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Société - Page 510

  • Un nouveau livre de Rémi Brague sur la religion

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    9782081416864_1_75.jpgIl y a trente ans, quand on voulait être pris au sérieux, on parlait politique ; évoquer la religion, en revanche, était le meilleur moyen de faire rire. Aujourd'hui, la situation s'est inversée ; la religion fascine, inquiète, et la peur s'installe à l'égard de certaines de ses formes, voire de la violence que, suppose-t-on, elles fomentent. Il importe d'essayer d'y voir un peu clair. Poursuivant le travail d'élucidation qu'il a entrepris depuis une dizaine d'années, Rémi Brague s'interroge sur la légitimité même du terme « religion », puis sur le contenu propre des religions - avant tout sur celui des « trois monothéismes ». Qu'est-ce que la religion nous dit de Dieu, et de l'homme en tant qu'il est doué de raison ? Qu'est-ce qu'elle nous dit d'autres domaines de l'humain comme le droit, la politique ? En quoi garantit-elle - ou menace-t-elle - la liberté morale, sinon l'intégrité physique, des individus ? Un essai salutaire pour délaisser nos a priori et prendre de la hauteur.

    Pour le philosophe Rémi Brague, membre de l'Institut et auteur de " Sur la religion" ( Flammarion), dire que les religions sont violentes représente un échappatoire commode qui évite de s'interroger de trop près sur une religion déterminée.

  • La génération "moi, j'ai le droit"

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    Du site "Pour une école libre au Québec"

    La génération « moi, j'ai le droit »

    Barbara Lefebvre est enseignante et auteur de Génération : J’ai le droit. Dans son livre, elle témoigne de son expérience et parle d’une génération individualiste, de crise de l’autorité... Elle a auparavant collaboré à la rédaction du livre marquant Les Territoires perdus de la République, né du constat alarmé de professeurs de l’enseignement secondaire de la région parisienne, a paru pour la première fois en 2002. Les auteurs des attaques terroristes de 2015 étaient collégiens dans des établissements peu ou prou semblables à ceux évoqués dans le livre, au sein desquels il se produisait des « incidents » à caractère antisémite, raciste et sexiste.

    L’intérêt général, connais plus ! Une prof jette un pavé dans la mare en fustigeant la génération « j’ai le droit ». Des jeunes, mais aussi des adultes pour qui le « je » prime sur tout.

    C’est une phrase courte, qui se passe rarement d’un point d’exclamation. Comme une petite explosion sémantique qu’on entend partout et qu’on prononce soi-même souvent : « J’ai le droit ! » Le droit de parler en classe, le droit de bloquer son lycée, le droit au wi-fi et à la déconnexion, le droit de maltraiter l’orthographe, le droit de payer moins cher, celui de revendiquer sa singularité, religieuse ou identitaire, et même, désormais, le droit à l’erreur administrative…

    « Après tout, nous sommes dans un État de droit, comme le répètent très souvent les politiques », sourit la sociologue et directrice de recherches au CNRS Monique Dagnaud.

    La fin des piédestaux ?

    Mais cet état de fait serait-il aussi devenu le trait le plus saillant de la société d’aujourd’hui ? « Nous sommes dans la glorification des identités particulières, dans un individualisme forcené », assène Barbara Lefebvre, enseignante et polémiste, auteur d’un pavé dans cette mare du « je » : « Génération : J’ai le droit » [1]. Cette prof d’histoire-géographie dénonce chez ses élèves, mais aussi chez leurs parents « une suspicion » à l’égard de l’autorité et des savoirs, comme si le règne du moi revendiqué sur les réseaux sociaux rendait tout le reste relatif. Au feu, les estrades et piédestaux sur lesquels trônaient autrefois le maître, le juge, le politique, les parents ?

    « L’individualisme est un trait fort de nos sociétés contemporaines, et c’est vrai qu’il dilue le sentiment d’appartenance collective, abonde Monique Dagnaud [2]. Nous avons pour de bon quitté la société patriarcale : un cadre existe toujours dans la famille, mais il est négocié et la parole de l’enfant est prise en compte. Pas étonnant, dans ce contexte, que des jeunes s’élèvent avec l’argument j’ai le droit. »

    S’il constate aussi « une montée générale des revendications identitaires et des attitudes protestataires », le sociologue de la jeunesse Olivier Galland [3] nuance : « Le rejet de l’autorité n’est pas généralisé chez les jeunes, il est en fait très différent selon le milieu social ou le niveau de diplôme. Mais il est vrai aussi que la reconnaissance de l’individu dans ce qu’il a de particulier est un thème très fort dans la jeunesse. » Une jeunesse pour laquelle les notions de respect et d’humiliation sont, relève le spécialiste, parmi les plus importantes qui soient. Il aurait été intéressant qu’Olivier Galland précise sa pensée : quels sont les milieux sociaux qui rejettent l’autorité ? Est-ce une question de revenus ou de provenance culturelle ? Et de quelle autorité s’agit-il ? Les pompiers et les policiers sont caillassés dans les « banlieues populaires », mais une autre autorité y est respectée.

    Entretien avec Barbara Lefebvre

    — La génération « J’ai le droit », qu’est-ce ?

    Barbara Lefebvre. — C’est à la fois une génération d’élèves et une génération de parents qui considèrent que leurs droits individuels prévalent sur l’intérêt général. On glorifie les identités particulières au détriment du bien commun. Cet individualisme fait le jeu de deux courants : d’une part, le modèle ultralibéral, avec le culte de l’argent ; d’autre part, le communautarisme [comprendre ethnico-religieux], selon lequel on serait déterminé par une identité de naissance à préserver absolument.

