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Spiritualité - Page 315

  • Homélie du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour le 4e dimanche de Pâques : aimer et se donner pour les siens

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    Prédication pour le 4ème dimanche de Pâques (archive du 29 avril 2012) par le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Jn 10, 11-18)

    http://www.delamoureneclats.frhttp://www.unfeusurlaterre.org 

    Évangile : Le Bon Pasteur se donne pour son troupeau (Jean 10, 11-18)

    Jésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse. Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »

    Références bibliques : http://aelf.org/

  • Connaissez vous l'application "Prie en Chemin" ?

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    Une première bougie soufflée pour l’application « Prie en Chemin » !

    L’aventure de « Prie en Chemin » a débuté il y a un peu plus d'un an. A l’origine du projet une expérience heureuse, un objectif et un désir.

    Une expérience heureuse et contagieuse qui s’appelle « Pray as you go ».
    Cette proposition est née il y a plus de 10 ans dans la Province jésuite de Grande Bretagne. L’idée était d’offrir une méditation guidée de la Parole de Dieu du jour dans n’importe quel lieu. Le concept s’est rapidement structuré autour de 3 principes : de la musique, une lecture issue de la liturgie du jour et des pistes pour s’en nourrir. La musique est là pour introduire au temps de prière, et soutenir l’attention ; le passage biblique est choisi parmi les textes de la liturgie du jour ; les pistes enfin, sont rédigées par des jésuites, des religieuses ignatiennes ou des laïcs formés aux Exercices Spirituels.

    A partir  de ces ‘briques’ de bases, les pistes et passages bibliques sont enregistrés, alternant voix d’hommes et voix de femmes, puis le tout est mixé pour obtenir un support de prière guidée audio de 12-14 minutes disponible sur un site ou une application smartphone.

    Quelques temps ont suffi pour que d’autres provinces jésuites prennent le relais dans leurs langues maternelles et c’est aujourd’hui en portugais (Passo-a-rezar), vietnamien (Phút cãu nguyên), espagnol (Rezandovoy), polonais (Modlitwa w drodze), en hongrois (Napi-útra-való) et Flamand (Bidden Onderweg) que l’aventure « Pray as you go » se déploie. Pour chaque langue, une équipe locale fait l’ensemble du travail de sélection des musiques, du suivi d’écriture des pistes et du mixage. En effet le génie de la langue et des cultures oblige à créer du neuf, destiné à des populations bien particulières.

    Mais c’est seulement il y a un an que les Français se sont mis dans la danse. Nous avions pu expérimenter le concept à l’occasion d’une retraite de Carême de Notre-Dame du Web. Les retours furent enthousiastes !

    Un objectif : donner goût à la Parole de Dieu.
    Fils de saint Ignace, les jésuites, comme tous les ignatiens, sont profondément marqués par l’expérience des Exercices Spirituels : découvrir qu’à travers la méditation de la Parole de Dieu, le croyant peut faire l’expérience de Dieu. Or trop souvent cette Parole est seulement entendue, et non pas réellement écoutée. Nous ressemblons alors à des canards : Heureux de nous baigner dans la Parole de Dieu, mais sans lui laisser la chance de nous rejoindre. Celle-ci aura tendance à glisser comme l’eau sur des plumes. Or Prie en Chemin offre justement la possibilité de s’arrêter, d’écouter à deux reprises le passage biblique, de voir comment il rejoint nos vie, à quelle conversion il nous invite. C’est faire l’expérience que la Parole de Dieu s’est incarnée en Jésus et qu’elle s’incarne à nouveau en chacun de nous, quand on se met à son écoute.

