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Société - Page 508

  • Quelle langue parlait Jésus ?

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    De Philip Kosloski sur le site « Aleteia »

    « En Palestine, au Ier siècle, trois langues coexistaient : l'araméen, le grec et l'hébreu. Chacune avait une fonction particulière et était employée par des groupes distincts.

    Selon les chercheurs, l’araméen était la toute première langue parlée par Jésus qui lui avait été enseignée par ses parents. Le site américain Zondervan Academic donne plusieurs arguments pour confirmer cette hypothèse : la majorité des documents et d’inscriptions retrouvés de cette époque sont en araméen. D’autres documents en grec, en hébreu, en latin et dans d’autres langues existent mais ils représentent une minorité. De nombreux textes religieux sont en hébreu : parmi les manuscrits de la Mer Morte par exemple, seulement 15% sont en araméen, 3% en grec et le reste en hébreu. Cependant, la plupart des textes non religieux, comme les contrats, sont en araméen.

    Lire aussi : Avez-vous déjà essayé de prier dans la langue de Jésus ?

    Les chercheurs ont découvert que l’hébreu ancien, à l’époque de Jésus, était employé de la même manière que le latin aujourd’hui : peu de personnes savent parler latin [*] langue principalement réservée à des cérémonies religieuses et à certains textes écrits. De la même manière, au Ier siècle, l’hébreu était connu des chefs religieux de la Palestine, mais il n’était pas communément parlé par l’ensemble du peuple. Dans la synagogue, Jésus a montré qu’il savait lire l’hébreu (Lc 4, 16-30), mais parmi ses disciples, plusieurs étaient sans doute illettrés et ne le maîtrisaient pas.

    Le grec, héritage de la colonisation

    Le grec était aussi une langue présente en Palestine, héritage du mouvement de colonisation par les cités grecques quelques siècles auparavant. Les Saintes Écritures, initialement écrite en hébreu, ont ensuite été traduites en grec, dans ce qu’on appelle aujourd’hui la Septante. Jésus était sans doute familier avec la langue grecque, mais encore une fois ce n’était pas la langue parlée par la foule à laquelle il s’adressait.

    De plus, lorsque les Évangélistes commencèrent leur travail de rédaction, ils s’adressaient à des communautés qui parlaient grec. Leur langue devint ainsi la langue commune pour enseigner et transmettre les paroles de Jésus.

    Lire aussi : Prier le Notre-Père en araméen, la langue de Jésus

    Jésus parlait donc araméen au quotidien, mais les Évangélistes ont écrit ses paroles en grec. L’Église affirme que ces écrivains ont été inspirés par l’Auteur Divin des Saintes Écritures, le Saint-Esprit, qui leur a sans doute permis de préserver les paroles de Jésus de toute erreur humaine.

    Le texte en grec, la Septante, a ensuite été traduit dans d’autres langues. À chaque fois, l’Église catholique s’est assurée que la traduction soit exacte et qu’elle reflète la langue et la culture de la Palestine du Ier siècle.

    Réf. Quelle langue parlait Jésus ?

    [*] Pour le peuple, le latin « c’est de l’hébreu » depuis pas mal de temps déjà, en effet. Mais le latin est  resté une langue de culture et une langue liturgique enseignée à un public non négligeable jusqu’au coup (fatal ?) qui lui fut porté chez nous (comme ailleurs), après le concile Vatican II,  par la réforme du pape Paul VI (1970) outrepassant les textes conciliaires eux-mêmes et, après mai 1968,  par la mise en place de l’enseignement rénové (1971) supprimant les humanités classiques. Mais le latin dans le monde d’aujourd’hui n’a peut-être dit son dernier mot comme le montre un excellent petit livre : « De la nécessité du grec et du latin » publié chez Flammarion (août 2016) par Gilles Siouffi et Alain Rey.

    JPSC

  • Pourquoi l'Église catholique dérange le pouvoir en RDC

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    D’Anne Guion sur le site web de l’hebdomadaire « La Vie » :

     « De plus en plus présente sur le terrain, soutenue par la population, l’institution est devenue un acteur incontournable en République démocratique du Congo. De quoi nourrir l’exaspération du clan Kabila, qui a choisi la répression.

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    Les mots ne s’embarrassent pas de précautions diplomatiques. La charge est frontale. « Que veut-on au juste ? s’est interrogé le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, devant la presse congolaise et internationale le 23 janvier dernier. Le pouvoir pour le pouvoir ou bien le pouvoir pour le développement intégral du peuple, dans la paix, dans la justice et la vérité ? Nous voulons que règne la force de la loi et non la loi de la force. » Deux jours plus tôt, à Kinshasa et dans plusieurs villes du pays, la police congolaise tirait à balles réelles sur les participants d’une manifestation organisée par les catholiques du Comité laïc de coordination (CLC) et soutenue par le Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Bilan : six morts et une centaine de blessés.

    Les tensions sont de plus en plus fortes entre le pouvoir congolais et l’Église catholique, qui depuis un an ne cesse de demander l’alternance politique. Au pouvoir depuis 2001, Joseph Kabila aurait dû se retirer le 20 décembre 2016, à la fin de son dernier mandat, mais il a bien pris soin de n’organiser aucun scrutin. Pour une raison simple : la Constitution l’autorise à rester en poste jusqu’à l’élection de son successeur. Pour tenter de régler la crise, la CENCO a mené des pourparlers entre le pouvoir et l’opposition, qui ont abouti à l’accord de la Saint-Sylvestre (signé le 31 décembre 2016). Le texte prévoyait que l’élection présidentielle ait lieu en fin d’année 2017. Finalement, celle-ci ne devrait se tenir que le 23 décembre… 2018. « L’Église, qui s’est sentie flouée, fait tout pour éviter un bain de sang, estime Samuel Pommeret, chargé de mission au CCFD-Terre solidaire. Le pouvoir, qui gère le pays par le chaos, n’hésite pas à réprimer. »

