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Société - Page 320

  • Belgique : Lettre ouverte à nos responsables politiques. « Il est urgent de revoir totalement la gestion de la crise Covid-19 »

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    téléchargement (2).jpgLu  ce 27 août sur le site web de « La Libre Belgique », cette carte blanche bienvenue,  signée par des personnalités représentatives de la société civile (voir la liste in fine de l’article) :

    « La gestion de la pandémie nécessite une confrontation large et multidisciplinaire des connaissances et des idées.

    La gestion actuelle de la crise sanitaire de la Covid-19 montre énormément de failles et trop d’inadéquation. Elle manque singulièrement de clarté et de transparence. Les questionnements qu’elle provoque restent désespérément sans réponse. Il faut dans les plus brefs délais mettre sur pied un ou plusieurs groupes de travail, indépendants du monde politique, constitués d’un large panel de personnes compétentes dans tous les secteurs impactés par cette crise (médical, santé publique, économie, secteurs sociaux, enseignement, justice, etc.) et représentatif de l’ensemble des citoyens.

    La légitimité des experts actuellement aux commandes doit être remise en question.

    La crise est actuellement gérée par quelques experts dont les critères de sélection restent jusqu’ici inconnus et incompris. Leurs éventuels conflits d’intérêts ne sont pas déclarés. Trop de décisions ont été basées sur des données scientifiquement infondées et dont les conséquences directes et indirectes ont été sous-évaluées. Le processus d’auto-évaluation tel que prévu par le gouvernement sous forme de Commission parlementaire ne permettra pas une vraie remise en question, pourtant indispensable.

    Les erreurs du passé ne peuvent plus être reproduites.

    Ces groupes de travail devront évaluer objectivement les bénéfices et les conséquences néfastes du système de confinement imposé par le gouvernement afin de les mettre en balance.

    L’efficacité des mesures prises pour limiter la propagation du virus doit être évaluée. Il semble bien que les pays n’ayant pas pris des mesures aussi restrictives que les nôtres n’aient pas été confrontés à une mortalité différente, bien au contraire. Les faits n’ont jamais corroboré aucune des estimations catastrophistes du nombre de décès de certains biostatisticiens et modélisateurs, comme ils n’ont pas pu confirmer les effets espérés du confinement. Confiner les personnes saines n’a aucun fondement scientifique, et confiner les personnes malades avec les personnes saines aura pu favoriser les contaminations entre personnes vivant sous le même toit.

    Sur le plan médical, le confinement a entraîné une surmortalité dans les autres pathologies. Des données récentes estiment cette surmortalité à au moins 30 % de la surmortalité globale (1), ce qui correspond précisément au nombre de patients "suspects de Covid-19" et que le gouvernement belge, contrairement à ses voisins, a comptabilisés dans la mortalité liée au Covid-19, surestimant celle-ci de façon importante. D’autres chiffres corroborent ce phénomène puisque les hôpitaux belges ont observé une nette diminution du nombre de patients pris en charge pour infarctus du myocarde pendant la période du confinement, et en France pendant la même période une grosse augmentation du nombre d’arrêts cardiaques extra-hospitaliers et un excès de mortalité liées à ceux-ci, qui n’est pas expliquée par l’existence du Covid-19 à lui seul (2,3). La médecine préventive n’a pu être conduite correctement, en particulier les diagnostics de cancer ont diminué de moitié (4) (moins 2 500 diagnostics par mois en Belgique) avec une surmortalité attendue également (5,6).

    Sur le plan de la santé publique, la Covid-19 doit être remise en perspective avec l’ensemble des autres pathologies et les mesures prises ne peuvent plus être disproportionnées au regard d’autres fléaux au moins tout aussi mortels.

    Sur le plan psychosocial, le confinement a généré de la violence conjugale et de la maltraitance infantile. Le taux de pauvreté explose et cette dernière est reconnue pour diminuer l’espérance de vie de plusieurs années (7). Le stress sous de nombreuses formes, généré par le confinement, aura sans aucun doute des effets néfastes sur la santé mentale (8).

    Sur le plan économique, 50 milliards se sont évaporés. Jamais autant d’argent n’aura été investi pour "sauver" si peu de vies, même dans les estimations les plus folles du nombre de décès soi-disant évités (chiffre qui reste inconnu à ce jour). Tout cet argent ne pourra plus être investi dans des secteurs pourtant tout aussi indispensables comme la sécurité sociale, l’enseignement, la justice et les soins de santé eux-mêmes.

    Sur le plan juridique, on constate que bon nombre de mesures, adoptées par l’exécutif, reposent sur des bases légales inadéquates et non valables. Celles-ci ne permettent pas de servir de fondement pour imposer, par exemple, le port obligatoire du masque, le traçage, la distanciation sociale ou interdire les rassemblements. Plus encore, le pouvoir exécutif est incompétent pour accompagner ces mesures des sanctions pénales prévues par la loi de 2007. Les mesures futures doivent être prises dans le respect de la Constitution belge (9). On ne compte plus les régimes discriminatoires et les différences de traitement entre les différentes professions. Les règles changent sans cesse et ne sont même plus identifiables, et ce au mépris de la sécurité juridique. La négligence des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’état de droit est une porte ouverte à poursuivre ou réitérer cette négligence dans le futur pour d’autres prétextes bons ou mauvais. Nous devons sérieusement nous interroger sur le principe de pouvoir porter atteinte à ces valeurs fondamentales quelle que soit la situation. Unia et l’INDH ont eux-mêmes appelé à la prudence dans le maniement des mesures attentatoires aux droits fondamentaux (10). La justice a été mise à l’arrêt avec des conséquences néfastes pour de nombreuses victimes. La justice et la police ont été détournées de leurs missions habituelles pour faire respecter les directives gouvernementales.

    Sur le plan éthique, les principes de justice distributive, de non-malfaisance et d’autonomie qui sont les bases de l’éthique médicale ont été bafoués. L’exemple le plus illustratif est celui des personnes âgées vivant en résidence, qui ont été enfermées contre leur gré, privées de relations sociales et de soins médicaux, soi-disant pour leur bien… Ils représentent la majorité de ces morts "suspects Covid-19" dont on peut raisonnablement penser qu’ils sont décédés d’autres choses que l’on n’a tout simplement pas prises en charge. Chaque personne à risque devrait être libre de se protéger comme bon lui semble. Les experts et le gouvernement semblent ignorer que beaucoup de nos aînés préféraient mourir heureux et entourés que de vivre confinés les derniers mois de leur vie.

