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Société - Page 770
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Bulletin de l'IEB - 12 snovembre 2013 - Vulnérabilité/expertise infirmière en soins palliatifs
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Querelle d’Allemands ?
Lu sur le site Benoît et moi, cette traduction d'un article de Matteo Matzuzzi publié sur Il Foglio :
"Le préfet de la CDF ne peut pas clore le débat" relatif à la situation des divorcés remariés qui demandent à être réadmis aux sacrements. Un article, même long et docte, même publié sur le journal du Pape, ne doit pas empêcher à l'Eglise universelle de s'interroger sur les grands problèmes liés à la pastorale matrimoniale, à la famille, aux couples de fait, aux unions entre personnes du même sexe qui - éventuellement - ont aussi adopté des enfants.
L'archevêque de Munich et Freising, Reinhard Marx, n'use pas de demi-mots pour préciser que Mgr Gerhard Ludwig Müller aussi, gardien de la doctrine et de la foi catholique, doit accepter que dans l'Eglise investie du vent frais et impétueux qui depuis le mois de mars souffle sur la Ste Eglise Romaine, à présent, on puisse discuter. Même des thèmes sur lesquels, avant cela, la confrontation était rare, ou freinée au départ par les rappels à l'orthodoxie réitérés du "monsignore" préfet, dans sa dense intervention d'il y a quelques semaines publiée sur l'OR. Dans cette contribution - ainsi que la présentait l'organe officiel du Saint-Siège - le préfet de la CDF mettait en garde contre les "faux appels à la miséricorde", selon lesquels le Dieu miséricordieux ne pourrait faire autrement que pardonner.
Les mots de Marx n'ont pas filtré d'une rencontre informelle, ils n'ont pas été arrachés lors d'une conférence académique ou de l'inauguration de quelque exposition. Non, le cardinal allemand a lancé le "halte-là" au préfet de l'ex-Saint Office durant les travaux de la Conférence épiscopale de Freising, qui réunit dans son assemblée plénière les évêques de Bavière, de Ratisbonne à Passau, d'Augusta à Bamberg, de Würzbourg à Eichstätt et Spire. Et ce qui a agacé le cardinal de Münich, ce sont justement les argumentations de Müller sur l'indissolubilité du mariage, le fait qu'il fixe des verrous à l'hopital de campagne de François, neutralisant dès le départ le débat sur ces "problématiques inédites il y a encore quelques années", qui seront l'objet de confrontation lors du prochain Synode extraordinaire sur la Famille d'octobre 2014. Une assise qui ne doit pas partir dès maintenant avec des résultats pré-confectionnés, ni avec un intrumentum laboris trop rigide qui empêche, ou limite, le débat franc et libre.
Des questions qui, selon le document préparatoire du Synode, réclament une réponse "nécessaire et urgente", on discutera "de manière ample, avec des résultats qu'aujourd'hui, je ne sais pas prévoir", a dit Marx. Mais il est clair, a-t-il ajouté que quelque chose sera dit "au grand nombre de fidèle qui ne comprennent pas pourquoi une seconde union n'est pas admise dans l'Eglise. Et puis, parler du divorce comme d'un "échec moral" est tout à fait "inadapté". -
L'Eglise catholique a-t-elle tourné la page du mariage pour tous ?
Lu sur le site de « La Vie », sous la plume de Laurence Desjoyaux :
La mobilisation contre le mariage pour tous, à laquelle ont largement participé les catholiques, est-elle sortie du champ des préoccupations de la Conférence des évêques de France ? C'est ce que beaucoup on lu entre les lignes du discours de Mgr Georges Pontier, son nouveau président, devant les évêques réunis à Lourdes.« A Lourdes, Mgr Pontier (photo) fait souffler le nouveau vent romain ! », se félicite ainsi Témoignage Chrétien. « L'an passé à pareille époque, le cardinal Vingt-Trois bénissait à mots à peine couverts les cortèges anti-mariage homosexuel, estime Philippe Clanché. Ce mardi 5 novembre, son successeur n'a pas prononcé le mot mariage (…) Pour le tour d'horizon de l'actualité, passage obligé pour cet exercice, l'archevêque de Marseille a choisi le domaine social, explique le journaliste.On ne sera pas surpris d'y trouver un long développement sur les Roms, qu'il a défendus avec fougue dans son diocèse. » Un développement d'ailleurs salué par l'Humanité qui a repris largement « les mots lourds de sens » de Mgr Pontier qui a dénoncé « l'injure faite aux plus démunis », notamment aux Roms.
