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Société - Page 512

  • Se procurer des pilules de la mort en achat groupé

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    Du site de la RTBF :

    Euthanasie: une association néerlandaise propose de se procurer des "pilules de la mort"

    Une organisation néerlandaise va lancer en ce mois de janvier une sorte de groupe d'achat pour obtenir des "pilules de la mort". En clair, il s'agit d'un médicament que toute personne pourrait prendre pour en finir avec la vie en cas de graves problèmes de santé.

    220 Belges sont déjà membres de ce groupe d'achat appelé "Laatste Wil" ("dernière volonté" en français).

    Comme le signale "De Morgen" ce mardi, le groupe en question affirme avoir trouvé un médicament peu cher et légal qui permet une euthanasie personnelle. Pourtant l'euthanasie est autorisée aux Pays-Bas depuis 2002, tout comme le suicide assisté. Et ce à certaines conditions. Si ces conditions ne sont pas remplies, l'euthanasie reste un crime.

    220 Belges

    Le groupe "dernière volonté" veut se passer des intermédiaires médicaux. Il estime que le patient doit gérer son euthanasie. Ce collectif compte 17.000 membres, dont 220 Belges. Ces Belges participent aux soirées d'informations lorsqu'elles ont lieu près de la frontière.

    La prochaine étape est donc de créer des groupes d'achat pour se procurer le produit. Un produit qui sera confié aux nouveaux membres après six mois. Ils devront affirmer qu'ils savent exactement ce qu'ils font et que l'usage sera strictement personnel. Autant de précautions qui apparaissent légères face aux questions posées lors d'une euthanasie.

  • Ohio: La trisomie 21 ne peut plus justifier un avortement

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    OHIO : LA LOI QUI INTERDIT L'AVORTEMENT DES FOETUS PORTEURS DE TRISOMIE 21 DÉFINITIVEMENT ADOPTÉE

     de genethique.org

    Le Gouverneur de L’Ohio, John Kasich, a signé vendredi 22 décembre la loi adoptée par le Sénat en novembre dernier (cf. En Ohio, le Sénat vote l'interdiction d'avorter si le foetus est porteur de trisomie 21Interdiction des avortements basés sur le diagnostic prénatal de trisomie 21 en Ohio : un projet de loi adopté par la Chambre basse et Ohio: La trisomie 21 ne saurait plus justifier un avortement) qui interdit les avortements pour les fœtus porteurs de trisomie 21.

    La loi, qui devrait entrer en vigueur dans 90 jours, interdira non seulement aux femmes de demander un avortement à la suite d'un diagnostic de trisomie 21, mais condamnera aussi les médecins pratiquant ces avortements pour félonie. Ces derniers encourront 18 mois de prison, une amende de 5000 $, la perte de leur licence médicale et de potentielles poursuites en cas de blessure du patient ou de décès.

    Sources: Times, Jamie Ducharme (23/12/2017)
  • Ethique : la vague libérale submerge la France

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    Lu sur le site du journal La Croix :

    PMA, GPA, fin de vie... la vague de fond libérale

    Le sondage Ifop pour La Croix et le Forum européen de bioéthique confirme la mutation anthropologique de la société française.

    Les chiffres étonnent par leur ampleur. Le sondage mené par l’Ifop pour La Croix et le Forum européen de bioéthique confirme le consentement d’une grande partie de la société à des sujets comme l’élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes (60 %) et aux femmes seules (57 %), à une évolution de la loi sur la fin de vie (89 %), ou, plus surprenant encore, à la levée de l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA) (64 %). Des chiffres qui dessinent l’image d’une société libérale sur des questions « importantes », comme 89 % des Français le reconnaissent par ailleurs.

  • RDC: Marche réprimée: l’Accord de 2016 est « la seule voie » insiste l’Onu

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    De Marie-France Cros sur le site de La Libre Afrique :

    Marche Kinshasa.jpgOnze morts à Kinshasa et un à Kananga (Kasaï-central), des dizaines de blessés et “des centaines d’arrestations”, tel est le bilan de la sanglante répression de la marche pacifique des chrétiens congolais à l’issue de la messe de dimanche 31 décembre, selon ses organisateurs du Comité laïc de coordination (*).

    La police de Kinshasa ne reconnaît que trois morts, des “pillards” et des “bandits”, a-t-elle assuré, alors que l’Onu, lundi, annonçait déjà huit morts. Le gouvernement évoque pour sa part un policier tué dans “l’attaque” d’un commissariat.