    Tous ces éléments sont bien entendu interdépendants et ne peuvent être envisagés séparément.

    La gestion future de la crise doit être scientifiquement fondée, rationnelle et proportionnée.

    Le point actuellement le plus important à débattre est de définir précisément le but des mesures anti-Covid-19. Initialement, il fallait éviter la saturation des hôpitaux en aplatissant la courbe, ce qui était compréhensible. Toutefois, aucune donnée objective sur le bénéfice du confinement de l’entièreté de la population n’a été fournie à ce jour. Ensuite, les mesures ont été prolongées et il semble maintenant qu’il faille à tout prix éviter de se faire infecter par un virus dont la dangerosité ne dépasse pas celle de la grippe saisonnière que nous vivons chaque année dans la "quasi" indifférence générale. Cela ne nous paraît plus raisonnable.

    Le gouvernement a été jusqu’ici incapable d’organiser un dépistage massif, méthode pourtant reconnue efficace pour isoler les malades et limiter la propagation du virus (11). En lieu et place, les citoyens se voient à nouveau limités dans leurs libertés fondamentales. Ceci n’est plus acceptable.

    D’autres points majeurs doivent également être débattus.

    Le vaccin nous a été présenté d’emblée comme l’unique solution à la fin de cette épidémie, alors que son innocuité, son efficacité et la durée de son éventuelle protection dans le temps sont incertaines. D’autres solutions à moyen ou long terme doivent être envisagées, comme l’immunité collective. En dehors des espaces où la distanciation physique ne peut être respectée, le port du masque n’a strictement aucun intérêt.

    Les risques à long terme liés à l’excès d’hygiène doivent être pris en compte.

    Il ne peut plus y avoir de victimes collatérales.

    Les enfants doivent pouvoir reprendre l’école maternelle, primaire et secondaire dans des conditions normales, moyennant des mesures d’hygiène de base comme le lavage des mains. Des restrictions d’espace et de temps de détente, de jeux ou de relations sociales ne doivent plus exister. Les recommandations très récentes du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies confirment que la fermeture et la réouverture des écoles n’ont pas eu d’impact significatif sur la transmission du virus dans la communauté (12). Nous supportons entièrement l’avis de la Task Force pédiatrique exprimé dans sa carte blanche du 12/08/2020 (13).

    Les étudiants du supérieur doivent retrouver le chemin des auditoires et de la vie sociale en général.

    Les secteurs de la culture, de l’Horeca, de l’événementiel doivent pouvoir reprendre leurs activités au plus vite.

    Les citoyens ont droit à une information objective et honnête.

    De façon urgente, les citoyens doivent avoir accès à des informations claires, objectives, professionnelles et indépendantes des médias mainstream et de leur sensationnalisme. Le climat actuel de covidophobie est tout à fait injustifié et génère une anxiété néfaste pour une partie importante de la population.

    En définitive, nous demandons la mise sur pied urgente de groupes de travail larges et multidisciplinaires qui puissent enfin proposer des mesures scientifiquement prouvées efficaces, proportionnées au regard des autres problèmes de société et de santé publique, sans effets collatéraux néfastes et dans le respect de l’état de droit, de la démocratie et des libertés individuelles.

    Signataires:

