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Société - Page 514

  • Vatican : Mgr Maradiaga, le « Cardinal des Pauvres », est accusé de malversations financières

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     « Le cardinal Maradiaga, l'un des plus proches cardinaux du Pape François, coordinateur du C9 en charge de réformer la Curie, ancien président de Caritas International et l'un de plus fervents défenseurs de "l'Eglise des pauvres" voulue par le pape argentin, se trouve actuellement sous le coup d'une enquête apostolique.

    D'après les premiers résultats de l'enquête, il aurait touché près de 600.000 dollars en 2015 d'une université du Honduras qui lui versait 41.600 dollars de salaire par mois avec un bonus de fin d'année 64.200 dollars et serait impliqué dans le détournement plus d'1,2 millions de dollars des caisses du diocèse vers des sociétés londoniennes, de l'argent qui s'est ensuite mystérieusement évanoui dans la nature.

    L'enquête porte également sur des flux financiers suspects du gouvernement hondurien vers des fondations lui appartenant.

    Le Vatican s'inquiète du fait que la Cour des Comptes du Honduras a diligenté une enquête sur la comptabilité du diocèse entre 2012 et 2014 pour voir où est passé l'argent destiné à financer d'obscurs projets de "formation des fidèles sur les valeurs et la compréhension des lois et de la vie sociale". Selon les enquêteurs, il n'y a aucun justificatif pour ces dépenses.

    L'enquêteur diligenté par le pape, Mgr Casaretto, a recueilli les déclarations accablantes de 50 témoins dans le diocèse et l'entourage du cardinal incriminé.

    Le bras droit de Maradiaga, Mgr Pineda, qui est soupçonné d'avoir orchestré ces malversations est également soupçonné d'avoir détourné de l'argent des caisses du diocèse ou de l'université pour faire des cadeaux à un certain "Père Eric", un faux religieux mexicain qui n'a jamais prononcé ses voeux et qui vivait sous le même toit que lui. Il lui aurait acheté une voiture et un appartement.

    A Sainte-Marthe, on déclare que "le Pape est très attristé mais déterminé à découvrir la vérité". On sait à présent que le Pape a reçu ce dossier en mains propres il y a six mois et qu'il s'est personnellement réservé toutes les décisions en la matière.

    Maradiaga aura 75 ans le 29 décembre et est censé à cette date remettre sa démission au pape qui décidera s'il le reconduit ou pas dans ses fonctions. ...

    Ref. sur le site d’Europe 1 :  le « Cardinal des Pauvres » est  accusé de malversations financière

    Histoire classique de l’arroseur arrosé

    JPSC

     

  • Rien ne résiste à l’appel de Dieu

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    Pour le mensuel « La Nef » , Christophe Geffroy fait le point avec le Père Abbé du Barroux :

    « Dom Louis-Marie, Père Abbé du Barroux, nous parle de son abbaye, des vocations, nous offre le regard d’un moine sur l’Église et un monde qui perd toute mesure.

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    La Nef – Pourriez-vous d’abord nous dire un mot de la situation de votre abbaye et de votre fondation de La Garde ?
    TRP Dom Louis-Marie – Notre abbaye, fondée en 1970 par Dom Gérard, compte désormais 52 moines profès et deux postulants. Sainte-Marie de la Garde, fondée en 2002, compte 14 moines profès et deux postulants qui prendront le saint habit le 24 juin prochain avant l’office de complies. L’âge moyen est à peu près de 50 ans. Nous consacrons nos journées au Seigneur par la prière liturgique dès la nuit, par le travail (agriculture, maraîchage, moulin à huile, boulangerie et pâtisserie, vie de la maison, magasin et vente par correspondance) et par un apostolat monastique qui comporte confessions, prédications, aumônerie de scouts, des chapitres Sainte-Madeleine, Saint-Lazare et autres. Nous avons aussi en charge la direction et l’aumônerie de l’Institution Saint-Louis, collège d’environ 80 garçons. Enfin nous assurons le ministère monastique habituel auprès des personnes qui font chez nous un séjour à l’hôtellerie. Je suis très heureux de voir que Sainte-Marie de la Garde offre à un certain nombre de prêtres la possibilité de se reposer en profitant de la sainte liturgie.