    Enfin un désir : faire connaître notre moteur intérieur.
    Le troisième point qui a fait pencher la balance pour se lancer dans l’aventure, aussi étrange qu’il puisse paraître, est celui des vocations… En effet quand on demande à un ignatien ce qui fait la spécificité des jésuites ou de telle ou telle congrégation ignatienne ou de la Communauté de Vie Chrétienne, il faut bien avouer qu’on revient un moment ou l’autre sur ce qui structure profondément notre vie : les Exercices Spirituels. On peut faire des vidéos pour présenter ce que nous faisons au quotidien ; on peut écrire des articles sur notre manière de contempler le monde, d’y être acteur aussi ; mais expliquer ce qui est à la source de nos vies semble plus compliqué : certes un attachement au Christ, certes un regard bienveillant, certes un goût des périphéries… Mais cela dit, au cœur de nos vies sont et resteront les Exercices Spirituels. Et Prie en Chemin a aussi pour but de permettre au plus grand nombre de s’en approcher, de découvrir la joie de suivre le Christ de cette manière, de le contempler dans sa Parole, d’entendre cette parole prendre un sens particulier dans son quotidien.

    Alors concrètement…
    une équipe de 3 personnes œuvre pour « Prie en Chemin » : une laïque responsable à mi-temps pour trouver des partenariats musicaux et des lecteurs, d’enregistrer les pistes et de mixer le tout ; deux jésuites pour coordonner la rédaction des pistes et la relecture de l’ensemble. Nous allons dans quelques jours fêter notre première bougie, lancer une campagne de communication et organiser une soirée avec nos lecteurs et rédacteurs pour faire une relecture de l’aventure !

    Pour conclure, avec Prie en Chemin, nous désirons aider nos contemporains à entrer dans un réelle écoute de la Parole de Dieu, d’avoir des oreilles pour entendre… bref à cheminer toujours davantage avec le Christ. Si vous désirez nous rejoindre, comme lecteur/lectrice, pour rédiger les pistes ou nous faire des retours pour améliorer l’ensemble, vous êtes les bienvenus.

    Plus d’informations :

    •  mail : info@prieenchemin.org

    • Page Facebook : https://www.facebook.com/prieenchemin/

    •  https://prieenchemin.org/accueil/ ou sur Android/iOS

  • Mgr Delville, évêque de Liège, propose cinq clés pour interpréter l’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François

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    Gaudete et exsultate cq5dam.thumbnail.cropped.750.422.jpeg« Gaudete et exsultate » est une exhortation à la sainteté  récemment publiée par le pape François dans le cadre de son magistère ordinaire. Elle ne devrait pas faire polémique, même si certains y ont relevé des « invectives » comme autant de flèches visant des catégories de fidèles qui n’épouseraient pas ses visions « pastorales ». Sur le site web de son diocèse, l’évêque de liège propose cinq clés de lecture qui peuvent aider à placer chaque chose à sa juste place. Voici le texte de cette note:

    « Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée «sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre Delville propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

    « Parcourons ce questionnement et voyons les réponses que propose le pape. Je choisis pour cela les phrases qui me paraissent les plus emblématiques:

    1.Le chapitre 1, intitulé « L’appel à la sainteté » répond à la question « pour qui ? » et le pape formule sa thèse : « ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c’est surtout l’appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d’entre nous » (10). « Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même » (11). Le pape met cela en lumière en présentant différents exemples de saints, des hommes et des femmes (12), des gens de différentes époques, depuis les martyrs de l’Église primitive jusqu’aux martyrs d’aujourd’hui, et spécialement ceux de toutes les confessions chrétiennes (9). C’est une sainteté qui se vit aussi en peuple et en communauté (6, 7). Dans ce chapitre, le pape s’adresse au lecteur en « tu » : c’est exceptionnel dans un document pontifical. C’est une manière de personnaliser le discours ; il est « pour toi aussi » (14). Le pape rappelle à chacun son itinéraire de foi, depuis son baptême et le don de l’esprit Saint (15). Il épingle les gestes concrets de la sainteté ; par exemple, face à la tentation de parler mal de l’autre, savoir se dire : « Non, je ne dirai du mal de personne » (16). La sainteté, c’est un chemin de conversion. Comme l’écrivait le cardinal Van Thuân lorsqu’il était en prison : « Je saisis les occasions qui se présentent chaque jour, pour accomplir les actes ordinaires de façon extraordinaire » (17). Le pape ajoute : « Toi aussi, tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission » (23). Pour cela, il faut être en présence du Seigneur, car la sainteté « consiste à s’associer à la mort et à la résurrection du Seigneur d’une manière unique et personnelle, à mourir et à ressusciter constamment avec lui » (20). Il peut y avoir des spiritualités des différents états de vie, « par exemple, d’une spiritualité du catéchiste, d’une spiritualité du clergé diocésain, d’une spiritualité du travail, une spiritualité de la mission, une spiritualité écologique » (28). Le pape conclut ce chapitre en disant : « N’aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu » (34).

