intérêt pour la récupérer des mains de ses ravisseurs. Elle n'a pas levé le petit doigt » indiquent des activistes chrétiens à l'Agence Fides. Rafique Masih accuse la police de retarder délibérément la récupération de sa fille parce qu'il est chrétien.

    L'ONG CLAAS, qui défend les droits des chrétiens au Pakistan, remarque que, si rien n'est fait rapidement pour récupérer la jeune fille, les ravisseurs pourraient obtenir son certificat de conversion à l'islam et peut-être son certificat de mariage ainsi que la déclaration qui affirme qu'elle s'est convertie à l'islam et a épousé Mohammad Hamza de son plein gré.

    « Rafique Masih est un père désespéré qui supplie actuellement la police de l'aider à retrouver sa fille, de faire son devoir en matière d'assistance aux citoyens qui subissent des violences et sont victimes de crimes » note l'organisation.

    Une autre jeune chrétienne, Shiza, a récemment échappé à ses ravisseurs musulmans et a publié une vidéo dans laquelle elle menace de s'immoler par le feu et de se suicider si elle n'obtenait pas justice. Selon ses parents, la police ne collabore pas et n'est pas disposée à recevoir sa plainte pour arrêter ses ravisseurs. Le tribunal de première instance n'a, lui non plus, pas examiné sa demande. Shiza a diffusé sa vidéo en proie au désespoir en ce qu'elle est encore traumatisée et déclare avoir perdu tout espoir de justice. Elle a été enlevée le 28 septembre par cinq hommes armés qui sont entrés de force chez elle, dans un village de la zone de Faisalabad. Deux mois plus tard, elle est parvenue à s'échapper et est retournée dans sa famille en novembre. Cependant, aucun des hommes identifiés par Shiza (comme étant ses ravisseurs NDT) n'a encore été arrêté par la police.

    Nasir Saeed, Directeur de l'ONG CLAAS, déclare à Fides : « C'est une constante : la police ne prend pas au sérieux ces cas et au lieu de faire son devoir et d’être impartiale, elle se range aux cotés des ravisseurs, n'entreprenant aucune action tant qu'elle ne subit pas de pressions. La police évite souvent d'enregistrer les plaintes de ce type en pensant qu'elles pourraient ternir l'image du Pakistan au sein de la communauté internationale qui a exprimé à plusieurs reprises sa préoccupation suite à l'augmentation du nombre de cas de conversions forcées au Pakistan ».

    Le Direteur de CLAAS poursuit : « Nous avons récemment suivi les cas de Huma Younis, Arzoo Raja et Maira Shahbaz qui ont eu les honneurs de la chronique dans les moyens de communication chrétiens et laïcs au niveau international. Les parents chrétiens se sentent impuissants et ont fait appel au Président, au Premier Ministre, mais sans obtenir de réponse. Les parents chrétiens désirent seulement que leurs filles mineures leur soient rendues, qu'elles reviennent à la maison mais la police et les tribunaux ne respectent la loi et la violent de manière flagrante. Cette situation fait que la communauté chrétienne est plutôt amère mais tout tombe dans les oubliettes des autorités ».

    Nasir Saeed conclut : « Les chrétiens ne se sentent pas en sécurité et sont préoccupés pour leur avenir au Pakistan à cause de l'inaction et de l'indifférence du gouvernement concernant la lutte contre ce phénomène de violence envers les minorités chrétiennes. Si l'impunité existe, les coupables sont encouragés et de tels cas continuent à augmenter diminuant l'espoir des minorités religieuses ». (PA) (Agence Fides 28/01/2021)

     
  • Ce vendredi 29 janvier à 20H00 : la Nuit des Témoins (sur KTO, en direct du Sacré-Coeur de Montmartre)

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  • Les chrétiens du Nigeria gardent la foi au milieu de l'insurrection et des persécutions persistantes

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    De Valentine Iwenwanne(*) sur le site du Catholic Herald :

    Les chrétiens du Nigeria gardent la foi au milieu de l'insurrection et des persécutions persistantes
     
    19 janvier 2021

    Chaque dimanche matin à 8 heures, Daniel Musa, 32 ans, se précipite à l'église, à un demi-kilomètre de sa maison dans le quartier de Polo à Maiduguri, sa bible à la main droite. En semaine, il s'assure que rien ne l'empêche d'assister aux offices de milieu de semaine, même dans cette ville qui a été attaquée à plusieurs reprises par le redoutable Boko Haram depuis 2002.