    Mardi, internet a été rétabli. Samedi, le ministre des PTT, Emery Okundji, avait ordonné aux opérateurs de téléphonie “pour des raisons de sécurité d’Etat”, de suspendre internet et le service de SMS le même jour dès 18h.

    La rhétorique de Kinshasa ignorée

    Samedi, le gouvernement de Kinshasa avait qualifié  la marche des chrétiens à venir de “tentative subversive” et assurait que ses organisateurs avaient recruté des “individus démobilisés de groupes armés auxquels des armes de guerre auraient été distribuées pour s’en prendre à la paisible population” – une accusation portée le 4 décembre dernier, mais contre le régime Kabila, par l’ONG Human Rights Watch. Cette rhétorique kabiliste n’a pas passé la rampe.

    L’Onu, qui insiste sur le caractère “pacifique” de la marche des chrétiens, a en effet rappelé que l’Accord de la St-Sylvestre 2016 (qui balise le chemin vers des élections consensuelles mais n’est pas appliqué par le régime) au nom duquel les chrétiens voulaient marcher pacifiquement dimanche, était “l’unique voie viable devant mener à la tenue d’élections, à une alternance pacifique au pouvoir et à la consolidation de la stabilité” en République démocratique du Congo.  Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a incité le gouvernement de Kinshasa et ses forces de l’ordre “à faire preuve de retenue et à respecter les droits du peuple congolais aux libertés d’expression et de manifester pacifiquement”. Ces libertés sont garanties par les articles 23 et 26 de la Constitution de 2006.

    L’Organisation internationale de la Francophonie a, elle, dénoncé les “attaques inqualifiables” contre les fidèles congolais, dimanche.

    Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a, pour sa part, jugé que la responsabilité des dirigeants congolais était engagée dans la “répression brutale” de la marche pacifique. “Face à des événements aussi tragiques, la responsabilité individuelle des auteurs et de ceux qui n’ont pas respecté l’Accord” de la St-Sylvestre 2016 “est engagée”, a-t-il écrit sur Twitter. “Plus que jamais la mise en oeuvre fidèle des accords de la St-Sylvestre s’impose”.

    Deux pays bloquent une déclaration de l’UE

    En revanche, malgré les efforts de la Belgique, il a été impossible, mardi, d’obtenir une déclaration des 28 pays de l’Union européenne sur la répression de Kinshasa, comme cela l’avait été, vendredi dernier, d’en obtenir une mettant en garde le régime Kabila. Dans les deux cas, les efforts se sont heurtés aux louvoiements de deux pays ayant des intérêts industriels au Congo, selon les informations de La Libre Afrique.be.

    Les organisateurs de la marche, le Comité laïc de coordination, a, de son côté, exprimé son engagement à poursuivre sa lutte, à “dire HALTE à la dictature”. “Nous nous donnons quelques jours pour enterrer dignement nos compatriotes”, écrivent-ils, décidés à ne plus laisser “de répit au pouvoir en place”.

    “Vatican News”, de son côté, s’est indigné de ce que “certains policiers ont interdit la célébration de la messe” et des “fouilles musclées de fidèles” et autres violences commises dimanche. Le média a stigmatisé l’atteinte à la liberté de culte ».

    (*) A toutes fins, précisons que le mot « laïc » au Congo n’a rien à voir avec la « laïcité ». Il  signifie simplement non clerc, laïc au sens chrétien (ndB).

    Ref. RDC : Marche réprimée. L’Accord de 2016 est « la seule voie » insiste l’ONU

    On serait intéressé à connaître quels sont les deux pays membres de l’Union européenne qui, malgré les efforts de la Belgique, ont empêché l’Europe de mettre Kabila en garde.

    JPSC

  • Le danger sociologique

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    De Vianney, cette note de lecture publiée sur le site "Des hauts et débats" :

    Note de lecture : Le danger sociologique

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    L’ouvrage et les auteurs

    Etienne Géhin est présenté sur la couverture comme un (ex) maître de conférences en sociologie. Avant cela, je n’avais jamais entendu parler de lui ; Gérald Bronner, en revanche, est plus connu du grand public, notamment pour ses analyses de la radicalisation et des théories du complot. Il a acquis récemment une notoriété médiatique relativement importante pour un sociologue.

    Le contenu du livre

    Le livre est un véritable plaidoyer pour la sociologie analytique, aussi appelée individualiste, ou encore compréhensive. Même s’il constitue une charge contre la sociologie holiste (ou structuraliste, ou culturaliste), le ton adopté n’a rien d’un pamphlet, comme certains médias l’ont prétendu (Le MondeLes Inrocks). Il est plutôt constructif et adopte résolument une posture scientifique (la liste des références est assez fournie).