    2. Le chapitre 2 répond à la question « Pourquoi la sainteté ? », en épinglant « deux ennemis subtils de la sainteté » (35). À travers ces deux côtés négatifs, le pape fait apparaître deux raisons positives de la sainteté : on doit être saint pour faire de sa vie un chemin de découverte et pour vivre sa vie dans l’action de grâces et le « merci ». Si on fait l’inverse, on vise une connaissance absolue des choses et on veut tirer son plan tout seul : ce sont les deux ennemis dont parle le pape et qu’il rattache à d’anciennes hérésies : le gnosticisme et le pélagianisme. Le gnosticisme, c’est « un élitisme narcissique et autoritaire, où, au lieu d’évangéliser, on analyse et classifie les autres » ; et dans le pélagianisme, « au lieu de faciliter l’accès à la grâce, les énergies s’usent dans le contrôle » (35). Le gnosticisme est l’aliénation de l’intelligence et le pélagianisme est l’aliénation de la volonté.

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  • Jésus réellement présent dans l'hostie; prédication pour le troisième dimanche de Pâques par le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

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    Jésus réellement présent dans l'hostie / Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Lc 24, 35-48)

    Prédication pour le troisième dimanche de Pâques (archives du 22 avril 2012) par le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Lc 24, 35-48).

    http://www.delamoureneclats.fr / http://www.unfeusurlaterre.org 

    Évangile : Le Christ ressuscité envoie les Apôtres en mission (Luc 24, 35-48)

    Les disciples qui rentraient d'Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins. »

    Références bibliques : http://aelf.org/

  • Gaudete et exsultate : une exhortation pontificale qui ne devrait pas faire polémique mais...

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    De Samuel Pruvot sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    « Gaudete et exsultate » : l’appel vibrant du pape à la sainteté

    Jamais une exhortation pontificale n’a aussi bien porté son nom. Dans Gaudete et exsultate (« Soyez dans la joie et l’allégresse ») le pape François exhorte à temps et contre temps. Au fil des 120 pages du document, il encourage les fidèles du monde entier à s’engager sur la route de la sainteté. Evidemment, ce chemin de la perfection peut faire peur et même paraître inaccessible. « Le Seigneur (…) veut que nous soyons saints, insiste pourtant François, et il n’attend pas de nous (…) une existence médiocre. »

    Après avoir évoqué la vie de l’Église universelle dans sa première exhortation (Evangelii gaudium , 2013) la famille dans la seconde (Amoris Laetitia , 2016), le pape concentre aujourd’hui son attention sur le secret des âmes. Comme si le pontificat voulait embrasser à la fois l’infiniment grand et l’infiniment petit. Chaleureuse et didactique, cette exhortation a un petit air de famille avec les Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola. Le pape n’est pas jésuite pour rien. Si l’objectif est bien de se mesurer aux défis du monde postmoderne, le texte fourmille de références archi classiques : la primauté absolue de Dieu, l’existence du diable ou la nécessité de l’examen de conscience. Cela tombe sans doute à pic pour rééquilibrer la balance après les incompréhensions qui ont suivi la publication d’Amoris Laetitia sur les questions de théologie morale.