    Sa première rencontre avec les insurgés a eu lieu le 6 janvier 2012, juste après la célébration du Nouvel An à Maiduguri. Il a commencé à entendre des cris de différentes tonalités résonnant de l'extérieur de sa maison. Il a ouvert sa porte pour savoir ce qui se passait, mais n'a rien trouvé. "Je suis donc allé chercher des paquets de nouilles pour le dîner", raconte-t-il. "Sur le chemin du retour, deux de mes amis chrétiens ont couru vers moi sans savoir qu'ils étaient suivis par trois membres du groupe redouté. Ils nous ont rattrapés, nous ont encerclés et en ont éliminé un d'une balle dans la tête", rapporte-t-il. De retour dans sa ville natale de Goza - autrefois contrôlée par les insurgés de Boko Haram - son oncle maternel, Joseph Aga, a été coupé en morceaux et laissé pour mort. "Ils l'ont molesté et l'ont laissé pour mort alors que tout le monde autour fuyait pour se mettre à l'abri." a déclaré Musa au Catholic Herald.

    Le Nigeria est divisé de façon à peu près égale : un peu plus de la moitié des 206 millions d'habitants du pays sont musulmans, un peu moins de la moitié sont chrétiens. Dans la partie nord du pays, l'islam est la religion dominante, tandis que le christianisme est présent dans le sud - mais la plupart des meurtres ont lieu dans la zone centrale du Nigeria, où les deux moitiés du pays se rencontrent. Si la religion n'était pas à l'origine une question liée au conflit au Nigeria, elle est passée au premier plan. 

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  • Pakistan : une chrétienne de 12 ans enlevée, convertie de force à l'islam, violée et réduite en esclavage

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    D'Agnès Pinard Legry sur Aleteia.org :

    Pakistan : Farah, chrétienne de 12 ans, enlevée, violée et réduite en esclavage

    WEB2-Farah Shaheen-ACN

    Farah Shaheen (Aid to the Church in Need)

    20/01/21

    Farah Shaheen, une fillette chrétienne de 12 ans, a été libérée fin décembre 2020 après avoir passé cinq mois d'une violence indicible. Enlevée, mariée et convertie de force à l’islam, elle a été violée à de nombreuses reprises et enchaînée dans un enclos à bétail.

    C’est un effroyable témoignage qu’a livré le pakistanais Asif Masih à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) sur le calvaire qu’a subi sa fille, Farah Shaheen, chrétienne âgée de 12 ans, pendant cinq mois. Cinq mois de souffrance, de torture et de désespoir auquel il a réussi à mettre un terme fin décembre après de nombreuses alertes auprès de la police.

    Farah Shaheen a été enlevée le 12 juin 2020 par un homme âgé de 45 ans, Khizar Ahmed Ali. Ce dernier, après l’avoir forcé à se convertir à l’islam, l’a épousé. Commence alors une vie de terreur pour la fillette. « Elle a été agressée sexuellement par son ravisseur et violée à plusieurs reprises par d’autres hommes », rapporte son père. Tout au long de ces cinq mois, Farah Shaheen est enchaînée et forcée à travailler toute la journée dans un enclos à bétail.