    — En tant que prof depuis vingt ans, avez-vous observé les comportements de cette génération « J’ai le droit » ?

    Barbara Lefebvre. — Oui. Dès la 6e [11-12 ans], les élèves se lèvent en plein cours, tutoient et interrompent l’enseignant… C’est la preuve que quelque chose n’est pas cadré. Je vois dans cette génération deux rejets, deux crises : une crise de l’autorité et une crise de la culture. Or, la culture est fondamentale car elle est génératrice d’intégration. Et je ne parle pas là que des enfants d’immigrés, car un enfant est un nouveau venu dans la société, et le rôle de l’école est de lui apprendre la vie en collectivité. Mais elle est aujourd’hui délégitimée. Il ne faut pas s’étonner, par conséquent, que l’élève conteste, n’obéisse pas, voire dise qu’il est son propre maître.

    — Pour vous, l’école serait donc responsable ?

    Barbara Lefebvre. — Cette génération est le résultat d’un très long phénomène, mais l’école en particulier a perdu le sens de sa mission. Avec ce principe prétendument progressiste selon lequel il faut se mettre à la portée des enfants, on a maintenu un grand nombre d’élèves derrière un fossé devenu quasiment infranchissable. Privés d’un accès exigeant à la langue, ils [ne parviennent plus à] avoir une conversation avec quelqu’un qui vient d’un autre milieu. L’école a perdu sa capacité intégratrice.

    — C’est nouveau ?

    Barbara Lefebvre. — L’explosion des réseaux sociaux a accentué la domination du « je » tout-puissant, qui pense primer sur le « nous ». Dans les années 2000 déjà, on sentait chez les élèves un certain non-consentement de l’autorité. Cela s’est exacerbé depuis cinq ou six ans.

    — Cet individualisme ne peut-il pas avoir de bons côtés ?

    Barbara Lefebvre. — Quand vous mettez votre « je » en avant, quand la seule chose qui compte est la satisfaction de vos désirs et de vos envies, cela crée un rapport avec les autres extrêmement violent. L’autre devient un objet. D’où le harcèlement, le sexisme, et ces petits caïds qui font leur loi…

    — Vous incluez les parents…

    Barbara Lefebvre. — Beaucoup ont intégré que l’école serait ce lieu de la violence institutionnelle, qui nierait l’identité et l’épanouissement de leurs enfants. Mais c’est normal ! L’école n’est pas le lieu d’épanouissement de l’enfant, c’est le lieu d’instruction de l’élève et futur citoyen. Aujourd’hui, beaucoup de parents ne prennent plus l’école au sérieux parce qu’elle-même a accepté que son idéal soit galvaudé.



    [1]  Génération : J’ai le droit, de Barbara Lefebvre, Ed. Albin Michel, 240 p, 18 €.

    [2] Le Modèle californien. Comment l’esprit collaboratif change le monde, de Monique Dagnaud, Ed. Odile Jacob, 2016.

    [3] Sociologie de la jeunesse, d’Olivier Galland, Ed. Armand Collin, 2017.

  • Aux yeux de l'Eglise, le recours à des moyens contraceptifs artificiels serait-il devenu légitime ?

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    Du site de la Fraternité Saint-Pie X (district de France) "La Porte Latine" :

    ...lors d’une conférence publique organisée à l’Université pontificale grégorienne de Rome, le 14 décembre dernier, le Père Maurizio Chiodi, théologien moral récemment nommé à l’Académie pontificale pour la vie par le pape François a présenté sa théorie selon laquelle la « paternité responsable » peut obliger un couple marié à avoir recours à des moyens contraceptifs artificiels. Et vu les circonstances, vu son invocation d’Amoris laetitia pour étayer son point de vue, il ne s’est pas agi d’une simple contestation d’Humanae vitae comme on en a tant vu depuis la parution de cette encyclique il y a exactement 50 ans. Volens nolens, c’est la logique de l’exhortation post-synodale qui est en cause, et donc l’enseignement du pape François.

    Il est vrai que la séance était présidée par l’un des principaux organisateurs de la série de conférences données à la Grégorienne où s’inscrivait cette présentation évidemment hétérodoxe, le père jésuite Humberto Miguel Yanez. Celui-ci n’est pas seulement le directeur du département de théologie morale de cette université, c’est aussi un proche du pape François, qui fut son supérieur en Argentine en tant que Jorge Bergoglio.

    Les deux hommes, Chiodi et Yanez, avaient d’ailleurs participé plusieurs mois auparavant, dans la même université, à la présentation d’un nouveau livre sur Amoris laetitia dans lequel Stephan Goertz et Caroline Witting affirment clairement que l’exhortation apostolique constitue un « changement de paradigme » pour l’ensemble de la théologie morale, et spécialement pour ce qui est de l’interdiction pure et dure de la contraception formulée dans Humanae vitae.

    Dans sa conférence, intitulée : « Relire Humanae vitae (1968) à la lumière d’Amoris laetitia », le Père Chiodi a déclaré que lorsque les « méthodes naturelles sont impossibles ou irréalisables, il faut trouver d’autres moyens de responsabilité ». Alors, « Une méthode artificielle de régulation des naissances pourrait être reconnue comme un acte de responsabilité qui serait mise en œuvre non pas pour rejeter radicalement le don de l’enfant, mais parce que dans ces situations c’est la responsabilité qui appelle le couple et la famille à d’autres formes d’accueil et d’hospitalité ». Lesquels ? Le prêtre n’en a pas parlé. Restons-en aux conjectures…

    Mais ceci est certain : s’exprimant ainsi, le prêtre dit bien qu’un acte intrinsèquement mauvais peut devenir humainement nécessaire et donc bon moralement. Et d’expliquer qu’il s’agit de réfléchir à la question centrale de la théologie morale aujourd’hui : « la relation entre l’objectif et le subjectif ». « Normalement, l’objectif s’identifie à la norme morale connue de la raison et le subjectif s’identifie à la conscience éclairée par la loi », a-t-il posé. Pour le contester aussitôt : « La relation entre l’objectif et le subjectif n’est pas une relation entre la norme connue par la raison et la conscience » mais « entre l’acte… et la conscience ».