    Pour comprendre ce face à face sanglant, il faut avoir conscience du poids de l'Église en RDC Cet immense pays de 80 millions d'habitants compte 40% de fidèles catholiques. Dans ce territoire où l’État est inexistant, l'Église est, elle, présente partout avec 41 diocèses et 6 archidiocèses. Très vivante, elle dispose même d’une liturgie propre, adaptée à la culture locale et reconnue comme telle par le Saint-Siège. Surtout, elle pallie presque toutes les déficiences de l’État, par exemple au Kivu, dans l’Est du pays, une région déchirée par un conflit entre groupes armés pour le contrôle des zones minières. Les services diocésains y gèrent la plupart des écoles et des dispensaires, accueillent les femmes victimes de viol – une pratique de terreur utilisée par les milices locales. Quitte à soulager l’État congolais de ses responsabilités… Ainsi, à Bukavu, le Bureau diocésain de développement (BDD) travaillait, il y a quelques années, sur un projet de construction d’une usine de traitement de l’eau. Dans la région d'Uvira, à la frontière avec le Burundi, où les banques sont inexistantes, les salaires des fonctionnaires des écoles de campagne sont acheminés par la Caritas (le réseau à l’international du Secours catholique). « L’Église a même mis au point un système qui facilite les transactions commerciales », témoigne Samuel Pommeret.

    Cette présence sur le terrain s’est peu à peu accompagnée d'un engagement sur la scène politique. « En Europe, après des siècles de culture chrétienne, la société est imprégnée des valeurs du christianisme, comme la recherche du bien commun, mais vous avez oublié Dieu ! Tandis que chez nous, où l’Église catholique est très jeune, le sacré est très présent, mais ce sont les valeurs qui manquent », nous expliquait ainsi François-Xavier Maroy, l’archevêque de Bukavu, à la frontière avec le Rwanda, en 2012. L’engagement est venu naturellement. « Nous recommandons aux habitants de payer leurs impôts, mais si les gouvernants ne refont pas les routes, par exemple, ce discours est impossible à tenir ! La grande question est : qui doit commencer à faire un effort ? » Dans ce pays traumatisé par de nombreuses années de guerre, les commissions Justice et paix militent dans chaque diocèse pour les droits civiques et la réconciliation. L'Église est également très active dans le domaine du contrôle de la gestion des ressources naturelles. « Celle-ci a un rôle politique qu'elle assume tout à fait, affirme Samuel Pommeret. Il s'agit pour elle d'appliquer la doctrine sociale de l'Église. »

    Quitte à descendre dans la rue. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le clergé congolais appelle les fidèles à se mobiliser. L’histoire récente du pays est ponctuée de soulèvements de ce type. Le 16 février 1992, par exemple, la « Marche des chrétiens » avait rassemblé des milliers de personnes à Kinshasa pour demander davantage de démocratie au régime de Mobutu (au pouvoir de 1965 à 1997). La manifestation avait été réprimée dans le sang. En août 2012, les fidèles catholiques étaient de nouveau dans la rue pour protester contre la « balkanisation rampante du pays » lors de la rébellion du M23, un groupe armé à l’Est du territoire. Toujours en première ligne, les prêtres et les religieux sont parfois kidnappés, ou même assassinés comme l’archevêque de Bukavu, Christophe Munzihirwa, tué en octobre 1996 par des hommes armés. Celui-ci était très critique vis à vis des autorités locales.

    Le mouvement fait aujourd’hui boule de neige et inspire les autres confessions. Les fidèles des Églises du réveil, les musulmans et les kimbanguistes, membres d’une Église chrétienne indépendante née en RDC [*] , rejoignent les manifestations. « Ce n'est pas l’Église elle-même qui va faire tomber le régime, mais il est certain que son action participe au renouveau démocratique, estime Samuel Pommeret. Il y a beaucoup de forces vives en RDC. Si toutes les voix arrivent à converger, le pouvoir peut s'inquiéter. » Ainsi, lors de la cérémonie de commémoration de l'assassinat de Laurent Désiré Kabila, le père de Joseph Kabila, le 16 janvier dernier, le pasteur de l'Église évangélique, François David Ekofo, qui y remplaçait le cardinal Monsengwo, a eu lui aussi des propos très durs pour le régime lors de sa prédication. Il a ainsi affirmé devant la famille Kabila réunie que « l’État congolais n’existait pas ».

    L'Église pourrait-elle jouer, en RDC, le même rôle que celui qu’elle a incarné à la fin de l’Union soviétique ? Une chose est certaine : les relations entre le pape François et le président congolais sont tendues. Quand Joseph Kabila a été reçu au Vatican en septembre 2016, le pape n'est pas sorti saluer son hôte, comme il le fait d’habitude, sur le seuil de la bibliothèque où se déroulent les entretiens. Un projet de voyage papal prévu en juillet août 2017 a finalement été annulé. François est aussi proche du cardinal Monsengwo, qui fait partie des neufs prélats chargés de le conseiller sur la réforme de la Curie. Celui-ci semble avoir toute sa confiance pour la gestion de cette crise : « Je renouvelle mon appel à tous pour déployer des efforts afin d'éviter toute forme de violence, a-t-il ainsi affirmé lors de son audience hebdomadaire place Saint-Pierre, mercredi 24 janvier. Pour sa part, l'Église ne veut que contribuer à la paix et au bien-être de la société. »

    ____

     [*] ndBelgicatho:  le Kimbanguisme (du nom de son fondateur, Simon Kimbangu) est né au Bas-Congo en 1921, à l'époque où le Congo était belge et la secte fut finalement reconnue comme "Eglise" par le pouvoir colonial en 1958.