    Pr LATERRE Pierre-François, chef de service, soins intensifs, cliniques universitaires St-Luc, UCLouvain ;
    Pr RENTIER Bernard, professeur de virologie honoraire et recteur honoraire, président du Conseil de WBE, Université de Liège ;
    M. DE CALLATAY Étienne, économiste Orcadia AM- UCLouvain - Unamur ;
    M. NOELS Geert, Hoofdeconoom Econopolis ;
    Dr QUISQUATER Jean-Jacques docteur en informatique, chercheur associé MIT École polytechnique de Louvain UCLouvain, Académie royale de Belgique ;
    Dr VINETTI Marco, soins intensifs, cliniques St-Pierre Ottignies ;
    Dr DECHAMPS Mélanie, cheffe de clinique adjoint, soins intensifs cardiovasculaires, spécialiste doctorante au FNRS, cliniques universitaires St-Luc, UCLouvain ;
    Me GREGOIRE Antoine, avocat barreau de Liège ;
    Pr RODENSTEIN Daniel, pneumologue, professeur émérite UCLouvain ;
    Dr COLIENNE Christine, praticienne hospitalière, soins intensifs cliniques universitaires St-Luc UCLouvain ;
    Pr MINGUET Cassian, médecin généraliste Centre académique de médecine générale ;
    Dr DECHAMPS Michel, neuropédiatre, président du comité d’accompagnement enfance maltraitée ONE ;
    M. DE HERTOG Didier enseignant, ancien directeur d’établissement institut St-Stanislas, Bruxelles ;
    Dr GOLDSTEIN Dan, anesthésiste, CHR Haute Senne ;
    Dr DAGNEAUX Isabelle médecin généraliste, philosophe, Unamur ;
    Pr ANNEMANS Lieven, Gewoon Hoogleraar in de Gezondheidseconomie, VUB, Ugent ;
    M. QUATREMER Jean journaliste, journal Libération ;
    Dr HORMAN Stéphane, médecin généraliste, Houffalize ;
    Dr HORLAIT Geoffrey, chef de clinique adjoint, soins intensifs, CHU Mont-Godinne, UCLouvain ;
    Dr VANSTAPEL Caroline médecin généraliste, Bois de Villers ;
    Pr VAN BELLEGEM Sébastien, statisticien, doyen honoraire UCLouvain ;
    Dr PONCIN Renaud, oncologue cliniques St-Pierre Ottignies ;
    Pr ANCAENEGEM Olivier chef de service, soins intensifs cardiovasculaires cliniques universitaires St-Luc UCLouvain ;
    M. BULLENS Quentin, docteur en psychologie HEPN ;
    M. PANISI Régis historien Head of knowledge management Stibbe ULB ;
    Dr POITOUX Émilie pédiatre hôpital de Nivelles ;
    Dr THONON Geneviève pédiatre Centres hospitaliers Jolimontois ;
    Mme THIRIFAYS Stéphanie juge de la jeunesse et de la famille, tribunal de première instance de Namur division Dinant ;
    Mme HOTTON Julie, cheffe du service de biologie clinique cliniques de l’Europe ;
    M. MAHAUX Michel économiste de la santé ;
    Pr DE BECKER Emmanuel, chef de service psychiatrie infanto-juvénile cliniques universitaires St-Luc UCLouvain ;
    Dr BASTIN Philippe chef de service, psychiatrie cliniques de l’Europe ;
    Dr LABEHAUT Fabrice médecin généraliste La Hulpe ;
    Pr LINKOWSKI Paul neuropsychiatre professeur émérite ULB ;
    Pr FIERENS Jacques, professeur extraordinaire émérite de l’UNamur, professeur émérite de l’UCLouvain, chargé de cours honoraire de l’ULiège ;
    M. BERNARD Alfred directeur de recherches FNRS professeur émérite UCLouvain ;
    Pr BAERT Stijn Econoom arbeid Ugent ;
    Dr DUTILLEUX Catherine anesthésiste, coordinatrice du centre multidisciplinaire de traitement de la douleur et des céphalées CHR Verviers ;
    Dr LUYASU Samuel, spécialiste en médecine interne et en soins intensifs UC Louvain ;
    Dr GABRIEL Brieuc, anesthésie réanimation GhdC ;
    M. JANSEN Arnaud avocat barreau de Bruxelles ;
    Dr GERARD Ludovic chef de clinique adjoint, soins intensifs cliniques universitaires St-Luc UCLouvain ;
    Dr THIRY Anne-Sophie, neurologue centre médical Neurogen, La Hulpe ;
    Pr VANMEERBEEK Marc, département de médecine générale, unité de recherche soins primaires et santé CHU Sart Tilman ;
    Dr DUPUIS Pierre-Yves médecin généraliste, Namur ;
    Dr MONIOTTE Stéphane chef du département de pédiatrie, advisor cliniques universitaires St-Luc, UCLouvain Belgian Pediatric Task Force Covid-19 ;
    M. JACOB Joël, directeur de catégorie adjoint haute école Albert Jacquard ;
    Dr LEMAIRE Guillaume, chef de clinique adjoint, anesthésie cardio-vasculaire, Cliniques universitaires St-Luc ;
    Dr DEMOUSTIER Philippe gynéco-obstétrique ISPPC Charleroi ;
    Mme WEIS Barbara, assistante en chimie ULB ;
    Dr DUTILLIEUX Marie-Hélène, médecin généraliste UCL ; éthique biomédicale UCL, UCLouvain ;
    M. LACROIX Nicolas directeur LCRX Event ;
    Pr THIRION Nicolas, professeur de droit ULiège ;
    Dr SCHEPENS Gauthier ophtalmologue CHR Mons Hainaut ;
    Dr NOEL Philippe, médecin généraliste, médecin référent du CRF "Hautes Fagnes" pour personnes addictes, Malmedy ;
    M. BOUGENIES Patrice expert-comptable et conseil fiscal, membre de l’Institut des experts-comptables et conseils fiscaux de Belgique ;
    Dr LUYMOEYEN Vanessa médecin généraliste ;
    Dr NEMITZ Heike médecin généraliste, ONE ;
    M. LABORDERIE Vincent politologue UCLouvain ;
    M. SERVAIS Olivier professeur d’anthropologie UCLouvain ;
    M. VADOT Nicolas dessinateur de presse ;
    Mme ROBIN Chantal sage-femme et enseignante en HE Liège ;
    Mme COURTOY Sylvie, directrice pédagogique Fernelmont ;
    Dr BRIHAYE Pierre chef de clinique adjoint, responsable de la rhinologie pédiatrique, service ORL-CCF, hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola.

    Références

    1. S H Woolf, D A Chapman, R T Sabo, et al. Excess Deaths From COVID-19 and Other Causes. JAMA Network open. 01.07.2020.
    2. M Claes, JF Argacha, P Collart et al. Impact of Covid-19 related public containment measures on the ST elevation myocardial infarction epidemic in Belgium: a nationwide, serial, cross-sectional study. Acta Cardiologica 2020.
    3. E Marijon, N Karam, D Jost et al. Out-of-hospital cardiac arrest during the Covid-19 pandemic in Paris, France: a population-based, observational study. The Lancet public health 2020; 5: 437-443.
    4. Belgian Cancer Registry. 07.2020.
    5. C Maringe, J Spicer, M Morris, et al. The impact of the COVID-19 pandemic on cancer deaths due to delays in diagnosis in England, UK: a national, population-based, modelling study. Lancet Oncol 2020; 21: 1023–34.
    6. A Sud, B Torr, M E Jones, et al. Effect of delays in the 2-week-wait cancer referral pathway during the COVID-19 pandemic on cancer survival in the UK: a modelling study. Lancet Oncol 2020; 21: 1035–44.
    7. Sciensano. Socio-economic inequalities in life expectancy and health expectancies and selfperceived, Belgium, 2011 or 2013.
    8. S K Brooks, R K Webster, L E Smith et al. The psychological impact of quarantine and how to reduce it: rapid review of the evidence. The Lancet 2020; 395: 912-920.
    9. « Art. 10. Il n'y a dans l'État aucune distinction d'ordres.Les Belges sont égaux devant la loi; seuls ils sont admissibles aux emplois civils et militaires, sauf les exceptions qui peuvent être établies par une loi pour des cas particuliers.L'égalité des femmes et des hommes est garantie. » « Art. 11. La jouissance des droits et libertés reconnus aux Belges doit être assurée sans discrimination. A cette fin, la loi et le décret garantissent notamment les droits et libertés des minorités idéologiques et philosophiques. »
    10. P Charlier (Directeur du centre interfédéral pour l’égalité des chances UNIA) et M Fella (responsable de l’institution nationale des droits de l’Homme INDH). Cherche : équilibre belge entre droits Fondamentaux et intérêt général. La libre Belgique. 12.08.2020.
    11. R Steinbrook. Contact Tracing, Testing, and Control of COVID-19-Learning From Taiwan. JAMA Intern Med. 01.05.2020.
    12. Covid-19 in children and the role of school setteing in covid 19 transmission. European center

    for disease Prevention and control. 06.08.2020.