    Avez-vous toujours de nouvelles vocations régulièrement ? Leur profil a-t-il changé au fil du temps ? Et comment analysez-vous ce que l’on nomme la « crise des vocations » ?
    Oui, nous avons régulièrement des vocations. Le Seigneur appelle toujours des âmes à la vie consacrée, à une vie cachée en Dieu, ne cherchant que son bon plaisir dans le cloître, à la vie de prière dans la liturgie solennelle. Le profil des candidats change, certainement, mais pas la nature humaine qui est faite pour Dieu. Les jeunes ont soif d’identité et d’une certaine sécurité que ne donne pas le monde actuel en perpétuel changement. Il me semble très important de pouvoir donner un accompagnement personnalisé à nos jeunes en formation afin qu’ils puissent s’enraciner humainement. La crise des vocations a des causes très variées qui se ramènent à un tronc commun : le déracinement. D’où une conception diffuse de la liberté, qui se définit comme la possibilité de changer, une certaine immaturité des tempéraments due aux innombrables et permanentes gratifications de la technologie, une structure mentale abîmée par les mauvaises méthodes d’apprentissage, une image très sécularisée et même salie du sacerdoce. Mais tout cela ne résiste pas à l’appel de Dieu. Preuve en est que les communautés qui gardent le sens du sacré continuent de recruter.

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  • France : un Président qui sait que, sans les catholiques, l'unité du pays est une chimère

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    De Samuel Pruvot sur le site de l'excellent hebdomadaire "Famille Chrétienne" :

    « Sans les catholiques, le Président sait que l’unité du pays est une chimère »

    La première rencontre entre le président de la République et les responsables des cultes en France se déroule le 21 décembre. Sur quelle ligne avec quels enjeux ? L’essayiste Édouard Tétreau (1), proche du Président et relais informel entre l’exécutif et le monde catholique, fait le point sur la laïcité d’Emmanuel Macron dans un entretien sans concession.

    La prochaine installation, le 6 janvier, de Mgr Michel Aupetit à Paris est-elle une bonne nouvelle pour les relations entre l’exécutif français et l’Église catholique ?

    C’est une très bonne nouvelle. Je reconnais bien là le choix du Pape François pour le diocèse de Paris, pour l’Église de France, et pour la relation que vous soulignez.

    Une personnalité du Vatican me disait l’été dernier : « Paris, c’est un diocèse à aimer ; pas une machine bureaucratique à faire tourner. » Sans l’archidiocèse de Paris, pas d’homélie de Benoist de Sinety aux obsèques de Johnny Hallyday, ou de Matthieu Rougé à celles de Jean d’Ormesson. Pas de service des plus pauvres, des migrants de la porte de la Chapelle aux prostituées (Tamaris, Aux captifs la Libération). Les prêtres, religieux et laïcs du diocèse de Paris ont beaucoup donné ces dernières années. Il leur fallait un chef pour les incarner, les aimer, et les aider à continuer leur ministère. Mgr Aupetit, médecin ordonné prêtre à 44 ans, né dans une famille sans tradition catholique, d’un père cheminot, est d’abord le choix de cette incarnation. Pas un magistère cérébral, détaché ou administratif, mais humain, très humain.

    Mais en ce qui concerne les relations avec le pouvoir, que peut apporter Mgr Aupetit ?

    L’autre bonne nouvelle de cette nomination, c’est que l’Église de France se dote d’une personnalité à la parole forte et audible, dans un moment où cette parole est recherchée. Traditionnellement, trois institutions exercent au plan national ce magistère de la parole : le primat des Gaules, la conférence des Évêques de France, et l’archevêque de Paris. Le cardinal Barbarin est empêché par la séquence judiciaire que l’on sait.

    La conférence des évêques de France, sans doute du fait de sa structure collégiale et de sa recherche systématique du consensus, est hélas devenue difficilement audible ces dernières années. Sa prudence et sa retenue contrastent avec la vigueur et le dynamisme de la nouvelle génération de prêtres en France, témoins et acteurs d’un vrai renouveau de la pratique chrétienne (pèlerinages, hausse spectaculaire des vocations dans certaines communautés comme Saint Martin, vitalité du « Padreblog », etc.). Une génération qui aimerait bien que ses évêques seniors se mettent eux aussi « en marche » ! Il ne reste donc plus que l’archevêché de Paris pour porter à nouveau cette parole dans un moment clé.

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  • L'archevêque de Séoul appelle au « respect de la vie humaine »

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    Du site "Eglises d'Asie" (Missions étrangères de Paris) :

    Dans son message de Noël, l'archevêque de Séoul appelle au « respect de la vie humaine »

    Dans son message de Noël, le cardinal Andrew Yeom Soo-jung, archevêque de Séoul et administrateur apostolique de Pyongyang appelle au « respect de la vie humaine ». Et souligne que « l’embryon humain doit être considéré comme un être humain ».