    Trois mois pour enregistrer sa disparition

    Après une première alerte lors de son enlèvement en juin, Asif Masih n’a eu de cesse de se battre pour retrouver sa fille. L’affaire est finalement enregistrée après trois mois et il aura fallu attendre cinq mois pour que la police intervienne. « Quand j’ai signalé à la police que Farah avait été enlevée, on m’appelait ‘churrah’, ce qui signifie sale, un terme de réprimande souvent utilisé contre les chrétiens », a-t-il expliqué à l’AED. Il a également dénoncé un rapport médical réclamé par la justice pakistanaise affirmant que la jeune fille est âgée de 17 ou 18 ans… alors que son certificat de naissance délivré par l’état civil ne laisse aucun doute sur ses 12 ans.

    D’après plusieurs ONG dont le Mouvement pour la Solidarité et la Paix, une organisation de défense des droits de l’Homme dans le pays, environ 1.000 femmes et filles chrétiennes et hindoues sont enlevées chaque année au Pakistan.

  • RDC : un évêque dénonce l’indifférence face aux massacres au Nord-Kivu

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    Du site d'information religieuse "Présence" (Canada) :

    Un évêque congolais dénonce l’indifférence envers les massacres au Nord-Kivu

    Agence Catholic News Service

    2021-01-18

    Un évêque congolais demande une action internationale pour endiguer les massacres dans son diocèse et accuse le gouvernement et les médias du pays d'être indifférents aux souffrances actuelles.

    «L'année dernière encore, au moins un millier de personnes ont été tuées ici – cela dure depuis une décennie, et la situation s'est détériorée en une chaîne de massacres», a déclaré l'évêque Melchisedech Sikuli Paluku de Butembo-Beni dans la province du Nord-Kivu au Congo.

    «J'appelle la communauté internationale à entendre le cri de souffrance de mon pays et à aider ses pauvres gens. Compte tenu du calvaire que nous avons été contraints de subir pendant si longtemps, nous nous sentons abandonnés.»

    L'évêque a lancé cet appel dans une vidéo distribuée le 14 janvier par la branche allemande de l'organisme Aide à l'Église en détresse, alors qu'une délégation d'évêques congolais et étrangers entamait une visite de six jours.

    Dans un commentaire, Aide à l'Église en détresse a déclaré que le Nord-Kivu, riche en ressources, avait été en proie aux Forces démocratiques alliées, un mouvement rebelle de l'Ouganda voisin dirigé par un chrétien converti à l'islam qui avait déclaré son affiliation à Daech.

    Elle a ajouté que les forces congolaises et les troupes d'une mission de stabilisation de l'ONU forte de 18 000 hommes n'avaient pas réussi à pacifier l'«épicentre de la violence» autour de Beni, alimentant ainsi la plus longue crise humanitaire d'Afrique.

    «Les médias de notre pays n'en parlent guère, voire pas du tout, alors que tout ce qui intéresse nos hommes politiques est de savoir comment partager le gâteau du pouvoir», a déclaré Mgr Sikuli Paluku dans son message vidéo, qui comprenait des scènes de violence récentes.

    «Malgré tout, nous devons espérer que les choses s'améliorent et que l'État fasse à l'avenir de plus grands efforts pour mettre fin à ces massacres.»

    La délégation de la conférence des évêques congolais et de l'Association des conférences épiscopales d'Afrique centrale a commencé sa tournée des diocèses de Butembo-Beni, Bunia et Goma le 15 janvier et organisera des prières et des messes pour la paix et la justice, selon les médias locaux.

    Cependant, lors des dernières atrocités, 15 femmes et enfants auraient été tués à coups de machette par des combattants des Forces démocratiques alliées dans un camp le 13 janvier, tandis qu'au moins 40 autres ont trouvé la mort lors des attaques des militants près de Beni le 31 décembre.

    Dans une homélie prononcée le 3 janvier à la cathédrale, Mgr Sikuli Paluku a annoncé une «campagne de solidarité» pour aider les personnes déplacées par la violence, qui comprendra des collectes pour Caritas.

