Une dépêche de l'Agence Fides (20 août 2020) :
AFRIQUE/NIGER - Poursuite de la passion des fidèles à cause des violences djihadistes au sein de la Paroisse du Père Maccalli

« La nouvelle n'a été reprise par personne parce que la mort de paysans par rapport à celle d'occidentaux n'a pas la même importance » affirme le père Armanino. « Le message des assaillants, de présumés djihadistes installés depuis longtemps sur zone, peut se résumer de la sorte : détruire, démolir l'Eglise, entraîner des conversions à l'islam sous la menace de la destruction du village » souligne le missionnaire qui ajoute : « Par ailleurs, est implicite « l'invitation » à ne pas collaborer avec les forces gouvernementales sous peine de finir sa vie comme les deux personnes tuées sur place ».
Bomoanga est le village dans lequel, le 17 septembre 2018, a été enlevé le Père Pierluigi Maccalli. « Vingt-trois mois après son enlèvement, la passion de sa population se poursuit – souligne le Père Armanino. Une délégation de la population en question, dans le cadre d'une rencontre avec l'Evêque du Diocèse, accompagnée de l'Administrateur de la Paroisse de Makaloni, actuellement isolée, a souligné trois aspects fondamentaux. Ils pourraient être résumés en trois questions simples et essentielles : Comment continuer à vivre la foi ? Comment se procurer la nourriture nécessaire à la famille ? Où se réfugier ? ».
« Il est bon de rappeler que, dans la zone frontalière du Burkina Faso, le nombre des évacués a dépassé le million de personnes soit 5% de la population du pays » conclut le missionnaire. (L.M.) (Agence Fides 20/08/2020)

Sursum corda : avant d’entrer dans la Prière eucharistique, peu avant que Dieu vienne nous visiter à la messe avec sa Croix glorieuse, l’Église invite les fidèles à élever leur cœur vers le Mystère rédempteur qui leur ouvre ainsi le ciel. La collecte de ce jour a également cette perspective céleste, ad superna semper intenti – tout tendus vers les réalités d’En-Haut. Notre Dame monte au ciel avec son corps et son âme, son Assomption nous donne d’espérer pour tout de bon les réalités d’En-Haut. La recevant chez elle, Élisabeth déjà témoignait qu’en entrant chez elle, c’était le ciel qui entrait. L’évangile de ce jour pétille déjà de l’éternité : Benedictus, benedicta, beata (Luc 1,41-50). Élisabeth atteste que le fruit du sein de Marie est le Béni du Père des cieux, aussi Marie est-elle bénie entre toutes les femmes, comme le dit nos Ave Maria. Avec Élisabeth nous répétons ces mots avec plus de vérité que lorsque le peuple d’Israël acclama Judith victorieuse d’Holopherne (Judith 13,18). Oui, il nous plaît de renchérir avec la vieille cousine : Bienheureuse êtes-vous, Marie, d’avoir cru à l’invitation divine d’œuvrer à l’Incarnation ; et elle-même constate que toutes les générations convergent vers sa personne en la déclarant telle : Beatam me dicent omnes generationes (Luc 1,48). Oui, le ciel est ouvert et Marie nous y attend.