    Même si on pourra relever quelques formules choc, Gaudete et exsultate ne devrait pas faire polémique. Car l’objectif est clairement spirituel. Il s’agit moins d’un document à lire que d’un itinéraire intérieur à emprunter. Saint Ignace proposait « quatre semaines » en suivant le Christ pas à pas. François offre cinq méditations successives comme cinq marches pour se rapprocher de Dieu.

    Dans le premier chapitre, le pape lance donc un appel vibrant à la sainteté. En s’appuyant sur l’intuition de Vatican II qui rappelle que tous les fidèles ont vocation à la sainteté.  « J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu écrit-il, dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Eglise militante. » Le chapitre suivant est consacré à la dénonciation de deux ennemis de la sainteté. Pour François, il s’agit de la résurgence de vielles hérésies à savoir le gnosticisme qui prétend obtenir le salut par le savoir et le pélagianisme qui estime à tort que « tout est possible par la volonté humaine ». Dans son troisième chapitre François propose de marcher à la lumière du Maître. En clair, une imitation de Jésus dans un style très ignatien. Le chapitre suivant invite les fidèles à cultiver certaines vertus propices à la sainteté comme l’endurance ou l’audace. Le pape termine son exhortation en soulignant que la sainteté est d’abord un combat qui demande vigilance et discernement : « Notre chemin vers la sainteté est aussi une lutte constante. Celui qui ne veut pas le reconnaître se trouvera exposé à l’échec ou à la médiocrité. »

     

    ... toutefois, Sandro Magister relève des "invectives" présentes dans ce document qui visent des catégories de gens qui n'épouseraient pas la vision du pape :

    "Dans « Gaudete et exsultate », François brosse un portrait particulièrement négatif de ses détracteurs.

    Ce sont ceux qui ont « un visage d’enterrement », qui sont « obsédés par la loi, l’ostentation dans le soin de la liturgie, de la doctrine et du prestige de l’Eglise ».

    Ce sont ceux qui plient la religion « au service des propres élucubrations psychologiques et mentales ».

    Ce sont ceux qui conçoivent la doctrine comme « système clos, privé de dynamiques capables d’engendrer des questions, des doutes, des interrogations ».

    Ce sont ceux qui s’enferment dans une « médiocrité tranquille et anesthésiante » faite d’ « individualisme, spiritualisme, repli dans de petits cercles, dépendance, routine, répétition de schémas préfixés, dogmatisme, nostalgie, pessimisme, refuge dans les normes. »

    Ce sont ceux qui aiment « avoir le regard figé dans une prétendue extase » et une « sainteté de façade, toute belle, toute bien faite » mais qui en réalité est « feinte ».

    Ce sont, en deux mots, les « gnostiques » et les « pélagiens » modernes, dans une version actuelle de ces deux hérésies antiques.

    Dans toutes ces invectives de François contre ses détracteurs, est-il possible d’identifier quelques attaques « ad personam » ?

    Si l’on s’en tient à ce qu’écrit le Père Spadaro, on dirait bien que oui.

    Il y a un passage, au paragraphe 26 de « Gaudete et exsultate » qui semble vouloir en finir avec deux millénaires de monachisme contemplatif, masculin et féminin.

    « Il n’est pas sain d’aimer le silence et de fuir la rencontre avec l’autre, de souhaiter le repos et d’éviter l’activité, de chercher la prière et de mépriser le service. Nous sommes appelés à vivre la contemplation également au sein de l’action ».

    Et voilà ce qu’écrit Spadaro dans l’exégèse qu’il fait de ce passage :

    « C’est cela l’idéal ignacien, en fait, selon la célèbre formule d’un de ses premiers compagnons, le P. Jerónimo Nadal : être ‘simul in actione contemplativus’. Les alternatives telles que ‘Dieu ou le monde’ ou encore ‘Dieu ou rien’ sont fausses ».

    Attention : « Dieu ou rien » et « La force du silence » sont exactement les titres des deux principaux livres du cardinal Robert Sarah, c’est-à-dire du principal défenseur d’une vision de l’Eglise catholique différente de celle promue par le Pape François."