    1. La Belgian Pediatric Covid-19 Task Force. Tous les enfants doivent retourner à l’école à temps plein le 1er septembre. LaLigue.be. 12.08.2020. "

    Ref. Lettre ouverte à nos responsables politiques : Il est urgent de revoir totalement la gestion de la crise Covid-19

    JPSC

  • Rome : aucun voyage prévu pour le pape, une rentrée vaticane au ralenti

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    Lu ce 27 août sur le site du magazine « Famille Chrétienne » cet article de Claire Guigou ( I media, Rome) :

    téléchargement (1).jpg« À l’image de la place Saint-Pierre vidée de ses touristes, le Vatican semble, depuis l’épidémie, plongé dans l’engourdissement. Le report du Congrès eucharistique international initialement prévu en septembre à Budapest auquel devait peut-être participer le pape mais aussi d’événements plus lointains, comme la Rencontre mondiale des familles de 2021 et les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en 2022, avait très tôt donné le ton.

    La situation ne devrait pas évoluer de sitôt: « Nous n’avons rien de prévu au planning du pape pour la rentrée », confie une source travaillant à la communication du Vatican tandis qu’une autre confirme qu’ « aucun grand rassemblement » n’est prévu cette année. Un seul rendez-vous nécessitant la présence du pontife reste maintenu : le rassemblement à Assise du 19 au 21 novembre, intitulé The Economy of Francesco, initialement prévu en mars.

    Cet agenda au ralenti s’explique par la situation sanitaire empêchant tous les rassemblements, mais aussi par le souci de préserver la santé du pape. Sans compter que la crise financière traversée par le petit État, affecté par la baisse de fréquentation de ses Musées, tend à renverser les priorités. Dans ce contexte, seul un déplacement de proximité du pontife serait envisagé.

    Malgré l’inactivité apparente, les salariés du Vatican poursuivent leur travail, parfois de chez eux. Le Dicastère pour le service du développement humain intégral est très sollicité pour répondre aux demandes d’aide humanitaire liées à la pandémie. Du côté de la Congrégation pour la cause des saints, quelques canonisations  dont celle de Charles de Foucauld  seront organisées prochainement.

    Alors que les audiences générales continuent d’être diffusées en ligne, l’évêque de Rome a repris ses audiences privées, encore rares. Dans les coulisses, la réforme de la Curie se poursuit : bien que le dernier Conseil des cardinaux n’ait pas eu lieu, la nouvelle Constitution apostolique devrait être publiée avant la fin de l’année. » 

    Ref. Rome : Aucun voyage prévu pour le pape, une rentrée vaticane au ralenti

    En Belgique l’épiscopat, quant à lui, diffuse une nouvelle version mise à jour de son protocole anticovid19 obligatoire pour la célébration des offices liturgiques. Celui-ci a été adapté aux directives issues des dernières mesures gouvernementales. Il introduit la possibilité de compter 200 personnes (au lieu de 100) pour une célébration, tout en respectant les normes de distanciation. Concernant les dispositions restrictives à propos du chant, le diocèse de Liège, qui ne comporte pas de zones rouges (virologiques, du moins) a obtenu que les membres de l'assemblée liturgique puissent participer au chant en portant le masque et en chantant en sourdine voire être considérés comme choristes s'ils se tiennent à deux mètres de distance du soliste.

    JPSC

  • Avortements sélectifs en Inde : entre 2017 et 2030, 6,8 millions de filles manqueront à l'appel

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    Le déficit de filles atteindrait, sur la période 2017-2030, un total de 6,8 millions de naissances.

    Des chercheurs ont estimé l'évolution du ratio garçons/filles à la naissance en Inde. Sur la période 2017-2030, le nombre cumulé de naissances de filles manquantes, causées par des avortements sélectifs, devrait atteindre 6,8 millions. Des tendances très hétérogènes selon les régions.

    L'Inde sera le pays le plus peuplé du globe au milieu de la décennie 2020, d'après l'ONU. Un peuple... en majorité masculin.

    Cela fait maintenant une cinquantaine d'années que le ratio garçons/filles à la naissance du sous-continent est déséquilibré, à cause d'un avortement ciblé des fœtus de sexe féminin. D'après une étude récente, le déficit de filles atteindrait, sur la période 2017-2030, un total de 6,8 millions de naissances. Les projections démographiques réalisées par l'équipe internationale incluent vingt-neuf des États ou territoires indiens les plus peuplés, couvrant ainsi plus de 98 % de la population (telle que dénombrée en 2011).

    La sélection prénatale du sexe reste toutefois très inégale selon les régions. À cette échelle, l'intensité de deux facteurs entre en jeu : la préférence pour les garçons et la baisse du taux de fertilité. Préférer un enfant de sexe masculin entraîne logiquement une hausse - plus ou moins importante - du déséquilibre entre les sexes. À l'inverse, la diminution du nombre d'enfants par femme a un effet très variable. Elle peut aggraver ou bien réduire le déficit des naissances de filles - probablement selon la culture locale, la situation socio-économique et d'autres paramètres démographiques.

    UN ÉCART EN BAISSE DANS DE NOMBREUSES RÉGIONS MAIS CONTRÉ PAR LA DÉMOGRAPHIE

    De façon générale, les ratios de naissances garçons/filles les plus hauts concernent les territoires du Nord-Ouest et tendent à décroître en descendant vers le Sud. En 2030, il s'étendra de 1,035 dans le Chhattisgarh (soit 1 035 garçons nés pour 1 000 filles) à 1,162 dans le Haryana. L'écart aura augmenté dans quatre régions sur vingt-et-une étudiées dans le détail, et diminué dans les dix-sept autres.

    Cela n'empêchera pas le nombre moyen de naissances manquantes de filles de passer de 469 000 par an (2017-2025) à 519 000 par an (2026-2030) à l'échelle nationale. Bien que le ratio garçons/filles à la naissance y soit en léger déclin depuis le début des années 2000, l'État de l'Uttar Pradesh - le plus peuplé d'Inde, avec 237 millions d'habitants - contribuera à près de 2 millions des naissances de filles manquantes entre 2017 et 2030.

    Les auteurs de l'étude espèrent ainsi que davantage de mesures seront prises contre les biais de genre et en faveur de l'égalité, en tenant compte de chaque contexte régional.

    Source : Plos One, 2020

  • Kenya : l'Eglise mobilisée contre un projet de loi bioéthique autorisant l'avortement

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    Du Père Benoît Mayaki, SJ sur Vatican News :

    L'Église kenyane mobilisée contre le projet de loi bioéthique

    La conférence des évêques kenyans et plusieurs groupes pro-vie demandent le retrait d'un projet de loi sur les soins de santé, dénonçant «des illégalités et des pratiques qui ne sont pas acceptables»

    Les évêques kenyans, ainsi que plusieurs groupes pro-vie dans le pays, ont fait pression contre un projet de loi sur les soins de santé génésique de 2019 actuellement devant le sénat du pays d'Afrique de l'Est. Dans un mémorandum collectif du 17 août adressé à la commission sénatoriale de la santé, les groupes ont demandé le retrait du projet de loi "entièrement sans amendements", suite à de nouveaux appels à la participation du public à la loi proposée.