    Vendredi 15 décembre, dans son message de Noël, le cardinal Andrew Yeom Soo-jung, archevêque de Séoul et administrateur apostolique de Pyongyang, rappelle l’importance du « respect de la vie humaine »« L’enseignement de l’Eglise catholique, affirme-t-il, est clair sur le fait de l’embryon humain doit être considéré comme un être humain ».

    Vers une dépénalisation de l'avortement ?

    En Corée du Sud, une pétition, lancée le 30 septembre dernier pour « abolir le statut criminel de l’avortement et autoriser l’usage de la pilule du lendemain » a recueilli plus de 230 000 signatures. Le 26 novembre, la Maison Bleue a annoncé la mise en place d’une étude sur la législation en vigueur.

    Sur le fondement du chapitre 27 du Code pénal (articles 269 et 270), une femme qui interrompt volontairement sa grossesse encourt une peine d'un an d'emprisonnement ou une amende de deux millions de wons. Mais la loi sur la santé de la mère et de l’enfant, qui date de 1973, autorise, dans certaines situations, l’avortement. L’article 14 de cette loi permet les interruptions volontaires de grossesse dans le cas d’une grossesse résultant d’un viol ou d’un inceste, si le fœtus est porteur de certaines anomalies génétiques ou congénitales ou encore si la santé de la mère est mise en danger du fait de la grossesse. Une révision de juillet 2009 de cette loi a abaissé le seuil à partir duquel l’avortement n’est plus légal, de la 28ème à la 24ème semaine de grossesse, et a exclu des maladies comme l’hémophilie et l’épilepsie des anomalies congénitales autorisant un avortement thérapeutique. La pilule du lendemain, elle, est délivrée sur ordonnance médicale.

    En 2005, les statistiques gouvernementales recensaient 342 000 avortements par an, chiffre réduit à 169 000 par an en 2010, et dont seulement 6% étaient conformes à la loi en vigueur. Selon l’Eglise catholique, le chiffre réel des avortements est beaucoup plus élevé, le nombre de 1,5 million d’avortements par an étant avancé.

    Le droit à la vie, « le plus fondamental des droits de l’homme » selon la Cour constitutionnelle

    En 2012, La Cour constitutionnelle a rendu un arrêt inédit en faveur du « droit à la vie », affirmant que celui-ci est « le plus fondamental des droits de l’homme » et que le droit d’une femme à disposer de son corps « ne pouvait être invoqué comme étant supérieur au droit à la vie d’un fœtus ». La même année, le gouvernement décidait de maintenir la pilule du lendemain sur la liste des médicaments nécessitant une prescription médicale.

    Ces dernières années, les évêques catholiques de Corée du Sud n’ont cessé de renouveler leur opposition à l’avortement ainsi qu’aux procédés contraceptifs, préconisant la diffusion des méthodes de régulation naturelle des naissances. En devenant archevêque de Séoul en 2012, Mgr Yeom avait annoncé vouloir poursuivre la politique pastorale de son prédécesseur dans le domaine de la bioéthique, sujet qui fait débat en Corée du Sud, en particulier sur les questions de l’euthanasie, de l’avortement et surtout de la recherche sur l’embryon. Evêque auxiliaire et vicaire général de l’archidiocèse de Séoul de 2002 à 2012, Mgr Yeom était notamment connu pour son action en faveur de la défense d’une « culture de vie ».

    L'avortement, point de divergence entre Moon Jae-in et l'épiscopat sud-coréen ?

    Depuis 2011, la CBCK a même instauré un « dimanche pour la vie » célébré chaque année au mois de mai, afin d’« engager la société à restaurer la dignité humaine et le respect de la vie de sa conception aux derniers instants ».

    En avril dernier, la Conférences des évêques catholiques de Corée (CBCK) publiait, comme à son habitudeune analyse des programme des candidats à l’élection présidentielle. Si, d’une manière générale, le programme de M. Moon Jae-in, du Parti Minju (Parti démocratique, centre-gauche), désormais président élu, correspondait aux enseignements de l’Eglise catholique, la seule exception notable concernait l’avortement. A ce sujet, Moon Jae-in ne s’exprimait pas clairement, considérant que « ce sujet nécessite une large consultation de la société civile ».

    Par ailleurs, le cardinal Yeom dénonce dans sa lettre les conflits et souligne les inégalités croissantes. Il invite, en outre, à prêter une attention particulière aux marginalisés et aux malades, « à prendre soin des personnes âgées qui sont pauvres, des immigrés qui n’ont nulle part où aller, des femmes et des enfants victimes de violences domestiques ».