     

  • Paris : Emmanuel Macron a rencontré l’Église catholique au Collège des Bernardins (lundi soir, 9 avril)

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    Après une rénovation complète achevée en septembre 2008, le collège des Bernardins (XIIIe siècle) est aujourd’hui un lieu de rencontres, de dialogues, de formation et de culture proposant une programmation riche de conférences et colloques, d’expositions, de concerts, d’activités pour le jeune public ainsi qu’un centre de formation théologique et biblique. Depuis 2009, il abrite l'Académie catholique de France.

    Organisée par la Conférence des évêques de France (CEF), une grande soirée inédite s’y est tenue ce lundi 9 avril au soir, en présence du président de la République et de 400 invités. Après trois témoignages émouvants illustrant en binôme la plus grande des trois vertus théologales et le discours Mgr Pontier, Président de la CEF, on a pu entendre, en retour, celui du Président de la République consacré à la place du catholicisme dans la vie politique et sociale de la France. Nous y reviendrons. Voici l’enregistrement video de cette soirée (JPSC) :

  • L'exhortation apostolique Gaudete et Exsultate du Saint-Père François sur l'appel à la sainteté dans le monde actuel

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    EXHORTATION APOSTOLIQUE

    GAUDETE ET EXSULTATE

    DU SAINT-PÈRE FRANÇOIS

    SUR L’APPEL À LA SAINTETÉ DANS LE MONDE ACTUEL

    source

     

    1. « Soyez dans la joie et l’allégresse » (Mt 5, 12), dit Jésus à ceux qui sont persécutés ou humiliés à cause de lui. Le Seigneur demande tout ; et ce qu’il offre est la vraie vie, le bonheur pour lequel nous avons été créés. Il veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance. En réalité, dès les premières pages de la Bible, il y a, sous diverses formes, l’appel à la sainteté. Voici comment le Seigneur le proposait à Abraham : « Marche en ma présence et sois parfait » (Gn 17, 1).

    2. Il ne faut pas s’attendre, ici, à un traité sur la sainteté, avec de nombreuses définitions et distinctions qui pourraient enrichir cet important thème, ou avec des analyses qu’on pourrait faire concernant les moyens de sanctification. Mon humble objectif, c’est de faire résonner une fois de plus l’appel à la sainteté, en essayant de l’insérer dans le contexte actuel, avec ses risques, ses défis et ses opportunités. En effet, le Seigneur a élu chacun d’entre nous pour que nous soyons « saints et immaculés en sa présence, dans l’amour » (Ep 1, 4).

     

    Premier chapitre

    L’APPEL À LA SAINTETÉ

    Les saints qui nous encouragent et nous accompagnent

    3. Dans la Lettre aux Hébreux, sont mentionnés divers témoignages qui nous encouragent à « courir avec constance l’épreuve qui nous est proposée » (12, 1). On y parle d’Abraham, de Sara, de Moïse, de Gédéon et de plusieurs autres (cf. 11, 1-12, 3) et surtout on nous invite à reconnaître que nous sommes enveloppés « d’une si grande nuée de témoins » (12, 1) qui nous encouragent à ne pas nous arrêter en chemin, qui nous incitent à continuer de marcher vers le but. Et parmi eux, il peut y avoir notre propre mère, une grand-mère ou d’autres personnes proches (cf. 2 Tm 1, 5). Peut-être leur vie n’a-t-elle pas toujours été parfaite, mais, malgré des imperfections et des chutes, ils sont allés de l’avant et ils ont plu au Seigneur.