    Autrement dit, dans cette nouvelle logique, l’acte reçoit sa valeur de la conscience de celui qui le pose.

    Selon Chiodi, il appartient aujourd’hui aux philosophes et aux théologiens de « repenser une théorie de la conscience » qui retrouve « le lien originel entre la conscience et l’acte moral ». Ce n’est pas dit de manière explicite, mais l’idée est bien de relativiser de manière générale la notion de l’acte intrinsèquement mauvais qu’aucune intention ne peut racheter (parce que la fin ne justifie pas les moyens). Ce qui, soit dit en passant, n’a rien à voir avec les circonstances atténuantes qui relèvent de la responsabilité personnelle sans rien changer à la nature d’un acte.

    Le P. Chiodi s’est d’ailleurs attaché à mettre en cause l’importance d’Humanae vitae, qui a selon lui toute sa place dans le développement historique du magistère de l’Eglise à propos du mariage, mais dont on comprend que c’est maintenant une affaire du passé. Il a expliqué que cette encyclique est devenue davantage une « affaire symbolique, critiquée ou rejetée par ceux qui ont été déçus par ses conclusions, ou bien considéré comme un vrai pilier de la doctrine morale catholique de la sexualité par d’autres ».

    Cette dernière position s’explique selon lui par la référence qui y est faite dans les paragraphes 29 à 34 de Familiaris consortio et plus encore par le classement de la contraception dans Veritatis splendor parmi les actes intrinsèquement mauvais. Manière de dire que Paul VI ne voulait pas aller aussi loin.

    Le cours de Chiodi était le troisième d’une série de conférences organisée pour l’année académique par les facultés de théologie morale et de sciences sociales de l’Université Grégorienne. Le but de ces conférences est d’avoir un nouveau et ample regard sur l’encyclique ‘dans le contexte d’un temps de changement’ et de situations ‘plus complexes’.

    Ces nouvelles "avancées" surviennent après les révélations confirmant que le Vatican a créé discrètement une commission de quatre membres avec l’approbation du pape, dans le but de ‘promouvoir une étude compréhensive et autorisée’ d’Humanae Vitae qui coïncidera avec son anniversaire. Cette initiative est intervenue après que le pape François a purgé l’Académie pontificale pour la Vie, la nantissant de nouveaux membres (dont le père Chiodi), dont certains ont des positions dissidentes sur Humanae Vitae. Et cela a coïncidé avec l’action pontificale du 8 septembre qui par décret papal a remplacé l’Institut Jean-Paul II avec un nouvel institut destiné à faire avancer l’enseignement d’Amoris Laetitia. » (...)

    Sources : Life Site News / RITV / abbatah.com / La Porte Latine du 18 janvier 2018

    Lire aussi : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/adieu-humanae-vitae-francois-liberalise-la-pilule/

  • Au Canada, il devient obligatoire d’approuver l’avortement illimité pour obtenir des subventions

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    D'Olivier Bault sur le site "réinformation TV" :

    Les subventions publiques au Canada réservées aux organisations qui déclarent soutenir les « droits reproductifs », c’est-à-dire l’avortement

    Peu importe que l’on soit le Planning familial ou une organisation catholique ou protestante dans le Canada de Justin Trudeau : pour avoir droit aux subventions publiques il faut désormais déclarer adhérer à la culture de mort promue par le Premier ministre. Cela avait déjà été annoncé en décembre aux parlementaires pour la campagne des jobs d’été d’ONG financés par le gouvernement fédéral canadien, et cela a encore été confirmé par la ministre du Travail malgré les critiques des organisations pro-vie et des conservateurs au parlement. L’argumentaire avancé par le gouvernement libéral de Trudeau, c’est que l’Etat n’a pas à financer les organisations qui ne respectent pas les droits inscrits dans la charte canadienne des droits et libertés, parmi lesquels les « droits reproductifs ». Apparemment, se dire opposé à l’avortement serait déjà une atteinte aux « droits reproductifs des femmes ». Et attention : au Canada, l’avortement sur simple demande (IVG) est possible jusqu’à… la naissance de l’enfant.

    « Droit reproductifs » contre liberté d’expression

    S’exprimant lors d’une réunion de travail du gouvernement de Justin Trudeau qui s’est tenue dans l’Ontario jeudi et vendredi dernier, le ministre du Travail Patty Hajdu a défendu les nouveaux formulaires de demande de subventions publiques pour financer les jobs d’été, avec une case par laquelle l’organisation requérante confirme que son « mandat de base » respecte les « droits reproductifs ». Impossible d’envoyer le formulaire si l’on ne coche pas cette case, mais pour le ministre cela n’empêche pas les organisations chrétiennes de demander des subventions… « du moment que leur mandat de base est conforme avec ces droits et libertés durement acquis que les Canadiens veulent que nous défendions ».

    Pour Mme Hajdu, la nuance est dans l’expression « mandat de base » (core mandate) : pas de subventions pour les organisations fondées explicitement pour lutter contre le droit à l’avortement, mais aucun problème si un groupe religieux a des convictions pro-vie. Néanmoins, même dans ce dernier cas, un tel groupe doit signer l’attestation selon laquelle il respecte le droit de mettre fin à la vie d’un enfant en phase prénatale.