    Le mémorandum a été signé par les dirigeants de 26 groupes, dont la Conférence des évêques du Kenya (KCCB), les députés catholiques du Kenya, le Forum des professionnels chrétiens du Kenya (KCPF), les frères franciscains du Kenya, l'Alliance évangélique du Kenya (EAK) et l'Association des médecins catholiques du Kenya, entre autres.

    Préoccupations soulevées

    Les groupes ont énuméré diverses préoccupations concernant le projet de loi proposé, arguant qu'il pousse à «des illégalités et des pratiques qui ne sont pas acceptables» car il «rendra l'avortement sur demande légal» - ce qui, selon eux, «est contraire à l'esprit de notre Constitution de 2010 et du Code pénal».

    En outre, ces groupes allèguent que le projet de loi est «parrainé et défendu par des ONG étrangères qui ont continuellement fait pression en ligne, par les médias et aussi en organisant des ateliers avec un certain nombre de législateurs». Tout cela, prétendent-ils, vise à rendre l'avortement légal dans toute l'Afrique, à commencer par le Kenya.

    Ils ont également déclaré que la loi proposée pousse à la Procréation médicalement assistée (PMA) «sans offrir un cadre clair sur la façon dont elle peut être pratiquée» et avec tous ses effets négatifs «y compris le préjudice causé aux meilleurs intérêts de l'enfant et à l'esprit de l'article 45 de la Constitution». Ils ont également déclaré que le projet de loi laisse «des échappatoires pour les unions de même sexe et les pratiques connexes qui sont actuellement illégales dans le pays», et qu'il vise «à légaliser l'éducation sexuelle complète (ECS) au nom d'une éducation adaptée aux adolescents».

    Les évêques kenyans contre le projet de loi

    Les évêques catholiques du Kenya ont fait entendre leur voix dans leur campagne contre la loi proposée. Le 23 juin dernier, ils ont expliqué leur opposition au projet de loi dans une lettre adressée aux membres catholiques du Parlement du pays. Ils ont énuméré diverses préoccupations, notamment la formulation «délibérément ambiguë» du projet de loi qui contrevient aux enseignements de l'Évangile, en particulier en ce qui concerne le droit à la vie et la protection des enfants et de la famille.

    Les évêques ont contesté en particulier la définition de la grossesse comme «la présence d'un fœtus dans l'utérus» - une définition qui, selon eux, ne reconnaît pas le droit à la vie de chacun, et que la vie d'une personne commence dès la conception. Ils ont également souligné qu'ils sont conscients qu'«une proposition visant à légaliser l'avortement a été présentée au Parlement».

    «En tant qu'évêques, nous répondons à notre conviction qui considère l'avortement comme un meurtre intentionnel de la vie humaine», peut-on lire dans la déclaration des évêques du mois de juin. 

    Comme alternative à une clause du projet de loi qui fournit une justification pour «l'interruption de grossesse non désirée», les évêques proposent une approche proactive qui implique «des programmes de mentorat et de changement de comportement, des programmes de compétences de vie et de sexualité humaine».

  • Race, genre, identité, les ferments de la violence qui vient

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    20 août 2020

    Race, genre, identité, les ferments de la violence qui vient

    Vous êtes horripilé par le mouvement « woke » (« éveillé »), exaspéré par une nouvelle gauche qui ne défend plus que des particularismes de plus en plus excentriques, excédé par de jeunes activistes qui ne sont prêts à aucun compromis et qui se sentent agressés à la moindre contradiction, agacé par la construction sociale du genre ? Le dernier livre de Douglas Murray vous apprendra à connaître l’historique de ces tendances, leurs contradictions et les impasses vers lesquelles ils mènent.

    Dorénavant, le « New York Times » écrira « Noir » avec une majuscule, mais continuera à écrire « blanc » avec une minuscule. Cette asymétrie Noir/blanc est un exemple inquiétant de ce que Douglas Murray, l’essayiste, journaliste et penseur conservateur, appelle la surcorrection dans son livre, La Guerre des communautés : Race, identité, genre, les ferments de la violence qui vient, qui sortira en français en octobre. Ces dernières années, on a beaucoup fait dans nos sociétés sur le plan juridique pour corriger les injustices et les inégalités dont auraient souffert différentes minorités — ethniques ou « genrées » — et une majorité, celle des femmes. Maintenant, il s’agit d’aller plus loin : plutôt que de viser la correction des inégalités, il s’agit d’infliger une correction aux majorités et surtout aux hommes. Nous vivons à l’ère de la vengeance. Même typographiquement.

    Présentation de l’éditeur

    Un succès de librairie international

    Dans ce nouveau livre, Douglas Murray examine des questions centrales du XXIe siècle : la sexualité, le sexe, la technologie et la race. Il montre que ces sujets vont être les détonateurs principaux de la violence dans les prochaines années. Il met en lumière, exemples à l’appui, les nouvelles guerres culturelles qui se déroulent dans nos lieux de travail, universités, écoles et foyers au nom de la justice sociale, de la politique identitaire et de « l’intersectionnalité ».

    À l’époque postmoderne, les grands récits religieux et politiques se sont effondrés. À leur place ont émergé un désir croisé de redresser les torts perçus et une militarisation de l’identité, toutes deux accélérées par la puissance des médias sociaux.

    Des groupes d’intérêts étroits dominent désormais l’agenda alors que la société devient de plus en plus tribale.

    Murray cherche à insuffler un certain bon sens dans [le débat] et termine par un appel passionné à la liberté d’expression, aux valeurs communes et à la raison, dans une époque où règne chaque jour un peu plus l’hystérie de masse.

    LA GUERRE DES COMMUNAUTÉS
    Race, genre, identité, les ferments de la violence qui vient
    par Douglas Murray
    à paraître le 13 Octobre 2020
    aux Éditions du Toucan
    dans la collection de l’Artilleur
    à Paris,
    250 pages
    Genre : Essais
    ISBN : 9 782 810 009 886

    Voir aussi

  • Il est plus que jamais important d’apprendre le latin

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    De Claire Conruyt sur le site du Figaro (Etudiant) :

    Pourquoi il est plus que jamais important d’apprendre le latin

    Le latin permet de mieux comprendre les œuvres de la Renaissance (ici la Vénus de Botticelli). Crédits photo: ©Bridgeman Images/Leemage

    INTERVIEW - Robert Delord, enseignant de lettres classiques en collège, explique en quoi les langues et cultures de l’Antiquité favorisent notre réflexion et notre expression.