    Une approche ouverte des phénomènes sociaux

    Le point le plus positif du livre, c’est l’approche pluridisciplinaire assumée. Elle est particulièrement réjouissante. Le livre puise abondamment dans les sciences cognitives (psychologie et neurosciences) et fait parfois appel à quelques raisonnements économiques. Cela est réjouissant parce qu’un authentique esprit scientifique doit s’attacher à remettre sans cesse sur le métier la seule question fondamentale des sciences de l’homme : comment expliquer le comportement humain ? Comment aujourd’hui peut-on se tenir par principe à une seule approche (expliquer le social par le social, cf. Durkheim), expliquer tous les phénomènes avec seulement un ou deux concepts et adopter une posture de cloisonnement disciplinaire ?  Plusieurs approches (et donc plusieurs sciences) peuvent être fructueuses et complémentaires pour expliquer le comportement humain. La posture de cloisonnement disciplinaire et ses querelles de chapelle est donc particulièrement insupportable tant elle dessert la quête scientifique. Comment un sociologue n’ayant qu’une vague formation économique peut-il encore ressortir le vieux cliché de “l’homo oeconomicus” froid et calculateur, sans aucune connaissance des multiples travaux existant depuis des décennies dans le domaine de la psychoéconomie, de la théorie des jeux, qui ont longuement nuancé, précisé, approfondi le modèle classique de la rationalité ? C’est une simple question de décence intellectuelle : quand on ne sait pas, on se tait. Ici, le « danger sociologique » dénoncé par Bronner et Géhin est clairement le danger idéologique : au nom de certains principes, de certaines valeurs ou d’une position épistémologique relativiste (la vérité objective ne serait que la reproduction historique du discours dominant), la sociologie perd en scientificité.  Le livre évoque à  ce sujet  (pour la critiquer) la pétition signée par certains chercheurs contre l’introduction à l’école de cours sur les théories du complot contre la « volonté de normalisation et l’injonction d’enseigner à tous comment penser droit ».Autre exemple, la défiance de principe d’une large partie des sociologues envers les sciences de la nature parce qu’utiliser des raisonnements issus des neurosciences serait “naturaliser” le comportement humain, donc constituerait une régression intellectuelle par rapport à une sociologie se devant d’être conçue pour expliquer que “tout est construit”. L’enjeu ici est tout à fait politique : si “tout est construit”, tout peut être déconstruit (et reconstruit), donc sauver le progressisme nécessiterait de lutter contre la “naturalisation” des comportements humains, ce qui serait le travail propre de la sociologie. Bronner et Géhin ont parfaitement raison de souligner qu’en plus d’être une posture de principe, cette position confond hâtivement déterminisme génétique et support biologique. Nos comportements prennent indubitablement leur source dans notre organisme, à commencer par le siège des décisions, le cerveau ; de fait, il est tout à fait réducteur de prétendre expliquer le comportement humain sans comprendre le corps humain, par qui s’opèrent toutes les décisions humaines. Pour le dire autrement, toute action et toute pensée a des fondements matériels. Pour autant, cela ne veut pas dire que ces fondements matériels induisent une hérédité génétique, comme si l’on pouvait par exemple trouver le « gène de l’homosexualité ». Ma pensée vient de mon cerveau : en ce sens, je suis le produit d’un ensemble de ressources organiques. Mais cela ne veut pas dire pour autant que tous mes comportements sont hérités : biologique et inné sont deux choses différentes. On peut donc parfaitement sauver le progressisme tout en acceptant la biologie. De toute façon, la biologie existe, et elle a une notoriété scientifique bien plus importante que la sociologie : qu’ont donc à gagner les sociologues en ignorant des travaux souvent considérés comme plus objectifs que les leurs, à part une décrédibilisation supplémentaire ?