    Ref. Pourquoi l'Église catholique dérange le pouvoir en RDC

    L’Eglise catholique n'a pas attendu l'avènement de la RDC pour devenir un pilier essentiel de la vie citoyenne au Congo. Depuis plus d'un siècle au moins, elle est partout, jusqu’au fond de la brousse dans ce pays où, après une décolonisation ratée,  elle supplée aujourd'hui, autant que faire se peut, aux carences et à la corruption de l’Etat. Dès les années 1960, le cardinal Malula est entré, à l’époque de Mobutu , en collision  frontale avec le pouvoir en place : il en avait non seulement la capacité intellectuelle mais aussi le tempérament qui manqua peut-être un peu à son successeur immédiat, Mgr Frédéric Etsou. Avec le cardinal Laurent Monsengwo, le peuple congolais a retrouvé ce qui lui manque le plus : un pasteur susceptible de le sortir du poto-poto politico-financier qui fait semblant de gouverner le pays. Il peut compter sur le soutien de la Belgique, mais les grandes puissances suivront-elles ?

    JPSC

  • Le déclin du catholicisme en France : des perspectives très inquiétantes

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    Le site "Riposte catholique" publie cette analyse alarmante du déclin de l'Eglise en France (mais la Belgique n'est sûrement pas mieux lotie) :

    La chute de l’Eglise en France

    On me transmet un article intéressant, sur l’évolution de l’Eglise qui est en France. Cet article date de 2013, mais avec les statistiques transmises en ligne par l’épiscopat, il doit pouvoir être possible de le mettre à jour.

    J’ai par exemple transformé les tableaux du nombre de baptêmes et de mariages en France de 1990 à 2015 en graphique, afin que l’on constate, d’un simple coup d’oeil, la baisse continue (et inexorable ?) :

     

    En partant de l’hypothèse, aujourd’hui tout à fait crédible, que cette baisse ne cesse pas, l’article mentionné plus haut estime que le dernier baptême catholique en France aura lieu en 2048, soit dans 30 ans, et le dernier mariage catholique pour 2031, dans moins de 15 ans.

    J’ai mis à part l’évolution du nombre de prêtres, car l’échelle de valeur est bien plus petite. Mais la courbe est très ressemblante :

    Alors le dernier prêtre ordonné en France ? Si rien ne change, c’est effectivement pour bientôt.

    Oh certes, on peut estimer que les oasis de chrétienté qui subsistent ça et là avec le scoutisme, les mouvements traditionalistes et quelques communautés nouvelles, continueront à porter des fruits en France, mais ce sera avec quelques centaines de prêtres seulement et quelques dizaines de milliers de catholiques pratiquants. Ajoutez à ce sombre tableau l’essor de l’islam en France et vous pouvez facilement imaginer, hypothèse tout à fait crédible (pour ne pas dire la plus crédible aujourd’hui), que les chrétiens de France subiront le même sort que les chrétiens d’Orient. Au cours de ce siècle.

  • Euthanasie : le pape prie la Congrégation pour la doctrine de la foi de rappeler la dignité « intangible » de l’homme

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    Du site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Euthanasie : le pape demande à la Congrégation pour la doctrine de la foi de rappeler la dignité « intangible » de l’homme

    (Agence I.Media)

    Le pape François a reçu en audience le 26 janvier 2018 les participants de l’assemblée plénière de la Congrégation pour la doctrine de la foi qui s’est en particulier penchée sur les questions de fin de vie. Face à l’acceptation croissante de l’euthanasie, a déclaré le pontife, le dicastère a une mission “éminemment pastorale” pour aider les hommes à retrouver le sens de leur dignité “intangible“.

    La Congrégation pour la doctrine de la foi, a expliqué le Souverain pontife, doit rappeler aux hommes leur “vocation transcendante”. A une époque où les hommes semblent conter sur leurs propres forces pour le Salut, il est nécessaire de rappeler que celui-ci consiste “en la communion avec le Christ ressuscité”. Selon le pontife, L’Eglise a pour devoir de “ne pas abandonner l’homme à lui-même” et à ses erreurs.

    La vocation du dicastère, a poursuivi l’évêque de Rome, est donc “éminemment pastorale”, en particulier sur les questions liées à la fin de vie. Face à la demande croissante de légalisation de l’euthanasie comme “affirmation idéologique de la puissance de l’homme”, il faut rappeler que la dignité humaine est ”intangible“, a insisté le pape François. Quand la dignité est jugée selon son “efficacité et par sa productivité”, a-t-il déploré, tout devient possible.

    La sécularisation actuelle, a regretté le pontife, “absolutise“ l’autodétermination et l’autonomie. Une allusion critique notamment à l’Italie, où le Parlement a voté fin 2017 une loi faisant valoir des directives anticipées sur les décisions médicales, sans objection de conscience possible. Plusieurs hôpitaux catholiques du pays ont annoncé qu’ils s’opposeraient à ce refus d’objection. XLN

  • Promouvoir une médecine qui soigne plutôt qu'une technique qui déshumanise

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    « CONTRE UNE TECHNIQUE QUI DÉSHUMANISE, IL EST ENCORE TEMPS DE PROMOUVOIR UNE MÉDECINE QUI SOIGNE »

     de genethique.org

    Quelques jours après le lancement des états généraux de la bioéthique, Marianne Durano, agrégée de philosophie et auteur de Mon corps ne vous appartient pas, publie une tribune dans le Figaro dans laquelle elle dénonce le « simulacre de débat (…) censé déboucher sur un consensus non seulement sur la PMA, mais à court terme, sur la GPA elle-même ». L’issue est « connue d’avance »constate-t-elle : « le business plan est prêt, avec ses éléments de langage, son calendrier, ses porte-parole médiatiques et ses représentants de commerce ». Elle use de ces termes car « quoiqu’on en pense, « la PMA est un service bien plus qu’un soin » : les différentes techniques d’assistance médicale à la procréation « n’ont pas pour but de soigner des corps malades mais de se substituer techniquement à la procréation ».