    4. Les saints qui sont déjà parvenus en la présence de Dieu gardent avec nous des liens d’amour et de communion. Le Livre de l’Apocalypse en témoigne quand il parle des martyrs qui intercèdent : « Je vis sous l’autel les âmes de ceux qui furent égorgés pour la Parole de Dieu et le témoignage qu'ils avaient rendu. Ils crièrent d’une voix puissante : ‘‘Jusques à quand, Maître saint et vrai, tarderas-tu à faire Justice ?’’ » (6, 9-10). Nous pouvons dire que « nous nous savions entourés, conduits et guidés par les amis de Dieu […] Je ne dois pas porter seul ce que, en réalité, je ne pourrais jamais porter seul. La troupe des saints de Dieu me protège, me soutient et me porte ».[1]

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  • Eglise du Saint-Sacrement à Liège, le vendredi 4 mai à 20h : visitez le monde de Jean-Sébastien Bach

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    Praeludium 863155_1.jpeg

    Le Quatuor Darius, le Choeur de Chambre Praeludium et Patrick Wilwerth (orgue et direction) vous feront visiter le monde de Jean-Sébastien Bach, ses maîtres et ses disciples. Au programme, Bach, Krebs, Kuhnau, Zelenka, Buxtehude,Graupner…

    Internet : http://www.praeludium.be

    Adresse : église du Saint-Sacrement, Bd d’Avroy, 132, 4000 Liège

    Tarif : 10€ (pas de réservation)

    Tel. 0495 79 80 38

    Jour et heure : vendredi 4 mai 2018 à 20 heures

    JPSC

  • Vient de paraître : le magazine trimestriel « Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle », n° 106, printemps 2018

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    Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l'église du Saint-Sacrement à Liège) a publié sa livraison du printemps 2018. Tiré à 4.000 exemplaires, ce magazine abondamment illustré parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation.Les articles mentionnés en bleu sont disponibles sur le blog de l'église du Saint-Sacrement (cliquez sur les titres ci-dessous pour y accéder).

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    Au sommaire de ce numéro n° 106 (printemps 2018) : 

    contrat Delta ingenieur stabilité339.jpg

    Liturgie au Pays de Liège

    La réception de l’Eucharistie à travers le temps

    Eclipse de Dieu, éclipse de l’homme

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    Rome et le monde : 

    Comment vivre en chrétien dans un monde qui ne l’est pas ?

    Comment notre monde a cessé d’être chrétien

    RDC : une Eglise qui dérange le pouvoir

    Belgique :

    Le débat sur la laïcité est relancé

    De passage à Bruxelles, le Cardinal Sarah pointe les dérives du monde occidental 

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Rue Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien à la revue sont reçus  avec gratitude au compte IBAN:

     BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

     JPSC

  • Sainte Julienne de Cornillon, promotrice du culte eucharistique (5 avril)

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    sainte-julienne-du-mont-cornillon.jpgDe BENOÎT XVI, lors de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du mercredi 17 novembre  2010 (source) :

    Sainte Julienne de Cornillon

    Chers frères et chères sœurs,

    Ce matin également, je voudrais vous présenter une figure féminine, peu connue, à laquelle l’Eglise doit toutefois une grande reconnaissance, non seulement en raison de sa sainteté de vie, mais également parce qu’à travers sa grande ferveur, elle a contribué à l’institution de l’une des solennités liturgiques les plus importantes de l’année, celle du Corpus Domini. Il s’agit de sainte Julienne de Cornillon, également connue sous le nom de sainte Julienne de Liège. Nous possédons quelques informations sur sa vie, en particulier à travers une biographie, probablement écrite par un ecclésiastique qui lui était contemporain, dans laquelle sont recueillis divers témoignages de personnes qui eurent une connaissance directe de la sainte.

    Julienne naquit entre 1191 et 1192 près de Liège, en Belgique. Il est important de souligner ce lieu, car à cette époque, le diocèse de Liège était, pour ainsi dire, un véritable «cénacle» eucharistique. Avant Julienne, d’éminents théologiens y avaient illustré la valeur suprême du sacrement de l’Eucharistie et, toujours à Liège, il existait des groupes féminins généreusement consacrés au culte eucharistique et à la communion fervente. Guidées par des prêtres exemplaires, elles vivaient ensemble, se consacrant à la prière et aux œuvres de charité.