Là où l'Humanité voit un message adressé directement au ministre de l'Intérieur Manuel Valls, Le Figaro discerne une volonté « d'apaisement politique ». Mgr Pontier « veut tourner la page de la bataille contre le mariage pour tous », analyse ainsi Jean-Marie Guénois, soulignant lui aussi le contraste avec le discours de l'année précédente qui « ressemblait à une veillée d'armes. »
La suite ici : L'Eglise catholique a-t-elle tourné la page du mariage pour tous ? On a peine à croire que c’est le même « vent nouveau » qui remplirait aujourd’hui, parait-il, les églises italiennes…
JPSC
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Jean Clair, pourfendeur des penchants mortifères qui menacent notre culture et notre société
Sur rfi : Jean Clair, académicien, auteur de «Les derniers jours»
Écouter (06:24)
Par Elisabeth Lequeret
« Je pense qu’il arrive à un certain moment dans la vie, passé un anniversaire, où l’on se dit que si l’on ne consigne pas par écrit ce que l’on a vécu étant jeune ou moins jeune, ce sera perdu. Et si vous voulez, sans entrer dans la sentimentalité de dire “j’écris pour mes petits-enfants à qui ce livre est dédié”, j’ai quand même eu envie d’écrire cet ensemble un peu hétéroclite de souvenirs de nos réflexions ou même d’essais parfois, en souvenir de mes parents et en souvenir d’une enfance assurément très très éloignée de ma vie d’aujourd’hui et de mes origines… »Il a été le directeur du musée Picasso, le commissaire d’expositions prestigieuses, notamment Mélancolie, en 2005 au Grand Palais, à Paris. Essayiste et bretteur hors pair, il est connu pour ses talents de polémiste, et ses attaques fréquentes contre l’art contemporain. L’académicien Jean Clair, qui vient de fêter ses 73 ans, publie ses mémoires sous le titre Les derniers jours, dans la collection Blanche, paru chez Gallimard, le 10 octobre 2013.
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L'effet François
La Vie détaille l'impact de l'effet François en Italie :
En Italie, "l'effet François" fait se remplir les églises
On savait déjà que "Francesco" était, depuis l'élection du pape argentin, le prénom le plus donné aux garçons naissants en Italie. Mais ce n'est pas le seul domaine sur lequel "l'effet François" se fait sentir de l'autre côté des Alpes. Près de 8 mois après son élection, des indicateurs montrent également une augmentation de la fréquentation des messes dominicales et un boom du tourisme au Vatican, rapporte l'agence d'information américaine "Religion News Service" (en anglais).
La branche italienne du Centre pour l'études des nouvelles religions (CESNUR) a indiqué le 10 novembre que près de la moitié des 250 prêtres du pays ayant participé à une enquête ont noté une augmentation significative de la fréquentation de leur église. Cela depuis l'élection du pape François le 13 mars 2013. "Si nous effectuons une projection de ces résultats à l'échelle nationale, et si la moitié des paroisses ont été touchées par 'l'effet François', nous parlons de centaines de milliers de personnes qui ont recommencé à fréquenter leur église", avance Massimo Introvigne, directeur du CESNUR et professeur à l'Université grégorienne de Rome.
L'institut de sondage italien "Opinioni" a également révélé, le 11 novembre, que plus de quatre Italiens sur cinq avaient une opinion "positive" ou "très positive" du nouveau pape. L'institut a interrogé l'opinion publique concernant 21 personnalités résidant en Italie, oeuvrant dans des domaines aussi variés que le sport, les médias, la politique, ou la religion. Avec ses 80% d'opinions favorables, le pape a ainsi largement distancé toutes les autres personnalités.
Les autorités romaines ont dans le même temps indiqué que le nombre de participants aux audiences papales sur la Place St-Pierre était en croissance. Le chiffre des visites touristiques au Vatican, notamment en provenance d'Amérique latine, a aussi augmenté depuis mars dernier. Et tout cela à la grande joie des vendeurs de souvenirs qui, malgré un contexte économique difficile, déclarent avoir accru leurs bénéfices.