    « Service public » ou « service clients » ? Dans les deux cas, « le problème n’est pas individuel, mais politique ». Un service public relève de la solidarité nationale, qui « n’a pas à fournir des prestations techniques, mais à prendre soin des plus fragiles ». Or ouvrir la PMA aux femmes seules ou homosexuelles, redéfinit le rôle de cette solidarité nationale « désormais chargée de prendre en charge non plus seulement les maladies, mais les frustrations. (…) Financer leur PMA à des femmes qui sont biologiquement fertiles, alors même qu’un français sur trois renonce à se soigner faute d’argent, et que le nombre de maternités a été divisé par trois en quarante ans, c’est détourner de l’argent public à des fins privées » observe la philosophe. En outre, « subventionner des procréations artificielles pour des femmes qui sont en bonne santé », c’est consacrer un « droit à l’enfant, potentiellement inconditionnel et illimité », et ainsi transformer l’enfant en objet. Alors, « si la biologie n’est plus un critère, au nom de quoi priver une célibataire sexagénaire de la joie d’être mère ?»

    Mais  « il est encore temps de refuser qu’on fabrique des enfants sur commande. Contre une technique qui déshumanise, il est encore temps de promouvoir une médecine qui soigne » conclut Marianne Durano.

    Sources: Le Figaro, Marianne Durano (23/01/2018)

  • Retour sur les principes éthiques - non négociables - que les chrétiens doivent respecter en politique

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    D'Agnès Pinard Legry sur aleteia.org :

    Quels sont les « principes éthiques » que les chrétiens doivent respecter en politique ?

    Alors qu’il était encore cardinal, Benoît XVI a formalisé en 2002, pour la première fois, une liste de "points non négociables" concernant "l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique".

    « En deux mille ans d’histoire, l’engagement des chrétiens dans le monde s’est réalisé sous des formes diverses. L’une d’entre elles a été la participation à l’action politique ». En 2002 le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a formalisé dans une note doctrinale les « points non négociables » concernant « l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique ».

    « Quand l’action politique est confrontée à des principes moraux qui n’admettent ni dérogation, ni exception, ni aucun compromis, l’engagement des catholiques devient plus évident et se fait lourd de responsabilités, prévient-il. Face à ces exigences éthiques fondamentales auxquelles on ne peut renoncer, les chrétiens doivent en effet savoir qu’est en jeu l’essence de l’ordre moral, qui concerne le bien intégral de la personne ». Retrouvez ci-dessous les principales thématiques sur lesquelles les chrétiens sont appelés à agir.

    Les lois civiles en matière d’avortement et d’euthanasie. À ne pas confondre avec le renoncement à l’acharnement thérapeutique qui, même du point de vue moral, est légitime. Elles doivent « protéger le droit primordial à la vie, depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle »

    Le respect et la protection des droits de l’embryon humain.

    La protection et la promotion de la famille. Cette dernière est « fondée sur le mariage monogame entre personnes de sexe différent ». Elle doit être « protégée dans son unité et sa stabilité, face aux lois modernes sur le divorce ». « Aucune autre forme de vie commune ne peut en aucune manière lui être juridiquement assimilable, ni ne peut recevoir, en tant que telle, une reconnaissance légale », affirme le cardinal Joseph Ratzinger.

    La liberté d’éducation des enfants, un droit inaliénable des parents. Elle est reconnue entre autre par les déclarations internationales des droits humains.

    La liberté religieuse.

    Le développement dans le sens d’une économie qui soit au service de la personne et du bien commun. Il doit avoir lieu « dans le respect de la justice sociale, du principe de solidarité humaine et de la subsidiarité, qui veut que les droits de toutes les personnes, de toutes les familles et de tous les groupes, et que l’exercice de ces droits, soient reconnus ».

    La paix. « Une vision irénique et idéologique tend parfois à donner un sens profane à la valeur de la paix, tandis que, dans d’autres cas, on se limite à un jugement éthique sommaire, oubliant la complexité des raisons en question. La paix est toujours « œuvre de la justice et effet de la charité » ; elle exige le refus radical et absolu de la violence et du terrorisme, et elle requiert un engagement constant et vigilant de la part de ceux qui ont une responsabilité politique ».

    Plus globalement, à chacun de se souvenir, en son âme et conscience, que « la structure démocratique sur laquelle entend se construire un État moderne aurait une certaine fragilité si elle ne prenait pas comme fondement le caractère central de la personne. C’est d’ailleurs le respect de la personne qui rend possible la participation démocratique ».

    A titre d'illustration : Pour l’évêque de Montauban, le MRJC n’est plus un mouvement catholique

  • Le cardinal Monsengwo, "le Wojtyla congolais"

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    D'Isabelle Cousturié sur aleteia.org :

    RDC : le Cardinal Monsengwo, bien plus qu’un homme d’Église 

    Portrait de celui que les Congolais appellent le « Wojtyla congolais », bête noire pour les pouvoirs barbares et source d’espérance pour le peuple.

    « Que les médiocres dégagent ! », lançait l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, pour décrire les dirigeants « barbares et incapables » de la République démocratique du Congo à la suite de la fusillade qui a fait au moins cinq morts, le 31 décembre dernier lors de la marche pacifique des catholiques censée, à son appel, « libérer l’avenir et faire du pays une terre de paix, de dignité, d’hospitalité, de progrès pour tous ».

    Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya est « un homme de Dieu courageux » soulignait alors Réveil FM International, une radio congolaise fermée par le gouvernement mais toujours accessible sur Internet. Un homme  de Dieu à la parole « rare mais pointue », ajoutait encore ce média qui soutient celui que certains appellent désormais « le Wojtyla congolais », pour ses franches prises de position en politique. Une nouvelle marche a eu lieu le 21 janvier faisant à nouveau au moins 6 morts et 49 blessés.