    Devenue orpheline à l’âge de 5 ans, Julienne, avec sa sœur Agnès, fut confiée aux soins des sœurs augustiniennes du couvent-léproserie du Mont-Cornillon. Elle fut éduquée surtout par une religieuse prénommée Sapience, qui suivit sa maturation spirituelle, jusqu’à ce que Julienne elle-même reçoive l’habit religieux et devienne elle aussi moniale augustinienne. Elle acquit une culture considérable, au point de lire les œuvres des Pères de l’Eglise en latin, en particulier saint Augustin, et saint Bernard. Outre sa vive intelligence, Julienne faisait preuve, dès le début, d’une propension particulière pour la contemplation; elle possédait un sens profond de la présence du Christ, dont elle faisait l’expérience en vivant de façon particulièrement intense le sacrement de l’Eucharistie et s’arrêtant souvent pour méditer sur les paroles de Jésus: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28, 20).

    A l’âge de seize ans, elle eut une première vision, qui se répéta ensuite plusieurs fois dans ses adorations eucharistiques. La vision présentait la lune dans toute sa splendeur, dont le diamètre était traversé par une bande noire. Le Seigneur lui fit comprendre la signification de ce qui lui était apparu. La lune symbolisait la vie de l’Eglise sur terre, la ligne opaque représentait en revanche l’absence d’une fête liturgique, pour l’institution de laquelle il était demandé à Julienne de se prodiguer de façon efficace: c’est-à-dire une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l’Eucharistie pour faire croître leur foi, avancer dans la pratique des vertus et réparer les offenses au Très Saint Sacrement.

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  • Belgique : Festival International de Chant Grégorien de Watou (4-13 mai 2018)

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    Lu sur le site Pro Liturgia

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    Le prochain Festival International de Chant Grégorien de Watou (B) permettra à près de quatre-cent-cinquante voix, pour la plupart jeunes, de redonner vie de façon grandiose à un chant et à des textes très anciens.
    Watou, à la frontière franco-belge, est l'endroit où se tient le plus grand festival de chant grégorien au monde. Ce village est devenu un lieu de pèlerinage, une étape indispensable pour les amateurs de silence et de chant grégorien.
    Le Festival se déroulera en Belgique et partiellement en France du 4 au 13 mai.
    Renseignements sur le site web en trois langues : www.festivalwatou.be

    JPSC

  • La messe, sacrifice de réconciliation institué le Jeudi Saint

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    Du Père Simon Noël osb, sur son blog, cet article rédigé pour la revue Radouga :

    La messe, sacrifice de réconciliation

    Le Christ, notre réconciliation dans l'eucharistie

    Par sa mort sur la Croix, Jésus-Christ a réconcilié l'humanité avec le Père et aboli les séparations entre les hommes en détruisant le mur de la haine. Il a ainsi apporté la paix véritable à l'humanité. Ce sacrifice de réconciliation et de paix est rendu présent en chacune de nos messes. Il y a une identité substantielle entre le sacrifice de la Croix et celui de la messe. La victime propitiatoire et le prêtre sont la même personne : celle du Christ. Seul le mode d'offrande est différent : le sacrifice est sanglant sur la Croix, il est non sanglant à la messe.

    C'est l'âme en paix, réconciliée, que nous devons participer à la messe. Dans la liturgie de saint Jean Chrysostome, la grande litanie de la paix qui commence la liturgie débute par ces mots : En paix, prions le Seigneur. Cela indique bien dans quel esprit nous devons prier à la messe.

    Dans l’Évangile, Jésus est très clair sur cette question : Si donc tu apportes ton offrande à l'autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel et va d'abord te réconcilier avec ton frère, puis tu viendras présenter ton offrande (Matt. 5, 23-24). C'est pourquoi dans la liturgie orientale le baiser de paix à lieu juste avant la prière eucharistique, avant l'offrande du sacrifice. Dans le rite romain, il a lieu avant la communion, mais il va de soi que les dispositions profondes de ce rite doivent être présentes dès le début. Le rite romain souligne que la communion qui va avoir lieu est non seulement communion avec Dieu mais aussi communion entre nous.

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