    En 2014, lors de son voyage apostolique en Corée du Sud, le pape François avait demandé aux chrétiens de s’opposer aux « modèles économiques inhumains » qui créent « de nouvelles formes de pauvreté ».

  • L'origine de la crèche de noël

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    Paru sur le site Egliseinfo.be :

    « Selon l’évangile de Luc, Marie a déposé l’enfant Jésus dans la mangeoire d’une étable où Joseph et elle avaient trouvé refuge. Le mot crèche désigne aujourd’hui toute représentation de la Nativité.

    Selon la légende, François d’Assise « inventa » au 13e siècle la crèche vivante dans une grotte de Greccio en Italie, où les frères mineurs avaient établi un ermitage. Joseph, la Vierge Marie, les mages, les bergers, et les paysans étaient joués par les gens du village. Les animaux aussi étaient réels. Thomas de Celano, le premier biographe de François, rapporte qu’il prêcha, durant la messe de Noël, et qu’on le vit se pencher vers la crèche, qui servait d’autel, où était apparu un enfant endormi. Il prit l’enfant tendrement dans ses bras. Puis le petit bébé s’éveilla, sourit à François, caressa ses joues et saisit sa barbe dans ses petites mains !

    Petit à petit, la coutume s’est répandue, sous l’influence des prédicateurs franciscains, surtout en Provence et en Italie.

    Mais c’est plus tôt, au VIe siècle que l’on situe la première célébration de la nuit de Noël dans l’église de Sainte Marie à Rome, avec des statues de la Vierge Marie, de Joseph, de l’âne et du bœuf.

    Les premières crèches « en modèles réduits » firent leur apparition dans les églises au XVI siècle à Prague avec les Jésuites. A la fin du XIXe siècle apparaissent les santons (de santouns : petits saints) façonnés dans l’argile, originaires de Provence. Ces figurines représentent tous les petits métiers traditionnels. Les habitants du village ainsi représentés apportent le fruit de leur labeur à l’Enfant Jésus. Ces figurines sont venues enrichir le décorum de la crèche traditionnelle. En Provence, la crèche Durant les fêtes de Noël, la pastorale provençale est une pièce jouée et parlée. Elle raconte l’histoire de la nuit de noël. La plus célèbre signée par Antoine Maurel en 1844 fut écrite en provençal. Il existe de multiples pastorales composées de saynètes parlées et chantées mais celle signée par Maurel est interprétée chaque année à l’époque de Noël en Provence. Elle attire de nombreux provençaux, nostalgiques de la langue de Frédéric Mistral. »

    creche-vatican2_lbb.jpgRef. L’origine de la crèche

    Cette année, la crèche érigée par le Vatican sur la place Saint-Pierre de Rome revisite, à sa manière, le style des crèches napolitaines. Question de goût.

    JPSC

  • Les vertus héroïques du cardinal polonais Stefan Wyszyński sont reconnues

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    28047506_1394210358.jpgDe Radio Vatican :

    Le cardinal polonais Stefan Wyszyński est désormais Vénérable

    Le Pape François autorise la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer douze décrets reconnaissant quatre miracles et les vertus héroïques de huit Serviteurs de Dieu, dont celles du cardinal polonais Stefan Wyszyński.
     

    Marie Duhamel

    Primat de Pologne entre 1952 et 1981, fut nommé, pour ses mérites pour le pays et pour l'église catholique, le Primat du millénaire par saint Jean-Paul II. Selon le Pape polonais «un primat tel que Wyszyński apparaît une fois tous les mille ans».

    Stefan Wyszyński est né en 1901 dans un village situé sur le territoire de l'Empire russe, dans une famille catholique modeste. Formé au séminaire de Wloclawek, à 160 km de Varsovie, il sera ordonnée prêtre en 1924. Lors de l’occupation allemande de la Pologne, son évêque le contraint à abandonner ses études de droit canonique, et à excercer son ministère dans la clandestinité. La gestapo avait inscrit son nom sur la liste des religieux polonais considérés comme dangereux, au même titre que saint Maximilien Kolbe. Lors de l’insurrection de Varsovie, en 1944, le père Wyszyński sert comme aumônier militaire. Il recueille la confession et donne les derniers sacrements aux mourants, qu’ils soient polonais ou allemands.