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  • Kinskasa : les bons vœux de Kabila aux Congolais

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    De Hubert Leclerq sur le site de La Libre Afrique :

    Voeux Kabila.jpg« Plusieurs morts, entre 6 et 11, des dizaines de blessés, des églises profanées et une population congolaise à bout de patience: tel pourrait être le premier bilan de cette journée lors de laquelle les catholiques congolais voulait marcher pacifiquement pour démontrer leur détermination à obtenir de Joseph Kabila qu’il dise enfin publiquement qu’il ne chercherait pas à briguer un troisième mandat et la mise en oeuvre de l’accord de la Saint-Sylvestre, signé entre majorité et opposition sous l’égide des évêques congolais, le 31 décembre dernier, qui prévoit notamment la libération des prisonniers politiques, la fin  des poursuites contre les opposants, la fin des dédoublements des partis politiques, la réouverture des médias,…

    Lire aussi:
    RDC : Des civils en armes à côté de militaires qui parlent anglais

    Des demandes visiblement inacceptbales pour le régime de Joseph Kabila, président dont le dernier mandat s’est terminé le 19 décembre 2016, qui n’a pas hésité à opposer la force brutale face à ces paroissiens qui, la plupart du temps, n’ont pas pu sortir de l’édifice religieux ou ont été « chargés » sur le seuil de leur église. Car pour cette répression, la police, les militaires et la garde présidentielle n’ont pas hésité à pénétrer au sein même des églises pour tirer à balles réelles et des gaz lacrymogènes. « Un régime qui ne respecte pas les églises est un régime qui porte en lui les gènes de sa destruction », prophétisait dimanche en début d’après-midi un prêtre d’une commune populaire du nord de Kinshasa qui, comme tant d’autres, a été cloîtré dans son édifice avec ses paroissiens « pendant de longues heures sous les tirs de gaz lacrymogènes. Beaucoup de mamas âgées ont fait des malaises. La solidarité entre les paroissiens a été exemplaire », souligne le prêtre pour qui la « diabolisation du régime en place resserre les liens entre les différentes couches de la société congolaise ».

    Plusieurs prêtres ont été blessés comme à Lemba ou à Limete. Ici, le père Jean a été atteint par une balle en caoutchouc en pleine tête. (Photo) La plupart des personnes blessées ou tuées l’ont été au sein même des édifices religieux.

    Face à une telle barbarie, la communauté internationale qui a multiplié les mises en garde à l’intention du pouvoir ne peut demeurer silencieuse. Que ce soient les Nations unies, à travers les responsables de la Monusco, l’Union européenne, à travers son ambassadeur à Kinshasa, la Belgique, via les tweets des ministres de la Coopération et des Affaires étangères, le Canada, via son ambassadeur, etc… tous ont mis en garde le régime de Joseph Kabila l’enjoignant de laisser les Congolais jouir de leur droit de manifester pacifiquement. Tous ajoutaient qu’ils seraient attentifs à cette journée du 31 décembre, laissant clairement entendre qu’en cas de dérapage, les sanctions pourraient suivre.

    Lire aussi:
    Marche des catholiques : le pouvoir de Kabila mis en garde !

    Si ces ministres et diplomates n’étaient pas trop affairés aux préparatifs du réveillon du Nouvel An, ils ne peuvent que constater l’échec total de leur appel. Une fois de plus, Kabila a opté pour la fuite en avant. Une théorie kamikaze qui, à chaque épisode entraîne son lot de morts et de blessés.

    Ne rien faire serait signer un chèque en blanc à tous les débordements de violences de ce pouvoir illégitime.  Alors Messieurs, que fait-on après cette répression ? Un constat ne suffit plus. Il faut des sanctions… et pas contre des lampistes de troisième zone. Personne n’ignore qui sont les vrais responsables de ces violences, de ces tueries, le clan Kabila doit être directement ciblé par les futures sanctions. La justice internationale doit aussi intervenir. Des milliers de morts, plus de 4 millions de déplacés (un chiffre qui a doublé en 2017), deux experts civils des Nations unies abattus, dix-sept casques bleus abattus et, aujourd’hui, des meurtres de paroissiens jusque dans les églises,…   Une liste non exhaustive qui démontre que les mois qui passent ne font qu’accroître la violence et l’absence de toute limite dans le chef d’un pouvoir qui a démontré qu’il entend coûte que coûte se maintenir au pouvoir. »

    Ref. RDC : Silence interdit pour la communauté internationale

    JPSC

  • Voeux : N'aller jusqu'à l'espérance qu'à travers la vérité

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    Le 31 décembre 2012, François-Xavier Bellamy s'adressait ainsi aux familiers de son blog "pour le jour qui vient"; nous ne saurions mieux exprimer nos souhaits en ce jour du Nouvel An :

    "On ne va jusqu'à l'espérance qu'à travers la vérité."