    Au Canada, il devient obligatoire d’approuver l’avortement illimité pour obtenir des subventions

    Même son de cloche chez le Premier ministre Justin Trudeau quand un étudiant lui a demandé s’il respectait la liberté d’expression : « Il y a des organisations qui s’abritent derrière la liberté d’expression, la liberté de conscience, ce qui bien sûr permet d’avoir toutes les croyances que l’on veut… Mais quand ces croyances mènent à des actions visant à restreindre le droit d’une femme d’avoir la maîtrise de son propre corps, c’est là, je pense, que nous devons fixer la limite en tant que pays ». En bref : oui à la liberté d’expression tant que vous acceptez que l’avortement est un droit des femmes et que vous ne demandez pas une meilleure protection du droit à la vie des enfants.

    « Il n’y a pas de droit à l’avortement dans la Charte », lui ont rappelé ses opposants, « mais il y a bien un droit à la liberté d’expression, de conscience et de religion ». Pour le dirigeant de l’opposition conservatrice, Andrew Scheer, « imposer les vues personnelles de Justin Trudeau à un large éventail de groupes n’est pas la voie à suivre » et de nombreuses organisations qui offrent un large éventail de services à la société ne pourront plus le faire et ne pourront plus permettre aux jeunes de faire une première expérience professionnelle.

    S’il est des gens qui s’imaginent encore que le libéralisme libertaire est synonyme de liberté, l’évolution rapide du Canada de Justin Trudeau montre une fois de plus qu’il n’en est rien, bien au contraire !

  • "La loi civile prime sur toute loi religieuse" : le débat sur la laïcité est relancé

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    De la revue de presse du service interdiocésain :

    Le Soir


    p. 1: Les libéraux relancent le débat sur la laïcité 

    C’est une petite phrase qui n’a l’air de rien, mais elle rouvre un débat volcanique dans le monde politique. Richard Miller, député fédéral réformateur, propose d’inscrire dans un préambule à la Constitution les mots suivants : « La loi civile prime sur toute loi religieuse. » Par là, et à la suite du chef de groupe VLD Patrick Dewael, il entend relancer le débat sur une laïcité à la belge. … Richard Miller s’explique. Avec cette formulation, il entend permettre à tous de comprendre « que nous évoluons dans un pays où la croyance religieuse ne dicte pas la loi, ceci avec tout le respect que j’ai pour les convictions et les engagements religieux » . Mais la proposition a-t-elle une chance d’aboutir ? Les socialistes sont favorables (les conclusions du Chantier des idées sont explicites) à l’introduction de la laïcité de l’Etat dans la Constitution. Les amarantes de Défi ont également par le passé donné leur aval. Les verts, eux, sont ouverts à la discussion mais craignent un feu de paille, qui ne réglera pas des problèmes plus profonds dans la société. Les centristes-humanistes, eux, se disent ouverts à une révision constitutionnelle sur ce thème. Evidemment, le CD&V est plus réticent, la N-VA faisant preuve de prudence. Les deux partis sont en effet proche du monde catholique au Nord.
     
    p. 1 : Laïcité : il va falloir souder et pas diviser 

    Edito de Béatrice Delvaux : « … sur le fond, on ne peut que saluer la volonté de Patrick Dewael et de Richard Miller de ressortir le dossier « laïcité » du frigo où il a été placé après les attentats de 2016. D’autres priorités plus directement sécuritaires s’étaient imposées mais, face aux polémiques sur le port de signes religieux dans les endroits publics et la montée des radicalismes, la nécessité de réaffirmer le principe de séparation entre les Eglises, les religions et l’Etat s’était imposée à tous les démocrates, inquiets de voir ces acquis des Lumières mis en cause par de nouveaux intégrismes et fanatismes. … Comment réaffirmer la laïcité de l’Etat et la primauté de la loi civile sur toute loi religieuse ? Le sujet, aujourd’hui sorti des radars politiques et médiatiques, a conservé la même urgence pour une société belge en demande de clarification et de réaffirmation des balises du vivre ensemble. Mais il est important qu’un large consensus politique couvre cette manière de réaffirmer un socle de valeurs communes. Il faut éviter que cette réaffirmation ne passe pour l’exercice d’une suprématie ou l’expression d’un rejet, mais soit vue comme une volonté d’inclusion démocratique. »
     
    p. 2: « Une clarification nécessaire mais partielle » 

    Vincent de Coorebyter (ULB) : « Personnellement, je trouve que la formulation qui avait été proposée en 2010 par le groupe de travail mis en place par le gouvernement fédéral était particulièrement fine. Il s’agissait d’un nouveau libellé pour l’article 21 de la Constitution : « Hormis les exceptions de conscience dont l’exercice est prévu par la loi, aucun prescrit convictionnel ne peut être invoqué pour se soustraire à une obligation légale. » Ce qui me paraît intéressant, c’est qu’on admet qu’il puisse y avoir des exceptions à l’application uniforme de la loi civile, mais ces exceptions sont elles-mêmes prévues par la loi civile – c’est ce qu’on appelle les « clauses de conscience » permettant, par exemple, à titre individuel, à un médecin de ne pas pratiquer une euthanasie ou un avortement. » … « Je suis effectivement surpris d’apprendre que le MR renoncerait à l’inscription dans la Constitution de ce principe d’impartialité – notion quand même extrêmement prudente : qui demanderait un État partial ? – pour se satisfaire simplement de cette nécessaire clarification autour des prescrits religieux et de leur contradiction éventuelle avec la loi civile. Avec cette proposition, on règle un type de question mais on n’éclaircit pas la philosophie générale des relations entre l’État et les convictions instituées et personnelles… »
     