    Fin de  la Seconde guerre mondiale, le Comité de libération nationale, sous contrôle de l’Union soviétique, dirige le pays. A cette époque, le père Wyszyński est ordonné évêque de Lublin, puis nommé archevêque de Gniezno et de Varsovie. Il préside la conférence épiscopale à partir de 1948 à 1981, défendant la liberté religieuse et paix, réclamant un désarmement dans le pays.

    Lutte contre les autorités communistes

    En 1952, une nouvelle Constitution est adoptée. Avec l’avènement de la République populaire de Pologne, le clergé est dans la ligne de mire des autorités qui instaurent une propagande marxiste et athée. Malgré la récurrence d’articles virulents de la Pravda à son encontre, Mgr Wyszyński signe une lettre ouverte au gouvernement polonais, intitulée « Non possumus ». Les évêques polonais en sont tous signataires. Ils refusent de collaborer avec le régime communiste. Le 25 septembre 1953, il est interpellé et incarcéré pendant trois ans, n’emportant avec lui que son bréviaire et son rosaire. Alors qu’il est en prison, le Pape Pie XII le créé cardinal lors du consistoire du 12 janvier 1953. A sa libération, à la faveur de l’Octobre polonais, il reprend son ministère, mais ne pourra se rendre à Rome qu’un an plus tard, en 1957, pour recevoir sa barrette.

    Cardinal électeur lors du conclave de 1978, on perçoit son émotion intense lorsqu’il s’agenouillera et tombera dans les bras de son ami Karol Wojtyla, nommé évêque de Cracovie en 1958 et tout juste élu au siège de Pierre. Le Pape Jean-Paul II le prit alors dans ses bras avant de l’embrasser sur le front.

    Les deux hommes restent des figures nationales majeures aujourd’hui en Pologne. Côte à côte face aux communistes, leur position divergèrent en août 1980. Il choisit de mettre en garde les grévistes de Gdansk contre une intervention soviétique, quand Jean-Paul II choisira lui de soutenir le mouvement.

    Le cardinal Stefan Wyszyński décède le 28 mai 1981, quinze jours après la tentative d’assassinat infructueuse visant Jean-Paul II. Le procès en béatification du Primat fut ouvert en 1989, à l’initiative du Pape polonais.  

    Sept autres Vénérables

    Ce mardi 18 décembre, le Pape François a également reconnu les vertus héroïques de trois autres Serviteurs de Dieu : un père polonais du XIX ème siècle Paolo Smolikowski, profès de la Congrégation de la Résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ ; un missionnaire espagnol du XVIème siècle, le père Alfonso Barzana, et un missionnaire irlandais prêtre profès de la Congrégation de la Sainte Croix, le père Patrick Peyton décédé aux Etats-Unis en 1992.

    Le Saint-Père a aussi fait vénérables quatre Servantes de Dieu. Il s’agit de Maria Anna de Saint Joseph, la fondatrice espagnole des Monastères de sœurs augustiniennes Recollette au XVI ème siècle, de Luisa Maria Langstroth Figuera De Sousa Vadre Santa Marta Mesquita e Melo, la fondatrice de la Congrégation des Servantes de Notre Dame de Fatima au XXème siècle, de l’Italienne Anna del Salvatore, sœur de la Congrégation des Sœurs filles de Sainte Anne décédée à la fin du XI Xème siècle, et d’une laïque italienne paralysée à 22 ans, Maria Antonia Samá, décédée à Sant’Andrea Jonio en 1953.

  • Tragédie au Kasai; rompons le silence

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    Plus de 3.000 morts en quelques mois au Kasaï (RDC). Près d’1,5 million déplacés internes. 400.000 enfants de moins de 5 ans atteints de malnutrition sévère aigüe. Derrière ces chiffres, des personnes. Prenez le temps de les écouter pour comprendre les causes et les conséquences de la situation. Mettons ensemble fin au silence, partagez !

    http://www.caritasinternational.be/fr/campaigns/kasainow-rompre-le-silence/

  • Nous ne cédons pas à la tentation de la fatalité, nous restons debout et nous apportons le signe que l’amour est plus fort que la mort

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    Extrait de l'homélie du cardinal André Vingt-Trois, Messe d’action de grâce à ND pour les douze ans de son épiscopat au service de l’Église à Paris - Lectures du 3e dimanche de l’Avent – Année B (source)