    Est-il encore possible de souhaiter une bonne année (...) ? Alors que les médias semblent ajouter chaque jour une ligne à la litanie des épreuves qui doivent s’abattre sur nous, alors que notre pays semble ajouter ses propres crispations à la crise qui frappe largement le monde occidental, alors que tant d’entre nous, et tant de jeunes en particulier, souffrent déjà de l’injustice d’une société qui fait payer aux plus fragiles le résultat de ses inconséquences… Non, il semble que sacrifier au rite des vœux de bonne année soit décidément difficile.

    (...) Aucune crise, personnelle ou collective, ne se résout sans un effort de lucidité. Il me semble que notre vie publique aurait bien besoin de cet effort-là aujourd’hui. L’optimisme le plus engagé ne saurait nous en dispenser.

    Aussi je vous laisse, en guise de vœux, ce beau texte de Bernanos, que j’ai lu et relu des centaines de fois dans les dernières années. Extrait des Essais et écrits de combats, il a été écrit en 1942, à un moment où il était plus difficile que jamais, sans doute, de croire en un avenir meilleur. Dans des circonstances pourtant bien différentes, il dit tout, me semble-t-il, de ce dont nous avons besoin pour l’année qui vient. Je ne nous souhaite rien de mieux que le courage de l’espérance ; et dans cette espérance, je vous souhaite de tout coeur, à vous qui visitez ces pages – par amitié, par curiosité ou par hasard – une belle et heureuse année (...).

    « Les gens qui me veulent trop de bien me traitent de prophète. Ceux qui ne m’en veulent pas assez me traitent de pessimiste. Le mot de pessimisme n’a pas plus de sens à mes yeux que le mot d’optimisme, qu’on lui oppose généralement. Le pessimiste et l’optimiste s’accordent à ne pas voir les choses telles qu’elles sont. L’optimiste est un imbécile heureux. Le pessimiste est un imbécile malheureux. (…)

    Je sais bien qu’il y a parmi vous des gens de très bonne foi, qui confondent l’espoir et l’optimisme. L’optimisme est un ersatz de l’espérance, dont la propagande officielle se réserve le monopole. Il approuve tout, il subit tout, il croit tout, c’est par excellence la vertu du contribuable. Lorsque le fisc l’a dépouillé même de sa chemise, le contribuable optimiste s’abonne à une revue nudiste et déclare qu’il se promène ainsi par hygiène, qu’il ne s’est jamais mieux porté.

    Neuf fois sur dix l’optimisme est une forme sournoise de l’égoïsme, une manière de se désolidariser du malheur d’autrui.

    C’est un ersatz de l’espérance, qu’on peut rencontrer facilement partout, et même, tenez par exemple, au fond de la bouteille. Mais l’espérance se conquiert. On ne va jusqu’à l’espérance qu’à travers la vérité, au prix de grands efforts et d’une longue patience. Pour rencontrer l’espérance, il faut être allé au-delà du désespoir. Quand on va jusqu’au bout de la nuit, on rencontre une autre aurore.

    Le pessimisme et l’optimisme ne sont à mon sens, je l’ai dit une fois pour toutes, que les deux aspects, l’envers et l’endroit d’un même mensonge. Il est vrai que l’optimisme d’un malade peut faciliter sa guérison. Mais il peut aussi bien le faire mourir s’il l’encourage à ne pas suivre les prescriptions du médecin. Aucune forme d’optimisme n’a jamais préservé d’un tremblement de terre, et le plus grand optimiste du monde, s’il se trouve dans le champ de tir d’une mitrailleuse, est sûr d’en sortir troué comme une écumoire.

    L’optimisme est une fausse espérance à l’usage des lâches et des imbéciles. L’espérance est une vertu, virtus, une détermination héroïque de l’âme. La plus haute forme de l’espérance, c’est le désespoir surmonté.

    Mais l’espoir lui-même ne saurait suffire à tout. Lorsque vous parlez de « courage optimiste », vous n’ignorez pas le sens exact de cette expression dans notre langue et qu’un « courage optimiste » ne saurait convenir qu’à des difficultés moyennes. Au lieu que si vous pensez à des circonstances capitales, l’expression qui vient naturellement à vos lèvres et celle de courage désespéré, d’énergie désespéréeJe dis que c’est précisément cette sorte d’énergie et de courage que notre pays attend de nous. »

    Georges Bernanos, Essais et écrits de combat

     
  • La pratique religieuse continue à baisser mais les pèlerinages résistent mieux

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    Lu dans la Dernière Heure (30 décembre 2017), p. 7 :