    p. 2 : Trois concepts et trois étages 

    Laïcité : En groupe de travail, les parlementaires (de tous les partis) avaient débattu déjà du sujet. Patrick Dewael avait rédigé un rapport intermédiaire en juin 2016. On avait progressé. Mais l’affirmation du concept de « laïcité de l’Etat » ne faisait pas l’unanimité. A savoir, selon le Larousse : « Conception et organisation de la société fondée sur la séparation de l’Église et de l’État et qui exclut les Églises de l’exercice de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l’organisation de l’enseignement »… / Neutralité : Un étage plus bas, moins « militant », le concept de neutralité de l’Etat avait été accueilli plus favorablement, selon lequel l’Etat doit demeurer neutre par rapport aux religions pour assurer la liberté de religion et de conscience, également pour prévenir toute discrimination fondée sur la religion. / Impartialité : Plus consensuel, peut-être : le concept d’impartialité de l’Etat, un peu plus fourre-tout, moins crispant idéologiquement, avait semblé émerger à la fin. Sans accord, toutefois.

  • Banneux, Communauté des frères de Saint-Jean, 2-4 février : week-end des familles sur l'éducation des jeunes

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    Week-end des familles Banneux Notre-Dame

    du 02 février, 19H15, au 04 février 2018, 14H30 

    Thème : Dresser et éduquer : est-ce du pareil au même ?

    La vie familiale comme lieu d’éducation à la patience.

    « Il ne s’agit pas d’interdire aux jeunes de jouer mais de trouver la manière de créer en eux la capacité de retarder la satisfaction du désir » (Pape François, Amoris Laetitia, Chapitre 7 § 5).

    Intervenant : Fr. Cyrille-Marie

    Temps de ressourcement spirituel, ponctué par des enseignements et des partages, des moments de prières et de détente en famille. Les enfants sont pris en charge par tranche d’âge.

    Contact :

    Frère Gilles-Christ

    Communauté des frères de Saint Jean

    Prieuré Regina Pacis
    Rue de la sapinière, 50
    B - 4141 Banneux Notre Dame
    Tél : 0032 (0)43 60 01 20
    Email : hotellerie@stjean-banneux.com

  • Le pape François et l'accueil des migrants

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    Du site du journal La Croix :

    Le pape François est-il pour un accueil inconditionnel des migrants  ?

    Samuel Lieven et Nicolas Senèze (à Rome) , le 10/01/2018 à 15h45

    EXPLICATION Dimanche 14 janvier, le pape François célébre la messe avec des réfugiés pour la Journée mondiale des migrants. Le pape a placé la question des migrants au cœur de son pontificat, au risque de ne pas toujours être compris des catholiques eux-mêmes.

    A l’instar de ses prédécesseurs, le pape François défend un accueil large, mais non inconditionnel, des migrants, reconnaissant qu’« un gouvernement doit gérer ce problème avec la vertu propre au gouvernant, c’est-à-dire la prudence ». Face à « la pire catastrophe humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale », il demande donc non seulement d’« accueillir » les réfugiés mais aussi de les « protéger », de les « intégrer » et de « promouvoir » le développement.

    Mais de quels migrants parle-t-il ? Dans la tradition de l’Église, François en a une acception plus large que la communauté internationale, définissant le réfugié comme « l’étranger en quête de sécurité et des ressources vitales qu’il ne peut trouver dans son pays d’origine » (1).

    À lire aussi L’Église catholique et les migrants

    D’autre part, s’il parle beaucoup des droits des réfugiés, le pape n’oublie pas non plus leurs devoirs. Celui qui arrive est tenu de s’adapter au pays d’accueil « en respectant avant tout ses lois ». Il rappelle, dans la lignée de Jean-Paul II, ce que doit être une intégration : ni une assimilation qui conduirait à « supprimer ou à oublier sa propre identité culturelle » ni « un isolement réciproque, avec le risque de “ghettoïsations” » que cela comporte. Pour François, l’intégration consiste avant tout en un enrichissement mutuel de deux cultures.

    Samuel Lieven et Nicolas Senèze (à Rome)

    L'homélie intégrale du Pape pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié

     

  • "Nous sommes en pleine régression intellectuelle"

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    De Laure Joanin sur le site du Midi Libre :

    Dimitri Casali, historien : "Nous sommes en pleine régression intellectuelle"

    Selon Dimitri Casali, la société bascule dans l'ignorance. Chaque jour la science nous apporte de nouvelles découvertes. Mais d'après l'historien, jamais l'ignorance n'a gagné autant de terrain.

    Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que nous assistons à une lente montée de l'ignorance ?

    Ce qui est intéressant, c'est de constater qu'à mesure que le progrès scientifique s'accumule vers un savoir de plus en plus exact, on peut mesurer à travers le monde une lente montée de l'ignorance. En France, par exemple, les chiffres sont là : nous comptons 6 % d'illettrés, c'est-à-dire environ 3 millions de personnes. Si on additionne les personnes analphabètes qui ont des difficultés à lire et à écrire le français, on arrive à près de 10 % de la population.