    À quoi sert l’apprentissage du latin, aujourd’hui? Qu’apportent les mythes grecs et les légendes romaines? Robert Delord, enseignant de lettres classiques en collège et auteur de Mordicus: ne perdons pas notre latin (Les Belles Lettres) explique au Figaro Étudiant en quoi les langues et cultures de l’antiquité permettent d’approfondir notre réflexion et d’obtenir le goût des mots essentiel à la formation de notre esprit critique.

    LE FIGARO-. Qu’est-ce que l’apprentissage des langues et cultures de l’Antiquité peut apporter aux collégiens et lycéens?

    Robert DELORD-. Pour les collégiens, l’Antiquité est un monde à la fois mystérieux, impressionnant et empreint d’un certain prestige, d’une certaine grandeur. Tout cela est propre à nourrir leur imaginaire et susciter leur curiosité.

    En se confrontant à la mythologie grecque et aux figures héroïques romaines, les plus jeunes peuvent appréhender les nuances qui composent un individu et se confronter à la relativité des mœurs. La dimension anthropologique des langues et cultures de l’Antiquité les aide à adopter la bonne distance face à des sujets qui leur échappent. Quand on travaille sur le personnage de Médée, on ouvre une réflexion sur le concept d’infanticide. Médée est-elle un monstre? Peut-on lui trouver des excuses? Quelle est la part de responsabilité de Jason?

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  • Le terrible quotidien des paysans chrétiens du Niger

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    Une dépêche de l'Agence Fides (20 août 2020) :

    AFRIQUE/NIGER - Poursuite de la passion des fidèles à cause des violences djihadistes au sein de la Paroisse du Père Maccalli

     

    « La nouvelle n'a été reprise par personne parce que la mort de paysans par rapport à celle d'occidentaux n'a pas la même importance » affirme le père Armanino. « Le message des assaillants, de présumés djihadistes installés depuis longtemps sur zone, peut se résumer de la sorte : détruire, démolir l'Eglise, entraîner des conversions à l'islam sous la menace de la destruction du village » souligne le missionnaire qui ajoute : « Par ailleurs, est implicite « l'invitation » à ne pas collaborer avec les forces gouvernementales sous peine de finir sa vie comme les deux personnes tuées sur place ».
    Bomoanga est le village dans lequel, le 17 septembre 2018, a été enlevé le Père Pierluigi Maccalli. « Vingt-trois mois après son enlèvement, la passion de sa population se poursuit – souligne le Père Armanino. Une délégation de la population en question, dans le cadre d'une rencontre avec l'Evêque du Diocèse, accompagnée de l'Administrateur de la Paroisse de Makaloni, actuellement isolée, a souligné trois aspects fondamentaux. Ils pourraient être résumés en trois questions simples et essentielles : Comment continuer à vivre la foi ? Comment se procurer la nourriture nécessaire à la famille ? Où se réfugier ? ».

    « Il est bon de rappeler que, dans la zone frontalière du Burkina Faso, le nombre des évacués a dépassé le million de personnes soit 5% de la population du pays » conclut le missionnaire. (L.M.) (Agence Fides 20/08/2020)

  • Parlement belge: Les historiens s’interrogent sur la constitution et les amalgames de la Commission "Congo"

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    Une « carte blanche » signée dans « La Libre » de ce jour par un collectif de 60 historiens belges et congolais (voir la liste alphabétique des signataires à la fin de cet article) disqualifie l’amalgame politico-idéologique qui sous-tend cette étrange commission parlementaire :

    Congo 3700150281_banner.jpg

    « Nous nous étonnons de la façon dont la commission parlementaire sur le Congo a été constituée. La recherche historique ne peut pas être instrumentalisée par des luttes politiques ou par des groupes d’intérêt. Nous sommes pour un conseil d’experts scientifiques indépendants du débat politique.

    Il n’est pas rare que des historiens soient invités à participer à des commissions d’enquête parlementaires dans le cadre de questions relevant d’un passé suffisamment lointain pour nécessiter l’expertise de personnes habilitées par leurs compétences, leurs capacités de recherche dans les archives et leur expérience dans le travail de synthèse.

    Précédentes commissions

    En Belgique, nous pouvons citer parmi les cas les plus récents la commission parlementaire sur les circonstances exactes de l’assassinat de Patrice Lumumba et la commission d’étude sénatoriale destinée à vérifier l’éventuelle implication des autorités belges dans la persécution et la déportation de la population juive pendant l’occupation nazie de la Belgique dans les années 1940-1944.

    Ces commissions essentiellement composées d’historiens ont produit de volumineux rapports rédigés en 2001 (1) et 2007 (2). De la lecture de ces rapports, le monde politique a tiré ou non des choix politiques. Dans le second cas, les députés avaient confié la recherche historique à des spécialistes de l’institution fédérale qualifiée, en l’occurrence le Cegesoma (Centre d’études et documentation guerre et sociétés contemporaines).

    Nécessité d’une enquête préalable

    C’est en tant que membres de la communauté scientifique que nous nous étonnons aujourd’hui de la façon dont la nouvelle commission parlementaire sur le Congo a été constituée.

    La commission spéciale "Passé colonial" a l’ambition d’établir la "vérité" et de faciliter la "réconciliation" : deux mots dont la teneur morale attire toutes les adhésions, mais qui ne peuvent pas être repris tels quels dans le sens fixé par l’Afrique du Sud (Truth Reconciliation Commission) ou le Rwanda après le génocide perpétré en 1994. L’enquête préalable à toute démarche politique de réconciliation doit se pencher sur des faits pour lesquels l’absence de témoins directs pose problème et réclame donc un travail d’enquête en archives.

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  • Biden, un modéré; vraiment?

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    De Stefano Magni sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    ÉLECTIONS US

    Biden vise la présidence, déguisé en modéré

    20-08-2020

    La Convention nationale démocrate se termine aujourd'hui avec la désignation officielle de Joe Biden. On le présente comme un modéré capable de ramener l'Amérique à la "normalité" et de mettre fin à la polarisation. Mais est-il vraiment un modéré ? Non, selon les commentateurs de gauche eux-mêmes. Son programme est le plus extrême depuis l'époque de Roosevelt.