    Les pèlerinages ont toujours la cote 

    Chaque année depuis cinq ans, l’Observatoire des Religions et de la Laïcité (ORELA), qui dépend de L’ULB, publie un rapport faisant l’état des lieux de la laïcité et des religions dans notre pays. Dans sa dernière publication, l’observatoire met en lumière une diminution de “la pratique telle que mesurée habituellement” . Il souligne, dans le même temps, le grand succès que continuent de rencontrer d’autres manifestations religieuses ancestrales comme les pèlerinages. “Ces derniers sont désormais vécus comme des expériences spirituelles plus larges que de simples témoignages de la foi catholique” , note l’observatoire. … « Par exemple, le 7 mai 2016, le pèlerinage de Hal a emmené entre 1.600 et 1.800 Bruxellois à pied, en vélo ou en bus vers la basilique Saint-Martin” , indique le rapport. “Ces pèlerinages semblent accuser tout de même une certaine baisse de fréquentation ces dernières années. Des manifestations de foi paraissant réunir une forme de superstition et d’anciennes traditions populaires maintiennent leur attrait, telle la bénédiction des animaux lors d’une messe à la Saint-Hubert” , note cependant l’ORELA.

  • Quand Stéphane Mercier répond aux questions de l'Homme Nouveau

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    Lu sur le site de l'Homme Nouveau (Adélaïde Pouchol) : 

    Est-ce un crime de faire réfléchir sur l'avortement ?

    Est-ce un crime de faire réfléchir sur l'avortement ?

    Stéphane Mercier est philosophe, il est auteur de La Philosophie pour la vie. En février 2017, il est licencié par l'univesité catholique de Louvain pour avoir dispensé un cours poussant à la réflexion sur l'avortement. En répondant aux questions d'Adélaïde Pouchol, il revient sur son licenciement et nous parle de son livre.

    Vous étiez professeur de philosophie à l’Université catholique de Louvain puis vous avez, l’année dernière, donné un cours sur l’avortement à vos élèves. Depuis, vous avez été au cœur d’une vive polémique, que s’est-il passé ?

    Au début du mois de février de l’année dernière, j’ai dispensé un cours de philosophie sur la question de l’avortement, qui devait simplement présenter les arguments rationnels permettant de conclure que l’avortement est un meurtre. J’ai donné ce cours à deux reprises, devant des élèves ingénieurs et des étudiants en sciences sociales et politiques, soit un ensemble de quelque 600 personnes environ. Une fois ce cours donné aux deux auditoires, j’ai continué à enseigner normalement pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce que la polémique explose à cause de quelques étudiants, qui ont averti une association militante pro-Genre, laquelle a ensuite alerté les médias. J’avais mis à disposition des étudiants, sur la plate-forme web de l’université, un texte reprenant les grandes lignes de mon cours afin qu’ils puissent compléter leurs notes et reprendre l’argumentaire à tête reposée. Ce document a été rendu public et l’Université catholique de Louvain a immédiatement réagi, en m’interdisant de faire cours. La direction de l’Université a d’abord voulu me licencier, mais, puisqu’une telle démarche était illégale, elle n’a en fait eu qu’à attendre le mois de septembre pour ne pas renouveler, comme elle le fait d’habitude chaque année, mon contrat de chargé de cours invité. Le recteur m’a également gratifié d’un blâme en précisant qu’il mettait en cause non pas le fond mais la forme de ce que j’avais dit... Pourtant, toutes les fois où j’ai demandé que l’on m’explique précisément ce qui posait problème dans mon cours, je n’ai reçu qu’une fin de non-recevoir. Il faut dire que l’Université était extrêmement gênée que je remette en cause publiquement l’avortement, qu’elle considère comme « un droit fondamental », pour reprendre les termes du communiqué qu’elle a publié au moment des faits. 

    Comment les étudiants ont-ils réagi à votre cours ?

    D’abord, et contrairement à ce qu’ont laissé entendre certains médias, je n’ai absolument pas parlé d’avortement pendant des semaines et des semaines : je ne suis pas monomaniaque et il faut, de toute façon, varier les sujets, sans quoi les étudiants se lassent. Toujours est-il que, si certains ont été étonnés ou même choqués lorsque j’ai commencé mon propos sur l’avortement, ils ont vite compris que mon but n’était pas de les obliger à me croire, de les juger ou encore de les agresser, mais d’abord et avant tout de les faire réfléchir. Je n’avais pour ambition que d’exposer, aussi rationnellement que possible, un ensemble d’arguments. En fait, il s’agissait de répondre à la question philosophique de la nature de l’avortement.

    Les étudiants se sont-ils manifestés après le désaveu de l’Université ?