    Ce constat est à mettre en corrélation avec le piètre classement de notre école. Nous sommes désormais 27e au classement international PISA. Il y a vingt ans, l'école française était 10e. En 17 ans, nous avons perdu 17 places. Dans les années 80, nous étions dans les cinq premiers, et nous avions l'un des meilleurs systèmes scolaires au monde. Dans une dictée test élémentaire de dix lignes données par l'Éducation nationale elle-même, les élèves faisaient en moyenne 10 fautes en 1987 alors qu'ils en font aujourd'hui 18. Il faut prendre conscience du phénomène qui devient vraiment effrayant.

    Est-ce un phénomène qui touche le monde entier ?

    Oui, c'est une constante. Selon une récente projection de l'ONU, l'an prochain, le monde arabe comptera 25 % d'analphabètes. Et il publie actuellement moins de 1 % du marché mondial du livre. Le monde arabe a publié plus de livres entre VIIIe et le XIIe siècle qu'aujourd'hui. Il y a ces prédicateurs saoudiens qui apprennent à leurs étudiants que la terre est plate et dernièrement, à l'Université de Sfax en Tunisie, qui est pourtant l'un des pays arabes les plus avancés, une chercheuse voulait démontrer aussi que la terre était plate et qu'elle ne tournait pas autour du soleil.

    On voit bien que nous sommes en pleine régression intellectuelle dans le monde. C'est vrai aussi aux États-Unis où 46 % des Américains pensent que la Terre a moins de 10 000 ans. C'est ce qu'on appelle les créationnistes qui commencent à prendre pied en France, en Angleterre, en Turquie où ils sont déjà très nombreux. Et en corrélation avec cette montée de l'ignorance, on assiste à une montée de l'islamisme. Ce vide spirituel et culturel qui saisit nos sociétés est l'avatar du djihadisme, du complotisme, du fanatisme et de l'obscurantisme.

    À partir de quand peut-on dater, selon vous, cette montée de l'ignorance ?

    Je vois un lien évident avec la révolution numérique. Cela a démarré dans les années 2000 où on a assisté à une surinformation qui a conduit à l'ignorance. Les 15-29 ans ne lisent plus de livres. En revanche, ils lisent davantage sur les réseaux sociaux, les blogs... D'après une étude de l'Université de Yale, la lecture sur internet n'est pas la même : les informations se superposent les unes aux autres alors que la lecture d'un livre permet de pénétrer les pensées de l'auteur et de structurer les informations.

    Cela organise le cerveau. D'autres études sont à rapprocher de cela : les Français auraient perdu 4 points de QI entre 1989 et 2009, phénomène mesuré aussi en Angleterre ou aux États-Unis. Wikipédia est le plus bel exemple des effets pervers d'internet. On a donné la culture aux imbéciles. Si dans le domaine scientifique, les notices sont rédigées par des experts, dans le domaine de la littérature et en histoire, c'est un agrégat d'informations nivelées par le plus grand nombre. Il n'y a plus de hiérarchisation du savoir. On est à l'époque du relativisme culturel. Tout se vaut. Ainsi la page de Kim Kardashian sera bientôt plus longue que celle de Montaigne et le grand poète grec Homère a déjà moins d'articles que Homer Simpson.

    Y a-t-il un moyen d'éradiquer la montée de phénomène ?

    Bien sûr, il faut replacer la culture générale et l'histoire au centre de nos préoccupations. Et d'abord à l'école. Or, depuis une trentaine d'années, la culture générale a été abandonnée. Les fameux pédagogistes de la rue de Grenelle ont remplacé la transmission du savoir et des connaissances par de simples compétences techniques. L'idée est de faire un homme nouveau, sans racines ni héritages, un bon consommateur. Rappelez-vous que Philippe Mérieu et Bourdieu préconisaient quand même d'apprendre à lire dans les notices d'appareil électroménager et non plus grâce aux textes de Hugo ou de Molière... Il faut sortir de ce rejet de la culture classique française qui fait du mal aux esprits faibles. Et cesser de croire que nous devons tous être égaux dans la médiocrité.

    “La longue montée de l'ignorance - obscurantismes, fanatismes : il n'y a pas de hasard dans l'Histoire” (Éditions First), 304 pages, 16,95 €.

  • Cohabitation avant le mariage : qu'en dit l'Eglise ?

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    De Claire de Campeau sur aleteia.org :

    S’installer ensemble avant le mariage : qu’en pense l’Église ?

    Dans une époque où la cohabitation avant le mariage est de plus en plus fréquente, quel est l’avis de l’Église sur ce sujet et pour quelles raisons ? Que penser d’une « période à l’essai » avant de s’engager pour la vie ?

    La société ayant évolué aussi vite que les mœurs, nombreux sont les jeunes couples habitant ensemble avant de s’engager -ou non- pour la vie. Études plus tardives, loyers élevés, peur de la solitude, multiplication des conquêtes amoureuses et donc complication du choix à poser… Les facteurs sont nombreux pour expliquer ces cohabitations avant le mariage. Mais qu’en pense l’Église, que conseille-t-elle à ce sujet ?