    «Certaines paroisses sont déjà presque vides d'habitants», a déclaré l'évêque à Radio Moto Butembo-Beni le 4 janvier.

    «Cela signifie que nous avons maintenant plus de personnes déplacées qu'il y a un mois. Il est important qu'en plus des prières, nous fassions aussi bouger les choses. Ce sont nos frères et sœurs, et le partage est une exigence pour chaque chrétien.»

    L'Église catholique est depuis longtemps impliquée dans les efforts de paix au Congo, où environ 5 millions de personnes ont été déplacées par les combats dans l'est du pays, plus de 900 000 ayant cherché refuge dans les pays voisins et un demi-million de plus à l'intérieur du pays, selon les données de 2020 du HCR, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés.

  • Dix ans déjà !

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    Cela fait dix ans que belgicatho prend journellement son tour de veille. C'est en janvier 2011 que tout a commencé. Il s'agissait alors de monter au créneau pour rétablir la vérité et apporter notre soutien quand Benoît XVI était sous le feu incessant des attaques médiatiques et quand Mgr Léonard devenu archevêque de Malines-Bruxelles pourfendait bravement le politiquement et culturellement correct. Depuis lors, la situation a évolué mais l'orientation du blog est restée la même, vigilante et critique à l'égard d'un monde et d'une Eglise malheureusement à la dérive. Depuis 2011, quotidiennement, nous rassemblons les informations publiées çà et là qui nous paraissent aptes à éclairer le jugement et nourrir la réflexion pour les livrer à nos lecteurs. Cette publication est ainsi la 21.896ème que nous leur fournissons. Plus de 800 personnes sont abonnées à la newslletter qui est livrée chaque jour dans leur boîte électronique. La moyenne des visites quotidiennes effectuées sur belgicatho est de 500 environ. C'est probablement dérisoire mais dans le contexte belge actuel ce n'est sans doute pas tout à fait insignifiant. C'est aussi gratuit : jamais un appel de fonds n'a été lancé pour soutenir une activité qui est totalement désintéressée. Nous continuerons, bien sûr, tant qu'il nous sera donné de pouvoir le faire, avec le soutien moral et spirituel de tous nos amis. 

  • Ne pas oublier les chrétiens persécutés du Kosovo

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    De Solène Tadié sur le National Catholic Register :

    La persécution silencieuse des chrétiens au Kosovo

    Arnaud Gouillon, 34, a naturalized Serb since 2015, was recently appointed secretary of state in charge of the diaspora in the Serbian government.

    Arnaud Gouillon, un humanitaire chrétien et ministre nouvellement nommé par le gouvernement serbe, évoque la situation critique des communautés serbes chrétiennes au Kosovo et explique pourquoi leur disparition de cette région serait un terrible signal pour toute la chrétienté.

    15 janvier 2021

    Les Serbes chrétiens du Kosovo ont subi des persécutions sévères et presque systématiques depuis les années 1990 dans le contexte des guerres yougoslaves (1991-2001), en particulier depuis la guerre du Kosovo en 1999. 

    Situé au centre des Balkans dans le sud-est de l'Europe et bordé par la Serbie, l'Albanie, le Monténégro et la Macédoine, le Kosovo a longtemps été un territoire contesté, pour des raisons ethniques, religieuses et culturelles. 

    Lorsque le Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance de la Serbie en 2008, 100 000 à 150 000 Serbes - dont la plupart sont des chrétiens orthodoxes - ont choisi de rester sur cette terre, qu'ils considèrent comme le berceau de leur culture et de leur foi, malgré le contexte économique difficile qui y règne et la coexistence difficile avec la majorité albanaise musulmane (représentant 90 % de la population). 

    Les chrétiens, qui ont été majoritaires sur ce territoire pendant des siècles, ne représentent aujourd'hui qu'environ 6 % de l'ensemble de la population. Pourtant, ce territoire concentre toujours une part impressionnante de l'héritage orthodoxe, ainsi que les plus anciens monastères de Serbie.