    Samedi 16 décembre 2017 - Notre-Dame de Paris

    (...) Au moment de quitter ma charge, je voudrais vous laisser avec l’exhortation de saint Paul aux Thessaloniciens : « Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce à Dieu en toutes circonstances. » (1 Th 5,16-18). Les temps que nous vivons sont médiatisés sur le mode haletant de l’alerte permanente. La dramatisation est devenue un procédé pour accrocher la clientèle des réseaux d’information continue. Dès lors, il n’est pas étonnant que nos concitoyens, sollicités sans cesse d’exprimer leurs peurs et leurs colères, vivent dans un climat anxiogène. On a jadis accusé l’Église catholique de régner sur les esprits par une pédagogie de la peur de l’enfer. Ce n’est pas elle aujourd’hui qui brandit les menaces et qui terrifie les esprits incertains. Notre société qui a voulu assumer la responsabilité du salut sous toutes ses formes et qui est acculée à reconnaître qu’elle ne parvient pas à le garantir, même avec le « principe de précaution », risque de vite devenir une société du soupçon, de la peur et de la délation.

    Pour nous, « la joie du Seigneur est notre rempart » (Né 8, 10). Nous traversons les épreuves de la vie et nous endurons les souffrances de tous sans céder à la tentation du désespoir car nous savons en qui nous mettons notre espérance. « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal » car je sais que l’amour de Dieu est plus fort que la mort et que rien ne peut nous séparer. Si nous avons quelque chose à craindre, ce n’est pas que notre niveau de vie baisse ou que nos retraites deviennent incertaines, c’est plutôt que notre foi s’affadisse et devienne un sel insipide. C’est pourquoi notre joie est indissociable de la prière constante, même si elle est laborieuse.

    Notre joie, c’est la joie de l’amour. L’amour d’un homme et d’une femme, l’amour des enfants que Dieu donne, l’amour des plus vieux pour la jeunesse, l’amour des jeunes pour leurs anciens. Notre joie, c’est la certitude profonde que, malgré nos faiblesses, nos lâchetés, nos péchés même, Dieu est un roc fidèle qui ne nous fait pas défaut. Notre joie est de savoir que l’Esprit de Dieu repose sur nous, qu’Il nous « a consacrés par l’onction, qu’Il nous a envoyés proclamer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux pauvres leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. » (Is 61,1-2)

    Frères et Sœurs, voilà le beau témoignage qui est attendu et que nous devons rendre : au milieu des misères et des incertitudes que nous partageons avec tous les êtres humains, nous ne cédons pas à la tentation de la fatalité, nous restons debout et nous apportons le signe que l’amour est plus fort que la mort. Nous portons ce signe par notre résolution à secourir celles et ceux qui sont blessés et rejetés. Nous portons ce signe par notre sérénité dans les épreuves, par notre constance dans les difficultés, par notre engagement à être des artisans de paix et non des exploiteurs de la polémique et de la haine. Nous devons être reconnus pour les services que nous rendons et nous réjouir non des belles choses que nous pouvons faire mais de ce que « notre nom est inscrit dans les cieux » (Lc 10,20).

    Que le Seigneur comble chacune et chacun d’entre vous de la joie d’être, selon la belle expression du pape François, des « disciples-missionnaires ».

  • La traque des enfants trisomiques au cœur des Nations-Unies

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    La traque des enfants trisomiques au cœur des Nations-Unies

    Au lendemain de la journée mondiale des droits de l’homme, STOP DISCRIMINATING DOWN vous informe sur l’avancée de la mobilisation contre l’élimination en masse des enfants trisomiques avant leur naissance.

    A l’ONU, un motif de grande satisfaction…

    Le Comité des droits des personnes handicapées des Nations-Unies a déclaré, dans un document, que « Les lois qui autorisent explicitement l’avortement en raison d’un handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées (Art. 4,5 et 8). » Ce Comité souligne également le danger de se reposer sur les seules évaluations médicales prénatales. Il affirme ainsi que « L’expérience montre que ces évaluations qui ont pour but de détecter les handicaps sont souvent erronées, et que, dans tous les cas, ces détections forgent le préjugé selon lequel le handicap serait incompatible avec une vie heureuse.

    Ce même Comité a la charge de contrôler l’application de la Convention relative aux droits des personnes handicapées dans les pays l’ayant ratifiée. Dans ce cadre, ce Comité a demandé au Royaume-Uni de lui fournir des informations sur les mesures qui ont été prises pour éviter les avortements pratiquées en raison d’un handicap, lesquels sont, selon le Comité, constitutifs d’une discrimination, avant d’aller plus loin, en recommandantd’amender sa législation en matière d’avortement pour que soit prohibé « l’avortement sélectif sur la base d’une déficience du fœtus ».