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Un synode comme le veut François
De Sandro Magister sur son blog « Chiesa » (Extraits) :
ROME, le 12 novembre 2013 – Le synode des évêques est la structure de gouvernement de l’Église qui, sous le pontificat du pape François, est parvenue au stade de révision le plus avancé. Aucun projet global de réforme n’a encore été élaboré. Mais pour le moment des nouveautés perceptibles ont déjà été mises en œuvre.
LES NOUVEAUTÉS
Une première nouveauté tend à transformer le synode en une structure quasiment permanente. Sa prochaine session ordinaire, fixée à l'automne de 2015, sera précédée d’une session extraordinaire inscrite au calendrier pour la période du 5 au 19 octobre 2014.
Ces deux sessions auront le même thème : "Les défis pastoraux concernant la famille dans le contexte de l'évangélisation". Cependant les deux sessions auront des missions différentes. En 2014, les faits nouveaux intervenus dans la société seront passés en revue et des "témoignages et propositions" seront recueillis. Tandis que, en 2015, il s’agira d’établir des "lignes directrices opérationnelles pour la pastorale".(…)
Une seconde nouveauté est la rapidité avec laquelle aura lieu la phase préparatoire.(…) Mais ce qui est encore plus nouveau, c’est la manière de travailler qui a été adoptée. Tous les synodes précédents, au cours du dernier demi-siècle, ont été précédés par des documents préparatoires qui étaient prolixes, abstraits, ennuyeux.
Cette fois-ci, c’est le contraire. Le document de travail qui a été transmis par le secrétariat du synode, le 18 octobre, à toutes les conférences épiscopales est succinct et concret. Il suffit, pour s’en rendre compte, de voir avec quelle concision sont décrits, dès le début du document, les changements qui sont intervenus dans la société, en ce qui concerne la famille (…).Cette première partie descriptive est suivie, dans le document, par une seconde partie qui récapitule l'enseignement de la Sainte Écriture et du magistère de l’Église en ce qui concerne la famille, depuis "Gaudium et spes" jusqu’à "Lumen fidei", et dans laquelle le Catéchisme est fortement mis en évidence.
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BXL, 13 novembre : The migrant experience

With the European elections on the horizon the Secretariat of COMECE and the Team of the Chapel for Europe cordially invite you to the Series of Conferences
EUROPE - POLITICS – AND BEYOND
to be held in the
Chapel of the Resurrection – Chapel for Europe
2nd Conference: "The Migrant Experience"
Wed 13 November 19:00
with Cecilia Taylor Camara
Senior Policy Adviser for Migration Policy Catholic Trust for England & Wales
Europe is a continent on the move. Internal migration and migration from outside, not least in pursuit of political asylum, has impacted on the lives of all communities within all Member States and communities of the EU.
The migrant is our neighbor. In order that they feel at home within the European family we need to understand the EU from their perspective. Cecilia Taylor Camara will describe their situation to us in an imaginative way.
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BXL, 17 décembre : colloque sur les églises en Région de Bruxelles-Capitale
Invitation au colloqueLes églises en Région de Bruxelles-CapitaleLieux de culte et réaffectationLes Brigittines17 décembre 2013Colloque organisé par

Programme : http://ymlp.com/xgeswswhgmgee
Le vendredi 29 novembre, à 20h à De Markten (Vieux Marché aux Grains, 5 1000 Bruxelles), réunion de travail sur l’avenir de nos églises de Bruxelles, (notamment Sainte Catherine), en prélude au colloque de la Région (cfr ci-dessus).