    Ce que dit le catéchisme de l’Église catholique

    La situation de concubinage, aussi appelée « union libre », est évoquée très clairement dans le catéchisme de l’Église catholique :  » Il y a union librelorsque l’homme et la femme refusent de donner une forme juridique et publique à une liaison impliquant l’intimité sexuelle. ». S’ensuit une définition précise de l’expression union libre jugée « fallacieuse » et de ses implications : « que peut signifier une union dans laquelle les personnes ne s’engagent pas l’une envers l’autre et témoignent ainsi d’un manque de confiance, en l’autre, en soi-même, ou en l’avenir ? L’expression recouvre des situations différentes : concubinage, refus du mariage en tant que tel, incapacité à se lier par des engagements à long terme. »

    Après avoir défini les termes, le catéchisme rappelle le point de vue de l’Église à ce sujet et le justifie : « Toutes ces situations offensent la dignité du mariage ; elles détruisent l’idée même de la famille ; elles affaiblissent le sens de la fidélité. Elles sont contraires à la loi morale : l’acte sexuel doit prendre place exclusivement dans le mariage ; en dehors de celui-ci, il constitue toujours un péché grave et exclut de la communion sacramentelle. »

    S’ensuit une réponse à l’objection fréquente du “droit à ” pour des personnes catholiques, amoureuses et ayant le désir, l’intention de se marier par la suite : « Quelle que soit la fermeté du propos de ceux qui s’engagent dans des rapports sexuels prématurés, » ceux-ci ne permettent pas d’assurer dans sa sincérité et sa fidélité la relation interpersonnelle d’un homme et d’une femme, et notamment de les protéger contre les fantaisies et les caprices » (CDF, décl. » Persona humana » 7). L’union charnelle n’est moralement légitime que lorsque s’est instaurée une communauté de vie définitive entre l’homme et la femme. L’amour humain ne tolère pas « l’essai ». Il exige un don total et définitif des personnes entre elles (cf. FC 80). » L’union libre est ensuite qualifiée « d’offense grave à la dignité du mariage ».

    Lire aussi : Sexualité : les bonnes raisons d’attendre

    L’invitation du pape François

    Dans son exhortation apostolique Amoris Laetitia, publiée le 8 avril 2016, le pape François propose une pédagogie nouvelle à destination des familles. Il souhaite prendre en compte les fragilités humaines et ne pas nier la réalité de nos existences. Le Saint-Père y rappelle que la Bible « abonde en familles, en générations, en histoires d’amour et en crises familiales » et considère que la Parole de Dieu ne doit pas se révéler « comme une séquence de thèses abstraites, mais comme une compagne de voyage, y compris pour les familles qui sont en crise ou sont confrontées à une souffrance ou à une autre, et leur montre le but du chemin» (AL 22).

     

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  • Pologne : un pas important dans la protection de la vie à naître bientôt franchi ?

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    D'Olivier Bault sur le site "Boulevard Voltaire" :

    LA POLOGNE POURRAIT METTRE FIN AUX AVORTEMENTS EUGÉNIQUES

    La Diète polonaise examinait, mercredi, deux projets de loi citoyens, c’est-à-dire deux textes proposés par des initiatives citoyennes. L’un voudrait libéraliser l’avortement sur le modèle de l’Europe occidentale, l’autre voudrait au contraire mettre fin aux avortements eugéniques (appelés IMG, en langage administratif, ou « avortements thérapeutiques » en novlangue). Ces avortements représentent plus de 90 % des 1.000 à 2.000 avortements réalisés chaque année dans les hôpitaux polonais.

    Les auteurs de l’initiative citoyenne au titre trompeur de « Sauvez les femmes » (trompeur, car la moitié environ des bébés avortés sont de sexe féminin, et même la totalité pour les enfants atteints du syndrome de Turner, l’un des motifs d’avortement eugénique) ont recueilli quelque 200.000 signatures. Les auteurs de l’initiative « Arrêtez l’avortement » revendiquent 830.000 signatures. Il en faut 100.000 pour obliger le Parlement polonais à examiner un projet de loi.

    Seule l’initiative visant à mettre fin aux avortements eugéniques a passé l’étape du vote en première lecture mercredi, le projet en faveur d’une libéralisation de l’avortement ayant été rejeté. Même une partie des députés libéraux ont voté contre l’initiative pro-avortement ou ont refusé de prendre part au vote.

    L’explication de la députée d’un des deux partis libéraux, .Nowoczesna (« .Moderne »), encore plus libertaire que le parti PO (« Plate-forme civique ») des amis de Donald Tusk, montre à quel point les Polonais sont, dans leur ensemble, plus sensibles que les Français au droit à la vie de chaque être humain, et plus éclairés sur la question de la vie prénatale. Sur la chaîne de télévision libérale-libertaire Polsat News, une députée de .Nowoczesna qui a refusé de prendre part au vote mercredi, alors qu’elle se dit favorable à une libéralisation de l’avortement en Pologne, a expliqué sa décision par les mots prononcés par celle qui défendait à la tribune le projet de loi citoyen « Sauvons les femmes » : « Un gland n’est pas un chêne, un œuf n’est pas une poule, et un fœtus ou un embryon, un zygote ou un amas de cellules n’est pas un enfant. »

    « Je n’accepterai jamais l’idée qu’un fœtus de trois mois n’est pas un enfant, car je viens de donner naissance à un enfant. Qu’on ne me dise pas que c’est un simple amas de cellules », a expliqué la députée, qui a ajouté que plusieurs membres de son parti se sont levés et ont quitté l’Hémicycle à ce moment-là.

    Dès le mois d’octobre, le président Andrzej Duda avait annoncé son intention de ratifier, si elle est adoptée par le Parlement, la loi interdisant les avortements eugéniques, en justifiant sa décision par le fait que les premières victimes de la loi actuelle sont les enfants porteurs de la trisomie 21. Il avait notamment déclaré : « Ces enfants, s’ils arrivent à survivre et que leurs parents ne choisissent pas, comme cela est malheureusement proposé aujourd’hui, l’avortement, sont très heureux. Il est inacceptable qu’il soit aujourd’hui possible, en Pologne, de les tuer. Ce sont des gens merveilleux, qui peuvent faire beaucoup de bien grâce à leur vie. Je signerai la loi interdisant l’avortement eugénique avant tout pour supprimer le droit de tuer les enfants avec le syndrome de Down. »

    La Conférence épiscopale de Pologne a, elle aussi, appelé les députés chrétiens à adopter le projet de loi « Arrêtez l’avortement », en rappelant que « nous avons tous vocation à aimer et accueillir les plus faibles, et pas à les tuer », et « il ne peut être question de tuer autrui, et en particulier les enfants handicapés ou malades ! »

    « Je suis persuadé que ce projet de loi sera adopté », m’a dit, vendredi, Wojciech Murdzek, député d’un parti allié au PiS au sein de la Droite unie (Zjednoczona Prawica).