    Les démocrates concluent aujourd'hui leur kermesse, la Convention nationale démocrate, avec la nomination officielle de Joe Biden à la présidence des États-Unis. Ils se préparent à gagner, selon les sondages qui leur sont favorables, non seulement pour la Maison Blanche, mais aussi pour le Congrès. Ainsi, après quatre ans de combat contre Trump, ils lancent un message aussi unificateur que possible. Trump est pointé du doigt comme étant responsable de la polarisation de la société américaine. Biden est désigné comme l'homme de la réconciliation.

    Le ton des discours, les invités bipartites et la symbolique utilisée pendant la Convention sont tous orientés vers cet objectif : le raccommodage du peuple américain. La rhétorique de Black Lives Matter a disparu, bien que les troubles continuent. Le drapeau américain orne les vidéos, bien qu'il soit risqué de le brandir lors des violentes manifestations Antifa. Dans la propagande des démocrates, Ronald Reagan est également très présent, avec sa campagne historique de 1984, "Morning America". Des républicains de longue date ont participé en tant qu'orateurs, virtuels. Parmi eux, outre Cindy McCain, la dernière femme de John McCain (candidat à la présidence en 2008), également John Kasich, ancien gouverneur de l'Ohio, l'un des États en lice, battu par Trump dans les primaires de 2016. Kasich, qui est un pro-vie convaincu, n'était pas apprécié pour cette raison par les Dems de gauche. En particulier, Alexandria Ocasio Cortez a exprimé plus d'une réserve : "Nous pouvons construire des ponts et ne pas perdre de vue nos valeurs. Il est important de rappeler que Kasich est un extrémiste anti-avortement". Biden et son vice-président, Kamala Harris, font de l'avortement un des piliers de leur politique, et Cortez peut dormir sur ses deux oreilles.

    Mais cet épisode montre à quel point toute la campagne est basée sur un grand malentendu. Le Parti de l'Ane se présente comme une formation qui, en Italie, serait appelée "parti-nation", capable de réunir des consensus tant à droite qu'à gauche. Mais son véritable programme s'est radicalement déplacé vers la gauche, également pour réconcilier les hommes de Bernie Sanders, les vaincus (la tête haute) des primaires, mais toujours influents. Sans oublier que même le "clan" Clinton, avec Hillary, est allé jusqu'à l'extrême des positions libérales. Et que l'ancien président Obama, avec ses nombreuses apparitions publiques, exerce une influence croissante sur son ancien adjoint Biden et pourrait être le véritable président en coulisses, avec son intention de mener à bien la révolution verte, sanitaire et sociale.

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  • France : peut-on espérer un réveil du catholicisme (encore) majoritaire ?

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    De Bruno Béthouart sur aleteia.org :

    Comment le catholicisme majoritaire peut-il se réveiller ?

    18 août 2020

    Dans une société laïque qui ne jure que par la « sortie de la religion », nombreux sont les signaux objectifs d’attachement d’une majorité de Français à la foi catholique. Le décryptage attentif de cette affection persistante peut aider une Église qui a perdu la confiance à réveiller ce catholicisme endormi.

    À l’évidence, les catholiques sont minoritaires : regardez le peu de cas fait par les autorités publiques en faveur d’un des droits les plus imprescriptibles, la liberté religieuse en France, durant la dramatique pandémie de la Covid-19. Voyez l’effondrement de la pratique religieuse régulière : en dessous de 5% de pratiquants allant à la messe une fois par mois. Il en est de même pour le nombre de baptêmes en France depuis les années 1970 : en dix ans, l’Église de France en a perdu 100.000 chez les petits enfants ! Constatez enfin le niveau d’ordinations en France dans la même période : autour de 100 chaque année. Les tenants de la théorie d’une Église minoritaire, enfin débarrassée de la volonté d’imprimer sa marque dans la société [et ils sont nombreux surtout parmi les sociologues depuis les années 1970, voilà donc déjà 50 ans], scrutent avec attention les signes de la crise en son sein ; ils s’appuient sur ces indicateurs qui, c’est le moins que l’on puisse dire, interpellent et semblent leur donner raison !

    Et pourtant, en regardant simplement les chiffres, c’est-à-dire en procédant d’une manière au moins aussi « scientifique », il est possible d’affirmer tout autant que les catholiques sont majoritaires en France ! J’en veux pour preuve deux éléments qui se confortent. Le premier est une recherche parmi d’autres réalisée par Paradox’Opinion, publiée dans La Vie du 4 avril 2015 sur le nombre effectif de baptisés en France. Ce critère est tout autant « objectif » que le nombre de pratiquants réguliers. L’enquête estime que 67% des Français, soit 42.800.000 concitoyens, ont reçu ce sacrement qui les fait membres de l’Église catholique. On objectera que l’argument ne tient pas parce que, dans la plupart des cas, ce sacrement a été administré à des enfants en bas âge. La réponse vient d’un second constat lui aussi tout autant objectif : actuellement encore près de 70% des funérailles sont religieuses et de rite catholique. Vous ne trouvez pas curieux et pertinent cette correspondance chiffrée, cette adéquation entre le choix fait par des parents pour leur enfant et l’attitude de ces enfants devenus « grands » à l’article de leur mort ? Le catholicisme est donc, de fait, la seule confession installée sur tout le territoire hexagonal et surtout elle est largement majoritaire : tous les présidents de la République, à part Jacques Chirac en 2002 et Emmanuel Macron en 2017 [tous les deux élus au second tour] auraient rêvé d’obtenir un tel score : plus des deux tiers des suffrages !

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Le pape encourage l'apostolat de la "soeur des trans"

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    De Doug Mainwaring sur LifeSitenews :

    NEUQUÉN, Argentine, 18 août 2020 (LifeSiteNews)

    Après qu'une religieuse controversée ait ouvert en Argentine une résidence pour les "femmes trans" - des hommes qui choisissent de s'identifier en tant que femmes - le pape François a fait l'éloge de son travail, qualifiant les hommes de "filles".

    Sœur Mónica Astorga Cremona, 53 ans, connue localement en Argentine comme la "Sœur des Trans", a coupé le ruban du nouveau complexe de douze petits appartements dédiés uniquement à l'hébergement d'hommes se réclamant comme femmes et de leurs partenaires.