    Alors que les persécutions sous-rapportées contre la minorité chrétienne du Kosovo se sont produites au cours des 20 dernières années, depuis que la Serbie a perdu le contrôle du territoire, la violence à leur encontre a atteint son apogée avec les pogroms de mars 2004, au cours desquels 935 maisons et une trentaine d'églises et de monastères orthodoxes ont été brûlés, laissant environ 4 000 Serbes déplacés.

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  • 13 chrétiens tués par jour pour leur foi

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    De  sur le site du Figaro :

    La persécution des chrétiens dans le monde s’aggrave

    Selon un rapport, le nombre de tués en raison de leur foi a augmenté de 60 % en 2020.

    Année après année, les statistiques publiées par l’association protestante évangélique Portes ouvertes, membre de la Fédération protestante de France et présente depuis 66 ans dans 70 pays pour aider les chrétiens persécutés, laissent un goût amer. Son «Index mondial de persécution des chrétiens», portant sur les chiffres de 2020 et publié le 12 janvier, montre que le nombre de chrétiens tués en raison de leur foi est passé de 2.983 à 4.761, soit une augmentation de 60 %. «Sur un plan mondial, cela fait 13 chrétiens tués par jour pour leur foi», commente l’un des responsables de l’association.

    Avec un terrible record, au Nigeria, où 3.520 chrétiens ont été assassinés en une année. Ce pays est en proie aux islamistes de Boko Haram et à la radicalisation des Fulanis, un peuple de bergers nomades majoritairement musulmans, surnommés les Peuls. «91 % des chrétiens tués l’ont été sur le continent africain en 2020», souligne l’association. C’est «la montée en puissance des groupes djihadistes en Afrique subsaharienne» qui explique cette forte augmentation des chrétiens tués en 2020, car ces mouvements «ont profité des mesures prises pour lutter contre l’épidémie de Covid pour étendre leurs champs d’opération».

    Si les églises, autre élément statistique, ont été moins ciblées en 2020, passant de 9.488 à 4.488, cela vient du fait que l’année 2019 avait atteint un sommet en la matière, par destruction pure et simple, par fermeture administrative ou par élimination des croix. La palme des attaques contre les églises revient cette année à la Chine. L’index recense 3.088 églises ciblées dans ce pays en 2020, pour 5.576 en 2019. «Nombre d’églises fermées n’ont pas rouvert cette année, précise Portes Ouvertes, il y a donc moins de “cibles”.» Quant à ces «attaques», elles vont «de l’obligation d’enlever les croix, souligne le rapport, à la destruction complète.Près de 18.000 églises ont été ciblées depuis sept ans en Chine».

    Enfin, troisième indice annuel, celui des chrétiens emprisonnés «arbitrairement» pour leur foi: ils sont passés de 4.811 en 2019 à 4.277 en 2020, soit une légère baisse. L’association conclut: «Plus de 340 millions de chrétiens ont été fortement persécutés ou discriminés en raison de leur foi dans les 50 pays répertoriés.» Elle ajoute - à partir de critères très précis et maintenant rodés depuis plus d’une décennie - que «la violence antichrétienne a subi une intensification de 10 % par rapport à 2019».

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  • Les chrétiens encore plus persécutés et discriminés dans le monde en raison de la pandémie

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    D'Agnès Pinard Legry sur Aleteia.org :

    Le Covid-19 amplifie la persécution des chrétiens dans le monde

    13/01/21

    Les persécutions et discriminations de chrétiens, qui concernent plus de 340 millions de personnes dans le monde, ont été amplifiées par la crise engendrée par la pandémie de Covid-19. C'est ce que souligne l’association protestante Portes Ouvertes qui sort ce 13 janvier son Index mondial de persécution des chrétiens. Treize chrétiens sont tués chaque jour dans le monde au nom de leur foi.