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L’illusion d’un retour à l’Eglise primitive
Sur ce sujet, le site Benoît et moi publie la traduction d’un article que Vittorio Messori vient de faire paraitre dans le Corriere della sera : Diplômé d'un doctorat sciences politiques, Vittorio Messori a exploré en profondeur les sources spirituelles du christianisme et plus spécialement du catholicisme. Il a écrit, entre autres : L'Hypothèse de Jésus (1977), Opus Dei (1996), Entretien sur la Foi (1985, « The Ratzinger Report »). Ce dernier ouvrage consiste en une série d'entretiens avec le Pape Benoît XVI.Voici son point de vue :
« Quelques-unes des nombreuses choses dites par le Pape François et certains de ses choix inédits - à commencer par le refus du palais vatican et de la villa de Castel Gandolfo - sont en train de réveiller un mythe antique et toujours récurrent chez les catholiques. Autrement dit, le rêve d'un retour à l'Eglise primitive, toute de pauvreté, fraternité, simplicité, absence de structures hiérarchiques, lois canoniques. Un «mouvement» svelte, démocratique, en somme, et pas une Église lourde, qui étouffe l'Esprit. Que l'on démantèle donc l'institution cléricale, assez avec le Vatican, sa Curie, ses banques, ses diplomates, que l'on revienne enfin à la communauté de Jérusalem après la Pentecôte.
En vérité, le mythe des origines est déjà réfuté par les Actes des Apôtres eux- mêmes: deux des premiers convertis, les époux Ananie et Saphire, trichent sur le prix du terrain qu'ils disent avoir vendu pour la communauté et Pierre assiste même à leur mort immédiate . Les lettres de Paul sont brûlantes envers les comportements réprouvables des communautés fondées par lui ou, en tout cas, érigées depuis peu.
Quiconque connaît l'histoire de l'Eglise primitive sait que c'est aussi une histoire de luttes entre courants, d'accusations mutuelles d'hérésie, de schismes, parfois de violences internes, de martyrs, mais aussi de transfuges, en nombre tel que la question est devenue centrale quant à savoir si et comment réadmettre dans la communauté la foule des lapsi, ceux qui avaient renié la foi par peur. Dès le début, selon l'avertissement de Jésus lui-même, le bon grain s'était mélangé avec les mauvaises herbes envahissantes.
Mais la nostalgie récurrente, et qui aujourd'hui semble revivre, pour une Église des origines, égalitaire, pauvre, où la foi est libre de superstructures - à commencer par la Curie vaticane - ne va pas seulement à l'encontre du témoignage de l'histoire. Elle va également contre une loi implacable que les sociologues connaissent bien: la loi selon laquelle les grandes réalités sociales naissent comme «mouvements», en général à partir d'une personne charismatique, mais se dissolvent rapidement et toujours si, une fois l'enthousiasme initial refroidi, elles n'acceptent pas de devenir des institutions hiérarchiques, dans des structures solides et ordonnées. Seules celles-ci assurent la durabilité et la possibilité d'influer sur la société.
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Avorter n'est pas banal, avorter ne laisse pas indemne
Du discours de clôture de Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France, dimanche 10 novembre 2013 à Lourdes :
... Nous avons entrepris un travail sur le phénomène social de l'avortement et l'éducation affective des jeunes. Nous ne pouvons pas faire comme si nous n'étions pas auditeurs, témoins des souffrances multiformes de femmes ayant connu un avortement et qu'elles n'expriment parfois que longtemps après. Ce sont des pages douloureuses de vies humaines qui nous sont confiées. Entendre les cris de ceux et celles qui souffrent est une de nos premières missions.
Des médecins, des infirmières, des psychologues, de nombreux prêtres, des membres d'associations confirment ce même constat : avorter n'est pas banal, avorter ne laisse pas indemne, avorter n'élimine pas qu'un amas de cellules. La femme enceinte sait bien qu'elle porte une vie humaine en son commencement. Il s'agit bien de cela. Il n'est pas aisé pour bien des praticiens de faire de l'avortement un acte thérapeutique. On ne peut se satisfaire de le ramener à une manière de réparer les dysfonctionnements d'une contraception inefficace ou de le proposer comme la seule solution possible face à une nouveauté inattendue et perçue comme dérangeante. Il n'est pas porteur de liberté profonde pour la femme. Aucune d'entre elles ne devrait vivre ces moments dans la solitude, la précipitation ou les pressions de toutes sortes. Nous savons que des lieux d'écoute se multiplient. Nous encourageons tous ceux qui s'y emploient. Il reste encore bien du chemin à faire pour qu'une culture de la vie l'emporte.