    … et en même temps une prise de parole glaçante d’un expert

    M. Ben Achour, membre du Comité des droits de l’homme s’est récemment déclaré pour l’élimination prénatale des fœtus porteur de trisomie 21. Réagissant à ses propos scandaleux, Charlotte, une jeune femme trisomique, s’indigne: « Qu’avons-nous fait pour que vous souhaitiez notre disparition ? Pour autant que je sache, ma communauté ne hait ni discrimine personne et n’a commis aucun crime. (…) Ce que vous proposez est de l’eugénisme (…) ». Regardez ici la vidéo de son interpellation.

    Vous recevez ce message car vous avez signé la pétition STOP DISCRIMINATING DOWN. Grâce à votre soutien, nous sommes déterminés à poursuivre le travail aux Nations-Unies. Pour nous permettre d’aller encore plus loin, nous devons être plus nombreux : vous pouvez nous aider en faisant circuler et signer la pétition. Un immense merci par avance.

    SIGNEZ LA PÉTITION

    Le comité Stop Discriminating Down

  • "Simon de Cyrène" : choisir de vivre auprès de personnes handicapées

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    D'Anne-Laure Filhol sur le site de l'hebdomadaire La Vie :

    Simon de Cyrène : la cohabitation “joyeuse“ de Geoffroy et Aurore

    Jusqu’à Noël, La Vie vous propose de découvrir l’association. Cette semaine, rencontre 
avec deux jeunes mariés, qui ont choisi de vivre auprès de personnes handicapées.

    Installés dans un canapé, ils se tiennent la main. S’écoutent, se relancent, complices, au gré du jeu de l’interview. Geoffroy et Aurore, 26 et 23 ans, vivent depuis mai 2017, dans l’une des cinq maisons de l’association Simon de Cyrène de Rungis. Ces habitats partagés proposent une alternative à l’institutionnalisation pour des adultes dont la vie a basculé à la suite d’un grave accident. « Nous cohabitons avec six personnes porteuses d’un handicap et quatre assistants, salariés ou en service civique, explique Geoffroy, responsable d’une des maisons. Chacun dispose d’un habitat personnel et de la possibilité de retrouver les autres en journée ou en soirée dans les espaces communs. »

    Il est arrivé en février, pour un CDI, Aurore l’a rejoint trois mois plus tard, la bague au doigt. Le petit-déjeuner avalé dans leur appartement privé, la jeune femme s’engouffre dans le métro pour son travail. Salariée dans une paroisse parisienne, elle rentre parfois tard. Lui passe la journée dans leur maisonnée, menant à bien les occupations du quotidien, de la gestion des activités à la coordination de soins, en passant par l’organisation du repas commun du jeudi soir. Ensemble, ils veillent à un juste équilibre entre vie collective et intimité conjugale. « Il est essentiel d’avoir nos moments à deux, avance Geoffroy. Si vous voulez partager votre vie, il faut d’abord que vous en ayez une. » Et s’ils sont « comblés » d’un point de vue relationnel, ils prennent soin de leurs liens amicaux et familiaux, à l’occasion de dîners dans leur appartement rungissois, ou lors d’échappées, environ un week-end sur quatre, lorsque Geoffroy ne travaille pas.

    Si vous voulez partager votre vie, il faut d’abord que vous en ayez une. 

    Jamais ils ne s’étaient imaginé débuter leur vie à deux ainsi. D’ailleurs, lorsque Geoffroy, ancien charpentier reconverti dans le social, tomba sur l’offre d’emploi de Simon de Cyrène, il se dit d’abord que ce n’était pas pour lui. Pas pour eux. Les deux, qui s’étaient rencontrés au sein du Master humanitaire à l’Ircom, à Angers, étaient impliqués dans le monde de la fragilité via du bénévolat, et envisageaient de s’engager pour les autres de façon radicale. Mais plus tard. 

    Après un discernement durant lequel ils ont « beaucoup prié », ils se sont lancés dans cette aventure « providentielle » qui leur procure « une profonde joie ». Joies d’être « une famille où chacun se montre tel qu’il est », joies de pouvoir échanger sur des questions essentielles, joie particulière « de voir les personnes surmonter chaque jour leur handicap pour vivre ici ». Joie unique de découvrir chez son conjoint « des dimensions très profondes par ce qu’il donne ». Et de sentir éclore un amour plus grand. Aurore et Geoffroy s’accordent quelques années pour vivre l’épopée. « On espère pousser les murs et lorsqu’on aura des enfants, le centre de gravité va un peu bouger. » Une certitude : leur 60 m2 est fin prêt à accueillir une naissance en 2018.