  • Quand Lilianne Ploumen se voit décernée la Croix de l'Ordre pontifical de Saint Grégoire le Grand

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    Un nouveau scandale frappe le Vatican et le pape François.

    Sur les réseaux sociaux, l’ex-ministre hollandais du Commerce extérieur et de la coopération au développement, Lilianne Ploumen, brandit fièrement la Croix de l’Ordre Pontifical de Saint Grégoire le Grand, une des plus haute distinctions vaticanes. Et explique que par la volonté du pape François elle est devenue Dame Commandeur de l’Ordre ! Or madame Ploumen est surtout connue non pour des batailles « Pour Dieu et le prince », devise de l’Ordre, ni pour des services rendus à l’Église, ni pour un soutien au Saint-Siège, ni pour son bon exemple catholique dans son pays, mais pour être une pasionaria de l’avortement et des droits Lgbtqi.

    Elle a été directrice du programme Cordaid, l’agence catholique hollandaise accusée d’avoir fourni des contraceptifs et d’avoir soutenu les pratiques de Plannet Parenthood en Sierra Leone. En septembre dernier, elle a participé comme orateur au United Nation LGBTI Core Group, la rencontre internationale pour promouvoir les politiques en faveur des homosexuels et des transsexuels :

    « Les droits Lgbt sont des droits humains. Nous ne pouvons pas être complaisants. Dans plus de 70 pays l’homosexualité est encore criminalisée… la lutte contre les personnes Lgbt continue dans le monde entier. »

    Au-delà de sa carrière dans le parti travailliste hollandais, Liliane Ploumen est à la pointe du combat pour imposer aux quatre coins de la terre la culture de mort. Sa vie est jalonnée de prises de positions destinées à la faire avancer.

    Elle a notamment créé une nouvelle ONG She decides dans le but de contrecarrer la politique de Donald Trump. Ce dernier a en effet, quelques jours après son investiture à la présidence des États-Unis, signé un décret interdisant le financement, par l’État, d’ONG internationales soutenant et pratiquant l’avortement. Pour compenser ce manque d’argent, son ONG, She decides, a pour objectif de récolter des fonds dans le monde entier « pour offrir aux femmes dans les pays en voie de développement l’accès à de bonnes informations, à des moyens contraceptifs et à l’avortement » et « afin qu’elles puissent rester maîtresses de leur propre corps ». En peu de temps, grâce à la notoriété de sa fondatrice et à sa campagne de communicationShe decides a récolté quelques 400 millions d’euros mis à disposition des cliniques d’avortement et du Planning Familial. Pour cette « réussite » Liliane Ploumen a gagné le prix Machiavelli Award 2017 qui récompense une personne ou une organisation qui a excellé dans la communication « toujours d’une manière positive et pour une cause publique » (sic) !

    Il est donc particulièrement scandaleux que le Vatican honore de la Croix de l’ordre de Saint Grégoire le Grand une femme politique ayant un tel parcours en faveur de l’avortement, de l’homosexualité et des droits des Lgbt, un parcours si contraire à la loi naturelle et divine, si contraire à l’enseignement de l’Église catholique sur ces sujets. (...)

  • La chanteuse du groupe de rock The Cranberries, Dolores O'Riordan, était opposée à l'IVG

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    De Sasha Beckermann sur le site Closer :

    Anti-avortement, pro-peine de mort... Dolores O'Riordan des Cranberries, une artiste controversée

    Triste nouvelle ce 15 janvier... La chanteuse du groupe de rock The Cranberries, Dolores O'Riordana été retrouvée morte à Londres alors qu'elle n'avait que 46 ans. L'artiste laisse trois enfants derrière elle. C'est son agent qui a annoncé le décès de la chanteuse via communiqué : "La chanteuse irlandaise et internationale Dolores O'Riordan est morte soudainement à Londres aujourd'hui. (...) Les membres de sa famille sont dévastés d'apprendre cette nouvelle et ont demandé de respecter leur vie privée dans ces moments très difficiles.Dolores O'Riordan est connue pour ses positions controversées sur certains sujets de société.

    Née dans une famille catholique pratiquante, la chanteuse n'a jamais caché être contre l'avortement. Elle s'est positionnée à plusieurs reprises contre l'arrêt volontaire de grossesse et a donné une image très réactionnaire à son groupe. Cette image a été accentuée par ses positions sur la peine de mort. Dans une interview accordée aux Inrockuptibles en 1995, elle confiait : "Dans certains cas, je suis pour la peine de mort. À Singapour, on coupe les mains des voleurs, on coupe les têtes des meurtriers. Résultat : il n'y a plus de crimes."

    Dolores O'Riordan avait aussi une idée très tranchée sur les féministes, qu'elle ne portait pas dans son coeur : "Pour moi, c'est quelque chose pour les filles qui se sont fait plaquer trente fois dans leur vie et qui décident que les hommes sont tous des ordures." Ambiance. Mais ses idées n'ont pas impacté les ventes d'album de son groupe, bien loin de là. Le titre phare des Cranberries, Zombie, est longtemps resté placé en tête des charts en 1994.