    Discriminés et persécutés au nom de leur foi, c’est le quotidien de plus de 340 millions de personne à travers le monde, affirme l’association protestante Portes ouvertes dans son Index mondial annuel de persécution des chrétiens publié ce mercredi 13 janvier 2021. « Cela représente un chrétien sur 6 en Afrique et 2 chrétiens sur 5 en Asie », résume le président de l’association, Patrick Victor tout en rappelant qu’il s’agit « d’un comptage direct et d’estimations prudentes ».

    Dans le détail, le nombre de chrétiens tués en un an est passé de 2.983 à 4.761, soit une augmentation de 60%. En d’autres termes, cela signifie que treize chrétiens ont été tués en moyenne chaque jour au nom de leur foi. Cette forte augmentation s’explique par la montée en puissance des groupes djihadistes en Afrique subsaharienne. Ils ont profité des mesures prises par les gouvernements dans le contexte de la crise sanitaire pour étendre leurs activités et leurs champs d’opérations. Les pays les plus touchés par ce phénomène sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Cameroun, le Congo (RDC) et le Mozambique. Le nombre total de chrétiens tués dans ces pays a presque triplé : il est passé de 1.584 à 4.216 en un an.

    La crise engendrée par la pandémie de Covid-19 a largement amplifié le phénomène. De l’Inde au Yémen, jusqu’en Afrique de l’Ouest, de nombreux chrétiens ont été exclus de l’aide humanitaire distribuée par leur gouvernement. En Chine, le coronavirus a généré encore plus de surveillance de la part du régime envers les églises. En Somalie, la milice islamiste Al-Shabaab a diffusé des messages comme quoi le Covid-19 était propagé par « les forces croisées (les chrétiens, ndlr) qui ont envahi le pays ». Dans plusieurs pays du golfe persique, ce sont des infirmières chrétiennes qui ont été assignées à s’occuper, sans masques, de patients atteints du Covid-19, rapporte encore l’ONG Portes ouvertes.

     
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    Portes ouvertes

    Pour la sixième année consécutive, le Nigeria arrive en tête des pays où les chrétiens sont tués pour leur foi. « Il est frappant de constater que le nombre de chrétiens tués a explosé avec la mise en place de mesures de confinement à la fin du mois de mars », reprend Patrick Victor. « Plus des deux tiers des chrétiens tués au Nigeria au cours de l’année étudiée l’ont été pendant les mesures de confinement, d’avril à août 2020 ».

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    Portes ouvertes

    Rayon d’espoir dans ce sombre tableau, le Soudan est descendu du 7e au 13e rang des pays où les chrétiens sont le plus persécutés, sortant ainsi du top 10. En effet, l’islam n’est désormais plus religion d’état et la peine de mort pour apostasie a été abolie. « Ce sont des signaux positifs mais il faudra du temps pour que les chrétiens soit considérés comme des citoyens normaux », reprend l’association. « N’oublions pas que pendant plus de 30 ans le pays a été régi par la charia ».

  • Pakistan : deux jeunes chrétiennes assassinées pour avoir refusé de se convertir à l'islam

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Meurtre de deux jeunes chrétiennes, tuées pour ne pas avoir voulu abandonner leur foi selon le pasteur de leur communauté protestante

    12 janvier 2021
     

    Lahore (Agence Fides) - « Le meurtre perpétré sans pitié d'Abida et de Sajida constitue une tragédie qui montre combien la vie des minorités religieuses au Pakistan tient à un fil voire même est privée de toute valeur. Viols, enlèvements, conversions forcées et même meurtres de jeunes chrétiennes sont des phénomènes préoccupants. Le gouvernement ne doit pas le nier et a le devoir de mettre un terme à la violence à l'encontre des chrétiens ». C'est ce qu'affirme dans une note transmise à l'Agence Fides Nasir Saeed, Directeur de l'ONG CLAAS (Centre for Legal Aid Assistance & Settlement), commentant le cas remontant à ces derniers jours qui a provoqué l'indignation et la protestation de la communauté des fidèles au Pakistan.