    Lire aussi : Nouvelle marche sanglante des chrétiens en RDC

    Pasteur et patriote

    Né en 1939 – en pleine colonisation belge — ordonné prêtre en 1963, Laurent Monsengwo est le premier Africain titulaire d’un doctorat en Écritures saintes à l’Institut biblique pontifical de Rome, en 1970. Il est ordonné évêque par Jean Paul II, en visite à Kinshasa, en 1980. Et nommé évêque de Kisangani en 1988. À 41 ans à peine, il s’impose comme l’un des acteurs politiques majeurs de la période de retour à la démocratie qui a suivi le régime du dictateur Joseph-Désiré Mobutu. En 1991, il devient président du Bureau de la conférence nationale souveraine, et de 1992 à 1996, dirige le Haut conseil de la République, érigé en parlement de transition en 1994.

    À 78 ans, l’archevêque de Kinshasa est reconnu comme une autorité morale incontestée dans son pays. Il « plie mais ne rompt jamais » quant il s’agit de défendre les droits humains et lutter en faveur de la démocratisation d’un pays qui a connu la plus cruelle des guerres civiles entre 1998 et 2002, faisant des milliers de morts dans l’est du pays. Car chez les gouvernants, « l’appétit de pouvoir est une drogue. J’en sais quelque chose : malgré moi, j’ai pratiqué le pouvoir six ans ! Quand vous y êtes, il faut beaucoup d’esprit des Béatitudes pour ne pas succomber à la tentation de modifier la Constitution pour rester en poste ! », a-t-il confié en 2011 au quotidien La Croix, lors d’une visite en France. Il évoquait ses années de forte implication politique.

    Lire la suite sur aleteia.org

    Lire aussi : "Cardinal Monsengwo : « Nous voulons que règne la force de la loi et non la loi de la force. »

  • Si la vague migratoire coûte à la sécurité sociale, elle devrait rapporter ensuite

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    De Jean-Paul Bombaerts sur le site de l'Echo :

    La vague migratoire coûte d'abord à la sécurité sociale et rapporte ensuite 

    Selon le président de la N-VA Bart de Wever, "il faut choisir: ouvrir les frontières ou préserver notre système social". Une opposition qui est fausse et qui n'a pas lieu d'être selon l'opposition. Vérifions à l'aide de chiffres.

    ♦ Les faits

    Les migrants coûtent-ils à la sécurité sociale, au point de mettre la viabilité de celle-ci en danger? La question est posée par le président de la N-VA Bart De Wever dans une carte blanche publiée ce mercredi matin dans le quotidien flamand De Morgen. "Ouvrir les frontières aux migrants comme le préconise la gauche, mettra inévitablement le fonctionnement actuel de la sécurité sociale en péril. Il y a 37 millions de Soudanais qui aspirent sans doute à une vie meilleure. Avons-nous le devoir moral d’accueillir 37 millions de Soudanais? Et quid des autres Africains?", a-t-il lancé.

    À ses yeux, ces "bien pensants de gauche" doivent choisir: accueillir tout le monde et ouvrir les frontières, ou préserver notre système social à son niveau actuel. "Car si l’on décide de mettre notre sécurité sociale à disposition de chacun, alors elle s’écroulera", prédit-il.

    Pour l’opposition socialiste, ce ne sont pas les migrants qui menacent d’éroder la sécurité sociale, mais la N-VA. Le député PS Ahmed Laaouej a ainsi pointé du doigt les réductions de cotisations sociales décidées par le gouvernement, qui se traduisent par un manque à gagner pour la sécurité sociale de plusieurs milliards d’euros, le saut d’index ou encore les mesures en matière de pension.

    ♦ Le décodage

    Au-delà des postures idéologiques qui polluent souvent le débat migratoire, nous avons fait parler certains chiffres.

    • Sommes-nous face à une invasion migratoire? L’actuelle crise de l’asile a culminé en 2015 avec 35.500 demandes d’asile. Il faut remonter à 1999 (42.700 demandes d’asile) et 2000 (35.800) pour rencontrer de tels chiffres. C’était lors de la crise des Balkans. En 2016 et 2017, on est retombé aux alentours de 17.000 demandes. Toutefois, le taux de reconnaissance du statut de réfugié est aujourd’hui beaucoup plus élevé (de l’ordre de 70%).
    • Un coût maîtrisé. Accueillir des réfugiés, qui arrivent dans un dénuement total, a inévitablement un coût. En 2016, la Banque nationale a publié une étude sur la question. Les dépenses supplémentaires pour l’accueil des réfugiés s’élèvent à 134 millions d’euros en 2015, puis 308 millions en 2016 (au plus fort de la crise migratoire) et 154 millions en 2017. 

    À cela, il faut ajouter 1,3 milliard d’euros en allocations sociales (chômage et revenu d’intégration) sur la période 2015-2020. Ce montant est à charge de la sécurité sociale. Au début, cela grève le déficit public de 0,04% du PIB. Mais en 2020, ce déficit se transformera en excédent de 0,03% du PIB grâce aux impôts et cotisations de ces nouveaux venus. 

    Au final, en 2020, l’économie belge engrangera une croissance supplémentaire de 0,1% du PIB, d’après les projections de la BNB. Au départ, le surcroît de croissance est surtout dû aux dépenses publiques; après quoi, la consommation privée des ménages immigrés prend le relais.

    • Les migrants s’intègrent-ils? L’intégration passe avant tout par la participation au marché du travail. Or sur ce plan, la Belgique est le plus mauvais élève européen après la Suède. En 2014, l’écart de taux d’emploi des immigrés non européens par rapport aux Belges de souche était de 28%. 

    Un écart qui s’explique en partie par le niveau d’éducation. Frédéric Docquier, professeur d’économie à l’UCL, observe dans une étude publiée par l’IRES que les ressortissants syriens et irakiens sont en général moins bien scolarisés que les réfugiés d’ex-Yougoslavie, mais mieux scolarisés que les réfugiés d’Afghanistan, RDC ou Tchétchénie.