    En apprenant la nouvelle, le Pape a répondu dans une communication, selon la religieuse : "Chère Monica, Dieu qui n'est pas allé au séminaire ou n'a pas étudié la théologie te le rendra bien. Je prie pour toi et tes filles". Le Souverain Pontife, selon la religieuse, a qualifié de "filles" les hommes qui auraient entre 40 et 70 ans. "N'oubliez pas de prier pour moi. Que Jésus vous bénisse (sic) et que la Sainte Vierge prenne soin de vous", a-t-il ajouté, selon un rapport de Newsflare.

    L'année dernière, le cardinal Raymond Burke et l'évêque Athanasius Schneider, rejoints par d'autres prélats, ont publié une déclaration publique de vérités de la foi où ils ont qualifié de rébellion et de "péché grave" le fait pour un homme de "tenter de devenir une femme".

    "Les sexes masculin et féminin, homme et femme, sont des réalités biologiques créées par la sage volonté de Dieu (voir Gen. 1 : 27 ; Catéchisme de l'Église catholique, 369). C'est donc une rébellion contre la loi naturelle et divine et un péché grave qu'un homme puisse tenter de devenir une femme en se mutilant, ou même en se déclarant simplement comme tel, ou qu'une femme puisse de la même manière tenter de devenir un homme, ou de considérer que l'autorité civile a le devoir ou le droit d'agir comme si de telles choses étaient ou pouvaient être possibles et légitimes (voir Catéchisme de l'Église catholique, 2297)", indique le document.

    Le père James Martin, prêtre jésuite pro-LGBT, s'est réjoui des paroles de félicitations du Pape à Sœur Monica Cremona, dans un Tweet : "Wow. Le Pape François envoie son soutien à une soeur catholique en Argentine qui s'occupe de femmes transsexuelles."

    Sœur Monica affirme depuis 2015 que le Pape François connaît son travail et qu'il le soutient. Sa relation personnelle avec le pontife remonte à bien avant cela, "avant qu'il ne soit évêque", selon un rapport du Crux de 2017. La carmélite déchaussée a expliqué dans un rapport de "Queering the Church" de l'époque que le pape lui avait déclaré dans un courriel : "Au temps de Jésus, les lépreux étaient rejetés comme ça". Elles [les femmes trans] sont les lépreuses de notre époque. Ne laissez pas ce travail à la frontière qui est la vôtre".

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  • Le plus grand adversaire actuel du christianisme n’est pas tant l’athéisme, que le refus de l’Incarnation

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    Lue sur le site web « Le salon beige », cette homélie de Dom Courau, père abbé de l’Abbaye bénédictine de Triors, lors de la fête de l’Assomption :

    « Mes bien chers frères, mes très chers fils,

    maxresdefault (2).jpgSursum corda : avant d’entrer dans la Prière eucharistique, peu avant que Dieu vienne nous visiter à la messe avec sa Croix glorieuse, l’Église invite les fidèles à élever leur cœur vers le Mystère rédempteur qui leur ouvre ainsi le ciel. La collecte de ce jour a également cette perspective céleste, ad superna semper intenti – tout tendus vers les réalités d’En-Haut. Notre Dame monte au ciel avec son corps et son âme, son Assomption nous donne d’espérer pour tout de bon les réalités d’En-Haut. La recevant chez elle, Élisabeth déjà témoignait qu’en entrant chez elle, c’était le ciel qui entrait. L’évangile de ce jour pétille déjà de l’éternité : Benedictus, benedicta, beata (Luc 1,41-50). Élisabeth atteste que le fruit du sein de Marie est le Béni du Père des cieux, aussi Marie est-elle bénie entre toutes les femmes, comme le dit nos Ave Maria. Avec Élisabeth nous répétons ces mots avec plus de vérité que lorsque le peuple d’Israël acclama Judith victorieuse d’Holopherne (Judith 13,18). Oui, il nous plaît de renchérir avec la vieille cousine : Bienheureuse êtes-vous, Marie, d’avoir cru à l’invitation divine d’œuvrer à l’Incarnation ; et elle-même constate que toutes les générations convergent vers sa personne en la déclarant telle : Beatam me dicent omnes generationes (Luc 1,48). Oui, le ciel est ouvert et Marie nous y attend.

    Un ouvrage récent est consacré à l’éternité reçue (Martin Steffens, DDB 2020). C’est son titre et il annonce la couleur : la vie éternelle est le grand don désormais, à recevoir des mains de Dieu, un don et non pas un dû, une grâce à solliciter avec une humble déférence. Pourtant, par un étrange retournement des valeurs, ce désir d’éternité paraît étrangement absent autour de nous. L’homme en effet se veut satisfait de son sort, il se convainc qu’il est bien là où il est : alors que faire d’un autre monde ? Et il s’éloigne d’un même pas, et de Marie et du ciel, s’enfermant sur lui-même dans une fâcheuse clôture égoïste. L’absence de transcendance ne semble pas déranger le moins du monde la mentalité actuelle. Et le matérialisme pratique qu’on impose crée de façon à la fois feutrée et criante un immense malentendu entre notre millénaire encore bien novice et le triomphe de l’Assomption. Sous nos yeux, l’univers musulman semble le seul désormais à s’intéresser à l’au-delà, pourtant l’idée qu’il se fait du ciel est bien caricaturale et étroite, sans issue surnaturelle.

    Quoi qu’il en soit, l’homme qui se croit ainsi libre méprise d’un même mouvement le passé et l’avenir éternel, et il gaspille alors le présent. Sa sagesse de camomille, comme dit l’auteur, sa sagesse de pacotille stérilise et empoisonne sa vie perçue secrètement comme frustrée, loin de Marie. Pour faire l’économie d’un au-delà, l’homme postmoderne invente cette pâle stratégie pour se rassurer lui-même, loin de sa Mère des cieux. Dès lors, on le voit bien, le plus grand adversaire actuel du christianisme n’est pas tant l’athéisme, que, plus précisément le refus de l’Incarnation : car si Dieu s’incarne en Marie et vient jusqu’à nous, c’est pour nous ouvrir le ciel et ses perspectives inouïes. À ce titre, la fête de Marie aujourd’hui est vraiment l’antidote du neuroleptique qui endort l’humanité présente.

    À dire vrai, cela ne date pas d’aujourd’hui. Au XVIIème s., Pascal y voyait la trace de son adversaire, le démon prompt à entraver notre destinée surnaturelle :

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