    Deux jeunes sœurs chrétiennes, Abida, 26 ans, et Sajida, 28 ans, résidant dans le quartier chrétien de Makhan, dans les environs de Lahore, ont été assassinées en décembre dernier après avoir refusé tenacement de se convertir à l'islam. La police a procédé à l'arrestation de deux musulmans, Mumtaz Khan et Muhammad Naeem, soupçonnés d'avoir tué les deux jeunes femmes. Ainsi que l'a appris Fides, Mushtaq Masih, le mari de Sajida, a indiqué que les deux sœurs travaillaient dans une usine de fabrication de médicaments et qu'elles avaient disparu le 26 novembre 2020. La famille a déposé plainte suite à cette disparition, faisant mention à la police de ses craintes d'enlèvement, dans la mesure où les deux sœurs avaient indiqué avoir été souvent harcelées sexuellement et d'avoir reçu de la part de deux collègues de travail, Muhammad Naeem et Mumtaz Khan, la demande, toujours rejetée, de se convertir à l'islam.

    La nouvelle du double meurtre a été confirmée par la police ces jours derniers. Selon les agents, qui ont trouvé les corps, les deux sœurs auraient été tuées de la même manière, à savoir étranglées après avoir été menottées. Les enquêteurs soupçonnent que les deux hommes arrêtés aient enlevé et tué les deux sœurs, continuant à mener l’enquête.

    Selon Nasier Saeed, bien que le Premier Ministre de la province du Pendjab, Usman Buzdar, ait demandé un rapport d’enquête à l'Inspecteur général de la Police, « il n'existe pas de grandes chances pour que la famille puisse obtenir justice, dans la mesure où cela est très coûteux au Pakistan, les procès étant longs et les familles pauvres n'étant pas en mesure de faire face aux dépenses légales. En outre, lorsque l'auteur d'un crime est musulman et sa victime chrétienne, persuader les juges est très difficile parce que la religion joue son rôle dans toutes les strates sociales du Pakistan ».

    Le pasteur protestant Amir Salamat Masih, qui suivait la famille des victimes, indique à Fides que la majeure partie de la population du quartier de Makhan est composée de chrétiens pauvres et analphabètes qui « n'ont pas d'autre choix que de travailler comme ouvriers dans les usines des environs, pour y produire des vêtements, des chaussures, des médicaments, des matériaux variés ». Là souvent, explique le pasteur, « les travailleuses chrétiennes sont maltraitées, affrontent la haine et sont considérées comme inférieures aux musulmanes, alors que les jeunes chrétiennes – surtout si elles sont avenantes – sont harcelées sexuellement et font l'objet d'attentions indues de la part des musulmans. Le cas de Sajida et d'Abida n'est pas isolé mais met en évidence une pratique très commune sur les lieux de travail. De tels cas arrivent quotidiennement dans différentes parties du pays mais ils sont difficilement signalés ». « Ces deux sœurs – conclut-il – sont mortes seulement parce qu'elles étaient chrétiennes et qu'elles n'ont pas voulu abandonner leur foi dans le Christ même au prix de leurs vies ».

    Chiosa Nazir. S. Bhatti, Directeur du Pakistan Christian Post, journal local qui a suivi l'affaire, indique : « En théorie et sur le papier, les minorités au Pakistan jouissent de l'égalité des droits reconnus par la Constitution. Le Premier Ministre, Imran Khan, s'est engagé à faire en sorte que les minorités soient en sécurité et vivent heureuses au Pakistan. Lorsque nous assistons à des cas de fausses accusations de blasphème, à des enlèvements, à des conversions forcées et à l'homicide de jeunes chrétiennes, il faut souligner que, dans les faits, ceci n'est pas vrai et que la condition des chrétiens au sein de la société empire actuellement ». (PA) (Agence Fides 12/01/2021)