    Si l’immigration peut combler les pénuries sur le marché de l’emploi, elle aura aussi pour effet d’exercer une pression à la baisse sur les salaires des autochtones. Pour la Belgique, Frédéric Docquier estime l’effet de 0% à 1% sur le salaire moyen et de 0,6% à 1,2% sur le salaire des travailleurs peu qualifiés.

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  • Réflexions sur l’avenir des communautés Ecclesia Dei

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    Lu dans le N° 294 du mensuel « La Nef » :

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    "Quel avenir pour la mouvance Ecclesia Dei ? L’un des facteurs qui invite à la réflexion est la possible réintégration de la Fraternité Saint-Pie X dans la pleine communion ecclesiale.

    On parle de « mouvance Ecclesia Dei » car il s’agit d’une réalité polymorphique : communautés religieuses, sociétés de vie apostolique de droit pontifical, prêtres diocésains isolés ou constitués en associations cléricales. Certaines de ces communautés sont des dissidences de la Fraternité Saint-Pie X (Fraternité Saint-Pierre, Institut du Bon Pasteur), d’autres étaient liées à la Fraternité Saint-Pie X jusqu’en 1988 (le Barroux), d’autres ont toujours été indépendantes de cette Fraternité (Fontgombault, Dominicaines du Saint-Esprit, Chanoines réguliers de la Mère de Dieu) tandis que d’autres encore viennent d’un horizon différent (Fraternité Saint-Vincent Ferrier) ou, fondées après 1988, développent une spiritualité propre (Institut du Christ Roi). L’insertion diocésaine peut être mise en valeur (Missionnaires de la Miséricorde divine, Association Totus tuus). N’oublions pas les laïcs présents dans ce créneau par leurs publications, éditions, écoles, etc.

    Ces réalités ecclésiales se réfèrent toutes au Motu proprio Ecclesia Dei du 2 juillet 1988, qui demandait aux évêques d’appliquer de façon large et généreuse les concessions des traditions liturgiques antérieures accordées en 1984, concessions qui sont d’ailleurs devenues un véritable droit reconnu à partir du Motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007. Au plan canonique, certaines de ces communautés relèvent du Saint-Siège, via la Commission pontificale Ecclesia Dei ou via la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique ; d’autres sont de droit diocésain. Le ministère proprement dit s’exerce d’ailleurs toujours sous l’autorité de l’Ordinaire du lieu.

    Ces communautés, pour nous focaliser sur elles, ont maintenant leur histoire propre, valorisent leur charisme spécifique. Certains parmi leurs membres ont voulu accueillir positivement les enseignements conciliaires selon la fameuse « herméneutique de la réforme dans la continuité de l’unique sujet-Église » ; d’autres donnent un assentiment minimal à Vatican II et préfèrent se référer à un moment donné de la théologie de l’Église. Certains excluent de célébrer la forme ordinaire du rite romain tandis que d’autres l’acceptent en pratique. La mosaïque – plus que la nébuleuse – Ecclesia Dei dans son ensemble manifeste une vitalité certaine au plan vocationnel, en comparaison notamment du nombre de séminaristes dans les diocèses. S’il est difficile de donner des chiffres, on peut estimer qu’en France, la couverture du terrain (prêtres, fidèles, églises, écoles) par la mouvance Ecclesia Dei est au moins aussi importante que celle de la Fraternité Saint-Pie X qui bénéficiait pourtant d’une avance de vingt ans. Ce qui signifie concrètement que la Fraternité Saint-Pie X, près de trente ans après les sacres de 1988, n’a plus le monopole pastoral dans ce créneau.

    Voici donc deux courants qui convergent apparemment dans la manière de célébrer le sacrifice eucharistique mais qui sont assez fondamentalement dissemblables dans leur rapport aux évêques et au Magistère actuel, dans la conception qu’ils se font de la mission de l’Église dans le monde de ce temps.

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  • Etats-Unis : les médecins qui refusent de pratiquer l'avortement seront protégés

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    Du site RT France :

    Clause de conscience : Trump va protéger les médecins qui refusent de pratiquer l'avortement

    Aux Etats-Unis, les personnels de santé qui ne souhaitent pas être associés à l'avortement ou encore s'occuper de personnes transgenres seront désormais soutenus par une division ministérielle consacrée aux libertés de conscience et religieuse.

    Le gouvernement américain a annoncé le 18 janvier la création d'une nouvelle division ministérielle consacrée aux libertés de conscience et religieuse, qui soutiendra les médecins et infirmiers refusant d'accomplir certains soins qu'ils estiment contraires à leurs convictions.

    Cette division devrait notamment offrir un appui aux professionnels de santé qui ne veulent pas être associés aux avortements ni s'occuper de personnes transgenres. La nouvelle entité administrative a été fondée au sein du département de la Santé et des services sociaux, dont les responsables et des élus républicains ont pris la parole lors d'une cérémonie.

    «Le président [Donald] Trump a promis aux Américains que son gouvernement défendrait énergiquement les droits relevant de la conscience et de la liberté religieuse. Cette promesse est tenue aujourd'hui», s'est félicité Eric Hargan, secrétaire par intérim.

    Cette initiative inquiète des associations, qui redoutent une discrimination dans l'accès aux traitements médicaux dont pourraient souffrir certaines catégories de la population. «Personne ne devrait se voir refuser des soins, y compris un avortement sûr et légal», a réagi l'organisation de planning familial Planned Parenthood.

    La création de la nouvelle division du département a été annoncée à la veille de la «Marche pour la vie» à Washington, grand rendez-vous annuel des militants opposés à l'avortement. Le président américain s'exprimera, par lien vidéo, lors de ce rassemblement.

    Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a pris différentes mesures visant le droit à l'avortement et à la contraception, ainsi que les droits des personnes transgenres. 

  • Une initiative oecuménique en Russie pour venir au secours des femmes enceintes en détresse

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    De L'Aide à l'Eglise en Détresse (Belgique) :

    Russie : mesures concrètes dans un esprit œcuménique

    Du 18 au 25 janvier, les Églises chrétiennes célèbrent la « Semaine de prière pour l’unité des chrétiens ». La fondation pontificale l’Aide à l’Église en Détresse encourage depuis 25 ans le dialogue entre l’Église catholique et l’Église russe orthodoxe. Le directeur du bureau britannique de la fondation décrit une nouvelle initiative commune à Stavropol qui, avec le soutien de l’Aide à l’Église en Détresse, aide les femmes qui vivent une grossesse non désirée ou se trouvent dans une autre situation de détresse.

    Toute vie humaine a sa propre dignité. Voilà pourquoi l’Aide à l’Église en Détresse soutient en Russie les femmes particulièrement vulnérables et leurs enfants à naître. Dans le cadre d’une démarche concrète, l’Église catholique et l’Église russe orthodoxe apportent actuellement leur aide à jusqu’à 42 femmes dans le besoin ainsi qu’à leurs familles, en leur fournissant un logement dans le sud de la Russie jusqu’à ce qu’elles aient trouvé un domicile fixe.

    Conjointement avec le métropolite de l’Église russe orthodoxe, Son Éminence Cyrille, évêque de Stavropol et de Nevinnomyssk, le directeur du bureau national britannique de la fondation Aide à l’Église en Détresse, Neville Kyrke-Smith, a inauguré l’automne dernier un premier site d’hébergement d’urgence pour jeunes mères à Stavropol. Le nom de cette ville située au nord-est de Sotchi signifie « Ville de la croix ». Le métropolite et le directeur britannique d’Aide à l’Église en Détresse ont rencontré des femmes concernées qui reçoivent une aide pratique. Parmi elles, il y a aussi une famille musulmane dans le besoin. Neville Kyrke-Smith a déclaré : « Ce projet est d’une importance vitale. Il soutient les femmes enceintes qui, souvent, ne bénéficient d’aucune aide. »

    Ce centre fondé par l’Église orthodoxe contribue en même temps à l’œcuménisme, souligne Neville Kyrke-Smith. L’Aide à l’Église en Détresse a fourni plus de 22 000 euros pour créer ce logement protégé du centre de crise. Il offre aux femmes une alternative à l’avortement et les soutient à travers des consultations.

    Le projet repose sur des initiatives antérieures lancées autant par l’Église catholique que par l’Église russe orthodoxe. L’année dernière, des représentants de ces deux communautés se sont rendus à la conférence internationale pour « la protection de la vie », organisée par le Patriarcat de Moscou. C’est à cette époque qu’a été lancé l’appel au « respect du droit inaliénable à la vie » qui, plus tard, a été intégré à la déclaration commune de Leurs Saintetés le pape François et le métropolite Cyrille. Peter Humeniuk, expert de l’Aide à l’Église en Détresse pour la Russie, souligne que dès le début, il s’agissait de « mesures concrètes dans un esprit d’œcuménisme ». Cela signifie que l’on ne se concentrait pas seulement sur l’analyse de la situation, mais aussi sur la recherche de solutions. Pour cela, les délégués ont rapidement rencontré un groupe expérimenté de catholiques venus de Milan, qui propose des consultations en cas de grossesse non désirée et qui a déjà sauvé la vie de presque 20 000 enfants.

    Au vu des conséquences de l’avortement, Peter Humeniuk fait l’observation suivante : « Malheureusement, l’avortement est largement répandu en Russie. Cela remonte jusqu’à l’époque soviétique. Les gens en Russie commencent à prendre lentement conscience du problème, également en raison de l’évolution démographique en Russie et dans les pays occidentaux qui, entre-temps, a réveillé beaucoup de personnes. »

    L’Aide à l’Église en Détresse soutient en outre d’autres projets en Russie, notamment un programme de réhabilitation pour toxicomanes, qui affiche un taux de succès de 80 %, ainsi que la construction d’une nouvelle chapelle à Stavropol. Auparavant, la communauté catholique devait se réunir dans l’atelier d’un agriculteur. Le Père Mitrzak est le premier prêtre catholique qui y a établi son siège permanent depuis la révolution. Le métropolite orthodoxe Cyrille aide la chapelle à régler les formalités d’enregistrement.

    Le directeur britannique d’Aide à l’Église en Détresse, Neville Kyrke-Smith, considère que la coopération entre l’Église russe orthodoxe et l’Église catholique lors de projets pour des personnes dans le besoin et de projets pour la protection de la vie « est très encourageante pour l’Aide à l’Église en Détresse. »

    La fondation pontificale l’Aide à l’Église en Détresse s’engage depuis 25 ans en faveur du dialogue entre l’Église catholique et l’Église russe orthodoxe, répondant ainsi à un désir du pape Saint Jean-Paul II et de ses successeurs au ministère pétrinien.

    Lors de leur rencontre historique à La Havane en février 2016, le pape François et le patriarche de Moscou Cyrille avaient fait apparaître différents sujets pour une coopération encore plus intense des deux Églises. En réponse à leur appel, de nouvelles opportunités de coopération ont émergé entre-temps entre chrétiens catholiques et orthodoxes. Il a donc été fondé un groupe de travail œcuménique auquel l’Aide à l’Église en Détresse participe largement. Ce groupe de travail coordonne et organise des initiatives, des manifestations et conférences au service de la promotion de la vie humaine et de la famille ainsi que du soutien des chrétiens persécutés au Proche-Orient. Le centre de crise pour femmes à Stavropol est un exemple d’une telle initiative commune.