    Il semble que nombre d’étudiants aient trouvé la réaction des cadres de l’Université catholique de Louvain, sinon absurde, au moins disproportionnée mais ils ne pouvaient clairement pas me soutenir publiquement sans risquer de compromettre leurs études. 

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  • Les évêques rwandais s'opposent à un élargissement de l'accès à l'avortement et dénoncent sa banalisation

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    De Marie Malzac sur le site du quotidien La Croix :

    Au Rwanda, les évêques opposés à une modification du Code pénal sur l’avortement

    La conférence épiscopale du Rwanda s’est élevée mi-décembre contre la tentation d’élargir les conditions d’accès à l’avortement, un « péché grave », alors que ce sujet est au cœur des débats dans ce pays.

    Pour le moment, il n’y a ni calendrier ni texte en particulier, mais la question de la réforme du Code pénal en matière d’avortement agite l’opinion publique rwandaise. C’est pour cela que les membres de la Conférence épiscopale du Rwanda (CEPR) ont décidé de monter au créneau, afin de redire la dignité de la vie humaine « dès sa conception », dans un communiqué diffusé le 15 décembre, à l’occasion d’une de ses sessions ordinaires.

    « Nous avons jugé utile de revenir sur la gravité du crime de l’avortement, comme nous l’avons fait le 17 décembre 2010 dans notre message plaidant pour la protection de la vie », affirment-ils ainsi en guise d’introduction.

    Les évêques dénoncent la « banalisation » de l’avortement

    « Notre société est menacée par le relativisme moral, concernant spécialement les relations sexuelles en dehors du mariage, qui ont de déplorables conséquences sur la vie humaine, sur la famille voire sur tout le pays. Parmi ces conséquences, il y a les grossesses indésirables constituant le point moteur de la tentation à l’avortement, actuellement favorisé par les lois qui, de plus en plus, tendent vers la banalisation de ce crime », déplorent-ils.

    Depuis 2012, le Code pénal autorise en effet l’avortement en cas de viol, d’inceste, de mariage forcé ou de risque pour la santé de la mère et de son enfant. Pourtant, de nombreuses femmes, souvent issues de milieux pauvres, ont encore recours à l’avortement illégal, en raison de leur ignorance de la loi. Un quart des femmes incarcérées dans le pays le seraient d’ailleurs en raison d’un avortement non autorisé, selon l’ONU rwandaise « L’initiative des Grands lacs ».

    « Un crime grave »

    « Nous voudrions rappeler que l’avortement est un crime grave parce qu’il ne vise qu’à supprimer la vie d’un innocent. Le meurtre d’un enfant dans le sein de sa mère ne peut jamais être justifié », martèlent les évêques. « Il constitue donc un péché grave devant Dieu et une monstruosité au sein de la famille humaine », insistent-ils.

    Dans les cas de grossesses non désirées chez les filles mineures, l’avortement peut entraîner, de l’avis de la CEPR, de « graves séquelles psychiques qui se manifestent souvent par un profond et maladif chagrin ». Il s’agit dès lors, indiquent-ils, de les accompagner « vers l’acceptation de soi et l’accueil maternel des enfants qu’elles portent ».

    « Nous voudrions demander à toutes les instances compétentes, et en particulier aux législateurs de notre pays, au personnel du domaine de la santé et à toute la société rwandaise en général, de ne pas céder à toute tentative qui puisse nuire à la vie humaine », concluent-ils, invitant les uns et les autres à « unir leurs forces pour combattre l’immoralité sexuelle et l’avortement, surtout au niveau de la jeunesse ».

    Des rencontres ont lieu régulièrement entre le ministère de la santé et les évêques rwandais « sur l’utilisation des méthodes naturelles dans la limitation des naissances en montrant les dangers des méthodes artificielles que le gouvernement encourage dans les hôpitaux », a indiqué à La Croix l’abbé Jean de Dieu, responsable de la communication de la Conférence épiscopale. En termes de planification familiale, les désaccords sont nombreux entre le gouvernement et l’épiscopat.

    « Les évêques veulent rappeler qu’en insistant sur les valeurs d’intégrité et de fidélité nous pouvons sauver les jeunes tandis qu’en distribuant les préservatifs leur destruction reste garantie », relève encore ce prêtre.

    Chiffres record de propagation du sida

    Dans un pays où le sida atteint des chiffres record, les autorités cherchent aussi depuis plusieurs années à contenir sa propagation. Le taux de contamination est désormais stable. Parmi les mesures pour lutter contre ce fléau, la distribution gratuite de préservatifs. Une pratique fermement condamnée par les évêques. Récemment, Mgr Servilien Nzakamwita, évêque de Byumba, l’a qualifiée « d’autorisation à la fornication pour les adolescents ».