Aussi voulons-nous nous employer à contribuer à une meilleure éducation affective des jeunes qui leur fasse percevoir la grandeur du corps humain et celle d'une vie affective responsable, située dans une relation pleine de respect pour la personne de l'autre, d'engagement à son égard, de tendresse, d'amour et d'ouverture au don de la vie. L'homme est un être de relations. Il ne peut jamais traiter son semblable comme un moyen de plaisir fugitif. La soif de bonheur qui habite le cœur humain est profonde et essentielle. La liberté a besoin d'être éduquée pour être humaine, le corps d'être conduit et maîtrisé, l'affectivité d'être ajustée. Nous invitons tous les responsables éducatifs en milieu scolaire, universitaire, au sein des mouvements de jeunes, tous ceux qui apportent le concours de leurs réflexions et de leurs recherches, à se mobiliser pour cette tâche essentielle et nécessaire.
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Pays-Bas : où en est l’Eglise catholique ?
Les Pays-Bas comptent 17 millions d'habitants dont 25% de catholiques. Contrairement aux idées reçues, les protestants sont moins nombreux. Mais l'Eglise catholique connaît une crise profonde depuis les années 60 dans ce pays où s'est imposée une vision exacerbée de la liberté individuelle qui s'est traduite par une législation désormais ultra-libérale en matière d'éthique. Côté catholique: 4 églises ferment chaque semaine dans ce pays. Pour autant, un certain renouveau de la vie chrétienne se fait sentir. Comme en témoigne les communautés nouvelles qui portent un témoignage joyeux de la foi, à la manière des premiers chrétiens. Au terme de l'Année de la Foi, Marcelo Pélissier, membre du Chemin néocatéchuménal à Amsterdam, parlera ici à KTO du visage contemporain de cette Eglise néerlandaise, entre ombres et lumières:
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L'Eglise et les personnes divorcées remariées
De Stéphane Seminckx sur Didoc :
L'Eglise et les personnes divorcées-remariées
Écrit par Stéphane Seminckx le 10 novembre 2013.
Le pape François a convoqué un synode sur la famille pour l’automne 2014. On y traitera notamment de la délicate question des personnes divorcées-remariées et de leur accès à l’Eucharistie.
A ce sujet, Mgr. Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a rappelé dans un article récent (Osservatore Romano du 23-10) la position de l’Eglise. Comme le signale Cathobel, il a pris cette initiative avec l’autorisation du pape. Le contraire eut été étonnant.
Les personnes divorcées-remariées souffrent. Beaucoup veulent vivre sincèrement leur foi. Pour ce faire, elles ont droit à ce que les représentants de l’Eglise les aident à se situer dans la vérité. Celle-ci est double : d’une part, l’existence d’une blessure objective et, d’autre part, la révélation de la miséricorde inépuisable et du pouvoir infini de guérison de Dieu. Les deux vérités sont inséparables, car, pour guérir d’une blessure, il faut d’abord en reconnaître l’existence.
Qu’a dit Mgr Müller ?
Dans un texte à la fois nuancé et bien argumenté, l’archevêque commence par rappeler l’exégèse communément admise de l’Ecriture, la Tradition constante de l’Eglise ainsi que les prises de positions doctrinales les plus récentes sur la question. Plus loin, il évoque aussi les appels répétés des papes pour ne pas exclure les personnes divorcées-remariées de la communion de l’Eglise.
Il rappelle bien entendu aussi le noyau du problème soulevé par l’état de divorcé-remarié (je dis bien « l’état », c’est-à-dire la situation objective, sans présumer des dispositions du cœur qui, à un moment du cheminement de la foi, peuvent se révéler bien meilleures que celles de beaucoup d’autres chrétiens). On pourrait le résumer ainsi : si l’on désire recevoir l’Eucharistie, c’est que l’on croit fermement à la parole de Jésus « Prenez et mangez, ceci est mon corps » et « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, répandu pour beaucoup en rémission des péchés » (Mt26, 26-28) ; mais alors il faut croire tout aussi fermement cette autre parole du Seigneur, à propos du mariage : « Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni ! » (Mt 19, 6). Le sacrement du mariage est le signe efficace qui inscrit les conjoints dans une alliance qui les habilite à être fidèles, l’alliance « nouvelle et éternelle » du Christ et de l’Eglise, son Epouse, alliance qui est précisément célébrée dans chaque Eucharistie.