    L'association Simon de Cyrène

    Comment vivre après un grave accident de la route ou un AVC qui vient bouleverser la vie familiale, professionnelle, sociale, affective ? Chaque année pour Noël, La Vie vous propose de soutenir des personnes en situation difficile. Cette année, votre hebdomadaire est partenaire de l’association Simon de Cyrène, qui a créé à Angers, Vanves, Rungis et Dijon, des maisons partagées innovantes où des adultes handicapés vivent avec des personnes valides. D’autres structures sont en projet : permettre à des accidentés de bénéficier de tels lieux de vie, voilà un beau cadeau de Noël.

     

     
  • Persécutés et oubliés ? Le rapport sur les chrétiens opprimés pour leur foi 2015 - 2017

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    cliquer sur l'image pour accéder au rapport de l'Aide à l'Eglise en Détresse (Canada)

  • Quelle fut l'attitude de l'épiscopat allemand sous le nazisme ?

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    De Tobias Glenz sur www.katholisch.de (traduction automatique corrigée):

    Les évêques à l'époque nazie: adversaires ou compagnons de route?

    Selon l'opinion populaire, la majorité de l'Église catholique est restée silencieuse sur les crimes nazis. Mais est-ce vraiment vrai? Un nouveau livre examine de plus près le comportement des évêques.

    Des partisans de la guerre et des antisémites ou des pasteurs et des défenseurs des droits de l'homme ? Qu'étaient les évêques catholiques allemands à l'époque nazie? Cette question a remué le débat public depuis des décennies. Aujourd'hui, plus de 20 spécialistes du sujet, professeurs d'histoire de l'Eglise et responsables d'archives diocésaines, présentent pour la première fois dans un livre les biographies de presque tous les évêques allemands du Troisième Reich. Comment se comportaient-ils face à la dictature, à la guerre et au génocide? C'est de cela que katholisch.de s'est entretenu avec l'éditeur de "Zwischen Seelsorge und Politik", l'historienne Maria Anna Zumholz de Vechta.

    Question: Mme Zumholz, lorsqu'il est question du comportement de l'Église catholique à l'égard du national-socialisme, le premier mot qui vient à l'esprit de beaucoup de gens est "se taire". Est-ce vrai?

    Zumholz: Cela ne s'applique que dans une mesure très limitée. Si vous prenez le temps de regarder de plus près la période 1933-1945, vous pouvez voir que les évêques allemands ont prononcé des sermons clairs contre le régime nazi, contre les violations des droits de l' homme et enfin aussi contre la guerre et le génocide. Clemens von Galen, dès août 1934, a pris une position claire et a publiquement mis en garde: si le régime met en œuvre dans les faits ses principes, ce sera l'effondrement de notre société. Après la Seconde Guerre mondiale, une faction moralisatrice a accaparé la parole dans les discussions publiques. Tout d'abord, elle a mis en avant le prétendu silence de l'Eglise sur l'extermination des Juifs et sur la guerre. Une image unilatérale a été esquissée, qui s'est implantée dans l'esprit des gens et continue de faire des ravages aujourd'hui.

    Question: Quelles nouvelles idées apporte le livre "Entre pastorale et politique"?

    Zumholz: En un mot: les évêques se sont comportés avant tout comme des pasteurs qui se sentaient responsables de leurs fidèles. Cela correspond exactement à la mission épiscopale. L'évêque est le premier responsable du salut des fidèles, de la pureté de l'enseignement et des ordinations. Ces tâches ont été remplies par les évêques du Troisième Reich. Ils ont réussi à poursuivre l'enseignement chrétien tout en préservant le noyau de l'Église catholique avec les paroisses et les prêtres. Après 1945, il est vrai que les associations catholiques ont été détruites et que le «Centre» en tant que parti politique a cessé d'exister, mais le soin des âmes a été assuré pendant la dictature et après la fin de la guerre.

    Question: Mais les évêques doivent non seulement penser à eux et à leurs diocèses, mais ils doivent aussi être une voix morale dans la société ...

    Zumholz: Ils étaient très clairs. Il y a eu la Conférence des évêques de Fulda, où les évêques apparurent comme la voix de l'Allemagne catholique. Et cette conférence des évêques a jusqu'ici peu retenu l'attention. C'était un complément au comportement pastoral des évêques dans les diocèses: si un évêque donnait un seul sermon, cela n'avait pas la portée des lettres pastorales de la Conférence épiscopale de Fulda. Dans ces lettres, les évêques se sont alors positionnés politiquement très clairement.

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