    L’épidémie de sida

    La ministre de la santé s’est défendue en indiquant qu’au-delà de cette distribution, les autorités faisaient également des efforts pour promouvoir un comportement responsable et « l’abstinence », selon l’agence espagnole EFE, qui l’a interrogée dans un article paru le 26 décembre.

    Cette question n’est pas sans rappeler la polémique suscitée par les propos de Benoît XVI en 2009, dans l’avion que le menait en Afrique. À cette occasion, il avait affirmé que pour lutter contre le sida, les préservatifs n’étaient pas la solution, et qu’au contraire, ils risquaient « d’aggraver le problème ». L’année suivante, il avait nuancé ce propos dans Lumière du monde (Bayard, 2010, 300 p., 20,99 €), en indiquant que « dans certains cas individuels », le préservatif pouvait constituer un « début de moralisation ».

  • Le pape séduit l'extrême-gauche allemande

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    De Jules Germain sur le site aleteia.org :

    L’extrême-gauche allemande sous le charme du pape François

    Gregor Gysi, l’un des hauts responsables du parti d'extrême-gauche allemand Die Linke, regrette un affaiblissement de l'autorité morale de l'Église catholique en Allemagne et trouve le pape François « carrément fantastique ».

    En Allemagne, le fait qu’un homme politique de gauche n’exprime pas une opinion négative à propos de l’Église est déjà remarquable en soi. Avec, au centre-droit, un parti explicitement chrétien, le parti chrétien démocrate (CDU), le parti de gauche, le parti social-démocrate (SPD), a tendance à voir les chrétiens comme des adversaires idéologiques. C’est sans parler de l’extrême-gauche qui est encore moins tendre à leur égard. Gregor Gysi, l’un des hauts responsables du parti d’extrême-gauche allemand Die Linke, renverse complètement les perspectives. Il trouve en effet le pape François « carrément fantastique », comme nous l’apprennent nos confrères du site katholisch.de.

    Gregor Gysi veut « défendre le Pape »

    L’homme politique de gauche Gregor Gysi a reconnu qu’il trouvait le pape François « carrément fantastique » dans une interview pour Domradio, la radio de l’Église catholique de Cologne. Il le considère capable de poser les grandes questions qui interrogent l’humanité dans sa quête de sens et loue son engagement pour la justice, à l’image du christianisme des origines.

    Lire aussi : Allemagne : un bus pour rendre le Christ visible au cœur des campagnes

    Ce n’est pas la première fois que le parti d’extrême-gauche exprime ainsi un faible pour le pape François. En 2016, il avait déjà, lors d’une campagne régionale, utilisé pour ses affiches de campagnes une photo du pape François avec une citation : « Pour que la politique soit au service de l’homme, il ne faut pas qu’elle soit l’esclave de l’économie ou du monde financier ».

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    « Sans les Églises, nous serions une société sans morale »

    Pour Gregor Gysi, les Églises sont capables d’ancrer la morale dans la société. « Si elles n’existaient pas, personne ne le ferait. » Il y a des décennies, la gauche était parvenue à instaurer des normes morales. Mais après l’échec du socialisme d’État, elle a perdu toute capacité à le faire par des normes générales et contraignantes, selon le président du groupe parlementaire. « Par conséquent, sans les Églises, nous serions une société sans morale. » Elle seule peut faire ce que les partis ne peuvent plus faire.

    Gregor Gysi a cependant l’impression que l’influence des Églises diminue et il semble le regretter. Il y a des décennies, elles auraient pu infléchir certaines évolutions, a-t-il déclaré, citant l’avortement, le mariage pour tous, l’insémination artificielle ou encore l’euthanasie. Il apparaît donc que sans l’Église, une vraie lucidité et un enseignement sur les grands problèmes moraux manquent à la société. Et cela peut être souligné même à l’extrême-gauche ! Dans un numéro de Famille chrétienne, Jean-Luc Mélenchon avait d’ailleurs remarqué la justesse des analyses du pape François.

    Lire aussi : Frère Venard : « On peut affirmer que Jésus n’est d’aucun parti aujourd’hui »

  • 2017 se termine dans l'horreur pour les chrétiens d'Egypte

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    Du site du quotidien "L'Orient - Le Jour" (Caroline Hayek) :

    L’année se termine dans l’horreur pour les chrétiens d’Égypte