    Par Murcadha O’Flaherty & John Pontifex

    Ensemble, avec vous, nous aidons ceux qui sont dans le besoin. Grâce à vous, l’Aide à l’Église en Détresse apporte un soutien aux fidèles partout où ils sont persécutés, opprimés ou en détresse, à travers des informations, des prières et des actions.

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    • Belgique : IBAN : BE25 1960 0933 4182 et BIC : CREGBEBB (Aide à l’Église en Détresse a.s.b.l. – sans attestation fiscale). En vertu de la loi Belge, les projets pastoraux ne sont pas admissibles à l’octroi d’une attestation fiscale.
    • Luxembourg : IBAN : LU66 1111 0261 9404 0000 et BIC : CCPLLULL

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  • Bilan de la Marche pour la Vie à Paris

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    D'Odon de Cacqueray sur le site de l'Homme Nouveau :

    Marche pour la Vie, le pari sur l'avenir

    Marche pour la Vie, le pari sur l'avenirPhotos: © Michel Pourny

    Cécile Edel mère de famille et psychologue est également Présidente de l'asociation Choisir la Vie et Vice-Présidente de la Marche pour la Vie, au lendemain de cette manifestation elle a accepté de répondre à nos questions et dresser un bilan ainsi que des objectis.

    Au lendemain de cette 13e Marche pour la Vie, un premier bilan ? 

    Cécile Edel : Le bilan est bon comme chaque année. Mais il est vrai qu’avec les mauvaises conditions météorologiques que nous avons eues, nous étions encore plus heureux de voir qu’il y avait quand même 40 000 participants1. Donc un grand succès, surtout au moment des états généraux de la bioéthique. Cela permet d’ouvrir le débat sur ces sujets-là. 

    Concernant les prises de parole, l’eurodéputé polonais Marek Jurek était présent, nous n’avons pas vu de politiques français monter à la tribune, est-ce une volonté de votre part ou un manque d’engagement de nos hommes politiques ? 

    C’est un manque d’engagement. Je regrette que parmi tous les députés, et il y en a beaucoup en France, il n’y en ait que très peu qui défendent la vie de la conception à la mort naturelle, de manière très faible. Il y a un manque de députés qui respectent la vie, c’est très clair, surtout depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Nous avons face à nous plutôt des députés hostiles, voire très hostiles. 

    La menace de représailles judiciaires qui pèse sur les opposants à l’avortement dissuade-t-elle les personnalités de prendre la parole ? 

    Je ne pense pas. Quand nous observons par exemple le délit d’entrave voté l’année dernière, ce délit d’entrave visait principalement les antennes d’écoute aux femmes en difficulté. Ceux qui sont freinés par ces mesures, ce sont surtout les bénévoles qui aimeraient être engagés dans ces antennes d’écoute, mais qui ont peur des représailles. Les politiques ne sont pas réellement impactés, mais certains sont un peu désespérés de voir que le débat a du mal à s’ouvrir. Je regrette qu’il y ait une telle loi du silence, un tel tabou autour des questions sur l’avortement. Ce qui n’est pas du tout le cas aux États-Unis et nous l’avons vu. La différence devient d’ailleurs énorme avec eux surtout depuis que Donald Trump est intervenu à The March for Life quand nous n’avons toujours pas de politiques qui interviennent à La Marche pour la Vie. 

    500 000 personnes défilent aux États-Unis pour la 45e édition, vous annoncez 40 000 marcheurs pour la 13e Marche pour la Vie en France, constatez-vous une progression d’une année sur l’autre ? Quels sont vos objectifs ? 

    Je suis dans l’espérance. J’étais présente pour la première marche en 2005 et je vois la différence entre 2005 et 2018. Cette différence est énorme au niveau des chiffres bien sûr : nous avons commencé à seulement quelques milliers. Cette différence est également frappante au niveau du pourcentage de jeunes. Il y avait cette année presque 80 % de jeunes de moins de 30 ans voire moins de 25. C’est extrêmement encourageant pour l’avenir. Ces jeunes sont très motivés, très déterminés et n’acceptent aucun compromis sur le respect de la vie. Nous avons pris exemple sur le modèle américain lorsque nous avons créé la Marche pour la Vie en France et d’ici quelques années je pense que nous arriverons à avoir un chiffre très important parce qu’on n’a pas encore réussi à mobiliser toutes les communautés, toutes les familles. 

    Notre objectif n’est pas nécessairement d’être énormément, même si le chiffre aide à gagner. Ce qui est le plus important c’est de garder toujours le même discours, qui est un discours très ferme. C’est notre fidélité, notre clarté et notre détermination qui nous feront gagner.

    Comme d’habitude les chiffres sont discutés…

    Nous fonctionnons avec un comptage au clic qui est fiable, la difficulté réside dans le fait que tous les marcheurs ne font pas le parcours en entier. Certains partent avant la fin quand d’autres nous rejoignent en cours de route. Nous en tenons compte. En étant présents à cette marche nous pouvions constater être au minimum autant que l’année dernière, ce qui une fois de plus, au vu de la météo, est une belle réussite. 

    La Marche pour la Vie est désormais une institution rodée. Prévoyez-vous d’autres actions en plus de ce rendez-vous annuel ?

    La Marche pour la Vie est une association qui regroupe plusieurs associations. Toute l’année ces associations œuvrent de leur côté, avec des moyens qui leur sont propres, leurs spécificités, pour le respect de la vie. Toute l’année il y a un continuum d’actions, pas au nom de la Marche pour la Vie mais au nom des associations qui composent en grande partie la Marche pour la Vie. Notre objectif à long terme est d’arriver à être une force de mobilisation toute l’année, avec des opérations coup-de-poing, des mobilisations en dehors du mois de janvier… Si une loi doit passer en milieu d’année, il faut que nous soyons capables de nous mobiliser. Il faut que nous devenions une vraie force de mobilisation. 

    1. Selon les organisateurs.